CHAPITRE 6

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Laissons donc la parole d’entête du messie, pour nous amener à la perfection sans poser de nouvelle fondation : retour à l’Adôn, renoncement aux oeuvres mortes, adhérence à Elohîms.

 

 

  • Laissons donc la parole d’entête du messie : tous les Nazaréens doivent constamment se perfectionner afin de mieux comprendre et de mieux appréhender la Torah du Mashiah, et de ses Shli’him comme il est dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, le Mashiah Yeshoua. À lui soit la gloire, maintenant et pour l'éternité ! Amen ! » (2 Kéfa 3 :18)

 

 

  • pour nous amener à la perfection : notre objectif étant d’être comparable au Rabbi lequel était le reflet même de la Shekhina comme il est dit : « Il est l'image du D.ieu invisible, le premier-né de toute la Création. » (Colossiens 1 :15) ou encore : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu d’Hashem. » (Yohanan 1 :14)

 

 

  • sans poser de nouvelle fondation : l’auteur de cette Lettre va maintenant nous partager les différentes fondations Nazaréennes lesquelles ont toutes été posées, sous la tutelle du Rouah Hakodesh par l’intermédiaire des Shli’him comme il est dit : « Vous avez été édifiés sur le fondement des Shli’him et des Prophètes, le Mashiah Yeshoua lui-même étant la pierre angulaire. » (Éphésiens 2 :20)

 

 

  • retour à l’Adôn : nous devons constamment marcher dans les chemins de la téchouva ; et enfin de s’encourager dans ce domaine, nous pourrons nous inspirer des propos du Rav Besançon lequel a écrit : « Le Zohar nous enseigne que lorsqu’arriva Yitro, le nom de D.ieu fut glorifié sur terre comme au plus haut des Cieux. Pourquoi ? Parce que Yitro qui s'adonna au soixante-dix formes du paganisme, a fini par découvrir la Torah ! En fait, plus un homme est éloigné de D.ieu, plus son Nom sera glorifié lorsque cet homme s'efforcera de revenir vers lui. En effet, le plus grand hommage qui soit fait à la grandeur d’Hashem est précisément que ses enfants les plus éloignés reviennent à lui. En conséquence, nul ne peut prétendre que le poids de ses fautes l'empêche de chercher encore à s'améliorer. Bien au contraire, plus ce fardeau sera pesant, et plus il y aura de mérite à la moindre tentative : lorsqu’il se reprend et recherche une issue, le pécheur révèle dans les abîmes, les plus sublimes rayons de la gloire divine. » (Rav Besançon, Courage, p. 26-27) 

 

 

  • renoncement aux œuvres mortes : nous devons nous détourner de toutes formes de vices charnels, et de toutes emprises liées au monde matériel comme l’argent, la cupidité, l’impudicité, etc… Comme on le sait, la liste est longue. Nous citerons, toujours dans l’optique de nous encourager, d’autres propos du Rav Besançon : « Sache que même si tu es enfoncé dans « la fournaise du mal » et que tu te situes toi-même à un degré très bas, au point qu’il te semble que de ton niveau, il ne te soit plus possible de te rapprocher ; sache que là où tu te trouves, tu peux découvrir D.ieu ; sache que de là-bas aussi tu peux t’attacher à lui et arriver à une réparation parfaite. Car la chose n’est nullement hors d'atteinte : elle est à la portée de chacun, à chaque instant de la vie. Pourvu qu’il commence à chercher, il la découvrira. » (Rav Besançon)

 

 

  • adhérence à Elohîms : nous devons nous perfectionner dans le domaine de la foi comme cela est également enseigné chez les ‘Hassidim de Breslev : « Il est important d’avoir confiance en Hashem et dans ses Tsadikim mais également, en soi-même ! » (Rav Avraham Ifra’h). Nous pouvons également citer une nouvelle fois, les merveilleuses paroles du Rav Besançon lequel a écrit : « Le but de l’homme sur terre consiste à déchiffrer le grand message du monde : comprendre ce que D.ieu a voulu dire par les monts et les mers, les fleurs et les oiseaux, les feux et les nuages. Comprendre et puis agir en fonction, tel que le fit Avraham Avinou. En effet, Avraham traça pour l’humanité la route de la foi, celle qui mène à la connaissance car elle permet de lier la forme du monde à son sens profond. » (Rav Besançon, Courage, p. 21)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     enseignement des immersions, des impositions des mains, du relèvement des morts, de la condamnation en pérennité.

