CHAPITRE 4

Pour l'instant, 7 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3.     Empressons-nous de garder l’unité du souffle dans le lien de la paix.

 

 

  • Empressons-nous de garder l’unité du souffle : une pensée commune pour la cause de l’Évangile.

Demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Évangile. (Philippiens 1 :27)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la notion d’avoir de nobles sentiments, d’unité et de respect dans la Kéhila du Mashiah ; nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Chaque Création de ce monde est composée des quatre éléments de base : le feu, l’eau, la terre et l’air. Tout n’est que recherche d’équilibre, puisque les éléments s’annulent entre eux lorsque l’un prédomine sur les autres. En effet, le feu est susceptible d’annuler l’eau, l’eau le feu, etc… Ainsi, dès lors qu’un élément empiète sur les autres, l’équilibre est compromis et la Création est menacée. En relatant ce principe, Rabbi Na’hman nous enseigne la spécificité de chacun et la différence. En effet, dans le Am Israël, chaque courant, avec sa spécificité, a sa place. Nul courant ne doit s’annuler et nul courant ne doit entretenir d’hégémonie sur les autres, sous peine de détruire le Am Israël. Pourquoi ? Parce que chaque individu est différent. Certains ont besoin de rigueur, d’autres de douceur… Certains aiment le calme, d’autres sont en ébullition permanente. Cette différence fait notre unicité. Pourquoi ? Parce que chaque individu est composé des quatre éléments mais l’un d’eux, s’exprime à l’excès ; par exemple, les personnes nerveuses font preuve d’un excès de feu. À l’homme de rechercher son propre l’équilibre, à l’homme de comprendre que chacun éprouve des besoins différents, à l’homme de comprendre qu’il doit être à l’écoute de ses pairs et de leur fournir les conditions optimales afin de s’épanouir. (Rav Avraham Ifra’h)

COMMENTAIRE N°2

Dans le même élan, nous pourrons également nous inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav David ‘Hanania Pinto.

 

Certain désirent étudier et faire la volonté du Créateur ; or, ils disent : Moi je vais étudier, moi je vais me repentir, etc… Celui qui dit "moi je" est disqualifié dès le départ. En effet, qui es-tu donc et que vaut ta vie, toi qui te diriges vers un lieu de poussière et de vermine et qui proviens d’une matière fétide ? (Pirké Avot 3 :1). Quand l’homme veut étudier ou se repentir, il ne doit pas agir seul mais s’intégrer à la communauté d’Israël pour demander à D.ieu d’avoir pitié de lui. Seul, on est totalement impuissant. À l’intérieur de la communauté, on peut tout. C’est pourquoi nous disons dans la prière : "Fais-nous revenir, notre père, à ta Torah et rapproche-nous, notre Roi, de ton service" plutôt que "fais-moi revenir, rapproche-moi" au singulier : c’est uniquement en tant que membre de la communauté qu’on a une chance de réussir. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

COMMENTAIRE N°3

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul concernant la nécessité d’une unité commune parmi les Nazaréens, nous pourrons également nous inspirer des enseignements [tirées des mots grecs] d’une parole de Shimon Kéfa.

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "homophron" :

  • unanimes : personnes du même avis, commun à tous,

  • concordant : se dit de choses qui s'accordent entre elles,

  • animé des mêmes pensées, d'un seul esprit.

Enfin, soyez tous animés (…) des mêmes sentiments. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "sumpathes" :

  • souffrir pour l’autre, dans l’idée de s’associer à ses souffrances,

  • des mêmes sentiments.

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "sumpascho" :

  • souffrir ou ressentir de la peine ensemble,

  • souffrir avec,

  • souffrir de maux, de malheurs ou de persécutions de la même manière qu'un autre.

Enfin, soyez tous (…) pleins d'amour fraternel. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "philadelphos" :

  • amour pour un frère ou une sœur,

  • dans un sens plus large, aimer quelqu'un comme un frère, aimer un compagnon du même pays, etc…

Enfin, soyez tous animés (…) de compassion. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "eusplagchnos" :

  • ayant de fortes entrailles,

  • compatissant : porté à la compassion, qui est sensible aux souffrances d'autrui,

  • avoir le cœur tendre.

