CHAPITRE 4

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Or je dis : aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, bien qu’il soit le maître de tout.

 

  • Or je dis : Shaoul continue son développement exposé dans le chap. 3 de la Lettre aux Galates.

  • aussi longtemps que l’héritier : on parle de l’héritage de l’Alliance Renouvelée [de la Brit Hadasha] obtenu par notre foi dans le Tsadik de vérité comme il est dit : « Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une Alliance Renouvelée, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie. » (2 Corinthiens 3 :6) ou encore : « Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une Alliance Renouvelée, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis. » (Hébreux 9 :15)

  • est un enfant : selon Shaoul, plusieurs Nazaréens [dont les Shammaïtes] n’avaient pas réellement pris conscience de la grandeur d’être attaché au Tsadik ; de ce fait, ils sont considérés comme des enfants.

  • il ne diffère en rien d’un esclave : si nous n’avons pas pleinement conscience que le mérite d’être attaché au Mashiah surpasse tout et dépasse l’entendement humain, il paraît évident que d’être Nazaréen, n’est finalement pas vraiment d’une grande utilité [puisque selon certains, la circoncision pour aller au Gan Eden était une priorité et ce, au détriment de notre foi en Yeshoua] comme il est dit : « Je ne rejette pas la grâce de D.ieu ; car si la justice s'obtient par la Torah, le Mashiah est donc mort en vain. » (Galates 2 :21) 

  • bien qu’il soit le maître de tout : l’héritage est bien présent [puisque les Shammaïtes reconnaissaient la messianité du Rabbi] mais finalement, ils sont considérés comme des « enfants » dans la foi puisqu’ils ne s’en saisissent pas vraiment. Outre le sujet de la justification, le Mashiah Yeshoua est également accessible pour chacun [Juifs comme non-Juifs] et celui qui s’est mettre à profit, l’œuvre du Rouah Hakodesh dans sa vie pourra réellement marcher dans la kédoucha, et sera considéré comme un véritable homme « mature » et rempli de forces… En revanche, l’homme considéré comme « un enfant » n’a pas conscience de cette force disponible par l’attachement au Tsadik, et ne peut la développer : la foi en Yeshoua ne lui sert à rien.

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Il est soumis à des tuteurs et à des intendants, jusqu’au terme fixé d’avance par le père.

 

  • Il est soumis à des tuteurs et à des intendants : ce second verset explique comment l’héritier, tant qu’il est enfant et mineur [soit immature au sujet de la grandeur du Tsadik] n’est pas différent d’un esclave étant donné qu’il n’a pas de réelle liberté [concernant la monde futur], ni la jouissance et l’administration des biens dont il est pourtant l’héritier [par sa foi en Yeshoua].

 

  • jusqu’au terme fixé d’avance par le père : le moment de la « majorité » [pour les enfants] est ici représenté comme dépendant uniquement de la volonté d’Hashem comme il est dit : « Lorsque les temps ont été accomplis, D.ieu a envoyé son Fils. » (Galates 4 :4) et est bien évidemment, en lien avec le Mashiah lequel a bouleversé le monde [en s’étendant jusque chez les non-Juifs].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Nous, de même, quand nous étions enfants, nous étions asservis aux éléments de l’univers.

 

 

  • Nous de même, quand nous étions enfants : ce qui a précédé l’Évangile et « la vie Nazaréenne » est une « forme d’enfance » car désormais, de meilleurs promesses ont été proposées au monde ; la rédemption de l’humanité ayant commencé par l’intermédiaire des talmidim de Yeshoua [par l’annonce de la Bonne Nouvelle]. Selon Shaoul, nous avons ainsi, commencé un « âge plus adulte » [et plus universel] et selon un angle, cela correspond également aux enseignements de la Guémara comme il est dit : « Le monde durera 6000 ans : 2000 ans de tohu et bohu, 2000 ans de Torah puis 2000 ans des jours messianiques. » (Avoda Zara 9a) ; comme nous l’avons compris, notre génération vit actuellement « les derniers temps messianiques » dans lesquels, tous les Juifs tous comme les non-Juifs doivent faire téchouva [dans le Mashiah].

 

 

  • nous étions asservis : l’Apôtre Shaoul va maintenant commencer à s’identifier davantage aux Nazaréens d’origine non-Juive ; ce qui est une façon « rabbinique » d’enseigner, le but étant de les rapprocher toujours plus de la vérité de la Torah du Mashiah.  En effet, l’Apôtre Shaoul est en train de préparer le terrain pour parler d’un second problème présent chez les Galates [lié au domaine de l’astrologie], en complément du premier posé par les Shammaïtes. Cet autre problème sera soulevé par Shaoul dans les prochains versets comme il est dit : « Autrefois, ne connaissant pas D.ieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature mais à présent que vous avez connu D.ieu ou plutôt que vous avez été connus de D.ieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous. » (Galates 4 :8-10)

 

  • aux éléments de l’univers : le mot « stoicheion » [éléments] en grec désigne les « corps célestes », la définition de ce terme fait ainsi, référence aux « parties lisibles » des Cieux puisque qu'en eux sont sensés, se cacher les « éléments de l'homme » comme la vie ou encore, le destin. Dans ce contexte, Shaoul pointe comme autre faute, présente chez les Galates, le domaine de l’astrologie également lié en quelques sortes, au monde de la superstition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Mais quand est venue la plénitude du temps, Elohîms a envoyé son fils, né d’une femme, né sous la tora.

 

 

  • Mais quand est venue la plénitude du temps : en référence au bon moment, décidé depuis les mondes supérieurs par le Maître du monde.  

 

  • Elohîms a envoyé son fils : comme on le sait, Rabbi Yeshoua de Natzeret a reçu « l'âme messianique » [depuis Kan Tsipor] au moment de son immersion dans le Jourdain. Toutes ces choses furent prophétisées par le Roi David dans les Téhilim comme il est dit : « Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. » (Téhilim 2 :7)

 

 

  • né d’une femme : expression hébraïque désignant « un être humain » en général. On pourra s’inspirer du Tanakh et de la Guémara pour mieux comprendre cette parole de Shaoul comme il est dit : « L'homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée. » (Iyov 14 :1) ou encore : « Rabbi Yéhochoua ben Levi a dit : Quand Moshé est monté pour recevoir la Torah, les anges ont dit devant le Saint Béni soit-Il : Maître de l'Univers ! Que fait un être né d'une femme parmi nous ? Le Saint Béni soit-Il, leur a dit : Il est venu pour recevoir la Torah. » (Shabbat 88b)

 

 

  • né sous la tora : expression hébraïque désignant un Juif pratiquant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     pour racheter ceux qui étaient sous la tora, afin que nous recevions la filiation.

