CHAPITRE 3

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Donc, frères consacrés, partenaires de l’appel venu du ciel, contemplez l’envoyé, le grand desservant de notre conviction, Iéshoua‘.

 

 

  • Donc, frères consacrés : par le Tsadik de vérité, Rabbi Yeshoua de Natzeret comme il est dit : « Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur et Mashiah Yeshoua, et par l'Esprit de notre D.ieu. » (1 Corinthiens 6 :11)  

 

 

  • partenaires de l’appel venu du ciel : en lien avec la grâce d'Hashem laquelle s'est manifestée dans l'œuvre du Mashiah comme il est dit : « Mais, lorsque la bonté de D.ieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par l’immersion de la régénération et le renouvellement du Rouah Hakodesh, qu'il a répandu sur nous avec abondance par le Mashiah Yeshoua notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. » (Titus 3 :4-7)

 

 

  • contemplez : avec amour, passion et abnégation. 

 

 

  • l’envoyé : le Rabbi étant le vrai « Oint » de l'Éternel comme cela fut « caché » par allusion dans les prophéties de Daniel : « Après les soixante-deux semaines, un Oint [un Mashiah] sera retranché, et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le Sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre. » (Daniel 9 :26)

 

 

  • le grand desservant : en fait, ce verset est la conclusion de ce qui a été présenté dans les deux premiers chapitres. Nous y avons vu la gloire infinie du Mashiah élevé au-dessus des anges et qui en même temps, est couronné de gloire et d’honneur à la droite d’Hashem, et qui attend que toutes choses lui soient soumises de façon officielle. Et d’un autre côté, nous y avons aussi vu un Mashiah décrit comme un Tsadik miséricordieux et fidèle, devenu Cohen Gadol et qui ayant tenté en toutes choses, est à même de secourir ceux qui sont aujourd’hui tentés. C’est donc sous ce double caractère que nous avons à considérer Yeshoua, soit dans son ‘habit de « Mashiah glorifié » mais également dans son habit de « Cohen Gadol » assis à la droite d’Hashem. À noter qu’il est vraiment remarquable qu’il nous soit présenté dans cette Lettre non seulement comme « l’Oint de l’Éternel » (Hébreux 1 :9) mais aussi dans le sens, où cet Oint exerce désormais une kéhouna [une sacrificature, soit une prêtrise] depuis les mondes supérieurs.

 

 

  • de notre conviction, Iéshoua‘ : cela concerne notre profession de foi. En d’autres termes, nous croyons que Rabbi Yeshoua de Natzeret est un homme de la même nature que nous, ayant reçu l'âme messianique de l'endroit appelé « Kan Tsipor » depuis le Gan Eden, et est devenu par ses mérites, le Roi Messie. (Marcos, chap. 1). Nous croyons également que Yeshoua, en tant que Tsadik, peut expier les fautes de tout homme l'acceptant comme « Maître » et « Roi Messie », ce qui était également le but de son premier dévoilement comme il est écrit : « Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités. » (Yeshayahou 53 :11). Il serait aussi utile de préciser ici, que nous croyons que Yeshoua incluait en lui la dimension du « Mashiah ben Yossef » et celle du « Mashiah ben David » et qu'il reviendra pour délivrer Israël, puis les nations. (‘Hayé Moharan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     il adhère à celui qui l’a fait, comme aussi Moshè dans toute sa maison.

 

 

  • il adhère à celui qui l’a fait : Rabbi Yeshoua de Natzeret a été jugé digne selon le Maître du monde, d'être le futur « Roi d'Israël » mais également celui du monde entier en raison de sa sainte adhérence, soit de sa sainte émouna ; celle-ci ayant été rendue parfaite par sa Torah et ses œuvres comme il est dit : « Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? (…) Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. (…) Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ?  (…) Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » (Yaakov 2 :14-26)

 

 

  • comme aussi Moshè : comme nous l’avons compris, le Mashiah tout comme Moshé au Har Sinaï, fut émissaire de D.ieu en son temps, transmettant la vérité et la volonté d’Hashem à l'égard du peuple d'Israël. Selon ce contexte, Yeshoua, à l'instar de Moshé, a accompli son rôle de Prophète comme cela avait été prédit dans le Sefer Devarim : « L'Éternel, ton D.ieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi : vous l'écouterez ! » (Devarim 18 :15). De la même façon, toujours à l'instar de Moshé Rabbénou, Rabbi Yeshoua intercède désormais pour le peuple et ce, en tant qu'intercesseur pour les siens comme il est dit : « Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton Livre que tu as écrit. » (Shemot 32 :32)

 

 