 

Enfin, soyez tous animés (…) d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "philophron" :

  • humble : qui montre un grand respect à l'égard d'autrui, qui s'efface de façon exagérée, qui est servile devant les autres,  

  • amical : qui est inspiré par l'amitié, qui est empreint d'amitié,

  • aimable : qui a ou manifeste de la courtoisie, de la politesse, de la gentillesse à l'égard d'autrui.

L’humilité est une des choses par lesquelles la Torah s’acquiert (Pirké Avoth 6 :5, Taanit 7a) et l’homme qui la pratique ressemblera à un Temple. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

  • dans le lien de la paix : par le shalom…

 

Au reste, frères, soyez dans la sim’ha, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix et le D.ieu d'amour et du shalom sera avec vous. (2 Corinthiens 13 :11)

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


11.     Il est celui qui a donné des envoyés, des inspirés, des annonciateurs, des pasteurs et des enseigneurs

 

 

  • Il est celui qui a donné : cela fait référence au Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre les enseignements de l’Apôtre Shaoul concernant les différents rôles dans la Kéhila Nazaréenne, nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim.

 

Et comme il est dit dans les Tikounei Zohar, il y a une multitude de niveaux et de degrés dans les âmes Juives : les pieux (‘hassidim) ; les hommes forts (guibborim) qui maîtrisent leur mauvais penchant ; les érudits de la Thora ; les Prophètes et les Tsadikim. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

 

  • des envoyés : du grec "apostolos"…

Voici la définition du mot grec "apostolos" :

  • apôtre : nom de ceux qui ont, les premiers, porté l'Évangile dans une ville ou dans un pays,

  • émissaire : personne chargée d'une mission et que l'on dépêche auprès de quelqu'un,

  • envoyé : ministre, ambassadeur envoyé par un prince souverain ou par un État auprès d'un autre prince ou d'un autre État,

  • messager : personne chargée de transmettre un message

  • ambassadeur : représentant personnel d’un roi pour une mission donnée, dans plusieurs pays,

  • délégué : personne qui reçoit une mission avec tout pouvoir pour la remplir ; mandataire, représentant,

  • ce terme peut également faire allusion aux enseignants Nazaréens éminents.

 

Voici les noms des douze Apôtres. Le premier, Shimon appelé Kéfa, et Andréas, son frère ; Yaakov ben Zavdaï et Yochanan, son frère ; Philippos et Bar-Talmaï ; Toma et Matityahou, le publicain ; Yaakov ben Halphaï et Tadaï ; Shimon le Cananite, et Yéhouda l'Iscariot, celui qui livra Yeshoua. (Matityahou 10 :2-4)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "apostello" :

  • ordonner à quelqu'un d'aller vers un lieu défini, de partir,

  • envoyer : faire partir quelqu'un vers telle ou telle destination,

  • conduire au loin.

Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. (Matityahou 10 :16)

 

 

 

  • des inspirés : du grec "prophetes"…

Voici la définition du mot grec "prophetes" :

  • prophète : interprète de la volonté divine pour le présent ou pour l'avenir,

  • celui qui interprète oracles ou autres choses cachées,

  • messager, poussé par l'Esprit de D.ieu, qui déclare solennellement ce qu'il a reçu par inspiration, concernant les événements futurs et en particulier ceux relatifs au Royaume de D.ieu ou encore au salut de l'humanité,

  • ce terme est utilisé pour parler des Prophètes présents dans le Tanakh,

  • ce terme est également utilisé pour parler de Yohanan HaMatbil, du Mashiah lui-même ou encore de certains talmidim de Yeshoua.

  • dans les communautés, les Prophètes étaient poussés par le Rouah Hakodesh pour parler, ayant le pouvoir d'instruire, de consoler, encourager, réprimander, condamner et stimuler leurs auditeurs.

Vous êtes le corps du Mashiah et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Et D.ieu a établi dans la Kéhila premièrement des Apôtres, secondement des Prophètes, troisièmement des Docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. (1 Corinthiens 12 :27-28)

 

 

  • des annonciateurs : du grec "euaggelistes"…

Voici la définition du mot grec "euaggelistes" :

  • un messager porteur de bonnes nouvelles ; en l’occurrence, de la Bonne Nouvelle de l’Évangile.

  • nom donné dans les Écrits Nazaréens à ceux qui annoncent le salut par l’intermédiaire de Yeshoua.

