CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

 

 

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1.     Le messie nous a libérés pour la liberté, donc tenez ferme et ne vous enfermez pas de nouveau sous le joug d’esclavage.

 

  • Le messie nous a libérés pour la liberté : la Torah du Mashiah nous procure la liberté [par l’assistance du Rouah Hakodesh] et à ce sujet, il est enseigné : « Qu’est-ce que la vraie liberté ? Elle consiste à se trouver. À partir du moment où une personne s’est trouvée, elle n’est plus esclave. » (Rav Avraham Ifra’h). Ailleurs, dans la Torah Orale de nos Maîtres, il est enseigné : « Rabbi Yéhochoua ben Levi a dit : Chaque jour une Voix céleste sort du mont Horev et fait une proclamation : Malheur à l'humanité pour son mépris envers la Torah ! Quiconque ne s'occupe pas de l'étude de la Torah est appelé, le réprimandé (…) car il n'y a d'homme libre que celui qui s'implique dans l'apprentissage de la Torah. » (Pirké Avot 6 :2). Nous apprenons ainsi, de cette Mishna, que les Juifs ont reçu leur « vraie » liberté au Mont Sinaï, et non au moment de la sortie d’Égypte. Cependant, la liberté dans la pensée Juive ne signifie pas « la libération » de toutes responsabilités ; au contraire, cela signifie de travailler « dur » dans les chemins d’Hashem… Selon les Rabanim, il n'y a personne de plus libre que celui qui marche dans les chemins de la Torah. Comment alors comprendre les paroles de Shaoul ? La Torah du Mashiah [celle du « chacun selon son niveau »] procure une réelle liberté contrairement aux ordonnances « strictes, contraignantes et menaçantes » du parti de Shammaï comme il est dit : « Car mon joug est doux et mon fardeau léger. » (Matityahou 11 :30). Si la Torah n’était « qu’un fardeau », pourquoi le Roi David aurait-il déclaré : « La Torah de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est véritable, il rend sage l'ignorant.  Les ordonnances de l'Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l'Éternel sont purs, ils éclairent les yeux.  La crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à toujours. » (Téhilim 19 :7-9)

 

  • donc tenez ferme et ne vous enfermez pas : le but étant d’être « ancrés » dans les mérites du Mashiah comme il est dit : « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile. » (Hébreux 6 :19)

 

 

  • de nouveau : si nous n’avons pas reçu « la Torah du Mashiah », nous sommes considérés comme des esclaves. On peut comparer ces paroles avec celles décrites dans la ‘Hassidout Breslev comme il est dit : « Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain, car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. » (Si’hot Haran 111)

 

  • sous le joug d’esclavage : le « joug de la Torah » selon la pensée de Beit Shammaï. En effet, la conversion doit être faite selon la pensée d’Hillel [immersion en premier lieu] et non selon celle de Shammaï. Les futurs Nazaréens doivent adhérer dans le Tsadik [et non pas dans la mitsva de la circoncision] et ce, afin d’hériter du Olam Haba et de toutes autres bénédictions spirituelles. Selon le contexte, la circoncision est une mitsva comme une autre pour être greffé au Am Israël mais en aucun cas, elle ne doit condamner « le salut éternel » d’une âme.

 

 

 

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2.     Voici, moi, Paulos, je vous le dis : si vous vous faites circoncire, le messie ne vous servira en rien.

 

 

  • Voici, moi, Paulos, je vous le dis : selon l’interprétation personnelle de l’Apôtre Shaoul, influencé par le Rouah Hakodesh.

 

 

  • si vous vous faites circoncire : dans le but d’être justifiés et ainsi, d’hériter du Olam Haba. Cette Lettre, l’Apôtre Shaoul l’a envoyé aux Galates, dans un temps et un contexte spécifique tournant autour d'un seul et unique sujet, « la justification de l'homme » : Héritons-nous du Olam Haba par nos propres mérites ou par ceux du Tsadik ? Comme nous l’avons vu, si les Galates pratiquaient la circoncision dans le but de se justifier, alors le mérite du Mashiah ne leur serait plus d’aucune utilité [et son sacrifice, serait également rendu inutile] !

 

 

  • le messie ne vous servira en rien : le Olam Haba étant accordé par le « seul » mérite du Tsadik [et non par celui de notre Brit-Mila]. Comme nous l’avons déjà souligné, Shaoul mettait en garde les Galates contre « le parti de la circoncision » qui faisait dépendre le Olam Haba de la mitsva de la circoncision contrairement aux Nazaréens lesquels, enseignait de se lier dans un premier temps, au Tsadik [par immersion] puis d’avancer chaque Shabbat dans les synagogues. N’est-il pas écrit selon le contexte : « À partir du moment où les disciples de Shammaï et Hillel ont grandi en nombre (…) la dispute a proliféré parmi le peuple Juif et la Torah est devenue comme deux Torot différentes. » (Sanhédrin 88b)

 

 

 

 

 

 

 

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3.     J’atteste encore à tout homme qui se fait circoncire qu’il s’oblige d’accomplir toute la tora.

 

 

  • J’atteste encore à tout homme qui se fait circoncire : pour obéir aux directives du « parti de la circoncision » présent dans Actes 15.

 

 

  • qu’il s’oblige d’accomplir toute la tora : n’étant pas « sous le mérite du Mashiah », ils avaient intérêt d’assurer au niveau Torah et ce, bien qu’il soit écrit : « Nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la Torah. » (Galates 2 :16). L’er­reur de se justifier par ses propres mérites, rend « l’œuvre du Mashiah » inutile car elle fait « déchoir » l’­homme de la miséricorde d’Hashem manifesté en Yeshoua, abandonnant le mérite du Tsadik pour cher­cher son sa­lut dans ses propres actes, aussi pitoyables, soient-ils...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Vous avez été affranchis par le messie, vous qui vous justifiez par la tora, en étant déchus du chérissement.

 

 

  • Vous avez été affranchis par le messie : vivre par « le mérite de nos propres mitsvot » déficientes nous sépare totalement de la miséricorde d’Hashem manifestée en Yeshoua [celle-ci étant reliée au monde de la « justification par la émouna »]. Pour mieux comprendre la pensée de Shaoul, on pourra continuer de s’inspirer des enseignements ‘hassidiques lesquels enseignent : « Il est nécessaire de prendre conscience de l’immensité du degré spirituel du Tsadik et de placer son entière confiance en lui, afin que le Tsadik puisse nous abreuver de sa sagesse. Plus la foi dans le Tsadik est élevée, plus son impact sur nos vies s’en fait sentir. Tout n’est qu’une question de connexion au Tsadik. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • vous qui vous justifiez par la tora : selon leurs mérites [œuvres] personnels, et non selon le mérite du Tsadik.

 

 

  • en étant déchus du chérissement : car la grâce d’Hashem [manifestée au travers de l’œuvre expiatrice du Mashiah] n’a plus lieu d’être comme il est dit plus haut : « Voici, moi Shaoul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, le Mashiah ne vous servira de rien. » (Galates 5 :2). L'attachement au Tsadik de vérité est la condition indispensable pour réparer nos fautes et accomplir une téchouva authentique.

 

 

 

 

 

 

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5.     Oui, nous, c’est par le souffle, en vertu de l’adhérence, que nous attendons ardemment l’espoir de la justification.

 

 

  • Oui, nous, c’est par le souffle : par l’inspiration du Rouah Hakodesh.

 

  • en vertu de l’adhérence : par la foi [dans le Tsadik].  

 

  • que nous attendons ardemment : nous devons être zélés de voir l’œuvre expiatoire du Mashiah se dévoiler pleinement lors de Te’hiyat HaMétim.