  • dans toute sa maison :  Moshé Rabbénou étant considéré par le Judaïsme comme le plus grand Tsadik de tous les temps comme il est également rapporté par le Rabbi de Loubavitch : « La place que Moshé tient dans la Torah est unique. En effet, aucun personnage de la Bible n’est aussi souvent cité. Depuis sa naissance, dans la paracha Shemot, il n’y a pas de paracha qui ne cite son nom de façon explicite. Toutes les parashiot [excepté celle de Tetsavé] rappellent son nom. (…) Moshé est tellement lié à la Torah que le Prophète la nomme « Torath Moshé », soit la Torah de Moshé ; et il mérite bien cette distinction car, selon le Midrash, son sacrifice pour la Torah n’avait pas de limites. (…) Rachi précise : « Moshé est le peuple Juif, et le peuple Juif est Moshé. » (…) ainsi, nous devons imiter Moshé, le berger fidèle. Comme lui, nous devons aimer tous nos frères Juifs quelle que soit leur situation spirituelle et morale. Et c’est avec le même sacrifice que nous devons constamment et sans aucune réserve nous efforcer à les approcher à la Torah, notre héritage. » (Rabbi de Loubavitch, Likouté Si’hot, vol. XXI)

 

 

 


 

 

 

 

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3.     Oui, il a été rendu digne de plus de gloire que Moshè, comme le constructeur a plus d’honneur que la maison.

 

  • Oui, il a été rendu digne de plus de gloire que Moshè : comme nous l’avons déjà cité dans les chapitres précédents, il est enseigné selon les dires du Midrash : « Il s’élèvera plus haut qu'Avraham, il grandira plus que Moshé, et il sera placé très haut, plus haut que les anges du service divin. » (Yalqout Shimoni 2 :476 sur Yeshayahou). Ailleurs, il est également enseigné selon la tradition Juive que le Mashiah aura une certaine supériorité sur Moshé Rabbénou lui-même puisqu’il est dit : « Et l'Esprit de D.ieu planait. » (Béréshit 1 :2). En effet, les Sages enseignent dans Béréshit Rabah au chap. 2, qu’il s’agit de l'Esprit du Roi Messie. Or, le verset continue « sur la surface des eaux » (Béréshit 1 :2) car cette seconde partie, toujours selon les Maîtres, ferait en réalité référence au fait que le Mashiah sera d’un niveau plus élevé que celui de Moshé qui est justement « sortie des eaux » comme c’est cela est relaté dans le Sefer Shemot.

 

 

  • comme le constructeur a plus d’honneur que la maison : cet exemple matériel est utilisé par l’auteur afin d’argumenter son développement. En effet, il est logique de dire que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que l’habitant puisque la maison n’existerait tout simplement pas sans la présence d’un constructeur. En l’occurrence, le peuple Juif, la Torah, etc… n’auraient « aucun but » puisque tout dépend du principe « messianique » lequel s’est parfaitement accompli en Yeshoua comme il est dit : « Car le Mashiah est le but, soit la finalité de la Torah. » (Romains 10 :4) ou encore : « Rabbi Yohanan a dit : Le monde a été créé en vertu du mérite du Mashiah. » (Sanhédrin 98b). De ce fait, si Moshé en tant que « Berger » peut être comparé à Yeshoua et ce, sous le rapport de sa fidélité envers Hashem, il lui est bien inférieur pour l’honneur qui lui revient étant donné que le Rabbi a été élu « Roi » d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Oui, toute maison est construite par quelqu’un ; mais celui qui a tout construit, c’est Elohîms.

 

  • Oui, toute maison est construite par quelqu’un : au verset précédent, l’auteur a attribué au Mashiah le rôle de « constructeur » mais en réalité, dans l’absolu, ce rôle appartient exclusivement au Maître du monde comme il est dit : « D.ieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que D.ieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15 :27-28). En d’autres termes, Rabbi Yeshoua bien qu’il soit plus important que Moshé Rabbénou, n’est que le représentant d’Hashem auquel il est subordonné, et D.ieu demeure bien être celui qui a construit toutes choses.

 

 

  • mais celui qui a tout construit, c’est Elohîms : de ce fait, Hashem étant le « constructeur » de tous, est digne de recevoir la louange et la gloire pour l’éternité. Amen veAmen.  

 

 


 


 

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5.     Moshè a été fidèle en toute sa maison comme commis, pour le témoignage de ce qui devait être dit.

 

 

  • Moshè a été fidèle en toute sa maison : nos Maîtres dans le Midrash Rabba, nous enseignent qu’une fois que Moshé Rabbénou faisait paître le troupeau de Yitro son beau-père, un petit agneau s’enfuit. Moshé courut après lui jusqu’à ce qu’il arrive à une sorte de maquis. L’agneau y trouva une étendue d’eau et se mit à boire. Lorsque Moshé arriva à côté de lui, il lui dit : Je ne savais pas que tu courrais car tu étais assoiffé. Tu dois être fatigué ! Il le prit sur ses épaules et il revint ainsi. Hashem a alors déclaré : « Tu as une telle pitié pour paître le troupeau des hommes, viens ! Tu vas paître mon troupeau, Israël ! » (Midrash Rabba) et au Rav Zyzek de préciser : « Moshé, qui suivit l’agneau pour comprendre pourquoi avait-il fuit, et qui après qu’il saisit qu’il était assoiffé et épuisé le prit sur ses épaules. Cet exemple dévoila qu’il comprend et distingue avec précision le besoin de toute créature. Le Saint Béni soit-Il le trouva apte à être le berger d’Israël. (…) En fait, des personnalités comme David ou comme Moshé ne sont pas des dirigeants car ils ne gèrent pas un peuple, ils s’occupent d’un peuple ! En termes plus clairs, ils s’investissent dans les besoins de chacun. (Rav Zyzek)

 

 

  • comme commis : par définition, les commis représentent toujours, les plus « hauts fonctionnaires » d'un peuple ; en l'occurrence, la Guemara dans le Traité Taanit appelle Moshé « un Parnass », soit « un nourricier ». Et pourquoi ? Parce qu’il nourrit son troupeau. (Taanit 9a)

 

 

  • pour le témoignage de ce qui devait être dit : en lien avec la Torah d'Israël comme il est dit : « Souvenez-vous de la Torah de Moshé, mon serviteur, auquel j’ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances. » (Malakhi 4 :4)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Le messie est comme un fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, si nous gardons la confiance et la fierté de l’espoir.

