CHAPITRE 5

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Le messie nous a libérés pour la liberté, donc tenez ferme et ne vous enfermez pas de nouveau sous le joug d’esclavage.

 

  • Le messie nous a libérés pour la liberté : la Torah du Mashiah nous procure la liberté par l’assistance du Rouah Hakodesh.

Qu’est-ce que la vraie liberté ? Elle consiste à se trouver. À partir du moment où une personne s’est trouvée, elle n’est plus esclave. (Rav Avraham Ifra’h)

La Torah de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est véritable, il rend sage l'ignorant.  Les ordonnances de l'Éternel sont droites, elles réjouissent le coeur ; les commandements de l'Éternel sont purs, ils éclairent les yeux.  La crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à toujours. (Téhilim 19 :7-9 )

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Chaque jour une voix céleste sort du mont Horev et fait une proclamation : Malheur à l'humanité pour son mépris envers la Torah ! Quiconque ne s'occupe pas de l'étude de la Torah est appelé, le réprimandé (…) car il n'y a d'homme libre que celui qui s'implique dans l'apprentissage de la Torah. (Pirké Avot 6 :2)

Nous apprenons qu'à la révélation du Sinaï, les Israélites ont reçu leur liberté [et non à l'Exode]. Cependant, la liberté dans la pensée Juive ne signifie pas la libération de toute responsabilité mais cela signifie, en fait, l'étude de la Torah… Selon les rabanim, il n'y a personne de plus libre que celui qui apprend la Torah. (Explications de la Mishna)

Comme nous l’avons, la Torah du Mashiah procure la liberté contrairement aux ordonnances contraignantes et lourdes du parti de Shammaï.

Car mon joug est doux et mon fardeau léger. (Matityahou 11 :30)

 

  • donc tenez ferme et ne vous enfermez pas : le but est d’être ancrés dans les mérites du Mashiah.

 

  • de nouveau : si nous n’avons pas reçu la Torah du Mashiah, nous sommes considérés comme des esclaves. Les Galates faisaient un grand pas en arrière en acceptant les conseils de ces pharisiens.

Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain, car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111)

 

  • sous le joug d’esclavage : le joug de la Torah selon Beit Shammaï.

La conversion à la Torah et sa pratique doivent se faire selon Beit Hillel et non selon Shammaï. Les futurs Nazaréens doivent adhérer au Tsadik, et non pas dans la mitsva de la circoncision, afin d’hériter du Olam et de toutes autres bénédictions spirituelles. Selon le contexte, la circoncision est une mitsva comme une autre pour être greffé au Am Israël mais en aucun cas, elle ne condamne pour le salut éternel d’une âme.

L'expression "joug d'esclavage" est donc à comprendre dans le contexte donnée dans les autres chapitres [Beit Hillel et Beit Shammaï] …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Voici, moi, Paulos, je vous le dis : si vous vous faites circoncire, le messie ne vous servira en rien.

 

 

  • Voici, moi, Paulos, je vous le dis : selon l’interprétation personnelle de l’Apôtre Shaoul, influencé par le Rouah Hakodesh.

 

 

  • si vous vous faites circoncire : dans le but d’être justifiés et ainsi d’hériter du Olam Haba.

 

 

  • le messie ne vous servira en rien : le Olam Haba est accordé par le mérite du Mashiah et non par celui de la mitsva de la circoncision.

 

COMMENTAIRE N°1

Cette Lettre, l’Apôtre Shaoul l’a envoyé aux Galates, dans un temps et un contexte spécifique car ils avaient des problèmes spécifiques, tournant autour d'un seul et unique sujet : la justification de l'homme. Héritons-nous du Olam Haba par nos propres mérites ou par ceux du Mashiah Yeshoua ? Comme nous l’avons vu, si les Galates pratiquaient la circoncision dans le but de se justifier, alors le mérite du Mashiah ne leur serait d’aucune utilité… Cependant, pratiquer la circoncision comme mitsva reste une obligation, comme les autres mitsvot de la Torah…   

 

Pourquoi l’Apôtre Shaoul s'acharne-t-il autant sur l'acte de circoncision ? La réponse, grâce à la connaissance du contexte de l'époque est vraiment simple… Voici donc l'explication authentique de la Lettre envoyée au Galates et la clef qui déverrouille une grande partie des Lettres de Shaoul au sujet de ses différentes confrontation avec certains pharisiens.

 

Au Concile de Jérusalem, on peut voir la présence de certains pharisiens qui y siégeaient ; maintenant, grâce au Talmud, nous savons qu'il s'agissait de pharisiens de Beit Shammaï, également appelé le parti de la circoncision car pour eux, seul un homme d'abord circoncis avait part au Olam Haba.

 

Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moshé, vous ne pouvez être sauvés. (…) Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les non-Juifs et exiger l'observation de la Torah de Moshé. (Actes 15 :1-5)

Comme nous l’avons également développé, Beit Hillel enseignait d'abord l'immersion puis le commencement de l'étude de Torah, le début d’une pratique des mitsvot puis la circoncision en finalité… L'obtention du Olam ne dépend donc pas, selon Beit Hillel, de la circoncision : l’Apôtre Shaoul était le disciple de Gamliel et avait donc parfaitement connaissance de cette halakha, tranchée également par les Nazaréens. L’Apôtre Shaoul défend donc toute doctrines shammaïtes qu’on souhaiterait imposer aux Nazaréens…

 

C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des goyim qui se convertissent à D.ieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moshé a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. (Actes 15 :19-21)

En effet, Yaakov HaTsadik avait tranché, pour les Nazaréens d’origine non-Juive, comme Hillel : une lettre pour les disciples du Mashiah immergés [1ère étape selon Hillel] qui contenait les premières recommandations à étudier et à mettre en pratique [2ème étape selon Hillel] puis le reste, ils l'apprendraient chaque Shabbat dans les synagogues [3ème étape selon Hillel] ; par la suite, il ne resterait plus que la circoncision pour les hommes [4ème étape selon Hillel] …

 

Cependant, certains pharisiens selon Shammaï qui avaient suivi Yeshoua ont malgré tout, désobéi à l'ordre du dirigeant de la Kéhila, puisqu'ils allaient dans des communautés comme celle des Galates pour propager la conversion selon Shammaï… L’Apôtre Shaoul s’est donc engagé dans le combat non par contre la circoncision mais contre la doctrine de Beit Shammaï ; par la suite, les chrétiens en ont fait ce qu’ils en ont fait… 

 

Shaoul mettait donc en garde les Galates contre le parti de la circoncision qui faisait dépendre le Olam Haba de la mitsva de la circoncision contrairement à Hillel et Yaakov HaTsadik, le frère de Yeshoua, qui enseignait de se lier au Tsadik par immersion puis d’avancer chaque Shabbat dans les synagogues.

 

L'acte de la circoncision est donc obligatoire pour le converti, mais après les premières étapes et pas comme moyen d'obtenir le Olam Haba mais comme simple mitsva de la Torah.

 

La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de D.ieu est tout. (1 Corinthiens 7 :19)

 

Écoutons la fin du discours : Crains D.ieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. (Qohelet 12 :13)

 

Si on lit ce verset rapidement, comme les chrétiens, nous abolissons la Torah et l’Apôtre Shaoul serait par conséquent un apostat : la circoncision est une mitsva de la Torah ! Comment donc Shaoul pourrait-il dire qu'elle est sans importance, tout en disant que l'observation des mitsvot [dont fait partie la circoncision] est tout ? Il faut le comprendre selon le contexte de l'époque : il ne parle pas ici de la mitsva en tant que telle mais du moyen de conversion à la Torah… Il ne faut pas prendre garde aux enseignements de l'école de Shammaï qui enseigne que sans circoncision, l'homme ne peut pas accéder au Olam Haba. Dans la Lettre envoyée aux Galates, l’Apôtre Shaoul s'oppose donc à la Torah de Shammaï et enseigne la Torah du Mashiah, ce qui signifie vivre comme le Mashiah a vécu, soit comme étant un pharisien selon Beit Hillel [malgré certaines exceptions]. En effet, les divisions entre les deux écoles devenaient si nombreuses que c'est comme si la Torah était divisée en deux…

 

À partir du moment où les disciples de Shammaï et Hillel ont grandi en nombre (…) la dispute a proliféré parmi le peuple Juif et la Torah est devenue comme deux Torot différentes. (Sanhédrin 88b)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     J’atteste encore à tout homme qui se fait circoncire qu’il s’oblige d’accomplir toute la tora.

 

 

  • J’atteste encore à tout homme qui se fait circoncire : pour obéir aux directives de Beit Shammaï.

 

  • qu’il s’oblige d’accomplir toute la tora : n’étant pas sous le mérite du Mashiah, ils avaient donc intérêt d’assurer au niveau de la pratique de la Torah…

 

Nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la Torah. (Galates 2 :16)

 

L’er­reur de se justifier par ses propres mérites, rend l’œuvre du Mashiah inutile car elle fait déchoir l’­homme de la miséricorde d’Hashem, abandonnant le mérite du Tsadik pour cher­cher ailleurs son sa­lut... Et alors, une fois en­gagé dans cette voie, cet homme n’a plus à choi­sir, la Torah ne fait au­cune conces­sion, il doit l’accomplir tout entière, non seulement dans son sens mo­ral et dans toutes les ob­ser­vances qu’elle prescrit : cette voie fut un échec pour tous. 

Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son coeur : Il n'y a point de Dieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien. L'Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Téhilim 14 :1-4)

 

Nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leurs langues pour tromper ; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; la destruction et le malheur sont sur leur route ; ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte de D.ieu n'est pas devant leurs yeux. (Romains 3 :9-18)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Un idolâtre vint devant Shammaï et lui demanda : Combien de sortes de loi avez-vous ? Deux, fut la réponse ; une Torah écrite et une Torah orale. J'accepte la première, reprit le non-Juif, mais je refuse l'autre. Reçois-moi dans le Judaïsme, à cette condition que tu ne m'enseigneras que la Torah écrite.  Shammaï l'injuria et le congédia avec une semonce. L'idolâtre se rendit chez Hillel, avec le même vœu. Le Maître acquiesça. Le premier jour, il lui enseigna aleph, beith, guimel, daleth, le deuxième jour, il recommença mais dans un ordre différent. Mais tu me l'as appris hier, dans un autre ordre, dit le non-Juif. Tu t'es donc fié à moi ? dit Hillel. N'était-ce pas te fier à la Torah orale ? Un autre non-Juif vint devant Shammaï et lui dit : Je me ferai Juif, mais il faut que tu m'enseignes toute la Torah, pendant que je me tiendrai sur un seul pied. Shammaï le renvoya, en le frappant de la règle qu'il tenait en sa main. L'idolâtre s'adressa ensuite à Hillel, avec le même souhait et le Maître lui dit : Ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse ne le fais pas à autrui. C'est toute la Torah, le reste n'est que commentaire : va et apprends-le. (Shabbat 31a)

 

Plusieurs convertis se sont réunis en un seul endroit et ils ont dit : L'impatience de Shammaï a cherché à nous chasser du monde, la patience de Hillel nous a amenés sous les ailes de la Shekhina. (Shabbat 31a)

 

Une des explications est la suivante : changeons d’abord notre cœur, et ensuite étudions la Torah… Il nous faut donc, pour cela, adhérer au Tsadik, le fondement des fondements puis pratiquer [et non pratiquer sans être attaché au Tsadik] ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Vous avez été affranchis par le messie, vous qui vous justifiez par la tora, en étant déchus du chérissement.

 

 

  • Vous avez été affranchis par le messie : vivre par le mérite de nos propres mitsvot déficientes [justification par les œuvres] nous sépare totalement de la miséricorde d’Hashem manifestée en Yeshoua [justification par la émouna] … 

 

Il est nécessaire de prendre conscience de l’immensité du degré spirituel du Tsadik et de placer son entière confiance en lui, afin que le Tsadik puisse nous abreuver de sa sagesse. Plus la foi dans le Tsadik est élevée, plus son impact sur nos vies s’en fait sentir. Tout n’est qu’une question de connexion au Tsadik. (Rav Avraham Ifra’h)

 

Pour com­prendre com­ment le Mashiah devenait inutile à ceux qui se faisaient circoncire, il faut bien re­mar­quer dans quelle optique, les Galates agis­saient ainsi : c’é­tait afin d’être justifiés par la Torah, c’est-à-dire, cher­cher un moyen de sa­lut dans la cir­con­ci­sion et dans les autres commandements. En de­hors de cette optique, Shaoul n’au­rait at­ta­ché au­cune im­por­tance, bien au contraire, à un Nazaréen qui se faisait circoncire…

 

  • vous qui vous justifiez par la tora : selon leurs mérites [œuvres] personnels et non selon le mérite du Tsadik.

 

  • en étant déchus du chérissement : car la grâce [le mérite du Tsadik] n’a plus lieu d’être…

 

Voici, moi Shaoul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, le Mashiah ne vous servira de rien. (Galates 5 :2)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

À l'époque de Moshé Rabbénou, pour construire le Mishkan, chaque membre de l'Assemblée d'Israël devait apporter sa contribution suivant la générosité de son coeur. Même la plus petite était prise en compte si elle était apportée à Moshé lui-même mais si elle ne passait pas par lui, cette contribution, fut-elle la plus grande, n'était pas acceptée... En effet, Moshé Rabbénou était le Tsadik de la génération ainsi, comme nos Maîtres le rapportent, 4/5ème d'Israël périrent lors de la plaie des ténèbres car ils ne voulaient pas suivre Moshé pour sortir d'Égypte et recevoir la Torah.

 

Dans chaque génération, la raison d'être du Tsadik du niveau de Moshé, c'est l'Assemblée d'Israël. En effet, Israël est composé des "six cent mille âmes" et ce Tsadik les inclut toutes et de plus, lui-même est inclut à l'intérieur de chaque "membre" de chacun des "six cents mille âmes" car le Tsadik véritable du niveau de Moshé, qui est totalement bon, à la force de trouver ce qu'il y a de bon, les étincelles de bien, en chacun d'Israël, même dans les pires fauteurs et en construit ce qui correspond dans les Cieux au Mishkan. C'est celui qui nous prend vraiment en pitié, qui discerne et peut combler les vrais "manques" en chacun d'Israël.

 

L'attachement au Tsadik Véritable de la génération est la condition indispensable pour réparer nos fautes et accomplir une téchouva authentique. Tout simplement, pour devenir un Nazaréen kasher. 

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5.     Oui, nous, c’est par le souffle, en vertu de l’adhérence, que nous attendons ardemment l’espoir de la justification.

 

 

  • Oui, nous, c’est par le souffle : par l’inspiration du Rouah Hakodesh.

 

 

  • en vertu de l’adhérence : par la émouna.

 

 

  • que nous attendons ardemment : être zélé dans l’attente glorieuse de la manifestation de l’œuvre expiatoire du Mashiah, étant notre avocat dans le Ciel…

 

 

  • l’espoir de la justification : le mérite du Mashiah nous a couvert de toutes nos fautes.

 

Ne connaissant pas la justice de D.ieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de D.ieu ; car le Mashiah est le but de la Torah, pour la justification de tous ceux qui croient. En effet, Moshé définit ainsi la justice qui vient de la Torah : L'homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Mais voici comment parle la justice qui vient de la émouna : Ne dis pas en ton coeur: Qui montera au ciel ? c'est en faire descendre le Mashiah ; ou: Qui descendra dans l'abîme ? c'est faire remonter le Mashiah d'entre les morts. Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c'est la parole de la émouna, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Yeshoua, et si tu crois dans ton coeur que D.ieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du coeur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. (Romains 10 :3-11)

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6.     Oui, dans le messie Iéshoua’, la circoncision ni le prépuce n’ont de force, mais l’adhérence qui opère par l’amour.

 

 

  • Oui, dans le messie Iéshoua’ : au travers du mérite du Tsadik.

 

  • la circoncision ni le prépuce n’ont de force : le mérite [l’œuvre] du Mashiah dépasse largement nos propres mérites [œuvres]. La mitsva de la circoncision n’a donc pas aucun poids dans l’obtention du Olam Haba ; seul le mérite de Yeshoua nous offre la vie éternelle, étant l’avocat et l’intermédiaire entre Hashem et les Nazaréens.

 

  • mais l’adhérence qui opère par l’amour : la foi dans le mérite [l’œuvre] du Tsadik.

Pour le disciple du Mashiah, rien d’ex­té­rieur n’as­sure le Olam Haba, ni les commandements de la Torah, ni la mo­ra­lité mais seulement l’œuvre du Tsadik, mort pour notre rédemption et dont l’­éner­gie et la vie se prouvent par le Rouah Hakodesh nous propulsant dans le véritable amour. Ici la émouna est la ra­cine, l’amour est le fruit de cette émouna dans le Tsadik et non l’in­verse… Ce verset, bien com­pris, in­dique clai­re­ment quel est le vrai rap­port entre la émouna et l’a­mour : la émouna est le germe de la vie di­vine dans l’­homme, elle s’ap­pro­prie l’amour du Tsadik et son œuvre de ré­demp­tion, et elle ouvre au croyant l’ac­cès à l’a­mour de D.ieu.

L'amour de D.ieu est répandu dans nos cœurs par le Rouah Hakodesh qui nous a été donné. (Romains 5 :5)

Cet amour divin pou­vant dès lors se ré­pandre dans le cœur du Nazaréen de­viendra la source de son amour pour D.ieu et pour les autres. Or, cet amour, c’est bien l’ac­com­plis­se­ment de la Torah, l’o­béis­sance, la sanc­ti­fi­ca­tion et ce sont, en d’autres termes, les bonnes œuvres ; le pilier étant simplement le mérite du Tsadik.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Vous couriez bien ; mais qui vous a frappés de telle sorte que vous n’êtes plus persuadés par la vérité ?

 

  • Vous couriez bien : les Galates avaient pourtant, bien reçu cette annonce de l’Evangile… Ils marchaient dans cette voie avant d’être détournés par les pharisiens selon Beit Shammaï. 

