CHAPITRE 6

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Frères, même si un homme est pris en quelque délit, vous, ceux du souffle, relevez-le dans un souffle d’humilité. Considère que tu risques, toi aussi, d’être mis à l’épreuve.

  • Frères, même si un homme est pris en quelque délit : entrain d’enfreindre les lois d’Hashem.

  • vous, ceux du souffle : en référence aux Nazaréens [soumis au Rouah HaMashiah].

  • relevez-le dans un souffle d’humilité : avec un regard favorable, soit avec un bon œil. Le Rouah du Mashiah est un véritable Esprit de charité et d’amour : il manifeste ses fruits surtout envers les plus faibles, et même envers ceux qui auraient été surpris entrain de fauter… Les Nazaréens doivent ainsi, se redresser mutuellement mais ils ne le feront bien qu’à une triple condition : d’y apporter de la douceur, de rester humbles, et de prendre vraiment garde à la faiblesse de chacun.  Dans le même élan, Rabbi Na’hman de Breslev nous a également enseigné d’implorer le Maître du monde de nous aider à trouver le bien qui se trouve en chaque Juif et ce, même si ce dernier s’était complètement éloigné de la voie de la Torah. En effet, Rabbi Na’hman nous a affirmé qu’il n’existait pas un seul Juif au monde, qui n’ait pas un peu de bien en lui ; de ce fait, il est aisé de comprendre que toute la réparation du monde dépend de la faculté à se lier avec le bien de chaque Juif et de s’inclure ensemble dans l’amour et l’unicité d’Hashem. (Torah n°282 du Likouté Moharan I)

  • Considère que tu risques, toi aussi, d’être mis à l’épreuve : étant pleinement ancré dans les enseignements de Rabbi Yeshoua, l’Apôtre Shaoul va nous partager ces différents concepts de l’Évangile : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère. » (Matityahou 7 :1-5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Portez les fardeaux les uns des autres : vous accomplirez ainsi la tora du messie.

 

  • Portez les fardeaux les uns des autres : le Mashiah a porté tous nos fardeaux mais nous aussi, nous devons également porter ceux de nos frères, en prenant part à toutes leurs épreuves spirituelles ou matérielles.

 

  • vous accomplirez ainsi la tora du messie : en conséquence, nous respecterons la Torah du Mashiah, soit « une Torah de vie » laquelle nous a expressément ordonner de nous aimer les uns les autres comme il est dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Yohanan 13 :34). Et d’ailleurs, pourquoi le Second Temple a-t-il été détruit ? Il a été détruit en raison de « la haine gratuite » de cette période ; et tout ceci vient nous apprendre que « le péché de haine gratuite équivaut aux trois transgressions les plus graves : l’adoration des idoles, les relations sexuelles interdites et l’effusion de sang. » (Yoma 9b). En cette époque maudite de « sinath hinam », de haine gratuite ; selon l’ordre de Yeshoua, les Nazaréens devaient accentuer leur Avoda Hashem principalement sur l'amour de leur prochain : ceci servait « de tikoun » pour l’époque du Second Temple [et bien évidemment, encore pour la nôtre !]. Nous rejoignons ainsi, pleinement les propos du Rav Ginzburg : « La Torah nous ordonne d’aimer chaque Juif, de veiller à son honneur et à son argent exactement comme on le ferait pour soi-même. Il est interdit de haïr un autre Juif comme cela est relaté dans le Sefer Vayikra. La haine gratuite n’est fondée sur aucun grief ; elle résulte d’un préjugé et ne repose sur aucune donnée objective. Celui qui hait gratuitement ne peut supporter la présence de l’autre, ne peut agir de concert avec lui ou même écouter son opinion, car il voit en lui un concurrent. Cette haine est plus grave que toute autre et c’est elle qui a causé la destruction du Beth Hamikdach, du Second Temple. La seule manière de réparer cette faute est de procéder à l’autre extrême, d’aimer un autre Juif gratuitement, même si objectivement, il n’y a aucune raison de l’aimer mais simplement parce qu’il a été créé par D.ieu, parce qu’il fait partie du peuple Juif et parce que c’est ici le moyen de faire venir plus rapidement le Mashiah. » (Rav Yossef Sim’ha Ginzburg)

 

COMMENTAIRE

Pour mieux appréhender ce verset, nous pouvons continuer avec la traduction de David Stern : « Portez les fardeaux les uns des autres, ainsi vous accomplirez le sens véritable de la Torah, qui est confirmé par le Mashiah. » (David Stern, La Bible Juive, p. 1468)

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Ou, si quelqu’un croit être, en n’étant rien, il s’illusionne.