 

 

  • enseignement des immersions : il s’agit de la tévilah, soit de l’immersion faite dans le nom du Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Kéfa leur dit : Faites téchouva, et que chacun de vous soit immergé au nom du Mashiah Yeshoua, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Rouah Hakodesh. » (Actes 2 :38) ou encore : « Vous tous, qui avez été immergés dans le Mashiah, vous avez revêtu le Mashiah. » (Galates 3 :27)

 

 

  • des impositions des mains : pour deux choses en particulier : la guérison divine comme il est dit : « Ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. » (Marcos 16 :18) et également pour immerger dans le Rouah Hakodesh comme il est dit : « Alors Kéfa et Yohanan leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Rouah Hakodesh. » (Actes 8 :17)

 

 

  • du relèvement des morts : puisque dans le Mashiah, nous avons tous parts au Olam Haba et bien évidemment, au Royaume Messianique lequel débutera par la période de Te’hiyat HaMétim [de la Résurrection des morts] comme il est dit : « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un ange, et au son du chofar de D.ieu, descendra du Ciel, et les morts dans le Mashiah ressusciteront. » (1 Thessaloniciens 4 :16). Au sujet de cette période, les commentaires de la Mishna nous apprennent que les hommes mangeront, boiront, auront des relations conjugales, enfanteront et après une très longue vie, jouiront d’une vie éternelle dans le Olam Haba. A contrario, selon le Rambam, le monde futur sera peuplé d’âmes sans corps tout comme les anges. Néanmoins, l’opinion la plus suivie est celle du Ramban qui affirme que la « Résurrection des morts » nous renverra dans le corps dans lequel nous avons vécu et agi. Et après la période messianique, tout en étant dans notre corps, nous arriverons dans le monde futur. Le corps prendra alors une toute autre dimension, bien plus spirituelle. En fait, la séparation que nous connaissons aujourd’hui avec la mort, n’existera plus. (Extrait du Livre « Deuil, Cycle d'une vie Juive, Éditions Torah-Box)

 

 

  • de la condamnation en pérennité : ce fondement est relié avec le concept de la « justification » [disponible par l’attachement au Tsadik] détaillée par Shaoul dans toutes ses Lettres. En effet, tout être humain, qu’il soit Juif ou non-Juif, doit pleinement recevoir le Mashiah dans sa vie afin d’obtenir un chemin tracé vers le Ciel comme il est dit : « Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Yohanan 3 :16) ou encore : « Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Romains 8 :32)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Et cela, nous le ferons, si toutefois Elohîms le permet.

 

 

  • Et cela, nous le ferons : nous devons persévérer dans l’ensemble des domaines précédemment cités, soit dans la téchouva, dans l’éloignement des plaisirs matériels, dans la foi, dans le fait d’immerger [et ainsi, de former] de nouveaux Nazaréens, dans le fait d’exercer les « dons spirituels » dont celui de la guérison divine, dans l’espérance de Te’hiyat HaMétim et dans le fait d’essayer au maximum, de « sauver » notre entourage en leur annonçant les paroles du Rabbi. 

 

 

  • si toutefois Elohîms le permet : puisque Hashem est la source de toutes choses ; et de ce fait, nous n’avons pas le droit d’avancer dans notre Avoda tout en étant éloigné de la pratique de la hitbodedout [parler avec D.ieu] puisque nous devons constamment, tout remettre entre ses mains comme il est également enseigné par Rabbi Na’hman de Breslev : « On ne peut pas être un bon Juif sans faire 1h d’hitbodedout par jour. » (Rabbi Na’hman de Breslev). Le Rav Arush a également précisé : « Pourquoi 60 minutes ? Car Rabbi Na’hman a compris que c’était le minimum requis pour faire à la fois des remerciements, un examen de conscience véritable et prier sur un sujet particulier afin d’avancer dans la vie ! » (Rav Shalom Arush)

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Oui, une fois illuminés, ayant goûté le don céleste, devenus participants du souffle sacré.

 

 

  • Oui, une fois illuminés : par l’attachement au Tsadik de vérité.

 

 

  • ayant goûté le don céleste : l’auteur témoigne dans ce cas précis, de la grâce d’Hashem manifestée dans le Mashiah comme il est dit : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de D.ieu. » (Éphésiens 2 :8)

 

 

  • devenus participants du souffle sacré : comme il est dit : « Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22). Ailleurs, dans le Tanya, il est expliqué qu'un Rabbi est capable d’envoyer une partie de son Roua’h, soit de son Esprit, sur ses talmidim afin de les guider et de les réparer comme il est dit : « Imiter le tsaddik dans son mépris du mal et sa délectation du divin est bénéfique : l’habitude a le pouvoir sur tout, et devient une seconde nature. Quand il prendra l’habitude d’avoir le mal en dégoût, le mal lui sera finalement un peu répugnant de manière vraie. Alors, selon le principe qu’un éveil de l’homme en bas produit un éveil d’en haut correspondant, peut-être après tout cet effort de sa part, un Esprit d’en haut descendra sur lui et il méritera que le niveau d’âme de Roua’h, issu de l’âme d’un Tsadik l’imprègne, de sorte qu’il puisse servir D.ieu avec une joie véritable. Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal, ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     ayant goûté le beau mot d’Elohîms et des puissances de l’ère qui vient.

