CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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1.     Ensuite, au bout de quatorze ans, je suis monté de nouveau à Ieroushalaîm, avec Bar-Naba et Titus, que j’avais pris avec moi.

 

 

  • Ensuite, au bout de quatorze ans : en plaçant, comme le font certains historiens, l’immersion de l’Apôtre Shaoul aux environs de l’an 36 et en comptant 14 années depuis la révélation du Mashiah, on arriverait alors bien aux alentours de l’an 50 : soit la date du Concile de Jérusalem dirigé par Yaakov HaTsadik.

Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire. (Actes 15 :6)

 

  • je suis monté de nouveau à Ieroushalaîm : cela fait référence au second voyage de l’Apôtre Shaoul décrit également dans le chap. 15 des Actes des Apôtres.

Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moshé, vous ne pouvez être sauvés. Shaoul et Bar-Naba eurent avec eux un débat et une vive discussion et les frères décidèrent que Shaoul et Bar-Naba et quelques-uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les Apôtres et les Anciens, pour traiter cette question. Après avoir été accompagnés par la communauté, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des non-Juifs et ils causèrent une grande joie à tous les frères. Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par la Kéhila, les Apôtres et les Anciens et ils racontèrent tout ce que D.ieu avait fait avec eux. Alors quelques-uns du parti des proushim, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les non-Juifs et exiger l'observation de la Torah de Moshé. (Actes 15 :1-5)

 

  • avec Bar-Naba : Yossef était un Lévi, originaire de l'île de Chypre ; il fut surnommé Bar-Naba par les Apôtres.

 

COMMENTAIRE N°1

Dans les Écrits Nazaréens, Bar-Naba apparaît bien avant l’Apôtre Shaoul.

La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre mais tout était commun entre eux.  Les Apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Yeshoua. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu et le déposaient aux pieds des Apôtres ; l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. Yossef, surnommé par les Apôtres Bar-Naba, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des Apôtres. (Actes 4 :32-37)

 

Ainsi Yossef, surnommé par les Apôtres Bar-Naba était comme nous l’avons vu, un Lévite originaire de Chypre.

Bar-Naba, dans un désir de consécration pour le Mashiah, avait vendu un de ces champs afin de faire fructifier la communauté Nazaréenne naissante. Nous découvrons également qu’il était originaire de la diaspora.  

Bar-Naba était vraiment être apprécié des Apôtres car ils l’avaient surnommé "fils d’encouragement" ou "fils d’exhortation" afin de faire ressortir son ‘hessed. Bar-Naba est donc ici présenté, avec soin, comme une personne bienveillante et généreuse : un exemple tout à fait positif pour la Kéhila de Jérusalem.

Cette personnification positive continue lors d’une nouvelle apparition dans les Écrits Nazaréens, décrite dans le chap. 9 du Livre des Actes.

Alors Bar-Naba, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les Apôtres et leur raconta comment sur le chemin Shaoul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Yeshoua. (Actes 9 :27)

Comme cela est relaté, Bar-Naba jouera un rôle d’intermédiaire très important en faveur de Shaoul, fraichement talmid du Mashiah Yeshoua. En effet, l’intercession de Bar-Naba en faveur de Shaoul, jusqu’alors connu pour être un persécuteur de la Kéhila, ne saurait être minimisée… Quand personne d’autre ne lui faisait confiance, Bar-Naba a vu en Shaoul, par l’intermédiaire du ayin hatov, une personne remplie de potentiel et il a pris le risque de l’introduire parmi les Apôtres et les autres talmidim.

Les Écrits Nazaréens veulent donc relever la véritable bienveillance de cet homme, ainsi que sa maturité et son discernement spirituel. Bar-Naba croyait qu’Hashem était un véritable D.ieu de grâce, le D.ieu de toutes secondes chances…

C’est semble-t-il sa bienveillance caractéristique qui l’a aussi poussée à réintroduire Marcos dans le ministère.

Quelques jours s'écoulèrent, après lesquels Shaoul dit à Bar-Naba : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont. Bar-Naba voulait emmener aussi Yohanan, surnommé Marcos mais Shaoul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Et Bar-Naba, prenant Marcos avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre. Shaoul fit choix de Sila et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur. Il parcourut la Syrie et la Cilicie, fortifiant les communautés. (Actes 15-36-41)

Alors que Yochanan, appelé aussi Marcos, avait déjà abandonné la troupe et que Shaoul n’en voulait plus pour cette raison, Bar-Naba était prêt à prendre un nouveau risque important pour une personne a priori, si peu digne de confiance et si peu recommandable.

Le ayin hara a une facette néfaste et destructrice, cette facette est celle du mauvais regard qu’un individu peut entretenir sur la vie de ses pairs. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’envier les bienfaits dont l’autre jouit mais de passer au crible ses défaillances et ses zones d’ombre. Chaque individu recèle un bon et un mauvais côté. À nous d’orienter notre regard vers le bon côté. À nous de partir en quête de l’étincelle de lumière qui est en l’autre car celle-ci est l’expression de la divinité de l’individu. Rabbi Na’hman va même plus loin : le regard positif que nous exerçons sur nos pairs éveille le bien qui est en eux et permet de rétablir leur connexion à Hashem. Comment parvenir à voir le bien chez les autres ? Le travail commence chez soi. C’est à ce titre que Rabbi Na’hman répétait à plusieurs reprises cette nécessité de faire "azamra" de procéder à l’énumération de nos qualités afin de nous encourager au quotidien. Comment élever l’autre lorsque nous ne sommes pas en mesure de nous apprécier tels que nous sommes ? Osons nous focaliser sur le bien qui est en nous et ainsi, osons nous focaliser sur le bien qui est en l’autre ! (Rav Avraham Ifra’h)

Sous l’influence de cette ayin hatov, Bar-Naba se focalisait sur le potentiel des gens bien davantage que sur leurs lacunes. Ainsi, comme il l’avait fait pour Shaoul, il le faisait de nouveau pour Marcos.

Comme dit précédemment, Rabbi Na’hman de Breslev, dans le Likouté Moharan, nous enseigne qu’il faut toujours rechercher les points positifs chez autrui, chez soi et dans chaque situation ; lorsqu’on se comporte ainsi on réveille une positivité qui était cachée et on lui donne la possibilité de s’exprimer. Selon cette facette, Bar-Naba a donc contribué au réveil de la véritable personnalité enfouie de l’Apôtre Shaoul ou encore de Marcos… En effet, au départ, Bar-Naba fut, dans son souci de voir constamment le bien, impressionné par le gros potentiel de Shaoul ; c’est d’ailleurs ce même Shaoul qu’il est allé chercher, jusqu’à Tarse, afin qu’il vienne l’aider dans son ministère au sein de la communauté Nazaréenne naissante d’Antioche…

Bar-Naba se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Shaoul et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux réunions de la communauté et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les talmidim furent appelés les meshi’him. (Actes 11 :25-26)

Le bien qui réside dans chacun de nous est dissimulé. De ce fait, nous ignorons nos véritables capacités et nos inimaginables forces ! Rabbi Na’hman traite de ce sujet dans son conte sur le fils du roi et de la servante qui furent échangés. Le fils du roi qui vit parmi les servants sent qu’une voix intérieure l’interpelle, lui murmure que, quelque part au fond de son âme, un trésor est enfoui, une pépite est ensevelie sous les piles de sous-estime de soi. Le potentiel ne demande qu’à émerger, sous peine d’être asphyxié. Ce printemps de la vie est particulièrement caractéristique de la période de l’adolescence mais malheureusement, certains passent par cette phase plus tardivement et découvrent leur potentiel à 65 ans, à leur retraite, une fois les obligations de la vie derrière eux. Comment faire fleurir le potentiel de notre adolescent ou de n’importe quel adulte qui découvre son potentiel ? En entretenant un regard positif sur eux ! Sachez qu’en ayant un regard positif sur les gens, vous allez les transfigurer et vous enrichir. En ce sens, l’amitié est quelque chose de fondamental. C’est grâce aux amis que nous prenons conscience du bien qui est en nous. Notre famille nous aime sans condition mais nos amis nous prouvent que nous avons des qualités qui méritent que le monde se lie à nous par choix. (Rav Avraham Ifra’h)

Les deux amis Nazaréens, Shaoul et Bar-Naba, voyageront toujours ensemble et s’entendront toujours très bien, malgré une dispute concernant Marcos. Les deux furent soudés dans le ministère et dans l’annonce de l’Évangile. Shaoul deviendra clairement le porte-parole du groupe et le principal prédicateur mais ceci ne semblera ni gêner, ni affecter Bar-Naba décrit également comme un Apôtre du Mashiah.

Les Apôtres Bar-Naba et Shaoul. (Actes 14 :14)

Il est donc fort probable que ces deux hommes formaient, tout au long de leur périple missionnaire, une belle équipe, soudée, allant de succès en succès… Clairement, Shaoul et Bar-Naba étaient deux personnes aux tempéraments peut être différents mais tous deux, purent démontrer d’une belle et forte complémentarité.

 

  • et Titus : Titus était un Nazaréen, d’origine non-Juive.  

