CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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8.     Alors vous étiez ténèbre, maintenant lumière en l’Adôn : marchez comme des enfants de la lumière.

 

  • Alors vous étiez ténèbre, maintenant lumière en l’Adôn : les Éphésiens étaient autrefois, loin de la kédoucha (la sainteté) mais au travers de l’attachement au Tsadik, ils sont nés de nouveau et sont maintenant décrits comme étant des enfants de lumière.

 

COMMENTAIRE N°1

Et maintenant qu’il étudie la Torah, prie ou accomplit un acte de mitsva, la klipat noga est transformée de mal en bien et absorbée dans la sainteté, au moyen de la force de l’âme vitale, qui se développe à partir d’elle et qui s’est revêtue de ces lettres de la Torah et de la prière ou de cet acte de mitsva, lesquels constituent l’aspect intérieur de sa volonté, béni soit-Il, sans aucune dissimulation ; la vitalité (dans l’action des mitsvot) est aussi absorbée dans la lumière du Ein Sof, qui est sa volonté, béni soit-Il et dans leur vitalité est absorbée et s’élève également la force de l’âme vitale. Et par cela, s’élèvera l’ensemble de la klipat noga, qui constitue la vitalité générale de ce monde matériel et grossier. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 37)

 

 

  • marchez comme des enfants de la lumière : les Nazaréens doivent marcher dans la sainteté et s’éloigner du péché.

 

COMMENTAIRE N°2

Quand nous sommes dans le Mashiah, ce qui est du passé est de l’ordre du passé car toutes choses sont devenues nouvelles en Yeshoua : ainsi, laissons toutes choses anciennes et concentrons-nous pleinement sur les chemins de la Torah ! Notre changement et notre attachement au Tsadik doit être total : nous avons désormais Yeshoua dans notre vie, nous avons le shalom dans l’intériorité de nos cœurs et au travers de l’appui du Tsadik, notre pierre angulaire, une différence est présente en chacun nous : ce qui était autrefois, et ce que nous sommes maintenant…  En effet, beaucoup de Nazaréens peuvent le témoigner, Yeshoua nous a libérés de l’obscurité et il nous a apporté la rédemption de nos iniquités… Désormais, afin de laisser place au renouveau, au "nouveau moi" et ainsi, achever l’accomplissement totale de notre nouvelle naissance, il nous faudra toujours tenter de diminuer notre "ancien nous" afin de croître en un être constamment nouveau. C’est une transformation profonde et intérieure qui doit se matérialiser par une vie de sainteté !

Yeshoua répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de D.ieu. (Yohanan 3 :3)

Voici un exemple, une image réaliste du phénomène décrit : la chenille qui devient un papillon. La chenille rampe par terre, elle est laide, elle n’est pas attirante mais lorsqu’elle se transforme, elle n’a plus rien de l’ancien… Ce qu’elle était autrefois n’existe plus, c’est une nouvelle créature ! Le langage, la forme et le comportement ont changé : le papillon vole et rayonne… Le chenille n’existe plus. L’exemple est simple mais profond et réaliste, c’est ce qui se passe lorsque nous rencontrons le Tsadik.

Si quelqu'un est dans le Mashiah, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (2 Corinthiens 5 :17)

Lorsqu’on parle de la nouvelle naissance, on peut parler également de nouvelle croissance. La chenille ne devient pas un papillon en une seule journée, c’est tout un processus mis en place qui se développe, afin d’être un être complétement nouveau et revivifié.

 

Dans le cadre de cette interprétation, nous devons comprendre qu’il nous faut être une outre nouvelle en Yeshoua, cette ouvre nouvelle représentera le papillon et comme les anciennes outres et les nouvelles n’ont rien en commun, les chenilles et les papillons n’ont rien en commun non plus ! Car l’un rampe et l’autre vole ! Le papillon doit voler par l’Esprit et nous aussi, nous devons également marcher par l’Esprit du Mashiah, accordé par grâce.

Je dis donc : Marchez selon l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. (Galates 5 :16)

Ceux qui sont au Mashiah Yeshoua ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. (Galates 5 :24-25)

Une notion spirituelle importante et profonde : même si tu rampes, n’oublie pas, c’est excellent car tu continues d’avancer… Surtout ne te décourage pas !  Vivre la nouvelle naissance, c’est vivre avec le Mashiah en appliquant les mitsvot de la Torah.  Combien disent : Je suis croyant mais non pratiquant ! C’est un paradoxe contradictoire, nous devons étudier la Torah et la mettre en pratique…

 

Dans notre intériorité, il existera constamment cette lutte : celle du péché, qui est une épine dans le doigt. Nous devons enlever l’épine afin d’enlever une future infection et afin d’enlever toutes formes de souffrances… Le péché détruit, et par la destruction nous conduit vers la mort. Le Tsadik et Mashiah Yeshoua nous permet de lutter contre cette épine, nous devons être sanctifiés par lui, lavés par lui : il est l’Agneau qui ôte le péché du monde et de nos vies. Nous devons vivre avec lui et marcher conformément sur le chemin de la Torah, afin d’être régénéré par une semence incorruptible : encore une fois, il faut que nous soyons un être revivifié, un être nouveau afin de recevoir la plénitude du Tsadik.

 

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Yeshoua son Fils nous purifie de tout péché. (1 Yochanan 1 :7)

 

Nous avons parfois des idées d’abandonner notre vie de talmid pour retourner en Mitsraïm (en Égypte). Cependant, alors qu’il était en agonie, Yeshoua a résisté pour nous, pour le monde : il transpirait des grumeaux de sang… Nous aussi nous devons nous efforcer de résister et comme lui, atteindre les grumeaux de sang qui tomberont sous nos pieds. La lutte contre le péché est un combat jusqu’au sang ! 

