CHAPITRE 3

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Ô Galates insensés ! Qui vous a ensorcelés, alors que Iéshoua’, le messie, a été dépeint d’avance sous vos yeux crucifié ?

 

  • Ô Galates insensés : le mot utilisé par l’Apôtre Shaoul est "shatyah" : mot araméen pour parler d’un sot ou d’un imbécile. Ce mot souvent utilisé par nos Maîtres pour désigner ceux qui s'égaraient avec les versets de la Torah.

Berurya a répondu à la moquerie de cet hérétique et a dit : Imbécile ! Allez à la fin du verset où il est écrit : Car les enfants de la désolation seront plus nombreux que les enfants de la femme mariée, a dit le Seigneur. (Bérakhot 10a)

 

COMMENTAIRE N°1

Noa’h fut également appelé "imbécile" par Hashem lui-même… En effet, le Zohar, œuvre principale de la Kabbale, raconte une conversation entre Noa’h et D.ieu qui a eu lieu après le déluge : Qu'est-ce que D.ieu a répondu à Noa’h quand il a quitté l'arche et a vu le monde détruit ? Noa’h a commencé à pleurer devant D.ieu et il a dit : Maître de l'univers, tu es appelé compatissant. Tu aurais dû être compatissant pour ta Création. D.ieu a répondu et a dit : Tu es un berger imbécile ! Maintenant, tu dis cela ? Pourquoi n’as-tu pas dit cela au moment où je t’ai dit que je voyais que tu étais juste parmi ta génération, ou quand j'ai dit que j'amènerai un déluge sur le monde, ou quand je t’ai dit de construire une arche ? J'ai constamment retardé ce moment et j'ai dit : Quand Noa’h va-t-il demander de la compassion pour le monde ? Et maintenant que le monde est détruit, tu ouvres la bouche, tu pleures devant moi et tu demandes des supplications ? (…) Rabbi Yochanan a dit : (…) Noa’h n'a pas défendu sa génération, ni prié pour eux, comme Avraham. Quand D.ieu a dit à Avraham qu'il détruirait Sodome et Gomorrhe ... immédiatement Avraham a commencé à prier devant. (…) Quelque temps plus tard, Moshé est venu, et quand D.ieu a dit à lui : ils se sont détournés rapidement de la façon dont je leur ai commandé, immédiatement, Moshé s'est levé et a prié ! Il est dit que Moshé était prêt à donner son âme pour les gens dans ce monde et dans l’autre. (Zohar Hashmatot, Béréshit 254b)

D.ieu a reproché à Noa’h qu'en tant que leader de sa génération, il avait des responsabilités envers les autres… Cependant, son leadership pouvait être comparé à un berger qui voit son troupeau s'éloigner du bon chemin, errant à proximité de loups dangereux et conclut que les moutons méritent d'être mangés parce qu'ils se sont égarés… C'est pourquoi D.ieu l'a appelé berger imbécile ! (Rabbi Ari Kahn)

  • Qui vous a ensorcelés : pour dénoncer cette doctrine séduisante.

C’est par cette douloureuse et sévère apostrophe que l’Apôtre Shaoul se met à attaquer l’erreur dans laquelle les Galates s’étaient laissé entraîner… Il souhaite leur en faire sentir sa désapprobation la plus totale.

COMMENTAIRE N°2

Cela fait également référence au ayin hara de ces proushim.

Le mauvais œil est souvent associé à la jalousie qu’une tierce personne éprouve à notre égard. (Rav Avraham Ifra’h)

On pourra aussi utiliser le Zohar pour mieux comprendre… Le Rouah Hakodesh gémit et s'écria : ne mange pas le pain [la Torah] de celui qui a l’œil mauvais. (Zohar Toledot 144a)

 

  • alors que Iéshoua’, le messie : l’annonce de la Brit Hadasha en Yeshoua.

 

  • a été dépeint d’avance sous vos yeux crucifié : la réalité et la vérité de l’attachement au Tsadik avaient été clairement annoncé parmi les Galates…

 

Shaoul, par la prédication puissante et vivante de Yeshoua, de ses souffrances, de son sacrifice expiatoire et de sa mort, l’avait tellement dépeint aux yeux des Galates, qu’il pouvait même déclarer qu’en vérité, c’était exactement comme si les scènes de Golgotha avaient eu lieu au milieu d’eux.

 

Il était donc d’autant plus incompréhensible qu’ils se soient détournés du Mashiah…

 

Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Mashiah, pour passer à un autre Évangile. (Galates 1 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Je veux apprendre seulement cela de vous : avez-vous reçu le souffle par les œuvres de la tora, ou par l’écoute de l’adhérence ?

 

  • Je veux apprendre seulement cela de vous : Shaoul les pousse à se remettre en question…

 

Ces appels à la réflexion et à l’expérience personnelle sont les plus persuasifs. Voici des Nazaréens auxquels on a prêché l’attachement au Tsadik, l’héritage du Olam Haba par l’expiation de Yeshoua… Malheur à eux s’ils y renoncent !

 

  • avez-vous reçu le souffle : cela fait référence au Rouah Hakodesh, insufflant en nous, la émouna, la force et la sim’ha du Olam Haba afin de marcher pieusement dans la kédoucha.

 

COMMENTAIRE N°1

Avant de se rapprocher du Tsadik, l'homme est alors au niveau du "cœur est saturé de graisse" : c'est-à-dire que le cœur de l'homme est bouché, ses oreilles sont fermées. Ses yeux, frappés de cécité, l'empêchent de voir la vérité et de s'éveiller au repentir mais quand il s'attache aux Tsadikim et qu'il reçoit d'eux des recommandations, alors son cœur s'ouvre, ainsi que ses yeux et ses oreilles, il voit, écoute et comprend la vérité, et il parvient au repentir. (Torah n°7 du Likouté Moharan I)

 

COMMENTAIRE N°2

Dans l’Église primitive, l’assurance d’avoir reçu le Rouah Hakodesh et éprouvé ses divines influences, par le renouvellement du cœur et de la vie, était plus absolue et plus vive qu’elle ne l’est en général aujourd’hui ; tout d’abord, à cause du contraste éclatant qu’il y avait pour eux entre le paganisme, dont ils étaient sortis et la lumière resplendissante de la Torah de Yeshoua.

Celui qui vous accorde l'Esprit et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la Torah ou par la prédication de la foi ? (Galates 3 :5)

Le Rouah Hakodesh du Mashiah, avec ses manifestations puissantes, a donc accompagné et approuvé dans tous les cœurs des Galates, l’annonce de Shaoul… Est-ce par leurs œuvres thoraïques [par l’acte de la circoncision] ou par la foi [en Yeshoua] qu’ils ont été faits participants de cette grâce et de cette puissance ? La réponse n’est plus au débat…

Regardons l’exemple de Cornelius : il recevra le Rouah Hakodesh avant d’être circoncis comme ce fut aussi, le cas pour Titus. Les Galates étaient totalement soumis à l’influence des proushim de Beit Shammaï et avaient certainement, oublié tous ces exemples… De plus, les dons miraculeux, qui accompagnaient l’effusion du Rouah Hakodesh, étaient un témoignage visible et saisissant de la présence et de l’action d’Hashem.  Néanmoins, la séduction est parfois, terrible…

Comme Kéfa prononçait encore ces mots, la Rouah Hakodesh descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Kéfa furent étonnés de ce que le don du Rouah Hakodesh était aussi répandu sur les non-Juifs. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier D.ieu. Alors Kéfa dit : Peut-on refuser l’immersion à ceux qui ont reçu le Rouah Hakodesh aussi bien que nous ?  Et il ordonna qu'ils fussent immergés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d'eux. (Actes 10 :44-48)

 

Mais Titus, qui était avec moi et qui était non-Juif, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. (Galates 2 :3)

L'essentiel du souffle de vie se trouve dans la Torah et puisque les Tsadikim sont attachés à la Torah, de ce fait, l'essentiel du souffle de vie se trouve chez les Tsadikim et on peut recevoir ce souffle de vie, uniquement en s'attachant à eux. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

 

  • par les œuvres de la tora : par leurs propres mérites.

 

Le sentiment de téchouva et de toutes bonnes actions ne sont pas les résultats d’un effort consenti par le disciple, dans ce monde mais l’effet de la révélation accordée d’en haut par le Tsadik. Les éveils proprement dits sont les "pousses" : ceux-ci sont plantées par le Tsadik, à son initiative et dans les sphères célestes. Les bonnes actions qui en découlent, en revanche, sont les "pousses des pousses" ; que l’on peut observer chez les disciples. Ainsi, Moshé Rabbénou a quitté ce monde matériel, il y a de nombreuses générations. Malgré cela, un reflet de sa personne existe encore en chaque génération, notamment auprès du Tsadik qui dirige la génération et en est donc lui-même Moshé… (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°3

On pourra s’inspirer de la ‘Hassidout Breslev pour mieux appréhender le concept.  

 

On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable, et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

 

  • ou par l’écoute de l’adhérence : par leur émouna en Yeshoua.

 

R. Nehemia dit : Si quelqu'un prend sur lui une seule mitsva par une véritable foi, il est digne que le Rouah Hakodesh repose sur lui. Et c'est ainsi que nous trouvons avec Moshé, David et Dévora que dans la plénitude de leur foi, ils chantaient le chant et le Rouah Hakodesh reposait sur eux. Et ainsi trouvez-vous qu'Israël n'a été racheté d'Egypte qu'en récompense de sa foi. (Mekhilta de Rabbi Yichmaël)

 

COMMENTAIRE N°4

C'est par le mérite de leur foi que le Rouah Hakodesh s'attacha à eux et qu'ils entonnèrent le chant de la mer des Joncs. (Shemot Rabah 23 : 2).

Le peuple craignit l'Éternel et il crut en l'Éternel et en Moshé, son serviteur. (Shemot 14 :31)

Lorsque la Torah parle de la émouna d’Israël en D.ieu après les miracles de l’Exode, elle dit : Ils eurent foi en D.ieu et en Moshé Son serviteur. Relevant que la Torah emploie le même verbe "vayaaminou" et ils eurent foi, pour désigner la émouna d’Israël en Moshé et en D.ieu, le Mekhilta affirme : Celui qui croit en Moshé croit en D.ieu. 

En conséquence, le Zohar désigne Moshé comme étant le "raaya meheimna" d’Israël, une expression qui se traduit aussi bien par "berger fidèle" que par "berger de la foi"… Cette dernière acception implique que Moshé est le pourvoyeur d’Israël en émouna, c’est-à-dire qu’il est une source et un vecteur de leur foi en D.ieu.

Le Talmud va plus loin encore, en étendant cette définition aux Sages et aux érudits en Torah de toutes les générations. Citant le verset : d’aimer l’Éternel ton D.ieu et de s’attacher à lui, il demande : Est-il seulement possible de s’attacher au divin ? Et répond : Mais tout celui qui s’attache à un sage de la Torah, la Torah le considère comme s’étant attaché à D.ieu. (Kétouvot 111b)

 

COMMENTAIRE N°5

Mais le juste vivra par sa foi. (Havakouk 2 :4)

 

C’est donc bien la foi qui est à l’origine de sa vie. Or, celle-ci est une valeur morale, immuable et qui n’est pas altérée par la disparition physique… En effet, nos Sages disent : Ne lis pas "vit" mais "fait vivre"… Ainsi, le Tsadik fait vivre par sa foi, celle qu’il communique aux autres. Bien entendu, il peut continuer à le faire après sa disparition physique. Le Tsadik peut donc transmettre la foi aux autres. Selon les termes du verset du Shir Hashirim 8 :6 : ses étincelles sont des étincelles de feu, une flamme divine. Ainsi, de son vivant, le Tsadik distribue la vie avec la plus grande flamme, c’est pour cela qu’il peut continuer à le faire après avoir quitté ce monde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Êtes-vous ainsi insensés ? Vous avez commencé par le souffle ; maintenant, voulez-vous finir par la chair ?

 

 

  • Êtes-vous ainsi insensés : abandonner l’attachement au Tsadik est considéré comme un acte de folie…

 

Celui qui n’écoute pas, ni n’entend les paroles des Sages authentiques, peut devenir fou à cause de cela. (Si’hot Haran 67)

 

  • Vous avez commencé par le souffle : encore une fois, cela fait référence au Rouah Hakodesh, insufflant en nous, la émouna, la force et la sim’ha du Olam Haba afin de marcher pieusement dans la kédoucha.

S’attacher au Tsadik n’est pas un acte casuel qui doit être placé au même niveau que les évènements ordinaires de la vie. C’est un acte d’une ultime signification, une jointure et une rencontre de l’Esprit.  (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

COMMENTAIRE N°1

On pourra également s’inspirer du Likouté Moharan pour mieux comprendre la notion du souffle du Tsadik, étant indispensable.