 

 

  • ayant goûté le beau mot d’Elohîms : la Parole d’Hashem manifestée dans le Tanakh par les Prophètes, et dans les Écrits Nazaréens par les Shli’him ; le tout étant accompagné de la Torah Orale des Maîtres d’Israël comme il est dit : « Moshé reçut la Torah au Sinaï et la transmit à Yéhochoua ; Yéhochoua la transmit aux Anciens, les Anciens aux Prophètes et les Prophètes la transmirent aux hommes de la Grande Assemblée. Et ceux-ci énoncèrent trois principes : Soyez circonspects dans le jugement, formez de nombreux talmidim et établissez une haie autour de la Torah. » (Pirké Avot 1 :1)

 

 

  • et des puissances de l’ère qui vient : ce sont les puissances dites « charismatiques », celles-ci étant comparables au Olam Haba comme il est enseigné dans la Bessora selon Toma : « Yeshoua a dit : Je vous donnerai ce que l’œil n’a pas vu, et ce que l’oreille n’a pas entendu, et ce que la main n’a pas touché, et ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme. » (Évangile selon Toma, Loggion 17). Ces puissances correspondent également aux « dons spirituels » décrits par Shaoul aux Corinthiens : « Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez que, lorsque vous étiez non-Juifs, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits. C'est pourquoi je vous déclare que nul, s'il parle par l'Esprit de D.ieu, ne dit : Yeshoua est anathème ! Et que nul ne peut dire : Yeshoua est le Seigneur ! si ce n'est par le Rouah Hakodesh. Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de services, mais le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais le même D.ieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d'opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l'interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. » (1 Corinthiens 12 :1-11) ; le plus important étant bien évidemment, l’attachement au Tsadik.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     s’ils sont retombés, il est impossible de les rénover à nouveau pour le retour, puisqu’ils crucifient Bèn Elohîms à nouveau pour eux-mêmes en le déshonorant.

 

 

  • s’ils sont retombés : en référence aux Nazaréens « déchus » lesquels ont malheureusement, renié le Rabbi.

 

 

  • il est impossible de les rénover : ces propos doivent être compris de façon plus « souple » puisque peu importe la chute, il n’est jamais impossible de faire téchouva comme il est dit : « Rien ne résiste à la téchouva. » (Yéroushalmi Péah 1 :1 ; Zohar Mishpatim 106 a-b ; Rambam, Hilkhot Téchouva). Dans le même élan, le Rabbi de Loubavitch a également déclaré : « Un homme ne doit jamais se désespérer car rien ne résiste à l téchouva et l’Éternel, qui est profondément bon, multiplie le pardon. » (Rabbi de Loubavitch) ; et outre le principe général, nous en avons un exemple avec Shimon Kéfa lequel a renié publiquement le Rabbi comme il est dit : « Et Yeshoua lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. » (Marcos 14 :30) et pourtant, comme on le sait, Shimon Kéfa fut considéré tout au long de sa vie, comme l’un des « piliers » de la Kéhila de Jérusalem.

 

 

  • à nouveau pour le retour : comment être « sauvé » lorsqu’on a renié le Mashiah et ce, comme précisé, en ayant pourtant goûté aux richesses de ses dons ? En d’autres termes, on parle d’un Nazaréen « déchu » ayant malheureusement, décidé d’abandonner sa foi. Nous en avons un exemple dans les Lettres de Shaoul comme il est dit : « Car Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique. » (2 Timotheos 4 :10)

 

 

  • puisqu’ils crucifient Bèn Elohîms : puisque ceux l’ayant crucifié, l’ont également « renié » dans un premier temps.

 

 

  • à nouveau pour eux-mêmes en le déshonorant : en fait, les persécutions contre les Nazaréens de l’époque étaient vraiment fortes et certains, n’en pouvaient malheureusement plus et ont décidé, ‘hass véchalom, de renier le Rabbi… Or, il est enseigné : « Celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de D.ieu. » (Loucas 12 :9). Néanmoins, comme souligné précédemment, la téchouva est constamment disponible pour chacun d’entre nous et d’ailleurs, il est enseigné par le Rav ‘Hanania Pinto : « Un fauteur, s’il se repent totalement, peut être considéré aux yeux de D.ieu comme un « Rabbi », comme un Maître de grande envergure. En effet, le repenti a le pouvoir de mener l’ensemble de la Création vers sa réparation et permettre un « éveil d’en haut », soit le déversement d’une abondance de bénédictions pour le monde entier. » (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Oui, une terre qui boit la pluie sur elle souvent venue, et qui produit un bon fourrage pour ceux qui la cultivent, reçoit en outre la bénédiction d’Elohîms.

 

 

  • Oui, une terre : un Nazaréen comme il fut dévoilé par le Rabbi : « Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit qui montait et croissait, et elle rapporta trente, soixante, et cent pour un. » (Marcos 4 :8) ou encore : « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. » (Loucas 8 :15)

 

 

  • qui boit la pluie : la Torah du Mashiah comme il est également relaté au sujet de Moshé Rabbénou : « Que mes instructions se répandent comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme des ondées sur la verdure, comme des gouttes d'eau sur l'herbe ! » (Devarim 32 :2). En effet, Rachi paraphrase de façon claire : « La Torah que j’ai donnée à Israël, elle est la vie donnée au monde, tout comme la pluie est la vie donnée au monde quand le Ciel distille de la rosée et de la pluie. » (Rachi sur Devarim 32 :2)

 

 

  • sur elle souvent venue : puisque les richesses de la foi sont infinies, et se renouvellent chaque matin comme il est dit : « Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l'espérance. Les bontés d’Hashem ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. » (Eikha 3 :21-23) 

 

 

  • et qui produit un bon fourrage : de bons fruits comme il est dit : « Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. » (Matityahou 7 :16-17)

 

 

  • pour ceux qui la cultivent : le but étant d’entretenir constamment « sa terre » spirituelle comme il est dit : « Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande. » (Matityahou 7 :24-27)

 

 

  • reçoit en outre la bénédiction d’Elohîms : comme il est également enseigné par Shaoul : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. » (Galates 6 :8)

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Mais quand elle produit des épines et des ronces, elle est méprisée, toute proche de la malédiction. Sa fin est de brûler.

