CHAPITRE 1

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

1.     L’ancien, à Gaius aimé que j’aime en vérité.

  • L’ancien : Yohanan se nomme ainsi, soit parce qu’il est avancé en âge, soit parce qu’il est l’un des premiers talmidim du Mashiah ou tout simplement parce que les communautés Nazaréennes, elles-mêmes, lui donnaient ce titre tout en lui témoignant un profond respect. En fait, il faut savoir que le mot « Ancien » dans la Torah ne fait référence qu’à celui ayant acquis la sagesse. (Kiddoushîn 32b)

 

 

  • à Gaius aimé : les Écrits Nazaréens mentionnent divers talmidim de ce nom : l’un de Corinthe (Romains 16 :23 ; 1 Corinthiens 1 :14) ; un autre de Macédoine (Actes 19 :29) et encore un troisième de Derbe (Actes 20 :4). Par conséquent, même si nous ne pouvons pas identifier ce personnage de façon précise, nous pouvons malgré tout, constater que ce fameux Nazaréen du nom de « Gaïus » jouissait d’une affection particulière de Yohanan.  

 

 

  • que j’aime en vérité : de façon vraie, authentique ; selon un véritable amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

2.     Aimé, à tout propos je prie pour que tu progresses et sois en bonne santé, comme ton être même progresse.

 

 

 

  • Aimé, à tout propos : dans tous les domaines.

 

 

  • je prie pour que tu progresses : spirituellement, dans un esprit de consécration et de sanctification comme il est dit : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Hébreux 12 :14) ou encore : « Nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Yeshoua de marcher à cet égard de progrès en progrès. » (1 Thessaloniciens 4 :1) ou encore : « Que tes progrès soient évidents pour tous. » (1 Timotheos 4 :15)  

 

 

  • et sois en bonne santé : Yohanan HaZaken nous parle également d’une sanctification au niveau de la santé, soit au niveau de notre nourriture et de notre corps.  Dans le même élan, le Rambam, un grand Maître de la Torah et qui était également médecin, a donné énormément de conseils sur la façon de « comment » garder son corps en bonne santé : « Puisque c'est suivre les voies de D.ieu que d'avoir un corps sain et parfait, on s'éloignera donc de ce qui est destructeur pour le corps et on s'habituera aux choses qui le rendent sain et fort. » (Rambam, Introduction Hilkhot Déot) ; d'autres Maîtres d'Israël ont également enseigné : « Sur 100 individus, 99 meurent parce qu'ils ont fauté [parce qu’ils n’ont pas pris soins de leurs corps], un seul meurt par décret céleste. » (Talmud Yéroushalmi, Shabbat 43 :2 ; Vayiqra Rabba 16 :8)

 

 

  • comme ton être même progresse : comme nous l’avons vu, les Nazaréens doivent être saints de corps et d’esprit ; cet enseignement de Yohanan est lien avec ce verset de la Torah : « Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie. » (Devarim 4 :9). En effet, nous devons nous efforcer de comprendre que c’est une mitsva de la Torah, de prendre soin de notre corps. Et pour pouvoir la respecter au maximum, nous citerons vraiment la méthode du Rambam comme prioritaire, celle-ci étant basée sur plusieurs règles nécessaires pour une bonne santé physique et mentale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

3.     Oui, je me réjouis fort : des frères sont venus, et pour toi ils témoignent de ta vérité, comment, dans la vérité, tu marches.

 

  • Oui, je me réjouis fort : afin de mieux comprendre la sim’ha de Yohanan, nous citerons Chouraqui : « La troisième Lettre de Yohanan est écrite par « l’Ancien » à Gaïus, probablement l’un de ses enfants spirituels dont il fait l’éloge. » (Chouraqui, Introduction aux Lettres de Yohanan) ; autrement dit, Yohanan se réjouit d’avoir comme l’un de ses talmidim, un Nazaréen du nom de Gaïus. De nos jours, notre but est d’arriver au niveau où Yohanan aurait dit de façon certaine, la même chose sur nous. Et comment y arriver ? Par la hitbodedout, par un attachement complet et entier envers notre Tsadik de vérité et bien évidemment, par l’étude de la Torah et la pratique des mitsvot.

  • des frères sont venus : des Nazaréens ayant côtoyé Gaïus.  

