CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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1.     Oui, tout grand desservant est pris parmi les hommes et établi pour les hommes en face d’Elohîms, afin de présenter des dons et des sacrifices pour les fautes.

 

  • Oui, tout grand desservant est pris parmi les hommes : cela fait référence au Cohen Gadol, de la lignée d’Aaron HaCohen.

 

  • et établi pour les hommes en face d’Elohîms : pour les hommes afin d’expier leurs péchés et ainsi, les rapprocher d’Hashem.

 

  • afin de présenter des dons et des sacrifices pour les fautes : l’auteur de la Lettre aux Hébreux nous parle de la sacrificature selon l’ordre d’Aaron, décrite dans la Torah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Avec le Sefer Vayiqra, le Livre du Lévitique, nous pouvons mieux comprendre la Lettre aux Hébreux et également commencer l'étude des korbanot [sacrifices].

 

En réalité, le mot "sacrifice" est une mauvaise traduction de l'hébreu "korban" qui, littéralement, signifie "rapprocher" … Dans l'absolu, la chute de l'homme a entraîné une rupture entre son Père céleste et lui-même, le korban permet donc de rétablir ce lien, d'aider l'homme à renouer, à retrouver une relation complète avec Hashem.

 

Par exemple, le Ramban, ainsi que Rabbénou Béhayé enseignent pour leur part que le korban élève les trois capacités principales de l'homme : sa pensée puisqu'il regrette sa faute, sa parole puisqu'il exprime ses fautes à voix haute (le vidouï en hébreu, la confession) et son action puisqu'il voit l'animal subir la mort, ce qui aurait dû lui arriver à la suite de ses fautes.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Voici un passage rapporté du Livre : les secrets de Kabbale, Section Vayikra, de Eric Daniel El-Baze, docteur en médecine et auteur de livres sur la science ésotérique. Celui-ci nous permettra de mieux comprendre le principe de la réparation engendrée par la sacrificature selon l’ordre d’Aaron. 

 

Le retrait de la présence divine dans notre monde, fut consécutive à la faute de Adam Harichon lorsqu’il sépara le fruit de l’arbre de la connaissance des forces du bien et du mal, par lesquelles D.ieu guide ses mondes ; cette guidance divine des mondes est appelée en kabbalah : hanaga dé ‘olamim. La conséquence la plus redoutable à cette rupture de l’unité [le fruit séparé de l’arbre] est qu’il sera décrété au niveau céleste, que l’homme devienne un être mortel, la mort n’étant pas un processus naturel, puisque l’homme a été créé à l’image de son Créateur éternel. Cependant, et bien qu’il s’agisse de mort physique, la Kabbale insiste, avant tout, sur la gravité de la mort spirituelle car elle aboutit au nifrad, à l’être déchu, littéralement "l’être coupé" de son moi divin.

 

Or, maintenant, si D.ieu s’éloigne du fauteur, le but de la Création sera qu’il réside parmi ses enfants et ainsi, un "tikoun" ou une "réparation" de la faute d’Adam Harichon sera donc nécessaire, pour que puisse s’établir à nouveau la présence divine [la Shekhina] sur notre terre.

 

La Kabbale confirme alors plusieurs points :

 

  • la finalité du korban [sacrifice] était de rapprocher la créature de son Créateur ; le terme "korban" dérive de "karov" qui veut dire "à côté de"…

 

  • le tikoun de la faute originelle passe par le service d’Aaron car les lettres de son nom [alef, hé, reich, noun] portent en elles, l’essence d’Adam Harichon ; en effet, l’expression "Adam Harishon Rosh Nivrahim" : le premier être à la tête de tous les êtres créés, le dévoile car ses lettres initiales donnent en hébreu, le nom "Aaron" !

 

  • la conséquence de la faute d’Adam sera le "din maveth" : le Jugement de mort ; il sera réparé par la mort des fils de d’Aaron [Nadav et Avihou].

 

  • et concernant le fruit défendu, il sera réparé par la liste des aliments défendus énumérés dans les lois de la kasherout symbolisant respectivement, l’intériorité de l’existence [le ruminant] assimilé au ‘Ets Ha‘Hayim, l’Arbre de vie et l’extériorité [le sabot fendu] au ‘Ets HaDaat Tov véRa, l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

 

Toutes ces conditions étant réunies ; la Présence divine reviendra sur terre, dans son Lieu de résidence pour y déployer son éminence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Lui qui, aux jours de sa chair, a offert implorations et supplications, avec un grand cri et des larmes, à celui qui pouvait le sauver hors de la mort. Il a été entendu à cause de son respect.

 

  • Lui qui, aux jours de sa chair : lorsqu’il était encore en vie...

