CHAPITRE 3

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Ô Galates insensés ! Qui vous a ensorcelés, alors que Iéshoua’, le messie, a été dépeint d’avance sous vos yeux crucifié ?

 

 

  • Ô Galates insensés : le mot utilisé par l’Apôtre Shaoul est certainement « shatyah », c’est un mot araméen pour parler d’un sot ou d’un imbécile. Ce mot était souvent utilisé par nos Maîtres pour désigner ceux qui s'égaraient avec les versets de la Torah comme il est dit : « Berurya a répondu à la moquerie de cet hérétique et a dit : Imbécile ! (Bérakhot 10a). Noa’h fut également appelé « imbécile » par Hashem lui-même comme il est dit : « Tu es un berger imbécile ! C’est maintenant que tu dis ça ? Pourquoi n’as-tu pas intercédé au moment où je t’ai dit que je voyais que tu étais le seul Tsadik parmi ta génération, ou quand je t’ai dit que j'amènerai un déluge sur le monde, ou quand je t’ai dit de construire une arche ? J'ai constamment repoussé ce moment et j'ai dit : Quand Noa’h va-t-il demander de la compassion pour le monde ? Et maintenant que le monde est détruit, tu ouvres la bouche, tu pleures devant moi et tu demandes des supplications ? » (Zohar Hashmatot, Béréshit 254b)

 

 

  • Qui vous a ensorcelés : il est fort probable qu’il s’agisse d’une parole désignant le « ayin hara » de ces « Shammaïtes » méprisant et condamnant, les Nazaréens d’origine non-Juive comme il est enseigné : « Le Rouah Hakodesh gémit et s'écria : Ne mange pas le pain [la Torah] de celui qui a l’œil mauvais. » (Zohar Toledot 144a) ; quoiqu’il en soit, c’est par cette douloureuse et sévère parole que l’Apôtre Shaoul « attaque » l’erreur dans laquelle les Galates s’étaient laissé entraîner ; il souhaitait par cette expression, leur en faire sentir sa désapprobation la plus totale…

 

  • alors que Iéshoua’, le messie : l’annonce de la [vrai] Bonne Nouvelle, soit le fait qu’Hashem au travers du Mashiah, a justifié les Juifs tout comme les non-Juifs comme il est dit : « Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Yohanan 3 :16) ou encore : « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Yohanan 2 :22)

 

  • a été dépeint d’avance sous vos yeux crucifié : toute la dimension de l’attachement au Tsadik avait pourtant été clairement « prêché » aux Nazaréens de Galatie comme il est également sous-entendu dans ce verset : « Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah, pour passer à un autre Évangile. » (Galates 1 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Je veux apprendre seulement cela de vous : avez-vous reçu le souffle par les œuvres de la tora, ou par l’écoute de l’adhérence ?

 

 

  • Je veux apprendre : Shaoul est entrain de pousser les Galates à se remettre en question ; et parfois, comme on le sait, les appels à une réflexion profonde ou encore à l’expérience personnelle sont les plus persuasifs.

 

 

  • seulement cela : au sujet de ce verset, le commentaire de David Stern est assez ironique : « Ce que fait Shaoul ici est très « Juif », il déclare qu'il ne veut poser qu'une question et finit par en poser cinq. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 586)

 

 

  • de vous : l’œuvre du Rouah Hakodesh avait accompagné et approuvé dans le cœur des Galates, l’Évangile de Shaoul. Or, était-ce par le mérite de leurs œuvres toraïques [comme celui de la Brit Mila] ou bien par la foi [en Yeshoua] qu’ils ont été faits participants de cette grâce d’Hashem et de cette puissance céleste ? La réponse n’était plus au débat… En effet, il suffit de reconsidérer l’exemple de Cornelius dans le Livre des Actes : il recevra Rouah Hakodesh et ce, avant d’être circoncis comme ce fut aussi, le cas pour Titus. Les Galates étaient totalement soumis à l’influence des « shammaïtes » et avaient certainement, oublié tous ces exemples vivants. De plus, les dons miraculeux lesquels accompagnaient l’effusion du Rouah Hakodesh, étaient un témoignage visible et saisissant de la présence et de l’action d’Hashem dans leurs communautés. 

 

Comme Kéfa prononçait encore ces mots, la Rouah Hakodesh descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Kéfa furent étonnés de ce que le don du Rouah Hakodesh était aussi répandu sur les non-Juifs. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier D.ieu. Alors Kéfa dit : Peut-on refuser l’immersion à ceux qui ont reçu le Rouah Hakodesh aussi bien que nous ?  Et il ordonna qu'ils fussent immergés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d'eux. (Actes 10 :44-48)

 

Mais Titus, qui était avec moi et qui était non-Juif, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. (Galates 2 :3)

 

  • avez-vous reçu le souffle : en référence au Rouah Hakodesh, insufflant en chacun de nous, la foi, la force et la sim’ha du Olam Haba afin de marcher de façon plus pieuse dans les voies de la sainteté. Chez les ‘hassidim, il est également enseigné : « L'essentiel du souffle de vie se trouve chez les Tsadikim et on peut recevoir ce souffle de vie, uniquement en s'attachant à eux. » (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

 

  • par les œuvres de la tora : par leurs propres mérites… Pour compléter ces propos de Shaoul, nous citerons le Tanya : « Le sentiment de téchouva et de toutes bonnes actions ne sont pas les résultats d’un effort consenti par le disciple dans ce monde, mais plutôt l’effet de la révélation accordée d’en haut par le Tsadik. Les éveils proprement dits sont les « pousses » : ceux-ci sont plantées par le Tsadik, à son initiative dans les sphères célestes. Les bonnes actions qui en découlent, en revanche, sont les « pousses des pousses » ; que l’on peut observer chez ses disciples. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

  • ou par l’écoute de l’adhérence : en lien avec notre foi dans le Tsadik de vérité comme il est également enseigné : « Rabbi Nehemia a dit : Si quelqu'un prend sur lui une seule mitsva par une véritable foi, il est digne que le Rouah Hakodesh repose sur lui. Et c'est ainsi que nous trouvons avec Moshé, David et Dévora que dans la plénitude de leur foi, ils chantaient et que le Rouah Hakodesh reposait sur eux. Et ainsi trouvez-vous qu'Israël n'a été racheté d'Égypte qu'en récompense de sa foi. » (Mekhilta de Rabbi Yichmaël) ou encore : « C'est par le mérite de leur foi que le Rouah Hakodesh s'attacha à eux et qu'ils entonnèrent le chant de la mer des Joncs. » (Shemot Rabah 23 : 2). Dans le même élan, nous pouvons une nouvelle fois, citer la traduction de David Stern : « Je ne veux savoir de vous qu'une chose : avez-vous reçu l'Esprit sur le principe de l'observance légaliste des mitsvot de la Torah ou en mettant toute votre foi en ce que vous avez entendu et en y étant fidèle ? (…) Ayant commencé par la puissance de l'Esprit, pensez-vous que vous puissiez atteindre le but par vos propres moyens ? (…) Lorsque D.ieu vous accorde l'Esprit et réalise des miracles parmi vous, le fait-il à cause de votre obéissance légaliste aux mitsvot de la Torah ou parce que vous mettez votre foi dans la prédication que vous avez entendue en y étant fidèle ? » (David Stern, La Bible Juive, p. 1465)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Êtes-vous ainsi insensés ? Vous avez commencé par le souffle ; maintenant, voulez-vous finir par la chair ?

 

 

  • Êtes-vous ainsi insensés : abandonner la doctrine de « l’attachement au Tsadik » doit être considéré comme un acte de folie…

 

  • Vous avez commencé par le souffle : dans « l’Église primitive », l’assurance d’avoir reçu le Rouah Hakodesh et éprouvé ses divines influences, était bien plus absolue et plus vive qu’elle ne l’est en général aujourd’hui. Malgré tout, tout Nazaréen authentique doit tout faire pour pouvoir vivre ces choses lesquels ne sont pas obsolètes comme il est dit : « Le Mashiah Yeshoua est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. » (Hébreux 13 :8) ou encore : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » (Matityahou 28 :20). Chez les ‘hassidim, il est également enseigné au sujet de l’attachement aux Tsadikim : « Grâce au rapprochement des Tsadikim, on accède à la foi parfaite et à l'aspect du Rouah Hakodesh. Grâce à cela, on mérite d’éprouver une immense sim’ha, au point d’en venir à taper des mains et à effectuer des danses de sainteté. En conséquence, on adoucit tous les jugements, et on accède à la sagesse et à la compréhension de la Torah dévoilée et cachée. » (Torah n°10 du Likouté Moharan I) 

 

 

  • maintenant, voulez-vous finir par la chair : comme nous l’avons vu, l’héritage de la Brit Hadasha : Olam Haba, Rouah Hakodesh, etc… doit être le fruit de notre attachement au Tsadik et non de nos propres forces [ou mérites].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Auriez-vous souffert tout cela en vain ? Du moins, si c’était en vain !

 

  • Auriez-vous souffert tout cela en vain : en référence aux épreuves lesquelles se manifestent lorsque nous nous approchons du Rabbi. En effet, « renoncer au passé » n’est pas forcément chose facile et Yeshoua, lui-même, nous a enseigné de porter notre croix comme il est dit : « Il leur dit : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. » (Marcos 8 :34). De ce fait, par les souffrances des Galates, certains entendent les expériences qu’ils avaient faites de la téchouva ; d’autres entendent aussi les souffrances de la persécution puisque généralement, l’Apôtre Shaoul prévenait aussi les communautés Nazaréennes des tribulations qui les attendaient comme il est dit : « Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de talmidim, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l'esprit des talmid, les exhortant à persévérer dans la foi et disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de D.ieu. » (Actes 14 :21-22)

 

  • Du moins, si c’était en vain : la tournure dubitative dont se sert l’Apôtre laisse entrevoir l’espérance d’une téchouva chez les Galates. En réalité, Shaoul dénonce l’erreur doctrinale des « shammaïtes » comme étant encore en voie d’accomplissement, exprimant une forme d’espoir : les Galates peuvent être ramenés dans le chemin de la vérité. Et ailleurs, il est enseigné : « Rien ne résiste au repentir. » (Mishné Torah, Lois du Repentir, chap. 3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Donc, celui qui vous dispense le souffle et opère des puissances parmi vous, est-ce par les œuvres de la tora ou par l’écoute de l’adhérence ?