 

 

  • Ou, si quelqu’un croit être : Shaoul parle ici, d’un orgueil injustifiée.

 

  • en n’étant rien : en vérité, on ne peut avoir de sympathie pour les autres dans leurs épreuves et leurs faiblesses, que lorsqu’on est soi-même retenu dans l’humilité par le sentiment de ses propres misères. C’est un des grands secrets de la Torah.

 

  • il s’illusionne : outre ce sujet, il est clair que nous ne sommes « rien » et si nous existons, nous ne devons qu’exister dans le Mashiah comme il est également dans la ‘Hassidout Breslev : « L’homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et de dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. » (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Mais à chacun d’éprouver sa propre œuvre ; alors il mettra sa fierté en lui seul et pas en un autre.

 

  • Mais à chacun d’éprouver sa propre œuvre : on ne doit pas se séduire soi-même en s’estimant être « quelque chose » mais chacun doit au contraire, constamment se remettre en question. 

 

  • alors il mettra sa fierté : du grec « kauchema » signifiant : ce dont chacun peut se glorifier ; en référence au fait de se vanter, de se flatter, etc… comme il est dit : « Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire [kauchema] car la nécessité m'en est imposée et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! » (1 Corinthiens 9 :16)

 

  • en lui seul et pas en un autre : selon ses propres failles dans sa Avoda Hashem, il sera guéri de l’orgueilleuse tentation de se glorifier aux dépens d’un autre et même s’il avait de quoi se glorifier, il gardera cette gloire pour lui seul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Oui, à chacun de porter sa propre charge.

 

 

  • Oui, à chacun : individuellement, soit de façon personnelle.

 

 

  • de porter sa propre charge : en fait, un Nazaréen ne doit pas se comparer aux autres [chacun son niveau, chacun son tikoun, et chacun sa mission !] comme il est également enseigné : « Ainsi chacun de nous rendra compte à D.ieu pour lui-même. » (Romains 14 :12). Et outre le sujet de la comparaison avec autrui, un Nazaréen ne doit compter que sur la brakhah du Mashiah [et non sur celles des hommes !] comme il est également enseigné : « Le Tsadik qui a quitté le monde matériel peut avoir un rôle d’intercesseur en demandant à D.ieu d’accorder sa bénédiction aux hommes, afin que les requêtes qu’ils formulent soit exaucées. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27) ou encore dans le Livre de Yrmeyahou : « Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l'Éternel [et du Tsadik !] ! » (Yrmeyahou 17 :5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     L’enseigné dans la parole doit partager avec l’enseigneur tous ses biens.

 

 

  • L’enseigné dans la parole : Shaoul parle d’un « disciple » de façon générale.

 

  • doit partager avec l’enseigneur : le Maître, appelé « Rabbi » en hébreu.

 

  • tous ses biens : l’Apôtre exhorte les communautés à faire part de leurs biens à ceux qui les instruisent, soit avec leurs enseignants. À ce sujet, il faut savoir que la tsédaka est l'un des piliers sur lesquels repose le monde. Cette mitsva a la force de pardonner les fautes et de repousser tous les mauvais décrets ; c'est également la seule mitsva que l'on peut accomplir en demandant à D.ieu qu'il nous accorde une requête en échange comme il est dit : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des Cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » (Malakhi 3 :10)

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Ne vous y trompez pas : Elohîms ne doit pas être raillé ! Oui, ce que l’homme sème, il le moissonne aussi.