 

À la suite d'un conflit, à savoir d'un différend, les gens honnêtes entretiennent les pensées des méchants, c'est-à-dire que les pensées hérétiques les affectent. La rectification est donc de remettre le conflit à D.ieu, afin que D.ieu mène la bataille. Grâce à cela, on annule les pensées des méchants. (Torah n°251 du Likouté Moharan I)

 

Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah pour passer à un autre Évangile. (Galates 1 :6)

 

O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés ? (Galates 3 :1)

 

 

  • mais qui vous a frappés de telle sorte : cela fait référence aux pharisiens selon Beit Shammaï.

 

 

  • que vous n’êtes plus persuadés par la vérité : les pharisiens de Beit Shammaï avaient convaincu les Galates de se faire circoncire afin d’accéder au Olam Haba. Une grosse erreur d’un point de vue doctrinal : l’attachement au Tsadik étant la priorité…   

 

Le Tsadik peut décréter le Gan Eden pour l'un et le Guey-Hinnom pour l’autre. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

 

Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. (…) Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le Satan et pour ses anges. (…) Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. (Matityahou 25 :31-46)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     La persuasion n’est pas venue de celui qui vous appelle.

 

 

  • La persuasion : l’influence de la doctrine de Beit Shammaï.

 

 

  • n’est pas venue de celui qui vous appelle : cette doctrine n’est pas inspirée de la véritable ‘Hassidout Nazaréenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     un peu de levain a fait lever toute la pâte.

 

 

  • un peu de levain : les petites graines de la doctrine de Beit Shammaï : c’est le mauvais ‘hametz.

 

Les talmidim, en passant à l'autre bord, avaient oublié de prendre des pains. Yeshoua leur dit : Gardez-vous avec soin du levain des proushim et des tzedoukim. Les talmidim raisonnaient en eux-mêmes et disaient : C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. Yeshoua, l'ayant connu, dit : Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas pris de pains ? (…) Gardez-vous du levain des proushim et des tzedoukim. Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il avait dit de se garder mais de l'enseignement des proushim et des tzedoukim. (Matityahou 16 :5-12)

 

COMMENTAIRE N°1

Le ‘hametz représente le yetser hara, le mauvais penchant qui pousse l’homme à fauter ; par conséquent, sa recherche assidue et méticuleuse en vue de son élimination revêt une grande signification morale. En effet, il est interdit de consommer même une infime quantité de ‘hametz pendant Pessa’h…

 

Le Radbaz explique : le ‘hametz est comparé au Yetser Hara, comme le levain dans la pâte car de la même façon qu’une infime quantité de levain fait monter toute la pâte, une petite porte ouverte au Yetser Hara a le pouvoir de lui donner le contrôle sur toute notre néchama.

C’est pour ne pas succomber au Yetser Hara que nous nous imposons tant de lois à Pessa’h ; ainsi, comme on se doit de chercher dans tous les recoins et d’éliminer les restes de ‘hametz la veille de Pessa’h, ainsi nous avons également l’obligation de nous introspecter et d’éliminer les restes même minimes de Yetser Hara.

 

COMMENTAIRE N°2

 

On pourra aussi s’inspirer des enseignements du Rabbi de Loubavitch pour mieux comprendre le concept du mauvais ‘hametz.

 

Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation des écrits du Ari Zal, basée sur le Zohar, Tome 3, p. 282b et mentionnée également par le Béer Hétev au début du chap. 447 : Celui qui se préserve de la plus infime quantité de ‘hametz à Pessah a l’assurance qu’il ne commettra pas de faute, tout au long de l’année… En effet, la matsa symbolise la soumission et la foi, grâce auxquelles on met en pratique les 613 mitsvot de la Torah. Le ‘hametz est le contraire de la matsa. Il symbolise l’orgueil et la vanité, l’origine de toutes les formes du mal. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Dans le même élan, on pourra également s’inspirer de la ‘Hassidout Breslev.

 

Rabbénou nous a enseigné dans le Likouté Moharan que les mauvaises pensées comme la tristesse, la colère, la peur, la jalousie, l’orgueil ou encore la débauche sont représentées par le ‘hametz qui constitue un principe de mort. Lorsque ces pensées poursuivent l’homme pour pouvoir assiéger son cerveau et que ce dernier s’efforce de ne pas les laisser rentrer, par cela il mérite de recevoir une grandeur d’esprit qui représente la matsa, qui constitue un principe de vie. L’enseignement principal de Pessa’h et de la sortie d’Égypte est qu’en Égypte se trouvait l’esprit et la conscience de la sainteté en exil. Tant qu’on ne purifie pas son cerveau et son esprit entièrement afin de le préserver de pensées étrangères et de sciences profanes alors ce dernier se trouve en Égypte. Et c’est pourquoi l’essentiel de la sortie d’Égypte s’est fait par Moshé. En effet, le Tsadik représente la conscience. Que chacun d’entre nous puisse sortir de son exil en mangeant du pain de l’âme, appelé la matsa (…) et par cela mériter d’entendre le chant de sainteté que constitue la voix du Tsadik. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • a fait lever toute la pâte : les graines ont poussé et ont littéralement, ravagé la émouna des Galates car comme on le sait, il suffit de placer un peu de ‘hametz dans une pâte pour tout faire monter…

 

Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? (1 Corinthiens 5 :6)

 

COMMENTAIRE N°4

 

Pour mieux comprendre toutes les notions exprimées par l’Apôtre Shaoul, nous allons nous inspirer des enseignements du Rav David ‘Hanania Pinto.

C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain car le Mashiah, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. (1 Corinthiens 5 :6-8)

A Pessa’h, chacun peut apprendre à se faire tout petit, comme la matsa qui est fine et sans levain. Pour arriver à cet effacement total du moi, il faut travailler sur ses instincts, c’est pourquoi l’on mange de la matsa (…) nécessaire à l’annulation du ‘hametz. La différence entre le ‘hametz et la matsa est de trois [la valeur numérique de ‘hametz est supérieure de trois à celle de matsa] : il s’agit des trois défauts qui font sortir l’homme du monde, la jalousie, le désir et la vanité (Pirké Avoth 4 :21) et qui le font aussi fermenter. Au moment de Pessa’h, le service de D.ieu consiste essentiellement à travailler sur soi-même pour annuler ces trois défauts-là. (…) Quand on ne mange pas de ‘hametz, on peut améliorer son caractère et le transformer de ‘hametz en matsa. On mérite ainsi d’arriver à la maîtrise du mauvais penchant qui se trouve dans le cœur et cherche à faire trébucher l’homme. (…) On obtient tout cela par l’effort accompli au cours des sept jours de Pessa’h. Si l’on sert D.ieu de cette façon, on annule le yetser hara et l’on redevient semblable à un enfant qui vient de naître comme l’a écrit le Ari Zal. Si à Pessa’h, on s’éloigne du ‘hametz, c’est-à-dire de ses défauts et qu’on annule le mauvais penchant, il est certain qu’on en restera éloigné après Pessa’h et que ces défauts n’adhéreront plus à la personne et n’auront plus aucune influence sur elle. Ainsi : Voici la chose qu’a ordonnée l’Eternel, accomplissez-la et la gloire du Seigneur vous apparaîtra. (Vayikra 9 :7). Car quand l’homme fait sortir de son cœur tous ses intérêts particuliers et s’efface totalement (…) D.ieu apparaît à Israël. C’est ce que faisait Aaron : il ajoutait encore à son service et faisait des barrières pour la Torah (Pirké Avoth 1 :1) comme les ‘hassidim des premiers temps qui se mortifiaient (Béréshit Rabah 62b) et s’éloignaient même de ce qui est permis, en suivant le précepte : Tu mangeras du pain trempé dans le sel. (Pirké Avoth 7 :4, Tana Debei Elyahou Zoutah 17) dans la modestie et l’effacement. D’ailleurs, la valeur numérique de "path baméla’h toukhal" tu mangeras du pain trempé dans le sel, est la même que celle de "hi anavah véhitbatlouth" : c’est l’humilité et l’effacement de soi. Au moyen de cet effacement, on extirpe le mauvais penchant du cœur et l’on parvient à une véritable crainte de D.ieu.

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10.     Mais je suis convaincu pour vous dans l’Adôn que vous n’aurez pas d’autre pensée. Celui qui vous trouble subira la condamnation, quel qu’il soit.

 

  • Mais je suis convaincu pour vous dans l’Adôn : plus l’A­pôtre Shaoul avance dans la Lettre, plus il évoque un espoir de téchouva pour les communautés de Ga­la­tie, qui lui étaient si chères…

 

  • que vous n’aurez pas d’autre pensée : en vue de leur téchouva, le but étant de se remettre sous le mérite du Tsadik.  

 

 

  • Celui qui vous trouble : on s’est de­mandé si, par ce mot au sin­gu­lier : celui qui vous trouble, quel qu’il soit, l’A­pôtre Shaoul avait en vue spé­cia­le­ment un des faux doc­teurs, et le­quel… Néanmoins, il est largement pro­bable que ces ex­pres­sions ont plu­tôt, dans sa pen­sée, un sens gé­né­ral : Shaoul dit donc "celui" pour les dé­si­gner tous...

 

 

  • subira la condamnation, quel qu’il soit : l’Apôtre Shaoul ex­prime fermement son in­di­gna­tion contre ceux qui étaient ve­nus troubler les Galates, au point d’attirer un jugement divin sur eux et leurs doctrines.