 

 

  • Donc, celui qui vous dispense : en référence au Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. » (Yohanan 20 :22) et ailleurs, il est rapporté dans les enseignements ‘hassidiques : « Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal, ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : « Réjouissez-vous, ô Tsadikim, en D.ieu. » ; il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le « niveau inférieur de Tsadik » et le Tsadik, appelé le « niveau supérieur de Tsadik » ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

 

 

  • le souffle : poursuivons dans le Tanya : « L’Esprit du Tsadik se trouve véritablement en nous car, il observe ses enfants, ceux qu’il a formés de ses mains, près de lui et ceux-ci sanctifient le Nom béni, proclament sa grandeur et sa sainteté. C’est ce que nous faisons en suivant le chemin de droiture qu’il nous a tracé, par ses voies, en marchant sur ses traces pour l’éternité et à jamais. C’est là ce qu’enseigne le Saint Zohar : Le Tsadik qui décède se trouve dans tous les mondes plus que de son vivant, ce qui veut dire qu’également dans ce monde de l’action, il est encore plus présent. En effet, son action se développe et elle s’élargit considérablement, grâce à la lumière plantée par le Tsadik. Et pour ce qui est des préoccupations terrestres, le saint Zohar établit clairement que les tsadikim protègent le monde, après leur mort, bien plus que de leur vivant. Car, sans leurs prières dans l’autre monde, celui-ci ne se maintiendrait pas même un seul instant. On sait, en effet, que la vie du Tsadik n’est pas physique mais morale. Elle est foi, crainte, amour. Lorsque le Tsadik vit sur la terre, ces trois sentiments s’introduisent dans un réceptacle et dans un vêtement, en un lieu physique, parce que l’âme est liée à son corps. Ses disciples n’en reçoivent donc qu’un reflet, qu’un éclat brillant à l’extérieur du réceptacle, grâce à ses pensées et à ses paroles saintes. C’est la raison pour laquelle, disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, le disciple ne perçoit pas pleinement la compréhension du Maître…  Après son décès, par contre, son âme de vie demeure dans la tombe et elle se sépare de son Esprit englobant alors ces trois sentiments, qui s’élèvent vers le Gan Eden. Dès lors, quiconque est proche de lui peut recevoir également une partie de cet Esprit qui, se trouvant dans le Gan Eden, n’est plus limité par un réceptacle ou bien par le lieu physique. (…) Il est très aisé, pour les disciples, de recevoir leur part de l’Esprit profond du Maître, c’est-à-dire de sa foi, de sa crainte et de son amour par lesquels il servit D.ieu, sans se contenter de leur reflet, éclairant hors du réceptacle. En effet, cet Esprit profond connaît des élévations successives, jusqu’à s’inclure en l’âme proprement dite, la néchama, qui se trouve dans le Gan Eden supérieur, dans les mondes spirituels. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

  • et opère des puissances : en référence aux dons dispensées par le Rouah Hakodesh lors de Shavouot comme il est dit : « Le jour de Shavouot, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du Ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Rouah Hakodesh et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. » (Actes 2 :1-4). Et qu’est-ce que les Apôtres et tous les autres Nazaréens présents ont vraiment reçu ce jour-là ? Ils ont reçu « l’immersion dans le Rouah Hakodesh » prophétisé par Yohanan HaMatbil comme il est dit : « Lui, il vous immergera du Rouah Hakodesh et de feu. » (Matityahou 3 :11)

 

 

  • parmi vous : Hashem a conféré aux Nazaréens une grande diversité de dons spirituels lesquels sont nécessaires pour accomplir notre tâche, soit celle d’annoncer l’Évangile et la parousie. En l’occurrence, voici le détail de ses dons, ou de ses puissances spirituelles : la puissance nécessaire pour mener d’une vie sainte, la puissance nécessaire pour vivre une « vie de crucifié », la puissance nécessaire pour manifester une grande douceur au monde, la puissance nécessaire pour manifester des miracles et des prodiges, la puissance nécessaire pour se renouveler dans un enthousiasme permanent, la puissance nécessaire pour proclamer l’Évangile, la puissance nécessaire pour enseigner la saine doctrine, la puissance nécessaire pour vivre une foi vivante et agissante par l’amour, la puissance nécessaire pour pratiquer le don des langues, la puissance nécessaire pour recevoir l’inspiration prophétique, la puissance nécessaire pour recevoir de nouvelles révélations d’Hashem, la puissance nécessaire pour obéir au Mashiah et ce, quel que soit le prix à payer.

 

  • est-ce par les œuvres de la tora : une telle présence du Rouah Hakodesh [ou de la Shekhina] ne pouvait, en aucun cas, venir de leurs propres œuvres ; au contraire, tout était influencé depuis les mondes supérieurs, par le Rabbi. En fait, par l’intermédiaire du Tsadik, nous avons accès à des merveilles comme il est également enseigné dans la ‘Hassidout Breslev : « Il est dit qu’à l’ouverture de la mer rouge, une simple servante vit des révélations que les plus grands Prophètes ne virent pas. Comment cela est-il possible ? Par le mérite de Moshé Rabbénou, le Tsadik de la génération de l’époque. De même, de nos jours, l’attachement au Tsadik nous propulse dans notre service divin. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • ou par l’écoute de l’adhérence : Hashem ne nous demandera jamais d’atteindre le niveau du Tsadik ; au contraire, il nous demandera plutôt d’être un bon disciple [soumis au Rouah du Tsadik]. En effet, contrairement au Tsadik, le Nazaréen « lambda » n’est pas capable de susciter en lui un niveau constant d’amour de D.ieu qui musellerait en permanence les désirs de son âme animale. Cependant, ce n’est pas parce qu’il ne réussit pas que cela rend son service de D.ieu faux. En fait, bien que son amour de D.ieu fluctue tout au long de la journée, il pourra au moins y accéder par sa connexion avec le Tsadik. Conclusion, ce n’est pas grave qu’un Nazaréen ne soit pas à la hauteur d’être un Tsadik puisque sa tâche est d’exceller à être un bon disciple, simplement influencé par le Tsadik ; telle est sa réalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Comme Abrahâm a adhéré à Elohîms, ce qui lui fut compté pour justification. 

 

  • Comme Abrahâm a adhéré à Elohîms : cela fait référence aux événements décrits dans le chap. 1 du Sefer Béréshit comme il est dit : « Avram eut confiance en l'Éternel, qui le lui imputa à justice. » (Béréshit 15 :6) et dans le Likouté Moharan, cet événement est également rapporté comme il est dit : « Avraham était le premier des croyants comme il est écrit : « Il a eu foi en D.ieu. » (Béréshit 15 :6) et avec le concept d'Avraham, qui est le concept de la foi ; on rompt et élimine l'idolâtrie, l'hérésie et la disgrâce. » (Torah n°28 du Likouté Moharan I)

  • ce qui lui fut compté : la foi d’Avraham fut un gage de salut pour lui comme il est également enseigné par Rachi : « Le Saint Béni soit-Il a considéré comme un mérite le fait qu’Avram avait eu foi en lui. » (Rachi sur Béréshit 15 :6). Dans le même élan, nous pouvons citer le Pniné HaTorah : « La foi en l’Éternel constitue la base fondatrice de la Torah et de l’accomplissement des commandements divins. Le ’Hafets ’Haïm illustrait ce concept par l’exemple suivant : « Un homme est en train de se noyer dans un fleuve. Soudain il aperçoit un arbre. À quelle partie de ce dernier va-t-il tenter de s’agripper ? Non pas aux branches, car ces dernières risquent de se détacher mais plutôt aux racines qui sont solidement ancrées dans le sol et vont donc lui permettre d’échapper à la noyade. À l’instar des racines d’un arbre qui assurent sa stabilité, la foi en l’Éternel constitue la base fondatrice de toute la Torah. Quant aux commandements divins, ils s’apparentent aux branches de l’arbre, car leur respect découle de la nature et de l’intensité de cette foi. » Voilà pourquoi, bien qu’Avraham Avinou respectât tous les commandements divins, c’est précisément sa foi en l’Eternel qui lui fut considérée comme un mérite. (Béréshit 15 :6). Et c’est précisément par ce dernier que l’Éternel assura la survie éternelle du peuple d’Israël comme peuple élu, les sauvant ainsi de la noyade dans les eaux tumultueuses des idéologies mensongères des nations. » (Pniné HaTorah, Parachat Lekh Lekha)

 

  • pour justification : comme il est également enseigné aux Nazaréens de Rome : « Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Avraham. Comment donc lui fut-elle imputée ? Était-ce après, ou avant sa circoncision ? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis mais encore qui marchent sur les traces de la foi d’Avraham Avinou quand il était incirconcis. En effet, ce n'est pas par la Torah que l'héritage du monde a été promis à Avraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi. (…) C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la Torah, mais aussi à celle qui a la foi d'Avraham, notre père à tous. » (Romains 4 :9-16)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     sachez donc que ceux de l’adhérence sont les fils d’Abrahâm.

 

 

  • sachez donc que ceux de l’adhérence : en référence aux Nazaréens lesquels sont remplis d’une forte émouna pour le Mashiah comme il est dit : « Selon ‘Havaqouq, c’est la foi qui doit être à l’origine de tout. Or, la foi est une valeur morale, immuable et n’est pas altérée par la disparition physique. Le Tsadik peut donc la transmettre aux autres [et même lorsqu’il est mort]. En effet, il faut comparer cette situation avec une parole de Hoshéa comme il est dit : « Je les ai menés par les cordes de l’humanité, par les courroies de l’amour. » (Hoshéa 11 :4). La relation instaurée de cette façon est donc immuable, comme si une corde reliait, en permanence, le disciple et le Maître, bien plus puissante que la mort. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

  • sont les fils d’Abrahâm : tout comme Avraham, les Nazaréens d’origine non-Juive « ont cru » en Yeshoua et par ce seul mérite, Hashem leur a compté « comme justice » pour accéder au Olam Haba et pour recevoir toutes grâces spirituelles d’en haut. Néanmoins, comme le précisera Yaakov HaTsadik, la foi doit nécessairement engendrer des œuvres comme il est dit : « Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. » (Yaakov 2 :14-24). En fait, certains Juifs voyaient également la qualité d’être enfants d’Avraham au travers de rapports extérieurs avec lui, comme par « la circoncision » par exemple, ou encore par une descendance « selon la chair ». Shaoul montre qu’être fils d’Avraham, nécessite également de lui ressembler spirituellement… En l’occurrence, les vrais enfants d’Avraham ce sont ceux « qui sont de la foi », soit ceux dont la vie, née de la foi en Yeshoua, est constamment inspirée et dirigée par elle ! Ce fut le même message du Mashiah comme il est dit : « Ils lui répondirent : Notre père, c'est Avraham. Yeshoua leur dit : Si vous étiez enfants d'Avraham, vous feriez les œuvres d'Avraham. » (Yohanan 8 :39). Et au sujet de la émouna, il est enseigné : « La foi en D.ieu constitue le fondement de tous les commandements. La Mekhilta illustre cette idée par la parabole d’un Roi qui entre dans un pays, et se voit solliciter par les habitants d’instaurer parmi eux une législation. Le Roi répond : Acceptez en premier lieu ma royauté ; puis, je promulguerai mes décrets. De même, la foi dans le D.ieu unique est le fondement sur lequel s’appuient tous les commandements. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 20)

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     L’Écrit, prévoyant qu’Elohîms peut justifier les nations par l’adhérence, a d’avance annoncé à Abrahâm que « toutes les nations de la terre seront bénies en toi. 