Mais Titus, qui était avec moi et qui était non-Juif, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. (Galates 2 :3)

Comme le décrit le passouk, Shaoul le conduisit au Concile de Jérusalem.

 

COMMENTAIRE N°2

Titus fut également le collaborateur et compagnon d’œuvre de l’Apôtre Shaoul, comme cela est relaté dans la Lettre aux Corinthiens.

Ainsi, pour ce qui est de Titus, il est notre associé et notre compagnon d'œuvre auprès de vous. (2 Corinthiens 8 :23)

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre de Yeshoua HaMashiah pour la foi des élus de D.ieu (…) à Titus, mon enfant légitime en notre commune foi : que la grâce et la paix te soient données de la part de D.ieu le Père et du Mashiah Yeshoua, notre Sauveur ! (Titus 1 :1-4)

Le nom de Titus reviendra plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens.

  • Shaoul l’envoya à Corinthe.

J'ai engagé Titus à aller chez vous. (2 Corinthiens 12 :18)

  • La Lettre de Shaoul adressée à Titus nous apprend qu'il alla aussi en Crète, investi de la mission de surveiller la communauté Nazaréenne.

Je t'ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler et que, selon mes instructions, tu établisses des Anciens dans chaque ville. (Titus 1 :5)

  • Shaoul mentionnera également le départ de Titus pour la Dalmatie.

Car Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent et il est parti pour Thessalonique ; Crèscès est allé en Galatie, Titus en Dalmatie. (2 Timotheos 4 :10)

Les Écrits Nazaréens ne nous apprennent rien de plus sur la destinée de cet homme, dont nous pouvons dire, cependant, que le rôle de celui-ci dans la Kéhila ne fut pas petit… À la façon dont l’Apôtre Shaoul parle de lui, louant son dévouement, l'appelant son compagnon d’œuvre, il est clair que Titus fut un grand serviteur du Mashiah.

Grâces soient rendues à D.ieu de ce qu'il a mis dans le coeur de Titus le même empressement pour vous ; il a accueilli notre demande et c'est avec un nouveau zèle et de son plein gré qu'il part pour aller chez vous.  (2 Corinthiens 8 :16-17)

De plus, le succès de son intervention dans les affaires de Corinthe est bien la preuve que l'habileté et le savoir-faire s'unissaient en sa personne à l'énergie du caractère et à la fermeté de ses convictions. Sans doute aussi était-il servi par son origine païenne quand il avait à parler à des non-Juifs du Mashiah. Doué pour l'action, il a pu dans certaines circonstances difficiles prêter à l'Apôtre Shaoul une aide fidèle et efficace.

Une tradition d’Eusèbe de Césarée fait de Titus, le premier dirigeant des communauté de Crète.

Il est raconté que Timothée obtint le premier le gouvernement de l’Église d’Éphèse, de même que Tite, lui aussi, celui des Églises de Crète. (Eusèbe de Césarée, chap. 4 de l’Histoire ecclésiastique III)

 

  • que j’avais pris avec moi : Shaoul était donc accompagné par deux tsadikim, Bar-Naba et Titus, dont l’un était d’origine Israélite et l’autre non-Juive.

En prenant Titus avec lui, Shaoul voulait tenter une épreuve décisive : si Titus était traité comme un véritable Juif Nazaréen par la Kéhila de Jérusalem, la cause de la justification par la émouna était gagnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     J’y suis monté selon le découvrement, et j’ai mis en face d’eux l’annonce que je crie parmi les goîm, mais en privé, devant les plus importants d’entre eux, de peur que je ne coure ou n’aie couru en vain.

 

 

  • J’y suis monté selon le découvrement : en référence, une nouvelle fois, avec la révélation du Mashiah.

 

Comme cela a été décrit dans les commentaires du chap. 1, l’apostolat de Shaoul n’était pas d’origine charnelle [dirigée par les hommes] mais bien céleste, en l’occurrence, celui-ci provenait du Mashiah Yeshoua lui-même…

 

Cette déclaration de l’Apôtre Shaoul est liée aux événements décrits dans le Livre des Actes chap. 9 et chap. 22.

 

Comme j'étais en chemin et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.  Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait : Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu ? Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Yeshoua le Nazaréen, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ? Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas et là on te dira tout ce que tu dois faire. (Actes 22 :6-10)

 

 

  • et j’ai mis en face d’eux l’annonce que je crie parmi les goîm : l’annonce de la justification par la émouna en Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

En effet, l’annonce de la Bonne Nouvelle est qu’Hashem a expié toutes nos fautes par l’intermédiaire du Mashiah.

Le Saint, béni soit-Il, envoie le remède avant d’infliger la blessure. Dans ce cas-ci, Il envoya Yossef en Egypte avant l’esclavage d’Israël. Après leur esclavage en Egypte, D.ieu les a fait sortir avec une main puissante…De même, D.ieu les fera monter au véritable Royaume et il fera monter le véritable Roi David de la tribu de Yéhouda…Car le Mashiah ben Yossef ne vient pas pour lui-même, il ne vient que pour amener le Mashiah ben David. Car il donnera son âme, et il sait que sa mort et son sang serviront d’expiation pour la nation de D.ieu. (Yalkout Moshiach)

 

Comment pouvons-nous encore chercher à nous justifier avec les petits mérites de nos mitsvot devant D.ieu ?

Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

Voici, moi Shaoul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, le Mashiah ne vous servira de rien. (…) Vous êtes séparés du Mashiah, vous tous qui cherchez la justification dans la Torah ; vous êtes déchus de la grâce. (Galates 5 :2-4)

 

En conclusion, la mitsva de la circoncision particulièrement prêchée par Beit Shammaï n’est pas l’acte décisif pour hériter du Olam Haba. Comme cela été relaté dans les commentaires du chap. 1, la circoncision, dont il est question ici n'est pas l'acte, la mitsva elle-même mais ce qu'elle représente vis-à-vis de notre salut [de la vie éternelle].

 

  • mais en privé, devant les plus importants d’entre eux : Shaoul s’est soumis aux autorités de la Kéhila, Yaakov et Shimon Kéfa, dans le but de vérifier si son enseignement ‘hassidique pour les goyim, était bien toraïque et valable…   

 

La preuve que oui, en la personne de Titus.

 

Mais Titus, qui était avec moi et qui était non-Juif, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. (Galates 2 :3)

 

Shaoul chercha, dans l’intérêt de l’Évangile, à établir un parfait partenariat avec les autres Apôtres, afin que, d’une part, les faux docteurs ne puissent plus s’appuyer en leurs noms ; et que, d’autre part, ils ne surgissent pas de malentendus entre lui et la Kéhila de Jérusalem.

Ces passages sont des enseignements précieux pour démontrer l’importance de maintenir l’unité et l’harmonie entre les serviteurs de D.ieu.

En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d'observer les décisions des Apôtres et des Anciens de Jérusalem. (Actes 16 :4)

 

  • de peur que je ne coure ou n’aie couru en vain : Shaoul craignait d’avoir couru en vain et d’avoir enseigné une doctrine contraire aux directives de la Kéhila de Jérusalem. Par conséquent, il aurait mal interprété les souhaits du Mashiah mais bien évidemment, ce ne fut pas le cas…

C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des non-Juifs qui se convertissent à D.ieu mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moshé a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. (Actes 15 :19-21)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Mais Titus, qui est avec moi, un Hellène, n’a pas été obligé de se faire circoncire.

 

  • Mais Titus, qui est avec moi : comme nous l’avons vu précédemment, Titus était un talmid de l’Admour Yeshoua, d’origine non-Juive.  

 

  • un Hellène : un goy. 

 

COMMENTAIRE N°1

Selon un article, le nom d’hellène eut la signification de païen lors des premiers siècles du christianisme et ce jusqu’à la fin du premier millénaire. En effet, les Juifs considéraient les non-Juifs comme des goyim, comme des hellènes. Par exemple, Aristide d’Athènes identifie aussi les Hellènes comme un des peuples païens du monde avec les Égyptiens et les Chaldéens. (Inspiré d’un article Wikipédia)

 

  • n’a pas été obligé de se faire circoncire : la communauté Nazaréenne de Yaakov a effectivement, tranché comme Beit Hillel et non comme Shammaï.

 

COMMENTAIRE N°2

Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. (Matityahou 18 :18)

Pendant leur séjour en Égypte, les enfants d'Israël avaient le statut halakhique de non-Juifs. Lors de la révélation au Sinaï, ils ont conclu une alliance nationale avec D.ieu dans laquelle ils ont atteint leur statut de peuple Juif. Cette transformation était essentiellement la conversion de masse du peuple et donc leur préparation à la révélation fournit un paradigme du processus requis pour la conversion pour toutes les générations. Les Tannaïm sont en désaccord quant aux aspects de cette conversion originale qui doivent être dérivés pour toutes les générations. Les Sages ont enseigné dans une béraïta : En ce qui concerne un converti qui a été circoncis mais qui ne s'est pas immergé, Rabbi Eliezer dit que c'est un converti, ainsi nous avons constaté avec nos ancêtres après l'Égypte qu'ils étaient circoncis mais n'étaient pas immergés. En ce qui concerne celui qui a immergé mais n'a pas été circoncis, Rabbi Yéhochoua dit que c'est un converti, comme nous avons donc constaté avec nos aïeuls qu'ils immergeaient mais n'étaient pas circoncis. (Yévamot 46a)

La Guemara concède : Au contraire, la béraïta doit être réinterprétée comme suit : En ce qui concerne celui qui a immergé mais n'a pas été circoncis, tout le monde, c'est -à- dire, Rabbi Yéhochoua et le Rabbi Eliézer, convient que la halakha est dérivée des ancêtres que l'immersion seule est efficace. (Yévamot 46b)

L’Apôtre Shaoul apporte donc comme preuve que Titus n'a pas été obligé, par la Kéhila, de passer par un processus de conversion selon Shammaï.