 

 

  • pour racheter ceux qui étaient sous la tora : comme nous l’avons vu, par l’attachement au Tsadik, nous sommes rachetés de toutes nos fautes et de tous nos « manquements toraïques » comme il est dit : « Notre Sauveur et Mashiah Yeshoua, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. » (Titus 2 :13-14). En fait, Rabbi Yeshoua a dû naître et vivre sous la Torah : en porter le véritable joug et l’accomplir parfaitement et tout cela, afin de racheter ceux ayant pu violer cette Torah comme il est également enseigné : « Le Mashiah nous a rachetés de la malédiction de la Torah, étant devenu malédiction pour nous car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. » (Galates 3 :13)

 

 

  • afin que nous recevions la filiation : nous recevons par l’attachement au Tsadik, l’héritage d’Avraham Avinou promis par Hashem, et tous les Nazaréens d’origine non-Juive sont aussi connectés avec Avraham [par la foi] en Yeshoua : il s’agit de la véritable postérité prophétisée par la Torah. Voici une approche Nazaréenne liée au mot « filiation » : lien de parenté familiale [ou spirituelle] entre deux générations, unissant le parent [Avraham] et l’enfant [le Nazaréen et ce, par l’attachement au Mashiah].

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Et puisque vous êtes des fils, Elohîms a envoyé le souffle de son fils en nos cœurs, criant : Abba, Père. 

 

 

  • Et puisque vous êtes des fils : par notre connexion avec le Tsadik, nous sommes considérés comme de véritables enfants de D.ieu. En effet, Hashem nous voit lié « spirituellement » au Mashiah Yeshoua et non plus, comme nous étions autrefois, soit de vils pêcheurs complétement paganisés. Dans le même élan, il est également enseigné dans le Likouté Amarim : « Les talmidim sont appelés « enfants », et cela permet de mesurer leur proximité avec le Maître. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

  • Elohîms a envoyé le souffle de son fils : en référence au Rouah Hakodesh.  

 

 

  • en nos cœurs : le but du Rouah HaMashiah est de purifier notre cœur comme il est dit : « Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » (Matityahou 15 :19). On pourra également s’inspirer de l’enseignement Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre cette parole de l’Apôtre Shaoul : « Comme le cœur est aux commandes, le service divin de chaque individu doit commencer par le travail du cœur. (…). C’est la raison pour laquelle, il est impératif de ne pas laisser pénétrer de mauvaises pensées au sein de notre cœur. Lorsque les yeux du cœur sont troublés, la vision l’est aussi et la réalité également… A contrario, lorsque le cœur est animé par des étincelles de vérité, la vision et la réalité esquissent les plus belles toiles. Enfin, il est impossible de traiter de la sagesse du cœur sans évoquer l’attachement aux véritables Tsadikim. Un individu inclus dans le Tsadik est littéralement propulsé dans son potentiel d’intégration de la vérité. Un cœur attaché au Tsadik, c’est un cœur qui connaît la vérité. » (Rav Avraham Ifra’h) 

 

  • criant : Abba, Père : le Rouah HaMashiah nous permet de nous exprimer bien plus librement auprès d’Hashem, notre Père Céleste comme il est dit : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les non-Juifs, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » (Matityahou 6 :6-8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     De sorte que tu n’es plus esclave, mais fils, et comme fils, héritier, aussi, par Elohîms.

 

  • De sorte que tu n’es plus esclave mais fils : le Rouah Hakodesh doit également nous permettre de prendre conscience de notre héritage béni, et disponible gratuitement dans le Mashiah comme il est dit : « Béni soit D.ieu, le Père de notre Seigneur et Mashiah Yeshoua, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes dans le Mashiah ! » (Éphésiens 1 :3)

 

 

  • et comme fils, héritier, aussi, par Elohîms : l’Apôtre Shaoul fait le lien entre la notion de « fils » et la notion « d’héritier » car lorsqu’on prend conscience de la grandeur d’être appelés « les fils d’Hashem », on peut alors pénétrer parfaitement dans cet héritage. Ailleurs, il a bien été précisé : « Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout. » (Galates 4 :1). Être « l’hériter du Royaume de D.ieu » entraîne aussi qu’Hashem soit reconnu dans nos vies, comme notre Maître. En effet, être « un enfant d’Hashem » est un honneur mais c'est aussi un devoir de soumission, d'obéissance et de dévotion constante. Contrairement au simple serviteur, l'enfant détient aussi l’héritage du parent et cet héritage ne doit en aucun cas, être souillé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Mais alors, ne pénétrant pas Elohîms, vous étiez asservis à ceux qui, par nature, ne sont pas des Elohîms.

 

  • Mais alors, ne pénétrant pas Elohîms : lorsque les Galates n’étaient pas « nés de nouveau » en Yeshoua et n’avaient ainsi, pas encore connu la Torah du Mashiah. 

 

 

  • vous étiez asservis : comme nous l’avons souligné dans les commentaires précédents, l’Apôtre Shaoul dénonce « l’esclavage spirituel » des Galates face aux puissances astrales, soit aux corps célestes. En effet, les Galates étaient superstitieux.  Dans le même élan, David Stern commente : « Il existe une autre interprétation de ce verset qui stipule que « les jours, les mois, les saisons et les années » ne feraient pas référence aux fêtes Juives mais aux fêtes païennes, reflétant naturellement « les faibles et misérables éléments spirituels ». Selon cette compréhension du texte, Shaoul aurait eu peur que ces ex-adorateurs d'idoles [les Galates], nouvellement convertis à Yeshoua, retournent célébrer des fêtes païennes. (…) Utiliser ces versets dans le but de pousser les croyants d'origine Juive à ne plus célébrer le Shabbat, la Pâque Juive ou tout autre fête ou coutume Juive, est un détournement de sens qui contredit les pratiques et les enseignements de Shaoul. Ne savons-nous pas que Shaoul lui-même mettait un point d'honneur, en tant que croyant en Yeshoua, à observer les fêtes Juives ? » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 601-602)

 

 