 

  • l’espoir de la justification : Shaoul, étant le grand défenseur de la doctrine de la justification par la foi seule, utilisera souvent des termes « juridiques » pour expliquer ce qu'Hashem a « conçu dans sa pensée » selon sa sainte miséricorde : étant donné que le principe même de la justice exige de « se tenir devant un Juge [D.ieu] et répondre de ses actes en bien, ou en mal » et que la majorité des hommes se comportent mal au point de passer par la case du Guey-Hinnom ; Hashem, n'étant que miséricorde absolue, a dû trouver un moyen pour « contrecarrer » ce triste constat de la déchéance humaine bien loin d’être méritante : celui d'envoyer dans le monde un Tsadik parfait capable de justifier, à lui tout seul, l'ensemble de l'humanité comme il est dit : « Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. D.ieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Yohanan 3 :16-17). En termes plus simples, selon Shaoul, le « Grand Miséricordieux » ne souhaite pas le Jugement de l’humanité mais sa justification totale par l’intermédiaire de son Oint. On retrouvera cette notion dans d’autres passages : « Mais D.ieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, le Mashiah est mort pour nous. » (Romains 5 :8) ou encore : « L'amour de D.ieu a été manifesté envers nous en ce que D.ieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé D.ieu mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Yohanan 4 :9-10)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Oui, dans le messie Iéshoua’, la circoncision ni le prépuce n’ont de force, mais l’adhérence qui opère par l’amour.

 

 

  • Oui, dans le messie Iéshoua’ : pour le talmid du Mashiah, rien d’ex­té­rieur n’as­sure le Olam Haba, ni les commandements de la Torah, ni la mo­ra­lité, etc… mais seulement l’œuvre du Tsadik, mort pour notre rédemption et dont « l’­éner­gie » et la vie se prouvent par le Rouah Hakodesh, présent en chacun de nous.

 

  • la circoncision ni le prépuce n’ont de force : le mérite, soit « l’œuvre expiatrice » du Mashiah dépasse largement nos propres mérites [œuvres]. De ce fait, la mitsva de la circoncision n’a aucun poids dans l’obtention de notre Olam Haba ; seul « le mérite de Yeshoua » nous offre la vie éternelle, étant le parfait « avocat » et l’intermédiaire entre Hashem et sa Création. Afin de mieux comprendre ces paroles, on pourra également s’inspirer d’une histoire racontée par Flavius Joseph comme il est dit : « Selon Flavius Joseph, Izatès, le Roi d'Adiabène (région proche du golfe Persique) a été convaincu des vérités du Judaïsme par un marchant Juif nommé ‘Hananyah ; sa mère Hélène, cependant, craignait que, s'il se fît circoncire, le peuple ne se soumettrait plus à son règne. Hananyah l'a rassuré : « Afin qu'il pratique un culte à l'égard de D.ieu sans être circoncis, sachant qu'il était résolu à suivre la Loi Juive d'un bout à l'autre et que l'adoration de D.ieu est de nature supérieure à la circoncision. » À ce moment-là, Izatès a été convaincu mais il n'avait pas abandonné l'idée de se convertir entièrement. (Voir le Livre de Flavius Joseph, les Antiquités Judaïques 20 :2 :3-4 ; Encyclopedia Judaïca 1 : 267-268, 924) » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 606)

 

  • mais l’adhérence qui opère par l’amour : la foi est la ra­cine, l’amour est plutôt « le fruit » de cette émouna [et non l’in­verse !] … Ce verset, bien com­pris, in­dique clai­re­ment quel est le vrai rap­port entre la émouna et l’a­mour : la émouna est le « germe » de la vie di­vine dans l’­homme, elle s’ap­pro­prie l’amour du Tsadik et son œuvre de ré­demp­tion, et elle œuvre dans le Nazaréen afin qu’il aime D.ieu encore plus intensément comme il est dit : « L'amour de D.ieu est répandu dans nos cœurs par le Rouah Hakodesh qui nous a été donné. » (Romains 5 :5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Vous couriez bien ; mais qui vous a frappés de telle sorte que vous n’êtes plus persuadés par la vérité ?

 

 

  • Vous couriez bien : les Nazaréens de Galatie avaient bien reçu « cette annonce » de l’Évangile [certainement par l’intermédiaire de Shaoul !] et ils marchaient clairement dans cette voie, avant d’avoir été détournés par « le parti de la circoncision » comme il est dit dans les premiers chapitres : « Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah pour passer à un autre Évangile. » (Galates 1 :6) ou encore : « O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés ? » (Galates 3 :1)

 

 

  • mais qui vous a frappés de telle sorte : les Nazaréens ne doivent pas prendre garde aux enseignements des « Shammaïtes » lesquels menaçaient d’un Guey-Hinnom les Nazaréens non-circoncis. 

 

 

  • que vous n’êtes plus persuadés par la vérité : le parti des « Shammaïtes » avaient convaincu les Galates de se faire circoncire et ce, afin d’accéder au Olam Haba [c’était admettre l’inefficacité du sacrifice du Rabbi !]. Une grosse erreur d’un point de vue doctrinal : « l’attachement au Tsadik » étant la priorité. De plus, n’est-il pas enseigné dans la ‘Hassidout : « Le Tsadik peut décréter le Gan Eden pour l'un et le Guey-Hinnom pour l’autre. » (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël) et dans les Évangiles : « Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. (…) Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le Satan et pour ses anges. (…) Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » (Matityahou 25 :31-46)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     La persuasion n’est pas venue de celui qui vous appelle.

 

 

  • La persuasion : cette influence « shammaïte » dénoncée par Shaoul.  

 

 

  • n’est pas venue de celui qui vous appelle : cette « nouvelle » doctrine n’était pas inspirée du Rouah Hakodesh ; au contraire, elle provient clairement d’une pression extérieure.

 

 

 

 

 

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9.     un peu de levain a fait lever toute la pâte.

 

 

  • un peu de levain : en référence aux « petites graines » du parti de la circoncision ; selon Shaoul, il s’agit du mauvais ‘hametz. Dans la Torah Orale, le ‘hametz représente « le yetser hara », soit le mauvais penchant qui pousse l’homme à fauter comme il est enseigné par le Radbaz : « Le ‘hametz est comparé au Yetser Hara, comme le levain dans la pâte car de la même façon qu’une infime quantité de levain fait monter toute la pâte, une petite porte ouverte au Yetser Hara a le pouvoir de lui donner le contrôle sur toute notre néchama. » (Radbaz). C’est d’ailleurs, pour ne pas succomber au Yetser Hara que nous nous imposons tant de lois à Pessa’h ; en effet, comme on se doit d’éliminer les restes de ‘hametz pour Pessa’h, ainsi nous avons également l’obligation de nous introspecter et d’éliminer les restes de notre Yetser Hara. Le Mashiah, lui-même, n’a-t-il pas enseigné dans le même élan : « Les talmidim, en passant à l'autre bord, avaient oublié de prendre des pains. Yeshoua leur dit : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des saducéens. Les talmidim raisonnaient en eux-mêmes et disaient : C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. Yeshoua, l'ayant connu, dit : Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas pris de pains ? (…) Gardez-vous du levain des pharisiens et des saducéens. Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il avait dit de se garder mais de l'enseignement des pharisiens et des saducéens. » (Matityahou 16 :5-12)

 

 

  • a fait lever toute la pâte : les graines ont poussé et ont littéralement, « ravagé » la émouna des Galates car comme on le sait, il suffit de placer un peu de ‘hametz dans une pâte pour tout faire lever comme il fut également enseigné aux Nazaréens de Corinthe : « Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? » (1 Corinthiens 5 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Mais je suis convaincu pour vous dans l’Adôn que vous n’aurez pas d’autre pensée. Celui qui vous trouble subira la condamnation, quel qu’il soit.

 

  • Mais je suis convaincu pour vous dans l’Adôn : plus l’A­pôtre Shaoul avance dans sa Lettre, plus il évoque un « espoir de téchouva » pour les communautés de Ga­la­tie.

 

  • que vous n’aurez pas d’autre pensée : le but étant pour les Galates, de se remettre de façon parfaite, « sous le mérite » du Tsadik de vérité.    