 

Malgré tout, on conviendra de noter qu’il était fort étrange pour les Apôtres du Mashiah de voir un incirconcis considéré, comme étant un serviteur d’Hashem.  Néanmoins, tous reconnurent cette liberté d’action en Yeshoua, au point de ne pas exiger la circoncision de Titus…

 

Shaoul était en accord avec le fait d’appliquer scrupuleusement toutes les œuvres de la Torah, dont l’œuvre de la circoncision, pourvu qu’on ne s’en autorisât pas pour affaiblir ou ruiner la doctrine de la justification par la émouna ; dans ce cas, il s’y opposait avec la plus grande énergie.

 
 
 

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4.     Cela, à cause de faux frères, des intrus, qui se sont introduits pour épier la liberté que nous avons dans le messie Iéshoua’ et nous asservir.

 

 

  • Cela, à cause de faux frères, des intrus : les proushim de l'école de Beit Shammaï sont qualifiés de "faux frères" par Shaoul car ils ne suivent pas les directives de Yaakov et finalement, du Mashiah lui-même…

 

 

  • qui se sont introduits pour épier : cela fait référence au ayin hara de ces proushim comme il est enseigné : le mauvais œil est souvent associé à la jalousie qu’une tierce personne éprouve à notre égard. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • la liberté que nous avons dans le messie Iéshoua’ : en effet, le Mashiah ne souhaite pas créer de difficultés aux non-Juifs. 

 

Ceci est en accord avec les Évangiles.

 

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. (Matityahou 29 :11-30) 

 

COMMENTAIRE 1

En quoi consiste cette liberté selon la ‘Hassidout Nazaréenne enseignée par l’Apôtre Shaoul ? De se lier premièrement au Tsadik par la émouna et d'avancer grâce au Rouah Hakodesh, afin de mettre toute la Torah en pratique au fur et à mesure.

 

Le Tsadik se tient entre les cieux et la terre. Sa relation est double. D’un côté, il est le moyen par lequel les cieux atteignent les personnes. De l’autre côté, il est le moyen par lequel les personnes atteignent les cieux. Il amène les cieux sur la terre et il élève la terre aux cieux. Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

  • et nous asservir : en nous imposant le joug de la Torah [de Beit Shammaï] …

 

Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire. Une grande discussion s'étant engagée, Kéfa se leva, et leur dit: Hommes frères, vous savez que dès longtemps D.ieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les non-Juifs entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et D.ieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant la Rouah Hakodesh comme à nous ; il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. 1Maintenant donc, pourquoi tentez-vous D.ieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais c'est par la grâce du Seigneur Yeshoua que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux. (Actes 15 :6-11)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Mais nous n’avons pas cédé par soumission à ceux-là, pas même pour une heure, afin que la vérité de l’annonce demeure pour vous…

 

 

  • Mais nous n’avons pas cédé : Shaoul et avec lui, d’autres talmidim, n’ont pas cédé pour se soumettre à la doctrine de Beit Shammaï, sans quoi la vérité de l’Évangile aurait certainement péri…

 

Je ne rejette pas la grâce de D.ieu car si la justice s'obtient par la Torah, le Mashiah est donc mort en vain. (Galates 2 :21)

 

L’Apôtre Shaoul n’a donc jamais corrompu le message de la Brit Hadasha.  

 

 

  • par soumission à ceux-là : ces hommes s’érigeaient orgueilleusement en docteurs, enseignaient la nécessité d’observer la circoncision pour être sauvé ; ils renversaient ainsi la grande doctrine de la justification par la émouna.

 

 

  • pas même pour une heure : cette puissante doctrine de l’attachement au Tsadik n’a absolument aucune raison d’être débattue, étant le salut de tous les hommes…

 

Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain, car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111)

 

De plus, c’eût été renier renier une doctrine fondamentale de l’Évangile et remettre les Nazaréens d’origine non-Juive, sous le joug de la Torah.

 

Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs (…)  avec ceux qui sont sans Torah, comme sans Torah (…) afin de gagner ceux qui sont sans Torah. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. (1 Corinthiens 9.20-22)

L’Apôtre déclarait lui-même qu’il se faisait tout à tous, parce qu’il espérait par-là amener les Nazaréens à un plus grand attachement pour Yeshoua et la Torah.

 

 

  • afin que la vérité de l’annonce demeure pour vous… : nous ne sommes pas obligés de nous circoncire pour hériter du Olam Haba. Notre salut fut remporté par le Mashiah au Mont Golgotha.

 

Mais, lorsque la bonté de D.ieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par une immersion dans la régénération et le renouvellement du Rouah Hakodesh, qu'il a répandu sur nous avec abondance par le Mashiah Yeshoua notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. Cette parole est certaine et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en D.ieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. (Titus 3 :4-8)

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6.     Et pour ceux qui paraissaient les plus importants (ce qu’ils étaient alors ne m’importe en rien : Elohîms ne fait pas acception d’homme), ceux-là ne m’ont rien imposé.

 

 

  • Et pour ceux qui paraissaient les plus importants : cela fait référence aux Apôtres, certainement de Yaakov HaTsadik et de Shimon Kéfa.

 

 

  • ce qu’ils étaient alors ne m’importe en rien : dans tous les cas, l’Apôtre Shaoul est soumis au Mashiah et non aux hommes… En aucun cas, il n’aurait corrompu le message de l’Évangile.

 

Ces paroles, un peu rudes, ne s’adressaient pas directement aux Apôtres mais bien aux faux docteurs qui usaient et abusaient de leur nom pour s’opposer à Shaoul.

 

Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de D.ieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Mashiah. (Galates 1 :10)

 

 

  • Elohîms ne fait pas acception d’homme : de toute façon, pour Hashem, les Apôtres ne pèsent pas plus que Shaoul… Chacun son appel et sa mission.

 

 

  • ceux-là ne m’ont rien imposé : car Hashem l’avait béni parmi les non-Juifs et le témoignage de ses œuvres était excellent…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Au contraire, ils ont vu que j’avais reçu en charge l’annonce pour le prépuce, comme Petros pour la circoncision.

 

 

  • Au contraire, ils ont vu que j’avais reçu en charge l’annonce pour le prépuce : comme dit précédemment, Hashem avait richement béni l’Apôtre Shaoul parmi les non-Juifs, parmi les non circoncis. Beaucoup étaient zélés pour en connaître davantage sur la Torah !

 

 

  • comme Petros pour la circoncision : Shimon Kéfa était l’Apôtre des Juifs, certainement, le bras-droit de Yaakov HaTsadik dans la direction de la Kéhila de Jérusalem.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Oui, celui qui avait agi en Petros pour l’envoi à la circoncision agit en moi aussi pour les nations.

 

 

  • Oui, celui qui avait agi en Petros pour l’envoi à la circoncision : le Maître du monde avait établi Shimon Kéfa comme l’Apôtre des Juifs.

 

  • agit en moi aussi pour les nations : de la même façon, il avait aussi établi Shaoul comme l’Apôtre des non-Juifs.

 

 

COMMENTAIRE N°1

Ces deux champs de travail différents assignés aux Apôtres, Shimon Kéfa et Shaoul, n’étaient point délimités d’une manière absolue…

 

En effet, les premiers non-Juifs furent amenés à l’Évangile par Kéfa comme cela est relaté dans le Livre des Actes chap. 10.

 

Comme Kéfa prononçait encore ces mots, la Rouah Hakodesh descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Kéfa furent étonnés de ce que le don du Rouah Hakodesh était aussi répandu sur les non-Juifs. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier D.ieu. Alors Kéfa dit : Peut-on refuser l’immersion à ceux qui ont reçu le Rouah Hakodesh aussi bien que nous ?  Et il ordonna qu'ils fussent immergés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d'eux. (Actes 10 :44-48)

 

De plus, l’Apôtre Shaoul prêchait d’abord dans les synagogues lors des voyages.

 

Shaoul resta quelques jours avec les talmidim qui étaient à Damas. Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Yeshoua est le Fils de D.ieu. Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux cohanim ? Cependant Shaoul se fortifiait de plus en plus et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Yeshoua est le Mashiah. (Actes 9 :19-22)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Connaissant la grâce à moi donnée, Ia’acob, Kèpha et Iohanân, qui paraissaient être des colonnes, m’ont donné, à moi et à Bar-Naba, les mains droites en communion, nous vers les nations, eux vers la circoncision.