  • évangéliste : prédicateur de l'Évangile dans l’Église primitive.

 

Nous partîmes le lendemain et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippos l'Évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui. (Actes 21 :7)

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "euaggelizo" :

  • apporter de bonnes nouvelles, annoncer d'heureuses nouvelles,

  • mot utilisé dans le Tanakh pour toute sorte de bonnes nouvelles,

  • les joyeuses nouvelles de la bonté de D.ieu et surtout des bénédictions messianiques,

  • dans les Écrits Nazaréens, il s’agit de la Bonne Nouvelle de la venue du Royaume de D.ieu et du salut obtenu par notre attachement au Mashiah.

  • Instruire les hommes au sujet de ce qui appartient au salut divin en Yeshoua.

Après avoir rendu témoignage à la parole du Seigneur et après l'avoir prêchée, Kéfa et Yohanan retournèrent à Jérusalem, en annonçant la Bonne Nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. (Actes 8 :25)

 

 

  • des pasteurs : du grec "poimen"…

Voici la définition du mot grec "poimen" :

  • un berger : personne qui garde les moutons ou les chèvres, qui prend soin d’un troupeau,

  • pasteur : gardien d’un troupeaux d’âmes ; chef, guide d'une communauté spirituelle.

  • celui qui prend soin de ceux qui lui ont été confiés et qui suivent ses préceptes,

  • cela désigne le président, le responsable, le directeur, de toute une assemblée : tel le Mashiah, appelé la tête de la Kéhila Nazaréenne,

  • surveillants des différentes communautés,

  • les tâches d'un berger en Orient étaient de veiller aux ennemis essayant d'attaquer les brebis, défendre les brebis contre leurs attaquants, de soigner et guérir les brebis malades ou blessées, de retrouver et sauver les brebis perdues ou prises au piège et des aimer, partageant leurs vies.

 

Que le D.ieu de paix, qui a ramené d'entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Yeshoua. (Hébreux 13 :20)

 

  • et des enseigneurs : du grec "didaskalos"…

Voici la définition du mot grec "didakalos" :

  • un Rabbin : chef religieux, guide spirituel et ministre du culte d'une communauté Juive.

  • un professeur : personne qui enseigne une manière d'être, d'agir à quelqu'un, qui guide sa conduite dans une activité quelconque,

  • un enseignant : celui qui enseigne les choses de D.ieu et les devoirs de l'homme en lien avec la Torah,

  • les Docteurs de la religion Juive.

 

Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? (Matityahou 9 :11)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "didasko" :

  • enseigner : faire savoir quelque chose à quelqu'un, le lui faire connaître, le lui inculquer par une sorte de leçon ; apprendre, montrer,

  • instruire : former l'esprit de quelqu'un, constituer pour lui un enseignement,

  • faire assimiler une doctrine,

  • expliquer : faire comprendre à quelqu'un une question, une énigme, les éclaircir en donnant les éléments nécessaires.

Yeshoua parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. (Matityahou 4 :23)

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

13.     jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de l’adhérence et de la pleine pénétration de Bèn Elohîms en homme parfait, à la mesure d’une stature, celle de la plénitude du messie.

 

 

  • jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de l’adhérence : l’unité dans la émouna en Yeshoua.

 

 

  • et de la pleine pénétration de Bèn Elohîms :  de la connaissance parfaite du Mashiah, totalement insaisissable du fait de sa grandeur, de sa sagesse, etc… 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

  • en homme parfait : le but étant d’atteindre un certain degré de maturité au point d’être en tous points, un exemple de kédoucha comme le Mashiah lui-même. Finalement, nous pouvons tous être de véritables Tsadikim…

 

Cela correspond aux enseignements du Rabbi de Natzeret décrits dans les Évangiles.

 

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. (Yohanan 14 :12) 

 

 

COMMENTAIRE N°3

Pour mieux comprendre la notion de construction de l’être dans le Judaïsme, nous allons nous inspirer des enseignements du Rav ‘Haïm Dynovisz.

