CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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2.     afin que leurs cœurs puissent être réconfortés, et qu’ils se joignent ensemble dans l’amour, dans toute la richesse et la complète certitude de l’intelligence, pour la pleine pénétration du mystère d’Elohîms, du messie.

 

  • afin que leurs cœurs puissent être réconfortés : afin qu'ils aient le cœur rempli de consolation, d’encouragement, etc…

 

  • et qu’ils se joignent ensemble dans l’amour : l’amour étant le "kéli" le plus parfait pour recevoir la Torah ; à combien de plus fortes raisons, pour recevoir le Mashiah lui-même l’ayant demandé dans de nombreux enseignements.

 

  • dans toute la richesse et la complète certitude de l’intelligence : afin qu’ils soient enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de D.ieu, à savoir le Mashiah.  

 

  • pour la pleine pénétration du mystère d’Elohîms, du messie : le Mashiah est appelé "mystère" car il est le but de toute la Torah, la finalité de tout le projet divin et comme cela est également enseigné dans la ‘Hassidout, le Tsadik est mystérieux et suscite les questions ; nul ne peut réellement l’appréhender.

 

COMMENTAIRE N°1

Que tes réflexions ne te troublent pas lorsque tu te poses certaines questions ardues au sujet des vrais Tsadikim car ces derniers ressemblent à leur Créateur, et de la même façon qu'on a des question sur le Saint Béni soit-Il, ainsi l'homme a-t-il obligatoirement des interrogations sur le Tsadik. (Torah n°52 du Likouté Moharan II)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     C’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la déité.

 

  • C’est en lui : dans le Mashiah.

 

  • qu’habite corporellement toute la plénitude de la déité : comme cela est enseigné dans la ‘Hassidout, Rabbi Yeshoua est "l'essence d'Hashem revêtue d'un corps" … (Iguéret Kodesh)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Beaucoup de chrétiens utilisent ce verset pour prouver que Yeshoua est D.ieu. En effet, l’Apôtre Shaoul n’a-t-il pas dit dans la Lettre aux Corinthiens que "D.ieu était dans le Mashiah" ou encore, qu’en Yeshoua habite corporellement "toute la plénitude de la divinité" ? C’est bien le cas ; cependant, l’Apôtre Shaoul n’a pas déclaré que Yeshoua était D.ieu mais simplement que D.ieu était en Yeshoua ; la différence est importante… D’autre part, Shaoul exhortera les Nazaréens à être remplis de toute la plénitude de D.ieu (Ephésiens 3 :17-19) et bien évidemment, on comprendra aisément que nous ne pouvons pas tous prétendre être D.ieu le Père. Pourquoi mettre Yeshoua à cette place, alors qu’il nous est, finalement, tous demandé par l’Apôtre Shaoul d’être pleinement remplis de la divinité ?

 

Nous croyons qu’il faut interpréter ces textes à lumière de ce qu’explique le Rambam : Toute la terre est remplie de sa gloire (‘Havaqouq 3 :3) ; ce qui signifie que toute la terre témoigne de sa perfection, c'est-à-dire qu’elle le montre et le dévoile de partout. Il en est de même du verset : Et la gloire de l’Éternel remplit la demeure. (Shemot 40 :34). Toutes les fois où on retrouve le verbe "remplir" appliquer à D.ieu, il faut que cela soit interpréter dans ce sens car les cieux des cieux ne peuvent pas le contenir (1 Melakhim 8 :27).