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! (Galates 1 :8-9)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Quant à moi, frères, si je proclame encore la circoncision, pourquoi donc suis-je encore persécuté ? Il serait alors aboli, le scandale de la croix ?

 

  • Quant à moi, frères, si je proclame encore la circoncision : Shaoul prêchait toujours la circoncision mais en dehors de toutes les conceptions de Beit Shammaï [en vue d’obtenir le Olam Haba] …

 

  • pourquoi donc suis-je encore persécuté : en effet, Shaoul était persécuté par toutes sortes de rumeurs étant qualifié d’apostat vis-à-vis de la Torah, alors qu’il prônait et défendait simplement la doctrine ‘hassidique de l’attachement au Tsadik.

 

Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.  Le lendemain, Shaoul se rendit avec nous chez Yaakov, et tous les anciens s'y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que D.ieu avait fait au milieu des non-Juifs par son ministère. Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent D.ieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la Torah. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les goyim à renoncer à Moshé, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la Torah. (…) Alors Shaoul prit ces hommes, se purifia, et entra le lendemain dans le Temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l'offrande présentée pour chacun d'eux. (Actes 21 :17-26)

 

  • Il serait alors aboli, le scandale de la croix : c’é­tait pré­ci­sé­ment le scandale de la croix [l’expiation par le Mashiah] qui ex­ci­tait et scandalisait les faux doc­teurs contre Shaoul et qui lui at­ti­rait la per­sé­cu­tion…En effet, Shaoul prê­chait le Olam Haba pour tous, Juifs ou non-Juifs, par la émouna dans le Tsadik, dont le sa­cri­fice d’ex­pia­tion avait accordé aux pé­cheurs la seule jus­tice valable [par la émouna] afin d’être justifiés de­vant Hashem…  Si l’Apôtre Shaoul avait en même temps prê­ché la né­ces­sité de la cir­con­ci­sion et de l’ob­ser­va­tion de la Torah pour hériter du Olam Haba, alors le scan­dale de la croix au­rait été aboli et les Juifs de Beit Shammaï, au lieu de le per­sé­cu­ter, l’auraient ap­prouvé mais en aucun cas, Shaoul ne souhaitait leur laisser du crédit d’autant plus que la halakha nazaréenne tranchée par Yaakov était de suivre Beit Hillel… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Je voudrais aussi qu’ils soient tranchés, ceux qui vous agitent.

 

 

  • Je voudrais aussi qu’ils soient tranchés : coupés, totalement éloignés de la Kéhila avec vio­lence…

Il y a peut-être dans ces mots une al­lu­sion à l’o­pé­ra­tion de la cir­con­ci­sion qu’ils vou­laient im­po­ser aux Galates, dans l’idée de "trancher" le prépuce. 

On peut aussi s’imaginer que l’Apôtre Shaoul, dans cette sainte colère, leur propose, ironiquement une forme supérieure de la mitsva de la circoncision comme "la castration" car sans le Tsadik, de toute façon, ils ne pourraient jamais se hisser aux niveaux de paraître juste devant Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

On pourra s’inspirer du Tanya pour mieux comprendre la pensée exprimé par l’Apôtre Shaoul d castration.

 

Pour commencer, comme nous l’avons vu dans nos commentaires sur le chap. 3 de la Lettre aux Galates, selon les interprétations du Tanya, tout le monde n’est pas capable d’atteindre le niveau de raffinement d’un Tsadik… En revanche, chacun peut et doit s’efforcer de devenir un beinoni. Le Tanya tout entier a pour objet d’expliquer comment il est possible pour chacun d’évoluer vers le niveau du beinoni. Le beinoni est conscient qu’il n’est pas un Tsadik et qu’il a toujours une nature très animale. Il n’est pas du tout surpris que cette pulsion n’ait pas disparu... Néanmoins, les Galates auraient pu croire sous l’influence des proushim de Beit Shammaï, qu’ils leur étaient possible d’atteindre une forme de perfection ou de perfection sans la notion ‘hassidique de l’attachement au Tsadik. En effet, même si le débat est d’abord centré sur l’acte de la circoncision comme moyen d’entrée dans le Olam Haba, le portail de la déviance était bien là et l’Apôtre Shaoul souhaite le dénoncer avant qu’il ne soit trop tard… Hashem ne nous demande pas d’être par nous-mêmes des tsadikim, encore moins, de chercher le Olam Haba par nos propres forces… Au contraire, Hashem désire nous voir grandir spirituellement de jour en jour, sous l’influence du Tsadik. Le but est donc d’être un beinoni, soumis à l’influence Tsadik Yeshoua. Pourquoi ? Car le beinoni est par essence, identifié à son âme animale, ce qui n’est pas le cas du Tsadik : lui seul peut alors nous permettre de nous élever dans notre Avoda Hashem.

 

Rabbi Chnéour Zalman explique maintenant comment parvenir à ce résultat. Il souligne que la personne du beinoni s’identifie à son âme animale. Par conséquent, en brisant son propre esprit, il brise ipso facto la sitra a’hara de son âme animale par laquelle, il se définit et permet ainsi à la lumière de l’âme divine et de son intellect de l’imprégner. (…) Quant à l’âme divine qui est en lui, il est dit la concernant : L’âme que tu as donnée en moi, elle est pure. Que Tu as donnée en moi, précisément, il en découle que l’homme lui-même n’est pas l’âme pure. (…) Cela est vrai pour tout un chacun, sauf pour les tsadikim ; chez eux, c’est le contraire : l’âme pure, c’est-à-dire l’âme divine, est l’homme car leur vitalité provient exclusivement de l’âme divine, même le corps étant animé par celle-ci. (…) Chez les tsadikim, le mal qui était dans l’âme vitale revêtue du sang et de la chair a été transformé en bien et a été véritablement absorbé dans la sainteté de l’âme divine. C’est donc à cette dernière uniquement que s’identifie la personne même du Tsadik. En revanche, dans le cas du beinoni, dès lors que l’être et essence de l’âme vitale et animale, issue de la sitra a’hara, revêtue de son sang et de sa chair n’a pas été transformé en bien, elle est bien la personne même du beinoni. Et s’il en est ainsi, à savoir que le beinoni lui-même s’identifie à son âme animale, il est éloigné de D.ieu au plus haut point. Car la force désirante de son âme animale peut également désirer des choses interdites, qui sont opposées à la volonté de D.ieu ; bien qu’il n’éprouve pas le désir d’accomplir de telles actions interdites concrètement, à D.ieu ne plaise, elles ne sont pas véritablement répugnantes pour lui comme elles le sont pour les tsadikim. (…) Et en cela, l’existence même chez lui d’un tel désir à l’égard de choses contraires à la volonté divine, il est plus bas, plus répugnant et plus abominable que les animaux impurs, les insectes et les reptiles. En effet, contrairement à l’être humain, ces créatures n’entreprennent rien à l’encontre de la volonté divine. L’homme enclin à un tel comportement leur est donc inférieur. Ainsi qu’il est écrit : Et je suis un ver et non un homme, etc… Or, un homme semblable à un ver est, ipso facto, inférieur à ce dernier pour avoir fait le choix de lui ressembler. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 29)

 

Selon le Tanya, si le beinoni est plus bas, plus répugnant et plus abominable que les animaux impurs, les insectes et les reptiles ; il est donc nécessaire qu’il soit attaché au Tsadik. Selon le termes du Tanya, l’image de la castration employée par Shaoul n’est donc plus aussi impressionnante…

 

  • ceux qui vous agitent : les pharisiens de Beit Shammaï.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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13.     Oui, vous avez été appelés à la liberté, frères, non pas à la liberté pour l’avantage de la chair, mais, par amour, asservissez-vous les uns aux autres.

 

 

  • Oui, vous avez été appelés à la liberté frères : l’Apôtre Shaoul prêche la liberté par l’attachement au Tsadik, le fruit de la liberté étant la Brit Hadasha : Olam Haba, Rouah Hakodesh, délivrances, etc…

Le Nazaréen est libre car le mérite du Mashiah l’a af­fran­chi de toutes ses fautes, la ser­vi­tude du pé­ché et de la mort est détruite par l’action du Rouah Hakodesh dans la vie d’un talmid du Mashiah. 

 

  • non pas à la liberté pour l’avantage de la chair : la li­berté du Nazaréen ne consiste donc pas à faire sa propre vo­lonté, ce qui se­rait, vivre selon la chair mais à pou­voir y renoncer par amour pour Hashem et le Tsadik. Le but étant donc de continuer à pratiquer la Torah tout en étant ancré dans les mérites de Yeshoua.

Nous avons besoin de la Torah pour nous régler car la li­berté spi­ri­tuelle se trans­formerait en anarchie, en une li­berté char­nelle et mon­daine comme on peut d’ailleurs le voir dans les églises chrétiennes…

 

COMMENTAIRE N°1

On pourra également s’inspirer du Likouté Amarim pour mieux comprendre la pensée exprimée par l’Apôtre Shaoul.

