CHAPITRE 4

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Frémissons donc, tant que la promesse d’entrer dans son repos subsiste, que quelqu’un parmi vous n’y manque.

 

 

  • Frémissons donc : comme il est dit : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse ; tous ceux qui l'observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais. » (Téhilim 111 :10) ou encore : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la science ; les insensés méprisent la sagesse et l'instruction. » (Mishlei 1 :7)

 

 

  • tant que la promesse d’entrer dans son repos : celle d'hériter Eretz Israël, mais surtout de la Jérusalem Céleste comme il est enseigné : « Et je vis descendre du Ciel, d'auprès de D.ieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. » (Révélation 21 :2)

 

 

  • subsiste : par le mérite du Mashiah. 

 

 

  • que quelqu’un parmi vous n’y manque : nous devons être trouver parmi les « vainqueurs » et à ce sujet, il est promis de la bouche du Rabbi de nombreuses choses : « À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de D.ieu. » (Révélation 2 :7) ou encore : « Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort. » (Révélation 2 :11) ou encore : « À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit. » (Révélation 2 :17) ou encore : « À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. » (Révélation 2 :26) ou encore : « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. » (Révélation 3 :5) ou encore : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » (Révélation 3 :21)

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Oui, nous avons reçu l’annonce comme eux-mêmes aussi, mais la parole de l’Entendre n’a pas profité à ceux qui l’entendirent sans l’unir à l’adhérence.


 

  • Oui, nous avons reçu l’annonce : la Bonne Nouvelle par l'intermédiaire du Rabbi et de ses talmidim. 

 

 

  • comme eux-mêmes aussi : la « génération du désert » avaient également reçu la « Bonne Nouvelle » de la délivrance [celle liée avec la sortie d'Égypte] par l'intermédiaire de Moshé, d'Aaron et de Myriam. 

 

 

  • mais la parole de l’Entendre n’a pas profité : aux Juifs et aux Égyptiens convertis de l'époque. 

 

 

  • à ceux qui l’entendirent : car ils ont manqué de foi en Hashem et dans les paroles de Moshé, son serviteur. 

 

 

  • sans l’unir à l’adhérence : en d'autres termes, la Bonne Nouvelle de l'époque [annoncée par Moshé] ne leur « servit de rien » puisque qu'elle ne trouva pas « foi » chez ceux qui l'entendirent. Conclusion, afin de ne pas reproduire ces erreurs, les Nazaréens doivent tous miser sur la émouna, celle-ci étant également la base des mitsvot comme il est dit : « 613 commandements furent donnés à Israël. Vint Havaqouq qui les basa tous sur un seul ainsi qu'il est écrit : « Le Tsadik vivra par sa foi » (Havaqouq 2 :4) et finalement, c'est comme s'il n'y avait pas eu plus d'un seul commandement : celui de la foi. » (Tanya, Likouté Amarim, chap. 33)

 

 

 

 

 

 

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3.     Oui, nous entrons dans le repos, nous qui adhérons, comme il l’a dit : Aussi j’ai juré dans ma brûlure qu’ils n’entreraient pas dans mon repos. Pourtant ses œuvres étaient achevées depuis la fondation de l’univers.

 

 

  • Oui, nous entrons dans le repos : dans la promesse d'hériter de la Jérusalem Céleste, celle-ci étant disponible dans le Mashiah lequel sera Roi d'Israël et des nations.

 

 

  • nous qui adhérons : en ayant vaincu notre incrédulité. En effet, le but est d'avancer de façon croissante dans la émouna et pour cela, nous devons constamment nous perfectionner et ce, afin d’éviter d’être comparé avec la génération des Juifs présents en Égypte comme il est dit : « Israël comptait en son sein des impies qui ne voulaient pas sortir d’Égypte et qui sont morts pendant les trois jours de ténèbres. » (Rachi sur Shemot 10 :22)

 

 

  • comme il l’a dit : Aussi j’ai juré dans ma brûlure : comme il est dit : « Aussi je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! » (Téhilim 95 :11)

 

 

