CHAPITRE 4

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Or je dis : aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, bien qu’il soit le maître de tout.

 

Rabbi Shaoul de Tarse continue la pensée exprimée dans le chap. 3 de la Lettre aux Galates.

  • Or je dis : aussi longtemps que l’héritier : on parle de l’héritage de la Brit Hadasha obtenu par notre émouna en Yeshoua.

  • est un enfant : certains n’ont pas pleinement conscience de la grâce d’être attaché au Tsadik.

On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

  • il ne diffère en rien d’un esclave :  au final, cette malheureuse condition d’inconscience ne permet pas aux Nazaréens d’être différent des proushim attachés aux préceptes de Beit Shammaï…

Encore une fois, si nous n’avons pas pleinement conscience que le mérite d’être attaché au Tsadik surpasse tout, alors le Mashiah ne nous sert à rien, au même titre que si nous nous faisions circoncire pour avoir le Olam Haba.

Je ne rejette pas la grâce de D.ieu car si la justice s'obtient par la Torah, le Mashiah est donc mort en vain. (Galates 2 :21)

En effet, si notre propre justice par notre Torah, nos propres mérites nous permettaient d'atteindre le Olam Haba de la manière la plus parfaite qui soit, alors le Tsadik ne se serait pas livré pour nous…  Rien de plus concluant que ce dilemme : accepter d’être sauvé par la grâce d’Hashem, par le mérite de Yeshoua ou bien rejeter cette grâce et alors effectivement, le Mashiah serait mort en vain… Quiconque estime qu’il peut être justifié devant D.ieu par sa Torah, rejette la grâce manifestée au travers du sacrifice du Mashiah et renonce ainsi, à la notion d’un avocat dans le Ciel.  Quel crime que celui de mépriser la miséricorde d’Hashem !

  • bien qu’il soit le maître de tout : l’héritage est bien présent mais finalement, l’enfant ne s’en saisit pas.

Comme on le sait, le Mashiah Yeshoua est accessible pour chacun et celui qui s’est mettre à profit, l’œuvre du Rouah Hakodesh dans sa vie pourra marcher dans la kédoucha et sera considéré comme un homme mature et rempli de forces… En revanche, celui qui se comporte comme un enfant n’a pas conscience de cette force et ne peut la développer : le Mashiah ne lui sert donc à rien.  

 

 

 

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2.     Il est soumis à des tuteurs et à des intendants, jusqu’au terme fixé d’avance par le père.

 

  • Il est soumis à des tuteurs et à des intendants : ce second verset explique comment l’héritier, tant qu’il est enfant et mineur, ne diffère en rien de l’esclave étant donné qu’il n’a pas de réelle liberté, ni la jouissance et l’administration des biens dont il est pourtant l’héritier par sa naissance [par la émouna].

 

  • jusqu’au terme fixé d’avance par le père : le moment de la "majorité" de l’héritier est ici représenté comme dépendant uniquement de la volonté du père.

 

Ce détail anticipe sur la pensée exprimée au verset 4.

Lorsque les temps ont été accomplis, D.ieu a envoyé son Fils. (Galates 4 :4)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Nous, de même, quand nous étions enfants, nous étions asservis aux éléments de l’univers.

 

 

  • Nous de même, quand nous étions enfants : tout ce qui a précédé l’Évangile et la vie Nazaréenne est une forme d’enfance car les temps d’une Brit Hadasha ont été manifestés, la rédemption du monde ayant donc commencé par l’intermédiaire des talmidim de Yeshoua... Nous commençons l’âge adulte [l’ère messianique]. 

Cela correspond également aux enseignements Juifs. 

Le monde durera 6000 ans : 2000 ans de tohu et bohu, 2000 ans de Torah puis 2000 ans des jours messianiques. (Avoda Zara 9a)

 

  • nous étions asservis : l’Apôtre Shaoul va commencer à s’identifier aux Nazaréens d’origine non-Juive ; ce qui est une façon rabbinique d’enseigner, le but étant de les rapprocher toujours davantage de la Torah.

En effet, l’Apôtre Shaoul est en train de préparer le terrain pour parler d’un second problème chez les Galates, en complément du premier posé par les proushim de Beit Shammaï. 

Ce second problème sera exprimé dans les prochains versets.

Autrefois, ne connaissant pas D.ieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature mais à présent que vous avez connu D.ieu ou plutôt que vous avez été connus de D.ieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous. (Galates 4 :8-10)

 

 

  • aux éléments de l’univers : le terme d’éléments, en grec, a une double signification : appliqué aux objets de la nature, il désigne les parties premières et constitutives d’une chose ; dans un ordre plus élevé, l’art, la science, il en indique les premiers principes… Si l’on prend ici ce mot dans le premier sens, il faudrait entendre les forces de la création, la nature avec ses lois.

 

COMMENTAIRE N°1

Voici la définition du mot "stoicheion" [éléments] en grec : le terme peut faire référence aux corps célestes, comme partie des cieux ou parce qu'en eux les éléments de l'homme, comme la vie ou le destin, sont supposés résider… 

On parle bien des "éléments du monde" et non des rudiments de l’Ancien Testament comme certains chrétiens aiment le prétendre. En effet, l’expression ne paraît guère pouvoir s’appliquer aux prescriptions de la loi mosaïque étant donné qu’on parle ici, des éléments de la Création.

En réalité, ceci est parfaite adéquation avec le Tanakh et les enseignements des Maîtres d’Israël.

Ainsi parle l’Éternel : N'imitez pas la voie des nations et ne craignez pas les signes du ciel, parce que les nations les craignent. (Yrmeyahou 10 :2) 

Les nations doivent craindre ces signes mais pas Israël. (Shabbat 156a)

Il n'y a pas de mazal pour Israël. (Shabbat 156b)

En effet, les Galates par l’intermédiaire du Tsadik intégraient pleinement le Am Israël et s'ôtaient de toutes influences du mazal… Comme on le sait, le système astral régit les non-Juifs mais ne régit en aucun cas le Am Israël.

Rachi explique aussi qu’il n’y a pas de mazal pour le peuple Juif car par la téfila et le mérite, le mazal de l’homme peut être modifié. Cela est relaté également par le Or Ha'haïm qui enseigne que le mazal peut changer lorsqu’un homme parvient à acquérir un mérite particulier. Or, comme nous l’avons vu, il n’y pas de plus grand mérite que de s’attacher au Tsadik, les Galates n’avaient donc plus rien à craindre des éléments du monde…

De plus, le Éven Ezra nous révèle également qu’il n’y a pas de mazal pour celui qui observe la Torah et les mitsvot. En revanche, selon cet avis, le Juif non pratiquant est soumis au mazal.

En résumé, celui qui se renforce donc dans la Torah et les mitsvot ne doit pas craindre pour sa destinée. Aucun pouvoir ne peut agir sur lui, puisqu’il s’élève au-dessus des astres, qui se trouvent dans le monde de l’action, pour se connecter à D.ieu.

 
 
 

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4.     Mais quand est venue la plénitude du temps, Elohîms a envoyé son fils, né d’une femme, né sous la tora,

 

 

  • Mais quand est venue la plénitude du temps : le bon moment, décidé d'en-haut…

 

COMMENTAIRE N°1

Ce bon moment décidé d’en haut, fut prophétisé par Daniel HaNavi.

Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, je présentais mes supplications à l'Éternel, mon D.ieu, en faveur de la sainte montagne de mon D.ieu ; je parlais encore dans ma prière, quand l'homme, Gavriel, que j'avais vu précédemment dans une vision, s'approcha de moi d'un vol rapide, au moment de l'offrande du soir.  Il m'instruisit et s'entretint avec moi. Il me dit : Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence. Lorsque tu as commencé à prier, la parole est sortie et je viens pour te l'annoncer car tu es un bien-aimé. Sois attentif à la parole et comprends la vision ! Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète et pour oindre le Saint des saints. Sache-le donc et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu'à l'Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis mais en des temps fâcheux. Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. (Daniel 9 :20-27)

 

Selon une prophétie de Yrmeyahou HaNavi, la fin de la captivité du Am Israël en Bavel [Babylonie] était proche : celle-ci devait durer 70 ans. Daniel intercéda donc en faveur du Sanctuaire désolé et de Jérusalem, la ville bien-aimée d’Hashem car les 70 années étaient passées… Malheureusement, aucun signe de rédemption n’était encore visible, Daniel en fut donc troublé, craignant que les péchés du peuple d’Israël n’ait entrainé un retard dans l’accomplissement de la prophétie de Yrmeyahou… Le Navi de l’Éternel s’est donc mis à chercher la miséricorde divine par l’intermédiaire d’une grande confession où il reconnaitra le péché d’Israël et la dureté des cœurs de tous les Juifs. Il en appellera aux compassions de D.ieu afin d’hâter la délivrance…

C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel des armées : parce que vous n'avez point écouté mes paroles, j'enverrai chercher tous les peuples du septentrion, dit l'Éternel et j'enverrai auprès de Nevoukadnetsar, roi de Babylone, mon serviteur ; je le ferai venir contre ce pays et contre ses habitants et contre toutes ces nations à l'entour, afin de les dévouer par interdit, d'en faire un objet de désolation et de moquerie, des ruines éternelles. Je ferai cesser parmi eux les cris de réjouissance et les cris d'allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée, le bruit de la meule et la lumière de la lampe. Tout ce pays deviendra une ruine, un désert et ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante-dix ans. Mais lorsque ces soixante-dix ans seront accomplis, je châtierai le roi de Babylone et cette nation, dit l'Éternel, à cause de leurs iniquités ; je punirai le pays des Chaldéens et j'en ferai des ruines éternelles. (Yrmeyahou 25 :8-12)