Que son corps soit à ses yeux comme méprisable et répugnant, et que sa joie soit la joie de l’âme seulement, c’est là un chemin droit et aisé pour parvenir à l’accomplissement du commandement : Tu aimeras ton prochain comme toi-même à l’égard de toute âme d’Israël, du plus grand au plus petit [au regard de sa stature spirituelle et de ses actions]. En effet, puisque son corps est pour lui un objet de dégoût et de répugnance, l’importance accordée au corps ne permettra pas un excès d’amour-propre et une telle estime portée à soi-même ne saurait non plus trouver place au regard de son âme car l’âme et l’esprit, qui connaît leur grandeur et leur hauteur dans leur racine et source dans le D.ieu vivant ? Comment donc prétendre à une supériorité vis-à-vis d’autrui ? C’est pourquoi, pour ceux qui font de leur corps l’essentiel et considèrent leur âme comme accessoire, il ne peut y avoir d’amour et de fraternité véritables entre eux, mais seulement un amour dépendant de quelque chose. Dès lors, pour qui privilégie le corps, le sentiment d’amour pour autrui ne peut être ni naturel ni qualifié de fraternel. Au contraire, il est contingent : d’une part, il n’existe qu’aussi longtemps que ce qui l’a motivé demeure et, d’autre part, sa force reste mesurée à celle du motif qui l’a inspiré. L’amour du prochain n’est possible qu’au regard de la prééminence donnée à l’âme sur le corps. Ce qui est, effectivement, le fondement de toute la Thora. C’est là ce qu’a dit Hillel HaZaken à propos de l’accomplissement de ce commandement : C’est là la Thora toute entière, le reste est commentaire. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 32)

 

Conclusion, si on se considère comme sans mérites et comme répugnants devant Hashem, il est plus facile d’aimer notre prochain et d’être indulgent avec lui… Or, si nous sommes tous soumis au Tsadik, il n’y a donc plus lieu de se comparer aux autres puisque ce n’est pas par nos mérites que nous sommes justifiés mais bien par ceux du Tsadik.

  • mais, par amour, asservissez-vous les uns aux autres : le but de la vraie liberté et de la vraie Torah est d’être soumis les uns aux autres dans l’amour du Tsadik car le véritable but de la Torah, c’est l’amour et le respect de notre prochain.

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. (Yochanan 13 :34) 

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Nous avons besoin de la Torah pour nous "régler" car autrement, la li­berté spi­ri­tuelle se trans­formerait en anarchie, en une li­berté char­nelle et mon­daine comme on peut d’ailleurs le voir dans les églises chrétiennes [la grâce transformée en débauche] …

Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Romains 6 :2)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Une âme descend dans ce monde pour 70 ou 80 ans juste pour rendre un service à une autre âme. (Baal Chem Tov)

Cette phrase du Baal Chem Tov pourrait nous permettre aussi de mieux comprendre l'obligation divine "vehaavta lereah'a kamoh'a" : d'aimer son prochain comme soi-même.

En effet, voici également plusieurs clés pour mieux accomplir cette mitsva :

 

  • notre affection pour les autres doit être réelle, et non pas feinte…

  • traiter les autres avec respect.

  • vouloir le bonheur et le bien-être des autres.

  • partager la douleur et les souffrances d’autrui.

  • saluer chaleureusement avec sourire et convivialité…

  • ne pas nous considérer mieux que les autres.

  • aider autrui [physiquement et/ou financièrement].

  • accorder le bénéfice du doute aux autres.

  • voir le bien dans toutes les situations [ayin hatov].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Oui, toute la tora est accomplie en une seule parole, dans le : Aime ton compagnon comme toi-même !

 

  • Oui, toute la tora est accomplie : par l’amour… Toutes les mitsvot de la Torah doivent être accomplies sur cette base : l'amour de l'autre, comme l'enseigne Beit Hillel. 

 

Hillel a dit : Ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse ne le fais pas à autrui. C'est toute la Torah, le reste n'est que commentaire : va et apprends-le. (Shabbat 31a)

Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. (Loucas 6 :31)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Un jour, un jeune homme vint voir Rabbi Nathan afin de l’interroger quant aux intentions nécessaires avant de procéder à l’accomplissement de la mitsva de la mise du talith. Puisque les mitsvot doivent être réalisées avec intention, quelles sont les notions sur lesquelles devons-nous nous concentrer en réalisant la mitsva du talith ?


La réponse de Rabbi Nathan est particulièrement touchante par sa simplicité et sa profondeur. Rabbi Nathan lui répondit : Lorsque tu mets le talith, veille à ce que ses franges ne fouettent pas la personne qui se tient derrière toi. L’étude des intentions profondes des mitsvot a pour prélude le respect de mon prochain. Nombreuses sont les personnes désireuses d’étudier les secrets de la Kabbale sans même connaître le sens des mitsvot, parfois même sans les accomplir. Un individu désireux d’étudier la physique nucléaire peut-il s’engager dans un tel projet sans savoir lire ou compter ? Il est évident que ce n’est pas le cas. Ainsi, l’approfondissement de la parole divine nécessite une réelle prise de conscience quant au respect d’autrui. Rabbi Na’hman élargit son propos et explique qu’il ne faut pas excessivement approfondir les secrets de la Torah. Lorsque nous dépassons nos capacités de compréhension, nous nous mettons en danger. Rabbi Akiva est le seul à avoir pu approcher le secret du Sod. Et quel était son enseignement principal ? Aime ton prochain comme toi-même ! Rabbi Nathan a également le même enseignement au sujet du talith. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • en une seule parole, dans le : Aime ton compagnon comme toi-même : cela correspond aux paroles du Sefer Vayikra.

 

Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. (Vayikra 19 :18)

 

Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Yeshoua avait bien répondu aux sadducéens, s'approcha, et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Yeshoua répondit : Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. (Marcos 12 :28-31)

 

Les Sages ont dit : Havakouk est venu et les a placés [les mitsvot] sur un principe : Le juste vivra dans sa foi. (…). Toutes les mitsvot de la Torah sont donc classés en deux catégories : l'une concernant les mitsvot entre l'homme et Hashem, le fondement de toutes étant la émouna en Hashem ; la seconde concernant les mitsvot entre l'homme et son prochain, le fondement de toutes étant : Tu aimeras ton prochain comme toi-même… De plus, il est également enseigné : Je suis l’Eternel, qui est le fondement sur lequel Havakouk a respecté tous les commandements de la Torah, c'est-à-dire la émouna en Hashem. (Kili Yakar sur Vayikra)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Mais si vous vous mordez et dévorez les uns les autres, prenez garde d’être détruits les uns par les autres.

 

 

  • Mais si vous vous mordez et dévorez les uns les autres : l’A­pôtre, en em­prun­tant ces images aux mœurs des bêtes fé­roces souhaite ex­pri­mer, avec une grande énergie, les mau­vais mœurs entre notre prochain et nous.

 

COMMENTAIRE N°1 

S’aimer avec l’autre. Tels sont les propos de Rabbi Na’hman au sujet de notre relation à autrui. Il y a matière à réfléchir pendant un moment… En d’autres termes, ma relation à l’autre est fondée sur l’échange et non sur l’exploitation. Quelle opposition avec la culture occidentale essavique dans laquelle nous avons évolué ! Derrière la soi-disant, culture des différences, il n’y a que recherche de l’exploitation de ces différences, dans le but de réaliser un profit. En revanche, le message de Rabbi Na’hman est clair : le rapport avec autrui est une optimisation de soi. Non seulement nous n’y perdons rien mais en plus nous y gagnons. L’échange avec autrui permet de découvrir de nouvelles facettes de la vérité qui, comme chacun le sait, est plurielle. Dès lors que je rejette l’autre, cela signifie que ma vérité a un problème de réglage. Ma vérité ne doit pas exclure mais bien favoriser le contact humain, afin de s’enrichir d’autres facettes de la vérité et d’être diffusée. Si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’elle se cantonne au beau discours, qu’elle est purement théorique et qu’elle manque de vécu. (Rav Avraham Ifra’h)

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes talmidim, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. (Yohanan 13 :34-35)

 

  • prenez garde d’être détruits les uns par les autres : si les Nazaréens se haïssaient les uns les autres, ils détruiraient, mutuellement, leurs vies spirituelles…

 

COMMENTAIRE N°2

La connexion à la source de toute vitalité, c’est-à-dire à Hashem, passe par le dialogue et l’ouverture à mon prochain. Chaque individu, au moyen de son âme, incarne une facette de la vérité, une partie du nom divin. En cela, chaque individu sur terre est une borne de connexion à Hashem. Ainsi, m’ouvrir à l’autre, c’est faire parler son âme et m’enrichir de sa facette de la vérité. Pourquoi fait-on des enfants ? Pour que de nouvelles facettes de la vérité parviennent dans ce monde ! Par conséquent, dès lors que nous excluons un individu de notre cercle, nous perdons l’usage d’une borne de connexion. Le réseau est plus lent, la connexion bégaye… La vision de la vérité est, elle aussi, incomplète et haletante. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

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16.     Oui, je le dis : marchez dans le souffle, et vous n’accomplirez d’aucune manière le désir de la chair.