 

  • Le messie est comme un fils sur sa maison : continuons dans les enseignements de nos Maîtres : « Je lèverai mes yeux vers les montagnes. (Téhilim 121 :1) ; l'Écriture fait ici allusion au verset : « Qui es-tu, ô grande montagne devant Zéroubavel ? Tu deviendras une plaine. » (Zekharia 4 :7). Et pourquoi ? Car ce verset fait référence au Mashiah, soit au descendant de David. Et pourquoi l'a-t-on appelé « une grande montagne » ? Parce qu'il sera plus grand que les patriarches comme il est dit : « Voici, mon serviteur prospérera, il sera élevé et il sera placé très haut. » (Yeshayahou 52 :13). Il sera élevé au-dessus d'Avraham, élevé au-dessus d'Its’hak et il sera placé plus haut que Yaakov. Il sera élevé au-dessus d'Avraham au sujet duquel, il est dit : « J'ai levé ma main vers l'Éternel. » (Béréshit 14 :22) ; et élevé au-dessus de Moshé dont il est dit : « Porte-les dans ton sein. » (Bamidbar 11 :12) ; et il sera plus élevé que les anges au sujet desquels, il est dit : « Quant à leurs ailes, elles étaient très hautes. » (Yehezqel 1 :18). C'est ce que dit l'Écriture : « Qui es-tu, ô grande montagne ? » (Midrash Tan’houma, Toldos 14)

 

 

  • et sa maison, c’est nous : pour mieux comprendre les postions de l’auteur, citons le Rav Shimon ben Tséma’h Douran sur cette Lettre : « Yeshu et ses talmidim ne sont pas tombés dans l’erreur de penser qu’il était D.ieu ; au contraire, il se désigna lui-même par le terme « Fils de D.ieu » parce qu’il était, à ses yeux, plus grand que tout homme ; et ses talmidim pensèrent aussi qu’il fut « l’élu du genre humain » et fut même élevé au-dessus de Moshé notre Maître, que la paix soit sur lui, car le rang de Moshé était, à leurs yeux, celui d’un serviteur comme il est dit : « Moshé mon serviteur » tandis que le rang de Yeshu était celui d’un « Fils bien-aimé » comme l’un d’entre eux l’a écrit dans l’Épître qu’il envoya aux Hébreux. » (Rav Shimon ben Tséma’h Douran)

 

 

  • si nous gardons la confiance et la fierté de l’espoir : d’un point de vue Nazaréen, cela représente l’attente confiante dans le salut éternel et dans les promesses de la parousie. En gros, la chose espérée, c’est bien « le retour du Rabbi » comme Mashiah ben David. Ailleurs, il est également enseigné : « Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. » (Romains 12 :12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Ainsi, comme le dit le souffle sacré : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix.

 

  • Ainsi, comme le dit le souffle sacré : en référence au Rouah Hakodesh lequel a inspiré de nombreuses fois, le Roi David… À noter que dans cette Lettre, plusieurs fois, nous retrouvons des expressions comme : « L’Esprit Saint dit » ; « l’Esprit Saint nous attesté » ou encore « l’Esprit Saint nous a montré », etc… lorsque le Tanakh est cité. De ce fait, nous avons ici un témoignage clair de la « divine inspiration » du Tanakh et cela en parfaite harmonie, avec les paroles qui ouvrent d’ailleurs cette Lettre comme il est dit : « D.ieu ayant autrefois parlé par les Prophètes. » (Hébreux 1 :1)

 

 

  • Aujourd’hui, si vous entendez sa voix : ce verset des Téhilim est également relié au Mashiah dans la Torah Orale comme il est dit : « Rabbi Yéhochoua rencontra tout d’abord le Prophète Élyahou à l’entrée de la grotte où s’était caché Rabbi Shimon bar Yohaï. Il lui demanda quand viendrait le Mashiah. Va donc le lui demander, lui répondit Elyahou. Mais où le trouverai-je ? demanda Rabbi Yéhochoua ben Lévi. À la porte de Rome, fut la réponse d’Elyahou. Comment le reconnaîtrai-je ? demanda encore Rabbi Yéhochoua. Il est assis parmi les pauvres affligés de maladies. Ceux-ci défont tous leurs bandages, soignent leurs plaies et refont ensuite tous leurs pansements. Le Mashiah agit différemment : il enlève un seul pansement, soigne la plaie qu’il recouvrait puis le remet en place. Il agit ainsi pour chacune de ses plaies, de sorte que, s’il est appelé pour délivrer le peuple d’Israël, il ne tardera pas. Le Talmud raconte que Rabbi Yéhochoua ben Lévi se rendit auprès du Mashiah et qu’il lui demanda : Quand viendras-tu, Maître ? Aujourd’hui, répondit le Mashiah à la grande joie de Rabbi Yéhochoua. Toutefois, le jour passa et le Mashiah ne vint pas. Rabbi Yéhochoua ben Lévi s’en fut se plaindre auprès du prophète Elyahou que le Mashiah lui avait menti. Elyahou lui répondit que ce que le Mashiah voulait dire, c’était : « Aujourd’hui, si vous écoutez sa voix. » (Téhilim 95 :7). » (Sanhédrin 98a)