Rava a déclaré : Daniel a commis une erreur dans un calcul, comme il est écrit : Dans la première année de son règne, moi, Daniel, j'ai médité dans les livres au cours du nombre d'années, dont la parole du Seigneur est venue à Yrmeyahou HaNavi, qu'il accomplirait pour les désolations de Jérusalem : 70 ans. (Daniel 9 : 2). Du fait qu'il a dit : J'ai médité, un terme qui indique le récit et le calcul, on peut en déduire qu'il avait précédemment commis une erreur. La Guémara commente : Dans tous les cas, les versets se contredisent quant à la manière de calculer les 70 ans… Dans un verset, il est écrit : Après 70 ans accomplis, je me souviendrai de toi et j’exécuterai ma bonne parole envers toi, en te faisant retourner à cet endroit. (Yrmeyahou 29:10). Ceci indique que les 70 ans devraient être comptés à partir de l'exil babylonien. Et dans un autre verset, il est écrit : Qu'il accomplirait pour les désolations de Jérusalem, 70 ans. (Daniel 9 :2). Ceci indique que les 70 ans pouvaient être calculés à partir de la destruction de Jérusalem. (Méguila 12a)

Les rêves faits par Daniel lui permettaient de voir la main de D.ieu pour comprendre de nombreuses choses mais malgré tout, un fardeau demeurait : Quand est-ce que finiront ces 70 années d’exil ? Daniel avait donc besoin d’interroger Hashem… Ainsi, Daniel, tel un grand Tsadik eu recours à la téfila et au jeûne.  L’exil était survenu à cause des péchés du peuple et beaucoup de Juifs s’étaient rebellés. Cependant Daniel plaida pour implorer la miséricorde et le pardon… Par le fait que Yrmeyahou avait prophétisé la désolation de Jérusalem pour 70 années, Daniel demanda à D.ieu de considérer la situation de Jérusalem et l’exhorta à entendre et à agir rapidement. Hashem, ayant entendu les supplications du prophète, envoya l’ange Gavriel qui vint ouvrir l’intelligence de Daniel.

Selon ce schéma, Daniel tient la place du Tsadik : la place du médiateur entre D.ieu et les hommes… Peut-être désire-t-il par-dessus tout retourner à Jérusalem. N'était-ce pas le vœu suprême de tout Juif pieux ? Cependant le prophète ne revendique rien pour lui-même, il prie, il intercède et il confesse les fautes de son peuple. Daniel reconnaît toute la culpabilité de ses compatriotes, leurs transgressions et leurs infidélités et prendra même sa part alors qu’il pouvait se prévaloir de son intégrité puisqu'il n'avait pas participé aux péchés du peuple.

La prière fervente du tsadik a une grande efficacité. (Yaakov 5 :16)

L'humiliation de Daniel devant l'état moral du peuple d’Israël montre à quel point il fut sensible à l'affliction du cœur de D.ieu… L’intercession du prophète fut acceptée par le Maître du monde : la prophétie donnée dans le chap. 9 du Livre de Daniel est donc la réponse de D.ieu à cette prière.

Je parlais encore dans ma prière, quand l'homme, Gavriel, que j'avais vu précédemment dans une vision, s'approcha de moi d'un vol rapide, au moment de l'offrande du soir. (Daniel 9 :21)

Détail important, Gavriel s’est approché de lui au moment de l'offrande de min’ha et non du soir comme cela est écrit dans de nombreuses fausses traductions... De plus, depuis la destruction du Temple de Jérusalem par Nevoukadnetsar, les sacrifices n’étaient plus présentés mais la vie de Daniel était comme un autel sur lequel brûlait trois fois par jour l'offrande de la téfila…

Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem et trois fois le jour, il se mettait à genoux, il priait et il louait son D.ieu, comme il le faisait auparavant. (Daniel 6 :10)

L'exaucement fut exceptionnel ! En quelques instants, D.ieu accorda à son serviteur une révélation prophétique extraordinaire… À travers les âges, les "70 semaines" de Daniel ont fait l'objet de très nombreuses interprétations. Au temps de Jérôme, soit au 4ème siècle, on dit qu’il y avait déjà un peu moins d’une dizaine d’explications divergentes de ce passage.

Il m'instruisit et s'entretint avec moi. Il me dit : Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence. (Daniel 9 :22)

Tout d’abord, si Daniel, qui était un tsadik au point qu’on ne peut même pas l’imaginer, avait besoin qu’un messager du Ciel ouvre son intelligence concernant ses visions, à combien de plus forte raison est-il nécessaire pour nous, que nous soyons influencés par le Rouah Hakodesh du Mashiah afin qu’il puisse illuminer notre entendement et éclairer notre intelligence, naturellement obscurcie par la pourriture édomite et mondaine depuis 2000 ans…

Pour commencer, le chap. 9 du Livre de Daniel va donc nous parler de deux points bien précis : d’un Oint, en hébreu, d’un Mashiah et de la ville de Jérusalem.

- Concernant ce Mashiah.

Sache-le donc et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu'à l'Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines. (Daniel 9 :25)

Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché et il n'aura pas de successeur. (Daniel 9 :26)

Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. (Daniel 9 :27)

- Concernant la ville de Jérusalem.

Les places et les fossés seront rétablis mais en des temps fâcheux. (Daniel 9 :25)

Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre. (Daniel 9 :26)

Le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. (Daniel 9 :27)

Avec ce schéma, on peut déjà entrevoir plusieurs clés : un Mashiah retranché et la notion d’une alliance en complément d’une Jérusalem reconstruite puis redétruite…

 

Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, pour oindre le Saint des saints. (Daniel 9 :24)

 

Amener la justice éternelle : par la rédemption du Mashiah, auquel l’humanité est éternellement destinée. Ce passage du Livre de Daniel annonce donc clairement la destruction du péché du Am Israël par l’arrivée d’un Mashiah… Malheureusement, comme on le sait, en raison des péchés, ce Mashiah sera retranché [également prophétisé par Daniel] … On pourrait donc répartir toutes ces expressions de rédemption en deux groupes : le premier annonçant la destruction du péché sous toutes ses formes [par l’expiation] et le second, annonçant l’établissement parfait du Royaume de D.ieu. Cela nous permettrait d’entrevoir Yeshoua sous ses deux dévoilements : Mashiah ben Yossef [expiation] et Mashiah ben David [onction du Kodesh Hakodeshim]. La destruction finale du mal et l’établissement définitif du règne de D.ieu auront donc lieu lors du retour de Yeshoua…

Ceci correspond aux enseignements de la Torah Orale.

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît, le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12). Le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence à Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Pour oindre le Saint des saints. (Daniel 9 :24)

Oindre le Saint des saints : cela désigne la partie sacrée du Temple. Selon l’interprétation des deux dévoilements de Yeshoua, on comprend qu’il s’agit ici du 3ème Temple reconstruit par le Mashiah lui-même…

Ce verset fait référence au 3ème Temple, qui à la différence du Second, sera oint… Les Sages nous disent, en effet, que le Second Temple n’a pas été oint et que le 3ème sera, en comparaison, comme le Saint des Saints. (Malbim)

Rabbi Hanina a dit : Je voyais le feu dans le Temple et il était accroupi comme un chien et non un lion. La Guemara répond : ce n'est pas difficile. Ici, où le béraïta a déclaré que le feu ressemblait à un lion, il se réfère au feu dans le Premier Temple ; là, où Rabbi Hanina, le Cohen Gadol adjoint, a dit que le feu ressemblait à un chien, il se réfère au feu dans le Second Temple. La Guémara demande : Et y avait-il du feu qui est descendu des Cieux dans le Second Temple ? (…) Plusieurs phénomènes constituaient la différence entre le Premier Temple et le Second Temple car ces phénomènes n'étaient pas dans le Second... Et ce sont : l'arche, la couverture d'arche et les chérubins, le feu céleste, la Shekhina, la prophétie et l’ourim vetoumim. (…) (Yoma 21b)

Dans le futur, lors du 3ème Temple, ces différentes manifestations de D.ieu seront restaurées ; non seulement elles seront restaurées mais un tel avenir, annoncera de nouveaux sommets spirituels…

Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte. (Daniel 9 :24)

Concernant le calcul.

Le principe jour/année est appliqué ici.

70 semaines = 70 x 7 jours = 490 jours.

490 jours = 490 années.

 

On pourra s’inspirer d’autres passages du Tanakh pour justifier ce mode de calcul.

Tu porteras l'iniquité de la maison de Juda pendant quarante jours ; je t'impose un jour pour chaque année. (Yehezqel 4 :6)

Vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour. (Bamidbar 14 :34)

Plus tard, dans le chapitre, trois périodes distinctes seront successivement mentionnées : 7 semaines + 62 semaines +1 semaine = 70 semaines. Certains événements se dérouleront alors pendant les 69 premières semaines et d'autres lors de la 70ème semaine… Comme nous allons le voir, ces deux périodes prophétiques concernent des événements d'une importance considérable, notamment en lien avec Yeshoua.

Sache-le donc et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu'à l'Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis mais en des temps fâcheux. (Daniel 9 :25)

 

Voici un Targoum de ce passage :

 

Sache-le donc et comprends ! Depuis le moment [point de départ] où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie [décret de reconstruction de Jérusalem en -457 par Artaxerxés] jusqu'à l'Oint [l’apparition du Mashiah], au Conducteur, il y a sept semaines [49 ans] et soixante-deux semaines [7 + 62 semaines = 483 ans], les places et les fossés seront rétablis [Jérusalem reconstruite] mais en des temps fâcheux [l’influence d’ennemis sera oppressante].

 

Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie. (Daniel 9 :25)

 

Selon ce verset, le point de départ de la prophétie sera un décret annonçant la reconstruction de Jérusalem. Le point de départ des 483 années pourrait donc s’effectuer à la suite de 3 décrets promulgués : soit par celui de Cyrus, soit par celui de Darius ou soit par celui d’Artaxerxés.  

 

Le premier décret autorisant le retour des Juifs et la reconstruction du Temple était l’œuvre de Cyrus, vers l’an - 536.