 

Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché. (Hébreux 12 :3-4)

Cette lutte contre le péché impose la pratique de la hitbodedout. D.ieu écoute ceux qui l’honorent, D.ieu tend l’oreille lorsqu’il entend les cris de ses enfants. Parler avec Hashem, c’est une communion et un échange avec lui ; le Seigneur veut réellement déverser sa grâce et sa bénédiction abondante sur nous mais nous devons aussi faire notre part : nous devons être zélés pour son œuvre ! Un relâchement dans la téfila nous donne l’occasion de tomber, et au Yetser Hara de nous attaquer… La lutte contre le péché, contre les ténèbres est une vraie bataille et il nous faut de l’aide d’en haut. Le péché est cette épine qui désire dominer l’homme, mais D.ieu nous donnera la force en Yeshoua pour la vaincre. Combattre le péché est comme combattre un arbre, pour le détruire, on ne coupe ni les feuilles, ni les branches, on coupe directement les racines et ceci n’est possible qu’au travers de l’œuvre du Tsadik.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     vous parlant en louanges, en hymnes, en chants spirituels, chantant et louangeant de votre cœur l’Adôn.

 

  • vous parlant en louanges : du grec "psalmos"…

Voici la définition du mot grec "psalmos" :

  • cela fait référence aux Téhilim du Roi David.

 

Que la parole du Mashiah habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des Téhilim, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à D.ieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. (Colossiens 3 :16)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici une étude du Rav Emmanuel Boukobza concernant le Livre des Téhilim.

Le Livre des Téhilim est le premier Livre de la série des Kétouvim qui constitue le troisième volet du Tanakh. Son importance dans la vie du peuple Juif est capitale. Il est composé de 150 Psaumes qui décrivent les situations les plus différentes, joyeuses ou tristes, qui peuvent composer la vie d’un être humain. En effet, le Livre des Téhilim est composé de Psaumes, c'est-à-dire de prières d’une très grande beauté littéraire, qui peuvent s’apparenter à des poèmes. Le Livre des Téhilim, au même titre que le Sidour (Livre de prières), ne quitte pas le pupitre du fidèle Juif. Son importance est telle que dans les moments de joie comme dans les moments de détresse, il est le compagnon inséparable du Juif.

Le principal auteur des Téhilim est le Roi David, né’im zmirot Israël, le chantre mélodieux d’Israël. Il faut savoir que tous les Psaumes ont été rédigés par Roua’h Hakodesh, ce qui implique que bien que l’on soit en présence de textes d’une très grande beauté, on ne peut se suffire de cet aspect littéraire pour apprécier les Téhilim à leur juste valeur. Dans le Midrash Téhilim, il est rapporté que tout ce que David a dit, il l’a dit par rapport à sa propre personne et par rapport à l’ensemble du peuple Juif, pour toutes les générations. Cela signifie que les 150 Psaumes contiennent l’ensemble des pensées, des sentiments et des demandes de chaque Juif jusqu’à la fin des temps. Cela explique le phénomène, autrement incompréhensible, du sentiment d’identification que l’on ressent en lisant les Téhilim. Pour peu que l’on comprenne quelque peu l’hébreu, on a le sentiment de s’exprimer avec ses propres mots…

On peut se demander pourquoi le Roi David a eu le privilège extraordinaire de rédiger un Livre de prières qui accompagne le peuple Juif dans toutes les occasions ?

Le Roi David a passé une grande partie de sa vie en prière. Les débuts de sa vie furent difficiles, puisque pour des raisons qui se sont révélées fausses par la suite, son père Yichaï, le considérait comme un enfant illégitime. Par conséquent, il fut mis à l’écart très tôt et passait son temps à garder les troupeaux de son père dans des lieux désertiques. Là-bas, jusqu’à l’âge de 28 ans où il fut sacré Roi d’Israël par le prophète Shmouel sur injonction divine, il eut tout le loisir de développer une grande proximité avec Hashem et de se répandre devant son Créateur en supplications et en louanges. Ses téfilot (prières) émanaient d’un cœur pur et sincère, éloigné de tout orgueil et de toute prétention…

Sur les 150 Psaumes que compte le Livre des Téhilim, pas moins de 73 sont explicitement signés par David… En dehors du Roi David, principal auteur de cet ouvrage hors du commun que sont les Téhilim, neuf autres auteurs sont mentionnés. Il s’agit de Adam Harichon, Avraham Avinou, Moshé Rabbénou, Shlomo HaMelekh, Assaf, Héman, Yédoutoun, les trois fils de Kora’h qui firent téchouva (repentir) au dernier moment et furent sauvés et enfin Ezra HaSofer.  Une question se pose alors : puisque le Livre des Téhilim comporte de nombreux auteurs, comment se fait-il qu’il soit attribué exclusivement au Roi David ? Il existe plusieurs réponses à cette question. Nos Sages nous expliquent dans le cadre d’un Midrash que de nombreux personnages du Tanakh étaient aptes à écrire le Livre des Psaumes, notamment ceux que l’on vient de mentionner… Cependant, Hashem préféra donner ce grand mérite à David car littéralement : sa voix est agréable ; ce que l’on peut comprendre comme le fait que ses paroles de louanges et de prières sont particulièrement appréciées par Hashem. Il existe aussi une seconde réponse qui peut venir expliciter la première. Le Midrash rapporte qu’Adam Harichon avait perçu par prophétie la venue au monde de l’âme du Roi David. Il avait perçu le fait que David n’était censé vivre dans ce monde que trois heures… Adam Harichon se rendit compte de l’importance de David pour le peuple Juif et demanda à Hashem de lui accorder une vie suffisamment longue. Pour ce faire, il décida de lui faire cadeau de 70 ans de sa propre vie… Or, il faut savoir que l’âme d’Adam Harichon contenait en elle toutes les âmes du peuple Juif et comme David avait reçu ses 70 années de vie directement d’Adam Harichon, cela a impliqué le fait que son âme contienne en elle, également, toutes les âmes du peuple Juif…Cela explique le fait impressionnant que chaque Juif, quel que soit son niveau spirituel, se sente immédiatement impliqué, lié et sensibilisé dès qu’il commence à lire, à prier et à supplier Hashem, ou bien à le remercier avec le Livre des Téhilim en mains.