 

  • Oui, je le dis : marchez dans le souffle : par le Rouah Hakodesh du Mashiah car celui-ci influence notre néchama, notre "néfech elokit" en vertu de bonnes actions…

Il en résulte que l’influence du Tsadik a trois aspects : la émouna, la crainte et l’amour. Pour les obtenir, le talmid doit s’attacher, par ses émotions au Rouah du Tsadik, ou encore, selon une seconde version, par sa perception intellectuelle, à sa néchama. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

L’Apôtre Shaoul va exposer plusieurs notions complexes de la ‘Hassidout.

 

COMMENTAIRE N°1

 

À quel niveau pouvons-nous personnellement aspirer ? Est-il impératif, ou même seulement possible, que chacun de nous devienne un Tsadik ? Le Talmud déclare que chaque personne doit de se demander : Quand mes actions atteindront-elles celles de mes ancêtres : Avraham, Its’hak et Yaakov ? Mais chacun est-il vraiment tenu d’aspirer à une telle perfection ? Dans le Tanya, l’ouvrage de base du ‘Hassidisme, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a développé une réponse extraordinaire à cette vieille question et a révolutionné le monde Juif avec le concept du beinoni.

Traditionnellement, trois termes ont été utilisés pour décrire l’état d’une personne :

- le Tsadik : le Juste.

- le beinoni : l’intermédiaire.

- le racha : le méchant.

 

Selon cet enseignement, il sera donc intéressant de développer le concept de beinoni car comme nous allons le développer, le but de l’homme "standard" n’est pas d’atteindre le niveau de Tsadik mais au contraire, le but est d’être un bon beinoni connecté au Tsadik.

Pour commencer, selon Rabbi Chnéour Zalman, un Juif est composé de deux âmes séparées et distinctes. La première âme est appelée "néfech elokit" : l’âme divine [le souffle ou l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul] … Cette âme divine réellement une étincelle du divin, soit une parcelle du D.ieu d’en haut.

 

  • et vous n’accomplirez d’aucune manière le désir de la chair : l’Apôtre Shaoul dénonce l’influence de l’âme animale.

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

En effet, la seconde âme est appelée la "néfech habehamit" : celle-ci anime le corps, elle est considérée comme l’âme animale [la chair] de l’homme…

Dans la définition de Rabbi Chnéour Zalman, si l’esprit d’un individu est sous l’emprise totale de la "néfech elokit" [de l’âme divine] et qu’il parvient à éradiquer toutes influences de la "néfech habehamit" [l’âme animale] en lui, alors celui-ci est considérée un Tsadik.

Ceci est le cas du Mashiah Yeshoua et de nombreux grands Maîtres d’Israël mais en aucun cas, de la majorité des hommes "standards" incapables d’atteindre ce niveau…  

En effet, dans le cas contraire, lorsque la "néfech habehamit" [l’âme animale] s’est emparée de la conscience d’un individu et qu’en raison de cela, la "néfech elokit" [l’âme divine] est subvertie, celui-ci est considérée un racha. Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est mauvaise ou méchante mais simplement, qu’elle est mue par des pulsions égocentriques et égoïstes.

Le beinoni est celui dont l’âme divine contrôle l’esprit pensant mais dont l’âme animale n’a pas été raffinée ou sublimée, le beinoni doit alors s’attacher au Tsadik afin de recevoir une lumière divine pour mieux dominer son âme animale. En l’occurrence, cette lumière divine peut-être considérée comme étant le Rouah Hakodesh.

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Selon les commentaires du Tanya, le beinoni peut alors rester toute sa vie dans un tel état, il ne doit donc pas se décourager devant son inaptitude à raffiner sa "néfech habehamit" car c’est au-delà de sa capacité, tout le monde n’étant pas capable d’atteindre le niveau de raffinement d’un Tsadik.

Néanmoins, ce qu’on lui demande c’est de s’attacher au Tsadik tout en demeurant un beinoni, le Tsadik ayant tout accompli pour lui, lorsque la personne s’attache à lui. En effet, il faut noter que dans le monde de Rabbi Chnéour Zalman, le beinoni n’est pas censé avoir la capacité d’éliminer sa "néfech habehamit" mais ce qui est certainement dans sa capacité, en revanche, est de contenir sa "néfech habehamit" et de ne jamais la laisser prendre le contrôle des facultés de son âme. Bien qu’il puisse constamment être sollicité par de telles pensées, le beinoni par la force du Tsadik a la capacité de les chasser de son esprit. Le beinoni est donc conscient qu’il n’est pas un Tsadik et qu’il a toujours une nature très animale ; il n’est pas du tout surpris que telle ou telle pulsion n’ait pas disparu, et il fait très attention que des mauvaises pensées ne s’implantent jamais dans son esprit.

Les beinonim ont été créés de telle sorte qu’ils resteront assignés à ce statut car l’être et essence de l’âme animale qui procède de la klipa est dans toute sa vigueur et toute sa force chez eux, comme à la naissance ; dès lors qu’ils ne pourront la chasser toute leur vie durant, ni même la repousser de sa place dans le côté gauche du cœur, de sorte qu’aucune de ses mauvaises pensées ne montent vers le cerveau. Même pareille chose n’est pas à leur portée. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 35)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Oui, la chair désire contre le souffle, et le souffle contre la chair ; oui, ils sont adversaires l’un de l’autre, en sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez.

 

  • Oui, la chair désire contre le souffle : l’âme de la chair et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement des désirs corporels.

 

  • et le souffle contre la chair : la "néfech elokit" possède les aptitudes de la émouna, du plaisir, de la volonté, de l’intellect et de l’émotion mais contrairement à l’âme animale [la chair] toutes ses facultés sont orientées vers D.ieu et aspirent à la spiritualité.

 

  • oui, ils sont adversaires l’un de l’autre : dans l’idée, d’une dualité.

 

Nous savons, en effet, que la Torah est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la Torah est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette Torah : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la Torah de D.ieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par le Mashiah Yeshoua notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la Torah de D.ieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. (Romains 7 :14-25)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Le Tanya donne des prescriptions détaillées sur la manière de faire face aux défis quotidiens de la "néfech habehamit" : il exige que le service de D.ieu soit effectué avec joie et accompagné d’une méditation profonde sur un D.ieu présent et plein de compassion, qui aide activement la personne à surmonter son côté obscur. Le beinoni accomplit le but de la Création en plaçant un "joug" sur la "néfech habehamit" et en la menant dans le service de D.ieu.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. (Yaakov 3 :2)

Il y a une belle parabole tirée du Zohar au sujet du fils d’un roi qui avait été élevé dans la plus pure tradition. Un jour, le Roi décida de tester son fils pour voir si son éducation résisterait à l’épreuve. Il engagea une courtisane pour séduire son fils et lui dit qu’il la récompenserait généreusement si elle réussissait. Elle essaya et échoua. Le prince réussit l’épreuve et le roi fut ravi mais il n’était pas seulement fier de son fils. Il était également satisfait de la courtisane parce qu’elle avait échoué. De la même façon, D.ieu, le Roi, emploie le mauvais penchant pour nous séduire. Lorsque le mauvais penchant échoue, D.ieu est satisfait de nous et de lui. (…) La tâche de la néfech elokit est donc de communiquer avec la néfech habehamit et de lui enseigner que si elles obéissent toutes deux à D.ieu, ce serait bon pour les deux car il n’est pas de plaisir éphémère qui vaille la peine de sacrifier l’éternité. (Rapporté par le Rav Nissan D. Dubov)

Tout le monde a le libre arbitre et Hashem ne demande pas l’impossible à ses créatures… En effet, si D.ieu nous demande d’accomplir des mitsvot sachant que nous avons une âme animale, il est clair que nous en sommes parfaitement capables ; s’il nous semble que nous ne pouvons pas y arriver, effectivement, il nous faut demander l’aide divine du Rouah Hakodesh du Tsadik pour renforcer nos propres efforts.

 

  • en sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez : cette dualité entre les deux âmes permet le libre-arbitre de l’homme.

 

COMMENTAIRE N°3

 

La néchama [néfech elokit] et la néfech [néfech habehamit] sont programmés par Hashem afin de nous accorder le libre-arbitre.

 

Hashem a créé le yetser hara au-dedans de nous et comme nous l’avons vu, celui-ci se manifeste principalement au travers de notre "néfech habehamit" [de notre chair, de notre âme animale]. Maintenant, malgré la présence de ce mal en nous, Hashem souhaite qu’on fasse les bons choix, en répondant aux appels de notre néchama, influencée par le Rouah Hakodesh du Mashiah.

 

La néchama nous enverra des messages :

  • Sois honnête !

  • Recherche le sens de ta vie !

  • Sois un homme authentique !

  • etc…

La "néfech habehamit" nous dira plutôt :

  • Écoute toutes tes envies !

  • Sois le plus égoïste possible !

  • etc…

En réalité, ces deux parties d’âme sont inhérentes dans l’homme… Notre "moi" va donc être celui qui oscille entre les deux, être sensible aux appels de la "néfech elokit" ou de ceux de la "néfech habehamit" : c’est le principe du libre arbitre !  