  • et pour toi ils témoignent de ta vérité : en référence au Mashiah lequel était constamment glorifié dans chacune des actions, dévotions ou paroles de Gaïus comme il est dit : « Yeshoua lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Yohanan 14 :6) ou encore : « Pilatus lui dit : Tu es donc Roi ? Yeshoua répondit : Tu le dis, je suis Roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Yohanan 18 :37). Tout comme Gaïus, tout Nazaréen se doit d’être empreint de vérité et d’authenticité non seulement dans sa Avoda personnelle mais également, dans sa relation avec les autres ; être un homme vrai tout comme le fut notre Rabbi, c'est exactement ce qu’Hashem attend de chacun d’entre nous. Le Roi David, dans son Livre des Téhilim, vient nous confirmer toute la grandeur de cet enseignement comme il est dit : « Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. » (Téhilim 15 :1-2)

 

  • comment, dans la vérité, tu marches : accompagné du Rouah Hakodesh [l’Esprit de vérité] comme il est dit : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » (Yohanan 16 :13) ou encore : « L'Esprit de vérité, (…) vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » (Yohanan 14 :7) ou encore : « Je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité ; (…) il rendra témoignage de moi. » (Yohanan 15 :26). En fait, le Rouah Hakodesh [ou l’Esprit de vérité] est une puissance spirituelle se déversant sur les hommes, selon leur degré de vérité divine et de piété. Par conséquent, un vrai Nazaréen se devra d’être attaché au Tsadik de vérité, le Mashiah Yeshoua et de marcher dans les chemins de la sanctification afin d’obtenir l’Esprit de vérité promis. En effet, la sanctification personnelle permet d'agrandir ses kélim, ses réceptacles comme il est dit : « La piété et l’amour mènent au Rouah Hakodesh » (Sota 9 :15) ou encore : « Le Rouah Hakodesh descend sur celui qui est grand par sa sagesse, fort par son caractère moral, et sur celui qui n’est jamais dominé par ses passions. » (Rambam, Yessodei HaTorah 7 :1). Il est également important de préciser que la tristesse empêche de recevoir pleinement Rouah Hakodesh comme il est également enseigné par Rachi : « La Présence divine reposa de nouveau sur lui, alors qu'elle l'avait quitté durant son chagrin. » (Rachi sur Béréshit 45 :27)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


4.     Je n’ai pas de plus grande joie que d’entendre que mes enfants marchent dans la vérité.

 

 

 

  • Je n’ai pas de plus grande joie que d’entendre que mes enfants : comme il est enseigné dans l’un des nombreux commentaires de Rachi : « Les talmidim sont très souvent appelés « fils » comme il est écrit : « Les fils des Prophètes qui étaient à Béthel. » (2 Melakhim 2 :3) ou encore avec ‘Hizquiyahou lorsqu’il a enseigné la Torah à tout Israël, et les a ensuite appelés « ses fils » comme il est écrit : « Mes fils ! Maintenant, ne soyez pas négligents ! » (2 Divré Hayamim 29 :11) ; et de même que les talmidim sont appelés « fils », de même, le Maître est-il appelé « père » comme il est écrit : « Mon père ! Mon père ! Char d’Israël ! » (2 Melakhim 2 :12) » (Commentaire de Rachi, Paracha Vaet’hanan, Devarim 6 :7)

 

 

  • marchent dans la vérité : comme nous l’avons vu précédemment, cela fait référence aux enseignements du Tsadik de vérité comme il est dit : « La Torah a été donnée par Moshé, la grâce et la vérité sont venues par le Mashiah Yeshoua. » (Yohanan 1 :17)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


5.     Aimé, tu agis fidèlement en ce que tu œuvres pour les frères et même ces étrangers.

 

 

  • Aimé, tu agis fidèlement en ce que tu œuvres : les frères ayant témoigné de « la vérité divine » présente en Gaïus à Yohanan, étaient selon toute vraisemblance, des Nazaréens envers lesquels Gaïus avait exercé l’hospitalité et qu’il avait certainement aidé selon leurs besoins respectifs.