 

 

  • Ne vous y trompez pas : Elohîms ne doit pas être raillé : on ne peut pas « blaguer » avec les choses spirituelles…

 

 

  • Oui, ce que l’homme sème, il le moissonne aussi : toutes nos actions ont un impact dans le bien, comme dans le mal… En fait, s’il est vrai que l’Apôtre Shaoul enseigne clairement, dans cette Lettre et même partout ailleurs, que « les œuvres de l’homme » ne peuvent pas le justifier devant Hashem, le « salut » étant un don de la pure grâce de D.ieu, acquis au travers du sacrifice du Mashiah et reçu par la foi seule ; il est aussi vrai qu’il nous montre le destin d’un authentique Nazaréen : tout disciple de Yeshoua [par ses œuvres] jette constamment une semence [dans ce monde] dont il moissonnera les fruits dans l’éternité [soit pour la vie, soit pour la mort], et cela dans une proportion exacte comme il est dit : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. » (2 Corinthiens 9 :6). Cette contradiction apparente ou plutôt ces deux faces de la même vérité, sont en harmonie comme la cause et l’effet, semblable à un arbre et son fruit : l’arbre étant la foi dans le Tsadik laquelle doit produire de nombreux fruits comme il est dit : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Yohanan 15 :16)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Qui sème dans la chair, de la chair moissonne la corruption ; mais qui sème dans le souffle moissonne, du souffle, la vie en pérennité.

 

 

  • Qui sème dans la chair : selon l’influence de « la néfech habehamit », appelée l’âme animale.

 

 

  • de la chair moissonne la corruption : en référence aux œuvres de la chair détaillées dans le chap. 5 de cette Lettre comme il est dit : « Les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. » (Galates 5 :19-21)

 

 

  • mais qui sème dans le souffle : dans l’influence du Rouah Hakodesh.

 

 

  • moissonne, du souffle, la vie en pérennité : en référence aux œuvres de l’Esprit détaillées également dans le chapitre précédent : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. » (Galates 5 :22). Dans le chapitre précédent, l’Apôtre Shaoul a longuement exposé ce profond contraste de « la chair » et de « l’Esprit » … L’issue de l’une et de l’autre est ici clairement réexposée : d’une part, la corruption [le Guey-Hinnom] ; de l’autre, la vie éternelle [le Olam Haba] … Le jugement prévu lors de « Yom HaDin » ne fera que manifester, compléter ou fixer irrévocablement l’un de ces deux états comme il est dit : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de D.ieu, c'est la vie éternelle dans le Mashiah Yeshoua notre Seigneur. » (Romains 6 :23)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Ne perdons pas le cœur de bien faire ! Oui, en temps voulu, nous moissonnerons sans faillir !

 

 

  • Ne perdons pas le cœur de bien faire : une kavana pure puisque c’est la seule véritable source de toutes les mitsvot comme il est dit : « Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. » (Matityahou 15 :18)

 

 

  • Oui, en temps voulu : au temps de la grande moisson, appelée « la délivrance finale » ; celle-ci viendra accompagnée de joies et suivie de repos. Néanmoins, pour le moment, nous devons labourer et semer, sans craindre les fatigues et sans vouloir moissonner avant le temps.

 

  • nous moissonnerons sans faillir : l’Apôtre Shaoul encourage les Nazaréens à s’enquérir de la promesse des récompenses pour les bonne œuvres et par conséquent, de persévérer dans tous combats. 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Alors, tant que nous en avons le temps, œuvrons au bien de tous, surtout pour ceux qui sont de la maison de l’adhérence.

 

 

  • Alors, tant que nous en avons le temps : cela fait référence au temps présent [dans ce monde], appelé également le « Olam Hazeh ».

 

 

  • œuvrons au bien de tous : le but étant de ne laisser échapper aucune occasion de faire le bien…

 

 

  • surtout pour ceux qui sont de la maison de l’adhérence : le mot grec employé ici est « oikeios »: ce terme désigne tous ceux qui appartiennent à une même maison, soit à tous les membres d’une même famille. Bien évidemment, comme nous l’avons compris, on parle ici de la Kéhila du Mashiah, soit à notre famille « en Yeshoua » composée de tous ceux qui sont attachés au Tsadik de vérité. À ce sujet, n’est-il pas enseigné : « Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. » (1 Timotheos 5 :8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Vous voyez avec quelles grandes lettres je vous écris de ma main !

 

  • Vous voyez avec quelles grandes lettres : selon certains commentaires, les « grandes lettres » font référence aux faiblesses oculaires de l’Apôtre Shaoul. Ailleurs, il est également écrit : « Si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. » (Galates 4 :15) ou encore : « Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange du Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. » (2 Corinthiens 12 :7)

 

  • je vous écris de ma main : ceci est la preuve d’un réel attachement pour les siens, et c’est digne d’un véritable Maître.  En effet, l’Apôtre Shaoul avait bien l’intention de donner à cette Lettre un sceau de son authenticité mais il a également souhaité, donner à ses lecteurs, un dernier témoignage d’affection tel un père pour ses enfants comme il est dit : « Quel est le fils qu'un père ne châtie pas ? » (Hébreux 12 :7)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Ceux qui désirent faire bonne figure envers la chair vous obligent à vous faire circoncire, à seule fin de n’être pas persécutés pour la croix du messie.