 

 

  • a offert implorations : du grec "deesis"…

Voici la définition du mot grec "deesis" :

  • une recherche : action de chercher à se procurer ce que l'on désire

  • une demande : action de faire savoir que l'on désire obtenir quelque chose ; fait de demander,

  • une imploration :  demander quelque chose en suppliant, avec insistance,

  • une supplication à D.ieu ou à un homme,

  • prière : demande instante à D.ieu ; on peut parler d’hitbodedout dans le Judaïsme.

Faites-en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et priez pour tous les saints. (Éphésiens 6 :18)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "deomai" :

  • vouloir, manquer de,

  • désirer : souhaiter pour soi ou pour autrui la possession, la réalisation, la jouissance de quelque chose ; souhaiter, avoir envie,

  • languir : attendre ce qu'on désire,

  • mendier : solliciter quelque chose humblement ou avec insistance,

  • prier : s'adresser à D.ieu pour l'adorer, l'honorer, le supplier, lui demander quelque chose,

  • supplier : prier très instamment et avec humilité quelqu'un de faire quelque chose.

Et voici, du milieu de la foule un homme s’écria : Rabbi, je t'en prie, porte les regards sur mon fils car c'est mon fils unique. (Loucas 9 :38)

 

 

  • et supplications : du grec "hiketeria"…

Voici la définition du mot grec "hiketeria" :

  • une supplication à D.ieu ou à un homme,

  • une supplication :  prière faite avec insistance et soumission.

 

C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété. (Hébreux 5 :7)

 

 

  • avec un grand cri : du grec "krauge"…

Voici la définition du mot grec "krauge" :

  • un cri : parole, son émis par quelqu'un sous l'effet d'une émotion, d'un sentiment, d'une sensation ; hurlement,

  • une clameur : cris violents et tumultueux indiquant, en particulier, une véhémente protestation, etc…

  • un cri d'une voix forte.

 

Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur car les premières choses ont disparu. (Révélation 21 :4)

 

 

  • et des larmes : du grec "dakru"…

Voici la définition du mot grec "dakru" :

  • être en larmes : en train de pleurer.

  • pleurs : larmes de tristesse, d'affliction, de douleur.

Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n'ai cessé nuit et jour d'exhorter avec larmes chacun de vous. (Actes 20 :31)

 

  • à celui qui pouvait le sauver hors de la mort : c’est-à-dire à Hashem, notre Père miséricordieux. 

 

 

  • Il a été entendu à cause de son respect : par le prix de son labeur, qu’il a accompli. (Yehezqel 29, 20). L’action du Tsadik est immuable et elle réalise des "merveilles" jusqu’au fin fond de la terre… (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Rabbi Yeshoua est le Mashiah d’Israël et également un Tsadik Yessod Olam, un Tsadik sur lequel le monde entier repose ; dès lors, il semble logique que dès sa naissance, sa voie était toute tracée... Pourtant, dans un sens, il n’en est rien...

Pour mieux comprendre les souffrances dans la Avodat Hashem de Yeshoua, nous pourrons nous inspirer de la biographie de Rabbi Na’hman racontée par le Rav Avraham Ifra’h.

Rabbi Na’hman n’est pas né Rabbi Na’hman… Rabénou ne comprenait pas la mishna, il pleurait durant des heures afin d’en comprendre le sens ! Alors qu’il n’était qu’un petit enfant, il se levait la nuit en cachette et bravait les dangers et la neige d’Ukraine afin de faire hitbodedout ! Il revenait au petit matin afin de ne pas être aperçu, transi par le froid mais heureux de faire la volonté de son Créateur. Il est même raconté qu’un jour, au petit matin, quelqu’un aperçut ses peot mouillées et le réprimanda d’avoir lavé ses cheveux par un tel froid. En d’autres termes, Rabbi Na’hman était un génie en potentiel mais les efforts qu’il dût fournir pour faire germer son potentiel sont légions. Rabbi Na’hman n’est pas né génie sur un plateau, il l’est devenu. À l’image de Rabbénou qui avait toutes les raisons de désespérer et qui fit preuve de persévérance jusqu’à devenir un Tsadik Yessod Olam, vous êtes capables de tout, pourvu que vous y mettiez de la prière et de la persévérance. N’écoutez jamais les paroles décourageantes. Le dernier d’une course est toujours devant celui qui est resté les bras croisés. Qui ne se plante pas ne pousse jamais ! Plantez-vous aux deux sens du terme : physiquement, plantez votre graine et métaphorique ment, s’il faut passer par des erreurs, commettez-les ! Mais ne renoncez pas à l’appel de votre âme. Priez, croyez en vous et priez encore ! (Rav Avraham Ifra’h)

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12.     Oui, obligés à être des enSeigneurs, compte tenu du temps, vous avez à nouveau besoin que vous soient enseignés les rudiments de l’entête des paroles d’Elohîms. Vous avez désormais besoin de lait, non pas de nourriture solide.