 

 

  • pour les frères : tout comme Gaïus, les Nazaréens ont hérité du D.ieu de Yeshoua non seulement des conceptions profondes et véritables en lien avec la connaissance divine, mais également de merveilleux traits de caractère semblables à nos Patriarches comme il est dit : « Si vous étiez enfants d'Avraham, vous feriez les œuvres d'Avraham. » (Yohanan 8 :39) et en effet, comme nous le savons de par nos Maîtres, Avraham était l’incarnation des plus hautes qualités et l’une d’entre elles, était sa bonté sans limites… Selon le Rav Mindel, « Avraham Avinou aimait tout le monde et même de parfaits inconnus ; son amour pour les gens s’exprimait de nombreuses manières, notamment en matière d’hospitalité qu’il pratiquait quotidiennement à la perfection. » (Propos du Rav Nissan Mindel, un Rav ‘Habad proche du Rabbi de Loubavitch). Pour illustrer ces propos, l’histoire des trois anges présente dans le Sefer Béréshit est bien connue comme il est dit : « Il leva les yeux et regarda : et voici, trois hommes étaient debout près de lui. Quand il les vit, il courut au-devant d'eux, depuis l'entrée de sa tente et se prosterna en terre. » (Béréshit 18 :2) et à l’auteur aux Hébreux de préciser : « N'oubliez pas l'hospitalité car, en l'exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. » (Hébreux 13 :2)

 

 

  • et même ces étrangers : en référence aux membres de communautés Nazaréennes établies dans d’autres provinces. En fait, dans un sens, c’était « juste » pour Gaïus de servir les frères qui lui étaient connus mais servir des frères qui lui étaient complètement inconnus, simplement parce qu’ils servaient un même Rabbi ; c’était vraiment agir de façon parfaite. La vérité, c’est que les Nazaréens sont « un » comme il est dit : « Afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. » (Yohanan 17 :21) et que le nom du Tsadik de vérité les lie tous ensemble comme il est également dit : « Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. » (1 Corinthiens 12 :26). En d’autres termes, Gaïus était fidèle à cette vérité ; elle était gravée en lui, et il marchait en elle comme l’ont également enseigné nos Maîtres : « Yossé ben Yohanan de Jérusalem a dit : « Que ta maison soit largement ouverte ; et que les indigents en fassent partie. » (Pirké Avot 1 :5). Ailleurs, il est aussi écrit dans la Paracha Vayéra : « Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas ainsi devant ton serviteur ! » (Béréshit 18 :3) et nous devons savoir que c’est de ce verset en particulier, que le Talmud déduit « qu’offrir l’hospitalité est plus important que recevoir la Présence divine ; Avraham Avinou ayant en effet, interrompu son dialogue avec le Saint Béni soit-Il en vue d’accueillir des invités dans sa tente. » (Shabbat 127)

 
 
 
 
 
 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

6.     qui, pour toi, ont rendu témoignage, avec amour, devant la communauté. Tu agiras bien en les escortant de façon digne d’Elohîms.

 

 

  • qui, pour toi, ont rendu témoignage, avec amour : et également avec beaucoup d’amitié ou encore de « communion fraternelle » comme il est dit : « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » (1 Kéfa 1 :22) ou encore : « Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. » (Romains 12 :10) ou encore : « Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. » (1 Kéfa 3 :8)

 

 

  • devant la communauté : comme nous l’avons compris, le témoignage de la bonté de Gaïus était reconnu par l’ensemble de la Kéhila. Une expression similaire est également utilisée par Shaoul au sujet de Philèmôn comme il est dit : « J'ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour ; car par toi, frère, le cœur des sanctifiés a été tranquillisé. » (Philèmôn 1 :7)

 

 

  • Tu agiras bien en les escortant : certains Nazaréens pouvaient voyager comme Apôtres, Prophètes, Docteurs ou encore comme Évangélistes itinérants. Par conséquent, il est fort probable que, comme Shaoul lors de ses voyages, la plupart d’entre eux devaient se nourrir du travail de leurs mains conformément aux ordres de la Didaké : « Veillez selon votre intelligence à ce qu'un Nazaréen ne vive pas parmi vous sans rien faire. » (Didaké 12 :3) ; néanmoins, comme ces Nazaréens donnaient également de leur temps pour partager les enseignements du Rabbi, il était aussi tout naturel que d’autres tels que Gaïus, pourvoient à leurs besoins. De ce fait, l’amour que Gaïus leur avait montré et le service qu’il leur avait rendu, simplement parce qu’ils servaient « le nom du Rabbi », étaient une preuve claire de la vérité présente en lui et ce, d’autant plus qu’ils lui étaient étrangers.