 

 

  • L’Écrit prévoyant : bien évidemment, il s’agit de la Torah comme il est dit : « Ben Bag Bag dit : Sonde la Torah et sonde-la encore car tout s’y trouve, scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. » (Pirké Avot 5 :21)

 

 

  • qu’Elohîms peut justifier les nations par l’adhérence : comme nous l’avons compris, Hashem avait prévu dans sa Torah, de justifier l’ensemble des nations par l’intermédiaire du Mashiah. Dans les prophéties du Tanakh, il est également enseigné : « Ainsi parle l'Éternel des armées : En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que D.ieu est avec vous. » (Zekharia 8 :23) ou encore : « En ce jour, le rejeton d'Yichaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. » (Yeshayahou 11 :10)

 

 

  • a d’avance annoncé à Abrahâm : comme cela est relaté Sefer Béréshit : « Alors l'Éternel dit : Cacherai-je à Avraham ce que je vais faire ?... Avraham deviendra certainement une nation grande et puissante ; en lui seront bénies toutes les nations de la terre. » (Béréshit 18 :17-18). Selon nos Maîtres, le Mashiah doit également rapprocher les non-Juifs comme il est enseigné : « Et Rabbi Eléazar dit : Quelle est la signification de ce qui est écrit : « Et en vous toutes les familles de la terre seront bénies ? » (Béréshit 12 :3) ; le Saint Béni soit-Il a dit à Avraham : J'ai deux bonnes pousses à vous greffer : Routh la Moavite, l'ancêtre de la maison de David et Naama l'Ammonite, dont le mariage avec Shlomo a conduit à la suite dynastie des Rois de Judée. » (Yévamot 63a)

 

 

  • que toutes les nations de la terre seront bénies en toi : ceci est également une prophétie du Sefer Béréshit comme il est dit : « Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. » (Béréshit 22 :18). Pour compléter toutes les paroles de Shaoul, nous utiliserons également le Targoum Yonathan sur ce passage : « Et tous les peuples de la terre seront bénis par la justice de ton fils, parce que tu as obéi à ma parole. » (Targoum Yonathan, Béréshit 22 :18). Pourquoi parler de la « justice de ton fils » alors que c’est Avraham qui a accompli l’acte de sacrifier Its’hak ? Le Targoum Yonathan, dans une infinie sagesse, va donc rejoindre la pensée de Shaoul : la justice du fils d’Avraham, soit celle du Mashiah, justifiera et bénira toutes les nations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Ainsi, ceux de l’adhérence sont bénis avec Abrahâm, adhérant.

 

 

  • Ainsi, ceux de l’adhérence sont bénis : comme Avraham, les Nazaréens d’origine non-Juive sont aptes pour « agir au nom du Ciel » et pour jouir de toutes les bénédictions divines.

 

 

  • avec Abrahâm, adhérant : Avraham est également considéré par nos Maîtres, comme « l’homme de émouna » par excellence, et agréable au Maître du monde. En conclusion, nous devons tous suivre l’exemple de notre Patriarche ! En effet, citons le Tanya : « Il est connu que les Patriarches sont le char divin. Déjà rencontrée, l’image du char [ce véhicule subordonné à la volonté de son conducteur] exprime l’idée de soumission parfaite. Toute leur vie durant, ils n’eurent de cesse, fût-ce un instant, d’attacher leur esprit et leur âme au Maître du monde, avec cette soumission à son unité. En d’autres termes, les Patriarches ayant à chaque instant la pleine conscience de son unité, ils n’avaient pas de personnalité propre devant D.ieu. C’est cette soumission qui a été illustrée par l’image d’un char. » (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 34)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Car tous ceux des œuvres de la tora sont sous une imprécation. Oui, il est écrit pour cela : Est honni qui ne persévère pas dans toutes les paroles écrites dans le volume de cette tora pour les appliquer. 

 

 

  • Car tous ceux des œuvres de la tora sont sous une imprécation : en référence au Sefer Devarim comme il est dit : « Maudit soit celui qui n'accomplit point les paroles de cette Torah et qui ne les met point en pratique ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Devarim 27 :26) ; Shaoul dénonce par ces paroles le « parti de la circoncision » : ces Nazaréens ne se liaient pas réellement au sacrifice expiatoire du Mashiah mais préféraient baser leurs vies, sur leurs propres mérites spirituels [sur leurs propres mitsvot] et de plus, comme on le sait, ils souhaitaient imposer la circoncision aux non-Juifs [sous peine d’une malédiction dans le Guey-Hinnom]. Or, il est bien précisé dans les enseignements ‘hassidiques : « L'essentiel du repentir ne peut se faire que grâce au rapprochement au Tsadik, comme il est écrit : Un mécréant qui a multiplié ses fautes [soit ses transgressions de la Torah], sa réparation [en dehors des lois de la Torah puisqu’il les transgresse !] consistera à faire des efforts pour faire vivre le Tsadik en lui procurant du plaisir. » (Tsadik 141)

 

 

  • Oui, il est écrit pour cela : Est honni qui ne persévère pas dans toutes les paroles écrites dans le volume de cette tora pour les appliquer : le Tsadik est celui ayant accompli toutes le paroles de la Torah. Comment pouvons-nous vivre en nous fondant sur nos propres mérites lesquels sont tellement déficients ? Cela engendrera forcément des scissions spirituelles… Par conséquent, nous devons certes, pratiquer les mitsvot de la Torah [et ainsi, obtenir des mérites] mais seulement, sur « la base » de notre foi en Yeshoua et non sur nos misérables fondations ! Ailleurs, il est également enseigné : « Le peu de Torah et de prière que chacun étudie et accomplit, bien qu'il soit très précieux aux yeux du Saint Béni soit-Il, ne peut s'élever, à l'endroit où il le doit, que par la force des Tsadikim véritables. Eux seuls peuvent élever tout ce que l'on fait, que ce soit l'étude de la Torah, nos prières et l'accomplissement des mitsvot car à cause de nos fautes, tout notre service divin est loin de la perfection, parce qu'il est rempli de mauvaises pensées et de défauts. C'est pour cette raison que tout peut s'élever, essentiellement, grâce au Tsadik véritable, qui lui a la force d'élever nos prières et tout ce que l'on fait dans le service divin car lui est capable de purifier toutes nos actions, en faisant le tri entre le côté positif et négatif de celles-ci. » (Likouté Halakhot, Piria véRivia, 5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Que maintenant par la tora personne n’est justifié en face d’Elohîms, c’est clair, parce que le juste vit par son adhérence. 

 

 

  • Que maintenant par la tora personne n’est justifié en face d’Elohîms, c’est clair : car seuls, les véritables Tsadikim peuvent arriver à ce niveau ; ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous… Nous pouvons retrouver plusieurs enseignements allant dans ce sens, dans la tradition Juive comme il est dit : « Il y eut dix générations depuis Adam jusqu’à Noa’h : c’est pour montrer combien D.ieu est longanime car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à ce qu’il amène sur eux les eaux du déluge. Il y eut dix générations depuis Noa’h jusqu’à Avraham : c’est pour montrer combien D.ieu est longanime, car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à la venue d’Avraham Avinou qui recueillit la rétribution de tous. » (Pirké Avot 5 : 2) ou encore : « Et Hizqiya a dit que Rabbi Yrmeyahou avait dit au nom de Rabbi Shimon ben Yohaï : J’ai vu des membres de la caste des personnes de premier plan spirituel, qui sont vraiment justes et qui sont peu nombreux. Si elles sont au nombre de mille, mon fils et moi sommes parmi eux. Si elles sont au nombre d’une centaine, moi et mon fils sont parmi eux et si elles sont au nombre de deux, moi et mon fils, c’est nous. » (Soukka 45b). En effet, selon l’enseignement de nos Maîtres ; a contrario d’une humanité déchue, les vrais Tsadikim ne sont pas nombreux. Ne vaut-il pas donc mieux s’approcher du Mashiah et nous soumettre entièrement à son mérite pour mieux nous approcher d’Hashem, ou encore pour accéder au Olam Haba ? D’autant qu’on sait que le Mashiah s'élèvera plus haut qu'Avraham, qu’il grandira plus que Moshé et qu’il sera placé très haut, plus haut que les anges du service divin. (Yalqout Chimoni 2 :476 sur Yeshayahou)

 

 

  • parce que le juste vit par son adhérence : nous ne devons pas lire « vit » mais « il fait vivre » puisque nous vivons par la foi du Tsadik qu'il nous dispense par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh comme il est dit : « Nos Sages disent : Ne lis pas « vit" mais « fait vivre » car le Tsadik fait vivre par sa foi, celle qu’il communique aux autres. Bien entendu, il peut continuer à le faire après sa disparition physique. En effet, le Tsadik peut transmettre la foi aux autres selon les termes du verset du Shir Hashirim : « Ses étincelles sont des étincelles de feu, une flamme divine. » (Shir Hashirim 8 :6) ; de son vivant, le Tsadik distribue la vie avec la plus grande flamme, et c’est aussi pour cela qu’il peut continuer à le faire après avoir quitté ce monde. » (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)


 

 

 

 

 

 

 

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12.     Mais la tora ne procède pas de l’adhérence, mais : celui qui l’accomplit en vit. 