  • à ceux qui, par nature, ne sont pas des Elohîms : en d’autres termes, la situation de certains Nazaréens de Galatie [anciennement polythéistes] est comparable avec ceux « ayant foi » dans les horoscopes actuels, etc… À ce sujet, il est enseigné dans le Tanakh : « Ainsi parle l’Éternel : N'imitez pas la voie des nations et ne craignez pas les signes du Ciel, parce que les nations les craignent. » (Yrmeyahou 10 :2) et dans la Torah Orale : « Les nations doivent craindre ces signes mais pas Israël. » (Shabbat 156a) ou encore : « Il n'y a pas de mazal pour Israël. » (Shabbat 156b). En fait, les Galates par la présence du Tsadik dans leurs vies, intégraient spirituellement le peuple Juif et s'ôtaient de toutes influences négatives d’un mauvais mazal. En effet, le système astral régit les non-Juifs mais ne régit en aucun cas, le peuple Juif. Dans le même élan, Rachi explique également qu’il n’y a pas de mazal pour le peuple Juif puisque par la téfila et le mérite des mitsvot, le mazal d’un homme peut être modifié ; cela est aussi relaté par le Or Ha’Haïm qui enseigne que le mazal peut changer lorsqu’un homme parvient à acquérir un mérite particulier. Or, comme nous l’avons vu, il n’y a pas de plus grand mérite que de s’attacher au Tsadik, les Nazaréens de Galatie n’avaient ainsi, plus rien à craindre des « corps célestes ». Conclusion, celui qui se renforce dans la hitbodedout, dans l’attachement au Tsadik, dans la Torah et dans les mitsvot ne doit pas craindre pour sa [mauvaise] destinée. Aucun pouvoir ne peut agir sur lui, puisqu’il s’élève [dans le Mashiah] au-dessus des astres comme il est également enseigné : « Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, dans le Mashiah Yeshoua. » (Éphésiens 2 :6)

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Maintenant, pénétrant Elohîms, ou plutôt, étant pénétrés par Elohîms, comment retournez-vous de nouveau à des éléments infirmes et indigents auxquels vous voulez de nouveau encore vous asservir ?

 

  • Maintenant, pénétrant Elohîms : autrefois, les Galates étaient excusables mais maintenant qu’ils avaient goûté au bon fruit de la Torah du Tsadik, ils n’avaient plus d’excuses [pour constamment être superstitieux].   

 

 

  • ou plutôt, étant pénétrés par Elohîms : en réalité, le Mashiah nous a choisis, étant lui-même, sous l’autorité d’Hashem comme il est dit : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. » (Yohanan 15 :16) ou encore : « Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à D.ieu, parce que D.ieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité. » (2 Thessaloniciens 2 :13)

 

 

  • comment retournez-vous de nouveau : certains Nazaréens de Galatie avaient déviés du chemin proposé par l’Évangile.

 

 

  • à des éléments infirmes et indigents : comme nous l’avons vu, certains Galates étaient retournés dans certaines doctrines « païennes » liées aux éléments du monde, soit au domaine de l’astrologie et de la superstition. 

 

 

  • auxquels vous voulez de nouveau encore vous asservir : une nouvelle fois, comme lorsqu’ils étaient paganisés. Dans la même élan, il est enseigné par nos Maîtres : « Shmouel a dit que la Torah ne peut pas être trouvée parmi les astrologues ou les astronomes professionnels, vu que la Torah a écrit : Ce n'est pas au Ciel. La Torah ne peut être trouvée que parmi les personnes préoccupées par la poursuite de questions orientées vers les préoccupations célestes. (…). Concernant ces différentes disciplines, à savoir l'astrologie et l'astronomie, Yeshayahou a mis en garde le peuple d'Israël en lui disant : « Pourquoi dépensez-vous de l'argent pour ce qui n'est pas du pain et votre labeur pour ce qui ne satisfait pas ? » (Yeshayahou 55 :2). Le Prophète voulait dire que ses compatriotes gaspillaient leur argent pour acquérir une sagesse qui ne satisferait ni leur corps, ni leur âme puis il a aussi ajouté : « Prêtez attention à moi et vous mangerez une nourriture de choix et apprécierez les viandes les plus riches. Écoutez et vous serez ressuscité. » La Torah est décrite dans Mishlei 4 :2 comme « un bon achat » car c'est la véritable nourriture, satisfaisant ceux qui la consomment... Quand Yeshayahou a dit : Jouissez votre âme avec les aliments les plus riches, il se réfère au pain qui satisfait vraiment l'âme de l'homme, le « pain » de la nourriture spirituelle, la Torah. (…) Nos Sages ont déclaré : Allez étudier la philosophie grecque à une heure qui n'est ni le jour, ni la nuit. Ce qu'ils voulaient dire, c'est que le fait de s'intéresser à d'autres disciplines que l'étude de la Torah expose l'étudiant au danger d'être influencé. » (Rabbénou Bahya, Devarim 30 : 12 :3)

 

 

 

 

 

 

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10.     Vous observez les jours, les mois, les saisons et les années.

 

  • Vous observez : comme nous l’avons souligné dans les commentaires précédents, les Nazaréens de Galatie [anciennement polythéistes] observaient de nouveau l’astrologie, les corps célestes, les temps, etc… contrairement aux enseignements de la Torah comme il est dit : « Vous n'observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. » (Vayikra 19 :26) ou encore : « Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien. » (Devarim 18 :10)

 

 

  • les jours, les mois, les saisons et les années : selon le témoignage de Shaoul, les Nazaréens d’origine non-Juive de Galatie avaient recommencé leurs « délires » superstitieux et leurs rituels païens comprenant l’observance de jours, de mois, de saisons et d’années. En fait, il faut savoir que lorsque Shaoul écrit cette Lettre, il s’adresse à une communauté composée de non-Juifs, dont le caractère particulier était d’avoir été « formé » par des siècles d’influence celtique et bien évidemment, polythéiste. Et effectivement, selon certaines sources, la société de Galatie pratiquait de nombreux rituels païens et ce, pour observer les différentes périodes propices, etc… On dit même que César critiquait spécialement les Galates car ils avaient justement une tendance à abandonner une religion pour une autre. En d’autres termes, dès qu’une chose nouvelle et séduisante apparaissait, les Galates s’y intéressaient ; d’où le fait que Shaoul est déclaré : « Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah pour passer à un autre Évangile. » (Galates 1 :6) ou encore : « O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés ? » (Galates 3 :1). À la lumière de ces explications, nous pouvons largement comprendre « les deux voies » ayan tenté les communautés de Galatie : un Judaïsme assez « légaliste » selon l’approche de Beit Shammaï [puisque selon cette approche, les Nazaréens de Galatie non-circoncis étaient destinées au Guey-Hinnom] et un Judaïsme paganisé en lien avec leurs pratiques idolâtres d’autrefois. D’ailleurs, les pratiques idolâtres en lien avec la superstition était assez courante à l’époque comme il est rapporté dans certaines sources chrétiennes : « L’Évêque catholique du 4ème siècle, Chrysostome, déclara que certains chrétiens faibles observaient superstitieusement certains temps : Beaucoup étaient adonnés d’une façon superstitieuse à la divination. En célébrant ces temps, ils allumaient des lampes dans des endroits spéciaux et ornaient leurs portes de guirlandes. » (Bingham’s Antiquities of the Christian Church). Comme nous l’avons compris, D.ieu condamne expressément de tels rituels. Or, pour information, ces pratiques subsistent encore de nos jours, sous forme de superstitions plus modernes comme la crainte du vendredi 13, la consultation d’un horoscope afin d’être mieux guidé dans sa vie, etc… La mise en garde de l’Apôtre Shaoul est ainsi, toujours valable pour les Nazaréens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Je frémis pour vous d’avoir moi-même travaillé en vain parmi vous.

