CHAPITRE 11

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COMMENTAIRES 

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1.     L’adhérence est la substance de ce qui est espéré, la preuve de ce qui n’est pas visible.

 

  • L’adhérence est la substance de ce qui est espéré : la émouna est la racine de notre espérance : espérance dans la guéoula, dans la guérison, dans le bonheur, dans la sim’ha, dans le Gan Eden, etc…

 

 

  • la preuve de ce qui n’est pas visible : en effet, la émouna est liée au monde spirituel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Oui, en elle les anciens ont obtenu le témoignage.

 

  • Oui, en elle : par la émouna.

 

  • les anciens ont obtenu le témoignage : car tout fonctionne par la force [le kowa’h] de la émouna. Dans le langage des mékoubalim, le Roi réprésente celui qui y croit car ce qui confère à un homme sa grandeur, c´est sa foi. De plus, la mida de la malkhout [de la Royauté] s´appelle la émouna. (…) Il nous faut la émouna que le divin est présente dans ce monde et agir jusqu´à ce qu’il se dévoile. C´est le secret de la émouna, qui est enfoui très profondément dans l´âme Juive. (Rav ‘Haïm Dynovisz) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Par l’adhérence, nous comprenons que les ères ont été formées par un mot d’Elohîms : ainsi le visible vient de ce qui n’a pas d’apparence.

 

  • Par l’adhérence : par la émouna, pilier de notre Avoda Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

Parfois, il y a des gens qui s'efforcent de fournir des explications naturelles aux miracles qui se produisent. Ce sont des athées qui n'ont nullement foi aux miracles. Le Mashiah viendra lorsque de tels individus auront disparu et que la foi se propagera dans le monde entier car la rédemption dépend de la foi. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Vérité et Foi)

 

 

  • nous comprenons que les ères ont été formées par un mot d’Elohîms : les différents mondes ont été créés par Hashem.

 

 

  • ainsi le visible vient de ce qui n’a pas d’apparence : le monde visible [matériel] a été créé en lien avec le monde invisible [spirituel].

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Sans adhérence, impossible d’être agréé. Oui, celui qui approche Elohîms doit adhérer à ce qu’il existe et devient le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

 

  • Sans adhérence, impossible d’être agréé : comme nous l’avons vu dans les commentaires précédents, la émouna est le pilier de la Avoda Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

Un homme qui manque de foi est toujours en désaccord avec le Saint Béni soit-Il car Hashem le surveille dans les moindres détails, afin de le conduire à sa réparation et à sa mission dans ce monde. Parfois, Hashem l’éveille au repentir ; d’autres fois, à faire attention à une chose particulière, pour lui apprendre tel concept de la foi, pour prier sur un certain thème pendant un certain temps ou encore pour l’orienter à opérer un changement dans sa vie, etc... Par conséquent, à chaque fois que l’homme se met en colère, en réalité, c’est contre Hashem qu’il se met en colère ! Car selon la foi, tout ce qui t’arrive provient de la volonté divine et si tu te mets en colère, tu te mets réellement en colère contre Hashem parce qu’il n’agit pas comme tu le voudrais ! (Rav Shalom Arush)

 

 

  • Oui, celui qui approche Elohîms doit adhérer à ce qu’il existe : comme cela est relaté dans les 13 articles de foi du Rambam.

 

COMMENTAIRE N°2

Chacun des 13 articles est inauguré par la formule "ani maamin béémouna chéléma" Je crois d'une foi parfaite :