Cyrus était sous le commandement du Mashiah ben Yossef. (Kol Hator 2 :148)

La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s'accomplît la parole de l'Éternel prononcée par la bouche de Yrmeyahou, l'Éternel réveilla l'esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume : Ainsi parle Cyrus, roi des Perses : L'Éternel, le D.ieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre et il m'a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. Qui d'entre vous est de son peuple ? Que son D.ieu soit avec lui et qu'il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l'Éternel, le D.ieu d'Israël ! C'est le D.ieu qui est à Jérusalem. Dans tout lieu où séjournent des restes du peuple de l'Éternel, les gens du lieu leur donneront de l'argent, de l'or, des effets et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de D.ieu qui est à Jérusalem. (Ezra 1 :1-4)

 

Néanmoins, nous pouvons nous référer aux autres chapitres du Livre d’Ezra pour mieux approcher la prophétie de Daniel.

 

Et les anciens des Juifs bâtirent avec succès, selon les prophéties de ‘Hagaï HaNavi et de Zekharia, fils d'Ido ; ils bâtirent et achevèrent, d'après l'ordre du D.ieu d'Israël, d'après l'ordre de Cyrus, de Darius et d'Artaxerxés, rois de Perse. (Ezra 6 :14)

 

Le Tanakh, selon Ezra 6 :14, nous parle donc de 3 décrets mais nous donne une approche telle qu’il s’agirait d’un seul, bien évidemment, ceci est dû à l’unité de ces 3 décrets en faveur de la reconstruction de Jérusalem. Néanmoins, comme on peut le constater, le dernier cité est celui d’Artaxerxés… Ce dernier décret est donc l’aboutissement d’une série de mesures visant à mettre fin à l’exil d’Israël : nous allons donc commencer la prophétie de Daniel en partant de ce décret…  En effet, n’est-ce pas le décret clôturant les ambitions des deux premiers ? Ainsi nous pouvons prétendre utilisé cette date comme point de départ de nos calculs… De plus, le décret d’Artaxerxés est le seul qui soit cité tout en étant accompagné dans le Tanakh, d’une louange finale adressée au Maître du monde : Hashem a accompagné son peuple au travers de tout ce processus venant de prendre officiellement fin.

Après ces choses, sous le règne d'Artaxerxès, roi de Perse, vint Ezra (…) fils de Pinh’as, fils d'Éléazar, fils d'Aaron, le Cohen Gadol.  Cet Ezra vint de Babylone : c'était un sofer versé dans la Torah de Moshé, donnée par l'Éternel, le D.ieu d'Israël. Et comme la main de l'Éternel, son D.ieu, était sur lui, le roi lui accorda tout ce qu'il avait demandé. Plusieurs des enfants d'Israël, des cohnaim et des Lévites, des chantres, des portiers et des Néthiniens, vinrent aussi à Jérusalem, la septième année du roi Artaxerxès. Ezra arriva à Jérusalem au cinquième mois de la septième année du roi ; il était parti de Babylone le premier jour du premier mois et il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, la bonne main de son D.ieu étant sur lui. Car Ezra avait appliqué son coeur à étudier et à mettre en pratique la Torah de l'Éternel et à enseigner au milieu d'Israël les lois et les ordonnances. Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Ezra, cohen et sofer, enseignant les commandements et les lois de l'Éternel concernant Israël : Artaxerxés, roi des rois, à Ezra, cohen et sofer, versé dans la Torah du D.ieu des cieux, etc… J'ai donné ordre de laisser aller tous ceux du peuple d'Israël, de ses cohanim et de ses Lévites, qui se trouvent dans mon royaume et qui sont disposés à partir avec toi pour Jérusalem. (…) Moi, le roi Artaxerxés, je donne l'ordre à tous les trésoriers de l'autre côté du fleuve de livrer exactement à Ezra, cohen et sofer, versé dans la Torah du D.ieu des cieux, tout ce qu'il vous demandera, jusqu'à cent talents d'argent, cent cors de froment, cent baths de vin, cent baths d'huile et du sel à discrétion. Que tout ce qui est ordonné par le D.ieu des cieux se fasse ponctuellement pour la maison du D.ieu des cieux, afin que sa colère ne soit pas sur le royaume, sur le roi et sur ses fils. (…)  Béni soit l'Éternel, le D.ieu de nos pères, qui a disposé le coeur du roi à glorifier ainsi la maison de l'Éternel à Jérusalem et qui m'a rendu l'objet de la bienveillance du roi, de ses conseillers et de tous ses puissants chefs ! Fortifié par la main de l'Éternel, mon D.ieu, qui était sur moi, j'ai rassemblé les chefs d'Israël, afin qu'ils partissent avec moi. (Ezra 7 :1-28)

Selon plusieurs avis, le roi de Perse, Artaxerxés émit un 3ème décret et ce fut le seul à rendre à Juda son statut de nation dans le sens où ses structures politiques et administratives furent rétablies à Jérusalem. Il est donc raisonnable de faire partir la prophétie de Daniel à l’époque où ce décret fut effectif… Comme nous venons de le voir, ce décret est annoncé dans le chap. 7 du Livre d’Ezra. Celui-ci confirme non seulement le rétablissement complet du culte du Temple mais ordonne aussi la restauration politique et juridique de la ville.

 

Nous vous faisons savoir qu'il ne peut être levé ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, sur aucun des cohanim, des Lévites, des chantres, des portiers, des Néthiniens et des serviteurs de cette maison de D.ieu. Et toi, Ezra, selon la sagesse de D.ieu que tu possèdes, établis des juges et des magistrats qui rendent la justice à tout le peuple de l'autre côté du fleuve, à tous ceux qui connaissent les lois de ton D.ieu ; fais-les connaître à ceux qui ne le connaissent pas. Quiconque n'observera pas ponctuellement la Torah de ton D.ieu et la loi du roi sera condamné à la mort, au bannissement, à une amende ou à la prison. (Ezra 7 :24-26)

Israël a passé 52 ans après la destruction du Temple sous le règne des Chaldéens, puis ils sont montés… Trois ans de Cyrus, quatorze d'Assuérus, deux de Darius. La deuxième année de Darius, le Temple a été reconstruit. Alors Zekharia a dit : Et l'ange du Seigneur répondit et dit : O Seigneur des armées ! Combien de temps n'aurez-vous pas pitié de Jérusalem et des villes de Juda, sur lesquelles vous êtes déjà en colère depuis 70 ans ? (Zekharia 1 :12). Le Temple a duré quatre ans, comme il est dit : Et l'achèvement de cette maison… (Ezra 6 :15). Et à ce moment de l'année à venir, Ezra est venu de Babylone avec un nouveau groupe d'exilés, comme il est dit : Ezra est monté de Babylone (…) Et il est descendu des enfants d'Israël (…) la septième année du roi Artaxerxés (…) car Ezra avait préparé son cœur. (Ezra 7 : 6-10). (Seder Olam chap. 29)

Le Second Temple fut achevé au temps de Darius mais encore une fois, ce fut suite à l’édit d’Artaxerxés, en l’an -457 que Jérusalem retrouva une parfaite autonomie d’autant plus, que comme nous l’avons vu, c’est le seul des 3 décrets qui soit suivi d'une brakha, ce qui sous-entend, pour le Tanakh, une réalisation parfaite de toutes les promesses d’Hashem concernant le retour d’Israël.

En complément de ces explications, il peut être aussi lu dans le Livre de Nehemia que Nehemia lui-même, demanda au roi la permission de reconstruire Jérusalem.  

Et je répondis au roi : Si le roi le trouve bon et si ton serviteur lui est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres de mes pères, pour que je la rebâtisse. (Nehemia 2 :5)

Artaxerxés consentit et lui donna la permission de reconstruire Jérusalem vers l’an - 445. Les termes d’un 4ème décret ne nous pas donnés : ce serait donc simplement une reformulation de celui qui fut promulgué en l’an - 457. De plus, si Nehemia demande à Artaxerxés de reconstruire la ville sainte de Jérusalem en - 445, cela nous montre que cela n’avait pas eu lieu selon les décrets de Cyrus ou encore de Darius…

Il y a sept semaines. (Daniel 9 :25)

Selon ce verset et notre mode de calcul, les travaux exécutés devaient être achevés, au plus tard, au bout de 7 semaines d’années, soit 49 ans après l’édit d’Artaxerxés et effectivement, ce fut en l’an - 408, que Jérusalem fut totalement reconstruite : cela correspond donc bien aux 7 premières semaines de Daniel.

On pourra aussi s’inspirer du Talmud dénigrant en partie l’action imparfaite du décret de Cyrus. 

 

Rav Na’hman bar Rav Hisda a interprété de façon homilétique un verset concernant Cyrus : Quel est le sens de ce qui est écrit : Ainsi dit le Seigneur à son oint, à Cyrus, dont j'ai tenu la main droite. (Yeshayahou 45 :1). Ceci fait apparemment référence à Cyrus comme l'oint de D.ieu ? Maintenant, Cyrus était-il oint, c'est-à-dire était-il le Messie, pour que le verset se réfère à lui de cette manière ? Au contraire, le verset doit être compris comme D.ieu parlant au Messie à propos de Cyrus : Le Saint Béni soit-Il a dit au Messie : Je me plains de Cyrus, qui n'agit pas conformément à ce qu'il est censé faire… J'avais dit : Il bâtira ma maison et rassemblera mes exilés. (Yeshayahou 45 :13). Néanmoins, il ne l'a pas fait… Il a plutôt dit : Quiconque est parmi vous de tout son peuple (…) qu'il monte à Jérusalem. (Ezra 1 :3). Il a donné la permission de retourner en Israël mais il n'a pas fait plus que cela. (Méguila 12a)

Comme nous l’avons vu, il nous faut donc comprendre ainsi la prophétie de Daniel : le dernier décret d’Artaxerxés marquera le début des 70 semaines d’années.