 

 

  • Celui qui vous trouble : on peut se de­mander si, par cette expression au sin­gu­lier « celui qui vous trouble », l’A­pôtre Shaoul avait en vue précisément un des « Shammaïtes ». Néanmoins, il est aussi largement pro­bable qu’il s’agisse d’une phrase au sens gé­né­ral : Shaoul parle ainsi, de « celui » pour les dé­si­gner tous...

 

 

  • subira la condamnation, quel qu’il soit : Shaoul ex­prime dans ce cas précis, une réelle in­di­gna­tion contre ceux qui étaient ve­nus troubler les Galates, au point d’attirer un « jugement divin » sur eux et leurs doctrines. Ailleurs, au début de la Lettre, l’Apôtre du Rabbi avait également écrit : « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! » (Galates 1 :8-9)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Quant à moi, frères, si je proclame encore la circoncision, pourquoi donc suis-je encore persécuté ? Il serait alors aboli, le scandale de la croix ?

 

 

  • Quant à moi, frères, si je proclame encore la circoncision : Shaoul « prêchait » toujours la circoncision pour les Juifs comme pour les non-Juifs [en dehors de toutes les conceptions shammaïtes] comme il est dit : « Shaoul voulut l'emmener avec lui ; et, l'ayant pris, il le circoncit. » (Actes 16 :3). Dans le même élan, nous pouvons également citer la traduction de David Stern : « Quant à moi, mes frères, si je continue de prêcher la nécessité de la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? » (David Stern, La Bible Juive, p. 1467)

 

 

  • pourquoi donc suis-je encore persécuté : Shaoul était constamment persécuté par toutes sortes de rumeurs étant qualifié « d’apostat » vis-à-vis de la Torah, alors qu’il prônait et défendait simplement la doctrine de « l’attachement au Tsadik ». Nous avons plusieurs exemples de ces persécutions et ce, notamment dans le Livre des Actes comme il est dit : « Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.  Le lendemain, Shaoul se rendit avec nous chez Yaakov, et tous les anciens s'y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que D.ieu avait fait au milieu des non-Juifs par son ministère. Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent D.ieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la Torah. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les non-Juifs à renoncer à Moshé, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la Torah. (…) Alors Shaoul prit ces hommes, se purifia, et entra le lendemain dans le Temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l'offrande présentée pour chacun d'eux. » (Actes 21 :17-26)

 

  • Il serait alors aboli, le scandale de la croix : Shaoul prê­chait le Olam Haba pour tous, Juifs ou non-Juifs, par la « seule » émouna dans le Tsadik, dont le sa­cri­fice d’ex­pia­tion avait accordé aux pé­cheurs « la seule jus­tice » valable et ce, afin d’être pleinement justifiés de­vant Hashem…  Si l’Apôtre Shaoul avait en même temps prê­ché la né­ces­sité de la cir­con­ci­sion et de l’ob­ser­va­tion de la Torah pour hériter du Olam Haba, alors le scan­dale de la croix au­rait été « aboli » [le Mashiah serait mort en vain !] et le parti de la circoncision, au lieu de le per­sé­cu­ter, l’aurait ap­prouvé mais en aucun cas, Shaoul ne souhaitait leur laisser « du crédit » d’autant plus que « la halakha » Nazaréenne tranchée par Yaakov (Actes 15) était de suivre un autre procédé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Je voudrais aussi qu’ils soient tranchés, ceux qui vous agitent.

 

 

  • Je voudrais aussi qu’ils soient tranchés : coupés, ou totalement éloignés de la Kéhila [avec vio­lence]. On peut vraiment voir combien l’indignation de Shaoul était grande. On peut comparer tous ces propos avec les paroles de certains Maîtres contre d’autres et ce, au sein même du Judaïsme comme il est dit : « Ces Hassidim, je ne peux pas les supporter ! Je n'ai jamais voulu entendre une seule de leurs paroles ! Mensonge ! Mensonge ! Moi, j'ai grâce à D.ieu lutté contre le monde entier avec beaucoup de difficultés ! » (Rabbi Israël ber Odesser dans « Israël Saba », chap. Souvenirs d’enfance) ou encore : « Le Rav Chakh, le leader des mitnagdim en Israël a pris la responsabilité de mener une lutte active contre la ‘Hassidout Loubavitch, et il a été de loin le plus virulent adversaire du Messianisme Habad. Il n'hésitait pas à qualifier le Rabbi de « fou, d’hérétique et de faux messie. » (Christianity After Auschwitz : Evangelicals Encounter Judaism in the New Millennium by Paul R. Carlson, Xlibris, 2000, p. 59) ou encore : « Le Rav Yaakov Weinberg, Rosh Yeshiva Ner Israël de Baltimore répondit à l'un de ses talmidim qu'il valait mieux prier seul que dans une synagogue ‘habad car ils prient une autre divinité ! » (The Rebbe, The Messiah and the Scandal of Orthodox Indifference, David Berger, p. 105)

 

  • ceux qui vous agitent : le « parti de la circoncision », présent au Concile de Jérusalem. Une nouvelle fois, citons David Stern : « Je voudrais que ceux qui vous troublent aillent encore plus loin dans leurs pratique et se castrent ! » (David Stern, La Bible Juive, p. 1467)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Oui, vous avez été appelés à la liberté, frères, non pas à la liberté pour l’avantage de la chair, mais, par amour, asservissez-vous les uns aux autres.

 

 

  • Oui, vous avez été appelés à la liberté frères : l’Apôtre Shaoul « prêchait » la liberté par l’attachement au Tsadik, le fruit de cette liberté étant les conséquences d’une Alliance Renouvelée : Olam Haba et Rouah Hakodesh avec miracles, dons spirituels, etc…  En fait, le Nazaréen est « libre » car le mérite du Mashiah l’a af­fran­chi de toutes ses fautes, la ser­vi­tude du pé­ché et de la mort étant détruite par l’action du Rouah Hakodesh dans nos vies.

 

  • non pas à la liberté pour l’avantage de la chair : la li­berté du Nazaréen ne consiste bien évidemment, pas à faire sa propre vo­lonté, ce qui se­rait clairement « vivre selon la chair » mais à pou­voir plutôt y renoncer par amour pour Hashem et son Tsadik. Le but étant pour chacun, de continuer à pratiquer la Torah tout en étant ancré dans les mérites de Yeshoua, et influencé par le Rouah Hakodesh. Nous avons besoin de la Torah [et de ces lois] pour nous « régler » car la li­berté spi­ri­tuelle se trans­formerait en anarchie, en une li­berté char­nelle et mon­daine. N’est-il pas enseigné : « Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6 :2)

 

  • mais, par amour, asservissez-vous les uns aux autres : le but de la « vraie liberté » et de la « vraie Torah » est d’être soumis les uns aux autres dans l’amour du Tsadik car le véritable but de la Torah, c’est l’amour et le respect de notre prochain comme il est dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Yohanan 13 :34) ou encore : « Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Galates 5 :14)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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14.     Oui, toute la tora est accomplie en une seule parole, dans le : Aime ton compagnon comme toi-même !

