CHAPITRE 2

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Pour cela il nous incombe de prêter une surabondante attention à ce qui a été entendu, par peur d’être dévoyés.

 

 

  • Pour cela il nous incombe de prêter une surabondante attention : chaque Nazaréen doit vraiment prendre garde à conserver sa foi et ce, contre toutes formes de persécutions possibles. De plus, chacun doit également « l'affiner » et ce, de façon quotidienne que ce soit dans le domaine de la connaissance de la Torah en général comme il est dit : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai. » (Hoshéa 4 :6) ou que ce soit dans le domaine de la sanctification comme il est dit : « Je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » (Révélation 3 :18)

 

 

  • à ce qui a été entendu : en référence aux enseignements du Rabbi mais également aux enseignements de ces Apôtres comme il est dit : « Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les Apôtres de notre Seigneur et Mashiah Yeshoua. » (Yéhouda 1 :17)

 

 

  • par peur d’être dévoyés : car outre nos penchants « charnels » et corrompus, les hérésies sont nombreuses, et nous devons nous battre pour combattre « le bon combat » comme il est également enseigné par Shaoul : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. » (2 Timotheos 4 :17)

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Oui, si la parole dite par les messagers a été confirmée, toute transgression ou désobéissance reçoit aussi une juste sanction.

 

 

  • Oui, si la parole : l’auteur parle de la Torah de Moshé Rabbénou, celle-ci étant considérée bien évidemment, comme étant « la Parole vivante » d'Hashem. 

 

 

  • dite par les messagers : plusieurs fois dans le Tanakh, des anges furent employés pour transmettre des messages d'Hashem mais dans ce cas précis, il s’agit d’une référence assez spéciale puisque selon nos Maîtres, la Torah a été donné par des anges comme cela est rapporté dans la Guémara : « Rabbi Yéhochoua ben Levi a dit : Quand Moshé est monté pour recevoir la Torah, les anges tutélaires ont dit devant le Saint Béni soit-Il : Maître de l'Univers ! Que fait un être né d'une femme parmi nous ? Le Saint Béni soit-Il, leur dit : Il est venu pour recevoir la Torah. » (Shabbat 88b) ou encore dans le Midrash : « Rabbi Yohanan a dit : Quand Hashem énonça les dix commandements, un messager divin les recueillit un à un, les portant l'un après l'autre à chaque Israélite individuellement et disant : Désires-tu accepter ce commandement ? Voici les lois et les règles qui s'y rapportent. Voici les peines que tu encours si tu n'observes pas ce commandement. Voici les décrets et les préceptes qu'il contient. Voici enfin la récompense si tu l'acceptes et observes ses prescriptions. La réponse fut la même d'un Israélite à l'autre : Oui, j'accepte tout. Puis, le messager dit : Acceptes-tu Hashem comme ton D.ieu, pour lui obéir et l’aimer ? Oui, je l’accepte, fut à chaque fois la réponse. Alors, le messager baisa chaque Israélite sur les lèvres. » (Shir Hashirim Rabah 1 :2 :2)

 

 

  • a été confirmée : comme il a été dit : « Anéantissons-nous donc la Torah par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la Torah. » (Romains 3 :31)

 

 

  • toute transgression ou désobéissance reçoit aussi une juste sanction : conformément aux 13 principes énoncés par le Rambam comme il est dit : « Nous croyons en la récompense et le châtiment divin, en fonction des actes de l’homme. » (Rambam, Les 13 principes de la foi Juive)

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Comment échapperons-nous, si nous négligeons un tel salut ? Entête, il a commencé à être proclamé par l’Adôn, et il nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

 

 

  • Comment échapperons-nous, si nous négligeons un tel salut : offert gratuitement dans le Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de D.ieu, c'est la vie éternelle dans le Mashiah Yeshoua notre Seigneur. » (Romains 6 :23). En fait, le rejet de ce « salut » peut être en soi, une terrible condamnation puisqu’il prône l'orgueil et les mérites de l'homme contre la « seule grâce » manifeste d'Hashem. Ailleurs, il est également dit : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de D.ieu demeure sur lui. » (Yohanan 3 :36)

 

 

  • Entête, il a commencé à être proclamé par l’Adôn : comme il est dit : « Yeshoua lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » (Yohanan 11 :25)

 

 

  • et il nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu : l'annonce de ce « salut » [« yeshoua » en hébreu] disponible au travers de l'œuvre du Tsadik a également été proclamée dans le monde entier par ses Apôtres lesquels furent des témoins vivants de sa résurrection.

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Elohîms a porté témoignage par des signes, des prodiges, par diverses œuvres puissantes, et par les dons du souffle sacré selon son vouloir.

 

 

  • Elohîms a porté témoignage : combien de fois Hashem a-t-il soutenu la « prédication apostolique » par des signes, des miracles et des prodiges comme il est dit : « La crainte s'emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les Apôtres. » (Actes 2 :43) et tout ceci, dans le but de confirmer au monde entier, l'élection de son « Oint » comme Roi d'Israël. 