 

Il y a sept semaines et soixante-deux semaines. (Daniel 9 :25)

Rien dans le texte n’empêche de réunir les deux périodes dans ce sens : jusqu’au Mashiah, on comptera 7 semaines et 62 semaines [soit un total de 69 semaines = 483 ans] et le verset suivant décrirait alors le caractère général de deux périodes : un temps de rétablissement mais également un temps de déclin... En effet, il faut envisager le premier cycle, celui de 7 x 7 ans, comme représentant symboliquement l’époque de la reconstruction de la ville. Le chiffre 7 met à part ce temps de restauration et lui imprime un caractère de sainteté et de grâce particulière. Ce fut une époque de protection spéciale de D.ieu, pendant laquelle Israël eut ses derniers Neviim comme ‘Hagaï, Zekharia, Malakhi ou encore ses derniers envoyés spécialement qualifiés comme Ezra, Nehemia ou encore Zéroubavel. Pendant les 62 autres semaines, Jérusalem est certes, redevenue une ville considérable, l’une des capitales de l’Orient mais malgré tout, durant cette période, Israël n’a pas joui d’un moment de sécurité… Israël est passé entre les mains des Perses, des Grecs et dans celles des Romains…

En des temps fâcheux. (Daniel 9 :25)

La reconstruction de Jérusalem se fit avec beaucoup de peine car les peuples autour leur faisaient la guerre.

Aussitôt que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant Rehum, Schimschaï, le secrétaire et leurs collègues, ils allèrent en hâte à Jérusalem vers les Juifs, firent cesser leurs travaux par violence et par force. Alors s'arrêta l'ouvrage de la maison de D.ieu à Jérusalem et il fut interrompu jusqu'à la seconde année du règne de Darius, roi de Perse. (Ezra 4 :23-24)

Selon l’opinion du Judaïsme actuel, le Mashiah n’est pas encore venu…  Cependant, lors de la dispute de Barcelone qui opposa Na’hmanide et le dominicain Pablo Christiani, Pablo essaya de prouver que le Messie était déjà venu à partir d’un récit selon lequel, en effet, le rédempteur messianique devait naître lors du Second Temple en l’an 70 de l’ère commune. (Bérakhot 5a, Yerushalmi)

Na’hmanide reformula en outre, la croyance du Judaïsme selon laquelle la venue Mashiah était encore prochaine et déclara que même si quelques Sages avant lui crurent que le Mashiah vint au monde lors de la destruction du Second Temple, ce dernier n’était certainement pas Jésus qui naquit bien avant cet évènement tragique… Pablo répliqua cependant avec le chap. 9 du Livre de Daniel.  Na’hmanide rétorqua que l’Oint de D.ieu, le "Mashiah" en hébreu n’était pas une véritable référence au vrai Mashiah, ni à Jésus mais plutôt à Zéroubavel. Na’hmanide a donc apparemment compris le verset de Daniel 9 :25 en référence à Zéroubavel.

Les autres Maîtres d’Israël ont accordé le titre d’Oint de ce chap. 9 au roi Cyrus qui publia le décret autorisant les exilés Juifs à retourner en Juda et à Jérusalem mais pourtant dans le Traité Méguila 12a, on voit qu’Hashem blâme Cyrus pour ne pas avoir fini le travail… D’autres pensent plutôt que ce "prince Oint" serait comme Na’hmanide, Zéroubavel ou encore Yéhochoua le Cohen Gadol, qui revinrent tous deux de l’exil babylonien après la publication du décret de Cyrus. Ibn Ezra quant à lui, accorde le titre de l’Oint à Nehemia. Toujours selon les Maitres d’Israël, l’Oint qui devait être "supprimé" désignerait le roi Agrippa II qui vivait à l’époque de la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère. Par conséquent, les Maîtres d’Israël ne sont pas du tout "figés" sur la signification des paroles de Gavriel…  

Le résultat de recherches approfondies de notre part sur cette prophétie [chap. 9 du Livre de Daniel] pourrait bien être que nous devenions tous chrétiens... On ne peut nier que ce passage parle clairement de l’avènement du Messie et que le moment fixé pour cet événement est déjà passé. (Rabbi Shimon Luzatto)

La Guémara rapporte également que lorsque Yonathan ben Uzziel a écrit le Targoum, (…) une voix divine a émergé et a dit : Qui est celui qui a révélé mes secrets à l'humanité ? Yonathan ben Uzziel s'est levé et a dit : Je suis celui qui a révélé tes secrets à l'humanité au travers de mon Targoum. Cependant, il t’est révélé et connu que je l'ai fait non pas pour mon propre honneur et non pour l'honneur de la maison de mon père mais c'est plutôt pour ton propre honneur que j'ai fait cela, afin que la discorde n'augmente pas parmi les enfants d’Israël. Les gens auraient été en désaccord sur la signification des versets obscurs mais avec le Targoum, la signification sera claire. Et Yonathan ben Uzziel a également cherché à révéler une interprétation d’autres Écrits mais une voix divine a émergé et lui a dit : Il suffit ! (…) La Guemara explique : Quelle est la raison pour laquelle on lui a refusé la permission de dévoiler d’autres Écrits ? Car il y une révélation dedans concernant la date d’arrivée du Mashiah. La fin est annoncée de manière cryptique dans le Livre de Daniel et si le Livre de Daniel était révélé, la fin deviendrait manifestement révélée à tous. (Méguila 3a)

Le Traité Méguila 3a fait clairement référence à Daniel 9 :25 : le seul passage des Hagiographes à évoquer la date de l'avènement du Mashiah.  Notons que Daniel fait partie des ouvrages qui n’ont pas eu de Targoum…

 

Il est donc intéressant de voir que le passage concernant l’Oint était dissimulé au commun du peuple à l’époque où le Targoum Yonathan fut mis à l’écrit, soit au premier siècle avant l’ère chrétienne… Le Mashiah ne pouvait donc ni être Cyrus, ni Zéroubavel qui se sont éteints longtemps avant que Yonathan ben Uzziel rédigea son Targoum. D’autre part, le Talmud rapporte aussi les propos de certains Maîtres pour qui les temps prévus pour l’arrivée du Mashiah étaient déjà passés [au temps du Second Temple] …

Rabbi Yonathan dit : Que les os de ceux qui calculent les temps [de la venue du Mashiah] soit pulvérisé ! Car ils disent que le temps est déjà venu mais puisqu’il n’est pas venu, il ne viendra jamais. Au contraire, le bon comportement est de continuer à attendre sa venue, comme il est dit : Même si cela tarde, attendez-le. (…) Et apparemment, puisque nous attendons la fin des jours et le Saint Béni soit-Il, est également en attente de la fin des jours, qui empêche la venue du Messie ? C'est l’attribut divin du jugement qui empêche sa venue, comme il est écrit : Car le Seigneur est un D.ieu de jugement et nous n'en sommes pas dignes… Et puisque l'attribut du jugement empêche la venue du Mashiah et que nous ne sommes pas dignes de la rédemption, pourquoi attendons-nous sa venue quotidiennement ? Nous le faisons afin de recevoir une récompense pour avoir attendu sa venue, comme il est dit : Heureux tous ceux qui l'attendent. (…). Rav dit : Toutes les fins de jours qui ont été calculées sont passées et la question ne dépend que de la téchouva et des bonnes actions. Lorsque le peuple Juif se repentira, il sera racheté. (Sanhédrin 97b)

N’oublions pas de préciser également que beaucoup attendaient le Mashiah en ce temps-là, afin qu’il délivre Israël du pouvoir de Rome comme ce fut le cas par exemple, pour Rabbi Akiva qui s’est trompé ayant cru un certain temps que Bar Kokhba était le Mashiah... Il était donc évident pour certains que le Mashiah devait venir avant que Jérusalem et le Temple se fussent détruits par les Romains en l’an 70 de l’ère commune.

Il faut donc comprendre que le dernier décret d’Artaxerxés a marqué le début des 70 semaines d’années… En effet, il est clair, en regard de tout cela, que le décret évoqué en Daniel 9 :25 est celui d’Artaxerxés, qui a été promulgué en - 457. Maintenant, lorsqu'on ajoute 483 ans [69 semaines] à cette date, on aboutit aux environs de l’an 27…

 

Jusqu'à l'Oint, au Conducteur. (Daniel 9 :25)

 

Dès que Yeshoua eut été immergé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent et il vit l'Esprit de D.ieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. (Matityahou 3 :16-17)

 

Le Mashiah naîtra de l'homme et de la femme comme tout autre être humain. Il sera très juste et accomplira de nombreuses actions méritoires, s'élevant ainsi constamment. Ses efforts l'amèneront finalement à un niveau très élevé, auquel point il sera capable de recevoir la Yé’hida, l'âme unique qui a été préparée pour lui avant la Création. Il réalisera alors qui il est et quelle sera sa mission… Il sera doté par le Ciel du pouvoir d'accomplir sa tâche. (Le Ari Hakadosh, Rabbi Its’hak Louria)

 

Voici donc comment le Ari Zal explique l’onction du Mashiah et ceci correspond parfaitement à la description du chap. 3 de l’Evangile de Matityahou.

 

Selon la tradition Juive, l'âme du Mashiah habite dans un palais céleste appelé "kan tsipor" le nid de l’oiseau. Ce lieu est un lieu secret où personne ne peut entrer sauf le Mashiah lui-même. C'est dans ce lieu que l'âme du Mashiah attendait avant que le signe ne soit donné et avant que son heure ne soit venue… L'oiseau est ici un terme spirituel qui parle de la Shekhina qui enveloppera l’âme messianique.