 

 

 

 

 

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8.     ne durcissez pas vos cœurs comme à Mériba, comme au jour de Massa, au désert. 

 

 

  • ne durcissez pas vos cœurs : au contraire, le but du Rabbi étant de conduire chacun des siens, dans les prophéties de Yehezqel HaNavi comme il est dit : « Je leur donnerai un même cœur, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J'ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair. » (Yehezqel 11 :19) ou encore : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Yehezqel 36 :26)


 

  • comme à Mériba : comme il est enseigné de la plume du Roi David : « Car il est notre D.ieu et nous sommes le peuple de son pâturage, le troupeau que sa main conduit... Oh ! Si vous pouviez écouter aujourd'hui sa voix ! N'endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, comme à la journée de Massa, dans le désert, où vos pères me tentèrent, m'éprouvèrent, quoiqu'ils vissent mes œuvres. Pendant quarante ans j'eus cette race en dégoût, et je dis : C'est un peuple dont le cœur est égaré ; ils ne connaissent pas mes voies. Aussi je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! » (Téhilim 95 :7-11)


 

  • comme au jour de Massa, au désert : la paracha Béchala’h relate en effet, que dans le désert, le peuple Juif a souffert de soif et de faim et s’est plaint à plusieurs reprises auprès de Moshé et d’Aharon. Du coup, Hashem a adoucit miraculeusement les eaux amères de Marah, et, plus tard, fait couler de l’eau d’un rocher en demandant à Moshé de le frapper avec son bâton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     quand vos pères m’ont éprouvé. Ils m’ont scruté, éprouvé, même en voyant mon œuvre.

 

 

  • quand vos pères m’ont éprouvé : en référence aux Juifs de la génération de Moshé Rabbénou. Comme nous l'avons compris, les Nazaréens ne doivent pas reproduire leurs erreurs comme il est également enseigné par Shaoul : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10 :11)


 

  • Ils m’ont scruté, éprouvé : nos Maîtres nous révèlent une parabole pour mieux comprendre l’attitude des enfants d’Israël : « Cela ressemble à un père qui avait un fils ; le père avait l’habitude de lavait son fils, il le frictionnait avec de l’huile, lui donnait à boire et à manger, et suspendait à son cou une bourse d’argent, puis le plaçait devant une maison de débauche. Comment dans ces conditions, le fils peut-il se retenir de fauter ? » (Brakhot 32a). Qu’est-ce que cela signifie ? En réalité, nos Sages nous enseignent que l’attitude de ce père généreux envers son fils contient des points communs avec les diverses bontés qu’Hashem a prodiguées au peuple à leur sortie d’Egypte : D.ieu les a « lavés » de leurs fautes, il leur a donné chaque jour à manger de la manne, il leur a fait bénéficier de l’or et l’argent des Egyptiens, alors qu’ils vivaient dans un région d’idolâtres, près des filles de Midian (Sifté 'Hakhamim, rapporté par le Pr. F. H Lumbroso, Récits Talmudiques commentés). Ce que soulignent ainsi les Sages, c’est le décalage entre les efforts fournis par les enfants d’Israël et le niveau spirituel qu’ils avaient atteint. Tout se passe comme si leur ascension spirituelle leur avait été offerte sur un plateau sans exiger d’efforts réguliers de leur part. Or, un homme ne peut se transformer intrinsèquement s’il ne fournit pas lui-même les efforts nécessaires à son élévation spirituelle. (Si'hot Moussar, Rav. H. Chmoulevitch)

 

 

  • même en voyant mon œuvre :  et voilà pourquoi la servante qui avait pourtant vu tant de miracles ne s’est pas transformée en prophétesse pour le restant de ses jours, mais est restée servante. A peine la vision s’est-elle évanouie, qu’elle retourna à ses habitudes de servante. L’homme a beau être témoin de miracles, percevoir la main de D.ieu dans le cours de sa vie, s’il n’a pas effectué un travail intérieur de préparation, soit d’efforts personnels pour accueillir cette vision et lui donner une postérité, une pérennité ; il restera dans son état antérieur et ne sera pas modifié par son expérience. Voilà également pourquoi également les enfants d’Israël ont pu faire preuve d’une telle ingratitude par la suite, et commettre la faute du veau d’or. Les miracles auxquels ils avaient assisté n’étaient pas proportionnels à leur progression spirituelle personnelle et à leurs efforts de construction intérieure. C’est ainsi que nos Sages nous mettent en garde et nous disent que, en matière spirituelle : « Si on te dit : Je n’ai pas fait d’efforts et j’ai réussi, ne le crois pas ! Mais si on te dit : J’ai fait des efforts et j’ai réussi, crois-le ! » (Méguila 6b). En soi, chacun part d’un niveau différent selon son éducation, son environnement, sa sensibilité, mais ce qui importe aux yeux du Tout Puissant c’est de constater l’effort qu’il est prêt à accomplir pour se transformer. (Pirké Avot)

 

 

 

 

 

 

 

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10.     quarante ans. Aussi j’étais irrité contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils errent par le cœur ; eux-mêmes ne connaissent pas mes routes.