 

​De plus, la 'Hassidout enseigne qu'un Rabbi est "l'essence d'Hashem revêtue d'un corps" (Iguéret Kodesh). Il s'agit d’une clé pour mieux comprendre qui est Rabbi Yeshoua. Les Tsadikim authentiques atteignent un tel niveau de sainteté et de pureté qu'il est possible de dire qu'ils sont l'image parfaite, autant qu'il soit possible pour un humain, d’Hashem. Yeshoua dira "qui m'a vu a vu le Père" tout comme la Torah Orale dira que Rabbi Shimon Bar Yohaï était également le reflet parfait d’Hashem. Ainsi donc, étant l'image parfaite du D.ieu invisible, les suivre, passer par eux, revient à suivre Hashem lui-même. Ils sont tel un char pour la Shekhina, la Présence divine, à tel point que le Midrash enseigne même que quand Moshé parlait à Israël, c'était en réalité la Shekhina qui parlait au travers de sa gorge ! Il s'agit donc une notion Juive kasher à l'extrême opposé de l'idolâtrie chrétienne.

Où est la limite entre cette conception Juive du Tsadik et celle d'Edom ? En vérité, Israël enseigne que si les Tsadikim sont l'image parfaite d'Hashem dans ce monde, ils n'en restent pas moins des humains. Ainsi, si suivre leurs paroles revient à suivre Hashem ; il est, bien entendu, strictement interdit de les adorer, de les prier comme Hashem ou encore de leur rendre un culte. Piège dans lequel est tombé Edom car combien adorent bien plus Jésus que D.ieu le Père ; alors que Yeshoua lui-même nous a demandé de prier Hashem : Prie ton Père qui est là dans le lieu secret. (Matityahou 6 :6). La frontière est fine mais il est vital de la connaître car "un pas de trop" dans l’attachement au Tsadik et une personne peut passer d'une grande sainteté à de l'idolâtrie ! C’est la déviance du christianisme, ils ont transformé Jésus en D.ieu : statues, chapelets, etc…

Tant que Rabbi Yeshoua reste dans sa position de Tsadik et de Roi Messie ; alors il est l'image parfaite du Père dans ce monde, autant qu'un homme peut l'être. Il est le reflet parfait d’Hashem dans toute sa splendeur mais dès que la perception du Tsadik franchit la limite, Yeshoua devient "Jésus-Dieu" et de Tsadik il passe au rag d’idole et cette image-là, le Juif à l'obligation, de par la Torah elle-même, de la détruire complètement ; voici d’ailleurs pourquoi les Juifs détestent autant Yeshoua car ils y voient une idole ou "un autre dieu" au lieu de voir un simple Tsadik pieux et resplendissant de sainteté. 

 

Puissions-nous redorer l’image de notre Maître Yeshoua et le remettre à la place, qu’il n’a jamais souhaité perdre… Amen.

 
 

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16.     Ne laissez donc personne vous juger pour la nourriture, pour la boisson, ou à propos de fêtes, de néoménies ou de shabat.

 

  • Ne laissez donc personne vous juger : les Nazaréens de Colosses avaient tous un "niveau de pratique" différent dans tous les domaines, dans celui de la kasherout, dans celui des lois du Shabbat, etc… Il convenait ainsi, de juger l’autre favorablement et d’essayer de se sanctifier dans sa "pratique personnelle" plutôt que de prêter attention à celle de l’autre.

 

COMMENTAIRE N°1


Rabbi Na’hman de Breslev a déclaré : Chaque personne, selon son niveau, possède deux dimensions : l’immanente et la transcendante. (Torah n°21 du Likouté Moharan I)

 

La dimension immanente [pnimi] inclut les concepts que nous avons appris, compris et qui font partie de notre vie ; par exemple, une personne ayant pris l’habitude de manger kasher ne pense pas à chaque fois qu’elle se trouve au supermarché, à ne pas acheter de la viande taref, elle se dirige automatiquement vers le rayon de viande kasher.

 

Or, la dimension transcendante [makif] est celle qui incluant les concepts dont nous avons entendu parler, plus ou moins nettement mais qui ne font pas encore partie de notre vie quotidienne. Par exemple, une personne sait qu’elle ne devrait pas conduire sa voiture le Shabbat mais pour x raisons, elle le fait tout de même ; un jour peut-être, elle ne conduira plus le Shabbat mais pour l’instant cela n’est pas encore de son niveau.