 

 

  • Mais la tora ne procède pas de l’adhérence : l’exemple d’Avraham utilisé précédemment, permet d’établir que la Torah doit en premier lieu, être basée sur la foi comme il est également enseigné dans le Likouté Moharan : « La Torah a un manque lorsqu’il lui manque la foi. Par conséquent, nos Sages ont enseigné : Jusqu'à ce que Havaqouq vienne et déclare : « Le Tsadik vit par sa foi. » (Havaqouq 2 :4) Car par la foi, la Torah est rendue parfaite. » (Torah n°31 du Likouté Moharan I) ou encore par le Rav Avraham Ifra’h : « La première page du Talmud, ouvrage foisonnant de raisonnements humains et logiques, est numérotée du chiffre deux… La raison en est simple : la première page est celle de la foi ! (Rav Avraham Ifra’h)  

 

  • mais celui qui l’accomplit en vit : conclusion, nous ne devons pas chercher dans les œuvres de Torah un moyen de justification ou de salut ; lorsqu’on agit ainsi, on se retrouve non « sous la bénédiction de la Torah » mais bien « sous la malédiction de la Torah » puisqu’on ne pourra jamais s’assumer seul devant Hashem. En effet, nous ne pouvons prétendre à une perfection totale de tous les commandements au même titre qu’un Tsadik du calibre de Yeshoua ; en d’autres termes, selon la justice stricte d’Hashem, nous aurions bien trop de failles spirituels ! Ailleurs, il est enseigné chez les ‘Hassidim : « C'est à ce moment-là que notre service divin a de la valeur et qu'il s'élève. En effet, il se peut que l'on serve le Saint Béni soit-Il mais que tout notre service divin soit d'un niveau de sommeil, qu'il reste en bas et qu'il ne s'élève pas vers Hashem car il lui manque la vitalité nécessaire. Alors Hashem n'a pas de satisfaction de ce service. » (Torah n°60 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Le messie nous a rachetés de l’imprécation de la tora, en devenant à cause de nous imprécation. Il est écrit : Honni, le pendu au bois.

 

 

  • Le messie nous a rachetés de l’imprécation de la tora : en nous liant au Tsadik de vérité, les malédictions engendrées par notre pratique imparfaite de la Torah sont effacées, puisque c'est par lui, que nous sommes maintenant justifiés. Pour mieux comprendre ce concept, nous pourrons nous inspirer une nouvelle fois, des enseignements ‘hassidiques comme il est dit : « Il arrive que des vrais Tsadikim parlent avec des gens dont le comportement est loin d’être parfait. Pourquoi ? Le Tsadik élève son propre esprit pour l’unir à Hashem et de même, l’esprit du méchant s’en trouve emmené vers D.ieu. Le vrai Tsadik parvient alors à faire se repentir les pires pécheurs. » (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

 

  • en devenant à cause de nous imprécation : comme lorsqu’un homme est condamné et qu’un autre, soit un innocent, s’offre pour mourir à sa place en l’arrachant à son châtiment : voilà ce que le Mashiah a fait pour nous. En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’était pas, lui, sous la malédiction de la Torah mais il l’a prise sur lui afin d’en délivrer ceux qui s’y trouvaient comme il est dit : « Lorsque les temps ont été accomplis, D.ieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la Torah, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la Torah, afin que nous reçussions l'adoption. » (Galates 4 :4). En fait, Shaoul parle de la malédiction de la Torah dont le Mashiah nous a rachetés, c’est-à-dire de la peine ou du châtiment dans ce monde ou dans le Guey-Hinnom ; c’est cette peine que Yeshoua a pris sur lui lorsqu’il est mort. Dans les autres Écrits Nazaréens, il est également précisé : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » (1 Kéfa 2 :24) ou encore : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de D.ieu. » (2 Corinthiens 5 :21)

 

 

  • Il est écrit : Honni : en référence au Sefer Devarim comme il est dit : « Celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de D.ieu. » (Devarim 21 :23) ; en d’autres termes, Rabbi Yeshoua a vécu, à notre place, cette malédiction prophétisée par la Torah… néanmoins, toutes ces choses devaient se dérouler de cette façon puisque autrement, comment Yeshoua aurait-il transformé notre malédiction en bénédiction ? Il est également par Shaoul : « Nous, nous prêchons le Mashiah crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs, mais puissance de D.ieu et sagesse de D.ieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que non-Juifs. Car la folie de D.ieu est plus sage que les hommes et la faiblesse de D.ieu est plus forte que les hommes. » (1 Corinthiens 1 :23-25). D’ailleurs, le mystère de la rédemption, ce que Shaoul appelle aussi « la folie de la croix », est la conciliation de ce double fait : la malédiction de la Torah a été prise par un véritable Tsadik alors qu’elle devrait être non pour lui, mais bien pour l’ensemble des pêcheurs ; de ce fait, il s’agit bien d’une folie ! Comment un Tsadik pourrait-il accepté d’être appelé le « maudit » par la Torah ? Comme nous l’avons souligné, c’est que la malédiction a été changée en bénédiction ; Rabbi Yeshoua ayant porté cette malédiction en la clouant avec lui, par la croix.

 

 

  • le pendu au bois : afin de mieux approcher toutes ces notions, nous pourrions relier le sacrifice du Mashiah aux enseignements du Rambam lequel déclare : « On sait, en effet, ce que dit le Ramban, à propos de la manière d’effectuer un sacrifice, afin d’assurer l’expiation de l’homme. Ce dernier doit, en effet, se dire : Il a fauté contre son D.ieu, par son corps et par son esprit ; il eut donc été légitime que son sang soit versé et que son corps soit brûlé mais le bienfait du Créateur lui permet d’offrir un substitut, le sang du sacrifice à la place du sien, son esprit à la place du sien. » (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra). Dans un même élan, nous pourrons aussi nous inspirer des nombreux commentaires du Rabbi David ‘Hanania Pinto afin de mieux intégrer la notion d’un substitut [en raison de nos nombreux péchés] comme il est dit : « Le Saint Béni soit-Il se révéla à Moshé dans la tente d’assignation pour lui demander d’ordonner aux enfants d’Israël d’apporter des sacrifices. A priori, il aurait été logique que l’homme lui-même doive faire le sacrifice de sa vie pour voir ses péchés expiés mais, dans sa miséricorde, l’Eternel lui a demandé d’apporter une bête à sa place. Toutefois, il lui appartient de percevoir le message sous-jacent : à l’instar de l’animal sacrifié et consumé sur l’autel, il doit être prêt à se sacrifier pour le Créateur. Cependant, si l’on peut mener une bête vers l’abattoir, de gré ou de force, il demeure impossible de contraindre un homme, animé de volontés propres et disposant du libre arbitre, à se sacrifier pour D.ieu. S’il en est ainsi, comment l’homme peut-il parvenir à ressentir une profonde volonté de se sacrifier pour son Créateur ? La position du Ramban relative au but des sacrifices nous éclaircit à ce sujet, il explique qu’ils visaient à susciter la réflexion de l’homme qui, constatant le traitement subi par l’animal sacrifié, réalisait ce qu’aurait dû être son propre sort, en raison de ses péchés. Il comprenait ensuite que l’Eternel, dans sa grande miséricorde, désirait l’épargner de tels châtiments, infligés à l’animal en guise d’expiation... La vision de l’abattage de la bête et de l’aspersion de son sang faisait naître en l’homme des pensées de contrition, ainsi qu’un désir ardent de trouver grâce aux yeux du Tout-Puissant afin d’éviter de devoir connaître le même sort que cet animal. » (Rabbi David ‘Hanania Pinto). Conclusion, sous l’Alliance Renouvelée, notre devoir de sacrifier notre volonté devant celle de D.ieu est d’autant plus importante puisque le Mashiah s’est livré lui-même en vue de nos fautes, l’impact dans la conscience dot être d’autant plus important que s’il s’agissait d’un simple animal. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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14.     afin que la bénédiction d’Abrahâm parvienne aux nations par Iéshoua’ le messie, pour que nous recevions la promesse du souffle par l’adhérence.

 

  • afin que la bénédiction d’Abrahâm parvienne aux nations : comme nous l’avons déjà souligné, par la mort expiatoire du Mashiah, la bénédiction promise à Avraham Avinou dans le Sefer Béréshit, a pu s’étendre jusqu’aux non-Juifs ; toutes ces choses avaient également prophétisé comme il est dit : « Je t'établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. » (Yeshayahou 49 :6) ou encore : « L'Éternel découvre le bras de sa sainteté, aux yeux de toutes les nations ; et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre D.ieu. » (Yeshayahou 52 :10)

 

 

  • par Iéshoua’ le messie : il est clairement relaté dans la tradition Juive que le Mashiah devrait mourir pour les autres [et finalement, même pour les non-Juifs] comme il est dit : « Car le Mashiah ben Yossef ne vient pas pour lui-même, il ne vient que pour amener le Mashiah ben David. Car il donnera son âme et il sait que sa mort et son sang serviront d’expiation pour la nation de D.ieu. » (Yalqout Moshiach) et au sujet du Mashiah, il est également enseigné dans la ‘Hassidout Breslev : « Dans le futur, les deux Messies, le Mashiah ben Yossef et le Mashiah ben David, vont conquérir les nations et il existe un seul Tsadik qui inclut en lui les deux Messies. » (Hayé Moharan, Conversations et histoires, chap. 6) 

 

 

  • pour que nous recevions la promesse du souffle : le bien immense qui était promis, c’était l’effusion du Rouah Hakodesh comme il est dit : « Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les Cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les Cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. » (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

  • par l’adhérence : dans le Mashiah Yeshoua comme il est dit : « Est-il possible de s’attacher au divin ? Les Sages ont répondu : Tout celui qui s’attache à un Sage de la Torah, la Torah le considère comme s’étant attaché à D.ieu. » (Kétouvot 111b)

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Frères, je parle en homme : personne ne rejette ou ne fait des additions à un pacte humain, une fois signé.

 

 

  • Frères, je parle en homme : l’Apôtre Shaoul va maintenant, illustrer toutes ces paroles avec des exemples concrets de la société humaine et ce, afin de faciliter la compréhension à son auditoire.

 

 

  • personne ne rejette ou ne fait des additions à un pacte humain, une fois signé : et en effet, logiquement, on ne peut pas annuler un contrat [ou un pacte] signé.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Or les promesses ont été énoncées pour Abrahâm et sa semence. Il n’est pas dit : pour ses semences, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais d’une seule : pour ta semence, qui est le messie.