 

  • Ceux qui désirent faire bonne figure envers la chair : une nouvelle fois, c’est une référence au parti de la circoncision. On voit clairement par ces versets combien l’Apôtre Shaoul avait à cœur le sujet de cette Lettre puisqu’il éprouve une nouvelle fois, le besoin d’y revenir en finissant avec ça.  

 

  • vous obligent à vous faire circoncire : pour hériter du Olam Haba.

 

  • à seule fin de n’être pas persécutés pour la croix du messie : puisque c’est le sacrifice du Mashiah qui nous permet d’accéder au Olam Haba [et non la mitsva de la Brit-Mila !]. De plus, comme c’est également détaillé dans la Lettre aux Corinthiens, la « crucifixion » du Mont Golgotha était une folie pour les non-Juifs et « un scandale » pour les Juifs ; de ce fait, la « doctrine » qui lui était reliée dans les « prédications pauliniennes », fut constamment une cause de persécution de la part des uns et des autres comme il est dit : « Nous, nous prêchons le Mashiah crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs mais puissance de D.ieu et sagesse de D.ieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que non-Juifs. » (1 Corinthiens 1 :23-24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Non, ceux de la circoncision ne gardent pas eux-mêmes la tora ; mais ils veulent vous faire circoncire afin de pouvoir être fiers de votre chair.

 

  • Non, ceux de la circoncision : comme nous l’avons déjà souligné de nombreuses fois dans les commentaire précédents, les Nazaréens de Jérusalem n’étaient pas tous contre Shaoul mais certains effectivement, n’acceptaient pas une partie de ces enseignements. Et d’ailleurs, comme on pourra le constater dans les Actes, Yaakov HaTsadik, afin de favoriser une meilleure entente dans la Kéhila, a dû demander à Shaoul d’aller prouver son attachement à la Torah au Temple comme il est dit : « Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.  Le lendemain, Shaoul se rendit avec nous chez Yaakov et tous les Anciens s'y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que D.ieu avait fait au milieu des goyim par son ministère. Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent D.ieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru et tous sont zélés pour la Torah. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les non-Juifs à renoncer à Moshé, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la Torah. (…) Alors Shaoul prit ces hommes, se purifia et entra le lendemain dans le Temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l'offrande présentée pour chacun d'eux. » (Actes 21 :17-26). Pour confirmer ces interprétations, nous pourrons aussi nous inspirer du témoignage historique d’Eusèbe de Césarée comme il est dit : « Les hérétiques furent à bon droit appelés, dès l’origine, les Ébionites, parce qu’ils avaient sur le Christ des pensées pauvres et humbles. Celui-ci leur apparaissait dans leurs conceptions comme un être simple et vulgaire ; devenu juste par le progrès de sa vertu, il n’était qu’un mortel qui devait sa naissance à l’union de Marie et d’un homme. L’observance de la Loi mosaïque leur était tout à fait nécessaire, parce qu’ils ne devaient pas être sauvés par la seule foi au Christ, non plus que par une vie conforme à cette foi. Il y en avait cependant d’autres qui portaient le même nom et qui se gardaient de la sottise de ceux- ci. Ils ne niaient pas que le Seigneur fût né d’une vierge et du Saint-Esprit mais, comme eux, ils n’admettaient pas sa préexistence, quoiqu’il fût le Verbe divin et la Sagesse et ils revenaient ainsi à l’impiété des premiers. Leur ressemblance avec les autres est surtout dans le zèle charnel qu’ils mettaient à accomplir les prescriptions de la loi. Ils pensaient que les Épîtres de l’Apôtre Paul doivent être rejetées complètement et ils l’appelaient un apostat de la Loi. Ils ne se servaient que de l’Évangile aux Hébreux et faisaient peu de cas des autres. Ils gardaient le Shabbat et le reste des habitudes judaïques, ainsi que les autres Ébionites ; cependant ils célébraient les dimanches à peu près comme nous, en mémoire de la résurrection du Sauveur. Une telle conception leur a valu le nom d’Ébionites, qui convient assez pour exprimer la pauvreté de leur intelligence, puisque c’est par ce terme que les Hébreux désignent les mendiants. » (Eusèbe de Césarée, chap. 27 de l’Histoire ecclésiastique III)