 

Grâce au rapprochement des Tsadikim, on accède à la foi parfaite et à l'aspect du Rouah Hakodesh. Grâce à cela, on mérite d’éprouver une immense sim’ha, au point d’en venir à taper des mains et à effectuer des danses de sainteté. Ainsi, on adoucit tous les jugements, on accède à la sagesse et à la compréhension de la Torah dévoilée et cachée. (Torah n°10 du Likouté Moharan I) 

 

Tous les manques d'un homme, qu'il s'agisse des moyens de subsistance, de la santé physique, etc... Il est impossible de les combler et de les remplir tous, si ce n'est grâce au Tsadik et au Rav de vérité. (…) Le soupir de l'homme d'Israël est donc extrêmement précieux car grâce à lui, on fait venir le souffle de vie venant compléter nos manques. Cependant, on ne le reçoit que du Tsadik qui est attachée à la Torah car c'est là-bas que se trouve le souffle de vie. (Torah n°8 du Likouté Moharan I) 

 

COMMENTAIRE N°2

On pourra également s’inspirer du Tanya.

 

L’Esprit du Tsadik se trouve véritablement en nous car, il observe ses enfants, ceux qu’il a formés de ses mains, près de lui et ceux-ci sanctifient le Nom béni, proclament sa grandeur et sa sainteté. C’est ce que nous faisons en suivant le chemin de droiture qu’il nous a tracé, par ses voies, en marchant sur ses traces pour l’éternité et à jamais.

C’est là ce qu’enseigne le Saint Zohar : Le Tsadik qui décède se trouve dans tous les mondes plus que de son vivant, ce qui veut dire qu’également dans ce monde de l’action, il est encore plus présent. En effet, son action se développe et elle s’élargit considérablement, grâce à la lumière plantée par le Tsadik. Et pour ce qui est des préoccupations terrestres, le saint Zohar établit clairement que les tsadikim protègent le monde, après leur mort, bien plus que de leur vivant. Car, sans leurs prières dans l’autre monde, celui-ci ne se maintiendrait pas même un seul instant. On sait, en effet, que la vie du Tsadik n’est pas physique mais morale. Elle est foi, crainte, amour. Lorsque le Tsadik vit sur la terre, ces trois sentiments s’introduisent dans un réceptacle et dans un vêtement, en un lieu physique, parce que l’âme est liée à son corps. Ses disciples n’en reçoivent donc qu’un reflet, qu’un éclat brillant à l’extérieur du réceptacle, grâce à ses pensées et à ses paroles saintes. C’est la raison pour laquelle, disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, le disciple ne perçoit pas pleinement la compréhension du Maître…  Après son décès, par contre, son âme de vie demeure dans la tombe et elle se sépare de son Esprit englobant alors ces trois sentiments, qui s’élèvent vers le Gan Eden. Dès lors, quiconque est proche de lui peut recevoir également une partie de cet Esprit qui, se trouvant dans le Gan Eden, n’est plus limité par un réceptacle ou bien par le lieu physique. (…) Il est très aisé, pour les disciples, de recevoir leur part de l’Esprit profond du Maître, c’est-à-dire de sa foi, de sa crainte et de son amour par lesquels il servit D.ieu, sans se contenter de leur reflet, éclairant hors du réceptacle. En effet, cet Esprit profond connaît des élévations successives, jusqu’à s’inclure en l’âme proprement dite, la néchama, qui se trouve dans le Gan Eden supérieur, dans les mondes spirituels. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

  • maintenant, voulez-vous finir par la chair : par une Torah selon votre propre forces…

 

Comme nous l’avons vu, l’héritage de la Brit Hadasha : Olam Haba, le Rouah Hakodesh, etc… provient de la vitalité du Mashiah et non de nos propres mérites. Par lui-même, l’homme est incapable d’approcher tous ses concepts…

Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son coeur : Il n'y a point de D.ieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien. L'Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche D.ieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Téhilim 14 :1-4)

 
 
 

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4.     Auriez-vous souffert tout cela en vain ? Du moins, si c’était en vain !

 

  • Auriez-vous souffert tout cela en vain : en référence aux épreuves pour s’approcher du Mashiah.

COMMENTAIRE N°1

Le souvenir de leurs souffrances est un nouvel argument. En effet, les Galates pouvaient voir dans toutes leurs épreuves un témoignage de la réalité de leur émouna. Cependant, ces faux docteurs allaient les priver de toutes les brakhot qu’Hashem leur avait envoyé au travers de toutes ces épreuves.

Par les souffrances des Galates, certains entendent les expériences qu’ils avaient faites de la téchouva et de la puissance de la grâce. Comme on le fait, renoncer au passé n’est pas forcément chose facile : Yeshoua, lui-même, nous parlera de porter notre croix…

Il leur dit : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. (Marcos 8 :34)

On pourrait aussi penser aux souffrances de la persécution. L’Apôtre Shaoul lui-même prévenait les communautés Nazaréennes contre les tribulations qui les attendaient.

Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de talmidim, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l'esprit des talmid, les exhortant à persévérer dans la foi et disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu. (Actes 14 :21-22)

 

  • Du moins, si c’était en vain : ce serait en vain, s’ils restent dans leurs erreurs...

 

La tournure dubitative dont se sert l’Apôtre laisse entrevoir l’espérance d’une téchouva des Galates. En réalité, Shaoul dénonce l'acte de séduction de Beit Shammaï comme étant encore en voie d’accomplissement, exprimant une forme d’espoir : les Galates peuvent être ramenés dans le chemin de la vérité.

 

Rien ne résiste au repentir. (Mishné Torah, Lois du Repentir, chap. 3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Donc, celui qui vous dispense le souffle et opère des puissances parmi vous, est-ce par les œuvres de la tora ou par l’écoute de l’adhérence ?

 

 

  • Donc, celui qui vous dispense le souffle : cela fait référence, bien évidemment, au Mashiah Yeshoua.  

 

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal, ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik"... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

 

  • et opère des puissances parmi vous : cela fait référence aux miracles, aux prodiges d’Hashem par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh.  

 

Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, D.ieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges et divers miracles ; par les dons du Rouah Hakodesh distribués selon sa volonté. (Hébreux 2 :3-4)

 

COMMENTAIRE N°1

Les événements décrits dans le chap. 2 du Livre des Actes nous permettent de mieux appréhender ces puissances, dont parle l’Apôtre Shaoul. 

 

Le jour de Shavouot, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Rouah Hakodesh et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut. (…) Alors Kéfa, se présentant avec les onze, éleva la voix et leur parla en ces termes : Hommes Juifs et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci et prêtez l'oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par Yoël HaNavi : Dans les derniers jours, dit D.ieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit et ils prophétiseront.  Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre. (…) Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Yeshoua le Nazaréen, cet homme à qui D.ieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de D.ieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. D.ieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. (…) C'est ce Yeshoua que D.ieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de D.ieu, il a reçu du Père le Rouah Hakodesh qui avait été promis et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez. (…) Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché et ils dirent à Kéfa aux autres Apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Kéfa leur dit : Faites téchouva et que chacun de vous soit immergés au nom du Mashiah Yeshoua, pour le pardon de vos péchés et vous recevrez le don du Rouah Hakodesh. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre D.ieu les appellera. (…) La crainte s'emparait de chacun et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les Apôtres. (Actes 2 :1-47)

 

Inspirons-nous d’un commentaire chrétien du revivaliste Charles Finney concernant ce passage. 

 

Qu’est-ce que les Apôtres et tous les disciples présents ont reçu le jour de la Pentecôte ? Quelle puissance ont-ils manifestée immédiatement après ? Ils ont reçu un puissant baptême du Saint-Esprit, un immense accroissement d’illumination divine. Ce baptême leur a conféré une grande diversité de dons, qui furent employés pour l’accomplissement de leur tâche. Il incluait manifestement les choses suivantes :

- la puissance d’une vie sainte,

- la puissance d’une vie de renoncement à soi-même,

- la puissance d’une vie crucifiée,

- la puissance d’une grande douceur,

- la puissance d’un vivant enthousiasme à proclamer l’Evangile,

- la puissance de l’enseignement,

- la puissance d’une foi vivante et agissante par l’amour,

- le don des langues,

- le don d’inspiration

- la révélation de nombreuses vérités,

- la puissance du courage moral de proclamer l’Evangile et d’obéir à Christ, quel que soit le prix à payer.

Les circonstances de leur vie rendaient nécessaires tous ces revêtements de puissance, pour qu’ils réussissent leur mission. (…). Les Apôtres ont offert leur vie tout entière sur l’autel. Par-dessus tout, les Apôtres reçurent la puissance de convaincre les hommes de la nécessité de leur salut. Cette puissance se manifesta immédiatement. Ils commencèrent à s’adresser à la multitude. (…) Ce n’était pas la puissance de l’éloquence humaine car il semble qu’ils n’en aient pas eu beaucoup. C’était Dieu qui parlait en eux et par eux. C’était la puissance d’en haut, Dieu en eux qui était en train de convaincre ceux qui les écoutaient de la nécessité de leur salut. Cette puissance de conviction demeura en eux et sur eux. C’était, sans aucun doute, la chose principale et suprême que Christ leur avait promise et que reçurent les Apôtres et les premiers chrétiens. (La puissance d’en haut, chap. 2, Charles Finney)

 

 

 

  • est-ce par les œuvres de la tora : une telle manifestation du Rouah Hakodesh ne pouvait, en aucun cas, venir de leurs propres œuvres…

 

Il est dit qu’à l’ouverture de la mer rouge, une simple servante vit des révélations que les plus grands prophètes ne virent pas. Comment cela est-il possible ? Par le mérite de Moshé Rabbénou, le Tsadik de la génération de l’époque. De même, de nos jours, l’attachement au Tsadik nous propulse dans notre service divin. (Rav Avraham Ifra’h)

Les Galates n’auraient donc pas pu atteindre une telle perfection par leurs propre œuvres puis de toute façon, même si leurs œuvres leur permettraient d’atteindre le Ciel, ce n’est pas un concept de la Brit Hadasha, le Mashiah ne leur servirait donc plus à rien…   

 

Voici, moi Shaoul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, le Mashiah ne vous servira de rien. (…) Vous êtes séparés du Mashiah, vous tous qui cherchez la justification dans la Torah ; vous êtes déchus de la grâce. (Galates 5 :2-4)

 

Le concept de la Brit Hadasha : l’attachement au Tsadik est une priorité.

 

COMMENTAIRE N°2

 

À quel niveau pouvons-nous personnellement aspirer ? Est-il impératif, ou même seulement possible, que chacun de nous devienne un Tsadik ? Le Talmud déclare que chaque personne doit de se demander : Quand mes actions atteindront-elles celles de mes ancêtres, Avraham, Yits’hak et Yaakov ? Mais chacun est-il vraiment tenu d’aspirer à une telle perfection ? Dans le Tanya, l’ouvrage de base du ‘Hassidisme, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a développé une réponse extraordinaire à cette question et a révolutionné le monde Juif avec le concept du beinoni.

Traditionnellement, trois termes ont été utilisés pour décrire l’état d’une personne : le tsadik, le beinoni et le racha. Selon une approche simpliste de ces termes, un tsadik est une bonne personne, un racha est un méchant et le beinoni est considéré comme l’homme intermédiaire.

Selon les interprétations du Tanya, tout le monde n’est pas capable d’atteindre le niveau de raffinement d’un Tsadik… En revanche, chacun peut et doit s’efforcer de devenir un beinoni. Le Tanya tout entier a pour objet d’expliquer comment il est possible pour chacun d’évoluer vers le niveau du beinoni, un niveau auquel tous les commandements de D.ieu sont concrètement respectés en dépit des forces de rébellion et de l’ego qui existent à un niveau subconscient. Rabbi Chnéour Zalman appelle son Livre le "Sefer Chel Beinonim" et le fonde sur la conviction que devenir un beinoni est à la portée de tous. Il explique en profondeur combien il est accessible pour chacun de prendre le contrôle de son esprit, même si les facultés de l’âme animale demeurent en embuscade, dans l’attente de la moindre faille dans la défense de l’individu…

Cependant, selon certaines interprétations, le beinoni n’est pas censé avoir la capacité d’éliminer son âme animale… Ce qui est certainement dans sa capacité, en revanche, est de contenir son âme animale et de ne jamais la laisser prendre le contrôle des facultés de l’âme.