 

  • Je frémis pour vous : dans la bouche de Shaoul, il s’agit d’une crainte vraiment profonde.   

 

  • d’avoir moi-même travaillé en vain parmi vous : Shaoul avait peur de perdre en un instant, tout son investissement spirituel et combien celui-ci était important comme il est dit : « Et, sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les communautés. » (2 Corinthiens 11 :28) ou encore : « Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous. » (Colossiens 2 :1) ou encore : « Shaoul dit à Bar-Naba : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont. » (Actes 15 :36)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Devenez comme moi, puisque moi aussi je suis comme vous, frères ; je vous en implore, vous qui ne m’avez en rien injustement traité.

 

 

  • Devenez comme moi : un observateur de la Torah [et non de rites paganisés] attaché au Mashiah comme il est également dit : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle [en référence au Mashiah lequel observé également la Torah] que vous avez en nous. » (Philippiens 3 :7) ou encore : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Mashiah. » (1 Corinthiens 11 :1)

 

  • puisque moi aussi je suis comme vous, frères : dépendant du Rabbi.  

 

 

  • je vous en implore : malgré les reproches énoncés précédemment, voici l’expression de l’affectueuse communion d’esprit dans laquelle, l’Apôtre Shaoul désirait aussi se connecter avec les Galates. En effet, on apprend de cette parole, que les « Chefs » de communautés doivent avoir un cœur de parents, non pour les loups ravisseurs mais bien pour les brebis séduites et parfois égarées ; ils doivent être patients, supportaient la faiblesse de chacun, et conduire tout Nazaréen authentique vers le bon chemin.

 

  • vous qui ne m’avez en rien injustement traité : si les autres raisons que Shaoul a développées jusqu’ici n’avaient pas encore pleinement convaincu l’esprit des Galates, cet amour manifesté touchera peut-être leurs cœurs par le souve­nir de rap­ports in­times qu’Hashem avait for­més entre eux et lui.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Vous le savez : à cause d’une infirmité de la chair je vous ai, pour la première fois, fait l’annonce.

 

 

  • Vous le savez : Shaoul parle de cette façon, afin de mieux faire ressortir « l’intimité » qui s’était installée entre lui et les Nazaréens de Galatie, le but étant qu’ils puissent lui faire faire pleinement confiance [en tant « qu’autorité apostolique » mis en place par le Rabbi depuis les mondes supérieurs].   

 

  • à cause d’une infirmité de la chair : nous pourrons retrouver d’autres paroles semblables de l’Apôtre Shaoul dans ses autres Lettres comme il est dit : « Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement. » (1 Corinthiens 2 :3) ou encore : « Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange du Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. » (2 Corinthiens 12 :7). Selon certains, Shaoul souffrait d’infirmités corporelles lesquelles, rendaient « son extérieur » méprisable aux yeux du monde.

 

  • je vous ai, pour la première fois, fait l’annonce : Shaoul confirme être allé une première fois, chez les Galates et ce, afin de leur annoncer l’Évangile et par conséquent, de leur annoncer aussi les notions d’une « pleine justification » par l’attachement au Tsadik. En d’autres termes, les Galates devront faire l’effort de se rappeler en eux-mêmes, chacun des enseignements de l’Apôtre du Mashiah.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     et, en votre épreuve dans ma chair, vous n’avez pas eu de mépris ni craché, mais vous m’avez accueilli comme un messager d’Elohîms, comme Iéshoua’, le messie.

 

 

  • et, en votre épreuve dans ma chair : Hashem avait éprouvés les Galates pour voir comment s’ils allaient prendre soin de l’Apôtre Shaoul. En effet, n’est-il pas enseigné : « Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon talmid, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Matityahou 10 :42). Selon une autre interprétation, on peut aussi penser que l’Apôtre Shaoul avait également pris part aux souffrances de la Kéhila Nazaréenne dans la continuité de Yeshoua comme il est dit : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances du Mashiah, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est la Kéhila. C'est d'elle que j'ai été fait ministre, selon la charge que D.ieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de D.ieu. » (Colossiens 1 :24-25)

 

 

  • vous n’avez pas eu de mépris ni craché : selon le témoignage de Shaoul, les Galates usaient de bienveillance envers autrui.  

 

 

  • mais vous m’avez accueilli comme un messager d’Elohîms : comme un ange ; et pour mieux comprendre cette parole, nous pourrions citer une Guémara comme il est dit : « Si les Anciens étaient comme des anges, alors nous sommes comme des hommes. Et si les Anciens étaient comme des hommes, alors nous sommes comme des ânes. » (Shabbat 112b)

 

  • comme Iéshoua’, le messie : et cela correspond aux enseignements du Rabbi comme il est dit : « Et le Roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » (Matityahou 25 :40)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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15.     Où est donc votre entrain ? Oui, je l’atteste pour vous : si vous l’aviez pu, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

 

 

  • Où est donc votre entrain : en référence au fait qu’ils étaient réellement zélés pour mieux connaitre Hashem et son Tsadik. 

 

 

  • Oui, je l’atteste pour vous : si vous l’aviez pu : au niveau du potentiel.

 

 

  • vous vous seriez arraché les yeux : selon ces paroles, on pourrait en déduire que l'infirmité dans la chair de l’Apôtre Shaoul était une faiblesse au niveau oculaire, n’est-il pas dit également : « Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main. » (Galates 6 :11)

 

 

  • pour me les donner : le but étant de couronner le zèle des Galates, de splendeur puisque comme nous l’avons déjà souligné, ils avaient grandement pris soin de l’Apôtre du Mashiah.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Je suis donc devenu votre ennemi pour vous avoir dit la vérité !

 

 

  • Je suis donc devenu votre ennemi : puisque certains avaient des doutes [par suite des pressions shammaïtes] sur Shaoul.

 

  • pour vous avoir dit la vérité : pour vous avoir prêché le véritable Évangile [celui de la grâce d’Hashem manifesté en Yeshoua]. Nous pouvons constater dans ces paroles de Shaoul, « un double contraste » exprimé par une ironie pleine de tristesse…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Ils sont zélés envers vous, mais pas en bien, voulant nous exclure afin que vous ayez du zèle pour eux.