 

  • Oui, toute la tora est accomplie : par l’amour… Toutes les mitsvot de la Torah doivent être accomplies sur cette base : « l'amour de l'autre » comme nous l'a enseigné Beit Hillel : « Hillel a dit : Ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse ne le fais pas à autrui. C'est toute la Torah, le reste n'est que commentaire : va et apprends-le. » (Shabbat 31a) et au Rabbi d’élever encore plus le niveau comme il est dit : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » (Loucas 6 :31). Pour mieux comprendre toutes ces notions, nous pourras nous inspirer d’une histoire concernant Rabbi Nathan comme il est rapporté : « Un jour, un jeune homme vint voir Rabbi Nathan de Breslev afin de l’interroger sur les kavanot avant de procéder à la mitsva du talith. Puisque les mitsvot doivent être réalisées avec intention, quelles sont les notions sur lesquelles, devons-nous nous concentrer en réalisant la mitsva du talith ? La réponse de Rabbi Nathan est particulièrement touchante par sa simplicité et sa profondeur. Rabbi Nathan lui répondit : « Lorsque tu mets le talith, veille à ce que ses franges ne fouettent pas la personne qui se tient derrière toi ! » L’étude des intentions profondes des mitsvot a pour prélude le respect de mon prochain. Nombreuses sont les personnes désireuses d’étudier les secrets de la Kabbale sans même connaître le sens des mitsvot, parfois même sans les accomplir. Un individu désireux d’étudier la physique nucléaire peut-il s’engager dans un tel projet, sans savoir lire ou compter ? Il est évident que ce n’est pas le cas. Ainsi, l’approfondissement de la parole divine nécessite une réelle prise de conscience quant au respect d’autrui. (…) Rabbi Akiva est le seul à avoir pu approcher le secret du « sod » de la Torah. Et quel était son enseignement principal ? Aime ton prochain comme toi-même ! Rabbi Nathan avait également le même enseignement au sujet du talith. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • en une seule parole : les paroles du Kli Yakar sont également proches de celles de l’Apôtre Shaoul comme il est dit : « Les Sages ont dit : Havaqouq est venu et les a placés [les mitsvot de la Torah] sur un principe : Le juste vivra dans sa foi. (…). Toutes les mitsvot de la Torah sont donc classés en deux catégories : l'une concernant les mitsvot entre l'homme et Hashem, le fondement de toutes étant la émouna en Hashem ; la seconde concernant les mitsvot entre l'homme et son prochain, le fondement de toutes étant : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » … De plus, il est également enseigné : « Je suis l’Eternel », qui est le fondement sur lequel Havaqouq a respecté tous les commandements de la Torah, c'est-à-dire sur la émouna. » (Kli Yakar sur Vayikra) ; en d’autres termes, la émouna et l’amour sont les deux facteurs les plus importants pour vivre sainement la Torah.

 

 

  • dans le : Aime ton compagnon : voici plusieurs clés lesquelles, nous permettront de mieux accomplir cette mitsva : notre affection pour les autres doit être réelle, et non pas feinte ; nous devons traiter les autres avec respect ; nous devons vouloir le bonheur et le bien-être des autres ; nous devons partager la douleur et les souffrances d’autrui ; nous devons saluer chaleureusement chacun avec un sourire et convivialité ; nous ne devons pas nous considérer comme étant mieux que les autres ; nous devons constamment aider autrui [physiquement et/ou financièrement] ; nous devons accorder le bénéfice du doute aux autres et pour finir, nous devons voir le bien dans toutes les situations [ayin hatov] d’autrui.

 

 

  • comme toi-même : cela correspond aux paroles du Sefer Vayikra comme il est dit : « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. » (Vayikra 19 :18) et aux Écrits Nazaréens de préciser : « Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Yeshoua avait bien répondu aux sadducéens, s'approcha, et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Yeshoua répondit : Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » (Marcos 12 :28-31)

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Mais si vous vous mordez et dévorez les uns les autres, prenez garde d’être détruits les uns par les autres.

 

 

  • Mais si vous vous mordez et dévorez les uns les autres : l’A­pôtre, en em­prun­tant ces images aux mœurs des « bêtes fé­roces » souhaite ex­pri­mer, avec une grande énergie, les éventuels mau­vais mœurs entre nous et notre prochain. Pour mieux appréhender ces notions, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h : « Ma relation avec l’autre doit être fondée sur l’échange, et non sur l’exploitation. Quelle opposition avec la culture occidentale essavique dans laquelle, nous avons évolué ! Derrière la soi-disant, « culture des différences », il n’y a que recherche de l’exploitation de ces différences, dans le but de réaliser un profit. En revanche, le message de Rabbi Na’hman de Breslev est clair : le rapport avec autrui est une optimisation de soi. Non seulement nous n’y perdons rien mais en plus, nous y gagnons. L’échange avec autrui permet de découvrir de nouvelles facettes de la vérité qui, comme chacun le sait, est plurielle. Dès lors que je rejette l’autre, cela signifie que ma vérité a un problème de réglage. Ma vérité ne doit pas exclure mais bien favoriser le contact humain, afin de s’enrichir d’autres facettes de la vérité et d’être diffusée. Si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’elle se cantonne au beau discours, qu’elle est purement théorique et qu’elle manque de vécu. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • prenez garde d’être détruits : continuons avec les paroles du Rav Ifra’h : « La connexion à la source de toute vitalité, c’est-à-dire à Hashem, passe par le dialogue et l’ouverture à mon prochain. Chaque individu, au moyen de son âme, incarne une facette de la vérité, une partie du nom divin. En cela, chaque individu sur terre est une borne de connexion à Hashem. Ainsi, m’ouvrir à l’autre, c’est faire parler son âme et m’enrichir de sa facette de la vérité. Pourquoi fait-on des enfants ? Pour que de nouvelles facettes de la vérité parviennent dans ce monde ! Par conséquent, dès lors que nous excluons un individu de notre cercle, nous perdons l’usage d’une borne de connexion : le réseau est plus lent, la connexion bégaye, etc… » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • les uns par les autres : si les Nazaréens se haïssaient les uns les autres ; ils détruiraient, mutuellement, leurs vies spirituelles [puisque les membres sont issus d’un même corps]. Ailleurs, il est également enseigné dans la Torah Orale : « L’amour du prochain (…) est, effectivement, le fondement de toute la Torah. C’est là ce qu’a dit Hillel HaZaken à propos de l’accomplissement de ce commandement : C’est là, la Torah toute entière, le reste est commentaire. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 32)

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Oui, je le dis : marchez dans le souffle, et vous n’accomplirez d’aucune manière le désir de la chair. 

 

  • Oui, je le dis : marchez : à quel niveau pouvons-nous personnellement aspirer ? Est-il impératif, ou même seulement possible, que chacun de nous devienne un Tsadik comme le Mashiah ? La Torah Orale déclare que chaque personne doit de se demander : « Quand mes actions atteindront-elles celles de mes ancêtres : Avraham, Its’hak et Yaakov ? » mais chacun est-il vraiment tenu d’aspirer à une telle perfection ? Dans le Tanya, l’ouvrage de base du ‘Hassidisme, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a développé une réponse extraordinaire à cette question et a révolutionné le monde Juif avec le concept du « beinoni », soit celui de l’homme intermédiaire. En effet, il sera vraiment intéressant de développer le concept de « beinoni » car comme nous allons le développer, le but d’un homme « standard » n’est pas forcément d’atteindre le niveau de Tsadik mais au contraire, son but sera d’être simplement un « bon beinoni » tout en connecté avec le Tsadik.

 

 

  • dans le souffle : pour commencer, selon Rabbi Chnéour Zalman tout comme selon Shaoul, un Juif est composé de deux âmes séparées et distinctes ; la première âme étant appelée la « néfech elokit » : l’âme divine [appelée « le souffle » ou « l’esprit » dans le langage apostolique]. Comme nous l’avons compris, cette « néfech elokit » est une étincelle du divin, soit une véritable parcelle d’Hashem.  

 

 

  • et vous n’accomplirez d’aucune manière le désir : la seconde âme est appelée la « néfech habehamit », celle-ci anime le corps, et est considérée comme l’âme animale [appelée « la chair » dans le langage apostolique] présente en chacun de nous.