Ce sont également les enseignements des Apôtres.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. (Yaakov 3 :2)

Le beinoni est conscient qu’il n’est pas un Tsadik et qu’il a toujours une nature très animale. Il n’est pas du tout surpris que cette pulsion n’ait pas disparu... L’âme animale peut devenir dangereusement proche de nous faire transgresser et pourtant rien ne nous oblige à agir selon ses désirs. Bienvenue dans le monde du beinoni, qui n’est pas exempt de tentation comme le Tsadik mais qui ne se laisse jamais aller à fauter comme le racha. Ceci est le concept de la Brit Hadasha. Néanmoins, les Galates auraient pu croire sous l’impulsion de faux docteurs, qu’ils leur étaient possible d’atteindre la perfection sans l’aide du Rouah Hakodesh de Yeshoua. En effet, même si le débat est d’abord centré sur l’acte de la circoncision comme moyen d’entrée dans le Olam Haba, le portail de la déviance était bien là et l’Apôtre Shaoul souhaite le dénoncer avant qu’il ne soit trop tard… Hashem ne nous demande pas d’être par nous-mêmes des tsadikim, encore moins, de chercher le Olam Haba par nos propres forces… Au contraire, Hashem désire nous voir grandir spirituellement de jour en jour, sous l’influence du Tsadik. Le but est donc d’être un beinoni, soumis à l’influence Tsadik Yeshoua.

Les beinonim ont été créés de telle sorte qu’ils resteront assignés à ce statut car l’être et essence de l’âme animale qui procède de la klipa est dans toute sa vigueur et toute sa force chez eux, comme à la naissance ; dès lors qu’ils ne pourront la chasser toute leur vie durant, ni même la repousser de sa place dans le côté gauche du cœur, de sorte qu’aucune de ses mauvaises pensées ne montent vers le cerveau. Même pareille chose n’est pas à leur portée. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 35)

 

Imiter le tsadik dans son mépris du mal et sa délectation du divin est bénéfique : l’habitude a le pouvoir sur tout et devient une seconde nature. Quand il prendra l’habitude d’avoir le mal en dégoût, le mal lui sera finalement un peu répugnant de manière vraie. Alors, selon le principe qu’un éveil de l’homme en bas produit un éveil d’en haut correspondant, peut-être après tout cet effort de sa part, un Esprit d’en haut descendra sur lui, et il méritera que le niveau d’âme d’un Tsadik l’imprègne, de sorte qu’il puisse servir D.ieu avec une joie véritable. (…) Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

Le beinoni est donc synonyme de maîtrise de soi : c’est une personne influencé qui n’exprime rien d’impie, ni en pensée, ni en parole, ni en action… Très humain, il ressent le désir de faire la mauvaise chose mais il s’arrête là… Il excelle au contrôle des pulsions, utilisant la force du Tsadik pour combattre la tentation, détournant son attention vers des choses plus saintes.

Tel est le concept révolutionnaire enseigné dans le Tanya : nous avons la capacité naturelle d’être tous un beinoni. Le but dans la vie n’est donc pas d’être un Tsadik mais d’être ce beinoni, en faisant preuve de maîtrise de soi, tout en étant influencé par l’âme du Tsadik dans chaque situation de notre vie…

  • ou par l’écoute de l’adhérence : par l’annonce de la Brit Hadasha au travers de Yeshoua.  

 

COMMENTAIRE N°3

Comme nous l’avons vu, Hashem ne nous demande pas d’atteindre le niveau du Tsadik mais d’être un beinoni, soumis au Rouah du Tsadik… En effet, contrairement au Tsadik, le beinoni ne peut pas susciter en lui un niveau constant d’amour de D.ieu qui musellerait en permanence les désirs de son âme animale ; il devra lutter constamment et devra aussi mobiliser toutes ses énergies uniquement pour maintenir sa perfection comportementale. Cependant, ce n’est pas parce qu’il ne réussit pas pleinement dans sa perfection émotionnelle que cela rend son service de D.ieu faux. Bien que son amour de D.ieu fluctue tout au long de la journée, il peut toujours y accéder par la connexion au Tsadik. Il n’est donc pas important qu’il ne soit pas à la hauteur d’être un Tsadik ; sa tâche est d’exceller à être un beinoni, influencé par le Tsadik, telle est sa vérité.

Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik"... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

Finalement, le Tanya appelle ce beinoni soumis au Tsadik, un tsadik également… On peut donc même trouver le principe de justification dans cet ouvre magnifique de la ‘Hassidout ‘Habad. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Comme Abrahâm a adhéré à Elohîms, ce qui lui fut compté pour justification

 

 

  • Comme Abrahâm a adhéré à Elohîms : par la émouna.

Cela fait référence aux événements décrits dans le chap. 1 du Sefer Béréshit.

Avram eut confiance en l'Éternel, qui le lui imputa à justice. (Béréshit 15 :6)

C'est l'aspect d'Avraham. Il était le premier des fidèles comme il est écrit : Il avait foi en D.ieu. (Béréshit 15 :6). Avec l'aspect d'Avraham, qui est l'aspect de la foi, on rompt et élimine l'idolâtrie, l'hérésie et la disgrâce. (Torah n°28 du Likouté Moharan I)

 

  • ce qui lui fut compté pour justification : la émouna d’Avraham fut un gage de salut pour lui.

 

Le Saint Béni soit-Il, le considérait comme un mérite pour Avraham, à cause de la foi avec laquelle il avait confiance en lui. (Rachi)

 

Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Avraham. Comment donc lui fut-elle imputée ? Était-ce après, ou avant sa circoncision ? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis mais encore qui marchent sur les traces de la foi d’Avraham Avinou quand il était incirconcis. En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi. (…) C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la Torah, mais aussi à celle qui a la foi d'Avraham, notre père à tous. (Romains 4 :9-16)

 

 

 

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     sachez donc que ceux de l’adhérence sont les fils d’Abrahâm.

 

 

  • sachez donc que ceux de l’adhérence : les Nazaréens remplis d’une forte émouna pour Yeshoua.

Selon ‘Havakouk, c’est bien la foi qui doit être à l’origine de tout. Or, la foi est une valeur morale, immuable et n’est pas altérée par la disparition physique. Le Tsadik peut donc la transmettre aux autres [même mort]. En effet, il faut le comparer avec le verset de Hoshéa 11 :4 : Je les ai menés par les cordes de l’humanité, par les courroies de l’amour. La relation instaurée de cette façon est donc immuable, comme si une corde reliait, en permanence, le disciple et le Maître, bien plus puissante que la mort. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, Je fus pour eux comme celui qui aurait relâché le joug près de leur bouche et je leur présentai de la nourriture. (Hoshéa 11 :4)

 

  • sont les fils d’Abrahâm : comparables au patriarche Avraham.

 

Comme Avraham, les Nazaréens "ont cru" en Yeshoua et Hashem leur a donc compté comme justice pour accéder au Olam Haba et pour recevoir toutes grâces spirituelles d’en haut. Néanmoins, comme le précisera Yaakov HaTsadik, la émouna engendrera forcément des œuvres…

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

La foi dans le Tsadik Yeshoua est donc une base sur laquelle se construit la Torah, néanmoins, notre foi en Yeshoua sans la Torah est morte, tout comme une pratique sans foi est morte également…

 

COMMENTAIRE N°1

Certains Juifs voyaient également la qualité d’être enfants d’Avraham au travers de rapports extérieurs avec lui, comme la circoncision, par exemple ou encore par la descendance selon la chair. Shaoul montre qu’être fils d’Avraham, nécessite également de lui ressembler spirituellement… En l’occurrence, les vrais enfants d’Avraham ce sont ceux qui sont de la foi, ceux dont la vie, née de la foi, est constamment inspirée et dirigée par elle ! Ce fut le même message du Mashiah.

Ils lui répondirent : Notre père, c'est Avraham. Yeshoua leur dit : Si vous étiez enfants d'Avraham, vous feriez les œuvres d'Avraham. (Yochanan 8 :39)

Bien évidemment, contrairement aux avis chrétiens répandus, " dirigée par elle" inclut forcément d’être dirigée par la foi dans la Torah. Telle est la pensée de Shaoul reprécisée par Yaakov HaTsadik.

Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la Torah qui sont justes devant D.ieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. (Romains 2 :13)

Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. (Yaakov 1 :22)

 

COMMENTAIRE N°2

Dix générations après Noa’h, Avraham naquit à son père Téra’h en Mésopotamie. Téra’h était un idolâtre qui vivait dans le royaume du roi Nimrod. Lorsqu'il eut trois ans, Avraham ressentit instinctivement qu’il était absurde d’adorer des idoles de bois et de pierre. (Nedarim 32a)

 

Son esprit commença à s’interroger et à analyser et avec le temps, il finit par acquérir la conviction du monothéisme, celle d’un D.ieu unique, l’Être suprême omnipotent. Dès le départ, Avraham dut lutter contre le courant majoritaire, une qualité dont héritèrent ses descendants. Il fut qualifié d’Ivri : celui de l’autre côté car le monde entier se trouvait d'un côté et lui de l'autre… Nimrod le fit jeter dans une fournaise ardente pour ses croyances hérétiques et il en ressortit miraculeusement indemne. Il commença dès lors à proclamer ses croyances en public. L’essence du Judaïsme est la croyance en un D.ieu Unique. De fait, toutes les religions monothéistes font remonter leur origine à Avraham, le découvreur [ou re-découvreur] de cette vérité. La croyance Juive en D.ieu est exprimée dans les deux premiers des dix commandements. Le premier affirme la vérité de son être. Le second est le complément négatif du premier, c’est-à-dire le désaveu de l’idolâtrie. L’idolâtrie n’est pas nécessairement un manque de croyance en D.ieu ; le deuxième commandement commence d’ailleurs par : Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi… L’idolâtrie inclut également toute négation de l’unicité de D.ieu, de son absolue singularité, unité et exclusivité de l’être. Attribuer des divisions ou des compartimentations à l’être divin, ou croire que D.ieu a des partenaires ou des intermédiaires dans son œuvre de création et de maintien de l’univers, revient à transgresser l’interdiction de l’idolâtrie.

 

Les détails des lois de l’idolâtrie sont énoncés par Maïmonide dans son Mishné Torah, dans une section de douze chapitres intitulée : Lois relatives à l’idolâtrie et ses pratiques. Maïmonide y définit l’idolâtrie et examine les diverses formes de culte des idoles et les pratiques qui les accompagnent. Dans le premier chapitre, Maïmonide retrace l’histoire de la reconnaissance par l’homme de la vérité du D.ieu Unique. À l’origine, l’homme connaissait son Créateur mais dans la génération de ‘Hanokh, le petit-fils d’Adam, l’humanité s’égara gravement et le discernement des Sages de cette génération se détériora. Bientôt, ils érigèrent des temples et des autels à la gloire du soleil et des étoiles, leur offrant des sacrifices et des chants de louange, persuadés que c’était-là la volonté de D.ieu. Dans les générations suivantes, poursuit Maïmonide, de faux prophètes apparurent... avec d’autres charlatans qui prétendaient avoir reçu des messages des différents corps célestes sur la façon dont ils devaient être servis et quelles étaient les images qui devaient les représenter. Au fil des années, le vénérable et redoutable nom de D.ieu disparut des bouches et des esprits de l’humanité ; les hommes n’avaient plus aucune conscience de D.ieu. Les gens du commun ne connaissaient que l’image de bois ou de pierre dans son temple de pierre devant lesquelles on leur avait appris à se prosterner et au nom desquelles, ils juraient depuis leur enfance ; les plus sages parmi eux croyaient en les étoiles et les constellations que ces images représentaient mais personne ne reconnaissait plus ou n’avait même la notion du Créateur, à l’exception de rares individus comme ‘Hanokh, Methuselah, Noa’h, Shem et Ever. Et telle fut la conduite du monde jusqu’à ce que naquit le pilier de l’univers, Avraham Avinou.  

Quand Avraham fut sevré, son esprit commença à chercher et à s’interroger, alors qu’il n’était qu’un petit enfant : Comment les corps célestes pouvaient-ils parcourir leur orbite sans une force qui les mette en mouvement ? Qui les faisait se déplacer ? Ils ne pouvaient pas le faire d’eux-mêmes ! Vivant parmi les idolâtres insensés d’Our Kasdim, il n’avait personne pour lui enseigner quoi que ce soit ; son père, sa mère et ses compatriotes et lui avec eux, tous adoraient les idoles. Mais son cœur cherchait et il découvrit finalement qu’il y a un D.ieu unique qui a tout créé et que, dans toute l’existence, il n’est rien d’autre que lui. Il sut que le monde entier s’était égaré... Avraham commença à débattre avec les gens d’Our Kasdim... Il brisa les idoles, et commença à enseigner au peuple qu’il convient de servir seulement le D.ieu unique... Il continua de s’adresser d’une voix forte au monde et d’apprendre aux hommes qu’il n’y a qu’un D.ieu pour l’univers entier, et que lui seul était digne d’être adoré. Il porta son message de ville en ville et de royaume en royaume... Beaucoup se rassemblèrent pour l’interroger sur ses paroles et il expliquait à chacun selon sa compréhension, jusqu’à ce qu’il lui ait montré le chemin de la vérité. Des milliers, puis des dizaines de milliers se joignirent à lui ; il implanta ce grand principe dans leurs cœurs et écrivit de nombreux livres à ce sujet. Après le décès d’Avraham, Its’hak puis Yaakov poursuivirent son œuvre, jusqu’à ce que les descendants de Yaakov et ceux qui se joignirent à eux, formèrent une nation qui connaissait D.ieu. (Mishné Torah, Lois sur l’idolâtrie, chap. 1)

Toutefois, lorsque le peuple d’Israël eut résidé en Égypte de nombreuses années, il régressa au point d’apprendre du comportement des Égyptiens et d’adorer les idoles avec eux... il s’en fallut de peu que le grand principe implanté par Avraham soit déraciné et que les descendants de Yaakov retombent dans l’erreur de l’humanité et dans ses mauvais chemins. Mais par amour de D.ieu pour nous et eu égard au serment qu’il avait fait à Avraham, D.ieu choisit les enfants d’Israël pour être les siens, les couronna des mitsvot et leur ordonna la manière de le servir par les lois concernant l’idolâtrie.