 

 

  • Ils : Shaoul fait de nouveau référence aux Shammaïtes.

 

  • sont zélés envers vous : les Shammaïtes [légalistes] étaient zélés pour inculquer aux Galates leurs doctrines… Selon une autre interprétation des propos de Shaoul, l’expression grecque « zéler quelqu’un » pouvait également signifier « être jaloux de lui ». Des propos de Shaoul, nous pourrions relever que même dans la ferveur et la piété [puisque les Shammaïtes décrits dans les Actes et dans cette Lettre, était malgré tout, des Nazaréens pratiquants ayant reconnu la messianité de Yeshoua] peut aussi se cacher « l'instinct du mal » puisque comme on le sait, le Satan sait aussi se déguiser en « saint » : « Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. » (2 Corinthiens 11 :14). En fait, l'enthousiasme provient parfois du mauvais côté et peut se manifester de manière exagérée, voire démesurée [comme c’est le cas ici, puisque les Shammaïtes enseignaient le Guey-Hinnom aux Nazaréens d’origine non-Juive encore non circoncis]. Or, pour être épargné de ce danger, il faut d’abord en être conscient puis, implorer la pitié du Ciel [cela rejoint finalement, les conseils pertinents de Shaoul]. De plus une étude engagée dans l’attachement au Tsadik, acquise au prix de grands efforts, permettra aussi de développer une acuité de conscience grâce à laquelle, on pourra débusquer les ruses du Satan pour nous détourner de la grâce disponible [et gratuite] dans le Mashiah. En d’autres termes, on ne se laissera plus piéger par de fausses piétés [et ce, même lorsqu’elles sont Juives orthodoxes !].

 

  • mais pas en bien : selon le témoignage de Shaoul, les motifs de ces Nazaréens de branche vraiment légaliste, n’était pas pur ; ils avaient un motif caché que l’Apôtre essayer de dévoiler. Or, concernant Shaoul, il est dit : « Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de D.ieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter au Mashiah comme une vierge pure. » (2 Corinthiens 11 :2)

 

  • voulant nous exclure : Shaoul et d’autres membres de la Kéhila Nazaréenne lesquels étaient également partisans des « souplesses » de Beit Hillel.  En effet, le nom de Hillel est toujours associé avec celui d'un autre Sage, celui de Shammaï. Les deux personnages sont souvent en opposition, d'abord par leurs comportements respectifs mais également par leurs différentes approches de la Loi Juive. Hillel est décrit dans la Guémara, comme l'homme patient, aimant, avec une grande capacité d'accueil et d’amour pour l’humanité ; au contraire, l'image donnée de Shammaï est plutôt celle d'un homme ferme, strict et rigoureux comme il est dit : « Soyez doux comme Hillel et point vif comme Shammaï. » (Shabbat 30b). En fait, dans le discours des Nazaréens, on pourra déceler deux façons de pensée : la vision plus confiante et plus optimiste de Hillel [prêché par Shaoul, et décrété « halakhiquement » par Yaakov dans Actes 15] et celle plus méfiante et plus légaliste [celle des Shammaïtes]. Conclusion, pour mieux comprendre l’ensemble de la Lettre aux Galates, il nous faut vraiment comprendre le contexte présent en Israël entre ces deux écoles. 

 

  • afin que vous ayez du zèle pour eux : pour faire d’autres talmidim, les Shammaïtes devaient effectivement détourner les Galates de l’Apôtre Shaoul, soit les détourner de la grâce d’Hashem.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Certes, il est bien d’être toujours zélés pour le bien, et pas seulement quand je suis présent avec vous.

 

  • Certes, il est bien d’être toujours zélés pour le bien : l’Apôtre fait ressortir le contraste entre le « faux zèle » des Nazaréens bien trop légalistes, de celui auquel, il exhorte ses lecteurs… En l’occurrence, le bien, c’est la recherche constante du Tsadik.

 

  • et pas seulement quand je suis présent avec vous : le principe de « l’attachement au Tsadik » devait constamment être « le pilier » [la pierre angulaire] des Galates et ce, même en dehors des conseils de l’Apôtre Shaoul. Les Galates auraient dû être ancrés et non « frivoles » sur ce sujet puisqu’il représente la base de l’Évangile comme il est dit : « Le Mashiah Yeshoua est la pierre angulaire. » (Ephésiens 2 :20) ou encore : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ! » (Yohanan 15 :5). En effet, la fondation du mouvement Nazaréen tout entier dépend du principe de la « justification » et des notions d'attachement au Tsadik ; toutes autres doctrines doivent complétement être écartées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     mes enfants, dont j’accouche à nouveau, jusqu’à ce que le messie soit formé en vous.

 

 

  • mes enfants : on peut comparer cette parole de Shaoul, aux enseignements du Rambam comme il est dit : « L’obligation de perpétuer la Torah n’est pas limitée aux fils et petits-fils ; en fait, il incombe à chaque Sage du peuple Juif d’enseigner la Torah à des disciples, bien qu’ils ne soient pas ses enfants comme il est dit : « Tu les enseigneras à tes fils. » Néanmoins, par la tradition orale, les Sages nous ont enseigné : Tes fils, ce sont aussi tes disciples car les disciples sont également appelés, les fils du Sage. » (Mishné Torah du Rambam, Talmud Torah, chap. 1) 

 

 

  • dont j’accouche à nouveau : en vue d’une conversion authentique [dans le Mashiah] comme il est dit : « Quiconque fait entrer une créature sous les ailes de la Shekhina, on lui tient compte comme s'il l'avait créée, façonnée et amenée au monde. » (Tossefta Horayot 2 :7)

 

 

  • jusqu’à ce que le messie soit formé en vous : dans un premier temps, l’Apôtre Shaoul avait « enfanté » ces âmes pour le Mashiah [par la puissance du Rouah Hakodesh] mais au vue du contexte, ce travail devait malheureusement recommencer. Shaoul n’aurait de repos que lorsque « le nouvel homme », soit le Mashiah en chacun des Nazaréens, serait « formé » de nouveau…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Je voudrais être présent près de vous en ce moment pour modifier ma voix ; oui, je suis perplexe à votre égard.

 

 

  • Je voudrais être présent près de vous : encore une fois, l’Apôtre Shaoul va manifester de l’amour aux Galates ; et avec un tel amour pour les âmes, il est aisé de comprendre pourquoi Hashem a permis autant de prodiges aux temps apostoliques. En effet, n’est-il pas enseigné : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l’amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. » (1 Corinthiens 13 :1-3)

 

 

  • en ce moment pour modifier ma voix : afin de bien me faire comprendre… Le regret de l’Apôtre est finalement, de ne pouvoir échanger avec eux « de vive voix », ce qui lui permettrait de mieux exprimer tous ses sentiments mais aussi d’être mieux compris ou d’approprier ses propos en fonction de chacun.