 

 

  • quarante ans : au sujet de cette époque, il est enseigné par le Rav Guenoun : « D’une manière générale, nous devons savoir comment aborder « les fautes » des personnages bibliques. En effet, la Torah nous enseigne que plus une personne est spirituellement élevée, plus le mauvais penchant la guette. (Soukka, p. 52). Ce qui veut dire que les grands, du fait de leur grandeur justement, ont un libre arbitre et une lutte avec eux-mêmes qui sont complètement différents des nôtres. Mais ce n’est pas tout puisque la Torah nous apprend également que D.ieu est exigeant avec ceux qui l’entourent ; avec les grands, à la mesure de l’épaisseur d’un cheveu. (Baba Kama, p. 50). (…) Si bien que notre jugement, vis-à-vis des générations précédentes, celles proches de la révélation et plus élevée spirituellement que nous, ne doit pas être comparé au nôtre ; nous ne sommes tout simplement pas soumis aux mêmes normes que ces géants-là. » (Sanhédrin, p.86). » (Rav Chalom Guenoun)

 

 

  • Aussi j’étais irrité contre cette génération : néanmoins, malgré nos différences générationnelles, nous devons tout faire pour ne pas reproduire leurs échecs. En l'occurrence, nous devons avoir foi dans le Mashiah et grandir « spirituellement » avec Hashem tout en étant connectés avec ses mérites comme il est également enseigné chez les ‘hassidim au sujet de Rabbi Na’hman de Breslev : « Il est dit qu’à l’ouverture de la mer rouge, une simple servante vit des révélations que les plus grands Prophètes ne virent pas. Comment cela est-il possible ? Par le mérite de Moshé Rabbénou, le Tsadik de la génération de l’époque. De même, de nos jours, l’attachement au Tsadik nous propulse dans notre service divin. En effet, l’attachement au Tsadik fait de nous des personnes énergiques, confiantes, motivées, heureuses, assoiffées de Torah et emplis de crainte du ciel. Si seulement tout le monde savait qu’un tel cadeau existait ! » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • et j’ai dit : Toujours ils errent par le cœur : puisque le cœur est corrompu comme il est dit : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Yrmeyahou 17 :9)

 

 

  • eux-mêmes ne connaissent pas : plusieurs chemins doivent être empruntées pour qu'un Nazaréen réussisse dans sa Avoda Hashem : être attaché avec le Tsadik et avec sa Shekhina, faire hitbodedout, faire de la tsédaka et être besim'ha. Et pourquoi ? Car toutes ces choses sont un « tremplin » pour réussir dans les voies de la Torah, soit dans les mitsvot. 

 

 

  • mes routes : celles-ci étant clairement indiquées dans la Torah de Moshé comme il est dit : « Tu ne te détourneras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd'hui, pour aller après d'autres dieux et pour les servir. » (Devarim 28 :14)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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11.     Aussi, j’ai juré dans ma brûlure qu’ils n’entreraient pas dans mon repos.

 

 

  • Aussi, j’ai juré dans ma brûlure : le mot « brûlure » est un terme utilisé pour désigner la colère d'Hashem et à ce sujet, il est enseigné par le Rav Dayan : « D'une manière générale, Hashem se met en colère lorsque l'on ne respecte pas sa Parole et qu'il ne s'agit pas d'une circonstance atténuante. Assez souvent, Hashem se montre longanime et miséricordieux mais cela peut varier d'une personne à l'autre, en fonction de certains facteurs qui parfois nous échappent. (Rachi, passage Méhéra sur Devarim 11 :17). Dans le Talmud Sanhédrin 111b et 113b, nos Sages enseignent qu'Hashem est en colère lorsque les méchants se trouvent dans le monde et ne font pas téchouva. Dans le Talmud Sota 47b, nos Sages disent qu'Hachem se met en colère lorsque la justice n'est pas rendue comme il se doit. Dans le Talmud Brakhot 19a et Sota 4b, on nous dit qu'Hashem est en colère lorsque l'on ne respecte pas les lois de « netilat yadaim » avant la consommation de pain. » (Rav Gabriel Dayan)

 

 