 

L’identité Juive authentique repose sur 4 piliers incarnés par 4 personnages :

  • Avraham représente la capacité de se renouveler constamment, d'être capable de recommencer tout à zéro si telle est la volonté de D.ieu. Il n'est pas prisonnier et enfermé dans sa compréhension, sa vision du monde, sa logique ; il n'est pas lié à son entourage, à un courant, à une mode, il est libre, libre d'être ce que le Maître du monde attend de lui. À l'âge de 75 ans, Avraham quitte tout ce qu'il possède, tout ce qu'il a construit et recommence tout à zéro pour une terre nouvelle qu'il ne connait pas et en plus plus, il ne s'arrête pas là ! À 100 ans, il recommence à nouveau tout à zéro en se faisant circoncire et en changeant de nom. Il effectue, en fait, une véritable conversion au sujet de laquelle nos Maîtres disent : un converti est comme un enfant qui nait. À 100 ans, Avraham renait et commence une nouvelle vie ! Et encore une fois, il ne s'arrête pas là car à 137 ans, Avraham est prêt à sacrifier le but et le sens de toute sa vie en donnant son fils, quitte à tout recommencer à zéro si telle est la volonté de D.ieu…

 

  • Its’hak représente la capacité du don de soi, du sacrifice, de l'annulation totale de soi et chez lui, ce sens du sacrifice dépasse l'entendement, la logique et la raison… En effet, dans tous les cas de sacrifices connus, qu'ils soient pour des motifs religieux, idéologiques ou politiques, celui qui se sacrifie sait toujours pourquoi il donne sa vie. Finalement, son sacrifice est l'expression la plus forte du sens de sa vie, de ce pourquoi il a toujours vécu… Or, en ce qui concerne le sacrifice d'Its’hak c'est exactement le contraire, puis qu'il s'agissait ici de quelque chose d’apparemment totalement absurde, inutile, contraire non seulement à la logique, à la morale mais aussi à tout ce que D.ieu lui-même avait enseigné à Avraham. Et au-dessus de tout, cela contredisait la promesse qu'Hashem avait clairement fait : C'est Its’hak le fils de la promesse ! Le sacrifice n'est pas ici seulement physique mais surtout mental : accepter de continuer à suivre D.ieu et à lui faire confiance même lorsqu'on ne le comprend plus du tout et même lorsque ce qu'il demande semble contredire tout ce que nous avions compris de lui. Ce niveau de sacrifice est l'essence même de notre peuple qui continue à suivre D.ieu malgré tout ce qui nous est arrivé dans notre histoire et qui semble contredire non seulement le fait qu'il nous ait choisi mais pire encore, qui semble tout simplement contredire son existence !

 

  • Yaakov représente la volonté de transmettre aux générations futures. C'est le véritable père d'Israël, non seulement parce qu'il est le père des 12 tribus mais aussi et surtout parce que tous ses fils sont restés inclus dans la famille d'Israël à la différence d'Avraham qui a perdu Yichmaël et d’Its’hak qui a perdu Essav… Pourtant, son histoire nous montre les énormes difficultés auxquelles il a été confronté en tant que père et malgré toutes ses énormes épreuves, Yaakov a réussi à faire de ses 12 fils, les 12 tribus d'Israël.

 

  • Ra’hel incarne la malkhout, selon nos Maîtres, c'est à dire la qualité essentielle nécessaire à la Création, la stabilité et la durée d'un peuple : la capacité de s'effacer, lorsque cela est nécessaire, devant l'autre. Toute l'histoire de Ra’hel avec Léa, sa capacité à renoncer à ses droits, à réclamer justice, à dénoncer le "vol" commis par sa sœur montre et prouve qu'elle avait compris que pour créer un peuple, il faut que chaque individu soit prêt, parfois, à renoncer à ses droits individuels afin de permettre à la nation d'exister. Lorsque dans un peuple, chacun ne s'intéresse qu'à ce qu'il peut recevoir, bénéficier, prendre ou gagner ; même s'il ne s'agit que de l'utilisation de ses droits, cette attitude, comme un cancer, est la maladie qui, finalement détruit tous les peuples et les civilisations. Une nation se fonde sur les devoirs beaucoup plus que sur les droits, sur la responsabilité plus que sur les intérêts et ceci, Ra’hel l'incarne à la perfection.

 

Nous avons donc trouver les 4 piliers de l'identité Juive authentique : le renouvellement par Avraham, le don de soi par Its’hak, la transmission par Yaakov et l'abnégation par Ra’hel.