Par exemple, lorsqu’un homme ira prier le matin : l’âme animal l’incitera à rester au lit alors que l’âme divine l’invitera plutôt à se lever pour aller parler avec Hashem. Le choix est donc dans le "moi" intérieur : allons-nous rester au lit ou parler avec D.ieu ? Par l’exercice de notre libre-arbitre, le choix nous appartient…

Tout cela est comparable avec l’image d’un cavalier et d’un cheval :

  • le cavalier, c’est la "néfech elokit" [la néchama, l’âme divine] …

  • le cheval, c’est la "néfech habehamit" [la chair, l’âme divine] …

 

lorsque le cavalier dort, le cheval est content et peut faire tout ce qu’il désire mais lorsque le cavalier est réveillé, il dit au cheval d’aller dans tel ou telles directions et ceci lui déplait fortement car cet animal [la néfech habehamit] aime faire ce qu’il veut… Il faut donc bien comprendre ceci : nous avons un "moi cheval" et un "moi cavalier" : l’homme est l’union de deux entités, une partie animale [la chair] et une partie divine [l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul] … Nous ne devons donc pas écouter le "moi cheval" car nous ne sommes pas des animaux mais bien des cavaliers : nous devons donc dompter nos pulsions animales !

Ce sont les enseignements ‘hassidiques de Rabbi Shaoul de Tarse.  

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de D.ieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. (Galates 6 :7-8)

 
 
 
 
 

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18.     Mais si vous êtes conduits par le souffle, vous n’êtes pas sous la tora.

 

  • Mais si vous êtes conduits par le souffle : par la néfech elokit, la néchama influencée par le Rouah Hakodesh.

 

  • vous n’êtes pas sous la tora : étant conduit par le Rouah Hakodesh, nous ne sommes plus soumis "à la course aux mitsvot" pour nous justifier… Nous nous attachons au Tsadik, puis nous apprenons la Torah à notre rythme et nous avançons selon l’influence du Rouah Hakodesh dans nos vies.

Plus nous sommes des enfants et plus la "néfech habehamit" nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, la néchama se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux de la "néfech habehamit" et nous deviendrons petit à petit des tsadikim !

Dans notre génération, nous sommes pleins de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement… C’est un travail quotidien, c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh car nous sommes incapables de nous débrouiller seuls. 

Le Mashiah n'est donc pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… Avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre "moi intérieur" dans chacun de nos choix.

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4 :15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Or, les œuvres de la chair sont manifestes : puterie, impureté, débauche.

 

  • Or, les œuvres de la chair sont manifestes : les œuvres influencées par la "néfech habehamit"…

  • puterie : du grec "porneia"…

Voici la définition du mot grec "porneia" :

  • la pornographie : la représentation de choses, de comportements obscènes dans le domaines cinématographique, littéraire ou autres domaines artistiques.

  • toutes formes d’obscénités. 

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • relations sexuelles avec un proche parent, selon le Sefer Vayikra chap. 18…

  • relations sexuelles avec un divorcé, selon l’Évangile de Marcos chap. 11… 

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur.

  • infidélité : violation du devoir de fidélité entre époux, qui peut constituer une cause de divorce ou de séparation.

  • prostitution : le fait de livrer son corps aux plaisirs sexuels d'autrui pour de l'argent et d'en faire métier.

  • adultère : fait d'avoir volontairement des rapports sexuels avec une personne autre que son conjoint.

  • l’homosexualité : attirance sexuelle pour les personnes du même sexe.

  • la zoophilie : rapports sexuels d'un être humain avec un animal.

  • au sens métaphorique, le terme parle aussi du culte des idoles, de la souillure de l'idolâtrie, provenant d’une consommation de sacrifices offerts aux idoles.

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

Voici également la définition du mot dérivé en grec "porneuo" :

  • prostituer son corps en vue de la convoitise d'un autre…

  • se livrer à l'impudicité,

  • se livrer à une relation sexuelle illicite [en dehors du mariage] …

  • au sens métaphorique, être adonné à l'idolâtrie ou le fait de permettre à quelqu’un de nous conduire à l'idolâtrie.

Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-quatre mille en un seul jour. (1 Corinthiens 10 :8)

Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Izevel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. (Révélation 2 :20)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "porne" :

  • une femme prostituée qui vend son corps pour un usage sexuel,

  • une femme satisfaite d'une relation sexuelle illicite, pour le gain ou pour la luxure.

  • au sens métaphorique, pour parler d’une idolâtre ou de "Bavel" c'est-à-dire Rome, le siège principal de l'idolâtrie essavique [le catholicisme au nom de Jésus-Christ].

Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Mashiah ? Prendrai-je donc les membres du Mashiah, pour en faire les membres d'une prostituée ? (1 Corinthiens 6 :15)

Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. (Révélation 17 :5)

Pour finir, voici la définition d’un autre mot grec d’origine "pornos" :

  • un homme qui prostitue son corps et le loue en vue de la convoitise d'un autre,

  • un homme qui se complaît dans la relation sexuelle illicite,

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur.

Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! (Révélation 22 :15)

 

COMMENTAIRE N°1

Les Sages ont dit que l’homme est très attiré par le vol et les relations sexuelles interdites. Tu ne trouveras aucune société, quelle que soit l’époque, dans laquelle des individus ne s’adonnent pas à ces pratiques. Les Sages ont ajouté : La majorité faute par le vol, la minorité faute par les relations interdites et tout le monde faute par la mauvaise langue de manière infinitésimale. C’est pour cela qu’il convient à l’homme de se contenir à ce sujet et de s’habituer à vivre dans une sainteté redoublé, d’avoir des pensées saines et un esprit ajusté afin de s’en prémunir. (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Issourei Biah, chap. 22)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux, je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s'attachera pas à moi. (Téhilim 101 :3)

Le mot "porneia" est liée au concept moderne de la pornographie : vidéos, images ou écrits érotiques créés pour provoquer une excitation sexuelle.  Dans notre génération, la pornographie est partout... Il y a quelques années, il était difficile d’avoir du matériel pornographique mais maintenant, un simple clic de souris ou une touche de télécommande sont largement suffisants pour avoir accès à toute cette débauche… En effet, la débauche sexuelle est de plus en plus accentuée avec l’évolution de notre société. Nous avons corrompu la sexualité plus que tout autre domaine de la vie ! La grande majorité des recherches sur le web tournent autour de la pornographie et pour certains, c’est un mode de vie et une routine quotidienne…

Étant un fléau mondial, il est donc facile de tomber dans la faute de l'impureté sexuelle dénoncée dans les Écrits Nazaréens.

Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous. (…) Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou cupide ; c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le Royaume du Mashiah et de D.ieu. (Éphésiens 5 :3-5)

Partout où tu trouves de l’immoralité sexuelle ou de l’idolâtrie, une catastrophe générale s’abat sur le monde, détruisant indistinctement bons et mauvais. (Béréshit Rabah 26 :5)

Quand des pays, des régions, des villes entières sont contre la Torah, cela déclenche forcément des effusions de négativité : nous sommes liés avec ce monde et nos actions dans le bien comme dans le mal ont un impact sur la Création. En effet, nous avons de grandes forces : nous pouvons construire le monde ou, hass véchalom, le détruire…

Il existe des fautes qui engagent un processus de destruction, et parmi elles, on trouve les fautes sexuelles, comme il est dit : Dieu déteste la débauche. (Sanhédrin 106a)

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. (1 Corinthiens 7 :2)

L’expression de l’amour entre époux a malheureusement été remplacée par la convoitise, par une vie débridée et par une débauche insatiable. On retrouvera cette impudicité extrême dans la génération qui a précédé le déluge...

D.ieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. (Béréshit 6 :12)

Rabbi Yohanan a enseigné : cette génération accouplait les animaux domestiques avec les animaux sauvages, les animaux sauvages avec les animaux domestiques ; tous avec l'homme et l'homme avec tous. (Torah Témima, Béréshit 6 :12)

Ce qui arriva du temps de Noa’h arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. (Matityahou 24 :37)

Dans notre génération, la pornographie présente plusieurs formes d’impudicité à l’extrême comme les actes homosexuels, les orgies, etc… La délectation de tels spectacles est une abomination pour D.ieu.

Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. (1Corinthiens 6 :9-10)

 

Je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans le cœur. (Matityahou 5 :28)

La pornographie est une catastrophe qui détient une vision faussée de la réalité de la vie et de la sexualité. Elle présente, généralement, la femme comme une esclave sexuelle impatiente de répondre aux moindres désirs de l'homme et elle induit ainsi, des rapports faussés entre l'homme et la femme. En réduisant l'acte sexuel aux relations bestiales ayant pour but l'excitation et la satisfaction, la pornographie ôte aux rapports intimes, la dimension divine et saine de l’amour entre deux époux.

La pornographie est donc un fléau qui frappe mais qui en plus, engendre également une dépendance destructrice car elle nous pousse à être esclave de la corruption et de davantage de perversité ! Tout comme l’addiction pousse les toxicomanes à consommer de plus en plus, la pornographie entraîne celui qui la consomme de plus en plus loin dans la dépendance sexuelle et vers des fantasmes de plus en plus lointains… Il est évident qu’il est également interdit d’être dans un état de dépendance pour une chose contraire aux chemins de la Torah d’Israël.

Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. (2 Kéfa 2 :19)

Maintenant, il est aussi évident que contrôler des envies puissantes et soudaines est un défi extrêmement grand, alors encourageons-nous car notre génération est la pire mais également la plus méritante : aucun de tous les grands hommes de Torah n’ont connu une telle abomination ; notre génération représentant la débauche sexuelle poussée dans le cas le plus extrême… Notons également qu’un désir ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais, il faudra donc faire attention de ne pas nous retrouver submergés par des sentiments de culpabilité en raison de nos chutes. Il est plus important d'essayer de mettre tout notre cœur dans le but de nous améliorer et de devenir des meilleures personnes : celui qui combat, malgré les chutes incessantes et qui gagne la pornographie est un héros aux yeux d’Hashem. 

Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et D.ieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. (1 Corinthiens 10 :13)

 

 

  • impureté : du grec "akatharsia"…

Voici la définition du mot grec "akatharsia" :

  • l’impureté physique,

  • au sens moral : l'impureté sensuelle ou encore la luxure.

Car D.ieu ne nous a pas appelés à l'impureté, mais à la sanctification. (1 Thessaloniciens 4 :7)

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés. (Matityahou 23 :27)

 

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "akathartos" :

  • pas nettoyé, impur ou encore impropre…

  • au sens toraïque : on doit s'abstenir des impuretés décrites dans les lois de la Torah comme par exemple, les aliments impurs du Livre de Vayikra.

  • au sens moral : impur en pensée et en vie.

  • en référence aux esprits mauvais et impurs [les démons].

 

Séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impure et je vous accueillerai. (2 Corinthiens 6 :17)

 

Puis, ayant appelé ses douze talmidim, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. (Matityahou 10 :1)

 

  • débauche : du grec "aselgeia"…

Voici la définition du mot grec "aselgeia" :

  • luxure : goût immodéré pour la recherche et la pratique des plaisirs sexuels considérés comme immoraux.

  • lasciveté : tempérament ou caractère lascif, sensuel.  

  • libertinage : une façon de vivre déréglée sans respect pour les mœurs.

  • dissolutions, dérèglement en faveur de l’impudicité,

  • impudence ou insolence.

 

Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. (Romains 13 :13)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     idolâtrie, sorcellerie, haines, discorde, jalousie, emportements, rivalités, divisions, factions.

 

  • Idolâtrie : du grec "eidololatreia"…

Voici la définition du mot grec "eidololatreia" :

  • le culte de faux dieux, l’idolâtrie,

  • le terme est utilisé pour dénoncer les fêtes sacrificielles données en honneur de faux dieux,

  • avarice : culte en l’honneur de Mamon,

  • les vices provenant de l'idolâtrie.

C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. (1 Corinthiens 10 :14)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "eidolon" :

  • une image,

  • ce qui représente la forme d'un objet, réel ou imaginaire,

  • les ombres des défunts, les apparitions, spectres, fantômes, etc…

  • l'image d'un dieu païen,

  • un faux dieu.

Mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles. (Actes 15 :20)

 

  • sorcellerie : du grec "pharmakeia"…

Voici la définition du mot grec "pharmakeia" :

  • l'usage ou l'administration de drogues

  • un empoisonnement,

  • la sorcellerie : pratique magique en vue d'exercer une action, généralement néfaste, comme un sort, un envoûtement ou encore possession,

  • les arts magiques, souvent trouvés en liaison avec l'idolâtrie et nourrie par celle-ci,

  • les séductions de l'idolâtrie,

  • enchantements : pouvoir magique s'exerçant sur un être ou sur une chose,

  • sortilèges : influence, force irrésistible qui semble d'origine magique,

  • magie : art de produire, par des procédés occultes, des phénomènes inexplicables.

 

Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains (…) ni de leurs enchantements. (Révélation 9 :20-21)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "pharmakeus" :

  • un sorcier : personne qui pratique une magie de caractère traditionnel, secret et illicite ou dangereux.

  • préparateur de remèdes magiques, 

  • enchanteurs : personne qui pratique des enchantements.

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. (Révélation 21 :8)

 

  • haines :  du grec "echthra"…

Voici la définition du mot grec "echthra" :

  • inimitié pour témoigner de sentiments d’hostilité.

  • ennemis : dans l’idée d’une adversité entre deux personnes. 

Ce jour même, Pilatus et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant. (Loucas 23 :12)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "echthros" :

  • haï, odieux, haïssable,

  • hostile pour témoigner d’une opposition,

  • utilisé pour l'homme pour l’inimitié avec D.ieu par le péché,

  • ennemi : personne qui souhaite du mal à quelqu'un, qui cherche à lui nuire, qui lui est très hostile.

  • pour parler du Satan, le pire ennemi du Royaume de D.ieu.

Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. Et si quelqu'un n'obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n'ayez point de communication avec lui, afin qu'il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère. (2 Thessaloniciens 3 :13-15)

Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre D.ieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de D.ieu. (Yaakov 4 :4)

  • discorde : du grec "eris"…

Voici la définition du mot grec "eris" :

  • lutte : opposition violente entre deux adversaires où chacun s'efforce de faire triompher sa cause,

  • dispute : échange violent de paroles entre personnes qui s'opposent,

  • querelle : vif désaccord entre personnes,

  • contentieux : litige, conflit entre des parties.

Évite les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la Torah car elles sont inutiles et vaines. (Titus 3 :9)

 

  • jalousie : du grec "zelos"…

Voici la définition du mot grec "zelos" :

  • agitation de l'esprit,

  • une rivalité sérieuse,

  • jalousies : sentiment d'envie à l'égard de quelqu'un qui possède ce que l'on n'a pas ou ce que l'on voudrait avoir ; cela s'accompagne souvent d'hostilité,

  • zèle amer.

Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s'opposaient à ce que disait Shaoul, en le contredisant et en l'injuriant. (Actes 13 :45)

COMMENTAIRE N°1

 

Il faut savoir que le Créateur du monde surveille chacun avec minutie, jusqu’au plus petit détail, selon la réparation de chacun, la racine de son âme, ses réincarnations et l’achèvement de sa mission dans ce monde. Chacun peut comprendre que des détails innombrables séparent un homme de son prochain, comme nos Sages l’enseignent : Au même titre que leurs visages diffèrent, leurs vues diffèrent. Il s’ensuit que dans le monde, chacun possède un cheminement personnel et spécifique ; chacun doit suivre sa voie avec foi, sans dévisager quiconque et à plus forte raison sans être jaloux de lui. (…) Toute jalousie que l’homme éprouve dans ce monde, doit l’éveiller à comprendre combien il est éloigné de son authentique finalité, que ses aspirations ne concernent que ce monde-ci, l’entraînant à vouloir toujours plus et à envier ce que possède son prochain. Le succès d’autrui lui fait mal au cœur. Il jalouse la voiture de l’autre, son appartement, son argent, sa sagesse, etc… (…) Le manque de foi en est la cause car celui qui possède la foi est heureux de son lot, ne jalouse pas ce qui appartient à autrui et n’est jamais désolé de ses manques, il sait que chacun possède sa propre mission et sa propre épreuve. (…) Celui qui possède la foi, accepte la providence avec joie, il ne jalouse personne et s’occupe de son travail spécifique, avec les instruments qu’Hashem lui a donné. (Rav Shalom Arush)

 

  • emportements : du grec "thumos"…

Voici la définition du mot grec "thumos" :

  • colère immédiate et bouillante,

  • la passion, qui enflamme comme celle qui conduit un buveur de vin à la folie,

  • colère : état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales,

  • fureur : colère sans mesure,

  • irritation plutôt excessive,

  • animosité : violence, agressivité qui se manifeste dans l'attitude, les propos et qui traduit des dispositions malveillantes ; âpreté, véhémence.

Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. (Éphésiens 4 :31)

COMMENTAIRE N°2

Nos Sages disent : Celui qui se met en colère est comme s’il servait les idoles. Et l’Admour Hazaken explique, à ce propos, que la colère provoque un retrait de la foi. En effet, celui qui a foi que tout lui vient de D.ieu ne se mettra pas en colère. En d’autres termes, s’emporter revient à se détacher de D.ieu, comme s’il servait les idoles. C’est ici le point de départ de toutes les fautes, comme le souligne l’Admour Hazaken. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

  • rivalités : du grec "eritheia"…

Voici la définition du mot grec "eritheia" :

  • esprit de dispute,

  • monter une cabale : entente secrète de plusieurs personnes dirigée contre quelqu’un,

  • esprit de parti : sectarisme, aveuglement dans le choix d'une opinion.

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "erethizo" :

  • bousculer : pousser, heurter brutalement par inadvertance.

  • exciter : créer ou développer chez quelqu'un, un état d'irritation ou de tension nerveuse,

  • provoquer : inciter, pousser à une action, notamment à une action violente.

  • irriter : mettre en colère.

Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent. (Colossiens 3 :21)

  • divisions : du grec "dichostasia"…

 

Voici la définition du mot grec "dichostasia" :

  • dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts, de convictions,

  • division : action de séparer, de diviser en parties distinctes,

  • sédition : révolte concertée contre l'autorité établie.

Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux. (Romains 16 :17)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "statis" :