 

 

  • par des signes : du grec « semeion » signifiant : un signe, un prodige, un miracle, une signature surnaturelle ou complétement hors du commun comme il est dit : « Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Yeshoua et, pour l'éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe [semeion] venant du Ciel. » (Matityahou 16 :1)

 

 

  • des prodiges : du grec « teras » signifiant : un prodige, un miracle surnaturelle comme il est dit : « Yeshoua lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges [teras], vous ne croyez point. (Yohanan 4 :48)

 

 

  • par diverses œuvres puissantes : manifestées au milieu du peuple Juif, et des communautés Nazaréennes lesquelles furent un témoignage de « la grâce vivante d’Hashem » jusqu'au extrémités du monde comme il est dit : « Mais vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 1 :8)

 

 

  • et par les dons du souffle sacré : du Rouah Hakodesh comme il est dit : « Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. » (1 Corinthiens 12 :1)

 

 

  • selon son vouloir : le Rouah Hakodesh est littéralement « l'Esprit d'Hashem » lequel était présent depuis le Sefer Béréshit comme il est dit : « La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » (Béréshit 1 :2) ; et aux Maîtres de préciser qu'il s'agit justement de l'Esprit du Roi Messie comme il est dit : « Maintenant, l'aspect du Mashiah réside sur les visages de la Torah, c'est-à-dire sur les Livres Saints qui révèlent le vrai visage de la Torah. C'est là que l’Esprit du Mashiah plane, comme c’est écrit dans : « Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. » (Béréshit 1 :2). Le Rouah de D.ieu, cela fait allusion au Rouah du Mashiah. (Zohar I, 240a). Celui-ci plane au-dessus de la surface de l'eau et l'eau connote la Torah. » (Torah n°32 du Likouté Moharan II)

 

 

 

 

 

 

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5.     Car il n’a pas soumis aux messagers l’univers à venir dont nous parlons.

 

 

  • Car il n’a pas soumis aux messagers : comme il est enseigné : « Les anges sont qualifiés de « bêtes » et « d’animaux » ainsi qu’il est dit : « La face d’un lion sur la droite du char céleste et la face d’un bœuf à la gauche, etc… » (Yehezqel 1 :10) ; les anges qui composent le char divin, portant le trône céleste, sont désignés par des noms d’animaux comme celui du lion et du bœuf. Pourquoi ? Car ils ne possèdent pas le libre arbitre, le pouvoir de choisir entre le bien et le mal dont l’homme est doué. Et leur crainte et leur amour de D.ieu sont naturels chez eux et n’ont pas besoin d’être engendrés par la réflexion, comme il est écrit dans le Raya Méhemna, section Pinh’as : Leur amour et leur crainte de D.ieu étant naturels et instinctifs, ils sont comparés à des animaux. C’est pourquoi la grandeur des Tsadikim est supérieure à la leur. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 39

 

 

  • l’univers à venir dont nous parlons : en référence au Olam Haba.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     mais il en est un qui, solennellement, l’a attesté quelque part en disant : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le mémorises ? Le fils de l’homme, pour que tu l’examines ?

 

 

  • mais il en est un qui, solennellement : le Maître du monde a de nombreuses fois dans le Tanakh, témoigné de l’élection du Rabbi.    

 

 

  • l’a attesté quelque part en disant : dans les Téhilim du Roi David lequel fut également considéré par nos Maîtres, comme « l'archétype » parfait du Mashiah.  En effet, la Guémara stipule clairement que dans l’avenir le Mashiah sera bien le Roi d’Israël mais que David, sera également le « second ». (Sanhédrin 98b)

 

 

  • Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le mémorises : comme il est dit : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Téhilim 8 :4) ou encore : « Éternel, qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses ? Le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Téhilim 144 :3). Nous pouvons également retrouver ce verset dans le Livre de Iyov : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu en fasses tant de cas, pour que tu daignes prendre garde à lui. » (Iyov 7 :17)

 

 

  • Le fils de l’homme, pour que tu l’examines : lorsqu'il fut examiné [selon les lois de la Torah], Rabbi Yeshoua de Natzeret fut trouvé « parfait » aux yeux d’Hashem et ce, comme il est dit de la main de Shimon Kéfa : « Lui qui n'a point commis de péché. » (1 Kéfa 2 :22). En conclusion, le Maître du monde l'a « jugé » digne de lui envoyer l'âme du futur Libérateur du peuple Juif comme il est dit : « Au moment où il sortait de l'eau, il vit les cieux s'ouvrir, et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. » (Marcos 1 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Pour peu, tu l’as fait moindre que les messagers ; de gloire et de splendeur tu l’as couronné. 