 

 

  • Mais quand elle produit des épines et des ronces : en référence aux souillures du corps et à ce sujet, il a été enseigné aux Nazaréens de Galatie : « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. » (Galates 5 :19-21) ou encore aux Nazaréens de Corinthe : « Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le Royaume de D.ieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. » (1 Corinthiens 6 :9-10)

 

 

  • elle est méprisée, toute proche de la malédiction : puisque toutes nos actions ont des conséquences, dans le bien tout comme dans le mal. De ce fait, lorsqu’on agit contre les lois d’Hashem, on reçoit nécessairement un revers de situation : ce revers est appelé dans le langage biblique, « la malédiction » divine.  

 

 

  • Sa fin est de brûler : à noter qu’on a souvent l'habitude d'entendre que le Guey-Hinnom est comparable au feu, et effectivement la Guémara nous enseigne bien que le feu sur terre est un soixantième du feu du Guey-Hinnom. (Brakhot 56). Néanmoins, cette image est souvent angoissante, et c’est pourquoi le Rav Dessler nous explique qu’en réalité, Hashem ne punit pas les hommes en enfer mais les répare, c’est-à-dire qu’Hashem veut non pas les punir mais bien les faire profiter de sa sainteté et de sa lumière. Or, les erreurs de l'homme font qu'il n'a pas toujours les capacités de percevoir la lumière divine directement. Par conséquent, pour lui permettre d'accéder à sa sainteté, D.ieu doit procéder à un « nettoyage » pour qu'il accède plus tard, au « palais » ! En réalité, le Judaïsme reconnaît une grande vérité dans la notion chrétienne plus répandue, du « purgatoire ». Le Maharal, quant à lui, explique que lorsqu'on dit que le Guey-Hinnom est de feu, il s'agit plutôt d'une comparaison pour nous enseigner que, de même que le feu a une grande emprise sur l'homme, ainsi en est-il avec le Guey-Hinnom !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Quoique nous parlions ainsi, nous sommes convaincus à votre sujet, bien-aimés, du meilleur, tenant au salut.

 

 

  • Quoique nous parlions ainsi : l’auteur avant d’exprimer de courtes bénédictions, a préféré faire un arrêt en rappelant, certaines « mises en garde » nécessaires pour édifier la Kéhila.

 

 

  • nous sommes convaincus à votre sujet, bien-aimés : nous devons croire en nous, et dans la Kéhila du Mashiah.

 

 

  • du meilleur : nous devons constamment souhaiter « le meilleur » pour nos frères dans le Mashiah. En effet, il sera vraiment crucial de se détourner de toutes formes de disputes, de divisons, ou de comparaisons stupides, etc… comme il est dit : « Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » (Galates 5 :14-15). En d’autres termes, nous devons nous aimer de façon vraie et authentique comme il est également enseigné par Shimon Kéfa : « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » (1 Kéfa 1 :22) ou encore par le Mashiah : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Yohanan 13 :34)

 

 

  • tenant au salut : comme il est dit : « Ainsi, mes bien-aimés, (…) travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. » (Philippiens 2 :12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Non, Elohîms n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez manifesté pour son nom, en ayant servi et servant les consacrés.

 

 

  • Non, Elohîms n’est pas injuste pour oublier votre œuvre : comme il est enseigné par le Rav Daniel Zekri : « Chaque effort fait dans notre monde dans le sens du bien, selon la définition de la Torah, porte l'Esprit du Olam Haba. En soi, le Olam Haba s'acquiert et peut déjà se vivre dans le Olam Hazé et ce, lorsque l'on est sincèrement engagé dans le chemin de la Torah et des mitsvot ; et lorsque l'on cherche avec empressement et de tout son cœur, à se rapprocher du Créateur du monde. Par exemple, les Pirké Avot nous enseignent qu'un instant dans notre monde dans la téchouva et les bonnes actions vaut mieux que toute une vie dans le Olam Haba. (Pirké Avot 4 :22). En d’autres termes, le programme est bien chargé et le temps est précieux. » (Rav Daniel Zekri). Ailleurs, concernant notre récompense dans le Olam Haba, il est également enseigné par le Rav Mimran : « Comme le disent nos Sages, la seule raison de notre existence est de préparer notre âme à vivre éternellement dans la joie et les plaisirs du Olam Haba. Ceci n’est possible qu’en accomplissant les mitsvot. Chaque mitsva et chaque mot de Torah nous permettent d’accéder, et de construire un monde futur plus grand et plus profitable. » (Rav Emmanuel Mimran)

 

 