 

 

  • à la mesure d’une stature, celle de la plénitude du messie : comme dit précédemment, le Mashiah Yeshoua est l’exemple parfait pour réussir au mieux dans la Avodat Hashem.

 

Tous les enseignements des Apôtres vont dans ce sens.

 

Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. (1 Yohanan 2 :6)

 

Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Mashiah. (1 Corinthiens 11 :1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

14.     Ainsi nous ne serons plus des enfants, ballottés et emportés à tout vent des doctrines, dans ce jeu des hommes où l’astuce conduit vers l’artifice de l’erreur.

 

 

  • Ainsi nous ne serons plus des enfants : des talmidim immatures…

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de D.ieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (Hébreux 5 :11-14)

 

Plus nous sommes des enfants et plus nous serons assujettis aux fausses doctrines mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik et par l’étude de la Torah, notre néchama se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par toutes sortes d’hérésies et nous deviendrons petit à petit de véritables tsadikim !

Dans notre génération, la confusion est immense et ainsi, chercher la vérité est un travail quotidien, c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh du Mashiah, de la Torah et des conseils de tous les Maîtres d’Israël car nous sommes totalement incapables de nous débrouiller seuls. 

Yeshoua est ressuscité, ce n'est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un discernement toujours plus révélateur ; voilà d’ailleurs pourquoi actuellement, beaucoup de chrétiens renoncent au christianisme et hérésies trinitaires pour se tourner pleinement vers Israël…

 

Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. (Yohanan 4 :22)

 

 

  • ballottés et emportés à tout vent des doctrines : contraire aux chemins de la Torah de Moshé.

 

  • dans ce jeu des hommes : pour dénoncer la tromperie des hommes et de toutes fausses croyances charnelles.

 

  • où l’astuce conduit vers l’artifice de l’erreur : loin du véritable chemin de la Torah.

 
 
 
 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

28.     Que le voleur ne vole plus ; qu’il peine plutôt de ses propres mains à faire le bien, afin qu’il ait de quoi partager avec celui qui est dans le besoin.

 

  • Que le voleur ne vole plus : comme cela est demandé dans le Sefer Shemot.

 

Tu ne déroberas point. (Shemot 20 :15)

 

  • qu’il peine plutôt de ses propres mains à faire le bien : il est important de travailler de ses mains à quelque honnête ouvrage ; le but étant d’avoir un véritable situation professionnelle kasher. 

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Na’hman enseignait qu’une nourriture parfaitement kacher d’un point de vue halakhique devenait interdite à la consommation dès lors, qu’elle était acquise par de l’argent non kacher. Si tels étaient les propos de Rabbénou, il va de soi que le gain d’argent de façon illicite représente un réel danger aux yeux de la loi Juive. Il ne fait aucun doute que de même que nous veillons à la kasherout des aliments, nous devons veiller à la kasherout de nos sous. Que signifie gagner son argent honnêtement ? Comment y parvenir ? Une parnassa honnête est une parnassa connectée à son Créateur. À ce titre, précisons que le choix d’un emploi doit se faire en fonction de la possibilité de nous rapprocher d’Hashem au travers de cet emploi. Rabbi Na’hman enseignait que chaque Juif devait également se rendre à son lieu de travail pour pouvoir accomplir la mitsva de la tsédaka. Le but ? Ne pas attirer l’attention du mauvais penchant. À partir du moment où je travaille pour donner, je suis déguisé, incognito. Je deviens donateur et non exploitant. Et quelle idée pour le mauvais penchant de vouloir s’intéresser à un donateur ? Il est évident qu’il le laissera tranquille… Adieu les pensées mensongères, adieu l’argent sale… Ainsi, hormis les travaux prohibés, travaux dont les pratiques sont mensongères, etc… il n’y a pas de travail non kacher en soi. Ce qui rend le travail kacher ou non kacher, c’est le degré de connexion au divin qui y est investi. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • afin qu’il ait de quoi partager avec celui qui est dans le besoin : tout travail doit être effectué dans le but de faire la tsédaka, comme cela est enseigné dans le Judaïsme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

30.     D’Elohîms, n’attristez pas le souffle sacré par lequel vous avez été scellés pour le jour du rachat.

 

 

  • D’Elohîms, n’attristez pas le souffle sacré : il est absolument interdit d’attrister le Rouah Hakodesh.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul, il pourra être intéressant de comparer cet enseignement au Likouté Amarim.