 

 

  • Pour peu, tu l’as fait moindre que les messagers : et concernant Rabbi Yeshoua encore bien plus, puisque le Mashiah a été élevé au-dessus des anges comme il est dit : « Le Mashiah s’élèvera plus haut qu'Avraham, il grandira plus que Moshé ; il sera placé très haut, bien plus haut que tous les anges du service divin. » (Yalqout Shimoni 2 :476 sur Yeshayahou 52 :13)

 

 

  • de gloire et de splendeur tu l’as couronné : et par conséquent, nous pourrons bientôt vivre, par la grâce d’Hashem, ces paroles accompagnées de celles du Rambam : « Le Roi Messie se lèvera un jour pour rétablir la Royauté de David en son état, comme lors de son institution, et il reconstruira le Temple, et il rassemblera les exilés d’Israël. (…) Quiconque ne croit pas en lui et n’attend pas sa venue renie non seulement les Prophètes ultérieurs, mais aussi la Torah et Moshé Rabbénou eux-mêmes. » (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Melakhim, chap. 11)  

 

 

 

 

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8.     tu as tout soumis sous ses pieds. Oui, en lui soumettant tout, il n’a rien laissé d’insoumis devant lui. Or, maintenant, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis.

  • tu as tout soumis sous ses pieds : nous pouvons comparer ces paroles avec l'épisode de Yossef [Rabbi Yeshoua] lequel fut nommé « Roi d'Égypte » [Roi du monde entier] par Pharaon [Hashem selon le contexte !] comme il est dit : « Je t'établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi. Pharaon [Hashem] dit à Yossef [Rabbi Yeshoua] : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d'Égypte [d’Israël et des nations !]. Pharaon [Hashem] ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Yossef [Rabbi Yeshoua] ; il le revêtit d'habits de fin lin, et lui mit un collier d'or au cou. Il le fit monter sur le char qui suivait le sien ; et l'on criait devant lui : À genoux ! C'est ainsi que Pharaon [Hashem] lui donna le commandement de tout le pays d'Égypte [soit du monde entier !]. Il dit encore à Yossef : Je suis Pharaon ! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte. » (Béréshit 41 :40-44)


 

  • Oui, en lui soumettant tout, il n’a rien laissé d’insoumis devant lui : bien évidemment, sauf Hashem comme il est bien précisé par Shaoul dans ses Lettres : « D.ieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que D.ieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15 :27-28). Néanmoins, la ‘Hassidout Breslev va beaucoup plus loin comme il est dit : « L'autorité est dans les mains du Tsadik afin d'opérer des actions selon son désir, comme nos Maîtres de mémoire bénie l'ont affirmé : Qui me gouverne ? Le Tsadik. » (Torah n°34 du Likouté Moharan I)

 

 

  • Or, maintenant, nous ne voyons pas encore : dans ce monde, appelé le « Olam Hazeh ». 

 

 

  • que tout lui soit soumis : puisque dans un premier temps, le Rabbi s'est dévoilé comme « Mashiah ben Yossef » et à ce sujet, nous pourrons citer les paroles du Rav Menahem Brod : « Lorsque Mashiah viendra, les gens croiront-ils immédiatement en lui ? Il apparaît des enseignements de nos Sages dans le Midrash que rien ne semble l’indiquer. Certes, il est difficile de retranscrire le Midrash en termes concrets car ses propos relèvent souvent de l’allégorie, mais il s’en dégage toutefois un certain esprit. Par exemple, le Midrash Bamidbar Rabbah 11 :3 affirme que, dans un premier temps, le Mashiah sera révélé puis dissimulé. Dans cette période, avant qu’il soit reconnu officiellement comme étant le Mashiah avec certitude, il y aura ceux qui croiront en lui et ceux qui ne croiront pas en lui. (…) La fin sera bien évidemment différente. » (Rav Menahem Brod). En soi, la « malkhout » de Rabbi Yeshoua se révélera de façon parfaite au moment de la parousie, lorsqu’il choisira de se dévoiler comme Mashiah ben David [et non plus comme Mashiah ben Yossef]. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Mais nous le voyons : pour peu fait moindre que les messagers, Iéshoua‘, à cause de la souffrance de la mort, est couronné de gloire et de splendeur. Ainsi, par grâce d’Elohîms, c’est pour tous qu’il a goûté la mort.

 

 

  • Mais nous le voyons : selon nos Maîtres, notre foi doit être capable d’être également « branché » au niveau de la vue. Pour ce faire, nous devons bien évidemment, travailler le plus possible et ce, avec acharnement.