  • et l’amour que vous avez manifesté pour son nom : toutes les mitsvot que nous réalisons dans ce monde n’ont pas pour objectif de nous procurer une récompense immédiate puisque nos Maîtres nous ont enseigné : « La récompense n’existe pas dans ce monde. » (Kiddoushîn 39b). En effet, Hashem ne « rétribuera » que nos mitsvot dans le monde futur. Et même si les actes des mitsvot procurent une plénitude incomparable dans ce monde, et permettent de parfaire notre personne ; et que de plus, la Torah nous construit afin que nous soyons des êtres plus élevés et dotés de plus grandes qualités morales ; malgré tout, ceci ne représente pas la récompense essentielle des mitsvot. En d’autres termes, tous ces bénéfices ne sont que des « fruits tombés de l’arbre » … En fait, ce n’est que pour certaines mitsvot que nos Maîtres nous ont dévoilés explicitement la propriété qu’elles contiennent, soit à faire obtenir à l’homme une récompense dans ce monde-ci : « Voici les choses que l’homme accomplit et en consomme les fruits dans ce monde-ci, mais dont le capital lui est préservé dans le Olam Haba : le respect des parents ; la pratique du bien envers autrui ; faire régner la paix entre un homme et son prochain, ainsi qu’entre un mari et son épouse ; et le devoir d’étudier la Torah qui les dépasse toutes. » (Mishna Péa 1 :1)

 

 

  • en ayant servi et servant les consacrés : nous pouvons dégager des paroles de l’auteur deux concepts essentiels lesquels, nous assureront forcément la bénédiction [et la récompense] d’Hashem : la tsédaka comme il est dit : « Si les non-Juifs ont eu part aux avantages spirituels des Juifs, ils doivent aussi les assister dans les choses matérielles. » (Romains 15 :27) et la relation avec notre prochain comme il est dit : « L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la Torah. » (Romains 13 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Mais nous désirons que chacun d’entre vous manifeste le même empressement pour la plénitude de l’espoir, jusqu’à la fin.

 

 

  • Mais nous désirons que chacun d’entre vous : en référence aux Nazaréens.

 

 

  • manifeste le même empressement : nous devons vraiment être zélés pour servir Hashem comme il est également enseigné dans le Pirké Avot : « Yéhouda ben Tema dit : « Sois effronté comme le léopard, leste comme l’aigle, prompt comme le chevreuil et fort comme le lion pour accomplir la volonté de ton Père qui est dans les Cieux. » (Pirké Avot 5 :20) ou encore par le Rav David ‘Hanania Pinto : « Sur le verset : « Ordonne à Aharon (…), voici la règle de l’holocauste. » (Vayikra 6 :2) ; Rachi explique au nom de nos Sages (Torat Cohanim) que le mot tsav, « ordonne » en français, implique toujours le zèle, dans l’immédiat et pour toutes les générations. » (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

 

  • pour la plénitude de l’espoir : l’espérance Nazaréenne est reliée avec la parousie, et la période de Te’hiyat HaMétim.

 

 

  • jusqu’à la fin : pour information, nous sommes aujourd’hui, dans la période appelée par nos Maîtres, les « talons du Mashiah » et de ce fait, nous sommes de plus en plus proches du dévoilement du Rabbi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Ne devenez pas nonchalants, mais imitez ceux qui, par l’adhérence et l’endurance, héritent de la promesse.

 

 

  • Ne devenez pas nonchalants : la nonchalance étant liée au fait d’être paresseux ; pour mieux comprendre ce passouk, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Gefen lequel s’est basé sur les propos du Messilat Yésharim : « Le Messilat Yésharim développe longuement ce trait de caractère qui empêche la personne de remplir correctement ses obligations. Il écrit : « Nous voyons de nos propres yeux, à maintes reprises, qu’un homme peut être conscient de ses devoirs, et il sait clairement ce qui est nécessaire pour le bien-être de son âme… pourtant il s’affaiblit (dans sa Avoda), non pas par manque de conscience ou pour une autre raison, mais à cause de la forte paresse qui prend le dessus. » (Messilat Yésharim, chap.6). Il ajoute que le grand danger de ce défaut est de réussir à trouver plusieurs « motifs » justifiant son inactivité. « Le paresseux va prouver par de nombreuses citations des Sages, des versets de la Bible, et des arguments « logiques », qu’il peut alléger son fardeau, sans réaliser que ces considérations proviennent de sa paresse et non d’une réflexion mûre et rationnelle. » Le Messilat Yésharim nous enseigne qu’il nous faut reconnaître que nos excuses sont parfois une simple ruse du Yetser Hara et qu’il faut la repousser et persévérer dans nos efforts pour grandir et agir. » (Rav Yéhonathan Gefen)

 

  • mais imitez ceux qui : comme il est enseigné dans la Torah Orale : « L’homme a le devoir de dire : Quand est-ce que mes actes atteindront ceux de mes ancêtres, Avraham, Its’hak et Yaakov ? » (Tana débé Elyahou, chap. 25)

 