 

 

  • ne gardent pas eux-mêmes la tora : les « Shammaïtes » imposaient aux Nazaréens l’observation de la Torah comme un moyen de salut et pourtant, ils savaient fort bien qu’ils étaient pourtant incapables d’accomplir la Torah dans ce qu’elle ordonne de plus saint et de plus spirituel. Comment pourraient-ils se justifier devant D.ieu ? Et en effet, d’un point de vue de la justification, tous nos mérites n’ont absolument aucune utilité car notre Avoda Hashem doit être connectée avec le Tsadik lequel est mort pour nos fautes et ce, afin de nous justifier [gratuitement]. N'est-il pas également enseigné chez les ‘hassidim : « Avant de se rapprocher du Tsadik, l'homme [de Torah] est alors au niveau du « cœur est saturé de graisse » : c'est-à-dire que le cœur de l'homme est bouché, ses oreilles sont fermées [et ce, même s’il pratique toute la Torah !]. Ses yeux, frappés de cécité, l'empêchent de voir la vérité et de s'éveiller au repentir mais quand il s'attache aux Tsadikim et qu'il reçoit d'eux des recommandations ; alors son cœur s'ouvre, ainsi que ses yeux et ses oreilles, il voit, écoute et comprend la vérité, et il parvient au repentir. » (Torah n°7 du Likouté Moharan I). L’Apôtre Shaoul, tranche comme évident que nul n’a observé et accompli toutes les choses écrites dans la Torah ; il faudrait, pour le nier, un degré d’aveuglement et d’orgueil qu’il ne saurait prévoir !

 

  • mais ils veulent vous faire circoncire : comme il est dit : « Rabbi Eliézer a dit : Il est écrit : « Les méchants seront renvoyés dans le monde des ténèbres, toutes les nations qui oublient D.ieu. » (Téhilim 9 :18). Les méchants seront renvoyés vers le monde inférieur, ce sont les pécheurs du peuple Juif car seuls les pécheurs sont condamnés au monde inférieur. « Tous les non-Juifs qui oublient D.ieu » : ce sont les pécheurs des nations, du fait qu'il est écrit : toutes les nations, il est évident qu'aucun des non-Juifs n'a de part dans le Olam Haba. C'est la déclaration de Rabbi Eliézer. Rabbi Yéhochoua lui a dit : Il est dit seulement : « Tous les non-Juifs qui oublient D.ieu. » Au contraire, les méchants seront renvoyés au monde des ténèbres et qui sont-ils ? Ce sont tous les non-Juifs qui oublient D.ieu. Les non-Juifs qui craignent D.ieu ont une part dans le Olam Haba. » (Sanhédrin 105a). Comme nous l’avions déjà exposé dans les commentaires du premier chapitre et tout au long de cette Lettre ; selon la Guémara, pour Rabbi Eliézer, de l'école de Beit Shammaï, un non-Juif non circoncis n'avait pas de part dans le Olam Haba. Néanmoins, pour Rabbi Yéhochoua, de l'école d'Hillel, seuls les plus méchants n'avaient pas de part au Olam Haba. De ce fait, on comprend aisément qu’ils puissent y avoir eu des tensions au sein de la Kéhila Nazaréenne, influencée principalement par l’école de Beit Hillel.  À noter également que l’école d’Hillel était assez favorable aux Nazaréens et ce, comme le rapporte le Livre des Actes concernant Gamliel : « Mais un pharisien, nommé Gamliel, docteur de la Torah, estimé de tout le peuple, se leva dans le Sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les Apôtres. Puis il leur dit : Hommes Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à l'égard de ces gens. Car, il n'y a pas longtemps que parut Theudas, qui se donnait pour quelque chose et auquel se rallièrent environ quatre cents hommes : il fut tué, et tous ceux qui l'avaient suivi furent mis en déroute et réduits à rien. Après lui, parut Yéhouda le Galiléen, à l'époque du recensement et il attira du monde à son parti : il périt aussi, et tous ceux qui l'avaient suivi furent dispersés. Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira mais si elle vient de D.ieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre D.ieu. Ils se rangèrent à son avis. » (Actes 5 :34-40)