 

 

  • pour peu fait moindre que les messagers, Iéshoua‘ : comme nous l'avons déjà précisé, Rabbi Yeshoua de Natzeret est devenu comparable [et même supérieur !] aux anges. À ce sujet, il serait également intéressant de relever que selon la tradition Juive, un phénomène semblable s’est produit avec le Prophète 'Hanokh lequel fut également élevé au rang « d'ange » et serait devenu, le « Metat » comme il est dit : « Après son élévation au Ciel, ‘Hanokh prit le nom de « Métat » et fut placé à la tête de toutes les légions célestes. Au Ciel, on le désigne également sous le nom de « jeune homme » et ce, bien qu’il ait quitté ce monde lorsqu’il était déjà vieux. » (Zohar II, 294b). Nous lisons également dans le Livre de ‘Hanokh : « Le secret de cette chose est que ‘Hanokh est Métat, qui est l’époux de la reine, et il unit cette dernière au roi grâce aux œuvres des justes. » (‘Hanokh 15b, référence rapportée par le Rav Daniel Zekri) ou encore : « D.ieu, afin d’éviter à ‘Hanokh de tomber dans le côté du mal, reprit son âme en causant sa mort. (…) Et après sa mort, ‘Hanokh fut transformé en l’ange Métat. » (le Livre de ‘Hanokh en complément du Targoum Rabbi Yonathan ben Ouziel)

 

 

  • à cause de la souffrance de la mort : en référence aux souffrances subies par le Rabbi au Mont Golgotha. 

 

 

  • est couronné de gloire et de splendeur : bientôt, bezrat Hashem, cette « gloire » deviendra visible aux yeux du monde entier comme il est dit : « Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. » (Zekharia 12 :10) que les Maîtres commentent de cette façon dans la Guémara : « La complainte est pour le Mashiah ben Yossef qui a été tué. » (Soukka 52a sur Zekharia 12 :10)


 

  • Ainsi, par grâce d’Elohîms : comme il est précisé par Shaoul : « Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les œuvres ; autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les œuvres, ce n'est plus une grâce. » (Romains 11 :6)

 

 

  • c’est pour tous qu’il a goûté la mort : en référence aux Juifs et aux-Juifs [accrochés au Tsadik] comme il est dit : « Car je n'ai point honte de l’Évangile : c'est une puissance de D.ieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du non-Juif. » (Romains 1 :16)

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Oui, il lui convenait, à lui à cause de qui tout et par qui tout est, conduisant de nombreux fils à la gloire, de rendre parachevé, par des souffrances, le chef de leur salut.

 

 

  • Oui, il lui convenait : au Maître du monde. 

 

 

  • à lui à cause de qui tout et par qui tout est : lequel a tout crée comme il est dit : « Au commencement, D.ieu créa les cieux et la terre. » (Béréshit 1 :1) ou encore : « Tu es digne, notre Seigneur et notre D.ieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » (Révélation 4 :11)

 

 

  • conduisant de nombreux fils à la gloire : en référence aux Nazaréens comme il est dit : « Nous nous glorifions en D.ieu par notre Seigneur et Mashiah Yeshoua, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation. » (Romains 5 :11)

 

 

  • de rendre parachevé : le but d’Hashem étant de « conduire » au point le plus proche de la perfection, l’ensemble des Nazaréens accrochés au Tsadik de vérité. Toutes ces choses [concernant la justification !] avaient été bien évidemment, prophétisées par Yeshayahou HaNavi comme il est dit : « Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? » (Yeshayahou 53 :4-8)

 

 

  • par des souffrances : Rabbi Aharon HaLévi, le Réa, explique dans son commentaire sur le Traité Bérakhot (p. 9) « qu’un homme doit être heureux de chaque souffrance car il doit savoir qu’en réalité, elles expient ses fautes. » Dans le même élan, Rachi dans son commentaire sur les Psaumes (107 :11), déclare que « les souffrances ne s’abattent sur l’homme qu’en vertu de ses fautes ».  Le Mishna Béroura (chap. 222 :4) affirme également : « Toutes les souffrances, qu’elles soient physiques ou financières, sont toutes expiatrices des fautes de l’homme. ». De ce fait, il est aisé de comprendre que chaque souffrance que l’on éprouve peut avoir un double rôle mais sa fonction première est avant tout l’expiation de nos fautes ; et les individus dont les actes oscillent entre le bien et son contraire sont toujours sujets au perfectionnement, à l’expiation et à la rédemption. En fait, les souffrances sont pour eux, un catalyseur d’élévation spirituelle. Et c’est est en soi l’une des facettes de la miséricorde d’Hashem, qui rappelle l’homme à lui tout en expiant ses fautes. (Rapporté par le Rav Chalom Guenoun).

 

 

  • le chef de leur salut : afin de nous éviter un sort bien plus tragique, le Mashiah [selon la miséricorde d’Hashem] a subi de multiples souffrances pour expier l’ensemble de nos fautes et ce, afin de nous rendre « parfaits » devant le Maître du monde comme il est dit : « C'est lui que D.ieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis. » (Romains 3 :25) ou encore : « Ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, mais par le sang précieux du Mashiah, comme d'un agneau sans défaut et sans tache. » (1 Kéfa 1 :18-19)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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11.     Oui, le consécrateur et les consacrés ensemble sont d’un seul. Aussi, il ne rougit pas de les appeler frères.