  • par l’adhérence : comme déjà souligné dans les commentaires précédents, nous devons vraiment travailler dans le domaine de la foi comme il est également enseigné par le Rav Yéhouda Grinwald : « C’est ainsi qu’il faut comprendre les termes du Prophète : « Et le Tsadik vivra par sa foi. » (‘Havaqouq 2 :4) car il est exigé de nous une foi vivante ; et il est aussi exigé de nous une vie de foi. Pour nous, la divinité ne se limite pas à l’objet d’un savoir philosophique et d’une tribune artificielle. Il est un D.ieu vivant, un Roi qui vit et qui subsiste, un Être qui nous fait vivre à chaque instant et nous accompagne au cours de toutes les générations. (…) C’est pourquoi les Sages peuvent affirmer : « Sur qui devrons-nous nous appuyer ? Sur notre Père qui est au Ciel ». La foi en l’existence d’un Créateur doit être telle qu’elle influe sur tout le déroulement de notre vie. Elle est l’objectif de toutes les mitsvot comme l’écrit le Rema dans le premier chapitre du Choul’han Aroukh : «  Le verset « Je place constamment  Hashem en face de moi » est un principe fondamental de la Torah et le secret de la valeur des justes qui marchent devant D.ieu car la façon dont l’homme s’assoit, se déplace et vaque à ses occupations lorsqu’il est seul dans sa maison ne ressemble pas à la façon dont il s’assoit, se déplace et vaque à ses occupations devant un Roi prestigieux ; et son parler et sa façon d’ouvrir la bouche à sa guise ne sont pas les mêmes avec sa maisonnée et ses proches qu’en présence du Roi, etc. ». La façon d’être du Juif est celle d’un homme devant lequel D.ieu se trouve présent chaque seconde, un homme qui se sent constamment observé et surveillé. » (Rav Yéhouda Grinwald)

 

  • et l’endurance : la persévérance spirituelle.

 

  • héritent de la promesse : comme il est enseigné par le Rav Pinto : « Le rôle du Juif dans ce monde est de peiner dans le service du Créateur, de s’efforcer d’acquérir la Torah et ses mitsvot. Telle est la voie pour mériter d’accéder au Olam Haba et d’y siéger aux côtés de ses aïeuls Tsadikim. Il n’est pas possible de s’en remettre au seul mérite de ses ascendants pour espérer échapper au châtiment. L’incontournable question « Quand donc mes actes atteindront-ils ceux de mes Pères ? » ne trouve pleinement son sens que lorsque le mérite des ancêtres est combiné au service divin de leurs descendants. Mais lorsque ces derniers s’en prévalent tout en restant déconnectés de leurs nobles racines, c’est une source d’affliction et de honte pour leurs aïeux, dans les mondes supérieurs. » (Rav David ‘Hanania Pinto)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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13.     Oui, Elohîms, en faisant une promesse à Abrahâm, n’ayant personne de plus grand par qui jurer.

 

 

  • Oui, Elohîms, en faisant une promesse à Abrahâm : les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance « abrahamique » dont les termes sont mentionnés dans le Sefer Béréshit ; les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une brakhah extraordinaire répandue au milieu de toutes les nations.

 

  • n’ayant personne de plus grand par qui jurer : puisque Hashem est bien évidemment, le plus « GRAND » comme il est dit : « L’homme doit proclamer que D.ieu règne sur toutes les sphères, sur tous les mondes ainsi que sur tous les membres de son corps ; et qu’il n’existe pas d’endroit où la Présence divine ne réside pas, que ce soit dans les mondes supérieurs ou dans les mondes inférieurs. » (Tikouné Zohar, Tikoun 57) ou encore : « Le Saint Béni soit-Il est une source de bénédictions infinies. Cela signifie qu’il n’y a pas un élément matériel qui ne bénéfice de sa présence, D.ieu remplit le moindre des endroits des mondes qu’il a fait émaner, qu’il a créés, qu’il a conçus et réalisés. (Or HaEmet, 27) ou encore : « En menant une réflexion rationnelle et sensée, un homme pourra acquérir la conviction profonde et la perception que le Maître du monde est présent dans le moindre de ses gestes et qu’aucune réalité ne se conçoit sans le Saint Béni soit-Il. Il prendra garde à accomplir chacun de ses gestes avec réflexion, avec la crainte de celui qui se tient véritablement devant le Roi. » (Zohar ‘Haï, Béréchit 26a)

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     jura par lui-même, en disant : Oui, pour bénir, je te bénirai, et pour multiplier, je te multiplierai.

 

 

  • jura par lui-même : comme il est dit : « Je le jure par moi-même, parole d’Hashem ! » (Béréshit 22 :16)

 

 

  • en disant : les paroles de l’auteur sont dans ce cas précis, inspirées du Sefer Béréshit comme il est dit : « Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. » (Béréshit 22 :17)

 

 

  • Oui, pour bénir, je te bénirai : en hébreu, le « redoublement » exposé dans le passouk témoigne d’une certitude, d’une abondance et d’une réelle force d’action divine. En d’autres termes, il est certain qu’Avraham héritera de cette bénédiction d’Hashem.