Le Livre des Téhilim contient également tous les évènements qui sont arrivés au peuple Juif depuis l’origine et tous ceux qui vont se produire jusqu’à la fin des temps. Le Radak (Rabbi David Kim’hi) rapporte dans le Maor Vachémèch, section Mishpatim que le Roi David a prié pour tous les besoins du peuple Juif jusqu’à la fin des temps ; il pria pour la guérison des malades, le maintien en bonne santé des gens bien-portants, une parnassa (moyens de subsistance) abondante et l’annulation de tous les mauvais décrets.

Le nom même de "Téhilim" est le pluriel, quoiqu’irrégulier de "téhila" qui signifie "louange" car en réalité, tout le livre de Téhilim est entièrement dédié aux louanges d’Hashem ; c’est le Livre de prière par excellence du peuple Juif. (…) Le Malbim considérait comme le Livre des Téhilim comme "Kodesh Kodashim" (Saint des Saints) car celui-ci contient les deux aspects a priori différents ou même contradictoires, que sont la prière et la prophétie. Personne ne peut nier que le Livre des Téhilim est avant tout un Livre de prières, composé de tous les sentiments que peut ressentir un homme dans sa vie, joie, reconnaissance, bonheur, détresse, inquiétude et la liste n’est pas exhaustive… C’est un Livre qui nous enseigne véritablement comment prier et à ce titre, il mériterait une étude approfondie et détaillée. Savoir s’exprimer devant son Créateur, le remercier pour tous ses immenses bienfaits, pour la lumière qu’il nous octroie à travers ses précieux enseignements et le supplier de pallier à nos défauts et de nous pardonner nos fautes… Or, le Livre des Téhilim est également un Livre de prophétie car le Roi David ainsi que les neuf autres auteurs des Téhilim sont inclus par nos Sages dans les 48 prophètes qu’a comptés le peuple Juif. Par exemple, certains Psaumes décrivent des évènements qui se sont produits bien après l’époque du Roi David. Ainsi, en est-il du Psaume 137 décrit l’exil des Juifs en Babylonie, suite à la destruction du premier Temple…

Il faut savoir également que la lecture des Psaumes peut amener chaque Juif à se rapprocher d’Hashem de manière très importante et à y puiser encouragement, foi et confiance à chaque moment de la vie. Lorsqu’un individu désire s’adresser à Hashem, s’il le fait à travers les mots de David, ses paroles auront plus d’impact… David HaMelekh a également demandé à Hashem que le mérite de la lecture des Téhilim soit équivalent à celui de l’étude de la Torah. Pour cela, il est nécessaire de réciter les Téhilim avec beaucoup de concentration, de ferveur et en s’efforçant de comprendre ce que l’on dit.

Le Roi David a donc dit : Je suis prière. (Téhilim 10 :4). Ainsi que l’explique Rabbi Na’hman de Breslev, le Roi David incarnait la prière… En effet, depuis son plus jeune âge, David n’avait connu que l’adversité et se tournait constamment vers D.ieu pour pouvoir continuer à exister. Cette attitude qui était la sienne est riche d’enseignements pour nous. Nous apprenons de là qu’il n’est pas concevable de vivre sans être constamment en prières.

Le message principal que nous livre le Roi David est d’apprendre à nous tourner vers D.ieu dans toutes les circonstances de la vie et d’arrêter de croire que nous pouvons nous débrouiller seuls, sans faire appel à Hashem. Ce message s’exprime sous différentes formes dans tout le Livre des Téhilim, de plus de 150 façons !

Les Téhilim sont divisés en 5 livres. À ce propos, le Midrash Cho’her Tov nous livre l’enseignement suivant : David a écrit 5 Livres de Téhilim qui font office des 5 livres de la Torah. En effet, Moshé était le plus grand des Prophètes et David le plus grand des rois. Ce parallélisme entre ces deux grands personnages s’explique par le fait, pour reprendre les mots du Midrash que celui qui étudie la Torah sans crainte du Ciel, n’a aucune valeur. Aussi David est-il venu pour enseigner la crainte du Ciel dans le Livre des Téhilim. Ainsi, non seulement, le Roi David nous enseigne comment prier mais il nous apprend également comment arriver à la crainte du Ciel. En effet, la prière et la crainte du Ciel sont inextricablement liées.

Puissions-nous nous élever en prières devant notre Créateur et épancher notre cœur devant Lui, inspirés et illuminés par le livre des Téhilim !

COMMENTAIRE N°2

Voici une liste de bienfaits concernant la lecture des Téhilim.

- En lisant des Téhilim, on reçoit un salaire équivalent à un homme qui se consacre à une étude de sujets profonds de la Torah.