  • qu’ils n’entreraient pas dans mon repos : la Guémara donne plus d’interprétions possibles du passouk contenu dans les Téhilim : « Les Sages ont enseigné : Les membres de la génération du désert n'ont aucune part dans le monde à venir comme il est dit : « Dans ce désert, ils seront consumés, et ils mourront » (Bamidbar 14 :35) ; l’expression : « ils seront consommés » témoigne de ce monde ; et «  ils mourront » témoigne du monde à venir. Et le verset déclare en ce qui concerne la génération du désert : « C'est pourquoi j'ai juré dans ma colère qu'ils n'entreront pas dans mon repos. » (Téhilim 95 :11), indiquant qu'ils ne seront pas privilégiés pour obtenir le repos éternel ; c'est la déclaration de Rabbi Akiva. Rabbi Eliezer a dit : Ils seront dans le monde à venir comme il est dit : « Rassemblez-moi mes pieux, ceux qui sont entrés dans mon alliance par des sacrifices. » (Téhilim 50 : 5). Ceux qui ont quitté l'Égypte ont conclu une alliance éternelle avec D.ieu au Mont Sinaï. Mais comment puis-je comprendre le sens de l'expression : « C'est pourquoi j'ai prêté serment dans ma colère » ? Cela doit être compris comme ceci : Dans ma colère, j'ai prêté serment mais j'ai reconsidéré et dissous le serment lorsque ma colère s'est apaisée. (…) Rabbi Shimon a dit : La génération du désert a part dans le monde à venir comme il est dit : « Et les rachetés du Seigneur reviendront et viendront chanter à Sion. » (Yeshayahou 35 :10) ce qui signifie clairement que ceux que D.ieu a rachetés viendront encore à Sion. Rabba bar bar ‘Ḥanna a dit au nom de Rabbi Yohanan : Rabbi Akiva a abandonné sa bonté et a inhabituellement interprété les versets durement comme il est dit à propos de la génération du désert : « Allez crier aux oreilles de Jérusalem en disant, ainsi parle le Seigneur : Je me souviens pour toi de l'affection de ta jeunesse, de l'amour de tes fiançailles, comment tu m'as suivi dans le désert, dans une terre qui n'était pas semée. » (Yrmeyahou 2 :2). » (Sanhédrin 110b)

 

 

  • Pourtant ses œuvres : celles d'Hashem.

 

 

  • étaient achevées depuis la fondation de l’univers : comme il est enseigné : « Rabbi Yéhouda bar Shalom a dit : Le monde a été créé pour Israël. Il n'est pas écrit : Au début D.ieu créa mais dans le commencement, il créa. Que veut dire « dans le commencement » ? Cela se réfère à Israël appelé « commencement » ainsi qu'il est dit : « Israël était consacré à l'Éternel, il était les prémices [reshit] de son revenu. » (Yrmeyahou 2 :3). » (Midrash Tan’houma, Béréshit, Siman 3)

 

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4.     Oui, il l’a dit quelque part au sujet du septième jour : Elohîms s’est reposé le septième jour de toutes ses œuvres. 

 

 

  • Oui, il l’a dit quelque part au sujet du septième jour : comme on le sait, le Shabbat est comparable avec le Olam Haba, soit également comparable avec la Jérusalem Céleste comme il est enseigné par le Rav Aaron Chetrit : « Nous sommes sur cette terre pour préparer notre monde futur. Ce monde futur que la Torah compare au Shabbat en nous disant que celui qui fournit des efforts le vendredi pour préparer Shabbat pourra se délecter quand Shabbat viendra. De la même façon, celui qui fait des efforts dans ce monde pour préparer le monde futur s’y délectera, le moment venu. » (Rav Aaron Chetrit) ; ailleurs, il est également enseigné de façon remarquable : « La joie du Shabbat est la soixantième partie de la joie de la vie future. En ce monde, un Juif peut, le Shabbat, cueillir une figue de l'arbre sans que celle-ci proteste ; mais dans la vie future, la figue crierait : C'est le Shabbat aujourd'hui ! » (Yalqout Chimoni, Yrmeyahou). Nous pouvons également citer la Guémara : « Le Shabbat est un soixantième du Olam Haba. » (Brakhot 57b)


 

  • Elohîms s’est reposé le septième jour : comme il est dit : « D.ieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite. » (Béréshit 2 :2)


 

  • de toutes ses œuvres : celles en lien avec la Création du monde. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Et en ceci encore : S’ils entraient dans mon repos...

 

 

  • Et en ceci encore : comme nous l’avons dit au verset précédent, le Shabbat offre une « vue » parfaite sur la paix et le repos prévu par Hashem pour chacun, dans le Olam Haba. Et comment le sait-on ? Car la pensée exprimée par l’auteur est claire : le « premier Shabbat » d’Hashem, soit celui effectué au septième jour de la Création du monde, est également une préfiguration du « caractère » de celui qui est à venir. Certes, ce sera un repos après un dur labeur, soit après avoir passé toutes les péripéties de ce monde mais tous Nazaréen authentique ira rejoindre son Père Céleste dans le Gan Eden afin de profiter de ces merveilles. Et Hashem propose à chacun d’y participer comme il est dit : « Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matityahou 24 :14) ou encore : « Mais vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous, et vous serez mes témoins (…) jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 1 :8)

 

 