 

En fait, notre travail dans notre Avodat Hashem consiste à monter l’échelle spirituelle qui se présente devant nous [personnellement] et à transformer la dimension transcendante en immanente, le plus souvent possible. Et c’est de cette façon seulement que nous nous rapprochons véritablement de D.ieu, chacun selon son niveau et ses capacités.

 

À ce sujet, il est également important de préciser que notre niveau ou nos capacités personnels ne sont pas celles de l’autre et comme l’enseigne l’Apôtre Shaoul, il nous sera par conséquent, formellement interdit de le juger de façon négative sous peine d’éveiller les anges accusateurs à son égard car à un autre niveau, nous aussi, nous avons de nombreuses carences comme il est dit : Nous bronchons tous de plusieurs manières. (Yaakov 3 :2) ou encore : Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est point en nous. (1 Yohanan 1 :8) ou encore : Car quiconque observe toute la Torah mais pèche contre une seule mitsva, devient coupable de tous. (Yaakov 2 :10)

 

 

  • pour la nourriture, pour la boisson : en lien avec la kasherout.

 

COMMENTAIRE N°2

Pour donner suite au premier commentaire, prenons l’exemple de la kasherout : certains hommes remarquables respectent toutes les halakhot requises pour pouvoir honorer au mieux la mitsva de manger kasher mais cela ne veut pas dire pour autant que les autres sont tenus de les imiter. Chacun son rythme, son évolution, etc… Nous avons tous un processus de sanctification [personnel] au niveau de la kasherout et nous nous devons de respecter notre niveau, il est clairement enseigné dans le Judaïsme qu’un individu ne doit pas dépasser son niveau personnel sous peine d’être spirituellement en grand danger et ce, bien qu’une mitsva soit une lumière au premier abord… En effet, il est connu dans le monde matériel tout comme dans le monde spirituel que le "trop plein de lumière" est capable de nous rendre aveugle comme il est enseigné dans les milieux ‘hassidiques Breslev : La Torah n’est pas faite pour exclure la vitalité de l’individu, le danger aujourd’hui est d’aller dans l’extrême car un individu qui excède dans sa Avoda risque de se perdre alors qu’un individu investissant doucement et peu dans sa Avoda, progressera de façon parfaite. (Rav Avraham Ifra’h)  

 

  • ou à propos de fêtes : cela fait référence aux fêtes de l’Éternel, ce sont les fêtes de Pourim, de Pessa’h, de Shavouot, de Rosh Hashana, de Yom Kippour, de Soukkot et de ‘Hanouka.

 

 

  • de néoménies : en lien avec la fête de Rosh ‘Hodesh.

 

 

  • ou de shabat : en lien avec la fête du Shabbat, renouvelée tous les semaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Ce n’est que l’ombre de ce qui vient ; mais le corps, c’est le messie.

 

  • Ce n’est que l’ombre de ce qui vient : dans ce monde, notre pratique est de toute façon défaillante, chacun selon son niveau et ce, aussi grand soit-il. Par conséquent, Shaoul compare ces différentes mitsvot énoncées dans le verset précédent, aux "ombres" du Olam Haba où le niveau de pratique du plus petit sera plus grand que celui de Yohanan HaMatbil. (Matityahou 11 :11) 

 

 

  • mais le corps, c’est le messie : l’exemple parfait [par opposition avec le monde de l‘ombre] s’est manifesté dans les œuvres de Yeshoua et de même que l'ombre est lié au corps, de même notre pratique et liée à la justice résultante de la pratique du Rabbi.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Que personne ne vous disqualifie au sujet d’humiliation et de culte des messagers : celui-là, en ressassant ses visions, est vainement gonflé par la pensée de sa chair.

 

  • Que personne ne vous disqualifie au sujet d’humiliation : certains faux docteurs et leurs suiveurs pensaient qu'ils étaient meilleurs que les autres parce qu'ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures et souhaitaient également se rapprocher des anges.