Avraham parvint à la vérité de l’unicité de D.ieu non pas grâce à une révélation divine ou des pouvoirs surnaturels mais à travers un processus dans lequel son esprit commença à chercher et à s’interroger jusqu’à ce qu’il ait saisi la vérité et compris quel est le chemin vertueux dans sa grande sagesse.

 
 
 
 

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8.     L’Écrit, prévoyant qu’Elohîms peut justifier les nations par l’adhérence, a d’avance annoncé à Abrahâm que toutes les nations de la terre seront bénies en toi. 

 

 

  • L’Écrit prévoyant : la Torah.

 

COMMENTAIRE N°1

Ben Bag Bag dit : Sonde la Torah et sonde-la encore car tout s’y trouve, scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. (Pirké Avot 5 :21)

 

La déclaration de Ben Bag Bag fait référence à l'étude de la Torah, elle enseigne clairement que l'on doit continuellement étudier la Torah, en la retournant encore et encore car toute la sagesse y est contenue.

 

D’autant plus, on comprend donc aisément qu’Hashem avait prévu, dans la Torah, de justifier les nations par la émouna dans le Mashiah.

 

Ben Bag Bag vient également avertir l'homme de ne pas se contenter d'un apprentissage superficiel de la Torah. Il doit plutôt l'étudier plusieurs fois pour approfondir ses significations plus profondes.  Il faut continuer à regarder la Torah même après qu'il a vieilli. L'étude de la Torah ne se termine pas chez les jeunes mais est une entreprise qui dure toute la vie… Il ne faut pas quitter la Torah car il n'y a rien de mieux au monde que l'étude de la Torah.

 

Cette Mishna est un exemple par excellence de la valeur de l'étude de la Torah aux yeux des Sages d’Israël.

 

En effet, la Torah est l'un des livres les plus étudiés de l'histoire humaine et aucun peuple n'a jamais développé une telle dévotion à l'étude des textes que les Juifs.

 

  • qu’Elohîms peut justifier les nations par l’adhérence : par la émouna en Yeshoua.

 

  • a d’avance annoncé à Abrahâm : comme cela est relaté Sefer Béréshit.

 

Alors l'Éternel dit : Cacherai-je à Avraham ce que je vais faire ?... Avraham deviendra certainement une nation grande et puissante ; en lui seront bénies toutes les nations de la terre. (Béréshit 18 :17-18)

 

COMMENTAIRE N°2

Et Rabbi Eléazar dit : Quelle est la signification de ce qui est écrit : Et en vous toutes les familles de la terre seront bénies ? (Béréshit 12 :3). Le Saint Béni soit-Il a dit à Avraham : J'ai deux bonnes pousses à vous greffer [lehavrikh] : Routh la Moavite, l'ancêtre de la maison de David et Naama l'Ammonite, dont le mariage avec Shlomo a conduit à la suite dynastie des Rois de Judée. Toutes les familles de la terre signifie : Même les familles qui vivent sur la terre, c'est-à-dire qui ont leur propre terre, ne sont bénis que grâce au peuple Juif. De même, lorsque le verset déclare : Toutes les nations de la terre seront bénies en lui, cela indique que même les navires qui viennent de Galia en Hispanie ne sont bénis qu'en raison du peuple Juif. (Yévamot 63a)

 

  • que toutes les nations de la terre seront bénies en toi : ceci est une prophétie du Sefer Béréshit.

 

Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :18)

 

COMMENTAIRE N°3

Généalogie du Mashiah Yeshoua, fils de David, fils d'Avraham. (Matityahou 1 :1)

 

Comme nous l’avons vu, D.ieu avait fait la promesse au patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de sa postérité. Les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique, dont les termes sont mentionnés du chap. 12 au chap. 17 du Sefer Béréshit. Les promesses sont celles d'une grande descendance, de l’héritage d’Eretz Israël et d’une bénédiction totale répandue au milieu de toutes les nations.

 

Lorsqu’il commence sa généalogie, Matityahou avait en tête toutes les promesses qu’Hashem avait faites des années auparavant et va démontrer qu’elles seront réalisées pleinement en Yeshoua.  L’Évangile de Matityahou commençant par les expressions "fils de David, fils d'Avraham" nous permet de voir le Mashiah, comme étant le fils souverain de David HaMelekh et comme le fils sacrificiel d'Avraham bénissant toutes les nations !  Une facette du lion de Juda et une facette de l’Agneau immolé, justifiant les nations qui s’accrocheraient à lui.

 

Les parallèles entre Its’hak [le fils d’Avraham] et Yeshoua sont donc nombreux car Its’hak était le Mashiah ben Yossef de sa génération.  En effet, un événement dans la vie d'Avraham est d'une grande importance pour une bonne compréhension de toutes ces prophéties. Dans le Sefer Béréshit chap. 22, D.ieu demande au patriarche de sacrifier son fils unique : Its’hak, héritier des promesses du Am Israël. Quand Avraham accepta d'accomplir cette immense sacrifice par obéissance, D.ieu intervint et lui donna alors un bélier pour être sacrifié en remplacement d’Its’hak.

 

L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Avraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! Parce que tu as fais cela et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :15-18)

 

Pourquoi Hashem demande-t-il au patriarche de sacrifier Yits’hak ? Comment comprendre une telle violence ? D.ieu est-il barbare ? C'est vrai, la Torah est parfois, remplie de violence, comme notre vie et la vie du monde sont elles aussi, remplies de violence. La Torah nous montre comment D.ieu est présent dans notre propre vie et au cœur de la vie du monde, tels qu'ils sont. Nous apprenons de la Torah ceci : Hashem n'est pas dans les nuages. Il est présent et souhaite rencontrer les hommes dans les événements et dans l’histoire. La Torah nous trace le chemin, en nous racontant des histoires réelles… La vérité est profondément cachée, dans toutes les histoires racontées comme étant valable pour tous les hommes.

 

Une de ces histoires toraïque violentes est celle du "sacrifice" ou de la "ligature" d’Yits’hak. Pour mieux comprendre, il faut lire paisiblement, puis éventuellement relire.

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Yits’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :1) 

 

La Torah nous dit qu’Hashem a conduit Avraham dans l'épreuve de la émouna. Cette épreuve est terrible car il s'agit du fils de la promesse divine pour Avraham, celui attendu depuis fort longtemps. Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils de la promesse ? L’épreuve est souvent incompréhensible mais elle cache, toujours, un profond message. Jusqu'au bout Avraham a donc eu foi et confiance et pour le coup, Yits’hak n'est pas mort… Yits’hak est vivant. On pourrait même dire qu'il est le premier des ressuscités… Il devait mourir et il n'est pas mort… Comme nous l’avons compris, Yits’hak est donc une "préfiguration" de Yeshoua.

 

En effet, Yits’hak est peut-être la plus importante figure du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Yits’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois pour le sacrifice et conduit sur le lieu de l’immolation… Cela fait même un peu gros pour ne pas s’apercevoir qu’on parle de Yeshoua !  

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Le lieu de loin : Au loin, Avraham a vu la résurrection du Mashiah.

 

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

Cette parole prophétique sera pleinement réalisée par Yeshoua, l’Agneau de Dieu offert en sacrifice pour toute l’humanité.

 

YITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX]  

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Yochanan 3 :16)

 

Et quand il voit le sang, il voit le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : Et Avraham a appelé le nom de ce lieu Hashem-Yireh, le Seigneur verra. (Béréshit 22 :14). Et il est aussi écrit : Et il était sur le point de détruire, le Seigneur l'a vu et il s'est repenti. (1 Divré Hayamim 21 :15). Que voyait-il ? Il a vu le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : D.ieu lui-même verra l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). (Mekhilta de Rabbi Yichmaël, Psi'ha 11)

 

"Christ" est le mot grec équivalent au mot "Mashiah" en hébreu. En français, on l'appellerait simplement l'Oint : celui ayant reçu l’onction, ou celui ayant été désigné, pour accomplir une mission précise. En effet, dans le Tanakh, oindre avec de l'huile était le signe qu’Hashem mettait de côté un serviteur pour un rôle particulier. On oignait un serviteur de D.ieu, par exemple pour la fonction de Cohen, de Navi ou encore de Roi. Le titre du Mashiah sur Yeshoua signifie qu’Hashem l’a élu pour être le Roi et le Sauveur de toute l’humanité. En effet, le nom de Yeshoua est le nom donné au Mashiah par Hashem lui-même car ce nom signifie "Yah sauve" ou encore "le salut"… De nombreux passages dans le Tanakh parlent de ce Sauveur, de ce Roi délivrant le peuple d’Israël de l’exil et de la souffrance. Beaucoup de Juifs croyaient qu’Hashem avait envoyé Yeshoua pour délivrer Israël de l’occupation romaine et pour régner, par la suite, comme le Roi du monde. Ce plan n’a pas pu avoir lieu car Yeshoua n’a pas été reconnu comme le Mashiah par les dirigeants corrompus du Am Israël... Néanmoins, par un refus d’être considéré comme le Mashiah, Yeshoua fut "résigné" dans la magnifique mission d’être le Sauveur venu délivrer les pécheurs du monde entier… En contre coup, Yeshoua a revêtu de la mission du "Mashiah ben Yossef" [ou Mashiah ben Ephraïm] et a apporter la délivrance sur beaucoup de choses : le péché, sur les maladies, etc… En effet, Hashem s'est servi du sacrifice d’Avraham pour nous montrer plusieurs choses : le rachat du peuple de D.ieu nécessitait le sacrifice d’un substitut, le rachat du peuple de D.ieu nécessiterait le sacrifice d’un descendant d'Avraham… Quand Yeshoua est monté sur la montagne de Golgotha, aucun bélier n’aurait pu le remplacer, la raison est qu’Hashem a aussi envoyé le Mashiah pour être l'Agneau de D.ieu afin de bénir toute l’humanité… En Yeshoua, se réaliseront alors les deux promesses du Tanakh, une d’un point de vue davidique et une autre d’un point de vue abrahamique. Le Mashiah a donc reçu cette autorité d’Hashem pour ramener l'ordre et la perfection dans toute la Création. Le monde déchu pourra donc être pleinement restauré par l’intermédiaire de notre émouna en lui.  En refusant de le reconnaître comme le Mashiah, certains Juifs n'avaient pas compris ce qu’il venait d’engendrer : Yeshoua sera venu une fois comme le fils d'Avraham pour mourir en sacrifice [Mashiah ben Yossef] et il reviendra comme le fils de David [Mashiah ben David] pour régner sur toute l’humanité.  Voici le plan d’Hashem incorporant les Juifs et les non-Juifs. En effet, même dans le Judaïsme traditionnel, le rôle du Mashiah s’étendra sur toute l’humanité !

 

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint béni soit-Il et la Shekhina, et ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12). Le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence à Mashiah ben Yossef, la qualité du Din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du Hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on pourra trouver les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Mashiah ne peut se révéler que dans un contexte de reconnaissance du nom d’Hashem. À cette condition s’en ajoute une supplémentaire : celle d’une reconnaissance collective. En d’autres termes, tous doivent reconnaître Hashem : humains, animaux, végétaux, Juifs, non-Juifs, petits ou grands, hommes ou femmes. En effet, si Mashiah ne se dévoilait uniquement par le mérite d’une élite, qu’adviendrait-il des autres êtres ? Ceux-ci sont bien vecteurs d’un message divin, puisqu’ils sont créés. N’ont-ils pas leur mot à dire ? N’ont-ils aucune reconnaissance à fournir ? Mashiah n’est pas le privilège d’un groupe, il est porteur d’un message universel qui se doit d’être accepté de tous. (Rav Avraham Ifrah)

 

Le Mashiah est donc le fils d’Avraham, issu du peuple de l’alliance et donc le fils de la promesse. En lui, toutes les nations peuvent connaître Hashem et devenir, par la émouna, fils d’Avraham.