  • qu’ils n’entreraient pas dans mon repos : en Eretz Israël car ce repos ne se mérite que par la foi comme il est dit : « La foi, la prière, les miracles et Eretz Israël sont l’expression d’un unique concept, et ils dépendent tous les uns des autres. » (Likouté Etsot, Chap. Vérité et Foi, 2) ; en d'autres termes, pour les Nazaréens, le concept d'Eretz Israël ne se mérite qu’en Yeshoua. Outre ce sujet important, nous devons également apprendre de nos ancêtres, que lorsque nous sommes confrontés à un défi, comme c’est le cas dans la Paracha Béchala’h avec l’arrivée de Pharaon, nous devons le considérer comme l’occasion d’un épanouissement spirituel plutôt que tenter de s’y dérober. En effet, nos ancêtres implorèrent le secours d’Hashem en voyant l’armée égyptienne approcher ; et de ce fait, il est aisé de comprendre que c’est malheureusement souvent l’épreuve qui sollicite nos réserves d’énergie les plus profondes. A contrario, le confort et le bien-être peuvent nous faire perdre de vue certaines priorités et ainsi, émousser notre conscience de l’importance vitale de notre mission divine. (Torah Or 61c ; Sefer HaMaamarim 5721, pp. 257–8 ; Si’hot Kodesh 5721, pp. 62–3. 5726, pp. 209–210). De la même façon, comme nous l’avons déjà détaillé plus haut, les événements qui se produisent sans efforts de notre part n’ont pas vraiment d’incidence sur nous et ce, même s’il s’agit parfois de miracles… Et pourquoi ? Car c’est seulement lorsque nous déployons des efforts que nous apprécions les miracles de D.ieu qui les consacrent. Il en va de même dans tous les enjeux de la vie : solliciter la bénédiction de D.ieu ne suffit pas ; nous devrons toujours déployer l’effort susceptible de véhiculer cette bénédiction. Regardons de nouveau dans la Paracha Béchala’h avec l’épisode de la manne, on voit bien qu’Hashem a voulu que les Juifs sortent pour recueillir la manne plutôt que de la déposer devant leur porte ; ainsi les prépara-t-il à leur entrée à venir dans le monde réel. Si l’acquisition de la manne n’avait pas requis d’effort humain, le peuple Juif aurait tenu la chose pour un miracle isolé et n’aurait eu aucun rapport avec la vie réelle ; et en étant eux-mêmes mis à contribution pour recueillir la manne, les Juifs apprirent que l’effort humain et les bénédictions de D.ieu œuvrent de concert. (Likouté Si’hot, vol. 16, pp. 177–178)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Voyez, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur criminel, sans adhérence, écarté d’Elohîms, le vivant.

 

 

  • Voyez, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur criminel : un cœur « amoureux » des biens matériels, soit des plaisirs de ce monde ; et voilà pourquoi notre Maître Yaakov nous a prévenus dans sa Lettre : « Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de D.ieu. » (Yaakov 4 :4) et ce, tout comme Shaoul lorsqu’il a témoigné ouvertement : « Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à D.ieu. » (Romains 8 :8)


 

  • sans adhérence : tout Nazaréen se doit ainsi, de perfectionner non seulement sa foi en Hashem mais également sa foi dans le Tsadik de vérité comme il est dit : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Yohanan 15 :4-5)

 

 

  • écarté d’Elohîms, le vivant : mais comment se rapprocher constamment d’Hashem ? Et ce, de façon toujours plus intense ?  Rabbi Na’hman de Breslev nous a enseigné dans le Likouté Moharan, que la multiplication des supplications, des requêtes et des prières dans l’isolement [hitbodedout] était l’essentiel, soit la racine et la fondation de tous les conseils pour se rapprocher d’Hashem Béni soit-Il ; et était le seul moyen pour vaincre son mauvais penchant. Et si l’homme est suffisamment fort et brave pour constamment prier et supplier Hachem béni soit-Il, d’une façon ou d’une autre, il est certain qu’il gagnera cette guerre conformément aux conseils de Rabbi Na’hman de Breslev. (Torah n°101 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Mais exhortez-vous vous-mêmes chaque jour, tandis qu’il s’appelle encore aujourd’hui, pour que l’un de vous ne s’endurcisse pas dans la tromperie de la faute.

 

  • Mais exhortez-vous vous-mêmes : les Nazaréens doivent s’encourager mutuellement, ceci est une notion extrêmement importante…

 

 

  • chaque jour, tandis qu’il s’appelle encore aujourd’hui : afin qu'aucun d’entre nous ne s’endurcisse par la séduction du péché ; ce monde étant un monde de tromperies, de vices, etc… En fait, en même temps que chacun doit prendre garde à lui-même et aux ruses de son propre cœur, tous les Nazaréens doivent également apprendre à s’exhorter et à s’encourager mutuellement, et cela « chaque jour » jusqu’au retour du Rabbi de Natzeret. En effet, il est connu que nous avons plus d’énergie et de courage en combattant tous ensemble plutôt que séparément. Le « chaque jour » employé par l’auteur est également à propos puisque chaque jour, jusqu’à ce que nous soyons « au bout de la course », se rencontrent l’ensemble de nos épreuves, de nos difficultés et de nos tentations.