 

Au sujet de la maxime de nos Sages : Qu’est-ce qu’un homme pieux (‘hassid) ? Celui qui est bienveillant (mit’hassed) avec son Créateur (kono). Les Tikouné Zohar expliquent que le mot "kono" traduit généralement par "son Créateur" doit être interprété ici, dans le sens de "son nid" (dérivé étymologiquement de la racine ken, le nid) ; ainsi, le ‘hassid est celui qui est bienveillant "avec son nid" c’est-à-dire sa source, soit la Shekhina (la présence divine) elle-même. Cette bienveillance à l’égard de la Shekhina réside dans le fait que son service a pour finalité d’unifier le Saint béni soit-Il avec sa Shekhina. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 10)

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Le Rouah Hakodesh, le Saint-Esprit en français, est-il la troisième personne de la trinité ? En effet, la question se pose puisque le Rouah Hakodesh dit scruter, sonder (1 Corinthiens 2 :10), parler (Révélation 2: 7), intercéder (Romains 8:  26) ou encore être attristé (Ephésiens 4: 30) … Or, le Saint-Esprit, disent les trinitaires, est une personne consciente et distincte et que ces versets en sont la preuve.

 

Pour commencer, il sera intéressant de noter que plusieurs "choses spirituelles" sont pareillement personnifiées dans le Tanakh et dans les Écrits Nazaréens.

 

Par exemple, dans le chapitre 8 du Livre de Mishlei, la Sagesse est un réel personnage concret qui parle…

 

La sagesse ne crie-t-elle pas ?  (…) Moi, la sagesse, j'ai pour demeure le discernement et je possède la science de la réflexion. (…) Je suis l'intelligence, la force est à moi. (…) L'Éternel m'a créée la première de ses œuvres, avant ses œuvres les plus anciennes. J'ai été établie depuis l'éternité, dès le commencement, avant l'origine de la terre. Je fus enfantée quand il n'y avait point d'abîmes. (…) Lorsqu'il disposa les cieux, j'étais là. (Mishlei 8 :1-27)

 

Or, selon la logique chrétienne, pourrait-on également dire que la Sagesse est la quatrième personne de la trinité ?  Pourquoi pas ? Car il n’y a absolument aucune différence entre la Sagesse qui déclare être la première œuvre de D.ieu et l’intelligence même, que l’Esprit-Saint qui sonde et intercède pour nous ? Cette logique est également présente dans les Écrits Nazaréens comme on peut le voir dans l’Évangile de Loucas 11 : 49 où la sagesse de D.ieu déclare : Je leur enverrai des Prophètes et des Apôtres ; ils tueront les uns et persécuteront les autres. Néanmoins, pour celui qui a un tant soi peu d’intelligence, il est clair qu’il s’agit d’une simple personnification et un jeu de mots bibliques. La Sagesse et l’Esprit ne sont pas des personnes distinctes de D.ieu mais des formes d’émanations de la lumière d’Hashem, qui détient la Sagesse et qui envoie son Rouah Hakodesh sur les hommes.

 

Dans cette même pensée, les Écrits Nazaréens dit du péché qu’il séduit et tue (Romains 7: 11)  et affirme au sujet de la mort qu’elle règne sur tous les hommes (Romains 5 :14) … Le péché et la mort sont-elles également des personnes ?  L’Apôtre Shaoul, dans ses Lettres, écrit à propos de la charité, qui n’est pourtant pas une personne, qu’elle est patiente, pleine de bonté, non envieuse, ne se vante pas, ne s’enorgueillit pas, n’est pas malhonnête, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas et ne soupçonne pas le mal. (1 Corinthiens 13 :4-5). La charité est-elle un personne ? Continuons… À l’instar du Saint-Esprit, il nous dit est dit que les Écritures peuvent aussi parler, témoigner (Yohanan 5 :39) et prévoir des choses (Galates 3 :8) … les Écritures sont-elles une personne ? Autre fait, la Parole de D.ieu, nous dit l’Épître aux Hébreux, est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. (Hébreux 4 :12).  La logique chrétienne voudrait que si la Parole de D.ieu est vivante, elle soit donc une personne ? Bien évidemment, ce n’est pas le cas… Au travers de tous ces exemples, il n’est plus nécessaire de prouver que l'Esprit de D.ieu est personne distincte, invention du catholicisme romain.