 

 

  • oui, je suis perplexe à votre égard : l’Apôtre Shaoul espérait des Galates qu’ils fassent désormais, le bon choix… Qui ne connaît pas l’immense différence existante entre une parole dite et une parole écrite ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     Dites-moi, vous qui voulez être sous la tora, n’entendez-vous pas la tora ?

 

  • Dites-moi, vous qui voulez être sous la tora : l’Apôtre Shaoul repart de nouveau, sur les fondements exposés dans les chapitres précédents : dénoncer les enseignements des Shammaïtes [du parti de la circoncision].

 

  • n’entendez-vous pas la tora : Shaoul utilise cette expression pour introduire de nouveaux enseignements [disponibles dans les versets suivants] en lien avec Avraham Avinou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Il est écrit qu’Abrahâm eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre, par la promesse.

 

  • Il est écrit qu’Abrahâm eut deux fils : comme on le sait, Avraham a eu Yichmaël et Its’hak.

 

  • un de la servante : Agar comme il est dit : « Agar enfanta un fils à Avram ; et Avram donna le nom d’Yichmaël au fils qu'Agar lui enfanta. » (Béréshit 16 :15)

 

  • et un de la femme libre, par la promesse : Sara, selon la promesse de D.ieu formulée dans le Sefer Béréshit comme il est dit : « D.ieu dit : Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils ; et tu l'appelleras du nom d'Its’hak. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. » (Béréshit 17 :19) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Or, celui de la servante est né selon la chair, et celui de la femme libre, de la promesse.

 

  • Or, celui de la servante est né selon la chair : Yichmaël a été conçu par suite de réflexions personnelles et par manque de foi dans les miracles d’Hashem : la stérilité de Sara n’ayant pas disparu, la vieillesse grandissante, la servante, etc… Même si les intentions étaient bonnes, selon un angle de la vérité divine, la conception d’Yichmaël fut considéré comme un acte « charnel ».

 

  • et celui de la femme libre : a contrario, la conception d’Its’hak fut annoncé et promise par Hashem comme il est dit : « L'un d'entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque ; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l'entrée de la tente, qui était derrière lui. » (Béréshit 18 :10)

 

  • de la promesse : la conception d’Its’hak fut un témoignage de la puissance de D.ieu lequel, accomplit toujours ses promesses puisque selon les lois naturelles, Avraham et Sara n’avaient aucun espoir d’avoir des enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24.     C’est une allégorie : oui, ce sont les deux pactes. L’un, du mont Sinaï, a enfanté pour l’esclavage : c’est Agar.

 

  • C’est une allégorie : un midrash [selon l’interprétation de Shaoul], le but étant de prouver, par plusieurs arguments solides [et bibliques], que nous ne sommes pas justifiés devant D.ieu « par les œuvres de la Torah » mais bien par « notre attachement au Mashiah. » (Romains 3 :28). En effet, cette vérité disponible gratuitement en Yeshoua devait être également fondé sur l’expérience des Patriarches et ce, notamment sur l’exemple d’Avraham Avinou. Shaoul a par conséquent, choisi d’ajouter « cette allégorie » [ce midrash] pour agrémenter ses précédentes affirmations.

 

  • oui, ce sont les deux pactes :  nous sommes désormais, soumis aux nouvelles promesses d’Hashem lequel a renouvelé son Alliance par l’intermédiaire du Mashiah [Brit Hadasha] ; tout ceci a été prophétisé et décrit dans le chap. 31 du Livre de Yrmeyahou : « Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, alliance qu'ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l'Éternel. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur et je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l'Éternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Éternel car je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leur péché. » (Yrmeyahou 31 :31-34)

 

 

  • L’un, du mont Sinaï a enfanté pour l’esclavage : c’est Agar : sous « l’Ancienne Alliance » [celle déconnectée du Mashiah], la justification dépendait effectivement, de la pratique [des mitsvot] de chacun. Or, la « réalité spirituelle » n’est plus du tout comme ça dans l’Alliance Renouvelée [Brit Hadasha]. En effet, comme Shaoul l’a longuement expliqué dans toutes ces Lettres : nous sommes maintenant pleinement justifiés par l’intermédiaire de notre « foi en Yeshoua » [et non par notre Brit-Mila, ou encore par nos mitsvot personnelles]. Néanmoins, il convient de bien préciser : si notre justification est « entre les mains du Rabbi » [et non, entre les mains de nos mitsvot] ; nous devons bien évidemment, faire notre maximum pour marcher dans les voies de la sanctification [lesquelles sont cachées dans les lois de la Torah !] comme il est dit : « Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. » (Yaakov 2 :20-24)

 

 

 

 

 

 

 

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25.     Oui, Agar, c’est le Sinaï, en Arabie. Elle correspond à l’actuelle Ieroushalaîm, car elle est asservie avec ses enfants.

 

  • Oui, Agar, c’est le Sinaï : Shaoul continue de développer ses enseignements. 

 

 

  • en Arabie : selon certaines sources, plusieurs tribus d’Ychmaélites habitaient l’Arabie et étaient fréquemment nommés « les enfants d’Agar ». L’Apôtre Shaoul cherche ainsi, à compléter toutes ses paroles, et à rendre encore bien plus frappant le parallèle entre Agar [liée avec Yichmaël] et le Har Sinaï.

 

  • Elle correspond à l’actuelle Ieroushalaîm : puisque les autorités du Am Israël n’ont malheureusement pas reconnu le Rabbi comme Mashiah ; de ce fait, ils sont encore dans un « esclavage spirituel » ; et n’est-il pas enseigné concernant la sortie d’Égypte : « Et pourquoi Hashem leur a-t-il infligé la plaie des ténèbres ? Parce qu’Israël comptait en son sein des impies qui ne voulaient pas sortir [avec Moshé] et qui sont morts pendant les trois jours de ténèbres. » (Rachi sur Shemot 10 :22) ; en d’autres termes, si nous n’acceptons pas le Tsadik, nous restons les « esclaves » de Pharaon.