  • S’ils entraient dans mon repos : le seul désir d'Hashem étant de voir ses enfants réussir. En effet, le « premier Shabbat » d’Hashem était non seulement la cessation de son œuvre créatrice, mais surtout la joie souveraine d’un Père ayant donné vie à son monde comme il est dit : « D.ieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. » (Béréshit 1 :31). Or, malheureusement comme on le sait, cette joie fut de courte durée puisque Adam Harichon est rapidement tombé et par effet « boule de neige », a fait également tomber toute l’humanité avec lui. De la même façon, les enfants d’Israël par leur incrédulité et leur rébellion, se privèrent également d’entrer dans le « repos » d’Eretz Israël [le concept d’Israël et du Shabbat étant étroitement lié selon Rabbi Na’hman de Breslev] … Néanmoins, l’homme est toujours destiné à entrer dans ce « repos » divin puisque la miséricorde d’Hashem est sans limites, et réserve toujours de nouvelles promesses. En soi, cette promesse ou ce nouveau « repos céleste, ou shabbatique » est aujourd’hui, disponible dans le Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matityahou 11 :28-29) et au sujet du Shabbat, le Mashiah n’a-t-il pas déclaré : « Car le Fils de l'homme est Maître du Shabbat. » (Matityahou 12 :8) ou encore : « Si vous ne faites pas du Shabbat le Shabbat, vous ne verrez pas le Père. » (Évangile de Toma, Loggion 27) et pourquoi ? Car le Shabbat est comparable au Gan Eden originel.

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Ainsi donc, il reste ceci : quelques-uns sont entrés en lui ; mais ceux qui avaient reçu d’abord le message ne sont pas entrés, à cause de la rébellion.


 

  • Ainsi donc, il reste ceci : la notion d’un « reste » est également présenté par Shaoul comme il est dit : « Mais quelle réponse D.ieu lui fait-il ? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n'ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent il y un reste, selon l'élection de la grâce. » (Romains 11 :4-5)

 

 

  • quelques-uns sont entrés en lui : en référence aux Juifs Nazaréens et également aux Nazaréens d'origine non-Juive lesquels doivent se greffer pleinement sur Israël. 

 

 

  • mais ceux qui avaient reçu d’abord le message : en Israël, par Yeshoua lui-même comme il est également enseigné : « Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j'y prêche aussi ; car c'est pour cela que je suis sorti. » (Marcos 1 :38) ou encore : « Il répondit : Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » (Matityahou 15 :24)


 

  • ne sont pas entrés : dans cette « Bonne Nouvelle » disponible dans le Mashiah comme il est dit : « En ce qui concerne l'Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. » (Romains 11 :28)


 

  • à cause de la rébellion : tout comme Kora'h s'est rebellé contre Moshé, les « chefs Juifs » des différentes branches Juives de l’époque se sont rebellés contre le Rabbi lequel avait pourtant la faveur de tout le peuple comme il est dit : « Yeshoua parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques ; et il les guérissait. Une grande foule le suivit, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d'au-delà du Jourdain. » (Matityahou 4 :23-25)

 

 

 

 

 

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7.     Et de nouveau il définit un certain jour : Aujourd’hui, en disant par David, comme il avait été dit auparavant : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. 

 

 

  • Et de nouveau il définit un certain jour : en réalité, tous les jours peuvent être propices pour accepter le Mashiah, ou pour perfectionner sa émouna non seulement en Hashem mais également dans son Tsadik. Dans le même élan, Rabbi Na'hman de Breslev disait : « Tous les jours, chez moi, on enseigne le aleph-beit [le début de l’alphabet hébraïque] ! » (Rapporté par le Rav Avraham Ifra’h) et pourquoi ? Car tous les jours, notre émouna doit être « fraîche » et renouvelée ; tous les jours sont en effet, propices pour accepter le Mashiah mais également pour hâter la parousie ! Quoi qu’il en soit, le « nouveau jour » fixé par Hashem est celui du temps de la Brit Hadasha comme il est dit : « Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une Nouvelle Alliance. » (2 Corinthiens 3 :6)

 

 

  • Aujourd’hui, en disant par David : l’auteur continue de « puiser » dans les Psaumes prophétiques du Roi David.

 

 

  • comme il avait été dit auparavant : ce principe spirituel exposé par David était également en vigueur pour la génération du désert comme on peut le constater avec l’histoire de Kora’h. À noter que le Roi David aussi, fut rejeté par le Sanhédrin de sa génération comme il est dit : « Deux des personnages les plus complexes du Livre de Shmouel sont Doeg l’Edomite et A’hitofel puisque tous deux étaient des talmidé ‘hakhamim hors pair, qui pendant de longues années, ont joué un rôle déterminant dans la direction du Royaume et de la nation Juive. Dans le même temps, nos Sages les décrivent en termes très durs comme des hommes mauvais ; et cela va jusqu’au point que la Mishna dans Sanhédrin déclare qu’ils figurent parmi les très rares personnes à n’avoir aucune part dans le Olam Haba. (Sanhédrin 90a). Tous deux sont devenus des ennemis jurés du Roi David et ont cherché à le détruire. En effet, Doeg était le Av Beth Din, soit le Président du Tribunal Rabbinique à l’époque du Roi Shaoul et a joué un rôle déterminant en influençant justement Shaoul à considérer David comme un danger mortel à son règne. A’hitofel quant à lui, était le conseiller de David mais il s’associa à la révolte de son fils, Avchalom, et tenta de convaincre ce dernier de tenter de le tuer. » (Rav Yéhonathan Gefen)