 

 

  • Oui, obligés à être des enSeigneurs : du grec "didaskalos"…

Voici la définition du mot grec "didakalos" :

  • un Rabbin : chef religieux, guide spirituel et ministre du culte d'une communauté Juive.

  • un professeur : personne qui enseigne une manière d'être, d'agir à quelqu'un ; qui guide sa conduite dans une activité quelconque,

  • un enseignant : celui qui enseigne les choses de D.ieu et les devoirs de l'homme en lien avec la Torah,

  • les Docteurs de la religion Juive.

 

Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? (Matityahou 9 :11)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "didasko" :

  • enseigner : faire savoir quelque chose à quelqu'un, lui faire connaître, lui inculquer par une sorte de leçon ; apprendre, montrer,

  • instruire : former l'esprit de quelqu'un, constituer pour lui un enseignement,

  • faire assimiler une doctrine,

  • expliquer : faire comprendre à quelqu'un une question, une énigme, les éclaircir en donnant des éléments de réponses nécessaires.

Yeshoua parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. (Matityahou 4 :23)

 

 

  • compte tenu du temps : la Kéhila, le peuple Juif, la génération, le monde, toute l’humanité avaient besoin d’hommes forts et solides, capables d’annoncer Yeshoua comme Sauveur du monde.

 

Cela importe d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. (Romains 13 :11-12)

 

 

  • vous avez à nouveau besoin : alors qu’ils avaient, pourtant, reçus ces enseignements auparavant ; ils n’avaient simplement pas assez persévérés pour pouvoir les comprendre et les mettre en pratique… 

 

  • que vous soient enseignés les rudiments de l’entête des paroles d’Elohîms : cela fait référence aux enseignements peu profonds [au lait spirituel].

 

 

  • Vous avez désormais besoin de lait : comme pour les enfants [pour dénoncer l’immaturité spirituelle].

 

Bien évidemment, l’Apôtre Shaoul parle en termes spirituels.

 

 

  • non pas de nourriture solide : comme pour les adultes [les Nazaréens matures].

 

COMMENTAIRE N°1

Pourquoi l'auteur parle-t-il d’aliments alors qu’on parle de D.ieu ? Nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim pour mieux comprendre la pensée du talmid du Mashiah car effectivement, la Torah est réellement une nourriture [lait spirituel ou viande spirituel] pour l’âme…

Celui qui étudie la Torah n’est pas simplement enveloppé par la volonté divine, comme il l’est par l’accomplissement de tout autre commandement : il étreint D.ieu, en comprenant sa sagesse qui se trouve dans la Torah. (…) Au moyen de la connaissance et de la compréhension de la Torah par l’âme de l’homme qui l’étudie convenablement, avec la concentration de son intellect, jusqu’à ce que la Torah soit saisie par son intellect et unie avec lui de sorte qu’ils ne fassent qu’un, la Torah devient une nourriture pour l’âme. C’est là le sens du verset : Et ta Torah est dans mes entrailles, ce qui indique que la Torah est une nourriture pour l’âme. (…) Etudier la Torah pour elle-même signifie l’étudier avec l’intention d’attacher son âme à D.ieu en comprenant la Torah, chacun selon ses capacités intellectuelles. L’enseignement du Ets ‘Haïm montre également que la Torah est une nourriture pour l’âme. La nourriture de l’âme fait référence au niveau de la lumière intérieure alors que les vêtements font référence au niveau de la lumière enveloppante. C’est pourquoi nos Sages ont dit que l’étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot réunies car les mitsvot sont seulement des vêtements, alors que la Torah est une nourriture et aussi un vêtement pour l’âme intellectuelle, dont se revêt celui qui étudie par la concentration de son âme et son étude. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Oui, celui qui a part au lait est inapte à la parole de justice, n’étant qu’un tout-petit.

 

 

  • Oui, celui qui a part au lait est inapte à la parole de justice : l’auteur souhaite, une nouvelle fois, dénoncer l’immaturité spirituelle.

 

 

  • n’étant qu’un tout-petit : un enfant.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Plus nous sommes des enfants et plus notre âme animale, notre chair nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, notre parcelle d’âme divine se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux de notre chair et nous deviendrons petit à petit de véritables tsadikim !

Dans notre génération, nous sommes pleins de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement… C’est un travail quotidien, c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh car nous sommes totalement incapables de nous débrouiller seuls. 

Le Mashiah n’est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… Avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre "moi intérieur" dans chacun de nos choix.

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4 :15)