 

 

  • de façon digne d’Elohîms : dans le Judaïsme actuel, il est enseigné que lorsque le ‘Hafets ‘Haïm accueillait des invités pour les repas du Shabbat, il se hâtait de réciter rapidement le Kiddoush sans réciter au préalable « Shalom Aleikhem » car il disait : « Les anges peuvent patienter mais les invités, eux, ne peuvent pas attendre. » En effet, même à un âge très avancé, le ‘Hafets Haïm déployait maints efforts pour ses invités. Une fois, l’un des invités s’aperçut que le Géant de la génération, lui-même, lui préparait le lit et y posait les draps. L’invité était extrêmement gêné et dit au ‘Hafets ‘Haïm : « Je peux faire tout ça moi-même, vous ne devez pas faire tant d’efforts pour moi. » Et le ‘Hafets ‘Haïm de répondre : « Vous parlez ainsi ! Et demain, vous voudrez mettre les Tefillins à ma place ? Que m’importe si vous pouvez le faire à ma place, pouvez-vous me rendre quitte des mitsvot auxquelles je suis astreint ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


7.     Oui, ils vont de l’avant pour le Nom en ne recevant rien des goîm.

 

 

 

  • Oui, ils vont de l’avant pour le Nom : du Rabbi et à ce sujet, il est enseigné : « C'est pourquoi aussi D.ieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Yeshoua tout genou fléchisse dans les Cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Mashiah Yeshoua est Seigneur, à la gloire de D.ieu le Père. » (Philippiens 2 :9-11) et concernant l’annonce de la Bonne Nouvelle, il est enseigné : « Vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 1 :8) ou encore : « Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. » (Marcos 16 :15-18)

 

 

 

  • en ne recevant rien des goîm : le but de ces Nazaréens itinérants [sous couverts de la tutelle de Yohanan] était de propager le nom du Tsadik de vérité, et de travailler afin qu’il soit reconnu comme étant le Mashiah d’Israël. Au cours de leurs missions respectives, cette Lettre nous précise qu’ils n’acceptaient absolument rien des non-Juifs [encore non adhérents]. Et pourquoi ? Car ils voulaient montrer clairement qu’ils ne souhaitaient pas tirer profit de gains matériels mais qu’ils cherchaient simplement à partager le nom du Rabbi, étant la source de toutes les délivrances comme il est dit : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matityahou 10 :8) ou encore : « Quelle est donc ma récompense ? C'est d'offrir gratuitement l'Évangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Évangile. » (1 Corinthiens 9 :18) ou encore : « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne ; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l'œuvre, pour n'être à charge à aucun de vous. » (2 Thessaloniciens 3 :8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


8.     Nous devons donc soutenir de tels hommes, pour coopérer avec eux dans la vérité.

 

 

  • Nous devons donc soutenir de tels hommes : l’exemple de Gaïus dans sa bonté et dans son hospitalité, doit vraiment nous parler et pas seulement pour que nous l’admirions, mais bien pour que nous suivions ses traces. À ce sujet, Rabbi ’Haïm nous a enseigné : « Lorsque le Saint Béni soit-Il voulut offrir à Avraham Avinou le mérite d’accomplir la mitsva d’hakhnassat orkhim [soit la mitsva de recevoir des invités], il lui envoya des anges déguisés en bédouins idolâtres. Pourquoi leur avoir donné une apparence aussi vile ? Car D.ieu voulait enseigner la règle suivante aux descendants d’Avraham Avinou : Quand la mitsva d’hakhnassat orkhim se présente devant un Juif, celui-ci ne doit pas enquêter sur l’identité de l’invité, ni se demander s’il convient de l’accueillir chez lui. Au contraire, la maison d’un Juif doit être ouverte à tous. » (Pniné haTorah, Éditions Torah-Box) et les Sages ont également enseigné au sujet de ce passage : « C’était le troisième jour de la circoncision, et le Saint Béni soit-Il est venu lui demander de ses nouvelles. » (Baba Metsia 86). Pourquoi faut-il souligner qu’Avraham a accompli la mitsva de l’hospitalité le troisième jour de la circoncision ? Car nos Maîtres déduisent qu’ici est caché un message pour tout un chacun : Lorsqu’un homme rencontre la mitsva de l’hospitalité, qu’il ne s’en débarrasse pas en se disant : « Je suis occupé par une autre mitsva, et celui qui s’occupe d’une mitsva est dispensé d’une autre mitsva. » (Soukka 25) car nous voyons chez Avraham que bien qu’étant très préoccupé par la mitsva de la circoncision, et souffrant beaucoup comme ce n’était que le troisième jour ; malgré tout, lorsque les invités sont passés devant chez lui, il a couru avec joie pour accomplir cette autre mitsva.