 

 

  • Aujourd’hui, si vous entendez sa voix : celle du Tsadik de la génération, soit Rabbi Yeshoua de Natzeret mais le principe est encore une fois, « vrai » et valable pour l'époque puisque le Tsadik d'autrefois a été Moshé ou encore, David lesquels ont dû combattre plusieurs opposants.

 

 

  • n’endurcissez pas vos cœurs : la priorité est de rechercher avec acharnement le Tsadik capable de mettre en œuvre la réparation de notre âme et ce, quelles que soient nos détériorations… Ainsi, nous devons prendre extrêmement garde à ne pas nous opposer au Tsadik opérant ces réparations, allant lui-même au bout du « sacrifice de soi » en descendant dans les endroits les plus profonds [comme celles des non-Juifs] pour en élever des âmes embourbées là-bas et les ramener dans les chemins de la vérité. Grâce au Tsadik, le désespoir n'existe plus ; l'essentiel est d'écouter ses paroles et de suivre ses conseils et d'annuler notre sagesse comme si nous n'avions plus aucune intelligence ! (Philippiens 3 :7). En conséquence, comme l’enseigne le Tanya, le chemin a été tracé par le Tsadik et tous peuvent l’emprunter, la voie est nouvelle et elle correspond à la forme du service de D.ieu qui est spécifique à chacun. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

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8.     Oui, si Iéshoua‘ leur avait assuré le repos, il ne parlerait plus, après cela, d’un autre jour.

 

 

  • Oui, si Iéshoua‘ : d’autres traductions proposent « Yéhochoua » [Josué] au lieu de « Yeshoua » ; et afin de mieux comprendre, nous citerons les commentaires du Juif Messianique, David Stern : « Yéhochoua, c’est comme Yeshoua, soit « lesous » en grec. On peut ainsi, le comprendre de cette façon : En conduisant le peuple de D.ieu en Terre promise, « Yéhochoua bin Noun » préfigurait le Mashiah et porte le même nom ; et tout comme Israël qui a trouvé le repos en Eretz Israël, la communauté messianique de D.ieu trouve le repos en Yeshoua. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 721)

 

 

  • leur avait assuré le repos : l’introduction d’Israël par Yéhochoua en Terre promise, ne fut pas le repos définitif, ce n’en fut que « la figure » messianique puisque nous attendons toujours le Mashiah pour nous délivrer. Malheureusement, le Rabbi a été obligé de se « voiler » au Am Israël et pourquoi ? Car tout comme certains Juifs de l'époque ont vendu Moshé dont Kora'h, Datan et Aviram ; de la même façon, les « chefs Juifs » de l'époque ont rejeté le Rabbi et n'ont pas mériter de faire ressortir en lui, sa « dimension davidique » car comme on le sait, le « Roi doit être reconnu par le peuple ».

 

 

  • il ne parlerait plus : puisque le Mashiah « ben David » est la finalité de toutes choses comme il est dit : « Et il me dit : C'est fait ! Je suis l’aleph et le tav, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. » (Révélation 21 :6) ou encore : « Je suis l’aleph et le tav, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » (Révélation 22 :13)

 

 

  • après cela, d’un autre jour : comme nous le savons, Rabbi Yeshoua s'est dévoilé dans un premier temps, comme « Mashiah ben Yossef » et nous sommes actuellement, entrés dans une « ère » où chacun doit se soumettre et le reconnaître comme tel comme il est dit : « Le monde durera 6000 ans : 2000 ans de tohu et bohu, 2000 ans de Torah puis 2000 ans des jours messianiques. » (Avoda Zara 9a)

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

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9.     Donc le shabat est laissé au peuple d’Elohîms.