  1. Que le Créateur, béni soit son Nom, est le seul Créateur et le seul guide du monde.

  2. Que le Créateur, béni soit son Nom, est unique.

  3. Que le Créateur, béni soit son Nom, ne possède aucun corps, ni aucune forme corporelle.

  4. Que le Créateur, béni soit son Nom, est le Premier et le Dernier.

  5. Que le Créateur, béni soit son Nom, est l'unique objet de nos prières et nul autre.

  6. Que les propos des Prophètes sont vérité.

  7. Que la prophétie de Moshé Rabbénou, sur lui la paix, est vraie ; qu'il est et reste le père de tous les Prophètes.

  8. Que la Torah que nous possédons est celle transmise par Moshé, sur lui la paix.

  9. Que cette Torah ne sera pas changée contre une autre loi ou doctrine.

  10. Que le Créateur, béni soit son Nom, connaît l'œuvre de l'homme et ses pensées secrètes.

  11. Que le Créateur, béni soit son Nom, récompense le juste et punit le méchant.

  12. Que le Mashiah viendra et bien qu'il tarde à venir, je crois en sa venue.

  13. Que les morts ressusciteront, selon la volonté du Créateur, béni soit son Nom.
     

 

COMMENTAIRE N°3

Continuons dans les enseignements du Rambam retranscrits dans son Mishné Torah, concernant l’existence absolue d’Hashem. 

Le fondement de tous les fondements et le pilier de toutes les sciences est d’être conscient qu’il est une Existence première qui fait venir toute chose à l’existence. Toute chose existante du Ciel et de la terre, ou intermédiaire, n’est venue à l’existence qu’en vertu de la réalité de son Existence. Si l’on considérait qu’il n’existe pas, rien d’autre ne pourrait exister. Si l’on supposait que tous les autres êtres sont inexistants, lui seul continuerait d’exister ; leur non-existence n’impliquerait pas sa non-existence car tous les êtres ont besoin de lui, mais lui, Béni soit-Il n’a pas besoin d’eux, ni d’aucun eux et c’est pourquoi, sa réalité est différente de celle de chacun d’eux. C’est ce que le Prophète entend quand il dit : L’Éternel D.ieu est vrai ; lui seul est réel et aucun autre n’a une réalité semblable à la sienne. C’est cette idée] que la Torah exprime dans le verset : Il n’est rien d’autre que lui, c'est-à-dire, qu’il n’est pas d’existence autre que lui, qui est réelle comme lui. Cette existence est le D.ieu du monde et Maître de la Terre entière ; il dirige la sphère avec une force infinie et illimité, force qui est ininterrompue. En effet, la sphère tourne sans cesse et il est impossible qu’elle tourne sans cause qui la fasse tourner ; c’est lui, Béni soit-Il, qui la fait tourner, sans main et sans corps. Reconnaître cela est un commandement positif, comme il est dit : Je suis l’Éternel ton D.ieu. Qui imagine qu’il existe un autre dieu hormis lui transgresse un commandement négatif, comme il est dit : "Tu n’auras point d’autre dieu devant moi" et nie le principe essentiel du Judaïsme car cette doctrine est le principe de base dont tout dépend. (Mishné Torah du Rambam, Yessodei HaTorah, chap. 1)

 

 

  • et devient le rémunérateur de ceux qui le cherchent : en effet, lorsqu’on s’approche d’Hashem, le salaire de notre émouna nous permet d’accéder au plus degré dans le domaine matériel comme dans le domaine spirituel.

 
 
 
 

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16.    Mais ils aspiraient à une meilleure, celle du ciel. Ainsi Elohîms n’avait pas honte d’être appelé leur Elohîms : oui, c’est pour eux qu’il préparait une cité.

 

  • Mais ils aspiraient à une meilleure, celle du ciel : la connexion parfaite d’Eretz Israël avec les mondes supérieurs.

 

 

  • Ainsi Elohîms n’avait pas honte d’être appelé leur Elohîms : comme il est enseigné dans plusieurs versets qu’Hashem daigna s’appeler leur D.ieu même longtemps après qu’ils eurent disparu du monde comme il est dit : Je suis le D.ieu de ton père, le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov. (Shemot 3 :6) ou encore dans les Écrits Nazaréens : Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d’Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. (Matityahou 22 :31-32).