 

  • afin de pouvoir être fiers : en s’élevant contre Shaoul et contre la décision de Yaakov (Actes 15), certains membres « du parti de la circoncision » [de Beit Shammaï] ont susciter divisions et conflits… De plus, comme on le sait, Shaoul fut élevé aux pieds de Gamliel (Actes 22 :3), et Rabban Gamliel était le petit-fils d’Hillel. Outre ce point important, Gamliel était une forte autorité dans le mouvement « pharisien » de l’époque, et un grand Tanna. Il fut même président du Sanhédrin à la mort de Shammaï, tâche reprise également par son fils, Rabbi Shimon ben Gamliel I. En fait, comme cela est également commenté dans plusieurs écrits Juifs et comme nous l’avons vu plus haut, « les héritiers des deux écoles » n’ont pas tous suivi les voies « lechem chamayim » de leurs Maitres, Hillel et Shammaï comme il est dit : « Leurs étudiants n'ont pas complètement absorbé leurs voies et leurs enseignements et à partir de ce moment, les disputes sont devenues plus courantes parmi les érudits en Torah. » (Tossafot Yom Tov). Malheureusement, beaucoup se sont battus par orgueil, et non pour l’amour du Ciel.

 

  • de votre chair : Shaoul souhaite selon toute vraisemblance, faire comprendre aux Galates que « les Shammaïtes » se glorifiaient de ceux qui les écoutaient ; pour lui, ces Juifs se conduisaient comme tous ceux qui n’ont d’autre but que de gagner des âmes à un parti, au lieu de mettre plutôt leur zèle à les amener au Mashiah et par lui, à une connexion vraiment plus profonde. En effet, Shaoul a toujours eu soin de demandé aux Nazaréens d’avoir foi en Yeshoua, au point de se considérer comme morts par rapport « à leur propre justice » et de développer cette seule foi avec l’assistance du Rouah Hakodesh ; et dans l’idée, cela correspond également aux enseignements ‘hassidiques comme il est dit : « L'essentiel [outre les mitsvot] et le fondement dont tout dépend, c'est de s'attacher au Tsadik de la génération et d'accepter ses paroles comme étant la vérité Tsadik. » (Torah n°123 du Likouté Moharan I). Dans le même élan, il est également enseigné : « La « vraie » vérité est que de se rapprocher et diffuser la parole du Tsadik sont encore bien plus élevés que de ramener les gens vers le Judaïsme car l’attachement au Tsadik est une notion fondamentale du Judaïsme, c’est la racine de tout et elle est supérieure à tout. » (L'attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Mais pour moi, je ne suis fier de rien, sinon de la croix de notre Adôn Iéshoua’, le messie, sur laquelle l’univers a été crucifié pour moi et moi pour l’univers.

 

  • Mais pour moi, je ne suis fier de rien : l’Apôtre Shaoul continue d’exprimer par ces mots, sa réprobation de tout moyen de salut que l’on voudrait chercher dans ses propres mérites… David Stern nous propose cette traduction : « Ils veulent seulement que vous vous, fassiez circoncire pour pouvoir se vanter d'avoir réussi à vous imposer cette pratique. Quant à moi, que D.ieu me garde de me glorifier de sinon du poteau d'exécution de notre Seigneur Yeshoua, le Mashiah. » (David Stern, La Bible Juive, p.1468-1469)

 

  • sinon de la croix de notre Adôn Iéshoua’, le messie : nous devons prendre cette expression dans son ensemble : « Je ne me glorifierai que de la mort expiatoire du Mashiah Yeshoua sur la croix, par laquelle il a vaincu le monde, et par laquelle seule nous le vaincrons aussi ; si nous lui devenons semblables dans le renoncement et le crucifiement de notre vieil homme. »

 

  • sur laquelle l’univers a été crucifié pour moi : « le monde » et ses plaisirs regardent l’Apôtre Shaoul et tous ceux qui lui ressemblent, soit les Nazaréens avec le mépris qu’on a pour des « crucifiés » [des adorateurs de D.ieu] et loin de s’en affliger ou d’en avoir honte, Shaoul s’en glorifie et y trouve sa joie.