 

 

  • Donc le shabat : le Shabbat représente dans ce contexte, plusieurs concepts décrits dans tous les premiers chapitres de cette Lettre comme celui du « repos », d'Eretz Israël, de la promesse, de la Jérusalem Céleste, du monde futur ou encore de la émouna. En fait, le but de l’auteur est d’encourager ses frères Nazaréens en leur rappelant qu’Hashem a prévu un « grand Shabbat » et un véritable repos pour tous ses bien-aimés. En effet, après le travail, les persécutions, les luttes ou encore les fatigues spirituelles ; le peuple de D.ieu entrera dans ce « grand Shabbat » prévu depuis la fondation du monde. Et ce Shabbat sera différent des autres, il sera permanent et éternel… En fait, c’est une référence au « millénium » lequel sera béni sous le règne du Mashiah. Et en effet, à ce moment-là, Hashem se reposera réellement de voir son œuvre achevée, et tous ceux qui lui appartiennent se reposeront également dans « son repos ». Nous pouvons aussi citer l’avis de David Stern afin de compléter l’ensemble de ces propos : « Bien que l'auteur pensait sûrement au repos qui attend les croyants après leur mort, il me semble plus probable qu'il avait également à l'esprit la tradition Juive selon laquelle, un jour égale à 1000 ans, et qu'il parle donc du « repos » qui viendra durant l'ère messianique. À titre d'exemple, en Sanhédrin 97a, le Rav Kattina dit que six millénaires de l'histoire humaine seront suivis par un millénaire sabbatique. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 721)

 

 

  • est laissé au peuple d’Elohîms : au peuple Juif auquel les Nazaréens d'origine non-Juive doivent se soumettre [et se greffer !] comme il est dit : « Le Saint Béni soit-Il dit à Avraham : J'ai deux bons greffons à greffer sur toi, Routh la Moabite et Naamah l'Amonite. » (Yevamot 63a). Et ailleurs, n’est-il pas enseigné par Shaoul : « Si toi, tu as été coupé de l'olivier sauvage selon sa nature, et greffé contrairement à ta nature sur l'olivier franc. » (Romains 11 :24)

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Oui, celui qui entre dans son repos se repose lui-même aussi de ses œuvres, comme Elohîms des siennes.

 

 

  • Oui, celui qui entre dans son repos : dans celui d'Hashem, disponible par l'intermédiaire de Yeshoua comme il est dit : « Pour nous il n'y a qu'un seul D.ieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, le Mashiah Yeshoua, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. » (1 Corinthiens 8 :6) ou encore : « Car il y a un seul D.ieu, et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme. » (1 Timotheos 2 :5)

 

 

  • se repose lui-même aussi de ses œuvres : puisque nous sommes justifiés non par nos œuvres mais par notre émouna dans le Mashiah comme il est dit : « Sachant que ce n'est pas par les œuvres de la Torah que l'homme est justifié, mais par la foi dans le Mashiah Yeshoua, nous aussi nous avons cru dans le Mashiah Yeshoua, afin d'être justifiés par la foi dans le Mashiah et non par les œuvres de la Torah, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la Torah. » (Galates 2 :16) et de ce fait, nous pouvons également connaître le « repos » dans ce monde et évidemment, un avant-goût du Olam Haba dans lequel, nous connaîtrons le repos éternel.

 

 

  • comme Elohîms des siennes : à ce sujet, il est enseigné par le Rav Yehiel Brand : « L’homme étant sot, réduit et limité, alors qu'Hashem est intelligent, puissant et illimité ; la Torah n’exprime pas ses gestes et ses faits par des paroles qui lui correspondent véritablement mais elle utilise un langage intelligible à l’homme. Par exemple, la Torah nous parle de « la main de D.ieu » pour rapporter ses œuvres ; elle l’appelle « homme de guerre » lorsqu’elle rapporte ses guerres, etc... De même, concernant le mot « reposer » ; la Torah utilise ce terme pour Hashem afin d’exprimer qu’il avait totalement terminé son œuvre merveilleuse. » (Rav Yehiel Brand)

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Hâtons-nous donc d’entrer dans ce repos, pour que personne ne tombe dans le même exemple de rébellion !

 

 

  • Hâtons-nous donc d’entrer dans ce repos :  le terrible exemple de la désobéissance d’Israël dans le désert et de ses conséquences est encore une fois placé devant les yeux des Nazaréens comme un avertissement. Néanmoins, c’est aussi un encouragement puisque le « repos » éternel dans la Jérusalem Céleste du Mashiah est au bout de la course. En effet, même si les difficultés sont omniprésentes, mettons tous nos efforts dans la poursuite de la « réussite spirituelle » et ce, sans nous laisser décourager. Les Juifs dans le désert, avaient la Torah et Moshé Rabbénou et pourtant, ils ne les ont pas assez estimés et sont tombés coup sur coup ; de la même façon, nous aussi, nous avons les Écrits Nazaréens lesquels nous guident vers le but et nous trace le chemin vers le Olam Haba.