 

Vous savez comment D.ieu a oint du Rouah Hakodesh et de force Yeshoua le Nazaréen, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du Satan car D.ieu était avec lui. (Actes 10 :38)

 

Le palais est connu comme étant le nid d'oiseau, en raison d’un merveilleux oiseau, le Mashiah, qui a son nid dans l'arbre le plus élevé du palais (Zohar 2 :8a-9a)

 

Également très intéressant, le Or Hahaim explique que l'un des noms du Mashiah est également "tsipor" : l’oiseau. (Or Hahaim, Paracha Metzorah)

 

Autre fait magnifique, du nid d'oiseau, le Zohar nous dit que la révélation du Mashiah se fera en Galilée…

 

À ce moment se réveillera le Roi Messie qui sortira du Jardin d’Eden, de l’endroit appelé le nid de l’oiseau et apparaitra sur la terre de Galilée. (…) Alors tout le monde verra qu’est apparu le Roi Messie en terre de Galilée. Tous ceux qui s’engagent dans la Torah se réuniront à lui et sont appelés fils, ils sont peu dans le monde ; par le mérite des enfants qui peuvent étudier, la force du Mashiah augmentera. Ce sont les poussins, dont il est écrit : de jeunes oiseaux ou des œufs sur lesquels est assise la mère.  (Zohar, Paracha Shemot)

 

La lumière du Mashiah sera d'abord révélée en Galilée. (Zohar 119a)

 

En ce temps-là, Yeshoua vint de Nazareth en Galilée et il fut immergé par Yochanan dans le Jourdain. (Marcos 1 :9)

 

Yeshoua avait environ 30 ans car comme on le sait, Yeshoua est né vers l’an -4 et fut donc immergé aux alentours de l’an 27, soit à l’âge de 30 ans [-4 + 30 +1 = 27].  

 

Tout le peuple se faisant immerger, Yeshoua fut aussi immergé et, pendant qu'il priait, le ciel s’ouvrit, le Rouah Hakodesh descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection. Yeshoua avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph. (Loucas 3 :21-23)

 

Après que Yeshoua eut été livré, Yeshoua alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de D.ieu. Il disait : Le temps est accompli et le royaume de D.ieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. (Marcos 1 :14-15)

 

Le Mashiah Yeshoua fut le Conducteur d’Israël annoncé : lors de son immersion, la prophétie de Daniel s’accomplissait donc à la lettre !

 

Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. (Daniel 9 :26-27)

 

Voici donc un autre Targoum de ce passage.

 

Après [À partir de] les soixante-deux semaines [+ les 7 premières semaines = 69 semaines = 483 années] un Oint [le Mashiah Yeshoua] sera retranché [la mort de Yeshoua] et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef [Titus] qui viendra détruira la ville [Jérusalem] et le sanctuaire [le second Temple] et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre [le début officiel de l’exil d’Edom]. Il fera une solide alliance [la Brit Hadasha] avec plusieurs pour une semaine et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande [sacrificature de Malkitsedek] ; le dévastateur [Essav : Rome] commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur [le retour de Yeshoua comme Mashiah ben David]. (Daniel 9 :26-27)

 

Voici la date de la clôture des 69 semaines : les 7 semaines et les 62 semaines conduisent au Mashiah [immersion de Yeshoua] et à partir de ce moment, on nous annonce que cet Oint de D.ieu sera aussi retranché…

 

Après les soixante-deux semaines. (Daniel 9 :26)

 

Après les 62 semaines, soit au environ de l’an 27 : nous passons maintenant à la 70ème semaine, soit les 7 dernières années…

 

Un Oint sera retranché. (Daniel 9 :26)

 

On peut aussi lire clairement : le Mashiah sera tué…

 

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Éternel ? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée ; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne le shalom est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment, parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?  (Yeshayahou 53 :1-8)

 

Il y a, dans le Gan Eden, un palais appelé le "palais des fils de la maladie"... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui. Et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah, car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yésha'yahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

 

Cela fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

 

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

 

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

 

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même, Yeshoua en effet n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres… En perpétrant le meurtre du Mashiah, les dirigeants corrompus du Am Israël ont mis le comble à tous les crimes de leurs ancêtres, qui ont souvent mis à mort les vrais prophètes.

Arrêtons-nous pour rependre tous les éléments du chap. 9 du Livre de Daniel : Hashem avait préparé pour le Am Israël un salut spirituel parfait par l’arrivée du Mashiah [précédé de Yochanan HaMatbil] : le but étant l’abolition du mal, la victoire contre Rome et la rédemption totale. Cette arrivée du Mashiah fut prophétisé par Daniel, le point de départ de cette prophétie étant le décret de la restauration de Jérusalem en l’an - 457 par Artaxerxés. Jusqu’à l’apparition du Mashiah Yeshoua qui tentera d’opérer cette œuvre de salut, il s’écoulera 7 semaines et 62 semaines [69 semaines = 483 ans] … Lors de la 70ème semaine, ce Mashiah sera retranché, ainsi par la suite de ce retranchement, D.ieu fera une Alliance avec un grand nombre de membres du peuple. Ces prophéties messianiques ne peuvent s’appliquer qu’au salut apporté par le Mashiah Yeshoua et non par l’autre Messie non-Juif : Cyrus…

Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine. (Daniel 9 :27)

 

En effet, comme nous l’avons vu, le Mashiah apparaîtra en public à la fin des 69 premières semaines et donc au commencement de la 1ère moitié de la 70ème…

La cohérence du texte apparaît donc ici une fois de plus car au milieu de la 70ème semaine [7 ans] : soit pendant 3 ans et demi, Yeshoua prêchera la téchouva au Am Israël… Maintenant, si nous ajoutons ces 3 ans et demi à l’an 27, nous arrivons bien à l’an 31, ce qui correspondrait avec la date de la crucifixion de Yeshoua.  

Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée déserte. (Matityahou 23 :37-38)

 

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)

 

Cela fait aussi référence au Mashiah qui durant cette semaine [la 70ème] établira la Brit Hadasha. Néanmoins, comme nous le savons, celle-ci n’est qu’une reprise de l’Ancienne Alliance et non la fondation d’une nouvelle : on pourrait la traduire comme l’idée d’une Alliance Renouvelée [au détriment de tous les chrétiens]. 

Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, alliance qu'ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l'Éternel. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur coeur et je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l'Éternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Éternel car je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leur péché. (Yrmeyahou 31 :31-34)

Lors de la 70ème et dernière semaine, s’accomplira alors un salut spirituel en deux étapes : le message de téchouva de Yeshoua et la mise en place de la sacrificature selon l’ordre de Malkitsedek [le Mashiah ben Yossef retranché].

Et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. (Daniel 9 :27)

On parle donc ici de la 70ème semaine coupée en deux...

  • 1ère moitié : Message de téchouva de Yeshoua

  • 2nd moitié : Message des Apôtres + Brit Hadasha au travers du sang de Yeshoua.

Sur le mont des oliviers, pendant trois ans et demi, ainsi dit Rabbi Yonathan, la présence divine s’attarda, pleurant trois fois par jour : Revenez ô enfants rebelles ! Je guérirais vos égarements. (Yrmeyahou 3 :22). Mais lorsqu’ils ne se repentirent point et ne retournèrent point, la présence divine procéda à s’élever dans les cieux, s’exclamant, comme nous le dit l’Ecriture : Je m'en vais reprendre le chemin de ma résidence, jusqu'à ce qu'ils s'avouent coupables et désirent ma présence : quand ils seront dans la détresse, ils me rechercheront. (Hoshéa 5 :15). (Pesikta De-Rav Kahana 13 :11)

Il résulte de là, nous paraît-il, que cette seconde moitié pourrait être liée à la l’expression utilisée dans le chap. 7 du Livre de Daniel : un temps, des temps et la moitié d’un temps : soit 3 ans et demi… Or, la seconde moitié détiendrait peut-être une signification symbolique plutôt que strictement chronologique contrairement à la première car dans un sens, nous sommes toujours dedans [l’ère du Mashiah ben Yossef] ... 

Yeshoua, l’Oint retranché, fera donc une Brit Hadasha avec plusieurs : cette solide Alliance est l’Alliance que Yeshoua allait sceller de son propre sang en mourant sur la croix pour l’expiation des péchés du Am Israël. Exactement à l'époque prédite, à la moitié de la dernière des 70 semaines prophétiques, soit vers l'an 31, Yeshoua rendit l’âme au Mont Golgotha.

Le sacrifice de Yeshoua mit donc fin au rituel du Second Temple et permit au peuple d’Israël de rentrer dans l’ère messianique selon l’ordre de Malkitsedek prophétisé par le Roi David.

L'Éternel l'a juré, et il ne s'en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, à la manière de Malkitsedek. (Téhilim 110 :4)

 

Encore une fois, Yeshoua surnommé le Nazaréen correspond parfaitement à cette description… Après trois ans et demi de ministère public, il sera arrêté au moment de Pessah [korban Pessah] …  

L'heure étant venue, il se mit à table et les Apôtres avec lui. Il leur dit : J'ai désiré vivement manger Pessah avec vous, avant de souffrir car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le Royaume de D.ieu.  Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe et distribuez-la entre vous car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le Royaume de D.ieu soit venu. Ensuite il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. (Loucas 22 :14-20)

 

Yeshoua est par cela même le garant d'une alliance plus excellente. De plus, il y a eu des cohanim en grand nombre, parce que la mort les empêchait d'être permanents. Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de D.ieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Il nous convenait, en effet, d'avoir un Cohen Gadol comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n'a pas besoin, comme les cohanim, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple car ceci, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même. (Hébreux 7 :22-27)

Le rituel du Second Temple [selon l’ordre de Lévi] est donc remplacé par la prêtrise céleste du Mashiah [selon l’ordre de Malkitsedek]. Concernant l’expiation, D.ieu ne peut faire cesser le sacrifice de l’Ancienne Alliance qu’en consommant un sacrifice nouveau, ceci est le fondement de la Brit Hadasha : c’est donc ici qu’il faut placer l’immolation de Yeshoua.