 

 

  • Connaissant la grâce à moi donnée, Ia’acob, Kèpha et Iohanân : l’Apôtre Shaoul avait reçu pour la mission spéciale d’évangéliser les non-Juifs, ce fut l’œuvre de toute une vie… Cette mission ne pouvait donc pas être méconnue par ses frères dans l’apostolat.

 

  • qui paraissaient : pour tous les Nazaréens.

 

 

  • être des colonnes : les Apôtres était les piliers et héritiers de la Kéhila du Mashiah Yeshoua.

 

Comme on le sait, dans le Judaïsme, les tsadikim sont appelés piliers, colonnes et fondements du monde…

 

Le Tsadik est la fondation du monde. (Proverbes 10 :25)

 

 

  • m’ont donné, à moi et à Bar-Naba : Shaoul étant lié avec Bar-Naba dans le ministère comme le Rouah Hakodesh l’avait déclaré.

 

Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Rouah Hakodesh dit : Mettez-moi à part Bar-Naba et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. (Actes 13 :2)

 

 

  • les mains droites en communion : en leur donnant la main d’association, les Apôtres les reconnurent, solennellement, comme étant leurs compagnons d’œuvre et travaillant dans le même objectif : dévoiler la messianité de Yeshoua dans le monde.

 

 

  • nous vers les nations, eux vers la circoncision : chacun avait une mission différente en vue de la réparation du monde.

 
 
 
 
 
 

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10.     Nous n’avions qu’à nous souvenir des pauvres, ce que je me suis empressé de faire aussi.

 

 

  • Nous n’avions qu’à nous souvenir des pauvres : le soin des pauvres, des malades et de tous les êtres souffrants est une grande mitsva de la Torah.  

 

En effet, la Torah nous explique que "si nous prenons la décision de réjouir ceux qui appartiennent à D.ieu" à savoir les pauvres, l’orphelin et la veuve ; alors le Saint Béni soit-Il, dans sa grande bonté, réjouira les nôtres.

De plus, le fait de pratiquer la tsédaka tout au long de l’année, déclenche sur le donateur un flux de bénédictions, selon le principe de mida kénégued mida car Hashem rétribue les gens en fonction de leurs actions : celui qui est généreux envers les autres, bénéficiera lui-même de la générosité divine…

COMMENTAIRE N°1

La tsédaka délivre de la mort. (Mishlei 10 :2)

La tsédaka procure la vie, la richesse, les honneurs et attire bons nombres de brakhot sur le donateur ! Celui qui donnera beaucoup de tsédaka aura le mérite de constamment pouvoir donner. En effet, la pratique de la tsédaka permet de bénéficier de miracles et de voir les mauvais décrets annulés. Le donateur, avec sa générosité, sauvera l’indigent du mauvais décret de pauvreté dont ce dernier souffre, ainsi il bénéficiera lui-même de l’annulation des mauvais décrets le concernant : mida kenegued mida.

La pratique de la tsédaka apporte également l’abondance dans ce monde ! En élevant le niveau de vie des plus démunis, cela permet de contribuer à l’abondance générale… L’impact de la tsédaka ne disparaît donc jamais ! Ce secret nous est révélé par le Ari Hakadosh : le mérite de l’accomplissement de la tsédaka ne s’effacera jamais du crédit du donateur.

La tsédaka fait donc partie des mitsvot, dont nous touchons les dividendes en ce monde et dont le capital nous est réservé dans le Olam Haba…

 

 

  • ce que je me suis empressé de faire aussi : plusieurs passages des Écrits Nazaréens montrent, avec quel soin, l’Apôtre Shaoul remplissait cette recommandation de la Kéhila.

 

Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l'ai ordonné aux communautés de la Galatie. Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. (1 Corinthiens 16 :1-2)

 

 

COMMENTAIRE N°2

Le terme "tsédaka" est populaire pour chacun d’entre nous et pourtant, il est souvent mal compris... En effet, le contexte dans lequel nous évoluons, nous proposerait plutôt de traduire le mot "tsédaka" par "charité" mais ceci est assez éloigné du concept original de la tsédaka.

S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton D.ieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. Garde-toi d'être assez méchant pour dire en ton cœur : La septième année, l'année du relâche, approche ! Garde-toi d'avoir un œil sans pitié pour ton frère indigent et de lui faire un refus. Il crierait à l'Éternel contre toi, et tu te chargerais d'un péché. Donne-lui, et que ton cœur ne lui donne point à regret ; car, à cause de cela, l'Éternel, ton D.ieu, te bénira dans tous tes travaux et dans toutes tes entreprises. Il y aura toujours des indigents dans le pays ; c'est pourquoi je te donne ce commandement : Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l'indigent dans ton pays. (Devarim 15 :7-11)

La tsédaka apparaît comme une ordonnance et non comme un acte de charité aléatoire dépendant de la bonne volonté d’un donateur éventuel. Le terme de tsédaka nous conduit au mot "tsedek" qui signifie "la justice" : le fait de donner la tsédaka est donc un acte de justice !

Voici le jeûne auquel je prends plaisir : (…) Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le et ne te détourne pas de ton semblable. (Yeshayahou 58 :6-7)

 

Nous apprenons de ces versets que la tsédaka ne devrait pas être limité à l’aspect financier mais bien au contraire, celle-ci pourra revêtir de toutes les formes d’assistances possibles, alimentaires, vestimentaires et autres…

On pourra s’inspirer des enseignements du Rambam sur la tsédaka. Celui-ci explique qu’il nous faudra prêter une attention particulière sur la mitsva de la tsédaka et ce encore plus que n’importe qu’elle autre mitsva… En effet, la tsédaka est le signe qui permet d’identifier les hommes de bien, soit les véritables descendants d’Avraham Avinou.

S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton D.ieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. (Devarim 15 :7-8)

Le Rambam définit et quantifie l’obligation de la tsédaka : la façon moyenne, et correcte, revient à donner 1/10ème de ses revenus… En effet, donner moins de 10% de ses revenus est considéré comme une forme d’avarice. Évidemment, le but n’est pas de s’appauvrir et de finir par dépendre nous-mêmes de la bienfaisance publique, ’hass véchalom. Le Ridbaz nous enseigne donc qu’un homme doit d’abord être préoccupée de la subsistance de son épouse et de ses enfants… Maintenant, donner le maaser de ses revenus constitue un grand mérite. De plus, cette mitsva constitue une ségoula pour s’enrichir, comme il est rapporté "asser kédé chétitacher" : donne le maasser pour t’enrichir ! On a également enseigné au nom du Gaon de Vilna, que celui qui donne le maasser sera assuré de ne pas subir de grosses pertes. En complément de tout cela, Maïmonide nous assure également qu’on ne s’appauvrira jamais en pratiquant la tsédaka car celui qui a pitié des autres attire sur lui la pitié, tandis que celui qui détourne ses yeux de la tsédaka est considéré comme un renégat, au même titre qu’un Juif pratiquant l’idolâtrie…

Je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. (Béréshit 28 :22)

À noter également qu’il est bon de donner le maasser en priorité aux personnes consacrés dans l’étude de la Torah. Cependant, si plusieurs personnes de notre entourage, ont des difficultés dans le domaine financier, elles ont priorité sur les étudiants en Torah. Selon certains avis, concernant celui qui n’habiterait pas en Eretz Israël, les pauvres d’Erets Israël [ceux de Yerushalayim d’abord] ont priorité sur les autres pauvres !

Je vais à Jérusalem, pour assister le peuple de D.ieu car la Macédoine et l'Achaïe ont voulu faire une collecte en faveur des pauvres parmi le peuple de D.ieu à Jérusalem. Ils ont été heureux de le faire mais en réalité ils le devaient, puisque si les non-Juifs ont eu part aux biens spirituels des Juifs, alors les non-Juifs ont le devoir d’aider les Juifs dans les choses matérielles. (Romains 15 :25-27)

La tsédaka est plus grande que tous les sacrifices et détient plus d’importance que la construction du Temple et dans le même ordre d’idées, elle revêt plus d’importance que l’accueil même de la Shekhina… Ces trois idées n’en forment qu’une : le rétablissement de la justice sociale a plus d’importance aux yeux d’Hashem que le service divin. La tsédaka hâte la rédemption, elle contribue à faire disparaître les injustices sociales et permet l’établissement d’un monde meilleur, conforme aux chemins de la volonté divine ! La tsédaka offre la possibilité au peuple d’Israël d’acquérir des mérites tels, qu’ils peuvent lui faire mériter la guéoula… Celui qui l’accomplit verra ses forces renouvelées dans la Avoda Hashem.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Mais quand Kèpha est venu à Antioche, je me suis opposé à lui en face, parce qu’il était condamnable.

 

  • Mais quand Kèpha est venu à Antioche : dans une grande mitsva d’amour et de communion fraternelle. Shimon Kéfa devait également s’assurer du bon ordre de la communauté Nazaréenne d’Antioche. 

COMMENTAIRE N°1

Selon une source chrétienne, la ville d’Antioche comptait plus de 500 000 habitants ; elle était tenue pour la plus importante des cités orientales. On l’appelait la "Reine du Levant" ou "Antioche la Belle" mais derrière cette brillante façade et cette civilisation qui semblait parvenue à un si haut degré de perfection, se cachait une dépravation morale dont l’histoire offre peu d’exemples. Les habitants se complaisaient dans les dérèglements et la débauche. La ville était le lieu de rencontre de tous les charlatans, sorciers, thaumaturges, si nombreux dans tout l’Orient… Les mœurs étaient célèbres pour l’impureté perverse dont ils étaient comme le symbole. 