 

 

  • oui, c’est pour eux qu’il préparait une cité : Rabbi Yrmeyahou a dit : Dans les temps qui viennent, le Saint Béni soit-Il renouvellera son monde et il construira Jérusalem en la faisant descendre toute bâtie des hauteurs ; cela afin qu'elle soit indestructible et il a juré qu'il n'exilera plus jamais la communauté d'Israël. (Zohar Béréshit 114b)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Il est aussi merveilleux de noter que selon le Rav Arié Kaplan, au nom du Zohar et du Talmud, au-delà d’une simple cité céleste, les Tsadikim régneront sur des mondes entiers.

Chaque Tsadik régnera, après son passage dans ce monde, sur une étoile et aura ainsi le commandement d'un monde ! Les 18 000 mondes mentionnés à plusieurs reprises dans le Zohar correspondraient à ce nombre d'étoiles présidés par les 18 000 Tsadikim auxquels, il est fait allusion dans ce verset de Yehezqel : Circuit : dix-huit mille cannes. Et, dès ce jour, le nom de la ville sera : l'Éternel est ici. (Yehezqel 48 :35). Cela peut se référer à ces mondes particuliers qu'Hashem visitait chaque jour mais peut-être existe-t-il un nombre incalculable de mondes pour les hommes d'un niveau spirituel un peu moindre ? Nous tenons avec cette explication, la plus fascinante des raisons pour laquelle les étoiles furent créées et pourquoi elles sont vivantes ! Sachant à présent que les étoiles et les planètes furent créés en tant que demeure pour les Tsadikim, se pose naturellement la question de savoir comment ceux-ci intégreront leur résidence spatiale ? Le Talmud, au Traité Sanhédrin, chap. 'Hélèk, nous fournit un élément de réponse : Dans le monde futur, Hashem donnera des ailes aux Tsadikim pour s'échapper de la Terre. Le Zohar précise encore qu'Hashem leur donnera des ailes pour voler dans tout l'univers ! L'avènement des voyages interplanétaires était donc prédit depuis fort longtemps par les textes du Talmud et du Zohar, et la conquête de l'espace semble bien s'inscrire comme prélude inévitable à l'ère messianique. (Rav Arié Kaplan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.    Par l’adhérence, Abrahâm, éprouvé, offrit Is’hac. Ayant reçu les promesses, il présenta néanmoins son fils unique.

 

  • Par l’adhérence, Abrahâm, éprouvé, offrit Is’hac : comme il est dit : Avraham se leva de bon matin. (Béréshit 22 :3) et au commentaire de Rachi de préciser : Dans son zèle à accomplir la mitsva. (Pessa‘him 4a). 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Au premier abord, cet épisode est extrêmement dur : si nous en restons au sens purement littéral, Hashem peut nous paraître "tortionnaire" et Avraham complétement "inhumain" … Or, il serait vraiment dommage de s'arrêter ici ; plus un texte nous rebute, plus nous devons faire attention à la façon dont nous le lisons et nous interroger sur ce qu'il veut réellement nous enseigner. Alors pourquoi Hashem demande-t-il au Patriarche de sacrifier Its’hak ? Comment comprendre une telle violence ? 

 

En réalité, la Torah nous apprend qu’Hashem a conduit Avraham dans une épreuve de foi d’un niveau extrêmement élevé car nous pouvons le comprendre aisément, cette épreuve était terrible pour Avraham car Its’hak était son fils et le fils héritier des promesses divines, celui attendu depuis fort longtemps… Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils détenant toutes les promesses du Am Israël en lui ? À la lumière de ces questions, il sera nécessaire d’en conclure que l’épreuve est souvent incompréhensible mais que malgré tout, comme Avraham, nous devons avoir confiance en Hashem…

 

 

  • Ayant reçu les promesses, il présenta néanmoins son fils unique : le véritable "fils unique" dans la Torah est Its’hak, étant lui-même une préfiguration de Yeshoua et surtout de la mort du Mashiah ben Yossef comme il est dit : D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.    dont il lui avait été dit : En Is’hac, semence sera criée pour toi. 

 

  • dont il lui avait été dit : comme cela est stipulé dans le Sefer Béréshit : Mais D.ieu dit à Avraham : Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera car c'est d'Its’hak que sortira une postérité qui te sera propre. (Béréshit 21 :12).