 

 

  • pour coopérer avec eux dans la vérité : bien que nous n’ayons pas tous reçus du Ciel d’être des Nazaréens « itinérants » pour propager le nom du Tsadik ; chaque talmid du Rabbi peut néanmoins, être un acteur concret dans la délivrance du monde. Et comment ? En nous identifiant avec les Nazaréens les plus actifs, en les aidant de toutes les façons possibles et en prenant soin de leurs besoins. En d’autres termes, les Nazaréens se doivent du respect et se doivent également de pratiquer l’hospitalité les uns envers les autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


9.     J’ai écrit à la communauté, mais, aimant être le premier d’entre eux, Diotrephès ne nous reçoit pas.

 

 

  • J’ai écrit à la communauté : dont Gaïus est l’un des membres.

 

 

  • mais, aimant être le premier d’entre eux : par orgueil comme il est enseigné par Rabbi Rachab : « Il est écrit dans le Talmud : Pour construire un édifice, on doit d'abord casser le sol. De la même façon, pour édifier de bons traits de caractères ; on doit, au préalable, briser son égo. » (Rabbi Rachab, le cinquième Rabbi de Loubavitch) et ailleurs, il est également écrit dans la Guémara : « L’orgueilleux repousse les pieds de la Présence divine. D.ieu dit à son sujet : Moi et lui, nous ne pouvons demeurer ensemble ! » (Sota 4b). Cette condamnation de Yohanan est également comparable aux fortes paroles du Mashiah contenues dans les Évangiles comme il est dit : « Malheur à vous, pharisiens ! Parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. » (Loucas 11 :43) ou encore : « Ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues. » (Matityahou 23 :6)

 

 

  • Diotrephès ne nous reçoit pas : de façon vraiment étonnante, l’autorité de Yohanan n’était pas du tout reconnue par un certain Diotrephès ; cet homme n’acceptait pas son autorité d’Apôtre, et faisait selon toute vraisemblance, de son mieux pour saper son autorité dans l’esprit des autres Nazaréens. À ce sujet, il est également enseigné dans le Meam Loez que « Yéhochoua bin Noun avait peur de plusieurs choses dont la première était la rébellion. En effet, lorsqu'un individu atteint un statut important comme celui de dirigeant, il y aura toujours ceux qui chercheront à se révolter contre lui et à vouloir le détrôner. Moshé fut lui-même confronté à la rébellion du peuple à de nombreuses reprises. » (Meam Loez, Yéhochoua, Éditions Arche du Livre, p. 34)

 
 
 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

10.     Pour cela, si je viens, je rappellerai ses œuvres, ce qu’il a fait en répandant contre nous des paroles criminelles. Et, non satisfait de cela, il ne reçoit pas les frères, il empêche ceux qui se proposent et les renvoie hors de la communauté.

 

 

  • Pour cela, si je viens : lorsque l’Apôtre du Mashiah se déplacera, il lui reprochera fermement tout son lachon hara, son refus de recevoir d’autres Nazaréens et également la pression exercée sur tous les autres membres de sa communauté pour les empêcher de pratiquer l’hospitalité. 

 

 

  • je rappellerai ses œuvres : ce fameux Diotrephès, non seulement repoussait les Nazaréens recommandés par Yohanan mais s’élevait également contre l’autorité de l’Apôtre. Nous pouvons ainsi, parler d’un « hérétique » refusant de considérer les plus proches talmidim de Yeshoua, comme étant les véritables dirigeants de la Kéhila Nazaréenne. De plus, cet homme s‘était vraiment mis dans une position délicate et dangereuse comme on peut le constater dans nos Écrits : « Alors Kéfa lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l'Apôtre, et expira. » (Actes 5 :9-10) ou encore : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Yohanan 20 :23)

 

  • ce qu’il a fait en répandant contre nous : en référence au lachon hara de cet homme.   

 

 

  • des paroles criminelles : des paroles malveillantes, remplies de vices ; il s’agissait certainement de plusieurs mensonges contre les Apôtres afin de mieux asseoir son autorité.