Pendant toute une année, ils se réunirent aux réunions de la communauté et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés les meshi’him. (Actes 11 :26)

Ce fut d’Antioche aussi que partirent les premiers "missionnaires" en pays étranger : en effet, les Apôtres Shaoul et Bar-Naba y furent consacrés et s’embarquèrent à Séleucie pour leur premier voyage d’évangélisation en terre non-Juive.

Il y avait dans la communauté d'Antioche des Neviim et des Docteurs : Bar-Naba, Shimon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Menahem, qui avait été élevé avec Hèrôdès le tétrarque et Shaoul. Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Rouah Hakodesh dit : Mettez-moi à part Bar-Naba pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent partir. Bar-Naba et Shaoul, envoyés par le Rouah Hakodesh, descendirent à Séleucie et de là ils s'embarquèrent pour l'île de Chypre. (Actes 13 :1-4) 

Lorsque l’empereur romain Titus se fut emparé de Jérusalem vers l’an 70 et eut rasé la ville, Antioche par la suite, deviendra, malheureusement, de plus en plus, le centre mondial d’une partie de la chrétienté païenne déviante... En effet, Antioche fut une des capitales religieuses de l’église [catholique] orientale.

 

  • je me suis opposé à lui en face : Shaoul raconte cet événement pour convaincre d’autant mieux les Galates de l’indépendance de son apostolat mais surtout de l’importance d’être attachés à la doctrine ‘hassidique de l’attachement au Tsadik.

 

  • parce qu’il était condamnable : la doctrine de la ‘Hassidout Nazaréenne, inspiré de Beit Hillel, lui étant contraire concernant le comportement décrit au verset suivant.

 

 

 

 

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12.     Avant que ceux de Ia’acob ne soient venus, il mangeait avec les goîm. Mais quand ils sont venus, il s’est retiré et séparé, en frémissant de ceux de la circoncision.

 

  • Avant que ceux de Ia’acob ne soient venus : cela fait référence aux proushim adhérant au parti de la circoncision. Comme cela est bien connu, certains de ces proushim, étaient proches de Yaakov et contre l’Apôtre Shaoul.

COMMENTAIRE N°1

Ces Juifs Messianiques sont certainement, les Juifs connus pour avoir été appelés Ébionites : en effet, selon certaines données historiques, les Ébionites furent assez hostiles à l’Apôtre Shaoul.

Ceux qui sont appelés Ébionites reconnaissent que le monde a été fait par D.ieu mais (…) ils utilisent l’Evangile de Matthieu seulement et ils rejettent l’Apôtre Paul, en disant qu’il était un Apostat vis-à-vis de la loi. (Irénée, Contre les hérésies I, 26)

Ceux qu’Irénée nomme "les Ébionites" ne sont donc pas différents de certains Nazaréens de Jérusalem dont le Livre des Actes fait mention dans le chap. 21.

Pour confirmer ces interprétations, nous pourrons aussi nous inspirer du témoignage historique d’Eusèbe de Césarée.

Les hérétiques furent à bon droit appelés, dès l’origine, les Ébionites, parce qu’ils avaient sur le Christ des pensées pauvres et humbles. Celui-ci leur apparaissait dans leurs conceptions comme un être simple et vulgaire ; devenu juste par le progrès de sa vertu, il n’était qu’un mortel qui devait sa naissance à l’union de Marie et d’un homme. L’observance de la loi mosaïque leur était tout à fait nécessaire, parce qu’ils ne devaient pas être sauvés par la seule foi au Christ, non plus que par une vie conforme à cette foi. Il y en avait cependant d’autres qui portaient le même nom et qui se gardaient de la sottise de ceux- ci. Ils ne niaient pas que le Seigneur fût né d’une vierge et du Saint-Esprit mais, comme eux, ils n’admettaient pas sa préexistence, quoiqu’il fût le Verbe divin et la Sagesse et ils revenaient ainsi à l’impiété des premiers. Leur ressemblance avec les autres est surtout dans le zèle charnel qu’ils mettaient à accomplir les prescriptions de la loi. Ils pensaient que les Épîtres de l’Apôtre doivent être rejetées complètement et ils l’appelaient un apostat de la loi. Ils ne se servaient que de l’Évangile aux Hébreux et faisaient peu de cas des autres. Ils gardaient le shabbat et le reste des habitudes judaïques, ainsi que les autres Ébionites ; cependant ils célébraient les dimanches à peu près comme nous, en mémoire de la résurrection du Sauveur. Une telle conception leur a valu le nom d’Ébionites, qui convient assez pour exprimer la pauvreté de leur intelligence, puisque c’est par ce terme que les Hébreux désignent les mendiants. (Eusèbe de Césarée, chap. 27 de l’Histoire ecclésiastique III)

Le terme "ébionites" provient de l’hébreu "evion" [pauvre] : il était utilisé péjorativement par les pères de l’église catholique en référence à la "pauvreté spirituelle" de tous les Juifs adeptes du mouvement de Jésus. En effet, ne professant pas la doctrine de la divinité du Christ et n’ayant pas rompu de liens avec le Judaïsme, les Ébionites furent ainsi nommés par les pères de l'église catholique en raison de leur attachement à la lettre de la loi et à leur christologie "pauvre"…   

 

Tous les Ébionites-Nazaréens n’étaient pas tous contre Shaoul mais certains effectivement, n’acceptaient pas cet engagement pour les non-Juifs…

 

Comme on le voit, Yaakov HaTsadik, afin de favoriser une bonne entente dans la Kéhila, demanda à Shaoul d’aller prouver son attachement à la Torah et ainsi calmer toutes formes de tensions, en allant au Temple.

Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.  Le lendemain, Shaoul se rendit avec nous chez Yaakov et tous les Anciens s'y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que D.ieu avait fait au milieu des goyim par son ministère. Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent D.ieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru et tous sont zélés pour la Torah. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les non-Juifs à renoncer à Moshé, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la Torah. (…) Alors Shaoul prit ces hommes, se purifia et entra le lendemain dans le Temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l'offrande présentée pour chacun d'eux. (Actes 21 :17-26)

 

COMMENTAIRE N°2

Il est forcément douteux qu’ils fussent chargés par Yaakov HaTsadik d’agir dans cet état d’esprit car, bien que lui-même observât toute la Torah, il avait positivement reconnu le ministère de Shaoul parmi les goyim.  

 

  • il mangeait avec les goîm : l’Apôtre Shimon Kéfa partageait certains repas en compagnie des non-Juifs.

On pourra s’inspirer du chap. 10 du Livre des Actes pour mieux comprendre ce comportement.

Le lendemain, comme ils étaient en route et qu'ils approchaient de la ville, Kéfa monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu'on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi, Kéfa, tue et mange. Mais Kéfa dit : Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que D.ieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu'à trois fois et aussitôt après, l'objet fut retiré dans le ciel. (...) Et comme Kéfa était à réfléchir sur la vision, l'Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ; lève-toi, descends et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. Kéfa donc descendit et il dit à ces hommes : Voici, je suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? Ils répondirent : Cornelius, centenier, un tsadik et un craignant D.ieu ; de qui toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été divinement averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'entendre tes paroles. Kéfa donc les fit entrer et les logea. Le lendemain, il se leva et partit avec eux. Quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Ils arrivèrent à Césarée le jour suivant. Cornelius les attendait et avait invité ses parents et ses amis intimes. Lorsque Kéfa entra, Cornelius, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Kéfa le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. Et conversant avec lui, il entra et trouva beaucoup de personnes réunies. Vous savez, leur dit-il, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui mais D.ieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. C'est pourquoi je n'ai pas eu d'objection à venir, puisque vous m'avez appelé. (Actes 10 :9-29)

 

  • Mais quand ils sont venus, il s’est retiré et séparé : Shimon Kéfa s’est retiré par crainte des proushim de Beit Shammaï proche de Yaakov…

 

COMMENTAIRE N°3

Tout ceci est étrange car c’est pourtant à Shimon Kéfa, lui-même, que fut révélée, en premier, la doctrine ‘hassidique consistant à rapprocher les âmes vers le Tsadik avant toutes autres choses… En effet, bien avant Shaoul, Kéfa était devenu le premier pilier de cette vérité, il s’était justifié devant tous en s’appuyant sur une révélation expresse de D.ieu et du don du Rouah Hakodesh accordé aux non-Juifs.