 

 

  • pour que personne ne tombe : en référence aux chemins tortueux de Korah [ceux des explorateurs, etc…] comme il est enseigné : « Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Kayin, ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Bilam, ils se sont perdus par la révolte de Kora’h. » (Yéhouda 1 :11)

 

 

  • dans le même exemple de rébellion : ailleurs, il est également enseigné : « La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit avec Kora’h, quand moururent ceux qui s'étaient assemblés, et que le feu consuma les deux cent cinquante hommes : ils servirent au peuple d'avertissement. » (Bamidbar 26 :10) et la Guémara précise : « Il est enseigné dans une béraïta : Kora’h était à la fois parmi les brûlés et parmi les engloutis. Il était parmi les engloutis comme il est écrit : « Et la terre ouvrit sa bouche et les engloutit avec Kora’h. » (Bamidbar 26 :10). E il était parmi les brûlés comme il est écrit : « Et le feu sortit de l'Éternel, et dévora les deux cent cinquante hommes. » (Bamidbar 16 :35) et Kora’h était avec eux. » (Sanhédrin 110a)

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Oui, la parole d’Elohîms est vivante, énergique, plus tranchante que toute épée double bouche. Elle pénètre jusqu’à diviser l’être et le souffle, les articulations et les moelles. Elle juge les désirs et les intentions du coeur.

 

 

  • Oui, la parole d’Elohîms est vivante : tout comme Hashem dont elle émane ; sa Parole [celle contenue dans sa Torah] est l’expression de sa volonté. Elle produira toujours son effet comme il est dit : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » (Yeshayahou 55 :11). Citons également les propos pertinents de David Stern : « la Parole de D.ieu est vivante ! La Bible ne parle pas seulement d'un passé lointain mais applique clairement la « vérité vivante » au monde d'aujourd'hui. Quand nous lisons la Parole de D.ieu avec une intelligence, un cœur et un esprit ouvert, nous laissons D.ieu pénétrer profondément notre vie. »  (Commentaires du Juif, David Stern, p. 722)

 

 

  • énergique : la Parole d'Hashem agit sur l’âme et elle le fait avec énergie et, pour nous montrer avec encore plus de force jusqu’où va son action salvatrice, l'auteur de cette Lettre nous  dit qu’elle est également plus pénétrante qu’une épée à deux tranchants ! 

 

 

  • plus tranchante que toute épée double bouche : et pourquoi cette vitalité, cette énergie et cette puissance ? Pour atteindre à ce qu’il y a de plus intime chez l’homme, pour changer son cœur et le rapprocher d'Hashem comme il est dit : « Je leur donnerai un cœur pour qu'ils connaissent que je suis l'Éternel ; ils seront mon peuple, et je serai leur D.ieu. » (Yrmeyahou 24 :7)

 

 

  • Elle pénètre jusqu’à diviser l’être et le souffle : également au travers de la halakhah, soit de la Loi Juive puisque la Parole d'Hashem nous montre le chemin et sépare entre les désirs de notre âme animale et ceux de notre âme divine, entre « la Torah de notre chair » et la Torah d'Hashem comme il est dit : « Je suis par l'entendement esclave de la Torah de D.ieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Romains 7 :25) 

 

 

  • les articulations et les moelles : la Parole d'Hashem juge les pensées de la chair lesquelles ont pris racine dans notre incrédulité, et lesquelles nous conduisent à négliger le « repos d’en haut » et à favoriser les biens et les plaisirs matériels. Elle juge ce qui dans le cœur, est d'Hashem et ce qui n’est pas de lui ; et manifestera toujours ce qui est un obstacle à notre marche spirituelle. 

 

 

  • Elle juge les désirs : pensées, désirs, kavanots, tout a besoin d’être jugé par le Parole d'Hashem afin que notre marche dans « le désert » de cet exil d'Edom ne soit ni arrêtée, ni ralentie mais se poursuive plutôt vers un seul but : celui de la géoula promise depuis les temps anciens…

 

 

  • et les intentions du cœur : en effet, le seul effet recherché par Hashem dans sa Torah, est de nous permettre d’analyser l’ensemble de nos pensées et de nos intentions de cœur afin de les diriger vers le bien comme il est également enseigné par le Rav Dynovisz : «  Les pensées et les intentions pures sont l’âme de nos actions et l’énergie positive de ce monde. Cessons de ne juger que l’extériorité visible à nos yeux car la réalité vraie est cachée dans les profondeurs cachées de la réalité. Lorsque nous cesserons enfin de juger avec nos yeux, lorsque nous comprendrons enfin que la seule vraie réalité est cachée dans les profondeurs invisibles du monde alors nous avancerons enfin vers la réparation de notre monde et de l’humanité toute entière. » (Rav ‘Haïm Dynovisz)

 

 

 

 

 

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13.     Il n’est pas de créature non manifestée devant elle : tout est nu, saisi au col, devant ses yeux, lui dont la parole est à nous.