 

 

  • de la chair : en fait, dans la définition de Rabbi Chnéour Zalman, si l’esprit d’un individu est sous l’emprise totale de sa « néfech elokit » [de l’âme divine] et qu’il parvient à éradiquer toutes influences de la « néfech habehamit » [de l’âme animale] en lui, alors celui-ci est considérée comme un Tsadik. Ceci est le cas du Mashiah Yeshoua et de nombreux grands Maîtres d’Israël mais en aucun cas, de la majorité des hommes « standards » étant incapables d’atteindre ce niveau… En effet, dans le cas contraire, lorsque la « néfech habehamit » [soit l’âme animale] s’est emparée de la conscience d’un individu et qu’en raison de cela, sa « néfech elokit » [soit son âme divine] est subvertie, celui-ci est considérée « un racha ». Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est mauvaise ou méchante mais simplement, qu’elle est mue par des pulsions égocentriques, mondaines et charnelles. Le « beinoni » est celui dont l’âme divine contrôle « l’esprit » mais dont l’âme animale n’a pas été raffinée ou sublimée ; pour ce faire, « le beinoni » [l’homme intermédiaire] doit alors s’attacher au Tsadik afin de recevoir une nouvelle lumière divine lui permettant de mieux dominer son âme animale. En l’occurrence, cette lumière divine peut être considérée pour les Nazaréens, comme étant le Rouah HaMashiah comme il est dit : « Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. » (Yohanan 20 :22). Selon les commentaires du Tanya, le beinoni peut ainsi, rester toute sa vie dans un tel état, et il ne doit pas se décourager devant son incapacité à raffiner sa « néfech habehamit » car c’est au-delà de sa capacité, tout le monde n’étant pas capable d’atteindre le niveau de raffinement d’un Tsadik. Néanmoins, ce qu’on lui demande c’est d’être attaché au Tsadik tout en demeurant « un beinoni », le Tsadik ayant réellement « tout accompli » pour lui... En effet, il faut noter que dans le monde de Rabbi Chnéour Zalman, le « beinoni » n’est pas forcément censé avoir la capacité d’éliminer sa « néfech habehamit » [son âme animale] mais ce qui est certainement dans sa capacité, en revanche, est de contenir au maximum, sa « néfech habehamit » [son âme animale] et de ne jamais la laisser prendre le contrôle de ses facultés. Bien qu’il puisse constamment être sollicité par des pensées perverses, le beinoni par la force du Tsadik a la capacité de les chasser de son esprit. Le « beinoni », soit l’homme intermédiaire est ainsi, conscient qu’il n’est pas un Tsadik et qu’il a toujours une nature animale ; il n’est pas du tout surpris que telle ou telle pulsion n’ait pas disparu comme il est dit : « Les beinonim ont été créés de telle sorte qu’ils resteront assignés à ce statut car l’être et essence de l’âme animale qui procède de la klipa est dans toute sa vigueur et toute sa force chez eux, comme à la naissance ; dès lors qu’ils ne pourront la chasser toute leur vie durant, ni même la repousser de sa place dans le côté gauche du cœur, de sorte qu’aucune de ses mauvaises pensées ne montent vers le cerveau. Même pareille chose n’est pas à leur portée. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 35) ou encore : « Quoi qu’il en soit, nous pouvons être sûrs que nous ne deviendrons jamais des Tsadikim. Néanmoins, bien que le niveau du Tsadik soit bien hors de notre portée, devenir « un [petit] Tsadik » à notre niveau, est bien à notre portée. Car un Tsadik n’est pas mesuré par les talents que D.ieu lui a donnés, mais plutôt par la manière qu’il les utilise. Ainsi, en servant D.ieu avec ce que nous avons, malgré le manque de talent ou d’ascendance, nous pouvons devenir des Tsadikim dans nos vies. » (A Breslov Commentary on the Méguila, p. 80-81)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Oui, la chair désire contre le souffle, et le souffle contre la chair ; oui, ils sont adversaires l’un de l’autre, en sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez.

 

  • Oui, la chair désire contre le souffle : l’âme de la chair, soit la « néfech habehamit » et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement de nos désirs corporels [ceux-ci étant contraires aux chemins d’Hashem].

 

 

  • et le souffle contre la chair : la « néfech elokit » possède également en elle, les notions du plaisir, de la volonté personnelle, ou encore de l’émotion mais contrairement à l’âme animale [à la chair], toutes ses facultés sont orientées vers D.ieu et aspirent à la spiritualité. Le Tanya donne des prescriptions détaillées sur la manière de faire face aux défis quotidiens de la « néfech habehamit » [de l’âme animale] : il exige que le service de D.ieu soit effectué avec joie et accompagné d’une méditation profonde sur un D.ieu présent et plein de compassion, qui aide activement la personne à surmonter son côté obscur. Le beinoni accomplit le but de la Création en plaçant son « joug » sur la « néfech habehamit » et en la conduisant au service de D.ieu comme il est dit : « Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. » (1 Corinthiens 9 :27) ou encore dans le Tanya : « Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

 

 

  • oui, ils sont adversaires l’un de l’autre : ce combat est digne d’une véritable « dualité » [nécessaire pour permettre le libre-arbitre] comme il est également détaillé : « Nous savons, en effet, que la Torah est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la Torah est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la Torah de D.ieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Grâces soient rendues à D.ieu par le Mashiah Yeshoua notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la Torah de D.ieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Romains 7 :14-25)

 

 

  • en sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez : comme nous l’avons souligné, cette dualité entre les deux âmes permet le libre-arbitre de l’homme. En effet, tout le monde a le libre arbitre et Hashem ne demande pas l’impossible à ses créatures… En l’occurrence, si D.ieu nous demande d’accomplir des mitsvot sachant que nous avons une âme animale, il est clair que nous en sommes parfaitement capables ; s’il nous semble que nous ne pouvons pas y arriver, effectivement, il nous faut demander l’aide divine du Rouah Hakodesh du Tsadik pour renforcer nos propres efforts. Hashem a créé le « Yetser hara » en chacun de nous et comme nous l’avons vu, celui-ci se manifeste principalement au travers de notre « néfech habehamit » [de notre chair, de notre âme animale]. Maintenant, malgré la présence de ce mal en nous, il est évident qu’Hashem souhaite qu’on fasse les bons choix, en répondant aux appels de notre néchama, influencée par le Rouah Hakodesh du Mashiah comme il est dit : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de D.ieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. » (Galates 6 :7-8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Mais si vous êtes conduits par le souffle, vous n’êtes pas sous la tora.

 

  • Mais si vous êtes conduits par le souffle : en référence au Rouah Hakodesh du Mashiah comme il est également enseigné dans le Tanya : « Il en résulte que l’influence du Tsadik a trois aspects : la émouna, la crainte et l’amour. Pour les obtenir, le talmid doit s’attacher, par ses émotions au Rouah du Tsadik, ou encore, selon une seconde version, par sa perception intellectuelle, à sa néchama. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27). En fait, le Rouah Hakodesh est censé agir sur notre « néfech elokit » [soit, sur notre âme divine] et ce, afin que nous puissions pratiquer de bonnes œuvres.

 

 

  • vous n’êtes pas sous la tora : étant conduit par le Rouah Hakodesh, nous ne sommes plus soumis « à la course aux mitsvot » pour nous justifier : nous nous attachons simplement au Tsadik, puis nous apprenons la Torah et ce, chacun selon son niveau. En d’autres termes, nous avançons selon l’influence du Rouah HaMashiah dans nos vies. En fait, plus nous sommes des enfants et plus la « néfech habehamit » nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, notre âme divine se développera considérablement. En conséquence, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux de la « néfech habehamit » et nous deviendrons petit à petit de parfaits Tsadikim ! De plus, dans notre génération, nous sommes vraiment remplis de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement ; c’est un travail quotidien et c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah HaMashiah car nous sommes incapables de nous débrouiller seuls.  N'oublions pas, le Mashiah n'est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est même la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner constamment une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… En effet, avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre « moi intérieur » et ce, dans chacun de nos choix comme il est dit : « Il faut qu'il croisse et que je diminue. » (Yohanan 3 :30) ou encore : « Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4 :15)

 

COMMENTAIRE

Pour mieux appréhender ce verset, nous pouvons proposer la traduction de David Stern : « Mais si c'est l'Esprit qui vous dirige, vous n'êtes donc plus soumis à ce système pervers qui a changé la Torah en légalisme. » (David Stern, La Bible Juive, p. 1467)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Or, les œuvres de la chair sont manifestes : puterie, impureté, débauche.