 

Il est évident et totalement clair pour tout le monde, que les grands Prophètes du Tanakh n’ont jamais adoré "D.ieu le Saint-Esprit" lorsqu’ils prophétisaient, il avait simplement un D.ieu et Père de tous, surpuissant en bonté, qui déversait son souffle sur eux ; les chrétiens ont créé de séparations dans la divinité et sont tombés dans l’idolâtrie. Or, les auteurs des Écrits Nazaréens ne concevaient clairement pas l'Esprit comme la "troisième personne" au sein d'une Trinité, dogme inventé de toutes pièces par les catholiques.

 

 

  • par lequel vous avez été scellés pour le jour du rachat : de la rédemption. Cela fait référence au moment de la délivrance finale, lorsque le Mashiah reviendra, se dévoilera et réparera le monde.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

31.     Toute amertume, écume, tremblement, cri, blasphème, qu’ils soient enlevés loin de vous, avec tout le mal.

 

  • Toute amertume : du grec "pikria"…

Voici la définition du mot grec "pikria" :

  • fiel amer : amertume des sentiments, humeur caustique,

  • méchanceté extrême,

  • une racine amère, et ainsi produisant un fruit amer,

  • amertume, haine amère.

Leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume. (Romains 3 :14)

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Na’hman raconta une histoire sur le maror (l’herbe amère). C’est l’histoire de deux pauvres, un Juif et un allemand. Le Juif dit à l’allemand que bientôt c’était la fête de Pessa’h. Et il lui suggéra de se faire passer pour un Juif afin de se faire inviter par une famille pour la fête. Il lui apprit comment se comporter à la table du Seder. Au début, il y a le kiddoush, puis ensuite on se lave les mains lui dit-il, cependant il omit de lui parler du maror. L’allemand alla à la synagogue et fut invité chez une famille Juive. N’ayant pas mangé de la journée, il se réjouissait de manger les bonnes nourritures de Pessa’h dont son camarade Juif d’infortune lui avait parlées. Au début du Seder, il vit qu’on ne lui donna qu’un petit bout de carpas trempé dans de l’eau salée. Puis la famille raconta le récit de la Haggadah pendant des heures et il attendait impatiemment le repas. Quant enfin ils cassèrent les matsot, il était heureux car bientôt il allait pouvoir assouvir sa faim. Mais on ne lui donna qu’un bout de maror et quant il le rentra dans sa bouche, il ressentit un gout très amère. Il pensa que le maror était le plat principal. Alors, il sortit subitement et pensa que les Juifs étaient maudits, pour manger rien que du maror après une telle cérémonie. Il rentra à la synagogue et s’endormit. Après quoi arriva le Juif avec un grand sourire, entièrement repu et demanda à l’allemand comment s’était passé le Seder. Il lui raconta avec colère comment s’était déroulée sa soirée. Et le Juif lui répondit : Oye imbécile ! Si tu avais encore attendu un petit instant, tu te serais délecté de mets délicieux.

Rabbi Na’hman nous raconte cette histoire pour nous apprendre que la purification du corps passe par de l’amertume. Cependant, l’homme pense que son service divin aura toujours un goût amer, alors il s’enfuit… Or, s’il attendait encore un peu, après avoir souffert de l’amertume de la purification de son corps, il pourra alors ressentir dans sa relation avec Hashem une grande vitalité et de nombreux plaisirs.

Voilà ce que Rabbi Nathan nous dévoile dans une de ses lettres adressée à son fils (Alim Latroufa) : La mitsva de manger du maror consiste à se rappeler de l’amertume qu’on a dû ressentir avant d’accéder à la délivrance et grâce à cela, on peut vraiment s’en réjouir. Mais si on ne se souvient pas de l’amertume et que notre seul envie est de réaliser nos désirs futiles de ce monde, il nous manquera toujours quelque chose et on ne pourra pas apprécier le bien dont Hashem nous a gratifié... Et Rabbi Na’hman nous a dévoilé que nous étions contraints d’endurer de l’amertume pour accéder à la paix véritable. Et l’essentiel de la paix véritable qui est la guérison du corps et de l’âme pour l’éternité s’acquiert lorsqu’on ne s’oppose d’aucune manière au point de vérité que constitue la lumière du Tsadik véritable. Car en dehors de ce point, il n’y a pas de paix dans le monde... Et à Pessah se dévoile les dix sortes de mélodies et de chants dont provient toutes les guérisons du corps et de l’esprit.