 

Quand Israël était en Terre Sainte, les rituels et les sacrifices enlevaient toutes les maladies du monde, maintenant, c’est le Mashiah qui les enlève des fils du monde. (Zohar II, 212a)

 

Hashem attendait la téchouva du Am Israël mais le peuple a été rejeté car il ne s’est pas repenti de son péché. Selon l’interprétation de tous nos calculs, après la mort et la résurrection de Yeshoua, expiant le péché, il restait donc une demi-semaine, soit 3 ans et demi au Am Israël pour se repentir [par l’annonce des Apôtres] avant que l’exil d’Edom ne soit réellement décrété et ne les engloutisse pour 2000 ans… 

Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Mashiah souffrirait et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. (Loucas 24 :46-47)

 

Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, pour oindre le Saint des saints. (Daniel 9 :24)

 

Pendant 3 ans et demi, suivant le départ du Mashiah, les Apôtres, par leur prédication et les miracles du Rouah Hakodesh manifestés, ont donc invité la nation Juive à reconnaître Yeshoua comme étant le Mashiah rejeté. Malheureusement, comme on le sait, la nation Juive malgré l’engagement de nombreux adhérents, rejeta l'appel des Apôtres…  La fin des 70 semaines [490 ans] fut donc marquée vers l'an 34.

Les Sages ont enseigné : Pendant le mandat de Shimon HaTsadik, le sort pour D.ieu se posait toujours dans la main droite du Cohen Gadol ; après sa mort, cela ne s'est produit qu’occasionnellement mais pendant les 40 ans précédant la destruction du Second Temple, le sort pour D.ieu ne se posa pas du tout dans la main droite du Cohen Gadol. De même, la bande de laine cramoisie attachée à la tête du bouc envoyé à Azazel n'est pas devenue blanche et la lampe la plus à l'ouest du candélabre n'a plus brûlé continuellement. Et les portes du Sanctuaire s'ouvrirent par elles-mêmes comme signe qu'elles seraient bientôt ouvertes par les ennemis, jusqu'à ce que Rabban Yohanan ben Zakkaï les gronde. Il a dit au Sanctuaire : Sanctuaire, Sanctuaire, pourquoi nous effraies-tu avec ces signes ? Je sais que tu seras finalement détruit. (Yoma 39b)

Est-ce un hasard si depuis l’année où Yeshoua fut condamné à mort, D.ieu n’a plus agréé les sacrifices communaux offerts à Yom Kippour ou encore que le Temple a "bugué" puis fut détruit par les romains ?  En effet, le culte lévitique du Second Temple avait perdu toute sa valeur et son efficacité, qui étaient passés tout entières dans l’expiation apportée par le sacrifice de Yeshoua.

Le déchirement du voile du Temple au moment de la mort du Mashiah fut également le symbole frappant du rejet du Sanctuaire par D.ieu lui-même.

Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

Durant les 3 ans et demi suivants, la fin de la 70ème semaine, les talmidim de Yeshoua ont donc fait des prouesses pour communiquer à leur peuple la Bonne Nouvelle de la rédemption promise. Cependant, malgré leur enthousiasme et des résultats significatifs, la Kéhila Nazaréenne n’a pas réussi à convaincre les autorités de la nation Juive. Vers la fin de l’an 34, soit 3 ans et demi après la crucifixion de Yeshoua, tout est devenu de plus en plus compliqué. Cette année-là, en effet, les chefs religieux de Jérusalem mirent le comble à leur haine pour le Mashiah, en lapidant Stephanos.

En entendant ces paroles, ils étaient furieux dans leur coeur et ils grinçaient des dents contre lui. Mais Stephanos, rempli du Rouah Hakodesh, fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de D.ieu et Yeshoua debout à la droite de D.ieu. Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de D.ieu. Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme nommé Shaoul. (Actes 7 :54-58)

 

Selon le Livre des Actes, ce martyr choquant marqua le départ de Judée de beaucoup de talmidim de Yeshoua [un avant-goût de l’exil].

Shaoul avait approuvé le meurtre de Stephanos Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre la Kéhila de Jérusalem et tous, excepté les Apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie. (Actes 8 :1)

Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion de Stephanos allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs. (Actes 11 :19)

La tragédie de l’an 70 était donc inévitable… Jérusalem allait connaître la plus totale destruction et désolation de son histoire.

Yeshoua avait d’ailleurs clairement annoncé cette catastrophe…

Comme Yeshoua s'en allait, au sortir du temple, ses talmidim s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. Mais il leur dit : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les talmidim vinrent en particulier lui faire cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? (Matityahou 24 :1-3)

Ainsi, durant la dernière des 70 semaines, de l’an 27 à l’an 34 environ [la seconde moitié] les talmidim de Yeshoua ont fourni de nombreux efforts pour sauver la nation Juive... En effet, le Mashiah leur avait expressément demandé de s’adresser en priorité aux Juifs et aux exilés mais, au niveau collectif, ce fut en vain… Les Nazaréens furent de plus en plus contraints de se disperser et de porter l’Évangile aux Samaritains, puis aux non-Juifs…

Tels sont les douze que Yeshoua envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Allez, prêchez et dites : Le royaume des cieux est proche. (Matityahou 10 :5-7)

Mais vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. (Actes 1 :8)

Shaoul et Bar-Naba leur dirent avec assurance : C'est à vous premièrement que la parole de D.ieu devait être annoncée mais, puisque vous la repoussez et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les non-Juifs. (Actes 13 :46)

Le nom de Yeshoua commença donc à se perdre parmi les nations, les gardiens de la Brit Hadasha, les premiers Apôtres étant morts. La miséricorde d’Hashem manifesté au travers de Yeshoua allait donc toucher la quasi-totalité des cultures du globe…

Comme l’ont fait Maïmonide et Yéhouda HaLevi, nous reconnaissons que le Christianisme n’est ni un accident, ni une erreur mais le résultat de la volonté divine et un don pour les nations. En séparant le Judaïsme et le Christianisme, Dieu a souhaité une scission entre les partenaires dotés de différences théologiques signifiantes et non pas une séparation entre ennemis. Le Rav Yaakov Emden a écrit que : Jésus a apporté un double bienfait au monde. D’une part, il a majestueusement renforcé la Torah de Moïse… et aucun de nos Sages n’a exprimé tant d’empathie en parlant de l’immuabilité de la Torah. D’autre part, il a extirpé l’idolâtrie des nations et leur a imposé les 7 lois de Noé afin qu’ils ne se comportent pas comme des animaux et leur a fermement inculqué des traits moraux… Les Chrétiens constituent des congrégations qui œuvrent pour l’amour du ciel, qui sont destinées à durer, qui tendent vers les cieux, et dont les récompenses leur seront accordées. (…) Nous pouvons reconnaitre la validité constructive continue du Christianisme comme notre partenaire dans la rédemption du monde, sans aucune crainte que cela puisse être exploité à des fins missionnaires. Comme l’affirmait le Grand Rabbinat de la Commission bilatérale entre Israël et le Saint-Siège, sous la houlette du Rabbin Shear Yashuv Cohen : nous ne sommes plus des ennemis mais des partenaires sans équivoque dans l’expression des valeurs morales essentielles à la survie et au bien-être de l’humanité. Aucun de nous ne peut accomplir la mission divine seul. (Nostrae Aetate, Déclaration n°3 de plusieurs rabanim)

 

Étant arrivé au temps du second dévoilement de Yeshoua, aujourd’hui, avec toute l’information dévoilée, tous les êtres humains de toutes origines peuvent avoir accès à ces informations précieuses [le message originel Juif de l’Evangile] malgré l’hérésie du dévastateur [Essav : Rome] toujours dominante…

Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire. (Daniel 9 :26)

Ce verset fait, bien évidemment, référence à la prise de la ville de Jérusalem par l’empereur romain Titus en l’an 70… On nous parle d’un peuple d’un chef mais on pourrait aussi le traduire par le "peuple-chef" qui viendra, en l’occurrence le "peuple-chef" de l’époque était Rome… Essav ou Edom…

Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. (Loucas 21 :20)

Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'enfermeront, et te serreront de toutes parts ; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. (Loucas 19 :43-44)

Les pas du Mashiah s'accompagnent de perturbations et d'obstacles provoqués par l'Ange d'Essav ainsi que par Armilus. (…) Enfin, cependant, l'Ange d'Essav tombera entre les mains de l'Ange de Yossef [Mashiah ben Yossef] comme nous le trouvons dans le Midrash Tan’houma : avec l'aide du Mashiah ben David (Kol Hator 1 :23)

Dans la Torah Orale, Armilus est un nom codé pour désigner Titus au temps de Yeshoua… Comme certains l’ont utilisé pour Haman, Nevoukadnetsar, etc… Dans la tradition Juive, en effet, Armilus HaRacha serait le nom d'une personne qui tenterait de tuer le Mashiah ben Yossef [Rome : Hérode, Pilate, Titus, etc…]. Selon certaines sources, Armilus serait donc une figure de l’antimessie dans l’eschatologie Juive médiévale, comparable aux interprétations de l'Antéchrist chrétien ou encore du Dajjal islamique, jusqu'à sa défaite finale aux mains du vrai Mashiah… La destruction inévitable d’Armilius symbolise donc la victoire ultime du bien sur le mal à l’ère messianique… La légende Juive raconte également les événements comme suit : le Mashiah ben Yossef réunira le peuple Juif de toutes les parties de la terre, rétablira Jérusalem et le Temple et fondera son Empire mais Armilus, né à Rome, rassemblera les nations et les conduira contre Jérusalem. ll se fera passer pour le vrai Messie, le Mashiah ben Yossef sera donc tué dans la bataille et les Juifs, dispersés de nouveau, supporteront de grandes souffrances. Mais un autre Mashiah, le fils de David, les réunira de nouveau, tuera Armilus et fondera enfin le royaume messianique. 

Il serait fort intéressant d’interpréter cette légende Juive d’un point de vue Nazaréen.