Les Apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les non-Juifs avaient aussi reçu la parole de D.ieu. Et lorsque Kéfa fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, en disant : Tu es entré chez des incirconcis et tu as mangé avec eux. Kéfa se mit à leur exposer d'une manière suivie ce qui s'était passé. Il dit : J'étais dans la ville de Joppé et, pendant que je priais, je tombai en extase et j'eus une vision : un objet, semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, descendait du ciel et vint jusqu'à moi. Les regards fixés sur cette nappe, j'examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. Et j'entendis une voix qui me disait : Lève-toi, Kéfa, tue et mange. Mais je dis : Non, Seigneur car jamais rien de souillé ni d'impur n'est entré dans ma bouche. Et pour la seconde fois la voix se fit entendre du ciel : Ce que D.ieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu'à trois fois ; puis tout fut retiré dans le ciel. Et voici, aussitôt trois hommes envoyés de Césarée vers moi se présentèrent devant la porte de la maison où j'étais. L'Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter. Les six hommes que voici m'accompagnèrent et nous entrâmes dans la maison de Cornelius. Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange se présentant à lui et disant : Envoie à Joppé et fais venir Shimon, surnommé Kéfa, qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. Lorsque je me fus mis à parler, le Rouah Hakodesh descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Yochanan a immergé dans l’eau mais vous, vous serez immergés dans le Rouah Hakodesh. Or, puisque D.ieu leur a accordé le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur et Mashiah Yeshoua, pouvais-je, moi, m'opposer à D.ieu ? Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et ils glorifièrent D.ieu, en disant : D.ieu a donc accordé la téchouva aussi aux non-Juifs, afin qu'ils aient la vie. (Actes 11 :1-18)

Lors du Concile de Jérusalem, c’est même Kéfa qui sera le premier à prendre la parole pour défendre avec énergie la liberté de ceux qu’Hashem a appelés parmi les nations, à la émouna en Yeshoua.

Une grande discussion s'étant engagée, Kéfa se leva et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps D.ieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les non-Juifs entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et D.ieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Rouah Hakodesh comme à nous ; il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous D.ieu, en mettant sur le cou des talmidim un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? (Actes 15 :7-10)

Ensuite, Kéfa vient à Antioche… A-t-il réellement changé d’avis après toutes ces expériences ? A-t-il oublié la vision de la nappe qu’Hashem lui avait enseignée ? Enseignerait-t-il une doctrine contraire à celle de Shaoul concernant la Brit Hadasha ?

Nullement, ici, l’Apôtre du Mashiah commet simplement une faute par faiblesse : la crainte des hommes, ainsi que Shaoul le déclarera…  

Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de D.ieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Mashiah. (Galates 1 :10)

En principe, les deux Apôtres étaient souvent d’accord car ils professaient la même vérité de l’Évangile mais ici, Shimon Kéfa succombe à une forme de tentation vers laquelle inclinait, peut-être, son caractère naturel et Shaoul le reprend : voilà tout le sens de cet événement…

Quand une personne rencontre une opposition, ses adversaires sont capables de le détourner du chemin de D.ieu et de le faire tomber de son niveau. Le Roi David, de mémoire bénie, en était fier : Nombreux sont mes persécuteurs et mes ennemis ; et je ne me suis pas éloigné de tes statuts. (Téhilim 119 :157). Bien qu'il ait rencontré de fortes oppositions, le Roi David ne s’était jamais éloigné du chemin de D.ieu… (Torah n°258 du Likouté Moharan I)

 

  • en frémissant de ceux de la circoncision : l’école de Beit Shammaï avait institué 18 décrets de diverses nature, afin de mieux favoriser l’éloignement entre les Juifs et les non-Juifs.

Parmi ces 18 décrets, Beit Shammaï avait décrété l'impureté sur les boissons et nourritures des non-Juifs [même si cela était kasher] et ainsi les Juifs ne pouvaient plus à la même table que les non-Juifs…

On pourra s’inspirer du Traité Guérim pour mieux comprendre cette interprétation.

Sa salive, son habitation, son lit et son urine sont impurs. (Traité Guérim chap. 3)

Et d’autres sources dans la tradition Juive.

Les demeures des non-Juifs sont souillées. Toute maison dans laquelle, ils y ont demeuré plus de quarante jours nécessite d’être examinée afin de voir s’il y a des restes de corps de morts. (O’halot 18 :7)

Pourquoi est-ce qu’Abraham a fait circoncire ses serviteurs ? A cause de la pureté rituelle, afin qu’ils ne souillent pas leur maîtres par leur nourriture et par leur boissons, car quiconque mange avec un incirconcis, c’est comme s’il mangeait de la chair d’une abomination. Quiconque se baigne dans le même bain qu’un incirconcis est comme s’il se baignait avec un lépreux et tous ceux qui touchent un incirconcis est comme s’ils touchaient un cadavre. (Pirké de ‘Rabbi Eliézer 29)

Néanmoins, une voix céleste a annulé la légalité de ses décisions au bénéfice de celle d’Hillel comme le déclare le Traité Erouvin 13b.

Pendant trois ans, Beit Shammaï et Beit Hillel n'étaient pas d'accord. Ceux-ci ont dit : La halakha est conforme à notre opinion et ceux-ci ont également dit : La halakha est conforme à notre opinion. En fin de compte, une voix divine a émergé et a proclamé : les deux avis sont les paroles du D.ieu vivant. Cependant, la halakha sera tranchée selon l'avis de Beit Hillel. (…) La Guemara demande : Puisque ces paroles et celles-ci sont les paroles du D.ieu vivant, pourquoi Beit Hillel a-t-il eu le privilège d’avoir la halakha établie conformément à leur opinion ? La raison en est qu'ils étaient agréables et indulgents, faisant preuve de retenue lorsqu'ils étaient affrontés et lorsqu'ils enseignaient la halakha, ils enseignaient à la fois leurs propres déclarations et les déclarations de Beit Shammaï. De plus, lorsqu'ils ont formulé leurs enseignements, ils ont d’abord donné la priorité aux enseignements de Beit Shammaï a contrario des leurs, et ce par respect pour Beit Shammaï. (Erouvin 13b)

Comme cela a été également rapporté dans les commentaires du chap. 1, le Traité Shabbat 17a raconte que la période pendant laquelle il promulgua ses 18 ordonnances est aussi mal vue que le jour où le veau d'or fut construit !

 
 
 

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13.     Les autres Iehoudîm se mirent aussi à feindre avec lui, de sorte que Bar-Naba a été entraîné par leur feinte.

 

  • Les autres Iehoudîm se mirent aussi à feindre avec lui : le parti de la circoncision était extrêmement influent parmi les Nazaréens.   

 

 

  • de sorte que Bar-Naba a été entraîné par leur feinte : le grand compagnon d’œuvre de l’Apôtre Shaoul fut également influencé…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Mais quand j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’annonce, j’ai dit à Kèpha en face de tous : Si toi, qui es un Iehoudi, tu vis comme les goîm et non comme les Iehoudîm, comment peux-tu obliger les goîm à vivre en Iehoudîm ? 

 

  • Mais quand j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit : étant tous influencés par le parti de la circoncision et non par le Mashiah…

 

 

  • selon la vérité de l’annonce : la justification par la émouna, en lien principalement avec la doctrine ‘hassidique de l’attachement au Tsadik [de l’attachement au sacrifice expiatoire du Mashiah].

 

 

  • j’ai dit à Kèpha en face de tous : car l’Apôtre Shimon Kéfa détenait l’autorité spirituelle.

 

 

  • Si toi, qui es un Iehoudi, tu vis comme les goîm : cela fait référence au fait de vivre selon les préceptes de la Brit Hadasha : l’attachement au Tsadik, la justification par la émouna en Yeshoua, etc…

On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

L'essentiel et le fondement dont tout dépend, c'est de s'attacher au Tsadik de la génération et d'accepter ses paroles comme étant la vérité. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

  • et non comme les Iehoudîm : cela fait référence au fait de vivre selon l’Ancienne Alliance, soit le fait de vivre par nos propres forces ou par nos propres mérites : une doctrine donnant la priorité aux œuvres de la Torah [ou au légalisme].

C'est à ce moment-là que notre service divin a de la valeur et qu'il s'élève. En effet, il se peut que l'on serve le Saint Béni soit-Il mais que tout notre service divin soit d'un niveau de sommeil, qu'il reste en bas et qu'il ne s'élève pas vers Hashem car il lui manque la vitalité nécessaire. Alors Hashem n'a pas de satisfaction de ce service. (Torah n°60 du Likouté Moharan I)

 

 

  • comment peux-tu obliger les goîm à vivre en Iehoudîm : ce serait légitimer certaines observations strictes de Beit Shammaï et ainsi, détériorer la doctrine, selon laquelle, le Mashiah nous a pleinement justifiés devant Hashem…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Nous, Iehoudîm par nature, et non des goîm fautifs.

 

  • Nous, Iehoudîm par nature : cela fait référence aux Juifs, bercés par le monde de la Torah et habitués aux différentes mitsvot depuis la naissance.   

 

COMMENTAIRE N°1

Les âmes Juives sont apparues dans la pensée divine. En effet, l’âme Juive prend sa source dans la pensée divine, le niveau le plus profond du divin. Toutes les autres créatures, y compris les anges ont leur source dans la parole divine, à un plan qui, comparé à celui de la pensée, est plus superficiel. Comme il est dit, à propos du peuple Juif dans son ensemble : Israël est mon fils premier-né et concernant chaque Juif en particulier : Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre D.ieu. Cela signifie que, comme un enfant procède du cerveau de son père, c’est-à-dire de l’être essentiel du père, ainsi, si l’on peut dire, l’âme de chaque Juif dérive de la pensée et de la sagesse de D.ieu. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 2)

 

  • et non des goîm fautifs : les non-Juifs ont été élevé dans le paganisme et dans l’idolâtrie païenne.