 

  • et moi pour l’univers : la croix [le sacrifice du Mashiah] représente notre réconciliation parfaite avec Hashem mais en même temps, elle représente aussi un instrument d’humiliation, de souffrance et de mort pour notre « vieil homme ». En effet, c’est par elle que nous sommes crucifiés au monde, et que le monde nous est crucifié.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Oui, la circoncision n’est rien, ni le prépuce, mais une nouvelle création.

 

  • Oui, la circoncision n’est rien, ni le prépuce : au niveau de la justification puisque selon le contexte, le plus important pour un Nazaréen d’origine non-Juif est d’être lié dans un premier temps au Tsadik et ce, pour l’éternité ; la circoncision sera effectuée par la suite [selon une moindre importance !]. En effet, la « nouvelle créature » ou « le nouveau-né » selon la foi Nazaréenne a lieu dans l’homme par l’intermédiaire du Tsadik [et ne dépend pas d’une Brit-Mila extérieure, mais intérieure !]. Ce nouveau statut reçu par le Tsadik nous tire du péché et de la mort éternelle [dans le Guey-Hinnom]. Or, dit l’Apôtre Shaoul, cela « seul » est vraiment quelque chose ; tout le reste n’est que secondaire. Hashem ne saurait aimer en nous que cette nouvelle créature, qui existe dans le Mashiah et par le Mashiah et ce, au-delà de toutes mitsvot. En d’autres termes, Hashem nous aime parce que nous portons en nous, le nom du Mashiah lequel représente toute la Torah.

 

  • mais une nouvelle création : comme il est également enseigné : « Le statut juridique d’un converti qui vient de se convertir est comme celui d’un nouveau-né. » (Yévamot 22a) ou encore aux Corinthiens : « Si quelqu'un est dans le Mashiah, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de D.ieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Mashiah et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car D.ieu était dans le Mashiah, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour le Mashiah, comme si D.ieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom du Mashiah : Soyez réconciliés avec D.ieu ! Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de D.ieu. » (2 Corinthiens 5 :17-21)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     À tous ceux qui marchent selon cette règle, paix sur eux, grâce sur l’Israël d’Elohîms.

 

  • À tous ceux qui marchent : dans « cette vie nouvelle » offerte dans le Mashiah.

 

 

  • selon cette règle : selon cet Évangile comme il est dit : « La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de D.ieu est tout. » (1 Corinthiens 7 :19). En fait, si on lit cette Lettre ou encore ce verset adressée aux Corinthiens rapidement, nous « abolissons » vraiment la Torah et l’Apôtre Shaoul serait par conséquent « un apostat » doublé d’un inculte puisque la circoncision est une mitsva de la Torah ! Ce n’est pas du tout logique. Comment Shaoul pourrait-il ainsi, dire qu'une Brit-Mila est sans importance tout en précisant bien : « L'observation des mitsvot [dont fait partie la circoncision !] est tout » ? Il faut le comprendre selon le contexte de l'époque et de cette Lettre : il ne parle pas de la mitsva « en tant que telle » mais de ce qu’elle représente dans l’optique du salut, soit de notre justification. En d’autres termes, un Nazaréen d’origine non-Juive et non-circoncis, par son seul attachement au Tsadik, détient son « pass » pour le Olam Haba. Malgré tout, l'acte de la circoncision est obligatoire pour « un converti authentique » mais non comme un moyen d'obtenir le Olam Haba ; il s’agira simplement d’une simple mitsva de la Torah comme il est également enseigné : « Écoutons la fin du discours : Crains D.ieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. » (Qohelet 12 :13)

 

 

  • paix sur eux : le « shalom » étant le fruit de notre nouvelle vie en Yeshoua.