 

 

  • En Is’hac, semence sera criée pour toi : la véritable semence d’Avraham est Its’hak, soit le Patriarche préfigurant la mort du Mashiah ben Yossef comme il est aussi dit : Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, au Mashiah. (Galates 3 :16).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les liens entre Its’hak et Yeshoua sont assez nombreux car selon les secrets de la Torah, Its’hak est également considéré comme un Mashiah ben Yossef. Ainsi, analysons quelques clés du récit de la Akéda Its’hak rapidement et comparons-les avec la vie de Yeshoua.   

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Selon une interprétation Nazaréenne, l’expression "le lieu de loin" nous permet de comprendre qu’au loin, Avraham avait vu la résurrection de Yeshoua [étant parfaitement en lien avec l’ordre d’Hashem d’accomplir la Akéda et avec la notion d’un "fils" unique]. Ceci pourrait nous paraître "un peu tiré par les cheveux" mais Avraham n’était pas un homme simple, c’était un homme bien plus grand qu’un Prophète ; le Mashiah le savait et c’est pourquoi lui-même, n’a pas hésité à déclarer : Avraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui. (Yohanan 8 :56). De plus, il est intéressant de relever qu’il est précisé dans le Sefer Béréshit, le "troisième jour" et bien évidemment, ceci n’est pas un hasard car comme on le sait, le Rabbi est ressuscité le troisième jour. (Actes 10 :40)  

 

Et Avraham dit à ses serviteurs : (…) Nous reviendrons auprès de vous. (Béréshit 22 :5)

 

Selon Rachi, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient tous les deux, Its’hak et lui ; ainsi, toujours selon une interprétation Nazaréenne, en poussant un peu plus loin la prophétie d’Avraham, on pourrait déclarer qu’Avraham Avinou avait clairement compris que le Mashiah se lèverait du monde des morts après sa Akéda tout comme Its’hak s’en est également relevé. Tout ceci est en adéquation parfaite avec la Guémara qui parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

De nouveau, cette parole prophétique d’Avraham sera pleinement réalisée par Yeshoua, considéré comme étant l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité, Juifs et non-Juifs. Tous les codes sont présents pour relier la Akéda d’Its’hak avec la Akéda de Yeshoua.

 

Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

En effet, le schéma est plutôt simple.

 

ITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

De plus, au niveau de la Akéda, comme ce fut le cas pour Yeshoua, on s’aperçoit qu’Its’hak n'est pas mort ; contre toute attente, Its’hak est bel et bien vivant, on pourrait même dire dans un sens, qu'il fut le premier des ressuscités car selon le chap. 31 du Pirké deRabbi Eliézer, Its’hak est véritablement mort au moment de la Akéda et c’est Hashem qui lui rendu son âme ! Comme nous pouvons alors le constater, Its’hak est une préfiguration parfaite de Yeshoua ; plus précisément, la Akéda d’Its’hak est une préfiguration parfaite de la Akéda du véritable Mashiah ben Yossef, bien que la seconde soit allé encore plus loin, étant bien plus profonde et porteuse d’un plus grand projet divin. 

 

Its’hak est donc le personnage du Tanakh le plus proche du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois et conduit au lieu de l’immolation… Et comme nous l’enseigne Rachi, Its’hak avait également comprit qu’il allait être l’agneau mais il continua tout de même à marcher avec Avraham d’un même cœur ; cela fait même un peu "gros" pour ne pas saisir qu’on parle du Rabbi de Natzeret ! En effet, le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte également que ce sera de son plein gré que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier les péchés d’Israël. 

 

Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que j’accepte cette souffrance pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.    Il estimait qu’Elohîms avait le dynamisme de réveiller même d’entre les morts. Alors il le retrouva, en parabole.

 

  • Il estimait : cela fait référence au Patriarche, Avraham Avinou.

 

 

  • qu’Elohîms avait le dynamisme de réveiller même d’entre les morts : et comme l’enseigne Rachi au nom de la Guémara, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient avec Its’hak. (Moed Katan 18a).