Si quelqu’un souhaite s’attacher au Saint Béni soit-Il et entonner ses louanges, il s’attachera au Livre des Psaumes. Rien n’a plus de valeur que ce Livre de Téhilim qui renferme tout, qui multiplie les louanges au Créateur, un grand nombre de cantiques éveille au repentir et traite de demandes de pardon, et tout a été composé par le Roi David par prophétie. Une personne qui récite des Téhilim est comparable à un fidèle récitant des prières et à un homme se consacrant à l’étude de la Torah. Le Roi David avait demandé que les lecteurs des Psaumes soient considérés comme se consacrant à l’étude de sujets profonds de la Torah. (Le Chlah Hakadosh)

- La récitation des Téhilim nous sauve des pensées imaginaires du Yetser Hara.

Heureux est l’homme qui étudie les Téhilim car le Roi David avait demandé que la récitation des Psaumes nous protège des pensées imaginaires créées par le Yetser Hara. C’est l’interprétation du verset : Que mon cœur soit sincèrement attaché à tes lois. David a dit : Maître du monde, lorsque je me consacre à tes lois, le mauvais penchant n’aura pas le droit de m’atteindre, comme il est dit : Instruis-moi dans tes voies, je veux marcher dans la vérité. (Rabbi Tsadok HaCohen de Lublin, dans le Tsidkat HaTsadik)

- La lecture des Téhilim est une source de bonté et de compassion dans le monde.

Si vous connaissiez la force des versets des Téhilim et son pouvoir dans les sphères supérieures, vous en réciteriez à tout moment. Sachez que la lecture des cantiques des Psaumes brise toutes les barrières, s’élève de plus en plus vers les Cieux, se répand devant le Maître des mondes et influe dans le domaine de la bonté et de la compassion. (Le Tséma’h Tsédek)

- La lecture du chapitre correspondant à l’âge est une ségoula pour réussir et être animé de crainte divine.

Au nom du Baal Shem Tov, il est ramené que par la récitation des Psaumes, on peut éliminer des accusateurs, comme on en voit l’allusion dans le Psaume : Qui saura dire la toute-puissance de l’Éternel, qui brise et annule les décrets sévères, exprimer toute sa gloire ? Il est également rapporté en son nom que tout homme récitera le chapitre des Psaumes correspondant à son âge. Par exemple, un enfant de 13 ans récitera le Psaume 14, etc… Il vaut la peine de réciter les chapitres correspondant à l’âge de nos enfants, pour prier afin que leur formation à la crainte divine soit couronnée de succès.

- La récitation quotidienne de Psaumes apporte de grandes réussites dans le monde.

Ne prenez pas à la légère la récitation d’un nombre fixe de chapitres de Psaumes chaque jour, ce sont des "mizmorim" et leur nom rappelle la destruction des forces négatives dotées d’un pouvoir d’accusation, avant de commencer à prier. Par la récitation des Téhilim, de grands bienfaits surviennent dans le monde. (auteur du Yessod Yossef, Kadosh Elyon, il était le Rav de l’auteur du Kav Hayachar)

- Les Téhilim sont des ségoulot précieuses, élixirs et clé pour ouvrir les portes du Ciel.

Le Saint des saints, le lieu du grand trésor, plein d’une sainte richesse, empli de perfection, d’honneur et de splendeur, renferme en lui toute notre nostalgie des jours d’antan, lorsque l’esprit du chant était incarné dans la bouche des saints princes, lorsque l’Esprit divin régnait sur l’auteur des Téhilim "aux sons harmonieux de la harpe" dans son sanctuaire. Tout le monde se tourne vers lui, aussi bien pour les prières que les supplications, les remerciements et les louanges, dans tous les domaines, tant pour les difficultés que les délivrances, les malheurs ou les états de bien-être, qui touchaient l’individu ou la communauté, en fonction des événements du moment, des fêtes périodiques, des vagues de joie et d’épreuves, des hauts et des bas de la vie… Il contient également de précieuses ségoulot et renferme des mystères divins, des remèdes, des élixirs et des clés pour ouvrir les portes du Ciel. (Le Malbim dans son introduction à son commentaire sur le Livre des Téhilim)

- Les cantiques des Téhilim ouvrent le sanctuaire de la compassion.

Heureux est l’homme qui étudie les Psaumes, les Cantiques de David notre Roi ont été appelés Téhilim, car ils peuvent agir dans tous les domaines et le Satan et les calamités sont mis hors-jeu. C’est le sens de : Chantez à l’Eternel un cantique… que ses louanges retentissent dans l’assemblée des hommes pieux, la louange est entre les mains des hommes pieux qui sont pieux envers leur Créateur. (Rabbi Elimelekh de Lizensk)

Les cantiques des Téhilim sont les clés correspondant aux pouvoirs de compassion, de guérison, de salut et de subsistance. D’où le nom qu’ils portent, les Téhilim. Ils peuvent agir dans tous les domaines et le Satan et les calamités ne lui portent pas atteinte. (Rabbi Elimelekh de Lizensk)

- Si on lit les Psaumes avec l’intention appropriée, c’est une merveilleuse ségoula pour tout…

Si un homme cherche à obtenir diverses faveurs, comme une bonne subsistance etc… Il récitera tout le livre des Téhilim du début jusqu’à la fin, sans marquer de pause. (Rabbi Pinh’as de Korits)

Nous avons une tradition des Tsadikim de réciter tout le Livre des Téhilim sans pause, c’est une ségoula pour tout. Le Rav de Savaran explique que d’après la majorité des avis, l’explication de "sans pause" consiste à s’abstenir de parler pendant la récitation des Psaumes, mais pour lui, "sans pause" signifie qu’il n’y aura aucune interruption entre le cœur et la bouche et qu’ils seront au même niveau au moment de la récitation de tous les cantiques des Téhilim, c’est une merveilleuse ségoula pour tout. (Assifat Maamarim)

- Les Psaumes sont comparables au jeûne.