 

 

  • Il n’est pas de créature non manifestée devant elle : comme il est également enseigné dans le Livre de ‘Hanokh : « Alors ils dirent à leur Seigneur et Maître : Tu es le Seigneur des seigneurs, le D.ieu des dieux, le Roi des rois. Le trône de ta gloire s’élève de toute éternité, et de toute éternité ton nom est sanctifié et glorifié. Tu es béni, et glorifié à jamais. Tu es le Créateur, le Maître souverain de toutes choses ; rien n’est caché à ton regard perçant. Tu domines sur tout, et rien ne peut se soustraire à ton autorité. » (1 ‘Hanokh 9 :3-4)

 

 

  • tout est nu, saisi au col, devant ses yeux, lui : comme il est enseigné par le Rambam : « Tout être, à l’exception du Créateur, de la forme la plus élevée jusqu’au petit moustique sur la terre, est venu à l’existence par le pouvoir de sa réalité. Et puisqu’il se connaît lui-même et est conscient de sa grandeur, sa splendeur et sa réalité, il connaît tout et rien ne lui est caché. » (Mishné Torah du Rambam, Yessodei HaTorah, chap. 2)

 

 

  • dont la parole est à nous : selon l’auteur, les Nazaréens sont responsables de porter et de témoigner de « la Parole de D.ieu » comme il est dit : « Ils furent tous remplis du Rouah Hakodesh et ils annonçaient la Parole de D.ieu avec assurance. » (Actes 4 :31) ou encore : « La Parole de D.ieu se répandait de plus en plus et le nombre des talmidim augmentait. » (Actes 12 :24)

 

 

 

 

 

 

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14.     Ayant donc un grand desservant éminent, qui a traversé les ciels, Iéshoua‘ Bèn Elohîms, c’est à nous de l’attester fermement.

 

 

  • Ayant donc un grand desservant éminent : l’auteur va commencer, pour se continuer dans les chapitres suivants, un nouveau grand « sujet » : celui de la prêtrise du Mashiah.  

 

 

  • qui a traversé les ciels : comme nous pouvons le comprendre, l’expression « traverser les Cieux » présente, sous forme d’image, une réalité spirituelle extrêmement profonde.

 

 

  • Iéshoua‘ Bèn Elohîms : de même qu’Aaron, autrefois, passait au travers des diverses parties du tabernacle, et entrait enfin dans le « lieu très saint » où se trouvait l’arche, et où l’Éternel manifestait sa Shekhina ; de même le Rabbi, désormais devenu notre Cohen Gadol, après avoir tout accompli en s’offrant lui-même, est monté au-dessus des Cieux et s’est inclus dans l’infini d’Hashem. Par conséquent, le Mashiah n’a pas été seulement rangé au rang des « esprits des Tsadikim parvenus à la perfection » et des anges, mais il s’est carrément assis à la droite de D.ieu, couronné de gloire et d’honneur, avec un nom au-dessus de tout nom, et ayant reçu toutes choses sous ses pieds.

 

 

  • c’est à nous de l’attester fermement : il est remarquable de voir dans cette Lettre la sollicitude avec laquelle l’auteur, inspiré du Rouah Hakodesh, insiste sur la persévérance et la fermeté de la profession de foi Nazaréenne. Et en effet, tous les talmidim du Rabbi devront considérer leur foi comme étant un « objet précieux » que tous les ennemis du monde tenteront constamment de leur arracher comme il est également enseigné : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » (Yohanan 15 :19)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Car nous n’avons certes pas un grand desservant incapable de compatir à nos faiblesses : en tout il est éprouvé par la similitude, sauf pour la faute.

 

 

  • Car nous n’avons certes pas un grand desservant : dans notre Lettre, c’est surtout en sa qualité de Cohen Gadol que le Mashiah nous est représenté comme étant « élevé au-dessus des Cieux » (Hébreux 7 :26). En effet, ce que le Cohen Gadol faisait autrefois « en figure », lorsqu’il traversait « le lieu saint » et entrait dans « le lieu très saint » avec le sang des sacrifices en faveur des péchés du peuple Juif ; actuellement, le Rabbi de Natzeret le fait dans une « vraie » réalité spirituelle. De ce fait, en ayant commencé la réparation de la faute d’Adam Harichon, cause perpétuelle de séparation entre Hashem et ses enfants, Rabbi Yeshoua établit une nouvelle communion bien plus intime et plus vivante entre D.ieu et les siens comme il est dit : « Mais maintenant, dans le Mashiah Yeshoua, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Mashiah. » (Éphésiens 2 :13) ou encore : « Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les Cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1 :20)

 

 

  • incapable de compatir à nos faiblesses : nous aurions pu penser que la grandeur du Mashiah l’en aurait empêché et bien non ; s’il est « le plus grand Rabbi du monde », il est aussi « le plus grand médecin » du monde et en tant que tel, Rabbi Yeshoua compatie à nos infirmités, à nos faiblesses, à nos difficultés, à nos peines et à nos combats comme il est également enseigné chez les ‘hassidim de Breslev : « On doit rechercher le plus grand des Rabbis car (…) plus l'homme est petit, et plus il lui faut un grand Rabbi, qui aura une habilité telle qu'il pourra faire revêtir l'intellect suprême aussi élevé que celle-ci, c'est-à-dire la perception du Saint Béni Soit-Il, à un homme aussi insignifiant et éloigné que lui, car plus le malade est faible, et plus il lui faut le plus grand des médecins. » (Torah n°30 du Likouté Moharan I). Et ailleurs, le Mashiah n’a-t-il pas enseigné : « Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Matityahou 9 :12)