 

 

  • et pour multiplier, je te multiplierai : l’auteur de cette Lettre a écrit deux fois « te », peut-être parce qu’il citait les Écritures de mémoire, ou peut-être pour concentrer toute l’attention sur Avraham Avinou lequel était un Tsadik inimaginable. 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Et, endurant ainsi, il obtint la promesse.

 

 

  • Et, endurant ainsi : selon nos Maîtres, Avraham a enduré de grosses épreuves comme il est enseigné par le Rav Dayan : « Selon l’opinion de Rabbi Ovadia de Barténora cité dans les Pirké Avot, la première épreuve d’Avraham Avinou est d’avoir été jeté dans un grand four à la suite de son refus d’accepter l’idolâtrie environnante ; la seconde est qu’Avraham Avinou a dû quitter sa ville natale et s’éloigner de sa famille ; la troisième est qu’à cause d’une famine, il a dû se rendre en Égypte ; la quatrième est que Sarah Iménou fut enlevé par Pharaon ; la cinquième épreuve est qu’Avraham a dû libérer son neveu pris en captivité ; la sixième est lorsqu’Hashem lui a annoncé les futures souffrances de ses descendants ; la septième était la Brit-Mila ; la huitième est que Sarah Iménou fut également enlevé par Avimelekh dans son palais ; la neuvième est qu’Avraham Avinou a dû renvoyer son fils Yichmaël et sa mère, Hagar ; et la dixième et dernière épreuve, fut la Akéda Its’hak. » (Rav Gabriel Dayan)

 

 

  • il obtint la promesse : et en effet, nous pouvons le constater aujourd’hui par les nombreuses âmes formant le peuple Juif. Ailleurs, le Rav Dayan précise : « Avraham Avinou surmonta toutes ces épreuves et mérita d'être appelé par Hashem, son « bien-aimé » et celui qui le craint ! Jusqu'aujourd'hui nous bénéficions de ses mérites et nous mentionnons sa grandeur dès le début de nos prières journalières. » (Rav Gabriel Dayan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Oui, les hommes jurent par un plus grand ; pour eux, la confirmation d’un serment met fin à toute contestation.

 

  • Oui, les hommes jurent par un plus grand : pour conclure un accord, certains prennent comme témoin le Maître du monde, un homme important ou encore, un objet sacré. Par exemple, il est enseigné dans les Écritures : « Que ce monceau soit témoin et que ce monument soit témoin que je n'irai point vers toi au-delà de ce monceau, et que tu ne viendras point vers moi au-delà de ce monceau et de ce monument, pour agir méchamment. Que le D.ieu d'Avraham et de Na’hor, que le D.ieu de leur père soit juge entre nous. Yaakov jura par celui que craignait Its’hak. » (Béréshit 31 :53) ou encore : « Hashem est à jamais témoin de la parole que nous nous sommes donnée l'un à l'autre. » (1 Shmouel 20 :23)

 

  • pour eux, la confirmation d’un serment : un serment est, de façon générale, une affirmation solennelle et codifiée qu'une personne fait par voie orale en vue d'attester la vérité d'un fait, la sincérité d'une promesse, l'engagement de bien remplir les devoirs d’une fonction, etc… Cette codification prend souvent la forme d'un rituel juratoire.

 

  • met fin à toute contestation : puisque une fois le serment prononcée, il est scellé de façon définitive. 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     En quoi Elohîms, voulant surabondamment manifester l’immutabilité de sa volonté aux héritiers de la promesse, a négocié par serment.

 

 

  • En quoi Elohîms, voulant surabondamment manifester l’immutabilité : en d’autres termes, Hashem a voulu montrer avec plus d'évidence aux « héritiers de la promesse » l'immutabilité de ses déclarations et c’est pourquoi, il est intervenu par serment.

 

  • de sa volonté aux héritiers de la promesse : les héritiers sont les Nazaréens, soit les enfants d’Avraham Avinou [par la foi] comme il est dit : « Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de D.ieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. » (Romains 9 :8) ou encore : « Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, au Mashiah. » (Galates 3 :16). Tous Juifs et non-Juifs sont appelés par Hashem pour hériter de la bénédiction d’Avraham Avinou, bénédiction dans le Mashiah et par le Mashiah ; et cela selon la parole immuable de D.ieu car ce qu’Hashem a décidé, il ne peut manquer de l’accomplir…

 

 

  • a négocié par serment : afin que les « héritiers de la promesse » puissent avoir une garantie solennelle sur laquelle pouvait reposer leur foi, Hashem leur a donné deux choses immuables : d’une part la promesse elle-même, et de l’autre le serment. En fait, le serment est ajouté dans ce précis pour donner plus d’impact à la promesse ; le but étant d’imprimer dans l’âme de tout croyant, une conviction plus forte et une certitude plus imposante des déclarations divines.

 

 

 

 

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18.     pour que, par deux faits immuables, dans lesquels il est impossible qu’Elohîms mente, nous ayons un solide réconfort, réfugiés qui avions saisi d’avance l’espoir présent.

 

 

  • pour que, par deux faits immuables : il est évident qu’il est impossible qu’Hashem puisse mentir dans ses promesses et ce, même si celles-ci sont accompagnées d’un serment. Comme nous l’avons compris, Hashem a prêté un serment supplémentaire dans le Sefer Béréshit, dans le seul but bienveillant, de fortifier Avraham Avinou et les [futurs] croyants qui viendraient après lui.