 

  • Or les promesses ont été énoncées pour Abrahâm et sa semence : les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique dont les termes sont mentionnés dans le Sefer Béréshit ; les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une brakhah extraordinaire répandue au milieu de toutes les nations. Cette doctrine développée par l’Apôtre Shaoul trouve écho dans l’interprétation du Sforno comme il est dit : « « Lorsqu'ils invoqueront tous le nom de l'Éternel » (Tsefania 3 :9) pour le servir d'un même élan, alors ils s'entre-béniront grâce à ta descendance et ils s'efforceront de leur ressembler. « Du fait que tu as écouté ma voix » (Béréshit 22 :18) : la récompense d'une mitsva est la mitsva, tu mériteras alors que tes enfants deviennent un étendard pour les peuples en enseignant aux nations le service de l'Éternel, qu'il soit béni et pour toi cela sera considéré comme justice. » (Commentaires du Sforno). Selon le Sforno, à l'époque messianique les nations ne se contenteront plus d’être coupés d’Hashem ; au contraire, ils souhaiteront véritablement se rapprocher de lui ; en soi, les non-Juifs seront bénis par le peuple Juif et par Avraham, soit celui qui représente le Tsadik. Comme nous l’avons compris, il suffit maintenant de relier tous ces enseignements à la ligature de Yeshoua.

 

 

  • Il n’est pas dit : pour ses semences : cette brakhah s’est accomplie par l’intermédiaire du Mashiah Yeshoua lequel est considéré comme la véritable semence d’Hashem comme il est enseigné dans la Torah Orale : « Cette semence qui nous vient d'un autre lieu, qu'est-elle ? C'est le Roi Messie. (Béréshit Rabah 51 :8)

 

 

  • comme s’il s’agissait de plusieurs, mais d’une seule : pour ta semence, qui est le messie : on pourra également s’inspirer du Midrash Routh Raba pour mieux nous approcher de la notion de « cette semence » messianique comme il est enseigné : « Et les femmes ont dit à Naomi : « Béni soit Hashem, qui ne t'a pas refusé un rédempteur aujourd’hui ! Que son nom se perpétue en Israël. » (Routh 4 :14). (…) Il en sera ainsi pour votre postérité, il s'élèvera et régnera en Israël pour toujours. (…) Et Rabbi Tan’houma au nom du Rabbin Shmouel a dit : Il est écrit là : « Afin que nous puissions maintenir la vie à travers la semence de notre père. » (Béréshit 19 : 32). Il n'est pas écrit un fils, mais plutôt la semence, c'est la semence elle-même qui viendra d'un autre endroit. Et où est-ce ? Ceci est le Roi Messie. » (Routh Rabah 7 :15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Je dis cela : la tora est née quatre cent trente ans après un pacte ratifié par Elohîms. Elle ne l’annule pas, ce qui serait abolir la promesse.

 

 

  • Je dis cela : la tora est née quatre cent trente ans : comme il est dit : « Le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans. » (Shemot 12 :40) et à Rachi de préciser : « 30 ans et 400 ans : il s’est écoulé, entre la naissance de Yits’hak et maintenant, 400 ans. C’est à partir du jour où Avraham aurait une postérité que devait s’accomplir la promesse : « Savoir, tu sauras, que sera étrangère ta descendance sur une terre qui ne sera pas la sienne. » (Béréshit 15 :13). Et 30 ans ont passé entre cette annonce, faite lors de l’alliance entre les bêtes découpées, et la naissance de Yits’hak. » (Rachi) 

 

 

  • après un pacte ratifié par Elohîms : il s’agit de l’Alliance entre les morceaux.

 

  • Elle ne l’annule pas : en rappelant les 430 ans, l’Apôtre Shaoul n’entend pas observer une chronologie rigoureuse, mais il souhaite simplement exprimer avec vigueur, par ce chiffre connu, le « long intervalle » écoulé entre la promesse faite à Avraham et la Torah. En d’autres termes, la promesse a été donnée à Avraham et cette promesse ne peut pas être annulée par la Torah, laquelle est venue bien après ; au contraire, la Torah est venue pour confirmer cette promesse.

 

 

  • ce qui serait abolir la promesse : comme nous venons de le souligner, la Torah ne peut pas être en contradiction avec la promesse [celle de bénir toutes les nations] car elle place tous les hommes « sous le péché », afin qu’ils puissent se réfugier par la foi [dans le cadre de la justification] dans la miséricorde d’Hashem : croire en la postérité d’Avraham, soit en Rabbi Yeshoua.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Oui, si l’héritage vient par la tora, ce n’est plus par la promesse. Mais Elohîms a fait grâce à Abrahâm par la promesse.

 

 

  • Oui, si l’héritage vient par la tora, ce n’est plus par la promesse : l’héritage promis concerne « la bénédiction des nations ».

 

  • Mais Elohîms a fait grâce à Abrahâm par la promesse : cet héritage fut promis au Patriarce Avraham sur la base d’une « promesse d’Hashem » et non sur la base de la Torah ; et il est clairement enseigné : « D.ieu n'est point un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ? » (Bamidbar 23 :19) ou encore : « Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir. » (1 Shmouel 15 :19) ou encore : « Il ne peut se renier lui-même. » (2 Timotheos 2 :13)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Alors, pourquoi la tora ? Elle a été ajoutée en raison des transgressions jusqu’à ce que vienne la semence de la promesse. Elle a été commandée par les messagers en main d’un médiateur.

 

  • Alors, pourquoi la tora : puisque le salut est désormais, accordé par grâce et reçu par notre attachement au Tsadik [au détriment des œuvres de la Torah] ; quelle est donc le but de la Torah dans ce contexte ? En réalité, le but de la Torah, c’est justement le Mashiah comme il est dit : « Le Mashiah est le but de la Torah. » (Romains 10 :4) et de la même façon, il est enseigné dans les ‘hassidim : « La Torah n’a pas pour vocation d’acquérir un savoir mais de faire pénétrer en nous de la émouna. En ce sens, elle est synonyme de connexion et non de savoir. » (Rav Avraham Ifra’h). En d’autres termes, le but de la Torah est de nous faire comprendre que nous avons grandement besoin de passer par un Tsadik [du niveau de Moshé] lequel aide ses talmidim à se hisser à son niveau, en leur faisant monter des degrés dans leur Avoda Hashem [par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh]. On ne peut se passer d’intégrer ses notions et d’ignorer le Tsadik. En effet, pour mieux comprendre ces propos, nous citerons une nouvelle fois, les enseignements du Rav Avraham Ifra’h : « Toute la Torah nous a été enseignée mais à notre venue dans ce monde, tout nous a été retiré ! Quel est donc le remède pour se rappeler ? L’attachement aux Tsadikim véritables, qui incluent les âmes du Am Israël et constituent une source de mémoire infinie. Le grain de blé qui pousse dans le Minnesota a un message divin à faire passer, le Tsadik le connaît ; à fortiori connaît-il notre âme, son but et sa destinée. En s’attachant aux véritables Tsadikim, nous permettons de raviver notre mémoire. Et plus notre attachement est fort, plus l’aide du Tsadik l’est, plus nous sommes amenés à nous attacher davantage et ravivons notre mémoire au quotidien. Cette faculté, propre au Tsadik de la génération, paraît parfois étonnante, incompréhensible mais c’est pourtant vrai, le Tsadik, comme Moshé Rabbénou à l’époque de la sortie d’Égypte et du don de la Torah, peut nous propulser dans notre service divin. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • Elle a été ajoutée en raison des transgressions : voici le schéma présenté par Shaoul tout au long de ses Lettres : un des buts de la Torah est de souligner l'ampleur de nos défauts, non pour nous condamner (!) mais plutôt pour nous révéler une miséricorde bien plus grande : celle contenue dans le Tsadik de vérité. En termes plus simples, il est enseigné par Shaoul : « Le Mashiah est le but de la Torah pour la justification de tous ceux qui croient. » (Romains 10 :4) ; la Torah est bien évidemment, loin d’être mauvaise, elle est simplement un outil nécessaire [dans le rôle de la justification] pour nous conduire vers le Tsadik [tel un pédagogue] comme il est dit : « Or, nous savons que tout ce que dit la Torah, elle le dit à ceux qui sont sous la Torah, afin que toute bouche soit fermée et que tout le monde soit reconnu coupable devant D.ieu. Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la Torah, puisque c'est par la Torah que vient la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la Torah est manifestée la justice de D.ieu, à laquelle rendent témoignage la Torah et les Prophètes, justice de D.ieu par la foi dans le Mashiah Yeshoua pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction.  Car tous ont péché et sont privés de la gloire de D.ieu et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Mashiah Yeshoua. C'est lui que D.ieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice. » (Romains 3 :19-25). Dans le même élan et d’autres mots, David Stern a écrit : « La « Torah » crée les transgressions parce qu'elle contient des commandements que les gens transgressent et que la nature humaine, en effet, prend un malin plaisir à transgresser. (Romains 7 :7-12). Heureusement, dans certains cas, la culpabilité ressentie provoque en eux un désespoir tel, qu'ils prennent conscience qu'ils n'arriveront jamais à gagner les faveurs de D.ieu par leurs propres œuvres, si bonnes soient-elles. Ils se sentent alors poussés à la repentance et implorent le Seigneur, en toute humilité de les pardonner en plaçant leur confiance en lui. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 594). En fait, la « seule issue » possible proposée par la Torah, est de s’en remettre complétement entre les mains du Tsadik de vérité.

 

  • jusqu’à ce que vienne la semence de la promesse : la justification passait par la Torah mais ce temps est révolu, la semence étant venu… Et pourquoi ? Car tout pêcheur par ses fautes, attire la lumière divine dans des endroits bas et sales ; et malheureusement il ne provoque que des détériorations. Néanmoins, par son éveil à la téchouva, il peut réparer et créer de « nouveaux réceptacles » pour une nouvelle et merveilleuse lumière car la chute et l'éloignement n'ont en réalité, pas d'autres buts que de l'élever et le rapprocher de D.ieu, et que toutes ses fautes se transforment [dans le cadre de la justification] en mérites. Tout ceci ne lui est possible qu'en s'attachant au Mashiah, le seul capable de réveiller l'homme au repentir, de l'encourager et d'élever l'étincelle de bien qu'il possède. C'est pourquoi, nous devons rechercher avec acharnement un tel Tsadik capable de mettre en œuvre ces réparations, quelles que soient nos détériorations. 