 

 

  • car elle est asservie avec ses enfants : Shaoul voit au travers de Agar et Sara, l’image de deux « schémas » bibliques. D’une part, Agar, l’esclave ; celle-ci enfante, non selon la promesse mais selon la chair : elle représente une « Ancienne Alliance » où les hommes se justifiaient par leurs propres mérites, le Mashiah n’étant pas encore venu dans le monde. Et d’un autre côté, Sara est la femme libre, elle enfante selon la promesse : elle représente l’Alliance Renouvelée prophétisée par Yrmeyahou, elle est la « Jérusalem Céleste » et laquelle est la véritable « mère » des Nazaréens et ce, parce qu’ils sont « nés de nouveau » dans son sein et par les moyens de la grâce dont elle est dépositaire [dans le Mashiah]. Cette Alliance Renouvelée est libre puisqu’elle renferme tous les Nazaréens que le Rabbi a justifiés, sanctifiés et lavés comme il est dit : « Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur et Mashiah Yeshoua, et par l'Esprit de notre D.ieu. » (1 Corinthiens 6 :11). Comme nous l’avons compris, voulant caractériser les différences entre ces deux schémas, Shaoul met en contraste Agar et Sara, la chair et la promesse, l’esclavage et la liberté et, dans le développement de cette comparaison, une autre image s’offre à lui pour rendre la même pensée : il oppose la « Jérusalem actuelle » [ayant rejeté la grâce disponible dans le Mashiah] à la « Jérusalem d’En Haut » puisque cette dernière est connectée avec le Tsadik.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.     Mais la Ieroushalaîm d’en haut est libre ; elle est notre mère.

 

  • Mais la Ieroushalaîm d’en haut est libre : les Nazaréens authentiques, nous dépendons du Tsadik qui a traversé les Cieux et qui nous envoyé le Rouah Hakodesh et ce, afin de graver la Torah dans nos cœurs comme il est dit selon l’Alliance Renouvelée : « Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur ; et je serai leur D.ieu, et ils seront mon peuple. » (Yrmeyahou 31 :33) ou encore : « Ils montrent que l'œuvre de la Torah est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage. » (Romains 2 :15)

 

 

  • elle est notre mère : la « Jérusalem d’En Haut » étant comparable au Olam Haba, nous alimente constamment et ce, comme « une mère » dont nous sommes les enfants comme il est dit : « Concernant la Jérusalem Céleste des temps futurs, Rabbi Yrmeyahou a dit : Dans les temps qui viennent, le Saint Béni soit-Il renouvellera son monde et il construira Jérusalem en la faisant descendre toute bâtie des hauteurs ; cela afin qu'elle soit indestructible et il a juré qu'il n'exilera plus jamais la communauté d'Israël. » (Zohar, Béréshit 114b). Comme on le comprend également des paroles de Shaoul, nous pouvons [par le mérite du Tsadik] vivre dans ce monde un goût de cette Jérusalem des temps futurs ; et dans tous les cas, comme précisé, nous sommes alimentés au travers d’elle et nous en jouiront pleinement les fruits lors de la parousie comme il est également enseigné : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du D.ieu vivant, la Jérusalem Céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l'assemblé des premiers-nés inscrits dans les Cieux, du Juge qui est le D.ieu de tous, des Esprits des Tsadikim parvenus à la perfection. » (Hébreux 12 :22-23)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.     Oui, il est écrit :  Chante, stérile, qui n’a pas enfanté. Éclate, chante et crie, toi qui n’as pas accouché. Oui, les enfants de la désertée sont plus nombreux que ceux de l’épouse. 

 

  • Oui, il est écrit : dans le Livre de Yeshayahou HaNavi comme il est dit : « Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes plus ! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n'as plus de douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit l'Éternel. » (Yeshayahou 54 :1)

 

  • Chante, stérile, qui n’a pas enfanté : chantez les véritables Nazaréens, vous, ayant accepté le Mashiah et étant justifiés par la [seule] grâce d’Hashem !

 

  • Éclate, chante et crie : nous devons être « besim’ha » et nous réjouir constamment comme il est dit : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire. » (Philippiens 3 :1) ou encore : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » (Philippiens 4 :4)

 

  • toi qui n’as pas accouché : certains n’ont malheureusement pas partagés « la joie » d’une justification dans le Mashiah et finalement, les bienfaits de « son expiation » ; autrement dit, la doctrine de la justification prêchée par Shaoul [et par d’autres] et décrite dans le chap. 53 du Livre de Yeshayahou, n’était pas reconnu en Israël mais également, par certains partisans de Yeshoua [dont les Shammaïtes]. Conclusion, nous parlons non pas d’une liberté [dans le Mashiah] mais d’un esclavage puisque certains Juifs, et certains Nazaréens ne reconnaissent pas cette brakhah.

 

 

  • Oui, les enfants de la désertée : la « délaissée » fait référence aux Nazaréens lesquels n‘avaient aucun poids d’autorité en Israël. En effet, les Sadducéens contrôlaient le Temple et l’influence de Beit Shammaï était vraiment conséquente [en Israël et comme nous pouvons le constater, également dans certaines communautés Nazaréennes].

 

 

  • sont plus nombreux : au moment de la parousie, nous verrons combien toutes ces notions d’attachement au Tsadik étaient importantes et nécessaires.

 

 

  • que ceux de l’épouse : l'Épouse décrite par Shaoul correspond à « la Jérusalem actuelle » puisque Beit Shammaï avait une influence spirituelle conséquente dans la ville du Roi, appelée « l’Épouse d’Hashem ». En effet, Shammaï avait élu « vice-président » du Sanhédrin lorsqu'Hillel en était le Nassi. À la mort d’Hillel, Shammaï [soit vers l’an 20] en a pris la succession et comme aucun autre « vice-président » ne fut réélu, il eut l'ascendant total sur la politique et la religion en Eretz Israël. En fait, comme nous l’avions déjà souligné, Beit Shammaï [et ces partisans] n’avait pas de compassion pour les non-Juifs comme cela est relaté dans la Guémara : « Un idolâtre vint devant Shammaï et lui demanda : Combien de sortes de loi avez-vous ? Deux : une Torah Écrite et une Torah Orale. J'accepte la première, reprit le non-Juif mais je refuse l'autre. Reçois-moi dans le Judaïsme, à cette condition que tu ne m'enseigneras que la Torah Écrite.  Shammaï l'injuria et le congédia avec une semonce. L'idolâtre se rendit chez Hillel, avec le même vœu. Le Maître acquiesça. Le premier jour, il lui enseigna aleph, beith, guimel, daleth ; le deuxième jour, il recommença mais dans un ordre différent. Mais tu me l'as appris hier, dans un autre ordre, dit le non-Juif. Tu t'es donc fié à moi ? dit Hillel. N'était-ce pas te fier à la Torah Orale ? Un autre non-Juif vint devant Shammaï et lui dit : Je me ferai Juif mais il faut que tu m'enseignes toute la Torah, pendant que je me tiendrai sur un seul pied. Shammaï le renvoya, en le frappant de la règle qu'il tenait en sa main. L'idolâtre s'adressa ensuite à Hillel, avec le même souhait et le Maître lui dit : Ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse ne le fais pas à autrui. C'est toute la Torah, le reste n'est que commentaire : va et apprends-le. » (Shabbat 31a) ou encore : « Plusieurs convertis se sont réunis en un seul endroit et ils ont dit : L'impatience de Shammaï a cherché à nous chasser du monde, la patience de Hillel nous a amenés sous les ailes de la Shekhina. » (Shabbat 31a)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28.     Or, vous-mêmes, frères, vous êtes les enfants de la promesse, selon Is’hac.