 

 

  • et de culte des messagers : ces pratiques donnaient aux jeunes Nazaréens de Colosses, le sentiment qu'ils se sanctifiaient en accomplissant toutes ces choses…

 

 

  • celui-là, en ressassant ses visions : en croyant être proches des anges et des mondes spirituels, certains avaient aussi l'impression de mieux comprendre les mystères de l'univers que les autres membres de la Kéhila.

 

COMMENTAIRE N°1

Les doctrines gnostiques détruisaient complétement le tikoun opérée par le Tsadik dans la vie des Nazaréens de Colosses étant donné qu’ils commençaient à placer entre Yeshoua et eux, un culte voué aux malakhim… De plus, toutes leurs théories de soi-disant sainteté n’étaient pas basées sur la Torah mais bien au contraire, sur leurs propres visions charnelles et remplies d’imaginations.

 

 

  • est vainement gonflé par la pensée de sa chair : étant donné que ces hommes se sont éloignés de la Torah du Mashiah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Il ne retient pas la tête, par laquelle tout le corps, nourri et affermi par les jointures et les liens, s’accroît de l’accroissement d’Elohîms.

 

  • Il ne retient pas la tête : Shaoul souhaite reprendre toutes les déviances de la communauté en enseignant que la rédemption n'est possible que par le Tsadik, et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir de façon authentique selon la saine doctrine contenue dans la Torah de Moshé.

 

 

  • par laquelle tout le corps : la communauté de Colosses et dans un sens plus large, la Kéhila Nazaréenne dans son ensemble.

 

Vous êtes le corps du Mashiah, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. (1 Corinthiens 12 :27)

 

 

  • nourri et affermi par les jointures et les liens : entre les membres de la communauté, chacun selon son niveau et chacun selon sa place.  

 

En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un Temple saint dans le Seigneur. (Éphésiens 2 :21)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les faux docteurs de Colosses n’avaient pas rejeté le Mashiah Yeshoua ; autrement, ils n’auraient pas exercé autant d’influence dans la communauté et d’ailleurs, si c’était le cas, Shaoul n’aurait même pas pris la peine de les combattre… Or, comme toute erreur doctrinale nous éloigne du Mashiah ou nous le voile complétement, il faut savoir que les fausses doctrines que ces faux docteurs prêchaient les avaient déjà selon les dires de Shaoul, séparées du grand Chef spirituel de la Kéhila, dans la communion duquel seul le corps et les membres peuvent posséder la vie et se développer continuellement.

 

 

  • s’accroît de l’accroissement d’Elohîms : le Maître du monde étant la source spirituelle de toutes choses.

 

C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans l’amour. (Éphésiens 4 :16)

 

 

 

 

 

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20.     Si vous êtes morts avec le messie aux éléments de l’univers, pourquoi, comme si vous viviez dans l’univers, êtes-vous assujettis à ses lois ?

 

  • Si vous êtes morts avec le messie aux éléments de l’univers : le Tsadik nous ayant attachés au monde de la Torah, au monde la foi, au monde la grâce, au monde de la simplicité, etc…

 

 

  • pourquoi, comme si vous viviez dans l’univers : en référence au monde du corps, au monde de la logique charnelle, au monde matériel, etc… en bref, les codes et les lois régissant le monde d’en bas en opposition avec les mondes supérieurs.  

 

 

  • êtes-vous assujettis à ses lois : déduites de pensées charnelles ou encore, de visions remplies d’imagination. Ces faux docteurs, comme nous l’avons déjà dit, en étaient arriver à s’imaginer que la vraie sainteté était cachée dans le fait de mortifier son corps… En conséquence, ces hommes s’étaient créer non seulement pour eux mais aussi pour les autres, des lois n’ayant rien de commun avec la Torah et au lieu d’obéir simplement au Maître du monde selon la loi Juive, ils s’imposaient de nouvelles observances personnelles, qui, en nourrissant leur propre justice, les éloignaient d’autant plus du Mashiah et des notions d’un salut par miséricorde divine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     Ne touche pas ! Ne goûte pas ! Ne prends pas !