 

  • Or, les œuvres de la chair sont manifestes : les œuvres influencées par la « néfech habehamit », le concept étant détaillé dans les commentaires précédents.

 

  • puterie : du grec « porneia » signifiant en version plus moderne, la pornographie, la fornication, l’impudicité, l’infidélité, la prostitution, l’homosexualité, la zoophilie ou encore toutes les relations sexuelles condamnées par le Sefer Vayikra au chap. 18.  Shaoul nous a clairement enseigné : « Fuyez l'impudicité [porneia]. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. » (1 Corinthiens 6 :18). Ailleurs, dans le Mishné Torah, il est enseigné par le Rambam : « Les Sages nous ont appris que l’homme était très attiré par le vol et les relations sexuelles interdites. Tu ne trouveras aucune société, quelle que soit l’époque, dans laquelle des individus ne s’adonnent pas à ces pratiques. Les Sages ont ajouté : La majorité faute par le vol, la minorité faute par les relations interdites, et tout le monde faute par la mauvaise langue. C’est pour cela qu’il convient à l’homme de se contenir à ce sujet et de s’habituer à vivre dans une sainteté redoublé, d’avoir des pensées saines et un esprit ajusté afin de s’en prémunir. » (Mishné Torah du Rambam, Lois sur les relations interdites, chap. 22)

 

COMMENTAIRE

 

Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux, je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s'attachera pas à moi. (Téhilim 101 :3)

Le mot « porneia » est bien évidemment, liée au concept moderne de la pornographie : vidéos, images ou écrits érotiques créés pour provoquer une excitation sexuelle.  Dans notre génération, la pornographie est partout... Il y a quelques années, il était difficile d’avoir du matériel pornographique mais maintenant, un « simple clic de souris » ou une touche de télécommande sont largement suffisants pour avoir accès à toute cette débauche… En effet, la débauche sexuelle est de plus en plus accentuée avec l’évolution de notre société. Nous avons corrompu la sexualité plus que tout autre domaine de la vie ! La grande majorité des recherches sur le web tournent autour de la pornographie et pour certains, c’est un mode de vie et une routine quotidienne… Étant un fléau mondial, il est malheureusement facile de tomber dans cette faute dénoncée dans les Écrits Nazaréens : « Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous. (…) Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou cupide ; c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le Royaume du Mashiah et de D.ieu. » (Éphésiens 5 :3-5). Nos Sages nous ont également enseigné : « Partout où tu trouves de l’immoralité sexuelle ou de l’idolâtrie, une catastrophe générale s’abat sur le monde, détruisant indistinctement bons et mauvais. » (Béréshit Rabah 26 :5). De ce fait, lorsque des pays, des régions, ou des villes entières sont contre la Torah ; cela déclenche forcément des effusions négatives : nous sommes liés avec ce monde et nos actions dans le bien comme dans le mal ont un impact sur la Création. En effet, nous avons de grandes forces : nous pouvons construire le monde ou, ‘hass véchalom, le détruire comme il est dit : « Il existe des fautes qui engagent un processus de destruction et parmi elles, on trouve les fautes sexuelles, comme il est dit : Dieu déteste la débauche. » (Sanhédrin 106a)

Pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. (1 Corinthiens 7 :2)

L’expression de « l’amour entre époux » a malheureusement été remplacée par la convoitise, par une vie débridée et par une débauche insatiable. On retrouve cette impudicité extrême dans la génération qui a précédé le déluge comme il est dit : « D.ieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. » (Béréshit 6 :12) ou encore : « Rabbi Yohanan a enseigné : Cette génération accouplait les animaux domestiques avec les animaux sauvages, les animaux sauvages avec les animaux domestiques ; tous avec l'homme et l'homme avec tous. » (Torah Témima, Béréshit 6 :12). Dans le même élan, le Mashiah n’a-t-il pas précisé : « Ce qui arriva du temps de Noa’h arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. » (Matityahou 24 :37) et en effet, dans notre génération, la pornographie présente plusieurs formes d’impudicité à l’extrême comme des actes homosexuels, des orgies, etc… La délectation de tels spectacles est une abomination pour D.ieu. Outre l’interdit biblique, la pornographie est une catastrophe qui détient une vision faussée de la réalité de la vie et de la sexualité. Elle présente, généralement, la femme comme une esclave sexuelle impatiente de répondre aux moindres désirs de l'homme et elle induit ainsi, des rapports faussés entre l'homme et la femme. En réduisant l'acte sexuel aux relations bestiales ayant pour but l'excitation et la satisfaction, la pornographie ôte aux rapports intimes, la dimension divine et saine de l’amour entre deux époux. La pornographie est ainsi, un fléau qui frappe mais qui en plus, engendre également une dépendance destructrice car elle nous pousse à être esclave de la corruption et de davantage de perversité ! Tout comme l’addiction pousse les toxicomanes à consommer de plus en plus, la pornographie entraîne celui qui la consomme de plus en plus loin dans la dépendance sexuelle et vers des fantasmes de plus en plus lointains… Il est évident qu’il est également interdit d’être dans « un état de dépendance » pour une chose contraire aux chemins de la Torah d’Israël comme il est dit : « Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » (2 Kéfa 2 :19)

Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et D.ieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. (1 Corinthiens 10 :13)

Maintenant, il est aussi évident que contrôler des envies aussi puissantes et soudaines est un défi extrêmement grand, alors encourageons-nous car notre génération est « la pire » mais également la « plus méritante » : aucun de tous les grands hommes de Torah [dont les Apôtres !] n’ont connu une telle abomination ; notre génération représentant la débauche sexuelle poussée dans son cas le plus extrême… Notons également qu’un désir ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais, il faudra par conséquent, faire attention de ne pas nous retrouver submergés par des sentiments de culpabilité en raison de nos chutes. Le plus important est d'essayer, soit de mettre tout notre cœur dans le but de nous améliorer et de devenir des meilleures personnes aux yeux de la Torah : celui qui combat, malgré les chutes incessantes et qui gagne la pornographie sera un héros aux yeux d’Hashem. 

 

  • impureté : du grec « akatharsia » signifiant : l’impureté morale, l’impureté physique, ou encore l’impureté sensuelle comme la luxure, etc…  comme il est dit : « Car D.ieu ne nous a pas appelés à l'impureté [akatharsia], mais à la sanctification. » (1 Thessaloniciens 4 :7) ou encore : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés [akatharsia]. » (Matityahou 23 :27)

 

  • débauche : du grec « aselgeia » signifiant : la luxure, la lasciveté, le libertinage, l’impudence ou encore toutes sortes de dissolutions impudiques comme il est dit : « Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité [aselgeia], des querelles et des jalousies. » (Romains 13 :13)

 

 

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20.     idolâtrie, sorcellerie, haines, discorde, jalousie, emportements, rivalités, divisions, factions.