 

 

  • grâce sur l’Israël d’Elohîms : cela fait référence aux Juifs Nazaréens comme aux Nazaréens d’origine non-Juive appelés « l’Israël spirituel » par Shaoul. N’est-il pas également enseigné : « Celui-ci dira : Je suis à l'Éternel ; celui-là se réclamera du nom de Yaakov ; cet autre écrira de sa main : à l'Éternel ! Et prononcera avec amour le nom d'Israël. » (Yeshayahou 44 :5) que Ibn Ezra commente de cette façon : « Cela fait référence aux convertis des nations comme il est écrit : « Dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que D.ieu est avec vous. » (Zekharia 8 :23). (Ibn Ezra). Ailleurs, il est également enseigné : « Et prends le nom d'Israël : ce sont les convertis de toutes les nations du monde. » (Avot DéRabbi Natan 36 : 1). Poursuivons également dans les enseignements ‘hassidiques : « Et de la lumière supérieure qui brillera pour Israël, l’obscurité des nations sera aussi éclairée, comme il est écrit : « Et les nations marcheront à ta lumière », celle du peuple d’Israël. Et il est aussi écrit que les nations diront au peuple Juif : « Maison de Yaakov, venez et nous marcherons dans la lumière de D.ieu ». ll est aussi écrit : « Et la gloire de D.ieu se révélera et toute chair », c’est-à-dire l’humanité, ensemble verra la gloire de D.ieu. Pour finir, il est également écrit : « Pour aller dans les saillies des rocs et dans les fissures des rochers par crainte de D.ieu et de la splendeur de sa grandeur. » Ce verset fait référence aux nations qui seront saisies de crainte devant la révélation divine et chercheront refuge ; Israël, quant à lui, se trouvera en parfaite unité avec D.ieu. Et comme nous disons dans le texte de la liturgie : « Et apparais dans la splendeur de la grandeur de ta puissance sur tous les habitants du monde, etc… » La révélation divine imprégnera le monde dans tous ses aspects, y compris les nations. Ainsi le monde à l’ère messianique atteindra-t-il à sa plénitude et à sa perfection, telles que dans le dessein divin. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 36)

 

 

 

 

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17.     Pour le reste, que nul ne me cause de troubles, car je porte en mon corps les stigmates de Iéshoua.

 

  • Pour le reste, que nul ne me cause de troubles : tel un soldat dont on mépriserait les services et qui, pour toutes réponses, montrerait ses « nobles blessures », Shaoul en appelle à ses douleurs de toutes sortes vécues pour le nom du Mashiah. Et si les blessures que Shaoul portait dans son corps étaient honteuses aux yeux du monde ; en présence de D.ieu et de ses anges, elles excellaient plus que tous les honneurs du monde.

 

 

  • car je porte en mon corps les stigmates de Iéshoua : selon certaines sources, le mot « stigma » en grec désignait les marques que l’on imprimait par le feu aux esclaves fugitifs, aux prisonniers ou encore aux malfaiteurs, afin qu’ils soient reconnus. Shaoul nomme bien évidemment, ses flétrissures « les stigmates du Seigneur Yeshoua » parce qu’il les avait reçues à son service et ce, par amour pour lui.

 

COMMENTAIRE

 

Quels témoignages poignants.

Puisse la mémoire du Tsadik être une bénédiction pour nous. Qu'une meilleure étude des Écrits de Shaoul puisse restaurer l'héritage Nazaréen complétement affaibli.

Sont-ils ministres du Mashiah ? (…) Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des non-Juifs, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. (2 Corinthiens 11 :23-27)

Car D.ieu (…) a fait de nous, les Apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause du Mashiah (…) nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés ! Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous parlons avec bonté ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu'à maintenant. (1 Corinthiens 4 :9-13)

Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Yeshoua, afin que la vie de Yeshoua soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Yeshoua, afin que la vie de Yeshoua soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. (2 Corinthiens 4:8-11)

Que faites-vous, en pleurant et en me brisant le cœur ? Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Yeshoua. (Actes 21 :13)

Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances du Mashiah, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est la Kéhila. (Colossiens 1 :24)

Même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service de votre foi, je m'en réjouis, et je me réjouis avec vous tous. (Philippiens 2 :17)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Le chérissement de notre Adôn Iéshoua’, le messie, soit en votre souffle, frères. Amén.

 

  • Le chérissement de notre Adôn Iéshoua’, le messie : la bonté du Mashiah.

 

 

  • soit en votre souffle, frères : puisque celle-ci doit être le pilier de notre Avoda Hashem. Ailleurs, il est également enseigné par nos Maîtres : « La Torah qu'un homme apprendra dans ce monde n'est que « vanité » en comparaison de la Torah du Mashiah. » (Midrash Qohelet Rabba 11 :8)

 

 

  • Amén : comme on peut le constater, cette Lettre est conclue comme on conclurait une téfila : par un « Amen ».