 

 

  • Et, non satisfait de cela, il ne reçoit pas les frères : cet hérétique ne voulait, en aucun cas, recevoir des Nazaréens ayant eu un quelconque lien avec Yohanan. En effet, dans cette Lettre, on comprend qu’il a pris une position très dure au point d’interdire aux autres membres de sa communauté de les recevoir également, et cet homme et allé jusqu’à exclure des membres de la communauté à ce sujet. Diotrephès rejetait clairement les directives de Yohanan HaZaken, et cherchait à renverser l’autorité apostolique.

 

 

  • il empêche ceux qui se proposent : le travail des Nazaréens « itinérants » comme les Docteurs ou encore les Prophètes, était d’enseigner la Kéhila et de la fortifier. Or, comme nous l’avons compris, Diotrephès aimait apparemment, bien trop occuper le poste « d’enseignant » ou autres, et se sentait menacer par d’autres talmidim du Rabbi. Diotrephès ne pouvait donc pas les tolérer et tout ceci, dans le but, de dominer sa communauté par des enseignements contraires aux directives apostoliques.

 

 

  • et les renvoie hors de la communauté : afin de les empêcher d’être hospitaliers.

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


11.     Aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Qui fait le bien est d’Elohîms. Qui fait le mal n’a pas vu Elohîms.

 

 

  • Aimé, n’imite pas le mal, mais le bien : les Nazaréens doivent s’inspirer du comportement de Gaïus et non de celui de Diotrephès.

 

 

  • Qui fait le bien est d’Elohîms : comme il est enseigné dans la Guémara : « Il ne suffit pas d'éviter le mal mais nous devons aussi faire le bien et ce, de façon active. Et le mot « bien » ne signifie rien d'autre que la Torah comme il est dit : « Car je vous ai donné une bonne part ; ma Torah, ne l'abandonne pas. » (Mishlei 4 :2) » (Avoda Zaza 19b) et au sujet de faire grandir le « bien » en chacun de nous, nous citerons également des paroles forts encourageantes du Rav Avraham Ifra’h en lien avec le Yetser Hara : « Il faut savoir que plus le Yetser Hara déploie ses énergies afin de nous décourager, de nous déprécier, ou encore de nous alimenter de l’illusion que nous ne valons rien ; plus nous sommes contraints de puiser au fond de nos ressources intérieures en quête d’étincelles de bien. Tel est le but du mauvais penchant : trouver le bien enfoui en chacun de nous. En fait, lorsqu’on se considère même comme étant « le dernier des derniers », nous devons nous réjouir du peu de bien que nous avons l’opportunité d’accomplir. Le Ciel nous a permis de faire un peu hitbodedout ? Magnifique ! Un peu de tsédaka ? Génial ! Il y aura toujours des mitsvot que nous n’accomplirons pas, des middot que nous ne parviendrons pas à travailler. Focalisons-nous alors sur ce que nous sommes parvenus à vivre et à accomplir dans le bien ! Rabbi Na’hman de Breslev l’a clamé haut et fort : Regardez le bien qui est en vous et chez l’autre ; n’entrez pas dans la comptabilité, et ne comptez pas les bonnes actions par rapport aux mauvaises ! » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • Qui fait le mal n’a pas vu Elohîms : ces enseignements sont également présents dans les Téhilim du Roi David comme il est dit : « Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; recherche et poursuis la paix. » (Téhilim 34 :14) ou encore : « Détourne-toi du mal, fais le bien, et possède à jamais ta demeure. » (Téhilim 37 :27) ; Shimon Kéfa en fera également allusion dans ses Lettres : « Qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive. » (1 Kéfa 3 :11)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


12.     Pour Dèmètrios, le témoignage vient de tous et de la vérité elle-même. Nous aussi, nous portons témoignage ; et, tu le sais, notre témoignage est vrai.

 

 

  • Pour Dèmètrios, le témoignage vient de tous : contrairement aux propos exposés contre Diotrephès ; il est intéressant de relever qu’un certain « Démétrios » était jugé, selon Yohanan, comme un « homme de bien » [tout comme Gaïus]. À ce sujet, nous citerons une autre traduction contenue dans la version Second : « Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrios ; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. » (3 Yohanan 1 :12) ; autrement dit, ce Nazaréen nous est présenté comme un homme qu’il était également bon de suivre, tous savaient qu’il faisait le bien mais par-dessus tout, la vérité elle-même lui rendait ce témoignage.