 

COMMENTAIRE N°5

Pour compléter cette interprétation, on pourra utiliser le Targoum Yonathan sur ce passage. 

Et tous les peuples de la terre seront bénis par la justice de ton fils, parce que tu as obéi à ma parole. (Targoum Yonathan, Béréshit 22 :18)

Pourquoi parler de la "justice de ton fils" alors que c’est Avraham qui a accompli l’acte de sacrifier Its’hak ? Le Targoum Yonathan, dans une infinie sagesse, va donc rejoindre la pensée de Shaoul…

La justice du fils d’Avraham, soit le Mashiah, justifiera et bénira toutes les nations.

Ainsi parle l'Éternel des armées : En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. (Zekharia 8 :23)

 

COMMENTAIRE N°6

Il est aussi fort étonnant que bien que la plupart des Juifs ne croient pas en Yeshoua, certains n’ont pas manqué de préciser que Jésus fut, malgré l’hérésie chrétienne, une lumière pour le monde non-Juif : une bénédiction pour toutes les nations, étant lui-même un Juif.

 

Nous, Juifs et Chrétiens, avons plus en commun que ce qui nous divise : le monothéisme éthique d’Abraham ; la relation avec l’Unique Créateur du Ciel et de la Terre, qui nous aime et prend soin de nous tous ; les Saintes Écritures Juives ; la foi en une tradition qui nous lie et dans les valeurs de la vie, de la famille, de la justice compatissante, de la justice, de la liberté inaliénable, de l’amour universel et de l’ultime paix mondiale. Le Rabbin Moses Rivkis confirme cela en écrivant que les Sages ont uniquement fait référence à l’idolâtre de leur temps qui ne croyait pas à la Création du monde, à l’Exode, aux actes miraculeux de Dieu et au don divin de la Torah. En revanche, les gens parmi lesquels nous sommes dispersés croient en tous ces éléments fondamentaux de la religion. (Traité Nostrae Aetate, Déclaration n°5 de plusieurs rabanim)

 

Pour confirmer ces dires, on pourra aussi s’appuyer sur la déclaration plusieurs grands Maîtres d’Israël, dont le Rambam.   

 

Toutes les choses concernant Jésus le Nazaréen et Mahomet l’Ishmaélite sont venues pour préparer le chemin au vrai Roi Messie, afin d’améliorer le monde entier au service de D.ieu comme cela a été prophétisé : Alors je transformerai les peuples d’un langage commun pour que tous invoquent le nom de l’Éternel et le servent d’un cœur unanime. (Michné Torah, Lois des Rois)

 

Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de l'Éternel, pour le servir d'un commun accord. (Tsephania 3 :9)

 

Notons une information plutôt convaincante pour approfondir ceci : les chrétiens confessent le retour de Jésus-Christ et les musulmans confessent le retour d’Al Masih, 'Isa ibn Maryam. 

 

- Jésus-Christ : Yeshoua, le Messie d’Israël volé par l’influence édomite, créant le christianisme. 

 

- Isa Al-Masih : Yeshoua, le Messie d’Israël volé par l’influence ishmaélite, créant l’islam.

 

Les deux noms confessent le même personnage. Seulement, comme nous le savons, Yeshoua n’est pleinement révélé qu’en Israël : par l’influence de Yaakov comme cela est présenté au travers de l’Évangile de Yochanan.

 

Vous vous prosternez devant ce que vous ne connaissez pas. Nous, nous nous prosternons devant ce que nous connaissons, parce que le salut vient des Juifs. (Yochanan 4 :22)

 

Les chrétiens et les musulmans honorent le D.ieu d’Israël et heureux sont-ils pour cela, néanmoins, aucun n’a pu réellement prétendre activer le retour de Yeshoua car le salut, en hébreu, le "Yeshoua" vient des Juifs…

 

Le but de Haman a toujours été de séparer le peuple Juif du Tsadik. appelé Mordékhaï. Néanmoins, il vit que son plan ne marchait pas. le peuple Juif retournaient à Mordékhaï en masse. Ainsi ses conseillers eurent un plan : faire de Mordékhaï un martyr et de lui attribuer des pouvoirs super-humains, représentés par la potence haute de 50 coudées faite à partir d’un arbre, de le crucifier et de l’élever au statut d’un dieu. (…) Il y aura ceux qui tournent leur dos et diront : avoir autant d’admiration pour un être humain, de l’élever sur un arbre et de dire que ses enseignements sont la parole de D.ieu et l’unique manière de l’atteindre, c’est de l’idolâtrie ! Mais une telle plainte n’est qu’un prétexte pour renier la vérité, pour dissimuler notre réelle intention : Que nous convoitons nous-mêmes cette admiration afin de promouvoir notre idolâtrie propre. Ainsi, nous, qui ne nous humilions pas, nous qui refusons de voir le Tsadik si élevé, choisissons de nous aveugler nous-mêmes avec le voile de notre propre vanité. Nous fermons nos oreilles à ses leçons inspirantes plutôt que de rejeter notre vanité. (…) Et afin d’atteindre le Tsadik, de monter sur l’arbre, nous devons tous nous assembler. Afin de suivre ses enseignements, de garder son conseil, nous devons nous encourager mutuellement. Et pour éviter de tomber dans les pièges de l’égo de Haman, nous devons nous élever nous-mêmes ensemble. (A Breslov Commentary on the Méguila, p. 80-81)

                                                        

Lorsque Rabbi Na’hman avait plusieurs oppositions, certains ont même inventé un personnage le concernant et lui-même a déclaré : ce Rabbi Na’hman dont il parle, moi aussi je suis contre ! (Rav Avraham Ifra’h)

On peut relier cet enseignement du Rav Ifra’h au Mashiah Yeshoua, clairement, en totale opposition avec le Jésus dont les chrétiens parlent…  

Comme l’ont fait Maïmonide et Yéhouda HaLevi, nous reconnaissons que le Christianisme n’est ni un accident, ni une erreur mais le résultat de la volonté divine et un don pour les nations. En séparant le Judaïsme et le Christianisme, Dieu a souhaité une scission entre les partenaires dotés de différences théologiques signifiantes et non pas une séparation entre ennemis. Le Rav Yaakov Emden a écrit que : Jésus a apporté un double bienfait au monde. D’une part, il a majestueusement renforcé la Torah de Moïse… et aucun de nos Sages n’a exprimé tant d’empathie en parlant de l’immuabilité de la Torah. D’autre part, il a extirpé l’idolâtrie des nations et leur a imposé les sept lois de Noé afin qu’ils ne se comportent pas comme des animaux et leur a fermement inculqué des traits moraux… Les chrétiens constituent des congrégations qui œuvrent pour l’amour du ciel, qui sont destinées à durer, qui tendent vers les cieux et dont les récompenses leur seront accordées. Le Rav Samson Raphael Hirsch nous a enseigné que les chrétiens ont accepté la Bible Juive de l’Ancien Testament comme une révélation divine. Ils proclament leur foi dans le Dieu du Ciel et de la Terre, comme proclamé dans la Bible et ils reconnaissent la souveraineté de la Divine Providence. Maintenant que l’Église catholique a reconnu l’Alliance éternelle entre Dieu et Israël, nous, les Juifs, pouvons reconnaitre la validité constructive continue du Christianisme comme notre partenaire dans la rédemption du monde, sans aucune crainte que cela puisse être exploité à des fins missionnaires. Comme l’affirmait le Grand Rabbinat de la Commission bilatérale entre Israël et le Saint-Siège, sous la houlette du Rabbin Shear Yashuv Cohen : nous ne sommes plus des ennemis mais des partenaires sans équivoque dans l’expression des valeurs morales essentielles à la survie et au bien-être de l’humanité. Aucun de nous ne peut accomplir la mission divine seul. (Traité Nostrae Aetate, Déclaration n°3 de plusieurs rabanim)

Le Rav Hirsch nous a également appris que le Talmud met les Chrétiens, à l’égard des droits entre l’homme et son prochain, exactement au même niveau que les Juifs. Ils peuvent prétendre aux bénéfices de tous les droits, non seulement en matière de justice mais aussi en matière d’amour fraternel humain actif. Dans le passé, les rapports entre les Chrétiens et les Juifs étaient vus à travers la relation conflictuelle entre Ésaü et Jacob. Cependant, le Rabbin Naftali Zvi Berliner (Netsiv) avait déjà compris, à la fin du 19ème siècle, que les Juifs et les Chrétiens étaient voués par Dieu à être des partenaires aimants : A l’avenir, lorsque les enfants d’Ésaü seront amenés par un esprit pur à reconnaître le peuple d’Israël et ses vertus, alors nous serons également amenés à reconnaitre qu’Ésaü est notre frère. (Traité Nostrae Aetate, Déclaration n°4 de plusieurs rabanim)

 

Notre partenariat ne sous-estime en aucun cas les différences persistantes entre les deux communautés et religions. Nous croyons que Dieu emploie de nombreux messagers pour révéler sa vérité, tout en réaffirmant les obligations éthiques fondamentales que toutes les personnes ont devant Dieu et que le Judaïsme a toujours enseignées à travers l’alliance noahide universelle. En imitant Dieu, Juifs et Chrétiens doivent offrir des modèles de service, d’amour inconditionnel et de sainteté. Nous sommes tous créés à la sainte image de Dieu et tant les Juifs que les Chrétiens resteront dévoués à l’Alliance en jouant, ensemble, un rôle actif dans la rédemption du monde. (Traité Nostrae Aetate, Déclaration n°7 de plusieurs rabanim)

 

Néanmoins, malgré tous ces partages de paix nécessaires dans un monde rempli de violence, le commentaire de Na’hmanide dans la dispute de Barcelone, nous indique clairement comment la réconciliation entre Yaakov et Essav finira, soit par la destruction totale du catholicisme : le Mashiah ben David libérera l’humanité de l’esclavage du pape [Essav]… 

 

Moshé est venu et a accompli sa mission quand il s’est avancé devant Pharaon, sur l’ordre de D.ieu et qui lui a dit : Ainsi parle le Seigneur, le D.ieu d’Israël : Renvoie mon peuple ! A cet instant, notre libérateur s’est vraiment manifesté … De la même façon, ce n’est que lorsque le Mashiah viendra devant le Pape [l’incarnation de l’idolâtrie essavique] pour lui dire : Renvoie mon peuple, qu’on pourra dire qu’il est venu. (Na’hmanide)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Ainsi, ceux de l’adhérence sont bénis avec Abrahâm, adhérant.

 

 

  • Ainsi, ceux de l’adhérence sont bénis : comme Avraham, les Nazaréens d’origine non-Juive sont aptes pour agir au nom du Ciel et profiter de toutes les bénédictions divines.

 

La foi en D.ieu constitue le fondement de tous les commandements. La Mekhilta illustre cette idée par la parabole d’un roi qui entre dans un pays et se voit solliciter par les habitants d’instaurer parmi eux une législation. Le roi répond : Acceptez en premier lieu ma royauté ; puis, je promulguerai mes décrets. De même, la foi dans le D.ieu Unique est le fondement sur lequel s’appuient tous les commandements. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 20)

La délivrance finale dépend principalement de la foi car l’exil provient essentiellement du manque de foi. (La délivrance finale, inspiré du Likouté Moharan) 

 

 

  • avec Abrahâm, adhérant : Avraham fut nommé "homme de émouna" agréable au Maître du monde…

Nous devons tous suivre l’exemple de notre patriarche !

COMMENTAIRE N°1

Il est connu que les patriarches sont le char divin.  Déjà rencontrée, l’image du char [ce véhicule subordonné à la volonté de son conducteur] exprime l’idée de soumission parfaite. Toute leur vie durant, ils n’eurent de cesse, fût-ce un instant, d’attacher leur esprit et leur âme au Maître du monde, avec cette soumission à son unité. En d’autres termes, les patriarches ayant à chaque instant la pleine conscience de son unité, ils n’avaient pas de personnalité propre devant D.ieu. C’est cette soumission qui a été illustrée par l’image d’un char. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 34)

 

COMMENTAIRE N°2

Voici une étude de Nissan Mindel, un Rabbin hassidique ‘habad, auteur, éditeur et qui aussi faisait partie du personnel administratif de Menahem Mendel Schneerson, le septième Rabbi de Loubavitch. 

Avraham Avinou naquit à une époque où l’idolâtrie régnait de toutes parts. Même son propre père, Téra’h, était un idolâtre qui vendait des idoles de tailles et de matériaux divers.