 

  • Elle a été commandée par les messagers : la Torah a été donnée aux hommes par les anges comme il est également enseigné : « Rabbi Yéhochoua Ben Levi dit : Lorsque Moshé Rabbénou est monté dans les hauteurs pour aller recevoir la Torah, les anges du service divin s’exclamèrent devant Hashem en disant : Maître du monde ! Que vient faire un homme né d’une femme parmi nous ? Hashem leur répondit : Il vient pour recevoir la Torah. Les anges ajoutèrent : Comment peux-tu faire don d’une chose aussi précieuse que ta Torah, à des êtres faits de chair et de sang ? Cette Torah que tu as préservée durant 974 générations avant la Création du monde ? Hashem s’adressa à Moshé Rabbénou et lui dit : Donne-leur une réponse. Moshé dit à Hashem : Maître du Monde ! Je crains qu’ils ne me consument par le souffle de leurs bouches. Hashem lui dit : Attrape mon Trône et donne-leur une réponse. Moshé dit devant Hashem : Maître du Monde ! Dans la Torah que tu t’apprêtes à me donner, qu’y a-t-il d’écrit ? Je suis l’Éternel ton D.ieu qui t’a fait sortir d’Égypte. Vous les anges, êtes-vous descendus en Égypte ? Avez-vous été asservis par Pharaon ? Pourquoi la Torah serait-elle votre propriété ? Qu’y a-t-il d’écrit encore ? Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Vivez-vous parmi les nations idolâtres ? Qu’y a-t-il d’écrit encore ? Souviens-toi du jour du Shabbat afin de le sanctifier…Faites-vous un travail, au point d’avoir besoin de vous reposer ? Qu’y a-t-il d’écrit encore ? Tu ne prononceras pas le nom d’Hashem en vain. Pratiquez-vous le commerce pour avoir recours au serment par le nom d’Hashem ? Qu’y a-t-il d’écrit encore ? Respecte ton père et ta mère. Avez-vous un père ou une mère ? Qu’y a-t-il d’écrit encore ? Tu ne commettras pas le meurtre ; tu ne pratiqueras pas la débauche ; tu ne voleras pas. Y a-t-il de la jalousie parmi vous ? Y a-t-il le Yetser Hara en vous ? À ce moment-là, les anges approuvèrent la décision divine de donner la Torah à Israël. » (Shabbat 88b)

 

 

  • en main d’un médiateur : Moshé Rabbénou, lequel fut un médiateur entre Israël et les mondes supérieurs. Quelle était la véritable intention de l’Apôtre Shaoul en rappelant le rôle de « médiateur » de Moshé ? La relation qu’il présente « Hashem – Yeshoua - toute la Création » est en réalité, comme celle relatée dans la Torah : « Hashem – Moshé – Israël » et en effet, nous voyons que tout passait par Moshé : don de la Torah, explications de la Torah, etc… En fait, comme nous n'avons pas le niveau d'être directement connecté avec le divin, nous devons passer par le Tsadik et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Hashem n'a donné que les deux premiers commandements et que Moshé a enseigné tout le reste au peuple… Et pour aller encore plus loin, ce fut le peuple Juif lui-même qui demanda avec instance la médiation de Moshé, ne pouvant supporter la présence, ni la parole directe d’Hashem comme il est dit : « Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. À ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l'éloignement. Ils dirent à Moshé : Parle-nous toi-même et nous écouterons mais que D.ieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions. Moshé dit au peuple : Ne vous effrayez pas car c'est pour vous mettre à l'épreuve que D.ieu est venu et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple restait dans l'éloignement mais Moshé s'approcha de la nuée où était D.ieu. » (Shemot 20 :18-21). Conclusion, c’est le peuple d’Israël qui a demandé le Tsadik pour mieux intégrer les concepts de la Torah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Or le médiateur n’est pas d’un seul, mais Elohîms est un.

 

 

  • Or le médiateur n’est pas d’un seul : Shaoul va également exposer ce principe bien connu, qu’un médiateur ne l’est jamais d’une seule partie mais bien de « deux distinctes » lorsqu’il s’agit de rapprocher ou encore de réconcilier. Tel était Moshé, entre D.ieu et le peuple d’Israël et comme l’est maintenant Yeshoua avec la Kéhila Nazaréenne comme il est dit : « Car il y a un seul D.ieu, et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme. » (1 Timotheos 2 :5). À ce sujet, il est également enseigné : « Le Tsadik, comme conduit entre la terre et les Cieux, atteint le haut, touche les Cieux, est transformé et se tourne pour transformer les autres. Il devient une source d’esprit pour toutes personnes…Tout comme le conduit est simplement le moyen pour joindre deux extrémités, le Tsadik est l’humble lien entre D.ieu et les personnes. » (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy) ou encore : « S’attacher au Tsadik n’est pas un acte casuel qui doit être placé au même niveau que les évènements ordinaires de la vie. C’est un acte d’une ultime signification, une jointure et une rencontre de l’Esprit. »  (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

 

  • mais Elohîms est un : c’est pourquoi nous devons tous parvenir au « echad » avec le médiateur et alors notre « séparation avec D.ieu » disparaîtra… En effet, comme l’Apôtre Shaoul l’expliquera aux Corinthiens, Rabbi Yeshoua de Natzeret, soit le véritable médiateur et Tsadik entre D.ieu et les hommes, remettra tout à Hashem afin qu'il soit tout et en tous : « Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que D.ieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15 :28). Toutes ces notions de Shaoul sont également détaillées dans la téfila du Mashiah comme il est dit : « Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t'a point connu ; mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que je sois en eux. » (Yohanan 17 :20-26)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     Alors, la tora serait-elle contre les promesses d’Elohîms ? Certes non ! Oui, s’il avait été donné une tora capable de faire vivre, alors la justice viendrait réellement de la tora.

 

 

  • Alors, la tora serait-elle contre les promesses d’Elohîms ? Certes non : lorsqu’un homme fauteur, qu’il soit Juif ou non-Juif, accepte par la foi « son Olam Haba » non par ses mérites mais par ceux du Tsadik, il est important de noter qu’il s’agit de la part d’Hashem d’une faveur parfaite totalement imméritée ; et comme l’expliquera Shaoul, cette faveur est le fruit de la promesse faite à Avraham Avinou avant le don de la Torah. Or, la Torah ne peut que confirmer cette miséricorde d’Hashem puisqu’elle est le plan du monde comme il est dit : « La Torah est le plan du monde à partir duquel D.ieu créa l'univers. » (Zohar, Toledot 134). Et effectivement, nous pouvons le constater lorsque le Roi David rendra lui-même témoignage de cette miséricorde (Romains 4 :6) lorsqu'il a déclaré avec force : « Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! Heureux l'homme à qui l'Éternel n'impute pas d'iniquité ! » (Téhilim 32 :1-2) et ce n'est pas étonnant car le Talmud enseigne : « Le Roi David remonta son fils Avchalom des sept niveaux de l’enfer, jusqu'au Jardin d'Eden. » (Sota 10b) ; entendre qu'Hashem a justifié Avchalom par le seul mérite du Roi David, la représentation du Mashiah. Au sujet de ce passage talmudique, Rabbi Na'hman de Breslev a également témoigné avec force : « Je peux en faire autant que David ! » (Tsadik 298) ; en termes plus simples, les Tsadikim peuvent justifier un homme et le sortir du Guey-Hinnom !  De plus, comme nous l’avons vu, même Matan Torah a eu recours au besoin d’un médiateur : Moshé, soit le Tsadik de la génération comme il est dit : « Je me tins alors entre l'Éternel et vous, pour vous annoncer la parole de l'Éternel car vous aviez peur. » (Devarim 5 :5)

 

 

  • Oui, s’il avait été donné une tora capable de faire vivre : comme nous l'avons déjà expliqué plus en détail dans les commentaires précédents, nous ne pouvons pas vivre par notre propre justice, résultant de notre propre pratique [de la Torah] puisque la majorité des hommes sont loins d’êtres parfaits contrairement aux Tsadikim véritables lesquels sont le reflet d’Hashem [et peuvent rentrés vivants dans le Gan Eden] comme il est dit : « Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la Création. » (Colossiens 1 :15) ou encore : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Yohanan 1 :14)

 

 

  • alors la justice viendrait réellement de la tora : mais ce n’est pas le cas puisqu’il nous faut « marier » notre justice et notre pratique avec les mérites du Tsadik.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Mais l’Écrit a tout enfermé sous la faute, pour que, par l’adhérence à Iéshoua’ le messie, la promesse soit donnée à ceux de l’adhérence.

 

 

  • Mais l’Écrit : cette parole est en lien avec la Torah, et avec le Tanakh en général.

 

 

  • a tout enfermé sous la faute : le but cachée de la Torah était de nous conduire vers le Tsadik puisque Hashem, par sa Torah, a enfermé tous les hommes « sous le pouvoir de la faute », afin qu’ils se sentent pressés de recourir à sa miséricorde [manifestée en Yeshoua].

 

  • pour que, par l’adhérence à Iéshoua’ le messie : la Torah d’Hashem exige une perfection sans failles, une droiture exemplaire mais malheureusement, la plupart des hommes échouent dans sa mise en pratique ; c’est seulement par l’attachement au Tsadik de vérité que le fauteur peut atteindre la dite « perfection ». En effet, il est enseigné : « Malgré le fait que l'homme se fatiguera et travaillera dur dans sa Avoda Hashem, il ne pourra jamais atteindre, seul, ce qu'il pourrait atteindre grâce au rapprochement aux Tsadikim. » (L'attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël) ; autrement dit, la perfection « seule » et déconnectée du Tsadik de vérité n’existe pas non seulement dans ce monde mais également dans la justification du monde futur.