 

 

  • Alors il le retrouva, en parabole : rien n’empêche, compte tenu de la tradition Juive évoquant la mort et la résurrection du Mashiah, de penser que cela fut préfiguré par Its’hak, le fils ligaturé à propos duquel, les Pirké deRabbi Eliézer enseignent ceci : Lorsque le sabre vint sur sa gorge, l’âme de Its’hak le quitta et sortit de lui. Et lorsque l’Éternel fit entendre sa voix d’entre les deux chérubins et dit : Ne porte pas la main sur l’enfant. (Béréshit 22 :12) ; l’âme de Its’hak retourna dans son corps. Avraham délia alors Its’hak, qui se tint sur ses pieds et Its’hak connut la résurrection des morts de la Torah, puisque tous les morts revivront dans le futur. À cette heure-là, il commença à réciter : Bénis sois-tu, ô l’Eternel, toi qui fait revivre les morts. (Pirké deRabbi Eliézer, chap. 31)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les promesses faites à Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique dont les termes sont mentionnés dans le Sefer Béréshit ; les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une brakhah extraordinaire répandue au milieu de toutes les nations.

 

Plus précisément, D.ieu a fait la promesse au Patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de ses descendants. Ainsi, un événement dans la vie d'Avraham est d'une grande importance pour une bonne compréhension des Écrits Nazaréens.  

 

Dans le Sefer Béréshit au chap. 22, le Maître du monde demande au Patriarche de sacrifier son fils unique : Its’hak, héritier des promesses du Am Israël. Or, lorsque Avraham accepta d'accomplir cette immense sacrifice par obéissance, D.ieu est intervenu et lui a alors donné un bélier afin qu’il soit sacrifié en remplacement de son fils tant aimé. Par conséquent, il faut bien saisir le fait que c’est uniquement par le mérite de cet acte, soit par la Akéda d’Its’hak qu’Hashem a pleinement béni toutes les nations de la terre ; c’est le secret de l’expression "parce que tu as obéis à ma voix" présente dans le verset 18 de ce même chapitre, c’est-à-dire qu’Avraham lui a pleinement obéi en sacrifiant son fils.  

 

L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Avraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! Parce que tu as fais cela et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :15-18)

 

En fait, il sera également intéressant de relever que l’Évangile de Matityahou commence par les expressions "fils de David, fils d'Avraham" et ceci nous permet d’appréhender le Mashiah sous deux aspects : le premier, comme étant le fils souverain de David HaMelekh et le second, comme étant le fils sacrificiel d'Avraham bénissant toutes les nations ; une facette du lion de Juda [Mashiah ben David] et une facette du serviteur souffrant [Mashiah ben Yossef] prophétisé par Yeshayahou comme il est écrit : Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? (Yeshayahou 53 :6-8).

 

Il faut aussi savoir que le mot "Christ" est le mot grec équivalent au mot "Mashiah" en hébreu ; en français, on l'appellerait tout simplement l'Oint : celui ayant reçu l’onction ou celui ayant été désigné, pour accomplir une mission bien précise. En effet, dans le Tanakh, oindre avec de l'huile était le signe qu’Hashem "mettait de côté" un serviteur pour un rôle particulier ; le titre de "Mashiah" sur Yeshoua signifie qu’Hashem l’a oint et envoyé dans le monde pour être le Roi et le Sauveur de toute l’humanité. D’ailleurs, le nom de Yeshoua est le nom donné au Mashiah par Hashem lui-même car ce nom signifie "Yah sauve" ou encore "le salut" correspond ainsi, aux prophéties messianiques comme il est écrit : Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton D.ieu règne ! (Yeshayahou 52 :7). Par conséquent, beaucoup de Juifs crurent qu’Hashem avait envoyé Yeshoua pour délivrer Israël de l’occupation romaine et pour régner, par la suite, comme le Roi du monde. Or, ce plan n’a pas pu avoir lieu car Yeshoua n’a pas été reconnu comme le Mashiah par certains [et pas tous] dirigeants corrompus du Am Israël. Par un refus d’être considéré comme le Mashiah ben David, Yeshoua a été "résigné" dans la magnifique mission d’être le Mashiah ben Yossef, soit le Sauveur venu expier les péchés du monde entier… En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret par sa Akéda, a revêtu de la mission codé par l’expression "fils d’Avraham" [Mashiah ben Yossef/Mashiah ben Ephraïm dans d’autres codes Juifs] et a ainsi, apporté la délivrance sur tous péchés. De plus, son saint nom s’est également répandu parmi toutes les nations et cela correspond à ses paroles, prouvant ainsi sa prophétie : Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. (Yohanan 12 :32)