 

  • idolâtrie : du grec « eidololatreia » signifiant : l’idolâtrie, soit le culte de faux dieux ; le terme est aussi utilisé pour dénoncer les fêtes sacrificielles données en honneur de fausses divinités. On peut aussi l’employer pour l’avarice, considéré comme le culte en l’honneur de Mamon, etc… comme il est dit : « C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie [eidololatreia]. » (1 Corinthiens 10 :14)

 

 

  • sorcellerie : du grec « pharmakeia » signifiant : l'usage ou l'administration de drogues, l’empoisonnement, la sorcellerie ou encore toutes pratiques magiques en vue d'exercer une action, généralement néfaste comme un sort, un envoûtement ou encore une possession. Dans un sens plus général, le terme parle d’art magiques, de séductions idolâtres, d’enchantements, ou encore de procédés occultes comme il est dit : « Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains (…) ni de leurs enchantements [pharmakeia]. » (Révélation 9 :20-21)

 

  • haines :  du grec « echthra » signifiant : la haine, l’inimitié, l’adversité ; le terme est utilisé pour témoigner de plusieurs sentiments hostiles comme il est dit : « Ce jour même, Pilatus et Hérode devinrent amis, d'ennemis [echthra] qu'ils étaient auparavant. » (Loucas 23 :12)

  • discorde : du grec « eris » signifiant : lutte, discorde, dispute, désaccord, ou encore confit entre deux partis comme il est dit : « Évite les discussions folles, les généalogies, les querelles [eris], les disputes relatives à la Torah car elles sont inutiles et vaines. » (Titus 3 :9)

  • jalousie : du grec « zelos » signifiant : jalousie, agitation de l'esprit, rivalité sérieuse, ou encore un zèle amer comme il est dit : « Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie [zelos], et ils s'opposaient à ce que disait Shaoul, en le contredisant et en l'injuriant. » (Actes 13 :45). Et au sujet de la jalousie, il est enseigné par le Rav Shalom Arush : « Il faut savoir que le Créateur du monde surveille chacun avec minutie, jusqu’au plus petit détail, selon la réparation de chacun, la racine de son âme, ses réincarnations et l’achèvement de sa mission dans ce monde. Chacun peut comprendre que des détails innombrables séparent un homme de son prochain, comme nos Sages l’enseignent : « Au même titre que leurs visages diffèrent, leurs vues diffèrent. » Il s’ensuit donc que dans le monde, chacun possède un cheminement personnel et spécifique ; chacun doit alors suivre sa voie personnellement avec foi, sans dévisager quiconque et à plus forte raison sans être jaloux de lui. (…) Toute jalousie que l’homme éprouve dans ce monde, doit l’éveiller à comprendre combien il est éloigné de son authentique finalité, que ses aspirations ne concernent que ce monde-ci, l’entraînant à vouloir toujours plus et à envier ce que possède son prochain. Le succès d’autrui lui fait mal au cœur. Il jalouse la voiture de l’autre, son appartement, son argent, sa sagesse, etc… (…) Le manque de foi en est la cause car celui qui possède la foi est heureux de son lot, ne jalouse pas ce qui appartient à autrui et n’est jamais désolé de ses manques, il sait que chacun possède sa propre mission et sa propre épreuve. (…) Celui qui possède la foi, accepte la providence avec joie, il ne jalouse personne et s’occupe de son travail spécifique, avec les instruments qu’Hashem lui a donné. » (Rav Shalom Arush)

 

 

  • emportements : du grec « thumos » signifiant : une colère bouillante, une fureur, une irritation, une animosité ou encore une passion qui « enflamme » comme celle qui conduit un buveur de vin à la folie comme il est dit : « Que toute amertume, toute animosité [thumos], toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. » (Éphésiens 4 :31). Dans les enseignements ‘hassidiques, il est enseigné au sujet de la colère : « Nos Sages disent : Celui qui se met en colère est comme s’il servait les idoles. Et l’Admour HaZaken explique, à ce propos, que la colère provoque un retrait de la foi. En effet, celui qui a foi que tout lui vient de D.ieu ne se mettra pas en colère. En d’autres termes, s’emporter revient à se détacher de D.ieu, comme s’il servait les idoles. C’est ici le point de départ de toutes les fautes, comme le souligne l’Admour Hazaken. » (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

  • rivalités : du grec « eritheia » signifiant : un esprit de dispute, le fait de monter une cabale, ou encore d‘avoir un esprit de parti comme il est dit : « Ne faites rien par esprit de parti [eritheia] ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » (Philippiens 2 :3)

 

  • divisions : du grec « dichostasia » signifiant : dissension, division profonde, ou encore sédition comme il est dit : « Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions [dichostasia] et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux. » (Romains 16 :17)

  • factions : du grec « hairesis » signifiant : « un ensemble d'hommes » suivant leurs propres principes comme une secte, ou un parti. Le terme est aussi utilisé pour parler de dissensions survenant de la diversité d’opinions ou encore de buts comme il est dit : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes [hairesis] pernicieuses, et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. » (2 Kéfa 2 :1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     envies, beuveries, orgies, et ce qui leur est semblable. Je vous le prédis comme je l’ai déjà prédit : ceux qui pratiquent cela n’hériteront pas du royaume d’Elohîms.

 

  • envies : du grec « phthonos » signifiant : être poussé à la jalousie, soit au fait d’envier quelqu’un comme il est dit : « Car il savait que c'était par envie [phthonos] qu'ils avaient livré Yeshoua. » (Matityahou 27 :18)

 

  • beuveries : du grec « methe » signifiant : beuveries, l’ivrognerie ou encore toutes intoxications produites par l'alcool et causant de nombreuses perturbations chez une personne comme il est dit : « Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie [methe], de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. » (Romains 13 :13)

 

  • orgies : du grec « komos » signifiant : une orgie et par extension, la débauche au sens général mais principalement au niveau sexuel. Le terme peut également être utilisé pour une « orgie de table », soit pour un réel excès de nourriture, d'alcool ou encore de vin comme il est dit : « C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps passé accompli la volonté des non-Juifs, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l'ivrognerie, les excès du manger et du boire [komos], et les idolâtries criminelles. » (1 Kéfa 4 :3). Selon certaines sources, le mot « orgie » était également reliée autrefois, aux « fêtes de Bacchus » : des fêtes aux débordements impudiques et immoraux. Shaoul utilise ce terme pour faire principalement référence aux processions nocturnes, et rituelles de gens complétement ivres lesquels, défilaient à travers les rues avec des torches et de la musique en l'honneur d’une divinité étrangère. Certains chantaient et jouaient devant les maisons de leurs amis, hommes ou femmes ; de là, le mot est utilisé pour les fêtes et « beuveries » de nuit puisqu’elles se terminaient également en orgies…

 

  • et ce qui leur est semblable : dans l’idée de dénoncer toutes formes de dérives.

 

  • Je vous le prédis comme je l’ai déjà prédit : l’Apôtre Shaoul avait bien évidemment, prévenu les Galates de ne pas commettre de tels fautes.

 

  • ceux qui pratiquent cela n’hériteront pas du royaume d’Elohîms : tous ces pé­chés ex­cluent malheureusement du Royaume de D.ieu, soit d’une réelle com­mu­nion avec Hashem et son Tsadik. L’A­pôtre Shaoul ex­prime cette vé­rité de façon franche et ce, afin d’ô­ter tout prétexte à ceux qui pro­fessent une « fausse li­berté » en Yeshoua et qui conduirait ainsi, au re­lâ­che­ment mo­ral comme il est dit : « Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre D.ieu en dissolution, et qui renient notre seul Maître et Seigneur, le Mashiah Yeshoua. » (Yéhouda 1 :4). On peut aussi imaginer « une perte » du Olam Haba pour celui qui ne se repent pas de ses fautes comme il est également enseigné : « Tels sont ceux qui n’ont pas part au Olam Haba mais sont retranchés, périssent, et sont jugés selon leur grande perversité et leurs méfaits éternellement : (…) l’apostat par rapport à une faute, et l’apostat par rapport à la Torah entière. L’apostat par rapport à une faute est celui qui a pris l’habitude de commettre une faute délibérément, et cela est devenu fait notoire, même si c’est une faute légère. » (Mishné Torah, Lois du Repentir, chap. 3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Mais le fruit du souffle est l’amour, le chérissement, la paix, la patience, l’obligeance, la bonté, l’adhérence.

 

  • Mais le fruit du souffle : Shaoul fait référence aux œuvres influencées par le Rouah HaMashiah lesquelles sont absolument tout l’in­verse des « œuvres de la chair » décrites précédemment.