 

 

  • Oui, le consécrateur : comme on le sait, nous avons été consacrés par Yeshoua comme il est dit : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. (…) Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité. » (Yohanan 17 :17-19). Pour mieux comprendre ces proles, nous pourrons nous inspirer des enseinements ‘hassidiques Breslev comme il est dit : « Le Tsadik rassemble et efface toutes les hontes et humiliations du peuple d'Israël, en les guidant vers le repentir et les rapprochant de l'Éternel Béni soit-Il. Et cela correspond au verset : « Veuille l'Éternel m'ajouter encore un fils ! » (Béréshit 30 :24) car le Tsadik s'affaire constamment à ajouter et rapprocher de nouvelles âmes ; en chaque occasion, il quémande sans cesse auprès du Tout-Puissant : « Veuille l'Eternel m'ajouter encore un fils » (ibid.) que l'Éternel lui octroie à chaque fois un nouvel élève que l'on qualifiera de « fils » car : « Tout celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain, est considéré comme s'il l'avait engendré. » (Traité de Sanhédrin 19 :2). En fait, le Tsadik s'emploie constamment à rechercher et à s'interroger sur comment rapprocher de nouvelles personnes. » (Likouté Halakhot de Rabbi Na'hman de Breslev, Paracha Vayétsé, Béréshit 30 :23)

 

 

  • et les consacrés : en référence aux talmidim du Rabbi [de toutes générations !]. 

 

 

  • ensemble sont d’un seul : nous sommes tous les créatures d’Hashem comme il est dit : « Yeshoua lui dit: (…) Va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon D.ieu et votre D.ieu. » (Yohanan 20 :17)

 

 

  • Aussi, il ne rougit pas de les appeler frères : car finalement, nous sommes tous les enfants d'Hashem et par la mort de notre « Grand Frère » spirituel, soit Rabbi Yeshoua de Natzeret, nous avons désormais les pleins accès pour goûter aux délices du monde futur, et pour nous délecter éternellement de la Shekhina comme il est dit : « Voici une phrase de la bouche de Rav : Il ne sera pas comme le monde présent, le monde futur ! Le monde futur, il n’y aura en lui ni nourriture, ni boisson, ni sexualité, ni jalousie, ni haine, ni dispute, mais les Tsadikim seront assis, leurs couronnes sur leurs têtes et ils se nourriront de l’éclat de la Shekhina. » (Bérakhot 17a)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     en disant : J’annoncerai ton nom à mes frères au milieu de la communauté, je te louangerai. 

 

 

  • en disant : selon toute vraisemblance, l'auteur de cette Lettre connaissait vraiment bien l'ensemble des Téhilim du Roi David. En effet, n'est-il pas dit : « Je publierai ton nom parmi mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée. » (Téhilim 22 :22). Cela n’est pas non plus étonnant puisqu’il est enseigné par les Apôtres : « Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des Téhilim, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à D.ieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. » (Colossiens 3 :16)

 

 

  • J’annoncerai ton nom à mes frères : les Juifs comme il est dit : « Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Yaakov les impiétés. » (Romains 11 :23). Néanmoins, selon le contexte messianique également exposé par l'auteur, il est principalement fait mention des Nazaréens lesquels sont aussi appelés les véritables « frères » du Rabbi comme il est dit : « Mais il répondit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de D.ieu, et qui la mettent en pratique. » (Loucas 8 :21) mais également ses « amis » comme il est dit : « Je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. » (Yohanan 15 :15)


 

  • au milieu de la communauté, je te louangerai : par mes pensées, mes paroles et mes actes ; et tous pourront suivre mon exemple comme il est dit : « Le Mashiah aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » (1 Kéfa 2 :21) ou encore : « Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. » (1 Yohanan 2 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Et encore : Moi, je me confierai à lui. Et encore :  Me voici, moi et les enfants qu’Elohîms m’a donnés. 

 

 

  • Et encore : toutes ces paroles apostoliques prennent « source » dans le Tanakh comme il est dit : « J'espère en l'Éternel, qui cache sa face à la maison de Yaakov ; je place en lui ma confiance. » (Yeshayahou 8 :17)

 

 

  • Moi, je me confierai à lui : le Mashiah s'étant confié pleinement dans l’Éternel et ce, avec force et abnégation [via la hitbodedout] comme il est dit : « En ce temps-là, Yeshoua se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier D.ieu » (Loucas 6 :12)


 

  • Et encore : Me voici, moi et les enfants : comme on le sait, les talmidim d'un Rabbi sont considérés comme ses « enfants » comme il est enseigné dans les milieux ‘hassidiques : « Les talmidim sont appelés « enfants » et ceci permet de mesurer leur proximité avec leur Rabbi. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27) ou encore dans le Mishné Torah : « L’obligation de perpétuer la Torah n’est pas limitée aux fils et petits-fils ; en fait, il incombe à chaque Sage du peuple Juif d’enseigner la Torah à des disciples, bien qu’ils ne soient pas ses enfants comme il est dit : « Tu les enseigneras à tes fils. » Néanmoins, par la tradition orale, les Sages nous ont enseigné : « tes fils », ce sont aussi « tes disciples » car les disciples sont également appelés, les fils du Sage. » (Mishné Torah du Rambam, Talmud Torah, chap. 1) 