Heureux est l’homme qui étudie les Psaumes car on rapporte une tradition de Rabbi Elimelekh, selon laquelle toute personne qui récite trois fois des Psaumes en un jour est considérée comme si elle avait jeûné d’un Shabbat à l’autre et son salaire est grand. (Kountrass Héchel BaTéhilim, Mikdach Méat)

- Les jours les plus propices à la récitation des Psaumes : le Shabbath, Rosh Hodesh, les jours de fête et le mois d’Eloul.

Heureux est l’homme qui étudie les Téhilim, dont la récitation est des plus favorables à trois moments : le Shabbat, Rosh Hodesh et les jours de fête et surtout au mois d’Eloul. Les initiales du terme hébraïque de "Ashré" forment les mots : Eloul, Shabbat et Rosh Hodesh, Yom Tov. (Au nom du Rav Hemdat Yamim, Iniyané Shabbath)

- Attachement à D.ieu et éviter les propos interdits.

Heureux est celui qui étudie les Psaumes, qui l’aident beaucoup à s’attacher à son Créateur, à sa Torah et à ses mitsvot, celui qui l’étudie parvient à un niveau de soumission et est épargné de la faute terrible de la médisance. (Rosh David)

- Pardon des fautes.

Heureux est celui qui étudie les Téhilim, lorsqu’un Juif se consacre à la récitation des Téhilim le cœur brisé, le Saint Béni soit-Il lui pardonne toutes ses fautes. (Commentaire Mayim Rabim sur les Téhilim)

- Les Téhilim peuvent conduire au repentir, à la joie et à la spiritualité.

Si on désire mériter de faire téchouva, on s’habituera à lire des Psaumes car la récitation des Téhilim favorise le repentir. Rabbi Na’hman explique aussi que l’une des raisons du niveau du Livre des Psaumes tient à ce qu’il est contenu dans les "dix sortes de chants" dix niveaux de sainteté, en parallèle aux dix sefirot ; ils ont le pouvoir d’amender les dix pouvoirs de l’esprit et d’y insuffler de la spiritualité et de la joie, jusqu’à ce que toutes les chaînes et tous les obstacles de l’esprit soient déliés. (Rabbi Na’hman de Breslev)

- De bonnes influences pour tout le peuple Juif.

Heureux est l’homme qui étudie les Téhilim, car par-là, la source de la brakhah supérieure s’éveille et il a la force de prier et d’influer en dispensant toutes les bontés et les bénédictions sur tout le peuple Juif, pour la communauté comme pour l’individu, en termes de spiritualité, de matérialité, de subsistance et de guérison. (Maguen Avraham du Maguid de Trisk)

 

COMMENTAIRE N°3

Le principal point de sainteté de Shavouot, jour de la réception de la Torah qui se renouvelle chaque année, se fait par l’intermédiaire du principe de la royauté de David et de sa descendance, soit de Rabbi Na’hman et du Mashiah. Rabbi Nathan nous rapporte que tous les conseils qui amèneront la délivrance et l’avènement du Mashiah sont inclus dans le Sefer Tehilim, le Livre des Psaumes qui consiste à crier en permanence vers Hashem. Nous sommes désormais dans la cinquantième porte de l’impureté dans laquelle il n’est possible d’en sortir que par l’intermédiaire de la miséricorde d’Hashem. Cette miséricorde d’Hashem s’est concrétisée de manière totale par la venue dans le monde du Tsadik Rabbi Na’hman. Sa Torah et ses conseils donne l’envie et la force de revenir vers Hashem. Ses conseils principaux qui sont ‘Hatsot, hitbodedout et la lecture des Psaumes proviennent du Roi David. Les nombreuses heures qu’il passa à s’isoler pour parler à D.ieu (hitbodedout) donnèrent naissance aux Psaumes qui contiennent les cinquante portes de sainteté. De plus, le Tikoun Haklali, secret révélé au monde par Rabi Na’hman pour la réparation de l’alliance se compose de dix Psaumes du Roi David. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)

Rabbi Na’hman insistait sur la nécessité absolue de vaincre les sentiments de tristesse. Outre le fait d’affaiblir l’organisme et de nous rendre vulnérables dans notre service divin, la tristesse trouble notre vision de l’existence en l’obscurcissant. La logique est simple : puisque la personne est triste, celle-ci ne peut pas ressentir la connexion avec Hashem. Résultat : ses raisonnements sont forcément issus de l’imagination et sont, par définition, erronés.

Un des remèdes afin de pallier les affres de la tristesse consiste à réciter le Tikoun Haklali. En effet, les chapitres du Tikoun Haklali se recensent au nombre de 10, comme les 10 pouls de l’organisme, lesquels agissent en tant que capteurs. Lire le Tikoun Haklali revient ainsi à soigner les blessures de nos capteurs sensoriels. (Rav Avraham Ifra’h)

Le Tikoun Haklali, en hébreu la réparation générale est une association de Téhilim institué par Rabbi Na’hman de Breslev. (Torah n°205 du Likouté Moharan I)

Il est observé à ce jour par tous les ‘hassidim de Breslev qui le lisent quotidiennement ainsi que, de manière moindre, par d'autres mouvements. Or, comme cela est demandé par l’Apôtre Shaoul dans la Lettre aux Éphésiens et au Colossiens, il est important de s’entretenir par des Téhilim ; combien ainsi, il sera fort important d’observer le Tikoun Haklali qui réunit en lui, la meilleure association des Téhilim possibles !