 

 

  • la promesse soit donnée à ceux de l’adhérence : Hashem reçoit un fauteur dans le Tsadik, pardonne dans le Tsadik et justifie l’homme repentant et croyant dans le Tsadik ; D.ieu le traite comme s’il était juste et comme s’il n’avait jamais fauté, toutes ses fautes sont effacées et à ce sujet, Yeshayahou a prophétisé : « J'efface tes transgressions comme un nuage, et tes péchés comme une nuée ; reviens à moi car je t'ai racheté. » (Yeshayahou 44 :22) ou encore Yohanan : « Tu as racheté pour D.ieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. » (Révélation 5 :9). L’Apôtre Shaoul était désireux de partager cette Bonne Nouvelle aux Juifs comme aux non-Juifs. En effet, la « justice d’Hashem » est toujours disponible pour toute l’humanité, et celle-ci est disponible gratuitement, non par nos bonnes œuvres, ni par nos mérites mais par le simple attachement au Tsadik de vérité comme il est dit : « Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites mais selon sa miséricorde. » (Titus 3 :5)  

 

 

 

 

 

 

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23.     Avant que vienne l’adhérence, nous étions enfermés sous la garde de la tora, jusqu’à ce que l’adhérence soit découverte.

 

 

  • Avant que vienne l’adhérence : il est également enseigné dans les milieux 'hassidiques Breslev qu'une fois que le Tsadik de vérité s’est dévoilé dans le monde, il est une obligation de passer par son intermédiaire ; nous en avons un exemple avec Yossef et ses frères. (Rav Avraham Ifra'h) ; en d'autres termes, si tu ne te soumets pas au Tsadik dans sa justification parfaite ou dans son seul mérite, Hashem t'y soumettra par la famine [spirituelle] comme pour les frères de Yossef d’où le fait qu’il soit également enseigné : « En vérité, l'accomplissement de la Torah, c'est le rapprochement au Tsadik. » (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël) 

 

 

  • nous étions enfermés sous la garde de la tora : il faut comprendre au travers des paroles de Shaoul un principe fondamentale : la Torah dans toutes ses formes [soit dans les mitsvot, dans les préceptes halakhiques, dans ses enseignements reliés au moussar, etc.] pointe en chacun de nous, non seulement nos lacunes pour la respecter mais aussi nos manques, nos carences, nos défauts, nos mauvais sentiments, etc... Si tout ceci nous permet bien évidemment de nous améliorer [dans un processus de sanctification indispensable !] ; la Torah, involontairement, engendre en chacun de nous, une culpabilité réelle devant Hashem car nous ne pouvons pas la respecter de façon parfaite ; nous échouerons toujours dans la téchouva, dans une mitsva, dans du lachon hara, dans notre couple, dans notre relation avec notre prochain, etc… La Torah étant parfaite en elle-même, elle ne peut prétendre enlever complétement la faute présente dans la vie des hommes ; ce qu’elle peut faire toutefois, c’est conduire le fauteur [étant incapable de la respecter] à rechercher une issue de secours. Quelle est telle ?  L’issue de secours est la seule miséricorde gratuite d'Hashem manifestée dans l’œuvre de Yeshoua comme il est dit : « L'amour de D.ieu a été manifesté envers nous en ce que D.ieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé D.ieu mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si D.ieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » (1 Yohanan 9 :4-11)

 

 

  • jusqu’à ce que l’adhérence soit découverte : comme il est également enseigné : « Toute la Torah est complètement enfermée dans la foi, comme il est écrit : « Mais les justes vivront par la foi. » (Havaqouq 2 :4). Et concernant Avraham, il est dit : « Et il crut au Seigneur et il le lui compta pour justice. » (Or’hot Tsadikim 9 :62) ; conclusion, pour les Nazaréens, la Torah s’est « enfermée » dans notre foi en Yeshoua comme il est dit : « Mais, lorsque la bonté de D.ieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par une immersion dans la régénération et le renouvellement du Rouah Hakodesh, qu'il a répandu sur nous avec abondance par le Mashiah Yeshoua notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. Cette parole est certaine et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en D.ieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. » (Titus 3 :4-8)

 

 

 

 

 

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24.     Ainsi, la tora a été notre pédagogue vers le messie, pour que, par l’adhérence, nous soyons justifiés.

 

 

  • Ainsi, la tora a été notre pédagogue : dans un Midrash Juif, la Torah est également appelée « pédagogue » puisqu’elle fait l’éducation du peuple Juif comme il est dit : « Rabbi Hoshaya a dit : J'étais à ses côtés comme le maître d’œuvre [amon] et je faisais ses délices, jour après jour, m'ébattant tout le temps en sa présence. » (Mishlei 8 :30) et « amon » signifie « pédagogue ». (…) Alternativement, « amon » signifie aussi « artisan ». La Torah a donc dit : « J'étais l'outil artisanal d’Hashem ». À la manière du monde, un roi de chair et de sang qui construit un château ne le fait pas de sa propre connaissance mais plutôt de la connaissance d'un architecte ; et l'architecte ne le construit pas à partir de sa propre connaissance mais plutôt il a des parchemins et des livres pour savoir comment faire des chambres et des portes. De même, Hashem regarda la Torah et créa le monde. » (Béréshit Rabah 1 :1)

 

 

  • vers le messie : Shaoul, afin de mieux exposer les différentes fonctions de la justification, va souvent utiliser le mot « Torah » au sens large comme tout Juif de l'époque était censé le comprendre ; en d'autres termes, dans les Écrits Nazaréens, lorsque Shaoul fera référence au monde de la Torah, il y fera principalement référence dans son rôle de « pédagogue » nécessaire pour comprendre l’importance du Tsadik de vérité étant venu pour couronner la « Torah de la foi. » (Romains 3 :27). À ce sujet, il est enseigné dans les milieux 'hassidiques Breslev : « La Torah et les mitsvot sont des lumières et des bougies, pour quérir et chercher par elles, le Tsadik authentique jusqu'à ce qu'on l'ait trouvé. » (Otsar Hahira, Tsadik 57)

 

 

  • pour que, par l’adhérence, nous soyons justifiés : par notre attachement au Tsadik, nous obtenons la véritable rédemption non seulement dans ce monde mais également dans l’autre comme il est également enseigné dans les milieux ‘hassidiques : « C’est précisément toute la grandeur du Tsadik : celle d’avoir cette capacité à nous connecter à l’arbre de vie. Trouver le Tsadik, c’est avoir une chance inouïe, c’est être soulagés, c’est enfin pouvoir déposer ses valises. » (Rav Avraham Ifra’h). L'homme devra donc s'attacher au Tsadik, ce qui est l'étape primordiale puisque le Tsadik a intégré totalement la Torah dans ses entrailles. (Yohanan 1 :14). Et comme nous l’avons vu, par sa émouna et ses mérites, le Tsadik fait vivre celui qui s'attache à lui ; et le Tsadik possède tous les pouvoirs pour changer son « cœur de pierre » en « cœur de chair » comme il est dit : « Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent mes ordonnances et qu'ils observent et pratiquent mes lois et ils seront mon peuple, et je serai leur D.ieu. Mais pour ceux dont le cœur se plaît à leurs idoles et à leurs abominations, je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, dit le Seigneur, l'Éternel. » (Yehezqel 11 :19-21). L'homme bâtira alors « sa vie de Torah et de mitsvot » sur ce fondement qu'est le Tsadik, et chacun s'attachera au Tsadik selon la nature de son âme mais dans tous les cas, la justification d’un Nazaréen passera obligatoirement par Yeshoua [et non par ses mérites personnels].

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.     Mais l’adhérence venue, nous ne sommes plus soumis à un pédagogue.

 

 

  • Mais l’adhérence venue : Shaoul fait de nouveau, référence « au mérite du Tsadik » nous permettant d’être justifié devant Hashem et ce, de toutes nos carences spirituelles comme il est également enseigné chez les ‘hassidim de Breslev : « Nous devons nous appuyer sur le Tsadik, placez nos vies entre ses mains et entre celles d’Hashem. » (Rav Avraham Ifra’h) ou encore : « La connaissance de l’essence des choses est réservée au Tsadik car la vérité est toujours dissimulée ; et c’est la raison pour laquelle, nous plaçons notre compréhension de la Torah entre les mains du Tsadik. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

COMMENTAIRE

 

Afin de mieux appréhender tous ces passages, nous pourrions de nouveau, citer la traduction proposée par David Stern : « Avant que le temps de la confiance [en D.ieu] et de la fidélité n'arrivent, nous étions tous assujettis au système qui a perverti la Torah en légalisme, gardés jusqu'à ce que cette confiance et cette fidélité soient révélées [puisque pratiquer la Torah avec notre foi dans le Tsadik est le vrai but de la Torah !]. Ainsi la Torah a été comme une gardienne jusqu'à ce que vienne le Mashiah, afin que nous puissions être déclarés justes sur le principe de la confiance [en D.ieu] et en étant fidèles. Mais maintenant que le temps de la confiance en D.ieu et de la fidélité est arrivé [avec Yeshoua], nous ne sommes plus dépendants de cette gardienne [au niveau de la justification !]. » (David Stern, La Bible Juive, p. 1465)

 

 

  • nous ne sommes plus soumis à un pédagogue : nous ne sommes plus soumis à nos carences spirituelles. En effet, notre justification se trouvant en Yeshoua, nous ne sommes plus contraints de produire la nôtre ; en termes plus simples, la « soumission obligatoire » [ou le légalisme prêché par les Nazaréens de branche « shammaïte »] aux mitsvot pour plaire à Hashem ou pour « obtenir des mérites » ou pire, pour aller au Olam Haba n’est plus justifiée ; les Nazaréens doivent accomplir la Torah simplement chacun selon son niveau et chacun selon son rythme, puisque toute notre vie spirituelle et matérielle est désormais, englobée par le mérite du Tsadik lequel nous a promis une entrée au Gan Eden. En effet, ce n'est que par la grâce et la miséricorde d'Hashem [manifestées dans l'œuvre du Tsadik] qu’un Nazaréen reçoit son « pass d'entrée » pour le Olam Haba ; et tout ce que nous enseignons et/ou pratiquons doit parfaitement être en accord avec ces principe fondamentaux comme il est dit : « Le Mashiah Yeshoua est la pierre angulaire. » (Ephésiens 2 :20) ou encore : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ! » (Yohanan 15 :5). Toujours dans le même élan et avec d’autres mots, David Stern a écrit : « Ce à quoi la mort et la résurrection de Yeshoua ont mis fin, ce n'est pas la partie légale de la Torah mais le besoin qu'avait le peuple Juif de chercher la faveur de D.ieu par l'entremise d'un système qui avait perverti la Torah en légalisme. Et c'est la raison pour laquelle, personne ne devrait plus jamais se sentir soumis de manière oppressive ou assujetti à la Torah. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 596-597)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.     Oui, vous êtes tous fils d’Elohîms par l’adhérence au messie Iéshoua.