 

 

  • qu’Elohîms m’a donnés : les Nazaréens par l'intermédiaire du Tsadik de vérité, sont inclus dans le « echad » [soit dans l'infini d'Hashem] comme il est également enseigné : « Il y a trois degrés, interconnectés : le Saint Béni soit-Il, la Torah et Israël. » (Sefer HaZohar 3 :73a, A’harei Mot). Ailleurs, il est également enseigné dans une des téfilots du Rabbi : « Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. » (Yohanan 17 :20-23)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi a partagé les mêmes conditions, afin d’abolir par la mort celui qui avait le pouvoir de la mort c’est le diable.


 

  • Puisque les enfants ont en commun le sang et la chair : en référence aux corps humains lesquels ont malheureusement, des penchants naturels et pervers… En réalité, Hashem a créé le yetser hara au-dedans de nous et comme nous le savons, celui-ci se manifeste principalement au travers de « notre nefech » [de notre chair, de notre âme animale]. Maintenant, malgré la présence de ce mal en nous, Hashem souhaite qu’on fasse les bons choix, en répondant aux appels de notre néchama [influencée par le Rouah Hakodesh du Mashiah]. Précisons davantage : la néchama et le néfech sont programmés par Hashem afin de nous accorder le libre-arbitre ! La néchama nous enverra des messages : Sois honnête ! Recherche le sens de ta vie ! Sois un homme authentique ! etc… Le néfech nous dira plutôt : Écoute toutes tes envies ! Sois le plus égoïste possible ! etc… En réalité, ces deux parties d’âme sont inhérentes dans l’homme… Notre « moi » va être celui oscillant entre les deux : être sensible aux appels de la néchama ou ceux du néfech : c’est le principe du libre arbitre !  

 

 

  • lui aussi a partagé : comme il est dit : « C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort. » (Hébreux 5 :7)

 

 

  • les mêmes conditions : et contrairement à la majorité des êtres humains, le Tsadik de vérité a complétement « fait plier » son néfech comme il est dit : « Le Tsadik est saint parce qu’il se sépare, tout au long de son existence, des préoccupations du monde, afin de se consacrer au service de D.ieu. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

 

  • afin d’abolir par la mort : comme il est dit : « O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? » (1 Corinthiens 15 :55) et pourquoi ? Car le « corps » du Rabbi n'a jamais été trouvé fauteur [au regard des lois de la Torah]. En fait, dans l’enseignement de nos Maîtres, il est également rapporté que « le Mashiah ben Yossef ne viendra pas pour lui-même, il ne viendra que pour amener le Mashiah ben David ; il donnera son âme pour le monde et il sait que sa mort, et son sang serviront d’expiation pour la nation de D.ieu. » (Shevrai Limudei HaDaat, Yalqout Moshiach, Mikets-Vayigash, 267, 280, 72) ou encore que : « C’est par le mérite du Mashiah ben Yossef et dans sa douleur que seront portés nos châtiments. Il s’élèvera dans la grandeur comme Yossef, qui a été séparé de ses frères et qui a porté tous les malheurs dans la paix. » (Rabbi Moshé Alchikh, Yalqout Moshiach, Vayéhi 458, 348) ; nous voyons donc clairement que selon la tradition Juive, le Mashiah ben Yossef subira des douleurs terribles capables de justifier toute l’humanité.

 

 

  • celui qui avait le pouvoir de la mort ­: le Satan mais au sujet de sa « relation » avec le Mashiah, il est dit : « Le Satan a dit : Maître de l'univers, montre-moi la lumière du Mashiah [...] Dès qu'il la vit, il prit peur et tomba sur sa face, et dit : Celui-ci est certainement le Mashiah qui nous fera tomber, moi et tous les princes des nations, dans le Guey-Hinnom ! Comme il est écrit : « Il détruira la mort par sa victoire, et l’Éternel essuiera les larmes de dessus tout visage. » (Yeshayahou 25 :8). » (Pesiqta Rabbati 162a)

 

 

  • c’est le diable : lequel sera bientôt, béézrat Hashem, jeté dans les profondeurs du Guey-Hinnom comme il est dit : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le Diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Révélation 12 :9) ou encore : « Et le Satan, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. » (Révélation 20 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     et de délivrer ceux qui, par peur de la mort, étaient assujettis pendant toute leur vie à l’esclavage.