À l’âge de trois ans, comme nos Sages nous le disent, Avraham reconnut qu’il y avait, qu’il y a et qu’il n’y aura jamais qu’un seul D.ieu, le Créateur du Ciel et de la terre. Avraham consacra toute sa vie à diffuser la connaissance de D.ieu. (Nedarim 32a)

Avraham était l’unique homme sur la terre qui connaissait D.ieu et l’adorait. Avraham était connu sous le nom de "HaIvri" : celui qui est sur l’autre rive, parce que le monde entier était d’un côté et lui seul était de l’autre. Mais bientôt le "D.ieu d’Avraham" devint connu par de plus en plus de gens… Chaque homme qui sortait de la tente d’Avraham et chaque femme qui sortait de la tente de Sarah, avait appris quelque chose sur D.ieu et partait en bénissant le "D.ieu d’Avraham"… Jusqu’à ce jour, lorsque nous nous adressons à D.ieu trois fois par jour dans la Amida, nous prions le D.ieu d’Avraham, le D.ieu d’Its’hak et le D.ieu de Yaakov. Cet accent mis sur le "D.ieu d’Avraham" est un hommage éternel à notre père Avraham et l’accomplissement de la promesse de D.ieu envers lui : Je grandirai ton nom. (…) De notre père Avraham, nous avons hérité non seulement des idées vraies mais également de merveilleux traits de caractère. Comme nous pouvons le voir d’après ce que la Torah nous dit à propos de la vie d’Avraham et d’après ce que nous apprennent de nos Sages du Talmud et du Midrash, Avraham était l’incarnation des plus hautes qualités de caractère. L’une d’elles était la bonté qui était sans limites en lui… Il aimait tout le monde, même de parfaits inconnus. Son amour des gens s’exprimait de nombreuses manières, notamment en matière d’hospitalité, qu’il pratiquait quotidiennement à la perfection. L’histoire des trois anges qui sont venus à lui déguisés en voyageurs est bien connue. Il était là, un homme de 99 ans en souffrance, c’était en plus, le troisième jour après sa circoncision ; un jour exceptionnellement chaud, assis devant l’entrée de sa tente, à guetter les voyageurs. Nos Sages nous disent que D.ieu voulait lui épargner tout tracas et fit de ce jour une journée exceptionnellement chaude afin qu’aucun voyageur ne sorte sur la route. Mais voyant combien Avraham était contrarié de ne pouvoir pratiquer l’hospitalité, D.ieu lui envoya les trois anges déguisés en hommes. Avraham fut si heureux de voir ces étrangers qu’il en oublia son grand âge, sa douleur et la chaleur du jour et il courut à leur rencontre, puis il courut leur préparer un somptueux repas. Bien qu’il eut de nombreux serviteurs prêts à faire le nécessaire, Avraham lui-même leur apporta de l’eau pour se laver les pieds et Sarah et lui préparèrent eux-mêmes le repas.

Avraham était un homme qui parlait peu, mais qui accomplissait beaucoup de bonnes actions. Ses actions ont toujours dépassé ses promesses. (…) Avraham était un homme épris de paix. Il détestait les conflits. Quand ses bergers se disputèrent avec les bergers de Lot parce que ceux-ci ne respectaient pas les pâturages des autres, Avraham décida de se séparer de son neveu. Il offrit à Lot de conserver les meilleurs pâturages, mais insista pour qu’ils se séparent. Cependant, lorsque Lot fut capturé lors d’une invasion, le pacifique Avraham prit les armes à la poursuite des pillards. Il libéra Lot et les autres captifs, y compris le roi de Sodome, ainsi que leurs biens. Selon les règles de la guerre en ce temps-là, Avraham devint Seigneur et Maître des captifs ainsi que de leurs biens qu’il avait sauvés au risque de sa vie. Mais il refusa de prendre pour lui-même ne serait-ce qu’un lacet de chaussure…

S’agissant de l’humilité, la Torah ne reconnaît qu’une personne qui fut plus humble qu’Avraham : Moshé Rabbénou… Avraham n’était pas simplement un Seigneur, comme beaucoup d’autres qui vivaient dans cette partie du monde. Il était le plus grand prince de tous. Les rois et les princes recherchaient son amitié et ses conseils. Le grand pharaon, le dieu-roi de l’Égypte, le puissant roi des Philistins, Avimelekh, les puissants princes hittites, tous reconnurent Avraham comme un chef et un prophète divin. Pourtant, Avraham se considérait comme un homme ordinaire. Je ne suis que poussière et cendre, dit-il.

Avraham reprit et dit : Voici, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre. (Béréshit 18 :27)

La position d’Avraham dans le monde et la haute estime dont il jouissait est exprimée par cette citation du Talmud : Le jour de la mort d’Avraham notre père, tous les chefs des nations du monde se tinrent alignés, à la manière des personnes en deuil et dirent : Malheur au monde dont le chef est parti ! Malheur au navire dont le capitaine est perdu ! (Baba Batra 91a)  

Avraham pria D.ieu chaque fois qu’il était dans le besoin mais il se donna pour règle de prier D.ieu tous les matins. Ainsi, Avraham est le père de notre prière du matin, tandis que son fils Its’hak introduisit la prière de l’après-midi et Yaakov, la prière du soir. (Bérakhot 26b)

L’une des merveilleuses qualités d’Avraham était son empressement et sa rapidité à exécuter les commandements de D.ieu. Nous avons déjà noté le zèle avec lequel il accomplit la mitsva concernant l’hospitalité aux voyageurs. Encore plus impressionnante est celui avec lequel il accomplit le commandement de D.ieu de lui offrir son fils bien-aimé Its’hak. Il se leva tôt le matin, sella lui-même son âne et fendit lui-même le bois pour le feu. Cet empressement à exécuter le commandement de D.ieu, en faisant abstraction de tout sentiment personnel, est l’aspect le plus remarquable de la Akéda d’Its’hak, comme le souligne l’auteur du Tanya, plus remarquable encore que l’accomplissement du commandement en lui-même.

De ce comportement, nos Sages ont établi le grand principe selon lequel : les zélés font immédiatement les mitsvot. Il ne suffit pas d’accomplir les commandements de D.ieu, nous devons le faire à la première occasion, avec zèle et empressement. (Yoma 28b)

Avraham ne mit jamais en doute les voies de D.ieu, même quand les choses semblaient être à l’opposé de ce à quoi il aurait pu s’attendre. Par exemple, D.ieu lui avait dit de quitter son lieu de naissance et la maison de son père, en promettant de le rendre grand et béni. Pourtant, dès son arrivée au pays de Canaan, il y eut une grande famine. Il sembla qu’au lieu qu’il apporter une bénédiction au pays, il y avait amené la famine. De plus, Avraham lui-même souffrit de privation, de moquerie et de persécution mais il ne remit jamais en question les promesses de D.ieu, réalisant que cela devait être une mise à l’épreuve de sa foi en D.ieu.

De nouveau, quand D.ieu dit à Avraham, alors âgé de 99 ans, de se circoncire et d’atteindre ainsi la perfection conjointe du corps et de l’âme, Avraham aurait pu poser plusieurs questions telles que : si la circoncision est nécessaire à ma perfection, pourquoi ne suis-je pas né circoncis ? Et pourquoi attendre que je sois un vieil homme ? Mais Avraham ne mit pas en doute la sagesse de D.ieu. De même, D.ieu l’avait béni en lui accordant d’avoir un fils dans sa vieillesse et lui avait promis qu’à travers Its’hak, il deviendrait le père d’une grande nation Juive. Mais avant qu’Its’hak ne soit encore marié, D.ieu commanda à Avraham de lui offrir son fils bien-aimé en holocauste ! Avraham protesta-t-il ? Posa-t-il la moindre question ? Pas un mot. Au contraire, il exécuta le commandement de D.ieu avec empressement et ce n’est qu’au dernier moment qu’il comprit qu’il ne s’agissait que d’une épreuve de plus... C’est ce que l’on appelle un cœur intègre pour D.ieu : lorsque le cœur est plein d’amour de D.ieu et d’une foi absolue en lui, il n’y a pas de place pour les doutes et les questions.

Avec toute son intelligence et sa sagesse extraordinaires, Avraham se soumit à D.ieu entièrement et de tout son cœur. Il nous a montré la vraie manière de servir D.ieu, avec amour et crainte ; il était un véritable amoureux de D.ieu et un vrai craignant D.ieu.

Tout comme Avraham choisit D.ieu, D.ieu choisit Avraham et conclut une alliance éternelle avec lui et ses enfants, le peuple Juif. D.ieu dit à Avraham : Mes créatures ne connaissaient pas mon Nom, jusqu’à ce que tu me rendes connus par eux. Je te considérerai désormais comme mon partenaire dans la Création du monde. (Béréshit Raba 43)

 
 

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10.     Car tous ceux des œuvres de la tora sont sous une imprécation. Oui, il est écrit pour cela : Est honni qui ne persévère pas dans toutes les paroles écrites dans le volume de cette tora pour les appliquer. 

 

 

  • Car tous ceux des œuvres de la tora sont sous une imprécation : l’Apôtre Shaoul fait référence au Sefer Devarim.

 

Maudit soit celui qui n'accomplit point les paroles de cette Torah et qui ne les met point en pratique ! Et tout le peuple dira : Amen ! (Devarim 27 :26)

 

Finalement, l’Apôtre Shaoul dénonce ceux qui étaient du "parti de la circoncision" : ils ne se liaient pas réellement au Mashiah mais préféraient baser leurs vies, sur leurs propres mérites… En l’occurrence, comme nous le savons, ils souhaitaient imposer la circoncision aux non-Juifs.

 

L'essentiel du repentir ne peut se faire que grâce au rapprochement au Tsadik, comme il est écrit : un mécréant qui a multiplié ses fautes, sa réparation consistera à faire des efforts pour faire vivre le Tsadik en lui procurant du plaisir. (Tsadik 141)

 

  • Oui, il est écrit pour cela : Est honni qui ne persévère pas dans toutes les paroles écrites dans le volume de cette tora pour les appliquer : le Tsadik est celui qui accomplit toute la Torah et qui nous fait vivre par ses mérites… Or, comme nous le savons, il y a très peu de réels tsadikim… Comment pouvons-nous vivre en nous fondant sur nos propres mérites tellement déficients ? Cela engendrera forcément des scissions spirituelles… Il faut donc pratiquer les mitsvot de la Torah et obtenir des mérites sur la base de notre émouna en Yeshoua et non sur nos misérables fondations !

 

Le peu de Torah et de prière que chacun étudie et accomplit, bien qu'il soit très précieux aux yeux du Saint Béni soit-Il, ne peut s'élever, à l'endroit où il le doit, que par la force des Tsadikim véritables. Eux seuls peuvent élever tout ce que l'on fait, que ce soit l'étude de la Torah, nos prières et l'accomplissement des mitsvot car à cause de nos fautes, tout notre service divin est loin de la perfection, parce qu'il est rempli de mauvaises pensées et de défauts. C'est pour cette raison que tout peut s'élever, essentiellement, grâce au Tsadik véritable, qui lui a la force d'élever nos prières et tout ce que l'on fait dans le service divin car lui est capable de purifier toutes nos actions, en faisant le tri entre le côté positif et négatif de celles-ci. (Likouté Halakhot, Piria véRivia, 5)

 

COMMENTAIRE N°1

Il est écrit la chose suivante dans la Torah :

 

Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Éternel. (Vayikra 18 :5)  

 

Quand un homme pratique la Torah, il acquiert des mérites qui contribuent à le rendre juste devant Hashem.

 

Cependant, les Téhilim du Roi David nous apprennent un fait intéressant…

 

Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son coeur : Il n'y a point de Dieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien. L'Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Téhilim 14 :1-4)

 

Nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et non-Juifs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche D.ieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leurs langues pour tromper ; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; la destruction et le malheur sont sur leur route ; ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte de D.ieu n'est pas devant leurs yeux. (Romains 3 :9-18)

 

La question qui se pose est donc la suivante : comment la majorité des hommes peut-elle être juste devant le Créateur, alors qu’il n’y pas un seul juste… Tout d’abord, notons que la Guémara nous apprend qu’il existe, en vérité, des exceptions, donc de réels tsadikim mais quand Hashem a vu qu'ils seraient peu nombreux, il les a disséminés tout au long de l'histoire…

 

Logiquement, comme l’a fait Yeshoua, l’homme peut vivre et être déclaré juste seulement grâce à ses mérites, d'avoir pratiquer toute la Torah… Mais comment atteindre un tel niveau ? La plupart de tous les hommes sont soumis au Yetser Hara et n’arrivent pas à le vaincre… Combien se laissent entrainer par leur penchant dans les plus désarroi de la société !