Le Mashiah ben Yossef [Yeshoua] réunira le peuple Juif de toutes les parties de la terre, rétablira Jérusalem et le Temple et fondera son Empire mais Armilus [Rome : Hérode, Pilate, Titus, etc…], né à Rome [Essav], rassemblera les nations et les conduira contre Jérusalem [destruction du Second Temple]. ll se fera passer pour le vrai Messie [Jésus-Christ], le Mashiah ben Yossef [Yeshoua, l’Oint retranché] sera donc tué dans la bataille et les Juifs, dispersés de nouveau [exil d’Edom], supporteront de grandes souffrances [Inquisition, Shoah, etc…]. Mais un autre Mashiah, le fils de David [le second retour de Yeshoua], les réunira de nouveau, tuera Armilus [Jésus-Christ] et fondera enfin le Royaume messianique. 

Le dévastateur commettra les choses les plus abominables. (Daniel 9 :27)

 

Outre la destruction du Second Temple, comme nous l’avons vu, le dévastateur est Rome : le monde d’Essav. Celui-ci commettra les choses les plus abominables…

 

L’église catholique romaine [le Essav spirituel] a commis de nombreuses monstruosités au nom de Jésus [Armilus] :

  • Les croisades meurtrières, les massacres et l’inquisition,

  • Les conversion forcés,

  • Les bûchers,

  • L’accouchement de nombreuses filles [branches] dont le protestantisme avec les écrits antisémites de Luther,

  • Etc…

 

Un Oint sera retranché et il n'aura pas de successeur. (Daniel 9 :26)

Une fois le Mashiah retranché, son œuvre paraîtra anéantie et nul ne semblera pouvoir la relever… Ses véritables adhérents auront comme disparu [perdus parmi les chrétiens édomites]. Toute obéissance lui sera refusée et aucun ne se soumettra totalement à son autorité ; pour un temps la véritable Kéhila tombera donc dans l’oubli…

 

Jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. (Daniel 9 :27)

 

La fin des Romains [Essav] qui ont détruits Jérusalem sera leur anéantissement total par le Roi Messie annoncé. (Rachi)

 

Yeshoua interviendra et mettra donc fin aux folies guidées par Essav.

 

Moshé est venu et a accompli sa mission quand il s’est avancé devant Pharaon, sur l’ordre de D.ieu et qui lui a dit : Ainsi parle le Seigneur, le D.ieu d’Israël : Renvoie mon peuple ! A cet instant, notre libérateur s’est vraiment manifesté … De la même façon, ce n’est que lorsque le Mashiah viendra devant le Pape [l’incarnation de l’idolâtrie essavique] pour lui dire : Renvoie mon peuple, qu’on pourra dire qu’il est venu. (Na’hmanide)

 

 

  • Elohîms a envoyé son fils : en effet, Hashem a accordé l'âme messianique à Yeshoua, l’héritier de David HaMelekh par Yossef comme cela est également relaté dans les Téhilim.

 

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

 

  • né d’une femme : expression hébraïque désignant un être humain.

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

On pourra s’inspirer du Tanakh et du Talmud pour mieux comprendre cette expression.

 

L'homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée. (Iyov 14 :1)

 

Rabbi Yéhochoua ben Levi a dit : Quand Moshé est monté pour recevoir la Torah, les anges tutélaires ont dit devant le Saint béni soit-Il : Maître de l'Univers ! Que fait un être né d'une femme parmi nous ? Le Saint béni soit-Il, leur dit : Il est venu pour recevoir la Torah. (Shabbat 88b)

 

  • né sous la tora : expression hébraïque désignant un Juif pratiquant.

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5.     pour racheter ceux qui étaient sous la tora, afin que nous recevions la filiation.

 

 

  • pour racheter ceux qui étaient sous la tora : comme nous l’avons vu, par l’attachement au Tsadik, nous sommes rachetés de toutes nos fautes et de tous nos "manquements toraïques"… 

 

Notre Sauveur et Mashiah Yeshoua, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. (Titus 2 :13-14)

 

Le Mashiah Yeshoua a dû naître et vivre sous la Torah : en porter le véritable joug et l’accomplir parfaitement et tout cela, afin de racheter ceux qui auraient pu violer cette Torah et les élever à la condition glorieuse d’enfants de D.ieu, caractérisée par le terme de "filiation"…

Le Mashiah nous a rachetés de la malédiction de la Torah, étant devenu malédiction pour nous car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. (Galates 3 :13)

 

 

  • afin que nous recevions la filiation : nous recevons l’héritage d’Avraham et nous sommes connectés avec lui en Yeshoua [la véritable postérité prophétisée par la Torah].

 

Voici une approche nazaréenne liée à la définition du mot "filiation" : lien de parenté familiale ou spirituelle entre deux générations, unissant le parent [Avraham] et l’enfant [l’héritier de la promesse par l’attachement au Mashiah].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Et puisque vous êtes des fils, Elohîms a envoyé le souffle de son fils en nos cœurs, criant : Abba, Père. 

 

 

  • Et puisque vous êtes des fils : lorsqu’on est connecté avec le Tsadik, nous sommes considérés comme véritablement les fils de D.ieu. En effet, Hashem nous voit lié spirituellement au Mashiah Yeshoua et non comme nous étions autrefois [de vils pêcheurs paganisés] …

 

Lorsque ses enfants verront l’œuvre des mains que j’accomplis en son sein, ils rendront hommage à mon nom. (Yeshayahou 29 :23). En effet, les disciples sont appelés "enfants" ce qui permet de mesurer leur proximité avec le Maître. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le Rambam décrit également les disciples d’un Sage comme étant également ses enfants. On peut relier cet enseignement au fait qu’Hashem nous désigne aussi, étant soumis au Sage Yeshoua, comme ses enfants.

L’obligation de perpétuer la Torah n’est pas limitée aux fils et petits-fils ; en fait, il incombe à chaque Sage du peuple Juif d’enseigner la Torah aux disciples, bien qu’ils ne soient pas ses enfants, comme il est dit : Tu les enseigneras à tes fils. Néanmoins, par la tradition orale, les Sages ont appris : tes fils, ce sont aussi tes disciples car les disciples sont également appelés fils. (Lois relatives à l’étude de la Torah, chap. 1) 

 

COMMENTAIRE N°2

 

On pourra aussi s’inspirer d’une Mishna pour mieux comprendre qu’Hashem considère tout érudit lié à un Maître comme son fils.

Quiconque s'occupe régulièrement de l'étude de la Torah, il est sûrement exalté, comme il est dit : Et de Mattanah à Nahaliel et Nahaliel à Bamoth. (Bamidbar 21 :19). (Pirké Avot 2 :6)

"Matanah" signifie "présent" et "Nahaliel" peut être compris comme un mot composé signifiant "l'héritage de Dieu"… De la Torah, le vrai don, Israël hérite de D.ieu. De là, Israël est allé à "Bamoth" qui signifie "hauts lieux" : une fois qu'Israël aura hérité de D.ieu, ils mériteront d'être exalté dans les hauts lieux. (Explications de la Mishna)

Mattanah : un nom de lieu qui signifie "don" et peut donc faire référence au don de la Torah. Nachaliel : Au-dessus de ce verset est écrit "et du désert, Mattanah" [et ensuite notre verset continue] "et de Mattanah, Nachaliel" : depuis que la Torah leur a été donnée en cadeau, ils ont hérité de D.ieu [nachalu El] et puisqu'ils ont hérité de D.ieu, ils ont grandi en grandeur. (Rachi)

Les Nazaréens d’origine non-Juive ont reçu la connexion avec la Torah de Moshé par l’intermédiaire du Mashiah, selon cette Mishna et selon le commentaire de Rachi, ils peuvent être considérés comme les fils d’Hashem : en effet, hériter de la Torah, c’est clairement hériter d’Hashem.

 

 

  • Elohîms a envoyé le souffle de son fils : le Rouah Hakodesh du Mashiah.

 

  • en nos cœurs : le but du Rouah Hakodesh est de purifier notre cœur car c’est le siège de toutes nos mauvaises pulsions.

 

Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. (Matityahou 15 :19)

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

On pourra s’inspirer de l’enseignement Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre la Lettre de l’Apôtre Shaoul.

 

Comme le cœur est aux commandes, le service divin de chaque individu doit commencer par le travail du cœur. (…). C’est la raison pour laquelle il est impératif de ne pas laisser pénétrer de mauvaises pensées au sein de notre cœur. Lorsque les yeux du cœur sont troublés, la vision l’est à son tour et la réalité également… A contrario, lorsque le cœur est animé par des étincelles de vérité, la vision et la réalité esquissent les plus belles toiles… (…).  Enfin, il est impossible de traiter de la sagesse du cœur sans évoquer l’attachement aux véritables Tsadikim... Un individu qui s’inclut dans un Tsadik est littéralement propulsé dans son potentiel d’intégration de la vérité. Un cœur attaché à un Tsadik, c’est un cœur qui connaît la vérité. (Rav Avraham Ifra’h) 

 

  • criant : Abba, Père : le Rouah du Mashiah nous permet de nous exprimer librement auprès d’Hashem notre Père céleste.

 

Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les non-Juifs, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. (Matityahou 6 :6-8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     De sorte que tu n’es plus esclave, mais fils, et comme fils, héritier, aussi, par Elohîms.

 

  • De sorte que tu n’es plus esclave mais fils : le Rouah du Mashiah nous permet de prendre conscience de notre héritage en Yeshoua mais également de nos devoirs…

 

 

  • et comme fils, héritier, aussi, par Elohîms : l’Apôtre Shaoul fait donc le lien entre la notion de fils et la notion d’héritier car lorsqu’on prend conscience de la grandeur d’être appelés les fils d’Hashem, on peut alors pénétrer parfaitement dans notre héritage.