 

 

  • et de délivrer ceux qui, par peur de la mort : en lien avec la peur d'un potentiel Guey-Hinnom puisque dans le Mashiah, nous avons tous reçu un « pass d’entrée » gratuit pour le Olam Haba comme il est dit : « Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Yohanan 3 :16). En fait, tous comparaîtront devant D.ieu pour être jugés. Néanmoins, pour les réels talmidim du Rabbi, on parlera non pas de reproches mais plutôt de récompenses, non pas qu’ils aient mérité le salut mais plutôt parce qu’ils se seront repentis et auront cru dans la miséricorde d’Hashem manifestée au travers de son Oint. À ce sujet, il est enseigné : « Nous avons de l'assurance devant D.ieu. » (1 Yohanan 2 :28) ou encore : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce. » (Hébreux 4 :16) 

 

 

  • étaient assujettis pendant toute leur vie à l’esclavage : de leurs fautes... En effet, avec le Rouah HaMashiah, il est plus facile pour un Nazaréen de briser l'ensemble de ses désirs. Pour mieux comprendre les notions de telles révélations, il pourra être intéressant de s’inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h au sujet de Rabbi Na’hman de Breslev : « Il est dit qu’à l’ouverture de la mer rouge, une simple servante vit des révélations que les plus grands Prophètes ne virent pas. Comment cela est-il possible ? Par le mérite de Moshé Rabbénou, le Tsadik de la génération de l’époque. De même, de nos jours, l’attachement au Tsadik nous propulse dans notre service divin. L’attachement au Tsadik fait de nous des personnes énergiques, confiantes, motivées, heureuses, assoiffées de Torah et emplis de crainte du ciel. Si seulement tout le monde savait qu’un tel cadeau existait ! Il faut beaucoup prier pour que le monde découvre le Tsadik, afin que l’humanité puisse bénéficier de ce présent magnifique. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Non, ce n’est certes pas des messagers qu’il aide, mais c’est bien la semence d’Abrahâm qu’il aide.

 

 

  • Non, ce n’est certes pas des messagers qu’il aide : les anges n'en ont pas besoin puisqu'ils n'ont pas de Yetser Hara comme il est enseigné par le Rav Ron Chaya : « Ni un animal, ni un ange n’a de libre arbitre. En effet, les anges n’ont pas de libre arbitre alors que l’homme, oui. En cela, l’homme est plus grand que les anges. À noter également qu’il y a 10 sortes d’anges, et tous sont purs de péchés. De la même façon, les démons et mauvais esprits n’ont pas de libre-arbitre, ils sont créés mauvais ; Hashem les a créés ainsi, car il fallait qu’il y ait des forces négatives dans le monde. » (Rav Ron Chaya)

 

 

  • mais c’est bien la semence d’Abrahâm : aux Juifs lesquels sont la « prunelle » des yeux d'Hashem comme il est dit : « Car ainsi parle l'Éternel des armées : Après cela, viendra la gloire ! Il m'a envoyé vers les nations qui vous ont dépouillés ; car celui qui vous touche touche la prunelle de son oeil. » (Zekharia 2 :8) mais également aux Nazaréens [Juifs comme non-Juifs, attachés au Tsadik] lesquels sont également appelés la « semence spirituel » d'Avraham Avinou comme il est dit : « Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de D.ieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. » (Romains 9 :8)

 

 

  • qu’il aide : par l'intermédiaire du Rouah Hakodesh comme il est dit : « De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. » (Romains 8 :26)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Donc, il devait ressembler en tout à ses frères, pour devenir un grand desservant, matriciel et adhérant au regard d’Elohîms, afin de faire expiation des fautes du peuple.

 

 

  • Donc, il devait ressembler en tout à ses frères : Rabbi Yeshoua se devait d'avoir un « fort » Yetser Hara et de le briser de façon parfaite comme il est également enseigné au sujet de Yossef : « Maintenant se présente une ouverture de compréhension de la difficulté de l'épreuve vécue par Yossef HaTsadik puisque la kédoucha des 60 myriades de Juifs qui se trouvaient en Égypte dépendait de la kédoucha de Yossef HaTsadik.  En effet, il se trouve donc que toutes les forces du mauvais penchant de tout le peuple Juif se sont rassemblées et se sont unies afin de faire fauter Yossef HaTsadik, sachant que si elles réussissaient à faire chuter Yossef, elles auraient dès lors le pouvoir de faire fauter chacun des membres du peuple Juif. En revanche, si Yossef se maintenait dans sa kédoucha, il tracerait alors la voie pour tous les membres d'Israël, qui vaincront à leur tour leur penchant. » (Tsror HaHayim) ; et tout comme Yossef a porté le Yetser Hara du Am Israël, Rabbi Yeshoua de Natzeret a porté le Yetser Hara de ses talmidim.

 

 

  • pour devenir un grand desservant : un Cohen Gadol parfait, soit un Tsadik capable de porter l'ensemble du peuple. 