 

 

  • dans lesquels il est impossible qu’Elohîms mente : comme il est dit : « D.ieu n'est point un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ? » (Bamidbar 23 :19)

 

 

  • nous ayons un solide réconfort : un véritable espoir dans ce monde rempli d’obscurité comme il est dit : « Ce peuple, assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière ; et sur ceux qui étaient assis dans la région et l'ombre de la mort la lumière s'est levée. » (Matityahou 4 :16)

 

 

  • réfugiés qui avions saisi d’avance l’espoir présent : et cet espoir, c’est notre vie dans le Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Yeshoua leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Yohanan 8 :12) ou encore : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » (Yohanan 9 :5)

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Nous le tenons comme une ancre de l’être, sûre et ferme, qui entre à l’intérieur du voile.

 

 

  • Nous le tenons comme une ancre de l’être : par définition, une ancre [la justification du Rabbi dans les mondes supérieurs comme Cohen Gadol en faveur de nos âmes] est un objet lourd fixée au bout d'une chaîne [l’attachement avec le Tsadik] qui, placée au fond de l'eau [dans le monde de la Torah], permet d'accrocher, soit de fixer le navire [notre âme] auquel elle est liée [par le corps].

 

  • sûre et ferme : puisque l’ancre [la justification du Rabbi dans les mondes supérieurs] est au bout d’une chaine, qu’on laisse tomber au fond de l’eau afin d’empêcher tout bateau de dériver ; il est évident qu’elle est « ferme » et inébranlable.

 

 

  • qui entre à l’intérieur du voile : comme il est enseigné dans la Bonne Nouvelle selon Matityahou : « Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. » (Matityahou 27 :51) ou encore : « Le soleil s'obscurcit, et le voile du Temple se déchira par le milieu. » (Loucas 23 :45)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Là, un précurseur est entré pour nous, Iéshoua‘, selon l’ordre de Malki-Sèdèq devenu grand desservant pour la pérennité.

 

 

  • Là, un précurseur est entré pour nous : comme « Cohen Gadol » dans les mondes supérieurs, soit dans le Temple Céleste.

 

 

  • Iéshoua‘, selon l’ordre de Malki-Sèdèq : toutes ces choses sont entrés en vigueur lorsque le Rabbi a été crucifié [comme Mashiah ben Yossef] au Mont Golgotha. En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret a donné son corps comme « offrande » au Maître du monde afin d’expier les péchés du peuple Juif mais principalement, des Nazaréens lesquels ont reconnu en lui, une justification, une expiation et un Maître souffrant pour chacun des siens comme il est dit : « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Yeshoua ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matityahou 1 :21)

 

 

  • devenu grand desservant pour la pérennité : pour mieux comprendre ce qu’est un Cohen Gadol, citons le Pniné Halakha : « Le rôle des cohanim en général, est de relier tous les Juifs à leur Père Céleste, par l’accomplissement du service dans le Temple, par l’approfondissement de la foi et de la bienfaisance parmi le peuple Juif, et par l’enseignement de la halakha. (…) Concernant le Cohen Gadol, on le prépose à son service en lui versant une huile d’onction, et en le revêtant de huit habits bien spécifiques. En effet, contrairement aux autres cohanim qui ne portaient que quatre vêtements durant leur service au Temple, il était enjoint au Cohen Gadol d’y ajouter quatre autres habits, de sorte que ses vêtements étaient au nombre de huit. Chacun des vêtements consacrés à la prêtrise exprimait une idée particulière, et servait à expier un type de faute. Comme l’enseignent nos Sages : « La tunique (ketonet) expie le crime de sang ; le caleçon (mikhnassaïm) expie les unions interdites ; la tiare (mitsnéfet) est expiatoire pour ceux dont l’esprit est grossier ; la ceinture (avnet) expie les pensées fautives ; le pectoral (‘hochen) expie les infractions au droit civil et du commerce ; l’éphod expie l’idolâtrie ; la robe (mé’il) expie la médisance (publique) ; et le diadème saint (tsits) expie l’œuvre des effrontés (Arakhin 16a). Le Cohen Gadol devait être le plus pieux de tous les cohanim, soit le « continuateur » de la voie d’Aaron HaCohen qui « aimait la paix et poursuivait la paix, aimait les créatures et les rapprochait de la Torah. » (Pirké Avot 1 :12). Afin d’exprimer son attachement à D.ieu, était gravée sur le tsits qu’il portait au front, l’inscription « Kadosh Lachem » (sanctifié pour l’Éternel) ; et pour exprimer son amour et sa responsabilité à l’égard du peuple d’Israël, les noms des Patriarches et des tribus d’Israël étaient gravés sur les pierres du pectoral fixé sur son cœur. Même sur les chaînettes qui étaient sur ses épaules, deux pierres précieuses étaient fixées, où les noms des tribus étaient gravés. » (Maïmonide, Klé Hamiqdach véha’ovdim bo 9 :1 ; 9 :7-9). » (Pniné Halakha, Les Jours Redoutables, chap. 10)