En 1805, Rabbi Na’hman enseigne pour la première fois l'existence d'une possibilité de réparation en cas de pollution nocturne et autres pertes involontaires, en récitant dix Psaumes correspondant chacun à l'une des dix mélodies qui composent le Livre, à savoir Ashré, Brakhah, Maskil, Nitzouah, Shir, Nigoun, Mizmor, Téfila, Hodaah et Alléluia. Certaines expressions qu'on y trouve seraient, selon le Rav, en opposition directe avec les klipot couches primordiales de l'impureté et auraient donc le pouvoir d'extraire toute graine perdue du domaine de l'impiété.

L'enseignement principal de Rabbi Na’hman sur le Tikkoun Haklali (Torah n°29 du Likouté Moharan I) est dispensé pendant Shavouot 5566 (le 23 mai 1806). À ce moment-là, le Rebbe ne révèle cependant pas quels sont les dix Psaumes spécifiques au Tikoun Haklali et ne le fait qu'en avril 1810 à deux de ses proches talmidim, Aharon de Breslev et Rabbi Naftali de Nemirov.

Voici l’association des dix Psaumes : 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137 et 150.

Ceci est le remède, la réparation générale ; il y a un remède spécifique pour chaque faute mais ceci est le remède général. Allez et répandez l'enseignement des dix Psaumes à tous les hommes ; cela peut sembler facile de dire dix Psaumes mais ce sera en vérité très difficile en pratique. (‘Hayé Moharan)

Dans une autre leçon, le Rebbe explique : Puisque dans cette chose sont piégés au moins les trois quarts des gens, sachez que ces dix chapitres aideront énormément, pour rectifier les écoulements accidentels d’une parfaite réparation. (Torah n°92 du Likouté Moharan II)

Il explique également, que peu importe la façon dont l'homme a fauté, si cela s'est produit à cause d’excès de table ou de boisson, à cause de fatigue ou faiblesse ou d'une mauvaise position de sommeil, du moment qu'il récite le jour même les dix chapitres en question, celui-ci réparera sûrement beaucoup. (Si’hot Haran 141)

Le Tikoun Haklali est basé sur la Brit (l’Alliance) que D.ieu a faite avec le peuple Juif. En contrepartie de l'allégeance absolue à D.ieu de la part de la nation, D.ieu a promis d'être leur D.ieu et leur donner la terre d'Israël comme un héritage. (Béréshit 17: 7-8). Pour marque cette alliance, D.ieu ordonne à Abraham d'effectuer la mitsva de la Brit Mila. En choisissant cet organe spécifique pour porter le signe de l'Alliance, D.ieu a indiqué la puissance de l'organe sexuel. Quand il est utilisé pour la procréation dans le contexte du mariage, l'organe sexuel est élevé et l'homme devient partenaire avec D.ieu de la création mais quand il est utilisé pour la satisfaction personnelle, il s'éloigne de D.ieu et devient insatisfait, frustré et déprimé. Rabbi Na’hman enseigne donc que D.ieu a créé un certain ordre dans la création. Le plaisir est permis dans certaines conditions, qui sont le pacte, l'Alliance conclue entre D.ieu et ses créatures mais quand il brise cette Alliance, l'homme crée un désordre dans sa vie et dans les mondes spirituels et matériels. Quand il décide de s'approprier du plaisir en bafouant les conditions qui y président, quand il s'arroge le droit de perturber l'ordre général du monde, voulu par D.ieu, au profit d'un ordre personnel, qui n'est qu'un intérêt individuel, alors l'homme a créé le désordre. Il tombe donc dans un état de dépression, un état qui est dans le domaine de Lilith, le nom de la klipa associée à l'impiété.

Le Tikoun Haklali rectifie donc le péché d'avoir abusé de l'organe sexuel et, par extension, défait les sentiments de dépression qui se trouvent au cœur de tout péché. Il le fait grâce à la puissance des Tehilim, qui sont des chants de louange et de gloire à Dieu.

Le mot "Téhilim" a la même guématria que le mot (ne pas prononcer) "Lilith"… Par ailleurs, le mot "Téhilim" a la même guématria que les deux noms de D.ieu, El et Elokim, qui ont le pouvoir de libérer les semences de la klipa. Ainsi, en récitant ces dix Psaumes, la semence perdue est libérée de la force du mal et la faute est réparée !

Notons, incidemment, que la formule Tikoun Haklali a la même guématria que le nom "Esther" ce qui, d'un point de vue kabbalistique, tend à révéler le rite légué par Rabbi Na’hman comme l'agent par lequel se réalise une délivrance miraculeuse et inespérée. C'est bien, en effet, une "réparation générale" qu'Esther obtint d'Arachvéroch lors des évènements que les Juifs commémorent à Pourim.

 

 

  • en hymnes : du grec "humnos"…

Voici la définition du mot grec "humnos" :

  • un chant à la louange de D.ieu,

  • un chant sacré,

  • un hymne : dans ce contexte, un chant, un poème à la gloire de D.ieu. Il peut s’agir également d’un poème ou encore d’un chant à la gloire d'un personnage, d'une grande idée ou d'un grand sentiment.

Que la parole du Mashiah habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des Téhilim, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à D.ieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. (Colossiens 3 :16)

 

 

  • en chants : du grec "ode"…

Voici la définition du mot grec "ode" :

  • un chant à la louange de D.ieu,

  • un chant sacré,

  • un ode :  poème mis en musique et destiné à être chanté,

  • un cantique : poème, chant religieux composé pour remercier D.ieu et destinés à être chanté.

 

Et ils chantent le cantique de Moshé, le serviteur de D.ieu et le cantique de l'Agneau, en disant : Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur D.ieu tout puissant ! Tes voies sont justes et véritables, Roi des nations ! (Révélation 15 :3)

 

 

  • spirituels : influencés par l’Esprit de D.ieu.