 

 

  • pour que l’un de vous ne s’endurcisse pas dans la tromperie de la faute : comme il est dit : « Israël a reçu la Torah dans le désert, qui est un endroit délaissé, et sans propriétaire apparent. Pourquoi ? Car sans la Torah, le monde entier est abandonné, tel un désert et chacun peut y imposer sa loi, à D.ieu ne plaise. (…) Mais celui qui ne suit pas les voies de D.ieu, c’est lui le « véritable abandonné » car il n’y a pas plus grande capitulation que de délaisser la vie éternelle et le bien authentique et durable, pour un court moment de plaisir en ce monde matériel, qui est comme une ombre passagère et dont tous les agréments sont gâtés par l’amertume et la colère, le deuil et la douleur. Il n’existe pas un seul homme qui, poursuivant ce monde ci, en ait tiré la moindre satisfaction car toute son existence n’est que mécontentement et souffrance, dans un monde empli de blessures, d’ennuis et de tourments, d’inquiétude et d’amertume, à chaque instant, comme cela est développé dans les écrits du Chlah Hakadosh. » (Likouté Halakhot de Rabbi Nathan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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14.     Oui, nous sommes devenus participants au messie, si nous gardons l’entête de notre assurance jusqu’à la fin, avec fermeté.

 

 

  • Oui, nous sommes devenus participants au messie : les Nazaréens sont les héritiers de la grâce d'Hashem manifestée en Yeshoua, et les cohéritiers du Rabbi mais chacun doit s'en montrer dignes par de bonnes œuvres comme il est dit : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. » (Philippiens 2 :12) et ailleurs, il est clairement précisé : « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de D.ieu, et cohéritiers du Mashiah, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. » (Romains 8 :17)

 

 

  • si nous gardons l’entête de notre assurance : en lien avec notre foi dans le Mashiah.


 

  • jusqu’à la fin, avec fermeté : comme il est dit : « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » (Matityahou 10 :22) et ailleurs, dans la Didaké, il est également enseigné : « Réunissez-vous fréquemment, cherchant ce qui convient à vos âmes car tout le temps de votre foi ne vous servira de rien si au dernier moment vous n'êtes pas devenus parfaits. » (Didaké 16 :2)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     en ce qui a été dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur comme à Mériba.

 

 

  • en ce qui a été dit : dans les Téhilim du Roi David. 

 

 

  • Aujourd’hui, si vous entendez sa voix : la Parole d'Hashem proclamée par son Oint et ses Apôtres comme il est dit : « La Torah a été donnée par Moshé, la grâce et la vérité sont venues par le Mashiah Yeshoua. » (Yohanan 1 :17). En d’autres termes, c’est bien « tous les jours » que la voix du Mashiah se fait entendre, non seulement pour appeler les pécheurs au salut éternel mais aussi pour encourager les Nazaréens à la vigilance et à la persévérance. 

 

 

  • n’endurcissez pas votre cœur comme à Mériba : au contraire, tout Juif comme tout non-Juif doit « céder » à l'amour du Mashiah et ce, afin d'accéder à une meilleure connaissance d'Hashem comme il est dit : « Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Matityahou 11 :27). À noter que la « combine » principale du Satan consiste à agir sur notre cœur mauvais, pour y jeter de la défiance à l’égard d’Hashem et de ses promesses. En effet, analysons : le peuple Juif, dans le désert, bien qu’ayant vu toutes les œuvres de D.ieu, sa puissance et ses miracles, céda aux mauvaises inclinations de son cœur, tomba dans l’incrédulité, et perdit complétement de vue l’assurance qu’Hashem lui avait donnée d’entrer en Eretz et d’y trouver le repos, et il se révolta. C’est malheureusement la pente naturelle du cœur… De ce fait, nous devons prendre garde afin que le Yetser Hara ne nous entraine pas dans ce même péché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Oui, qui sont les entendeurs qui ont disputé ? Ne sont-ils pas tous ceux qui étaient sortis de Misraîm grâce à Moshè ?


 

  • Oui, qui sont les entendeurs qui ont disputé : la réprimande est également lancée contre la Kéhila, chaque Nazaréen se doit ainsi, de se sanctifier, de développer sa émouna et d'acquérir de « l'assurance » devant le Maître du monde comme il est dit : « Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant D.ieu. » (1 Yohanan 3 :21) ou encore : « Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Loucas 18 :8). De la même façon, le Rabbi de Loubavitch a enseigné : « Tout comme la sortie d’Égypte se reproduit dans toutes les générations et chaque jour, il en va de même de la guerre contre Amalek. Chaque jour, nous devons faire taire la voix du doute qui cherche à freiner notre progrès spirituel. Dès lors que nous parvenons à quitter notre Égypte personnelle et à vaincre notre Amalek intérieur, nous sommes prêts à recevoir la Torah de nouveau et à entrer dans notre Terre promise. La mise en œuvre avec succès de cet essor spirituel à titre individuel hâtera son accomplissement collectif, et portera le monde jusqu’à sa rédemption messianique ». (Si’hot Kodesh 5739, vol. 2, pp. 144–145 ; Torah Or 84b–85b ; Sefer HaMaamarim 5747–5751, pp. 101–105)

 

 

  • Ne sont-ils pas tous ceux qui étaient sortis de Misraîm : pour les Nazaréens, il s'agit d'un « Égypte spirituel » duquel le Mashiah nous a tous libéré. 

 

 

  • grâce à Moshè : conclusion, nous devons persévérer dans notre foi et ne jamais lâcher le combat comme il est dit : « Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de D.ieu dans le Mashiah Yeshoua. » (Philippiens 3 :14)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Et contre qui s’est-il irrité quarante ans ? N’est-ce pas contre les fautifs dont les membres tombèrent dans le désert ?