 

 

 

  • Oui, vous êtes tous fils d’Elohîms : les Nazaréens d’origine non-Juive sont également considérés comme étant les « fils d'Hashem » car comme Avraham a cru, les non-Juifs aussi ont cru ; et comme cela lui fut imputé en justice, de la même façon, Hashem leur a aussi imputé en justice comme il a été également enseigné par Yohanan : « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de D.ieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de D.ieu. » (Yohanan 1 :12-13)

 

 

  • par l’adhérence au messie Iéshoua : comme il est dit : « L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de D.ieu. » (Romains 8 :16) ou encore : « Nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par le Mashiah Yeshoua, selon le bon plaisir de sa volonté. » (Éphésiens 1 :5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.     Oui, aussi nombreux que vous avez été immergés dans le messie, vous avez revêtu le messie.

 

 

  • Oui, aussi nombreux que vous avez été immergés : les véritables Nazaréens immergeaient [au nom de Yeshoua] d’abord, puis enseignaient l'étude et la pratique de la Torah [chacun selon son niveau !] comme il est dit : « C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des non-Juifs qui se convertissent à D.ieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moshé a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. » (Actes 15 :19-21). Hashem a conditionné l'ensemble de la Création, de telle sorte qu'elle est tout entière soumise à la Torah et à ses Sages. (Rav Yits’hak Zylberstein) ; selon cet avis, l'univers tout entier évolue à la lumière des exigences décrétées par les Maîtres d’Israël. En effet, lorsqu’un Rabbi comme le fut Yaakov pour la Kéhila Nazaréenne, lie « une halakha », Hashem met comme un « tampon de vérité » dessus et ainsi, les êtres inférieurs et supérieurs, les démons et les anges, les Juifs ou non-Juifs, sont tous soumis à cette loi spirituelle. En l’occurrence, nous sommes tous soumis aux décisions (Actes 16 :4) du Concile de Jérusalem : celles de Yaakov HaTsadik lesquelles sont toutes inspirées de Beit Hillel comme il est dit : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le Ciel. » (Matityahou 18 :18) ; la base de la Torah, pour un Nazaréen, sera dans un premier temps, de se lier avec le Mashiah [par l’immersion] puisqu’il s’agit de toute façon, de la « pierre angulaire » de notre Avoda Hashem comme il est également enseigné dans le milieu de la ‘Hassidout : « Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. » (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

 

  • dans le messie : nous savons que « le passage au mikvé » fait partie du processus de conversion pour rentrer dans le peuple d'Israël [avec la circoncision pour les hommes] mais il existe aussi « une immersion pour les fautes » reliée avec le processus de conversion. Nous l'apprenons de la Paracha Shemot lorsque Bityah, la fille de Pharaon, a récupéré Moshé sur le Nil. Que faisait-elle là à ce moment précis ? Rachi rapporte qu'elle était descendue s'immerger pour se convertir. (Commentaires de Rachi sur Méguila 13a). En fait, tous les Nazaréens d’origine non-Juive pourraient être surnommés « Juifs » également car selon le Talmud, est appelé « Juif » celui qui se détourne de l'idolâtrie [tout comme Bityah]. (Méguila 13a)

 

 

  • vous avez revêtu le messie : dans ce contexte, « revêtir » le Mashiah, c’est devenir « echad » avec lui afin que « sa justice » nous enveloppe tout entier en sorte que D.ieu ne nous voie plus, nous, pécheurs, mais le Tsadik qui vit en nous comme il est également enseigné : « J'ai été crucifié avec le Mashiah ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Mashiah qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de D.ieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. » (Galates 2 :20) ou encore : « Mais D.ieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, le Mashiah est mort pour nous. » (Romains 5 :8)

 

 

 

 

 

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28.     car il n’est ni Iehoudi ni Hellène, ni esclave ni homme libre, ni mâle ni femelle : oui, vous tous vous êtes un dans le messie Iéshoua.

 

  • car il n’est ni Iehoudi ni Hellène : au niveau de la justification, il n’y a plus de différences entre les Juifs et les non-Juifs, étant tous réunis « sous le mérite du Mashiah » comme il est également enseigné par Shimon Kéfa : « Une grande discussion s'étant engagée, Kéfa se leva et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps D.ieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les non-Juifs entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Rouah Hakodesh comme à nous ; il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. » (Actes 15 :7-9) et dans la tradition Juive, il est enseigné : « Je prends à témoin les Cieux et la terre que tout être humain, Juif ou non-Juif, mâle ou femelle, esclave ou homme libre, peut mériter le Rouah Hakodesh. » (Tana débé Élyahou Rabah 9)

 

  • ni esclave ni homme libre : au niveau de la justification, il n’y a plus de différences entre les esclaves et les hommes libres, étant tous réunis « sous le mérite du Mashiah » comme il est dit : « Pour le Saint béni soit-Il, tous sont égaux à ses yeux : femme, esclave, riche ou pauvre. » (Shemot Rabah 21 :4)

 

  • ni mâle ni femelle : au niveau de la justification, il n’y a plus de différences entre les hommes ou les femmes, étant tous réunis « sous le mérite du Mashiah » comme il est dit : « Il n'y a ici ni non-Juif, ni Juif, ni circoncis, ni incirconcis, ni barbare, ni Scythe, ni esclave, ni libre mais le Mashiah est tout et en tous. » (Colossiens 3 :11). Nous citerons une nouvelle fois, un des commentaires pertinents de David Stern lequel a écrit au sujet de ce passage : « Ce verset contient trois parallèles : le Juif et le non-Juif, l'esclave et l'homme libre, l'homme et la femme. De toute évidence, il existe encore des différences physiques, psychologiques et sociales entre l'homme et la femme, entre l'esclave et l'homme libre (encore à notre époque, des millions de personnes sont esclaves dans certaines parties du monde !) et ce, bien qu'en union avec le Mashiah, tous ne font « qu'un » en ce qui concerne leur acceptation aux yeux du Seigneur. Il en va de même pour le Juif et le non-Juif, les distinctions entre eux demeurent. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 598)

 

  • oui, vous tous vous êtes un dans le messie Iéshoua’ : il n'y a plus aucune différence entre les créatures d’Hashem, à partir du moment où elles sont toutes liées au Tsadik lequel est devenu accessible à chacun comme il est également enseigné : « Le Mashiah ne vient pas que pour le peuple Juif : par définition, il vient pour le monde entier ; le message du Judaïsme est à la fois spécifique et universel. (…) Le peuple Juif n’a pas été créé pour illuminer seulement les synagogues et yeshivot mais pour éclairer le monde entier ! » (Rav Israël Goldberg). On pourra également s’inspirer d’un commentaire du Rav Avraham Ifra’h, un des Maîtres de la Hassidout Breslev pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul comme il est dit : « Le Mashiah ne peut se révéler que dans un contexte de reconnaissance du nom d’Hashem. À cette condition s’en ajoute une supplémentaire : celle d’une reconnaissance collective... En d’autres termes, tous doivent reconnaître Hashem : humains, animaux, végétaux, Juifs, non-Juifs, petits ou grands, hommes ou femmes. En effet, si Mashiah ne se dévoilait uniquement par le mérite d’une élite, qu’adviendrait-il des autres êtres ? Ceux-ci sont bien vecteurs d’un message divin, puisqu’ils sont créés. N’ont-ils pas leur mot à dire ? N’ont-ils aucune reconnaissance à fournir ? Le Mashiah n’est pas le privilège d’un groupe, il est porteur d’un message universel qui se doit d’être accepté de tous. (…) Hashem c’est précisément cela : une même base de vérité déclinée à de multitudes de facettes. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29.     Mais si vous êtes du messie, vous êtes donc de la semence d’Abrahâm, héritiers, selon la promesse.

 

  • Mais si vous êtes du messie : si vous êtes attachés au Rabbi par votre foi [inspirée de l’école de Beit Hillel] et non par vos œuvres [inspirée de l’école de Beit Shammaï] … En effet, comme nous l’avons savons, les « shammaïtes » enseignaient aux Galates qu’ils n’étaient pas vraiment « convertis » car ils n’étaient tout simplement pas circoncis [en complément de la peur d’un potentiel Guey-Hinnom !]. Ces proushim faisaient alors retomber les Galates « sous la malédiction de la Torah » et devaient certainement, chercher « leur justice » au travers de leurs propres mérites [œuvres] et non dans « la seule justice » du Mashiah laquelle n’est disponible que par la foi. À ce sujet, il est également précisé par nos Maîtres : « Le Mashiah ben Yossef vivra par le mérite des hommes de foi. » (Kol HaTor 2 : 126) et pourquoi ? Car le premier pas vers le Tsadik, devra toujours être celui de la émouna !

 

 

  • vous êtes donc de la semence d’Abrahâm : les Nazaréens d’origine non-Juive attachés au Rabbi, circoncis par le Rouah du Mashiah, représentent la véritable postérité d’Avraham ; la « Brit-Mila de l’Esprit » étant bien au-dessus de la « Brit-Mila de la chair » comme il est également enseigné par le Rabbi : « Ses talmidim lui dirent : la circoncision est-elle utile ou non ? Il leur dit : Si elle était utile, leur père les engendrerait circoncis de leur mère. Mais la circoncision véritable, en Esprit, a trouvé un profit total. » (Évangile de Toma, Loggion 53) ou encore par Shaoul : « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à D.ieu notre culte par l'Esprit de D.ieu, qui nous glorifions dans le Mashiah Yeshoua, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » (Philippiens 3 :3) ou encore : « Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'Esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de D.ieu. » (Romains 2 :29).

 

 

  • héritiers, selon la promesse : faite au Patriarche Avraham dans le Sefer Béréshit. Dans le même élan, David Stern a commenté ce passage de cette façon : « Les non-Juifs sont-ils des enfants d'Avraham à part entière, ou sont-ils des enfants de « seconde zone » ? Maimonide a répondu à une question comparable que lui posait un nouveau converti au Judaïsme d'origine non-Juive. Dans sa « Lettre à Ovadia le prosélyte », il conseille ceci : « Tu dois toujours dire : « Notre D.ieu et D.ieu de nos pères » parce qu'Avraham est ton père. ». En fait, Shaoul insiste de la même façon sur la pleine égalité des croyants dans le Mashiah, issus des nations. » (Commentaires du Juif, David Stern, p. 599)