 

 

  • est l’amour : du grec « agape » signifiant : amour [fraternel ou non], affection, bonne volonté, bienveillance, ou encore charité comme il est dit : « Marchez dans l’amour [agape], à l'exemple du Mashiah, qui nous a aimés, et qui s'est livré lui-même à D.ieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. » (Éphésiens 5 :2)

 

 

  • le chérissement : du grec « chara » signifiant : une joie, une émotion agréable et profonde, une réjouissance, ou encore un sentiment exaltant ressenti par toute la conscience comme il est dit : « Car le Royaume de D.ieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie [chara], par le Rouah Hakodesh. » (Romains 14 :17)

 

 

  • la paix : du grec « eirene » signifiant : paix, sûreté, tranquillité, sécurité, concorde, harmonie comme il est dit : « Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : Que la paix [eirene] soit sur cette maison ! » (Loucas 10 :5) et au sujet de la paix, il est enseigné dans la Mishna : « Sois parmi les disciples d’Aharon, en aimant la paix et en poursuivant la paix, en aimant les créatures et en les rapprochant de la Torah. » (Pirké Avot 1 :12). En effet, la notion de paix est extrêmement importante pour le Judaïsme, elle est le but ultime de toute existence, celle du monde, de l’humanité et de l’individu. Voici plusieurs autres références traitant de ce sujet, dans la Torah Orale : « Shalom est le nom même de D.ieu. » (Derekh Erets Zouta) ou encore : « Tout ce qui a été écrit dans la Torah, ne l’a été que pour la paix. » (Guitin 59b) ou encore : « S’il n’y a pas la paix, il n’y a rien du tout. » (Midrash Tan’houma, Nitsavim 6) ou encore : « Un Rav se tenait sur la place publique lorsque Elyahou lui apparut. Le Rav lui demanda : Y a-t-il sur cette place un seul homme qui aura part au Olam Haba ? Elyahou lui fit une réponse négative… Sur ces entrefaites, deux hommes vinrent à passer. Elyahou déclara : Ceux-ci auront une part dans le Olam Haba. Que faites-vous ? leur demanda le Rav. Nous faisons des heureux ; quand nous voyons des gens dont l’esprit est troublé, nous les réconfortons et quand nous voyons deux hommes qui se querellent, nous faisons régner la paix entre eux. » (Taanit 22a) ou encore : « Bien-aimée est la paix, puisque les bénédictions ne se terminent que par l’espoir d’une paix. De même, la bénédiction sacerdotale conclut par ces mots : « Et te donne la paix. » (Bamidbar 6 :24-26). Cela montre ainsi que toutes bénédictions seraient sans valeur si la paix ne les accompagnaient pas. » (Bamidbar Raba 11 :7). Ailleurs, dans les enseignements ‘hassidiques, il est enseigné : « Le Mashiah est aussi appelé l’ange du shalom car il permettra la connexion et la bonne entente entre tous les individus. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • la patience : du grec « makrothumia » signifiant : patience, résignation, un courage pour supporter, endurance, constance, persévérance dans ce que l'on entreprend, ou encore longanimité comme il est dit : « Ainsi donc, comme des élus de D.ieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience [makrothumia]. » (Colossiens 3 :12)

 

  • l’obligeance : du grec « agathosune » signifiant : avoir une certaine droiture de cœur et de vie ; ou encore avoir une bonté et une bonne disposition de cœur comme il est dit : « Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté [agathosune], de justice et de vérité. » (Éphésiens 5 :9)

 

  • la bonté : du grec « chrestotes » signifiant : bonté, intégrité, honnêteté, probité absolue, bénignité comme il est dit : « Considère donc la bonté [chrestotes] (…) de D.ieu. » (Romains 11 :22)

 

  • l’adhérence : du grec « pistis » signifiant : la foi, la croyance, ou encore la conviction intérieure comme il est dit : « Qu'il vous soit fait selon votre foi [pistis]. » (Matityahou 9 :29)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     l’humilité, la maîtrise de soi ; ce contre quoi la tora n’est pas.

 

  • l’humilité : du grec « praotes » signifiant plutôt : gentillesse, douceur, amabilité ou encore, une politesse affable et prévenante dans l’idée d’être courtois comme il est dit : « Pour toi, homme de D.ieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur [praotes]. (1 Timotheos 6 :11)

 

  • la maîtrise de soi : du grec « egkrateia » signifiant : le contrôle de soi, le fait de se dominer et de maîtriser ses réactions ; le terme est généralement utilisé pour parler de la tempérance : une des vertus morales, qui discipline les désirs et les passions humaines. Ce terme peut également aussi être utilisé pour témoigner de la sobriété dans l'usage des aliments et surtout des boissons alcoolisées comme il est dit : « Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi, la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance [egkrateia], à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. » (2 Kéfa 1 :5-7)

 

  • ce contre quoi la tora n’est pas : au contraire, l’ac­com­plis­se­ment de la Torah est bien la manifestation de toutes ces œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24.     Ceux du messie Iéshoua’ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

 

 

  • Ceux du messie Iéshoua’ : en référence aux talmidim du Rabbi et ce, de toutes générations confondues. 

 

 

  • ont crucifié la chair : l’ancien nous, appelé le « vieil homme » a été crucifié par notre attachement au Tsadik ; de ce fait, celui-ci [étant en perpétuelle croissance spirituelle par l’assistance du Rouah Hakodesh] n’a plus le droit de pratiquer les « œuvres de la chair ». Pour information, ce « cru­ci­fie­ment » durera tout le long de notre vie. Néanmoins, l’A­pôtre Shaoul en parle comme « un fait ac­com­pli » puisque dans le véritable Nazaréen, la puis­sance du péché n’a plus de pouvoir étant donné qu’elle est des­ti­née à pé­rir complétement sur le long terme.

 

 

  • avec ses passions : en référence aux passions charnelles de notre vielle nature pécheresse [soit au « vieil homme »] comme il est dit : « Notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6 :6)

 

  • et ses désirs : également en référence aux désirs charnels de notre vielle nature comme il est enseigné aux Éphésiens : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les non-Juifs, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de D.ieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris le Mashiah, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Yeshoua, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon D.ieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Éphésiens 4 :17-24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.     Si nous vivons par le souffle, marchons aussi selon le souffle.

 

  • Si nous vivons par le souffle : par l’assistance du Rouah Hakodesh du Mashiah.

 

 

  • marchons aussi selon le souffle : dans les œuvres du Rouah Hakodesh, soit dans les œuvres mêmes de la Torah et ce, tout en étant connecté avec le Tsadik de vérité comme il est également enseigné par Yohanan HaZaken : « Quiconque pèche transgresse la Torah, et le péché est la transgression de la Torah. Or, vous le savez, Yeshoua a paru pour ôter les péchés et il n'y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. (…) Celui qui pèche est du Satan, car le Satan pèche dès le commencement. Le Fils de D.ieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. Quiconque est né de D.ieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de D.ieu demeure en lui et il ne peut pécher, parce qu'il est né de D.ieu. » (1 Yohanan 3 :4-9)

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.     Ne soyons pas vaniteux, les uns provoquant les autres, envieux les uns des autres.

 

  • Ne soyons pas vaniteux : dans l’idée d’une « vaine gloire » personnelle. Cela fait, certainement, référence au parti de la circoncision : peut-être, cherchaient-ils, « une vaine gloire d’enseignants » parmi la Kéhila car comme on le sait, l’Apôtre Shaoul avait reçu une grande autorité du Mashiah ; et « les Shammaïtes » auraient pu en être jaloux…

 

  • les uns provoquant les autres : et en effet, pourquoi chercher le conflit au lieu d’être unis et d’avancer ensemble dans l’amour du Mashiah ?

 

  • envieux les uns des autres : l’Apôtre Shaoul conclut ce chapitre reliée aux « œuvres de la chair » par l’envie, dans le sens, d’éprouver de la « jalousie » : en réalité, c’est peut-être la racine du débat avec les « Shammaïtes » dont les Galates étaient les intermédiaires. Étaient-ils « jaloux » de Shaoul et de ses talmidim, ou encore de son autorité apostolique, ou encore du fait qu’Hashem ait « tranché » comme Shaoul au moment du Concile de Jérusalem comme il est dit : « Car il a paru bon au Rouah Hakodesh et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire. » (Actes 15 :28)