 

 

  • Et contre qui s’est-il irrité quarante ans : et ce, malgré le fait qu'Hashem s'est toujours montré patient et bienveillant envers son peule. Aujourd'hui, nous devons nous perfectionner et constamment avancer dans la kédoucha afin de ne pas subir un tel sort. En effet, le but d'un Nazaréen authentique doit être de se rapprocher de la grâce d’Hashem [cachée dans sa Torah] et justement, de ne pas utiliser « cet amour disponible en Yeshoua » pour se pervertir comme Yéhouda le fera remarquer : « Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul Rabbi et Seigneur, le Mashiah Yeshoua. » (Yéhouda 1 :4)


 

  • N’est-ce pas contre les fautifs : outre les mitsvot, les Juifs de cette génération avaient manqué de émouna en Hashem et en Moshé ; les Nazaréens, étant accrochés au Mashiah, ne devront pas reproduire ces mêmes erreurs. En d'autres termes, le but doit être de se sanctifier au maximum de nos capacités comme il est dit : « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de D.ieu. » (2 Corinthiens 7 :1) ou encore : « Car D.ieu ne nous a pas appelés à l'impureté, mais à la sanctification. » (1 Thessaloniciens 4 :7)


 

  • dont les membres tombèrent dans le désert : nous en avons un exemple avec Kora'h lequel s'est révolté contre les autorités mis en place par Hashem, soit Moshé et Aaron ; de la même façon, les Nazaréens ne doivent pas se révolter contre leurs responsables, soit contre les enseignements du Mashiah dévoilés par ses talmidim comme il est dit : « J'ai écrit quelques mots à la Kéhila ; mais Diotrephès, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de la Kéhila. » (3 Yohanan 1 :9-10)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon aux rebelles ?

 

 

  • Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos : étant des adhérents dans le Mashiah, nous ne devons pas ressembler aux impies de la génération de Moshé et ce, afin d'entrer dans la promesse : soit dans « la Jérusalem Céleste » comme il est dit : « Et je vis descendre du Ciel, d'auprès de D.ieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. » (Révélation 21 :2) ou encore : « Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du Ciel d'auprès de D.ieu, ayant la gloire de D.ieu. » (Révélation 21 :10)

 

 

  • sinon aux rebelles : nous devons ainsi, nous éloigner du comportement de Kora'h, de Datan et d'Aviram comme il est dit : « Parle à l'assemblée, et dis : Retirez-vous de toutes parts loin de la demeure de Kora’h, de Datan et d'Aviram. » (Bamidbar 16 :24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Nous le voyons : ils n’étaient pas aptes à entrer, à cause de leur manque d’adhérence.

 

 

  • Nous le voyons : également avec la faute des explorateurs. 

 

 

  • ils n’étaient pas aptes à entrer : puisqu'ils n'avaient pas atteint un bitoul parfait avec le Tsadik de leur génération lequel était Moshé Rabbénou comme il est enseigné par le Rav Avraham Ifra'h : « C’est le jour du 9 Av que les explorateurs exposèrent leur rapport aux enfants d’Israël et commirent une terrible faute, entraînant la mort de toute une génération dans le désert. Mais, rappelons-le, parmi les explorateurs, deux s’abstinrent de dégrader l’image d’Eretz Israël et, malgré l’avis de leurs confrères, encouragèrent même le peuple à monter ! Qui sont ces héros qui se dressèrent contre tous ? Il s’agit de Kalev et Yéhochoua. Mais pourquoi ces Tsadikim ont-ils réussis, et les autres non ? En fait, voilà la clé : Yéhochoua avait le mérite de Moshé Rabbénou, et était accroché au Tsadik de la génération ; et Kalev, lui est allé sur le tombeau des Patriarches, il s’est aussi accroché aux Tsadikim. Le secret, c’est que tous les deux ne se sont pas considérés comme étant indépendants. » (Rav Avraham Ifra’h)


 

  • à cause de leur manque d’adhérence : comme il est dit : « Ils montèrent jusqu'à la vallée d'Eschcol, et, après avoir examiné le pays, ils découragèrent les enfants d'Israël d'aller dans le pays que l'Éternel leur donnait. » (Bamidbar 32 :9). Les derniers versets de ce chapitre forment clairement une parenthèse qui présente la marche et la chute d’Israël dans le désert, comme exemple de ce qui peut arriver à ceux qui professent le nom du Mashiah Yeshoua. En effet, le peuple d’Israël était autrefois sorti d’Égypte sous la conduite de Moshé, ils avaient tous entendu la voix de D.ieu, et malgré cela ils se sont révoltés contre lui et l’ont irrité. Durant quarante années, l’indignation de D.ieu contre eux persista et leurs corps tombèrent malheureusement dans le désert. En d’autres termes, ils n’entrèrent pas dans le « repos » promis puisque leur incrédulité les en empêcha. L’avertissement s’applique également à ceux qui, professant leur foi en Yeshoua, se laissent décourager et, par incrédulité, ne restent pas fermes jusqu’au bout.