 

En d’autres termes, Hashem s'est servi du sacrifice d’Avraham pour nous montrer plusieurs choses : le rachat du peuple de D.ieu et le salut des nations en général, nécessiterait le sacrifice de la postérité d'Avraham [comme ce fut le cas pour Its’hak]. Or, lorsque Yeshoua est monté sur la montagne de Golgotha, aucun bélier n’aurait pu le remplacer ; la raison est qu’Hashem a aussi envoyé le Mashiah pour être "l'Agneau de D.ieu" afin de bénir pleinement toute l’humanité, Juifs et non-Juifs, et cela correspond au secret contenu dans ce verset : D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). En refusant de le reconnaître comme le Mashiah, certains Juifs n'avaient pas compris ce qu’ils venaient alors d’engendrer : Yeshoua viendra une fois comme le fils d'Avraham pour mourir en sacrifice [par une Akéda] et il reviendra comme Mashiah ben David pour régner sur toute l’humanité. 

 

Voici le plan d’Hashem incorporant les Juifs et les non-Juifs. De toute façon, même dans le Judaïsme traditionnel, le rôle du Mashiah s’étendra sur toute l’humanité ; ainsi, voici comment la bénédiction et la promesse d’Hashem pour Avraham s’est aussi révélée lors du premier dévoilement de Yeshoua. En lui, toutes les nations peuvent maintenant s’attacher au Maître du monde et devenir, par la émouna, fils d’Avraham ; c’était aussi la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, le Mashiah. (Galates 3 :16)

 

Au travers du Tsadik se réaliseront alors les deux promesses du Tanakh, une d’un point de vue davidique et une autre d’un point de vue abrahamique. Yeshoua a donc reçu cette autorité d’Hashem pour ramener l'ordre et la perfection dans toute la Création.  

 

Présentement, toujours selon cette interprétation, le monde déchu, présent dans la vie d’un Juif et d’un non-Juif, pourra ainsi, être pleinement restauré par l’intermédiaire de notre foi dans le Mashiah. En effet, dans nos vies personnelles, une fois qu’on a la certitude qu’Hashem nous a justifiés et rachetés en Yeshoua selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, le Mashiah doit aussi régner dans nos vies. Le but est de le couronner Roi du monde, la facette du Sauveur n’est pas suffisante ; les chrétiens ont d’ailleurs, idolâtré cette facette du Mashiah ben Yossef mais le monde continue pour autant de ne pas être réparé ! Beaucoup de "sauvés" selon les chrétiens et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Beaucoup de "chrétiens" [religion n°1] et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Il est donc aisé de comprendre que l’importance n’est pas de prêcher le salut mais plutôt le Royaume car celui-ci engendre, lui-même, le salut et la délivrance ; en d’autres termes, l’important est de témoigner de la facette du Mashiah ben David.

 

Allez, prêchez et dites : Le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 10 :7)

 

Yeshoua est notre Roi. Yeshoua est ressuscité. Attachons-nous à lui et soumettons-lui notre vie, notre temps, notre argent et la totalité de notre cœur. Aucun sacrifice n'est trop grand envers celui qui s'est sacrifié pour nous et tout comme Avraham, puissions-nous, nous lever tôt comme il est dit : Avraham se leva de bon matin. (Béréshit 22 :3) et au commentaire de Rachi de préciser : Dans son zèle à accomplir la mitsva. (Pessa‘him 4a).