 

 

  • en tout il est éprouvé : et quelle est la raison qui nous en est donnée ? C’est que lui-même « a été tenté en toutes choses comme nous » et par conséquent, on sympathise toujours aux douleurs que les autres ressentent lorsqu’on y a passé soi-même, et c’est le cas de notre Cohen Gadol messianique. En effet, Yeshoua a été tenté et éprouvé en toutes choses comme nous ; et comme nous l’avons lu dans le chap. 2 de cette Lettre, le Rabbi a participé au sang et à la chair : il a été un homme de douleurs, il a été dans le trouble et l’angoisse, il a ressenti des souffrances morales, il a ressenti des infirmités physiques comme la fatigue, la faim et la soif, etc… etc… Il a souffert de la contradiction d’opposants, il a été assailli par toutes les ruses de son Yetser Hara. De ce fait, il fut « semblable en toutes choses à ses frères » afin d’être pour eux un miséricordieux et fidèle intercesseur. Et c’est ainsi qu’il peut compatir pour nous après avoir traversé les Cieux, où il est à l’abri de toutes ces infirmités et ces souffrances.

 

  • par la similitude : en fait, ce verset contient un enseignement de la plus haute importance sur la nature « humaine » de Yeshoua. À ce sujet, il est également enseigné : « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que le Mashiah Yeshoua est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antimessie. » (2 Yohanan 1 :7)

 

  • sauf pour la faute : néanmoins, une différence notoire sépare le Rabbi et les siens, c’est que Rabbi Yeshoua n’a jamais connu le faute comme il est dit : « Lui qui n'a point commis de péché et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude. » (1 Kéfa 2 :22) ou encore : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de D.ieu. » (2 Corinthiens 5 :21). Ailleurs, il est également enseigné de la part du Rabbi dans un apocryphe : « Voici, la mère du Seigneur et ses frères lui ont dit : Yohanan HaMatbil immerge pour la rémission des péchés ; allons et immergeons-le par lui. Mais Il leur dit : En quoi ai-je péché pour que j'aille me faire immerger par lui ? » (Jérôme, Contre Pélage 3 :2)

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Approchons-nous donc avec confiance du trône du chérissement, pour que nous recevions la merci, et que, le chérissement, nous le trouvions comme secours, à temps.

 

 

  • Approchons-nous donc avec confiance du trône du chérissement : le « Trône d’Hashem » apparaît souvent dans notre conscience, comme étant le « Trône de la justice divine ». Or, si le concept spirituel est évidemment vrai puisque Hashem est un D.ieu juste, il est aussi clairement notoire que pour un Nazaréen, ce « Trône de la justice » est devenu en Yeshoua, le « Trône de la miséricorde divine » puisque par le Mashiah, nous avons été réconciliés avec Hashem et complétement justifiés. En d’autres termes, nous avons désormais un Cohen Gadol qui intercède en notre faveur depuis les mondes supérieurs, et qui a également compassion de nos infirmités. N’est-ce pas extraordinaire ? À ce sujet, il est également enseigné : « Nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de D.ieu avec confiance. » (Éphésiens 3 :12) ou encore : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Mashiah Yeshoua. » (Romains 8 :1) ou encore : « À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. » (Romains 5 :9)

 

 

  • pour que nous recevions la merci, et que le chérissement : les Nazaréens peuvent ainsi, aller en toute confiance devant le « Trône de la grâce » afin de trouver miséricorde auprès d’Hashem en tout temps : la miséricorde puisque nous sommes faibles et chancelants ; et la grâce car nous ne méritons pas toujours ce qu’Hashem nous offre et ce, avec abondance. En soi, « obtenir miséricorde « et « trouver grâce » sont des expressions à peu près similaires mais que l’auteur emploie deux fois afin de nous inspirer d’autant plus confiance en cette miséricorde divine. N’est-il pas enseigné comme encouragement : « Que dirons-nous donc à l'égard de ces choses ? Si D.ieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8 :31)

 

 

  • nous le trouvions comme secours, à temps : proches du « Trône de la miséricorde » par l’intermédiaire de leur Tsadik, les Nazaréens doivent constamment confier au Maître du monde, dans « le nom de Yeshoua », leurs chagrins, leurs soucis, leurs inquiétudes et en conséquence, ils recevront d’Hashem, le secours, et en son temps comme il est dit : « Il fait toute chose bonne en son temps. » (Qohelet 3 :11)