 

Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout. (Galates 4 :1)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Être l’hériter du Royaume de D.ieu entraîne qu’Hashem soit reconnu comme notre Seigneur et Sauveur dans notre vie… En effet, être un enfant d’Hashem est un honneur mais c'est aussi un devoir de soumission, d'obéissance et de service constant… Contrairement au simple serviteur, l'enfant détient aussi l’héritage du parent et cet héritage est comme un cadeau immérité. En Yeshoua, cet héritage est le Rouah Hakodesh, notre délivrance et la vie éternelle offerte gratuitement dans le Olam Haba par amour pour nous… L'héritage est une richesse donné sans aucun mérites accumulés : c’est la bonne image d’une miséricorde totale… Néanmoins, nous devons nous efforcer constamment d'incarner dans notre existence, les qualités qui sont connues pour être celles de D.ieu : l'amour, le pardon, la miséricorde, etc…

Nous devons nous rapprocher progressivement du Mashiah pour devenir semblables en tous points avec Hashem. En effet, le moyen pour être parfaitement à l'image de D.ieu, c'est d’avoir Yeshoua au centre de notre vie, le Mashiah étant l'image du D.ieu invisible… Nous sommes donc appelés pour apporter notre humble participation dans la construction du Royaume de D.ieu dans ce monde. Le fils n'est pas celui qui dort mais le fils est considéré comme l'ouvrier d’Hashem.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Mais alors, ne pénétrant pas Elohîms, vous étiez asservis à ceux qui, par nature, ne sont pas des Elohîms.

 

  • Mais alors, ne pénétrant pas Elohîms : lorsque les Galates n’avaient pas encore connu les bases de la Torah…

 

  • vous étiez asservis : l’Apôtre Shaoul dénonce l’esclavage des Galates face aux puissances astrales dont ils dépendaient… 

 

  • à ceux qui, par nature, ne sont pas des Elohîms : les autres dieux n’existent pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Maintenant, pénétrant Elohîms, ou plutôt, étant pénétrés par Elohîms, comment retournez-vous de nouveau à des éléments infirmes et indigents auxquels vous voulez de nouveau encore vous asservir ?

 

  • Maintenant, pénétrant Elohîms : par la connexion avec le Mashiah, la postérité d’Avraham. Autrefois, ils étaient excusables mais maintenant, les Galates avaient goûté au bon fruit de la Torah et n’avaient donc plus d’excuses…

 

 

  • ou plutôt, étant pénétrés par Elohîms : en réalité, le Mashiah nous a choisis, étant lui-même, sous l’autorité d’Hashem.

 

Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. (Yochanan 15 :16)

 

Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à D.ieu, parce que D.ieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité. (2 Thessaloniciens 2 :13)

 

 

  • comment retournez-vous de nouveau : certains Galates avaient déviés du chemin de la Torah.

 

à des éléments infirmes et indigents : comme nous l’avons vu, certains Galates étaient retournés dans leurs doctrines païennes liées aux éléments du monde.

 

 

  • auxquels vous voulez de nouveau encore vous asservir : une nouvelle fois, dans l’idée d’une soumission mais malheureusement, cela voudrait dire qu’ils renonçaient à la pleine autorité d’Hashem et du Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Shmouel a dit que la Torah ne peut pas être trouvée parmi les astrologues ou les astronomes professionnels, vu que la Torah a écrit : Ce n'est pas au ciel. La Torah ne peut être trouvée que parmi les personnes préoccupées par la poursuite de questions orientées vers les préoccupations célestes. (…). Concernant ces disciplines, à savoir l'astrologie et l'astronomie, Yeshayahou a mis en garde le peuple d'Israël en lui disant : Pourquoi dépensez-vous de l'argent pour ce qui n'est pas du pain et votre labeur pour ce qui ne satisfait pas ? (Yeshayahou 55 :2). Le prophète voulait dire que ses compatriotes gaspillaient leur argent pour acquérir une sagesse qui ne satisferait ni leur corps, ni leur âme puis il a aussi ajouté : Prêtez attention à moi et vous mangerez une nourriture de choix et apprécierez les viandes les plus riches. Écoutez et vous serez ressuscité. La Torah est décrite dans Mishlei 4 :2 comme "un bon achat" car c'est la véritable nourriture, satisfaisant ceux qui la consomment... Quand Yeshayahou a dit : Jouissez votre âme avec les aliments les plus riches, il se réfère au pain qui satisfait vraiment l'âme de l'homme, le "pain" de la nourriture spirituelle, la Torah. (…) Nos Sages ont déclaré : Allez étudier la philosophie grecque à une heure qui n'est ni le jour, ni la nuit. Ce qu'ils voulaient dire, c'est que le fait de s'intéresser à d'autres disciplines que l'étude de la Torah expose l'étudiant au danger d'être influencé. (Rabbeinu Bahya, Devarim 30 : 12 :3)

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10.     Vous observez les jours, les mois, les saisons et les années.

 

  • Vous observez : les Galates observaient de nouveau l’astrologie, les temps contrairement aux enseignements de la Torah.

 

Vous n'observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. (Vayikra 19 :26)

 

Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien. (Devarim 18 :10)

 

  • les jours, les mois, les saisons et les années : les Nazaréens d’origine non-Juive de Galatie avaient donc recommencé à observer leurs superstitions et leurs rituels païens comprenant l’observance de jours, de mois, de saisons et d’années.

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’Apôtre Shaoul adressa une Lettre aux Nazaréens de Galatie, une communauté où il y avait des non-Juifs, dont le caractère particulier avait été formé par des siècles d’influence celtique… La société de Galatie pratiquait de nombreuses superstitions et rituels païens, pour observer les jours, les mois, les saisons et les années.

 

Selon certaines sources, César critiquait les Galates qui avaient constamment tendance à abandonner une religion pour une autre… L’Apôtre Shaoul put remarquer cette inconstance car la foi des Galates paraissait superficielle ou leur zèle éphémère… Dès qu’une chose nouvelle et séduisante apparaissait, les Galates s’y intéressaient !

 

Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah pour passer à un autre Évangile. (Galates 1 :6)

 

O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés ? (Galates 3 :1)

 

Tenant compte de cela, nous pouvons comprendre les deux voies qui tentaient les communautés de Galatie : le Judaïsme selon Shammaï [ils n’auraient donc pas été ancrés en Yeshoua] et le paganisme [l’astrologie] d’autrefois...

 

L’évêque catholique du 4ème siècle, Chrysostome, déclara que certains chrétiens faibles observaient superstitieusement certains temps : Beaucoup étaient adonnés d’une façon superstitieuse à la divination (…). En célébrant ces temps, ils allumaient des lampes dans des endroits spéciaux et ornaient leurs portes de guirlandes. (Bingham’s Antiquities of the Christian Church).

 

D.ieu condamne expressément de tels rituels, ainsi que tout culte d’observance des temps... De nos jours, ces pratiques subsistent sous forme de superstitions modernes comme : crainte du vendredi 13, consultation de l’horoscope, etc… La mise en garde de l’Apôtre Shaoul est donc toujours valable pour les Nazaréens qui suivent aujourd’hui l’exemple du Mashiah et ses enseignements.

 

 

 

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11.     Je frémis pour vous d’avoir moi-même travaillé en vain parmi vous.

 

 

  • Je frémis pour vous : dans l’idée d’une crainte.

 

  • d’avoir moi-même travaillé en vain parmi vous : Shaoul avait peur de perdre en un instant, tout son investissement.

 
 
 
 
 
 
 

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12.     Devenez comme moi, puisque moi aussi je suis comme vous, frères ; je vous en implore, vous qui ne m’avez en rien injustement traité.

 

 

  • Devenez comme moi : observateur de la Torah [et non des rites paganisés] …  

 

 

  • puisque moi aussi je suis comme vous, frères : dépendant du Mashiah.

 

 

  • je vous en implore : malgré les reproches énoncés, voici l’expression de l’affectueuse communion d’esprit dans laquelle l’Apôtre désirait rester avec les Galates …

Les intérêts spirituels des disciples sont aussi ceux du Rabbi… En effet, les rabanim doivent avoir un cœur de parents, non pour les loups ravisseurs, mais bien pour les brebis séduites et égarées, supportant leur faiblesse et les conduisant vers le bon chemin.

 

  • vous qui ne m’avez en rien injustement traité : si les raisons scripturaires qu’il a développées jusqu’ici n’avaient pas convaincu l’esprit des Galates, cet amour manifesté touchera peut-être leurs cœurs par le souve­nir des rap­ports in­times qu’Hashem avait for­més entre eux et lui, lors­qu’il leur prê­cha l’Évan­gile et dans lequel ils s’é­taient sen­tis bésim’ha...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Vous le savez : à cause d’une infirmité de la chair je vous ai, pour la première fois, fait l’annonce ;

 

 

  • Vous le savez : pour montrer l’intimité de leur relation.

 

  • à cause d’une infirmité de la chair : l’Apôtre aurait, peut-être, été retenu par une maladie chez les Galates et amené ainsi à leur annoncer l’Évangile.

On pourra retrouver d’autres paroles semblables de l’Apôtre Shaoul dans les Écrits Nazaréens.

Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement. (1 Corinthiens 2 :3)

Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange du Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. (2 Corinthiens 12 :7)

Selon certains, l’Apôtre Shaoul souffrait de quelques infirmités corporelles qui rendaient son extérieur méprisable aux yeux du monde.

 

  • je vous ai, pour la première fois, fait l’annonce : Shaoul confirme être allé chez les Galates pour annoncer l’Évangile afin de les inciter à se rappeler ce moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     et, en votre épreuve dans ma chair, vous n’avez pas eu de mépris ni craché, mais vous m’avez accueilli comme un messager d’Elohîms, comme Iéshoua’, le messie.

 

 

  • et, en votre épreuve dans ma chair : Hashem les avait éprouvés pour voir la manière dont ils allaient juger et s’occuper de l’Apôtre Shaoul, c’était donc l’épreuve des Galates.