 

  • Or, vous-mêmes, frères : en référence aux véritables Nazaréens attachés [principalement par la foi en Yeshoua, et non par les œuvres] au Maître du monde. 

 

 

  • vous êtes les enfants de la promesse, selon Is’hac : en d’autres termes, toutes doctrines de justification [comme celle dépendante des mitsvot dont la circoncision retrouvée dans la Lettre aux Galates !] n'étant pas fondée sur la seule justification parfaite du Tsadik de vérité, doit être considérée comme contraire aux chemins d'Hashem et de son Oint comme il est également enseigné par Shimon Kéfa : « Sachez donc, hommes frères, que c'est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la Torah de Moshé. » (Actes 13 :38-39). Nous rejoignons ainsi, la position apostolique selon laquelle, le « salut par les œuvres de la Torah » est incompatible avec l’enseignement du « salut par le simple attachement au Tsadik » comme il est dit : « Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la Torah. » (Romains 3 :28) ou encore : « Ce n'est pas par les œuvres de la Torah que l'homme est justifié mais par la foi dans le Mashiah Yeshoua. » (Galates 2 :16)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29.     Mais comme alors celui qui naquit selon la chair persécutait celui du souffle, il en est ainsi maintenant aussi.

 

  • Mais comme alors celui qui naquit selon la chair : Yichmaël.

 

 

  • persécutait celui du souffle : Its’hak comme il est enseigné par le Rav Yehiel Brand : « Sarah a observé de la part d’Yichmaël un comportement qui ne lui plaisait pas, et a demandé à Avraham de le renvoyer avec sa mère. D.ieu a également demandé à Avraham de suivre le conseil de Sarah, ce qu’il a fait. (…) Avraham se leva de bon matin ; il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna à Haggar et plaça sur son épaule ; il lui remit aussi l'enfant, et la renvoya. » (Rav Yehiel Brand) ou encore : « Lorsque Agar, sa mère, devint enceinte d’Avraham, elle dédaigna sa patronne Sarah. Celle-ci l’a maltraité, et Agar, enceinte, s’enfuit devant elle. » (Rav Yehiel Brand)

 

  • il en est ainsi maintenant aussi : comme on peut le constater dans cette Lettre, les Shammaïtes [relié au comportement d’Yichmaël envers Its’hak] persécutaient les Nazaréens et les menaçaient d’un potentiel Guey-Hinnom. Or, il est enseigné toujours pas le Rav Brand : « D’après le Talmud et Rachi, le fait qu’un passage important de la Torah cite Its’hak avant Yichmaël sous-entend qu’Yichmaël s’est repenti et a reconnu [à la fin de sa vie] la prépondérance d’Its’hak ; et cela lui fut compté comme mérite. » (Rav Yehiel Brand)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30.     Mais que dit l’écrit ? Chasse la servante et son fils ! Non, certes, le fils de la servante n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 

 

  • Mais que dit l’écrit : la Torah de Moshé comme il est dit : « Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Avraham ; et elle dit à Avraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Its’hak. Cette parole déplut fort aux yeux d'Avraham, à cause de son fils. Mais D.ieu dit à Avraham : Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera ; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta postérité. » (Béréshit 21 :9-13)

 

  • Chasse la servante et son fils : le message caché adressée aux Galates étaient qu’ils se débarrassent de ces doctrines lesquelles pouvaient, les empoisonner spirituellement.

 

  • Non, certes : dans la Guémara également, nous pouvons retrouver le concept d’un Tsadik capable de justifier toute sa génération [et même les suivantes] comme il est dit : « Rabbi Shimon bar Yohaï disait de lui-même : Je suis capable d'absoudre le monde entier du Jugement pour les péchés commis depuis le jour où j'ai été créé jusqu'à maintenant. Le mérite qu'il a accumulé grâce à sa justice et les souffrances qu'il a endurées ont expié les péchés du monde entier. » (Soukka 45b) mais encore plus intéressant, la Guémara parle même d’une justification totale pour les générations passés comme il est dit : « Et si le mérite accumulé par Eliézer, mon fils, était calculé avec le mien, nous absoudrions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu'à maintenant. » (ibid.) mais la Guémara ne s’arrête pas là, elle valide même cet enseignement jusque pour les générations futures : « Et le mérite accumulé par le Juste Roi, Yotam ben Ouziyah, était-il calculé avec les nôtres, nous absoudrions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu'à sa fin. La droiture de ces trois personnes sert de contrepoids à toutes les mauvaises actions commises à travers les générations. » (ibid.)

 

  • le fils de la servante n’héritera pas avec le fils de la femme libre : nous en avons également une « trace » dans la Guémara puisque la halakha de Beit Shammaï a été « chassée » de ce monde, au profit de la halakha de Beit Hillel. (Erouvin 13b)

 

 

 

 

 

 

 

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31.     Ainsi, frères, nous ne sommes pas les enfants de la servante, mais de la femme libre.

 

  • Ainsi, frères : nous avons ici, la conclusion du « Midrash » développée par Shaoul tout au long du chapitre.

 

  • nous ne sommes pas les enfants de la servante : non, les Nazaréens ne se sont pas justifiés par la circoncision, soit par leurs œuvres.

 

  • mais de la femme libre : au contraire, les Nazaréens sont connectés au Mashiah Yeshoua et reçoivent par cet attachement, un héritage dans le Olam Haba et ce, de façon gratuite comme il est dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. » (Yohanan 6 :47) ou encore : « Yeshoua lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » (Yohanan 11 :25). Conclusion, « la mitsva de la circoncision » n’est pas l’acte décisif [pour les Nazaréens d’origine non-Juive !] pour hériter du Olam Haba. Notons également un point essentiel : « la circoncision » dont il est parlé dans cette Lettre aux Galates n'est pas l'acte en soi, soit la mitsva en elle-même mais plutôt ce qu'elle représente dans l’optique du salut, soit de la vie éternelle et voilà pourquoi, Shaoul écrit également : « Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu ! » ou qu’il est écrit dans le Livre des Actes : « Shaoul voulut l'emmener avec lui ; et, l'ayant pris, il le circoncit. » (Actes 16 :3)