 

  • Ne touche pas : certains faux docteurs s'imposaient des mortifications tels des jeûnes, et devaient aussi se priver de certains aliments.

 

 

  • Ne goûte pas : l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier et de s'abstenir d'aliments que D.ieu a créés. (1 Timotheos 4 :1-3)

 

 

  • Ne prends pas : loin des saintes lois Juives de la kasherout, bonnes pour tous les hommes ; ces faux docteurs enseignaient la pratique de minutieuses interdictions concernant le manger et le boire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Tout cela, c’est la corruption d’un usage, selon les commandements et les enseignements des hommes.

 

  • Tout cela, c’est la corruption d’un usage : Shaoul est intervenu parmi les Colossiens à un moment où plusieurs faux docteurs essayaient de combiner des éléments du paganisme, comme le gnosticisme avec de la philosophie et des doctrines Juives, induisant un certain relativisme religieux puisque ces philosophies avaient en elles, une vision soi-disant kasher des chemins de la sainteté.

 

 

  • selon les commandements et les enseignements des hommes : loin de la science divine de la halakha de nos Maîtres, certains faux docteurs se mettaient à inventer toutes sortes de nouvelles lois, toutes sortes de nouvelles façons de servir Hashem, ou encore toutes sortes de nouvelles façons de voir le service divin, etc… toutes ces folles théories étaient bonnes pour la "poubelle" étant donné qu’au lieu de transmettre la vie à la Kéhila, elles la détruisaient de l’intérieur.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Cela semble être parole de sagesse ; mais cette superstition, cette humiliation, cette austérité du corps, n’est nullement un honneur pour ce qui est de la satisfaction de la chair.

 

  • Cela semble être parole de sagesse : comme il est enseigné par nos Maîtres : la majorité des hommes s'imagine que la piété dépend de la lecture répétée des Téhilim, de longues confessions, de jeûnes pénibles, de bains rituels dans la glace et la neige... Or, ce sont là des choses auxquelles ni la raison, ni le savoir ne trouvent de satisfaction. (Introduction du Messilat Yésharim)

 

  • mais cette superstition, cette humiliation, cette austérité du corps : en référence au mépris extrême de la chair, etc… À ce sujet, il est connu dans le Judaïsme que le Rambam nous a enseigné de toujours adopter la voie du juste milieu, de l’équilibre en toutes circonstances et pour toutes dispositions, à l'exception d'une seule : l'humilité, qui ne saurait jamais être excessive.

 

  • n’est nullement un honneur : et celui qui souhaite approfondir les chemins d’Hashem, verra que la piété ne dépend pas de fadaises crues par les sots qui prétendent être pieux ; elle dépend plutôt d'une volonté véritable de se parfaire et d'une grande sagesse. (Introduction du Messilat Yésharim)

 

  • pour ce qui est de la satisfaction de la chair : ces paroles sont toutes dirigées contre les doctrines liées au monde de l’ascétisme. À noter que Shaoul ne saurait être accusé d’indulgence envers les envies du corps étant donné que lui-même enseignait en toutes occasions, la mort ou encore le crucifiement du vieil homme. En fait, ce qu’il combat avec tant d’énergie, c’est une fausse spiritualité qui consistait à mépriser le corps à l’extrême et à se sanctifier selon des déductions personnelles, qui, loin de crucifier l’orgueil, lui servent plutôt d’aliment ! Ce n’est que par une communion intime avec le Tsadik et sa Torah que peut se produire en nous, toute la puissance de sa mort et de sa résurrection ; tous les efforts investis en dehors du Tsadik pour se parfaire sont des efforts morts [déconnectés d’Hashem].