 

 

  • chantant et louangeant de votre cœur l’Adôn : les chants entraînent l’élan du cœur et la sim’ha.

 
 

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23.     parce que le mâle est la tête de la femme, comme aussi le messie est la tête de la communauté, lui, le sauveur du corps.

 

  • parce que le mâle est la tête de la femme : comme cela est enseigné dans le Sefer Béréshit : Il dit à la femme : (…) Tes désirs se porteront vers ton mari mais il dominera sur toi. (Béréshit 3 :16)

 

 

  • comme aussi le messie est la tête de la communauté : Rabbi Yeshoua de Natzeret est le chef de la Kéhila.

 

COMMENTAIRE N°1

Il est la tête du corps de la Kéhila ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. (Colossiens 1 :18)

 

Dans le monde de la Torah, le Judaïsme Nazaréen est une 'Hassidout comme les autres : plusieurs talmidim sont regroupés autour d'un Rebbe/Rabbi, celui-ci étant un Tsadik, soit un véritable intermédiaire entre D.ieu et les hommes.

 

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre du Mashiah Yeshoua, pour la foi des élus de D.ieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété. (Titus 1 :1)

 

Le Judaïsme ‘hassidique prend racine dans le mot hébreu 'Hassidout, lequel a donné en français "la piété" et dans les Écrits Nazaréens, le mot grec "eusebeia" … Officiellement, ce mouvement, appelé également, le ‘hassidisme est un mouvement de renouveau religieux fondé au XVIIIème siècle en Europe de l'Est par le Baal Chem Tov.

Néanmoins, ce mouvement a-t-il réellement été initié au XVIIIème siècle ? Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse emploie-t-il alors l’expression "la pleine connaissance de la vérité dans la ‘Hassidout" ? Rabbi Shaoul de Tarse connaissait-il le Judaïsme ‘hassidique alors qu’Hashem n’avait pas encore envoyé le Baal Chem Tov dans le monde ? En soi, le mot "hassidout" a toujours existé au sein du Judaïsme mais actuellement, celui-ci est liée avec une interprétation de la Torah bien particulière…

En effet, les principaux axes de la ‘Hassidout sont :

  • la sim’ha en Hashem

Soyez toujours joyeux. (1 Thessaloniciens 5 :16)

  • l'humilité

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

  • l'amour ou la connexion avec la divinité dans tous les aspects de la Création.

Car tout ce que D.ieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. (1 Timotheos 4 :4-5)

Les cours du Baal Chem Tov ont été propices pour rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah ! La ‘Hassidout fait franchir des étapes supplémentaires en plaçant des enseignements directement entre les mains de chacun. Le Tsadik détient le rôle clé, c’est le médiateur entre l'homme et D.ieu ; celui-ci aide le simple, aussi ignorant soit-il dans la Torah, pour qu’il puisse atteindre la divinité pleinement.

Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timotheos 2 :5-6)

La ‘Hassidout était un mouvement qui eut une incidence fondamentale et même révolutionnaire sur la pratique et la pensée du Judaïsme ! Bien évidemment, nous pouvons relier cette révolution avec Yeshoua, le Mashiah révolutionnaire de l’époque du Second Temple. 

Yeshoua descendit à Capernaüm, ville de la Galilée et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine. (Loucas 4 :31-32)

Avant la ‘Hassidout, en général, le monde de la Torah était caractérisé par un ordre hiérarchique : les savants de la Torah au sommet, les simples Juifs en bas… Dans l’état d’esprit, une grande âme et une grande intelligence étaient pratiquement synonymes. Néanmoins, le Baal Chem Tov éleva le statut de l’homme et de la femme du commun, exalta la ferveur du simple Juif et déclara qu’il était élevé bien au-dessus de l’érudit froidement intellectuel et souvent imbu de lui-même… Nous retrouvons cet aspect également dans les Évangiles car Yeshoua donnait principalement ses enseignements aux Juifs simples et non aux proushim/pharisiens intellectuels, afin qu’ils deviennent de grands hommes connectés au divin.

Comme Yeshoua était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses talmidim. Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :10-13)

En conclusion, la Hassidout fut-elle dévoilée par le Baal Chem Tov ? En réalité, ce Tsadik Yessod Olam a simplement remis au goût du jour les enseignements ‘hassidiques de la Brit Hadasha, en ligne depuis plus de 1700 ans… La ‘Hassidout Nazaréenne a simplement été volée et récupérée par les non-Juifs qui ont mal interprété les concepts Juifs ‘hassidiques et influencés par Essav, ont idolâtré Jésus et créaient le christianisme. Néanmoins, comme nous l’avons vu, tous les enseignements de Rabbi Shaoul de Tarse et des autres Apôtres sont des enseignements purement ‘hassidiques.

 

En effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps.

 

Le Mashiah est le chef de la Kéhila, qui est son corps et dont il est le Sauveur. (Éphésiens 5 :23)

 

Chez les ‘hassidiques, le Rabbi est appelé "Admor" [Adonénou Morénou veRabbénou] : Rabbi Yeshoua de Natzeret était également appelé par ces noms "mon Seigneur, mon enseignant et mon Rav" comme cela est relaté dans les Évangiles.

 

Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. (Matityahou 8 :2)

 

Rabbi, je te suivrai partout où tu iras. (Matityahou 8 :19)

 

Shimon lui répondit : Moré, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. (Loucas 5 :5)

 

L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur nous et nous conduit dans les chemins de la Torah.

 

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de Tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de Tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas, soit sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes ; le Tsadik non seulement, fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel, les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Notons également que le Baal Chem Tov avait reçu du Ciel que le Mashiah viendrait quand ses enseignements seraient répandus partout dans le monde… En comparaison, Rabbi Yeshoua de Natzeret a aussi demandé que l’Evangile soit annoncé à tous les non-Juifs afin qu’ils puissent se greffer pleinement à Israël.