 

Comment donc être considérer comme un juste devant le Maître du monde ? Selon la balance de la justice, selon une approche simpliste, un Tsadik est une personne qui a plus d’actif que de passif sur le plan spirituel et un racha a plus de passif que d’actif. De plus, une approche aussi simple est cependant problématique. Sur quelle base sommes-nous censés nous évaluer nous-mêmes ? Comment peut-on attendre d’une personne qu’elle puisse être objective vis-à-vis d’elle-même et sache avec précision où elle se trouve sur cette balance ? Par ailleurs, qu’en est-il des échecs ? Comment sortir de ce cycle apparemment sans fin des bonnes résolutions et des échecs qui les suivent si souvent ? Sommes-nous des tsadikim dans les moments de triomphe et des réchaim dans les moments de débauche ? La chose demande à être éclaircie…

 

En effet, tous les hommes ont l'obligation de pratiquer la Torah mais généralement, ils n'arrivent pas à avoir le niveau de se justifier totalement en se reposant sur leur propre pratique. La solution est donc la suivante : si l'homme se lie, se marie au véritable Tsadik, alors les mérites du Tsadik deviennent ses mérites à lui car cet homme lui appartient, comme une épouse appartient à son mari. Il devient donc mort par rapport à sa justification personnelle concernant sa propre Torah mais non pour sa pratique…

 

C'est par la Torah que je suis mort à la Torah, afin de vivre pour D.ieu. J'ai été crucifié avec le Mashiah et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Mashiah qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de D.ieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de D.ieu car si la justice s'obtient par la Torah, le Mashiah est donc mort en vain. (Galates 2 :18-21)

 

Contrairement aux avis chrétiens, l'homme doit, bien sûr, continuer à étudier, pratiquer et vivre la Torah… Cependant, les mérites et la justice du Tsadik auquel il s'est lié le porte, le soutienne et lui vienne en aide ! D’autant plus, que l’homme reçoit le Rouah Hakodesh pour lui permettre d’avancer et de se sanctifier !

 

Grâce au rapprochement au Tsadik, toutes nos prières, toute notre étude de Torah et accomplissement des mitsvot prennent une autre dimension. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

 

Quoi qu’il en soit, nous pouvons être sûrs que nous ne deviendrons jamais des tsadikim. Néanmoins, bien que le niveau du Tsadik soit bien hors de notre portée, devenir un tsadik à notre niveau, est bien à notre portée. Car un tsadik n’est pas mesuré par les talents que D.ieu lui a donnés, mais plutôt par la manière qu’il les utilise. Ainsi, en servant D.ieu avec ce que nous avons, malgré le manque de talent ou d’ascendance, nous pouvons devenir des tsadikim dans nos vies. (A Breslov Commentary on the Méguila, p. 80-81)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Que maintenant par la tora personne n’est justifié en face d’Elohîms, c’est clair, parce que le juste vit par son adhérence. 

 

 

  • Que maintenant par la tora personne n’est justifié en face d’Elohîms, c’est clair : car seuls, les réels Tsadikim peuvent arriver à ce niveau, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous…

 

COMMENTAIRE N°1

Il y eut dix générations depuis Adam jusqu’à Noa’h : c’est pour montrer combien D.ieu est longanime car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à ce qu’il amène sur eux les eaux du déluge. Il y eut dix générations depuis Noa’h jusqu’à Avraham : c’est pour montrer combien D.ieu est longanime, car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à la venue d’Avraham Avinou qui recueillit la rétribution de tous. (Pirké Avot 5 : 2)

Une tradition nous parle des 36 tsadikim cachés, appelés les Tsadikim Nitsarim, souvent désignés sous la forme simplifiée "lamed vav" dont l’existence sur terre garantit la survie du monde. Les Nitsarim sont des exemples d’humilité, comme Moshé et cette vertu même, leur interdit de s’auto-proclamer "Tsadikim" ; ces 36 sont donc simplement trop humbles pour croire qu’ils en font partie…  

A propos du verset : Heureux tous ceux espèrent en lui. (Yeshayahou 30 : 18). Abaye dit : Le monde ne comporte pas moins de 36 justes dans chaque génération qui célèbrent la présence divine, comme il est dit : Heureux tous ceux espèrent en lui [lo]... La valeur numérique de "lo" orthographié lamed vav, est 36. (Sanhédrin 97b)

Et Hizqiya a déclaré que le Rabbi Yirmeya avait déclaré au nom du Rabbi Shimon bar Yohaï : Je suis en mesure de dispenser le monde entier du jugement rendu pour les péchés commis depuis le jour de ma création jusqu’à aujourd’hui. Le mérite qu’il a acquis par sa justice et la souffrance qu’il a endurée ont racheté les péchés du monde entier. Et si Eliézer, mon fils, acquérait le mérite, calculé comme le mien, nous absoudrions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu’à maintenant. Et le roi Yotham ben Ouziyah méritait-il des mérites calculés avec les nôtres. Bien sûr, nous dispenserions le monde du jugement pour les péchés commis depuis le jour où le monde a été créé jusqu’à sa fin. (Soukka 45b)

Selon le Talmud, la justice de ces trois personnes sert de contrepoids à tous les actes pervers commis au fil des générations et valide l’existence continue du monde…

Et Hizqiya a dit que le Rabbin Yirmeya avait dit au nom de Rabbi Shimon ben Yohaï : J’ai vu des membres de la caste des personnes de premier plan spirituel, qui sont vraiment justes et qui sont peu nombreux. Si elles sont au nombre de mille, mon fils et moi sommes parmi eux. Si elles sont au nombre d’une centaine, moi et mon fils sont parmi eux et si elles sont au nombre de deux, moi et mon fils, c’est nous. (Soukka 45b)

Selon les différentes approches du Talmud, les réels Tsadikim sont donc peu nombreux… Ne vaut-il pas donc mieux s’approcher du Mashiah et nous soumettre à son mérite pour mieux nous approcher d’Hashem ?

 

D’autant qu’on sait que le Mashiah s'élèvera plus haut qu'Avraham, qu’il grandira plus que Moshé et qu’il sera placé très haut, plus haut que les anges du service divin. (Yalkout Chimoni 2 :476 sur Yeshayahou).

 

  • parce que le juste vit par son adhérence : comme nous l’avons vu, ne lis pas "vit" mais "il fait vivre" car nous vivons par la foi du Tsadik qu'il met en nous par la Rouah Hakodesh. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°2

Selon le Likouté Amarim et le Talmud, toutes les mitsvot de la Torah doivent être basés sur la émouna. La Brit Hadasha, remplie de sagesse, nous permet d’aller au cœur de tous les enseignements de tous nos plus grands Maîtres…

 

C’est là le sens de ce que dirent nos Maîtres, de mémoire bénie : 613 mitsvot furent données à Israël… Havakouk est venu et les a fait tenir sur une seule mitsva fondamentale, la foi, ainsi qu’il est dit : Le juste vivra par sa foi. C’est-à-dire comme s’il n’y avait que cette seule mitsva de la foi car par la seule foi en l’unité de D.ieu, comme expliqué plus haut, on en viendra à l’accomplissement de toutes les 613 mitsvot. (…) Cette foi en l’unité de D.ieu permettra de supprimer toute entrave à l’accomplissement des commandements ; en effet, comment pourrait-il y avoir un obstacle à la volonté de D.ieu, les mitsvot, quand on sait qu’il n’est rien en dehors de lui ? La foi est donc regardée comme le socle sur lequel reposent tous les commandements puisque par la foi en l’unité de D.ieu, la sitra a’hara devient subjuguée vraiment et l’obscurité transformée en lumière. L’annihilation de la sitra a’hara n’aura lieu qu’à la fin des jours, à l’ère messianique. Aujourd’hui, alors que l’obscurité de la klipa fait écran devant la sainteté, D.ieu reçoit satisfaction lorsque la sitra a’hara est brisée et l’obscurité transformée en lumière, par la foi en son unité. Et en particulier hors de la Terre d’Israël, où l’air de la terre des nations est impur et rempli de klipot et de sitra a’hara. Et par cette foi en l’unité de D.ieu, les klipot sont transformées en lumière et deviennent un domaine privé pour l’unité de D.ieu. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 33)

 

Rabbi Simlaï a dit : 613 commandements furent donnés à Moshé, 365 tu ne feras pas, égales au nombre de jours dans l'année solaire et 248 tu feras, correspondant aux membres du corps. Vint David qui les réduisit à 11, ainsi qu'il est dit : Hashem, qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable et il ne jette point l'opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent Hashem ; il ne se rétracte point, s'il fait un serment à son préjudice. Il n'exige point d'intérêt de son argent et il n'accepte point de don contre l’innocent. (Téhilim 15 :1-5). Vint Yeshayahou qui les réduisit à six, ainsi qu'il est dit : Qui de nous peut demeurer près d'un feu dévorant ? Celui qui marche dans la justice, et qui parle selon la droiture, qui méprise un gain acquis par extorsion, qui secoue les mains pour ne pas accepter un présent, qui ferme l'oreille pour ne pas entendre des propos infamants, et qui se bande les yeux pour ne pas voir le mal. (Yeshayahou 33 :15). Vint Mikha qui les réduisit à trois, ainsi qu'il est dit : Et ce qu'Hashem demande de toi, homme, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton D.ieu. (Mikha 6 :8). Vint encore une fois Yeshayahou qui les réduisit à deux, ainsi qu'il est dit : Ainsi parle Hashem : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste. (Yésha'yahou 56 :1). Vint Amos qui les réduisit à un, ainsi qu'il est dit : Car ainsi parle Hashem à la maison d'Israël : Cherchez-moi, et vous vivrez. (Amos 5 :4). Mais c'est Havakouk qui les a tous fondés sur un seul principe : le tsadik vivra par sa foi. (Havakouk 2 :4) (Makoth 24a)

Cela correspond bien à la pensée de l’Apôtre Shaoul, qui enseigne qu'il considère sa propre justice, résultat de sa pratique de la Torah, comme de la boue en comparaison de celle du Tsadik, dont l'accomplissement de la Torah est parfait…

 

Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benyamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la Torah, paroush ; quant au zèle, persécuteur de la Kéhila ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Torah. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause du Mashiah. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance du Mashiah Yeshoua mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout et je les regarde comme de la boue, afin de gagner le Mashiah et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la Torah mais avec celle qui s'obtient par la foi en Yeshoua, la justice qui vient de D.ieu par la foi. (Philippiens 3 :4-9)

L’homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et de dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

COMMENTAIRE N°3

Shaoul demandera donc aux Nazaréens d’avoir foi en Yeshoua, au point de se considérer comme morts par rapport à leur propre justice et de développer cette émouna avec l’aide du Rouah Hakodesh. Néanmoins, contrairement aux enseignements chrétiens répandus, les talmidim devront étudier et pratiquer la Torah chaque jour de leur vie, tout en recevant la vitalité de leur Rabbi…

 

Sans moi, vous ne pouvez rien faire. (Yohanan 15 : 5)

 

L'essentiel et le fondement dont tout dépend, c'est de s'attacher au Tsadik de la génération et d'accepter ses paroles comme étant la vérité Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

 

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12.     Mais la tora ne procède pas de l’adhérence, mais : celui qui l’accomplit en vit. 

 

 

  • Mais la tora ne procède pas de l’adhérence : l’exemple d’Avraham utilisé précédemment, permet d’établir que la Torah doit être d’abord basée sur la émouna.

La Torah a un manque lorsqu’il lui manque la foi. Par conséquent, nos Sages ont enseigné : Jusqu'à ce que Havakouk vienne : Le tsadik vit par sa foi. Car par la foi, la Torah est rendue parfaite. (Torah n°31 du Likouté Moharan I)

COMMENTAIRE N°1

On pourra également s’inspirer d’une parole d’un Maitre de la ‘Hassidout Breslev pour mieux comprendre ce concept.

 

La première page du Talmud, ouvrage foisonnant de raisonnements humains et logiques, est numérotée du chiffre deux… La raison en est simple : la première page est celle de la foi. (Rav Avraham Ifrah)  

 

 

  • mais celui qui l’accomplit en vit : celui qui souhaiterait chercher dans les œuvres de Torah un moyen de justification ou de salut, se trouve, non sous la bénédiction mais sous la malédiction car il ne pourra jamais assumer devant Hashem, une perfection totale de tous les commandements au même titre qu’un Tsadik du calibre de Yeshoua… En effet, selon la justice stricte d’Hashem, cet homme aurait bien trop failles spirituels !

C'est à ce moment-là que notre service divin a de la valeur et qu'il s'élève. En effet, il se peut que l'on serve le Saint Béni soit-Il mais que tout notre service divin soit d'un niveau de sommeil, qu'il reste en bas et qu'il ne s'élève pas vers Hashem car il lui manque la vitalité nécessaire. Alors Hashem n'a pas de satisfaction de ce service. (Torah n°60 du Likouté Moharan I)

L’Apôtre Shaoul ne dit pas, mais suppose comme évident que nul n’a observé et accompli toutes les choses écrites dans la Torah ; il faudrait, pour le nier, un degré d’aveuglement et d’orgueil qu’il ne saurait prévoir !