L’idée de Shaoul était de rapprocher les non-Juifs, étant, de base, totalement éloignés de la Torah... Pourquoi les en éloigner davantage par plusieurs lois strictes, de toute façon contraires au Maître du monde ?

La halakha sera tranchée selon l'avis de Beit Hillel. (Erouvin 13b)

 

COMMENTAIRE N°1

D’après ce qu’écrit Rabbi ‘Haïm Vital : chaque Juif, tsadik ou racha, possède deux âmes, ainsi qu’il est dit : et les néchamot [les âmes au pluriel] que j’ai faites. (…) Ce sont deux néfachot, deux âmes et forces vitales, une âme est issue de la klipa et la sitra a’hara. Le mot klipa signifie littéralement une coquille ou une peau. D.ieu créa des forces qui dissimulent la vitalité divine présente dans l’ensemble de la Création telle la peau qui recouvre et dissimule le fruit. Sitra a’hara signifie l’autre côté, le côté de la Création qui est l’antithèse de la sainteté et de la pureté [ces deux termes sont généralement synonymes]. C’est elle [l’âme issue de la klipa et de la sitra a’hara] qui est revêtue du sang de l’homme et donne vie au corps, comme il est écrit : car la néfech de la chair [l’âme qui entretient la vie corporelle et physique] est dans le sang. Parce que pour les Juifs, cette âme de klipa dérive de la klipa appelée noga qui comprend également du bien et celui-ci est la source de tous ces traits naturels positifs. Cette klipa est issue de l’Arbre ésotérique de la Connaissance, qui comprend du bien et du mal. En revanche, les âmes des nations du monde émanent des autres klipot impures qui ne contiennent aucun bien, ainsi qu’il est écrit dans le Ets ‘Haïm. Il faut cependant souligner qu’il est également parmi les nations du monde des âmes dérivées de la klipat noga. Ce sont les pieux parmi les nations du monde, des hommes droits, vertueux, capables de manifester vraiment un souci pour autrui. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 1)

 

COMMENTAIRE N°2

Pour expliquer davantage, il est nécessaire d’élucider le sens du verset : l’âme de l’homme est une lampe de D.ieu. Cela signifie que les âmes des Juifs, qui sont appelés hommes, selon la remarque de nos Sages : Vous les Juifs êtes désignés par le terme d’hommes, sont, par métaphore, semblables à la flamme d’une lampe dont la nature est de toujours vaciller vers le haut car la flamme du feu cherche intrinsèquement à se détacher de la mèche qui la retient et à s’unir avec sa source en haut dans l’élément de feu qui est dans la sphère sublunaire, comme il est expliqué dans le Ets ‘Haïm. L’âme désire et aspire naturellement à se détacher du corps, le quitter et à s’unir avec sa racine et sa source en D.ieu qui est la source de toute vie. Elle se situe en opposition directe avec la klipa et la sitra a’hara, dont procèdent les âmes des nations du monde, qui agissent uniquement pour elles-mêmes pour satisfaire leur ego qui n’est pas soumis devant D.ieu et disent : Donne, donne ! et comme s’exclama Essav : Fais-moi avaler !  pour constituer des êtres et des entités indépendantes non soumis à D.ieu, c’est pourquoi, ceux qui relèvent du domaine de la klipa sont décrits comme des morts, car la sagesse donne la vie et il est écrit : Ils mourront, sans sagesse ; ces deux versets établissent un lien entre ‘hokhma et la vie. La mort est donc une conséquence directe de l’absence de ‘hokhma ; c’est pourquoi les nations, qui reçoivent leur vitalité de la klipa, sont considérées comme des morts. Et de même tout comme les nations païennes sont désignées comme des morts, les méchants et les pécheurs d’Israël le sont aussi. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 19)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     nous savons que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la tora, mais par l’adhérence au messie Iéshoua’. Nous, nous avons adhéré au messie Iéshoua’, pour être justifiés par l’adhérence au messie et non par les œuvres de la tora : oui, par les œuvres de la tora aucune chair ne sera justifiée.

 

  • nous savons que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la tora : toute la pensée de l’Apôtre Shaoul est contenue au travers de cette expression.

 

Le peu de Torah et de prière que chacun étudie et accomplit, bien qu'il soit très précieux aux yeux du Saint Béni soit-Il, ne peut s'élever, à l'endroit où il le doit, que par la force des Tsadikim véritables. Eux seuls peuvent élever tout ce que l'on fait, que ce soit l'étude de la Torah, nos prières et l'accomplissement des mitsvot car à cause de nos fautes, tout notre service divin est loin de la perfection, parce qu'il est rempli de mauvaises pensées et de défauts. C'est pour cette raison que tout peut s'élever, essentiellement, grâce au Tsadik véritable, qui lui a la force d'élever nos prières et tout ce que l'on fait dans le service divin car lui est capable de purifier toutes nos actions, en faisant le tri entre le côté positif et négatif de celles-ci. (Likouté Halakhot, Piria véRivia, 5)

 

  • mais par l’adhérence au messie Iéshoua’ : l’attachement au Tsadik, soit le fait de se soumettre au mérite de Yeshoua.  

  • Nous, nous avons adhéré au messie Iéshoua’ : en le reconnaissant comme Tsadik et Mashiah.

 

 

  • pour être justifiés par l’adhérence au messie et non par les œuvres de la tora : les Apôtres, eux-mêmes, étaient sont soumis au mérite du Tsadik.

 

 

  • oui, par les œuvres de la tora aucune chair ne sera justifiée : les Juifs non plus, ne sont pas exemptés d’être justifiés par le Mashiah Yeshoua.

Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son coeur : Il n'y a point de D.ieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien. L'Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche D.ieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Téhilim 14 :1-4)

Nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et non-Juifs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche D.ieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leurs langues pour tromper ; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; la destruction et le malheur sont sur leur route ; ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte de D.ieu n'est pas devant leurs yeux. (Romains 3 :9-18)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Si, cherchant à être justifiés dans le messie, nous sommes aussi trouvés fautifs, alors le messie est-il un servant du mal ? Certes non !

 

  • Si, cherchant à être justifiés dans le messie : le but étant d’être totalement inclus dans le mérite du Tsadik.

 

  • nous sommes aussi trouvés fautifs : l’inclusion dans le mérite du Tsadik pour légitimer certaines de ses fautes est considéré comme une abomination. En effet, grâce au rapprochement au Tsadik, toutes nos prières, étude de la Torah et accomplissement des mitsvot doivent prendre une autre dimension. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon le contexte, si nous adhérons au Tsadik Yeshoua, tout en adhérant aux pensées de l'école de Beit Shammaï comme vient de le faire l’Apôtre Shimon Kéfa, nous sommes considérés comme fautifs…

 

 

  • alors le messie est-il un servant du mal : l’Apôtre Shaoul répondra "non" car l’homme détient le libre-arbitre, soit la capacité de choisir entre le bien et le mal… Cela ne dépend pas de Yeshoua.

 

Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la Torah mais sous la grâce ? Loin de là ! (Romains 6 :15)

 

Par le Rouah Hakodesh, le Mashiah envoie l’inspiration pour susciter le bien en l’homme mais malgré tout, celui-ci demeure totalement au contrôle…

 

Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Romains 6 :15)

 

 

  • Certes non : effectivement, ce serait un langage blasphématoire ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Oui, si je reconstruis ce que j’ai détruit, je me constitue en transgresseur.

 

  • Oui, si je reconstruis ce que j’ai détruit : la justice par nos propres mérites.

En effet, l’Apôtre Shaoul s’était clairement vidé…

Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benyamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la Torah, paroush ; quant au zèle, persécuteur de la Kéhila ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Torah. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause du Mashiah. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance du Mashiah Yeshoua mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout et je les regarde comme de la boue, afin de gagner le Mashiah et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la Torah mais avec celle qui s'obtient par la foi en Yeshoua, la justice qui vient de D.ieu par la foi. (Philippiens 3 :4-9)

 

COMMENTAIRE N°1

L’homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et de dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

  • je me constitue en transgresseur : effectivement, selon ses mérites, on pouvait considérer l’Apôtre Shaoul comme un transgresseur de la Torah, bien qu’il soit également un tsadik…

Car quiconque observe toute la Torah, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. (Yaakov 2 :10)

 

Tous les manques d'un homme, qu'il s'agisse des moyens de subsistance, de la santé physique, etc... Il est impossible de les combler et de les remplir tous, si ce n'est grâce au Tsadik et au Rav de vérité. (…) Le soupir de l'homme d'Israël est donc extrêmement précieux car grâce à lui, on fait venir le souffle de vie venant compléter nos manques. Cependant, on ne le reçoit que du Tsadik qui est attachée à la Torah car c'est là-bas que se trouve le souffle de vie. (Torah n°8 du Likouté Moharan I) 

 

COMMENTAIRE N°2

Pour comprendre la pensée partagée par Shaoul, on pourra également s’inspirer du Likouté Amarim :