 

Il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marcos 16 :15-16)

 

Le Rabbi de Loubavitch, pour sa part, demandait à ses élèves de parcourir le monde afin de ramener le Juif le plus éloigné à la Torah du Saint Béni soit-Il. De même, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a demandé d'aller vers les brebis perdues de la maison d'Israël, afin de les ramener à la Torah et de les connecter avec lui.

 

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. (Matityahou 10 :6)

 

Comme nous l’avons vu, par rapport aux autres courants, les ‘hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec D.ieu, en particulier par le chant et la danse. Tous ces enseignements pourront être retrouvés dans les enseignements ‘hassidiques des Apôtres du Mashiah.

En effet, le Baal Chem Tov, le détenteur des grands secrets de la Torah, mettait bien plus l'accent sur la danse, le chant, la joie, l’émotion, l'enthousiasme, la ferveur, l'amour de D.ieu et sur l'amour du prochain dans la Avoda Hashem [bien évidemment, ceci n’excluait pas l'étude de la Torah]. Un hassid est donc un homme pieux et un fervent adorateur de D.ieu qui souhaite transfigurer son existence par l’application de toutes ces méthodes.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Cette nouvelle relation à la religion instaurée par le Baal Chem Tov déplut aux autorités rabbiniques établies, appelées les mitnagdim [opposants] rassemblés sous l'autorité de l'illustre Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le ‘hassidisme dévier vers l'hérésie était forte… En effet, les ‘hassidim étaient bien plus portés vers la mystique fondée sur l'exaltation des émotions religieuses tandis que les mitnagdim, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquaient un Judaïsme plus austère et plus intellectualisé. Critiquant une orientation ‘hassidique, assurant la suprématie de la Kabbale sur la halakha, les mitnagdim reprochaient cette forte joie de vivre, qu'ils estimaient incompatible avec l'étude de la Torah.

Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit car la lettre tue mais l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6)

Ce qui est arrivé à la Kéhila Nazaréenne est donc également arrivé aux autres communautés 'hassidiques : nous avons été expulsés des synagogues un temps et aussi persécutés ; au point que pour certains Juifs, tuer des Nazaréens était considéré comme une offrande à Hashem… Or, de même, par exemple, les ‘hassidim de Breslev ont été persécutés, rejetés et certains ont même évité plusieurs tentatives de meurtres sur leur personne….

Ils vous excluront des synagogues et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à D.ieu. (Yohanan 16 :2)

 

En effet, le Judaïsme ‘hassidique a connu une forte opposition active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, par le mitnagdisme. Malheureusement, l'opposition des successeurs du Gaon de Vilna ira parfois très loin, jusqu'à dénoncer les premiers ‘hassidim aux autorités russes, pour tenter de gêner leurs actions jugées hérétiques… Les Nazaréens n’ont-ils pas également été dénoncés aux romains ?

 

Cette opposition du parti mitnagdim s'est fortement atténuée avec le temps mais n’a pas encore totalement disparu dans les mentalités… Par exemple, dans les années 1980, le Rav Elazar Shach, un Rav du courant mitnagdim en Israël, s'interrogeait sur le fait de savoir si les ‘hassidim de Loubavitch étaient encore Juifs, du fait de leur relation à leur Admor, que certains considéraient comme étant le Mashiah…

Pour le coup, le Tséma'h Tsédek reconnaît tout de même que l'influence du Gaon de Vilna fut aussi positive, en ce qu'elle avait obligé le mouvement ‘hassidique naissant à éviter d'aller trop loin dans ses innovations, une tendance récurrente dans les mouvements mystiques. En ce sens, on pourrait donc en déduire que le rôle du Gaon de Vilna peut être comparé à celui de Yaakov HaTsadik, le chef de Kéhila Nazaréenne, beaucoup plus axé sur les œuvres de la Torah que Rabbi Shaoul de Tarse. Néanmoins, il est aussi important de préciser que contrairement au Gaon de Vilna, Yaakov HaTsadik était également un adepte des enseignements ‘hassidiques de Yeshoua et non un partisan du parti des mitnagdim.

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

Aujourd'hui, on retrouve des ‘hassidim dans la plupart des communautés Juives mais leurs plus grands centres sont aux États-Unis ou en Israël. Les dénominations ‘hassidiques sont nombreuses, elles sont souvent désignées selon la ville ou le village d'Europe oriental ou elles sont apparues. On peut ainsi citer :

  • les ‘hassidim de Breslev,

  • les ‘hassidim de Loubavitch,

  • les ‘hassidim de Gour,

  • les ‘hassidim de Satmar,

  • les ‘hassidim de Bobov,

  • les ‘hassidim de Amchinov,

  • etc…

 

Les plus connus et les plus proches de la ‘Hassidout Nazaréenne sont Breslev et Loubavitch.

Chaque Admor désigne également un successeur, qui est généralement un de ses fils ou parfois, un autre membre de sa famille. Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas eu d'enfants et c’est pourquoi, nous voyons qu'il désignera l’un de ses frères, Yaakov HaTsadik comme successeur à la tête de la Kéhila Nazaréenne.

 

Nous retrouvons donc absolument les mêmes schémas… La seule différence, c'est que la 'Hassidout Nazaréenne a été récupérée par les non-Juifs qui en ont fait une nouvelle religion, appelée le christianisme. Néanmoins, baroukh Hashem, le temps de la restauration messianique agit avec puissance…

 

 

  • lui, le sauveur du corps : le Mashiah nous ayant rachetés de toutes nos fautes.