COMMENTAIRE N°2

Qui est l’homme qui désire la vie ? (Téhilim 34 :13). Rabbi Chnéour Zalman souligne que le moyen d’obtenir la vie est l’attachement au Tsadik. Selon les termes du verset Shmouel 1 :25-29 : l’existence de mon maître sera liée au faisceau de la vie que protège l’Eternel ton D.ieu. Or, le Tsadik est l’intermédiaire qui relie à D.ieu. C’est pour cette raison qu’il peut distribuer ce faisceau de vie. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Le messie nous a rachetés de l’imprécation de la tora, en devenant à cause de nous imprécation. Il est écrit : Honni, le pendu au bois,

 

 

  • Le messie nous a rachetés de l’imprécation de la tora : en se liant au Tsadik de vérité, les malédictions engendrées par notre pratique imparfaite de la Torah sont effacées, puisque c'est par lui, que nous sommes maintenant justifiés…

 

Grâce à l'attachement aux vrais Tsadikim, on accède de la sorte à une parfaite téchouva, au pardon des fautes, à l'adoucissement et à la suppression de tous les jugements ; l'union du Saint Béni Soit-Il et de sa présence est accomplie grâce à cela. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

Il arrive que des vrais Tsadikim parlent avec des gens dont le comportement est loin d’être parfait… Le Tsadik élève alors son propre esprit pour l’unir à Hashem et de même l’esprit du méchant s’en trouve emmené vers D.ieu. Le vrai Tsadik parvient alors à faire se repentir les pires pécheurs. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

 

  • en devenant à cause de nous imprécation : comme lorsqu’un homme est condamné à mort et qu’un autre, un innocent, s’offre à mourir à sa place et ainsi l’arrache à son châtiment : voilà ce que le Mashiah a fait pour nous. Car il n’était pas, lui, sous la malédiction de la Torah mais il l’a prise sur lui afin d’en délivrer ceux qui s’y trouvaient.

Lorsque les temps ont été accomplis, D.ieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la Torah, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la Torah, afin que nous reçussions l'adoption. (Galates 4 :4)

L’Apôtre Shaoul parle de la malédiction de la Torah dont le Mashiah nous a rachetés, c’est-à-dire de la peine ou du châtiment dans ce monde ou dans le Guey-Hinnom ; c’est cette peine que Yeshoua a pris sur lui en sa mort.

Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. (1 Kéfa 2 :24)

 

Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de D.ieu. (2 Corinthiens 5 :21)

 

COMMENTAIRE N°1

On sait, en effet, ce que dit le Ramban, à propos de la manière d’effectuer un sacrifice, afin d’assurer l’expiation de l’homme. Ce dernier doit, en effet, se dire : il a fauté contre son D.ieu, par son corps et par son esprit ; il eut donc été légitime que son sang soit versé et que son corps soit brûlé mais le bienfait du Créateur lui permet d’offrir un substitut, le sang du sacrifice à la place du sien, son esprit à la place du sien. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

Nous pourrons relier cela au sacrifice du Mashiah, un plus grand substitut que tout animal sacrifié. 

 

COMMENTAIRE N°2

Dans un même élan, nous pourrons aussi nous inspirer des nombreux commentaires du Rabbi David ‘Hanania Pinto afin de mieux intégrer la notion d’un substitut en raison de nos péchés.

Parle aux enfants d'Israël et dis-leur : Lorsque quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il offrira du bétail, du gros ou du menu bétail. (Vayikra 1 :2)

Le Saint Béni soit-Il se révéla à Moshé dans la tente d’assignation pour lui demander d’ordonner aux enfants d’Israël d’apporter des sacrifices. A priori, il aurait été logique que l’homme lui-même doive faire le sacrifice de sa vie pour voir ses péchés expiés mais, dans sa miséricorde, l’Eternel lui a demandé d’apporter une bête à sa place. Toutefois, il lui appartient de percevoir le message sous-jacent : à l’instar de l’animal sacrifié et consumé sur l’autel, il doit être prêt à se sacrifier pour le Créateur. Cependant, si l’on peut mener une bête vers l’abattoir, de gré ou de force, il demeure impossible de contraindre un homme, animé de volontés propres et disposant du libre arbitre, à se sacrifier pour D.ieu. S’il en est ainsi, comment l’homme peut-il parvenir à ressentir une profonde volonté de se sacrifier pour son Créateur ? La position du Ramban relative au but des sacrifices nous éclaircit à ce sujet, il explique qu’ils visaient à susciter la réflexion de l’homme qui, constatant le traitement subi par l’animal sacrifié, réalisait ce qu’aurait dû être son propre sort, en raison de ses péchés. Il comprenait ensuite que l’Eternel, dans sa grande miséricorde, désirait l’épargner de tels châtiments, infligés à l’animal en guise d’expiation... La vision de l’abattage de la bête et de l’aspersion de son sang faisait naître en l’homme des pensées de contrition, ainsi qu’un désir ardent de trouver grâce aux yeux du Tout-Puissant afin d’éviter de devoir connaître le même sort que cet animal. (Rabbi David ‘Hanania Pinto)

Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C'est pourquoi le Mashiah, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps ; tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. (Hébreux 10 :4-6)

Sous la Brit Hadasha, notre devoir de sacrifier notre volonté devant celle de D.ieu est d’autant plus importante car le Mashiah s’est livré lui-même en vue de nos fautes… L’impact dans la conscience est d’autant plus important que s’il s’agissait d’un simple animal. 

Autrefois, les bné Israël étaient témoins de miracles quotidiens dans l’enceinte du Temple (Pirké Avoth 5 :5) et il leur était donc très facile de vaincre leur yetser hara, sans compter qu’au moment où le sacrifice était offert, ils percevaient la vérité et alors toutes leurs fautes étaient pardonnées et ils étaient purifiés. De plus, comme ils se rendaient compte que tout ce qui était fait à la bête aurait dû être effectué sur leur propre corps, ils se repentaient instantanément et se rapprochaient de D.ieu. Mais à notre époque, comment vaincre le yetser hara ? Si c’était difficile au temps du Temple où tout était si clair, que dire de nous, qui n’avons plus ni Temple, ni sacrifices ? Comment allons-nous pouvoir nous rapprocher de D.ieu ? C’est précisément ce manque qui va nous y aider car il nous reste une arme capitale : la Torah et la prière, ainsi qu’il est écrit : Nous paierons des taureaux avec nos lèvres. (Hoshéa 14 :3). Cela signifie que les prières remplacent les sacrifices (Bérakhot 26b, Zohar III 28b). La Torah de son côté représente également un sacrifice, car quiconque étudie les holocaustes est considéré comme ayant offert un holocauste (Mena’hoth 110a). Nous possédons par conséquent deux formes de sacrifices ! Si l’on étudie la Torah en s’y consacrant de toutes ses forces, on s’offre soi-même à D.ieu en se tuant pour ainsi dire pour elle (Bérakhot 63b, Shabbat 73b). Il est aussi dit : Lorsqu’un homme mourra dans une tente. (Bamidbar 19 :14). Cela peut signifier qu’il doit "se tuer" dans la tente de la Torah, suivant ainsi les traces de Yaakov, l’homme droit installé dans les tentes. (Béréshit 25 :27) qui sont les tentes de Chem et Ever, où il étudiait la Torah (Méguila 17a). Il est donc évident que même à notre époque, nous pouvons avoir une récompense considérable car par la force de la Torah, de la prière et des cent bénédictions, nous avons la possibilité de devenir un sacrifice totalement consacré à Dieu, même si nous ne voyons plus ce qu’on fait à la bête au moment où on l’offre. Si nous arrivons à tirer le meilleur parti de l’exil, nous pouvons même atteindre un niveau plus élevé que celui des générations du Temple. Alors nous deviendrons semblables à un sacrifice offert à D.ieu, nous surmonterons toutes les épreuves et notre sort sera enviable. Cela représente effectivement un rapprochement de la part de l’homme, car même si nos yeux ne sont plus témoins des miracles du Temple et qu’il n’y a plus de cohanim, ni de léviyim pour assurer leur service, il n’en reste pas moins qu’en disant ces bénédictions, nous faisons la volonté de l’Eternel, ce qui est une réelle façon de se rapprocher de lui. Notre époque a même peut-être un côté préférable, en ce que nous sommes obligés d’investir beaucoup d’efforts dans l’accomplissement des mitsvot et l’étude de la Torah, ce qui est extrêmement important aux yeux de D.ieu. (Rabbi David ‘Hanania Pinto)

 

  • Il est écrit : Honni, le pendu au bois : cela fait référence au Sefer Devarim.

 

Celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de D.ieu. (Devarim 21 :23)

 

Yeshoua a vécu, à notre place, la malédiction prophétisée par la Torah… Cela devait se passer comme cela, autrement, comment Yeshoua aurait-il transformé cette malédiction en bénédiction ?

Nous, nous prêchons le Mashiah crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs, mais puissance de D.ieu et sagesse de D.ieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que non-Juifs. Car la folie de D.ieu est plus sage que les hommes et la faiblesse de D.ieu est plus forte que les hommes. (1 Corinthiens 1 :23-25)

Le mystère de la rédemption, ce que Shaoul appelle la folie de la croix, est la conciliation de ce double fait : la malédiction de la Torah est reliée avec le véritable Saint, le Tsadik Yeshoua alors qu’elle devrait l’être non pur lui mais bien pour les pêcheurs… C’est une folie ! Comment le Tsadik pourrait-il être qualifié de maudit par la Torah ? C’est que la malédiction a été changée en bénédiction, Yeshoua ayant porté cette malédiction et en la clouant avec lui, par la croix.

 
 
 
 

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14.     afin que la bénédiction d’Abrahâm parvienne aux nations par Iéshoua’ le messie, pour que nous recevions la promesse du souffle par l’adhérence.

 

  • afin que la bénédiction d’Abrahâm parvienne aux nations : par la mort expiatoire du Mashiah, la bénédiction promise à Avraham a pu s’étendre aux non-Juifs…  

 

Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

Tout comme la vache rousse apporte l’expiation, de même, la mort des tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or, combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

  • par Iéshoua’ le messie : cela fait référence au sacrifice expiatoire.

 

COMMENTAIRE N°1

Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Yohanan 2 : 2)

Le Saint Béni soit-Il, envoie le remède avant d’infliger la blessure. Dans ce cas-ci, Il envoya Yossef en Egypte avant l’esclavage d’Israël. Après leur esclavage en Egypte, D.ieu les a fait sortir avec une main puissante…De même, D.ieu les fera monter au véritable Royaume et il fera monter le véritable Roi David de la tribu de Yéhouda…Car le Mashiah ben Yossef ne vient pas pour lui-même, il ne vient que pour amener le Mashiah ben David. Car il donnera son âme et il sait que sa mort et son sang serviront d’expiation pour la nation de D.ieu. (Yalkout Moshiach)

Malgré les dires de certains anti-missionnaires, il est clairement relaté dans la tradition Juive que le Mashiah devrait mourir pour les autres. Ici l’auteur compare la vie de Yossef à celle du Mashiah ben Yossef : Yossef ayant préparé la venue du libérateur Moshé, de même le Mashiah ben Yossef doit préparer la venue du libérateur, le Mashiah ben David…

Dans le futur, les deux Messies, le Mashiah ben Yossef et le Mashiah ben David, vont conquérir les nations et il existe un seul Tsadik qui inclut en lui les deux Messies. (Hayé Moharan, Conversations et histoires, chap. 6) 

  • pour que nous recevions la promesse du souffle par l’adhérence : le bien immense qui était promis, c’était l’effusion du Rouah Hakodesh.

 

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Cela fait référence aux prophéties concernant la Brit Hadasha.

 

Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur coeur et je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. (Yrmeyahou 31 :33)

Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances et que vous observiez et pratiquiez mes lois. (Yehezqel 36 :26- 27) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Frères, je parle en homme : personne ne rejette ou ne fait des additions à un pacte humain, une fois signé.

 

 

  • Frères, je parle en homme : l’Apôtre illustre ses propos avec un exemple concret de la société humaine.

 

 

  • personne ne rejette ou ne fait des additions à un pacte humain, une fois signé : on ne peut annuler un contrat ou un pacte signé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Or les promesses ont été énoncées pour Abrahâm et sa semence. Il n’est pas dit : pour ses semences, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais d’une seule : pour ta semence, qui est le messie.

 

  • Or les promesses ont été énoncées pour Abrahâm et sa semence : comme nous l’avons vu, D.ieu a fait la promesse au Patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de sa postérité.

 

Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :18)