- Tsadik accompli : l’Admour Yeshoua

Il nous convenait, en effet, d'avoir un Cohen Gadol comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs. (Hébreux 7 :27) 

- Tsadik inaccompli : Shaoul et les Apôtres…

Nous bronchons tous de plusieurs manières. (Yaakov 3 :2)

Nous trouvons dans le Talmud cinq catégories : le tsadik qui connaît le bien, le tsadik qui connaît le mal, le racha qui connaît le bien, le racha qui connaît le mal et l’homme intermédiaire [le beinoni]. Le Talmud explique : le tsadik qui connaît le bien est le tsadik accompli, le tsadik qui connaît le mal est le tsadik inaccompli. Aussi connaît-il des souffrances physiques, pour purifier son âme encore dans un corps, et la dispenser des souffrances dans l’autre monde. Dans le Raya Méhemna section Michpatim, il est expliqué que le tsadik qui connaît le mal est celui dont le mal, le mauvais penchant est soumis au bien le bon penchant. C’est le tsadik en qui le mal n’est que résiduel et soumis de surcroît à sa bonne nature. En conséquence, le tsadik qui connaît le bien est un tsadik qui n’a que du bien en lui, ne porte plus aucun mal. Selon le Zohar, les expressions "tsadik qui connaît le bien" et "tsadik qui connaît le mal" définissent le niveau du tsadik en question. Le tsadik qui connaît le bien est un tsadik qui n’a que du bien, le mal présent en lui ayant été transformé en bien. Le tsadik qui connaît le mal est un tsadik d’un niveau inférieur qui porte encore en lui un résidu de mal. (…) Dans ces conditions, si le tsadik accompli est le tsadik qui connaît le bien , c’est-à-dire celui en qui ne se trouve que du bien, et que le  tsadik inaccompli  est le tsadik qui connaît le mal, c’est-à-dire, qui garde en lui un résidu de mal, pourquoi est-il nécessaire de donner à chaque tsadik deux appellations ? (…) L’explication est que chaque terme descriptif dénote un aspect particulier du service divin du tsadik, c’est-à-dire son amour pour D.ieu car c’est en vertu de cet amour qu’il reçoit le nom de tsadik. Les expressions "tsadik accompli" et "tsadik inaccompli" dénotent des niveaux différents de ce service : le tsadik accompli est le tsadik qui a atteint la forme la plus élevée d’amour pour D.ieu, ahava betaanouguim, l’amour dans les délices. Quant au tsadik inaccompli, c’est celui dont l’amour dans les délices n’est pas encore entier. (…) L’appellation tsadik qui connaît le bien désigne celui qui a déjà totalement transformé le mal qui était en lui et en qui seul le bien demeure. Le tsadik qui connaît le mal est celui qui n’est pas parvenu à cette transformation absolue et en qui le mal demeure. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Oui, par la tora je suis mort à la tora, afin de pouvoir vivre pour Elohîms. Avec le messie, j’ai été crucifié.

 

  • Oui, par la tora je suis mort à la tora : désormais, il nous faut vivre par la Torah du Tsadik au détriment de notre propre Torah, considérée comme morte...

Nous pourrions paraphraser ainsi la pensée de Shaoul : « Si je cherche à nouveau à m'établir sur mes propres mérites par le biais de toutes mes mitsvot, je transgresse alors la Torah du Tsadik, à laquelle j'appartiens car je me suis lié au Tsadik et à ses mérites. En effet, ma petite justice personnel ou mon petit mérite résultant de ma Torah sont morts avec Yeshoua quand je me suis lié à lui, mais maintenant qu’Hashem l’a relevé d’entre les morts, ma justice ou mon mérite s'est également relevée [par le biais de la émouna] et a revêtue la justice du Tsadik. C'est le principe d’un père qui porte son fils. » 

 

  • afin de pouvoir vivre pour Elohîms : la Torah du Tsadik nous permettant de nous rapprocher d’Hashem [plus de kédoucha et de proximité].

 

  • Avec le messie, j’ai été crucifié : la Torah du Tsadik permettant de "crucifier" nos passions charnelles, nos désirs, notre matérialité, etc… afin d’être le plus proche possible d’Hashem [comme le fut Yeshoua].

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour comprendre la pensée partagée par Shaoul, on pourra s’inspirer, une nouvelle fois, de la ‘Hassidout Breslev. 

Comment analyser les choses de façon correcte ? En annulant notre connaissance face à celle du Tsadik. C’est ainsi que procéda Rabbi Nathan. Nous enregistrons les paroles de Rabbi Na’hman, à l’image d’un petit bébé qui ignore tout du fonctionnement de ce qui l’entoure et qui écoute sa mère lui dire de ne pas mettre les doigts dans la prise, de ne pas jouer avec des allumettes, etc… (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     et je ne vis plus moi-même, mais le messie vit en moi. Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis en adhérence à Bèn Elohîms, lui qui m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi.

 

  • et je ne vis plus moi-même, mais le messie vit en moi : par le Rouah Hakodesh, le Mashiah Yeshoua nous permet de nous perfectionner dans la Avoda Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

En effet, par notre union avec le Mashiah notre Sauveur, nous pouvons recevoir le Rouah Hakodesh, créant en nous un tout nouvel homme.

Le Nazaréen doit s’approprier par la émouna, la kédoucha du Tsadik et cette émouna devra être l’élément dans lequel il respire, la source et la condition de toute son existence.

​Grâce au rapprochement auprès des Tsadikim, l'homme suivant leur directives, par cela la vérité se grave en lui et il accède de la sorte à la foi, la prière, la Terre d’Israël, aux miracles et c'est ainsi que viendra la délivrance. (Torah n°7 du Likouté Moharan I)

 

 

  • Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis en adhérence à Bèn Elohîms : toute notre kédoucha personnelle ; toutes nos œuvres de Torah, téfila, études, etc… doivent être enracinés dans le mérite du Mashiah comme il est dit : L'attachement au Tsadik est la racine de toutes les mitsvot. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

COMMENTAIRE N°2

Le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°3

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

  • lui qui m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi : comment nommer le Mashiah sans rappeler l’immense amour par lequel, il s’est donné lui-même, afin de nous faire part de son exemple dans la Avoda Hashem !

Le Tsadik est saint parce qu’il se sépare, tout au long de son existence, des préoccupations du monde, afin de se consacrer au service de D.ieu. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

COMMENTAIRE N°4

Pour l’Apôtre Shaoul, cet amour est devenu tout personnel : "m’a aimé" ou encore "s’est donné pour moi" ...  N’est-ce pas un témoignage magnifique pour un ancien persécuteur de la Kéhila ?

Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     Je ne rejette pas le chérissement d’Elohïms ; mais si la justice vient par la tora, alors le messie est mort pour rien.

 

  • Je ne rejette pas le chérissement d’Elohïms : cette bonté qui, par la mort du Tsadik, dévoile des forces spirituelles d'une telle intensité qu'elle peut expier toutes les fautes. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

COMMENTAIRE N°1

Parle aux enfants d'Israël et dis-leur : Lorsque quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il offrira du bétail, du gros ou du menu bétail. (Vayikra 1 :2)

La Torah n'utilise que le nom d’Hashem [le tétragramme : youd/ké/vav/ké] pour parler des sacrifices : cela nous enseigne que c’est bien l'attribut de "miséricorde"  qui est révélé lorsque des sacrifices sont offerts, à combien de plus fortes raisons, lorsqu’il s’agit du Mashiah lui-même…

Mais D.ieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec le Mashiah (c'est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, dans le Mashiah Yeshoua, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous dans le Mashiah Yeshoua. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de D.ieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Mashiah Yeshoua pour de bonnes œuvres, que D.ieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. (Éphésiens 2 :4-10)

 

 

  • mais si la justice vient par la tora : comme nous l’avons vu, cela fait référence à nos propres mérites.

 

 

  • alors le messie est mort pour rien : si nos propres mérites, notre propre justice nous permettaient d'atteindre le Olam Haba de la manière la plus parfaite qui soit, alors le Mashiah ne se serait pas livré pour nous… 

 

COMMENTAIRE N°2

Voici le dilemme présenté par Shaoul : accepter d’être sauvé par la grâce d’Hashem, par le mérite de Yeshoua ou bien rejeter cette grâce et alors effectivement, le Mashiah serait mort en vain… Quiconque estime qu’il peut être justifié devant D.ieu par sa Torah, rejette la grâce manifestée au travers du sacrifice du Mashiah et renonce ainsi, à la notion d’un intercesseur dans le Ciel.  

 

Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, le Mashiah Yeshoua HaTsadik. (1 Yohanan 2 :1)

 

C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de D.ieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. (Hébreux 7 :25)

 

Selon le Zohar, Tome 2, page 16b. Ainsi, le Tsaddik qui a quitté le monde matériel peut avoir un rôle d’intercesseur en demandant à D.ieu d’accorder sa bénédiction aux hommes, afin que les requêtes qu’ils formulent soit exaucées. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

Et pour ce qui est des préoccupations terrestres, le saint Zohar établit clairement que les tsadikim protègent le monde, après leur mort, bien plus que de leur vivant. Car, sans leurs prières dans l’autre monde, celui-ci ne se maintiendrait pas même un seul instant. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)