 

 

  • matriciel : du grec « eleemon » signifiant : miséricordieux comme il est dit : « Heureux les miséricordieux [eleemon], car ils obtiendront miséricorde ! » (Matityahou 5 :7)

 

 

  • et adhérant au regard d’Elohîms : le principe même de la justice exige de « se tenir devant un Juge [D.ieu] et répondre de ses actes en bien, ou en mal ». Or, étant donné que la majorité des hommes se comportent mal au point de passer par la case du Guey-Hinnom ; Hashem, n'étant que miséricorde absolue, a dû trouver un moyen pour « contrecarrer » ce triste constat de la déchéance humaine bien loin d’être méritante : celui d'envoyer dans le monde un Tsadik parfait capable de justifier, à lui tout seul, l'ensemble de l'humanité. En termes plus simples, le « Grand Miséricordieux » ne souhaite pas le Jugement de l’humanité mais sa justification totale par l’intermédiaire de son Oint. On retrouvera cette notion dans d’autres passages : « Mais D.ieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, le Mashiah est mort pour nous. » (Romains 5 :8) ou encore : « L'amour de D.ieu a été manifesté envers nous en ce que D.ieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé D.ieu mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Yohanan 4 :9-10)

 

 

  • afin de faire expiation des fautes du peuple : d'Israël mais surtout de ses adhérents, soit des Nazaréens. Dans la Guémara également, nous pouvons retrouver le concept du Tsadik capable de justifier toute sa génération [et même les suivantes] comme il est dit : « Rabbi Shimon bar Yohaï disait de lui-même : Je suis capable d'absoudre le monde entier du Jugement pour les péchés commis depuis le jour où j'ai été créé jusqu'à maintenant. Le mérite qu'il a accumulé grâce à sa justice et les souffrances qu'il a endurées ont expié les péchés du monde entier. » (Soukka 45b) mais encore plus intéressant, la Guémara parle même d’une justification totale pour les générations passées comme il est dit : « Et si le mérite accumulé par Eliézer, mon fils, était calculé avec le mien, nous absoudrions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu'à maintenant. » (ibid.) mais la Guémara ne s’arrête pas là, elle valide même cet enseignement jusque pour les générations futures : « Et le mérite accumulé par le Juste Roi, Yotam ben Ouziyah, était-il calculé avec les nôtres, nous absoudrions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu'à sa fin. La droiture de ces trois personnes sert de contrepoids à toutes les mauvaises actions commises à travers les générations. » (ibid.) De ce fait, nous pouvons conclure qu’en vérité, par la seule justification du Tsadik, le Juge [D.ieu] est largement dans ses capacités, de nous considérer comme étant « non coupable » [d'avoir transgressé sa Torah] ; le contexte juridique est extrêmement important étant donné que même lorsqu'une personne devrait être désignée comme coupable, tout Juge détient l’autorité et le pouvoir de la déclarer innocente ; à combien de plus fortes raisons, lorsqu’il s’agit du Maître du monde et ses Tsadikim véritables lesquels, détiennent multiples pouvoirs inimaginables. (Matityahou 28 :18)

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Oui, en ce qu’il a souffert lui-même, étant éprouvé, il peut porter secours à ceux qui sont éprouvés.

 

 

  • Oui, en ce qu’il a souffert lui-même : à ce sujet, il faut également savoir que combattre le Yetser Hara est certes, une grande souffrance qu’Hashem nous fait endurer en ce monde mais malgré tout, c’est aussi une grande bonté puisque puisque c’est cette lutte contre le Yetser Hara qui nous permet de nous perfectionner et d’atteindre les sommets de la spiritualité.

 

 

  • étant éprouvé : à noter également que certains aiment à dire que le Mashiah ne devait pas avoir de « père » car autrement, il aurait hérité tous comme les autres hommes, de la nature pécheresse d’Adam Harichon…  Or, cette courte explication ne « tient pas forcément la route » étant donné que la femme, soit la mère de Yeshoua a également, participé à la faute d’Adam et est, par conséquent, toute aussi souillée du péché originel que Yossef et qu’il n’est nulle part affirmé dans les Écritures, que la nature pécheresse se transmet exclusivement par le père. De plus, la Lettre aux Hébreux reprend la tradition selon laquelle, Rabbi Yeshoua a été tenté (Hébreux 2 :18 ; 4 :15) et comme Yaakov HaTsadik nous l’enseigne : « D.ieu ne peut être tenté par le mal. » (Yaakov 1 :13) ; cela nous permet aisément d’en conclure que Rabbi Yeshoua ne peut pas être « D.ieu le Père ». En effet, puisqu’il est impossible de tenter un « être incapable de pécher » comme Hashem, cela implique que Yeshoua possédait en tous points comme le reste des hommes une nature pècheresse ou, dans le langage rabbinique, un yetser hara… C’est ce qui est clairement indiqué au verset précédent comme il est dit : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. » (Hébreux 2 :17)

 

 

  • il peut porter secours à ceux qui sont éprouvés : ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, Rabbi Yeshoua peut secourir ceux qui sont tentés ; en l’occurrence, de nos jours, c’est l’Esprit du Mashiah qui nous permet de vaincre le péché.