 

  • écume : du grec "thumos"…

Voici la définition du mot grec "thumos" :

  • colère immédiate et bouillante,

  • la passion, qui enflamme comme celle qui conduit un buveur de vin à la folie,

  • colère : état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales,

  • fureur : colère sans mesure,

  • irritation plutôt excessive,

  • animosité : violence, agressivité qui se manifeste dans l'attitude, les propos et qui traduit des dispositions malveillantes ; âpreté, véhémence.

 

Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue. (Loucas 4 :28)

 

  • tremblement : du grec "orge"…

Voici la définition du mot grec "orge" :

  • colère : état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales,

  • courroux : vive colère ou emportement,

  • indignation : sentiment de colère ou de révolte que provoque quelqu'un ou quelque chose,

  • mouvement ou agitation de l'âme, impulsion, désir, toute émotion violente comme la colère. 

  • colère manifestée dans la punition, comme celle infligée par certains magistrats.

La colère de D.ieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. (Romains 1 :18)

 

 

COMMENTAIRE N°2

Nos Sages disent : Celui qui se met en colère est comme s’il servait les idoles. Et l’Admour Hazaken explique, à ce propos, que la colère provoque un retrait de la foi. En effet, celui qui a foi que tout lui vient de D.ieu ne se mettra pas en colère. En d’autres termes, s’emporter revient à se détacher de D.ieu, comme s’il servait les idoles. C’est ici le point de départ de toutes les fautes, comme le souligne l’Admour Hazaken. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

COMMENTAIRE N°3

Il ne faut pas s’énerver et se disputer car la colère nuit à la subsistance et à la richesse comme cela est enseigné dans le Likouté Moharan. En effet, lorsque l’homme se met en colère, il est jugé dans le Ciel pour savoir s’il mérite la somme d’argent qui lui était destinée. Lorsqu’il s’emporte, il la perd mais s’il se domine, il la gagnera… Lorsque le Yetser Hara pousse un homme à se mettre en colère, il faut savoir qu’à cet instant précis, on lui avait alloué du Ciel une somme d’argent et le mauvais penchant fait pour endommager cela. (Likouté Etsot, Colère)

 

  • cri : du grec "krauge"…

Voici la définition du mot grec "krauge" :

  • un cri : parole, son émis par quelqu'un sous l'effet d'une émotion, d'un sentiment, d'une sensation ; hurlement

  • une clameur : cris violents et tumultueux indiquant, en particulier, une véhémente protestation, etc…

  • un cri d'une voix forte.

 

Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur car les premières choses ont disparu. (Révélation 21 :4)

 

 

  • blasphème : du grec "blasphemia"…

Voici la définition du mot grec "blasphemia" :

  • discours impie et injurieux envers le divin, 

  • blasphème : parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme respectable ou sacré.

À noter que le blasphème est à distinguer du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes.

Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. (Révélation 13 :1)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "blasphemos" :

  • blasphématoire : qui contient ou constitue un blasphème, soit le fait d’avoir eu une parole ou un discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme respectable ou sacré.

  • parole abusive : parole qui est exagérée, qui dépasse une limite convenable,

  • parler en mal : lachon hara.

  • discours injurieux : qui constitue une injure, qui vise à offenser ou qui attente à la réputation.

 

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que D.ieu, ayant l'apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. (2 Timotheos 3 :1-5)

 

 

  • qu’ils soient enlevés loin de vous, avec tout le mal : du grec "kakia"…

Voici la définition du mot grec "kakia" :

  • malignité : tendance à faire le mal en se servant des ressources de l'intelligence et de l'imagination,

  • malice : penchant à dire ou à faire des taquineries excluant la méchanceté,

  • mauvais vouloir, comme un désir de nuire à…

  • méchanceté : caractère de quelqu'un de méchant, volonté de nuire, de faire du mal.

Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. (1 Corinthiens 5 :8)