 

 

  • et de la vérité elle-même : la vérité nous est présentée par Yohanan comme un « étalon » de référence. En d’autres termes, si le cas de Démétrios était examiné selon la vérité divine, la vérité elle-même, rendrait un bon témoignage en sa faveur. Dans les Évangiles, Yohanan utilisera des expressions similaires comme il est dit : « Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en D.ieu. (Yohanan 3 :21) 

 

 

  • Nous aussi, nous portons témoignage : en référence au témoignage personnel de Yohanan HaZaken.

 

 

  • et, tu le sais, notre témoignage est vrai : cette expression est également comparable avec celles présentes dans l’Évangile de Yohanan : « Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. (Yohanan 19 :35) ou encore : « C'est ce talmid qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. » (Yohanan 21 :24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


13.     J’aurais beaucoup à t’écrire, mais je ne veux pas t’écrire avec de l’encre et un calame.

 

 

  • J’aurais beaucoup à t’écrire : la fin de cette Épître est comparable avec celle d’une autre Lettre de Yohanan HaZaken comme il est dit : « Quoique j'eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n'ai pas voulu le faire avec le papier et l’encre ; mais j'espère aller chez vous, et vous parler bouche à bouche, afin que notre joie soit parfaite. » (2 Yohanan 1 :12)

 

 

  • mais je ne veux pas t’écrire avec de l’encre : tout Nazaréen authentique se doit de préférer de véritables rapports humains plutôt que des échanges jugés trop « virtuels » par l’Apôtre.

 

  • et un calame : du grec « kalamos » ; il s’agit d’un roseau [d’une plume] taillé en pointe dont les anciens se servaient pour écrire sur des papyrus ou encore, sur des parchemins.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

14.     J’espère te voir vite, et nous parlerons alors de bouche à bouche.

 

 

  • J’espère te voir vite : comme on peut le constater au travers de cette parole, Yohanan HaZaken était ami avec Gaïus, et le considérait comme un « véritable frère » au point de désirer le voir rapidement. À ce sujet, il est enseigné par le Rav Avraham Ifra’h : « Ce qui fit défaut à des pointures de la Torah comme aux talmidim de Rabbi Akiva, c’est cet ingrédient simple et pourtant indispensable : l’amitié. Lorsque l’érudition sème les graines de la haine ; la Torah, la plus profonde soit-elle, ne peut subsister… Rabbi Shimon Bar Yohaï, un des autres talmidim de Rabbi Akiva, le comprit aussitôt et redoubla d’amitié envers son prochain, et fut épargné par le funeste sort de ses semblables. Et sa Torah, laquelle a pour pierre angulaire, la véritable amitié, fut le vaccin contre une terrible épidémie qui arracha les plus « belles fleurs » des plus prestigieuses Yeshivot. » (Rav Avraham Ifra’h) ou encore : « Il existe une halakha suivant laquelle, si nous n’avons pas de nouvelles d’un ami durant plus de 30 jours, nous devons réciter la brakhah de che’héyanou. Rabbi Na’hman écrivit de nombreuses explications à ce sujet, qu’il juxtaposa à ses explications sur la notion de mauvais œil. Quel est le rapport ? Lors de notre existence, nous sommes confrontés à un manque d’encouragement de notre entourage, de nos professeurs, et parfois même de notre propre famille. Souvent, ce sont des paroles blessantes qui nous ont été adressées. De ce fait, nous entretenons un mauvais regard sur nous-mêmes et nous nous déprécions. En ce sens, l’amitié constitue un pansement pour l’âme ; l’amitié est une chose fondamentale car c’est grâce aux amis que nous prenons conscience du bien enfouie en chacun de nous. Et comment ? Car nos amis ont reçu le pouvoir de nous faire prendre conscience que nous avons suffisamment de qualités afin d’être appréciés par choix. En effet, contrairement à notre famille, nos amis nous aiment par choix. En ce sens, revoir « un bon ami » après plus d’un mois d’absence, sans avoir eu de ses nouvelles ; c’est retrouver ce bon regard sur nous-mêmes et revivre à nouveau, et cela mérite une brakhah. » (Rav Avraham Ifra’h) 

 

 

  • et nous parlerons alors de bouche à bouche : comme nous l’avons compris, pour Yohanan, les conversations « en tête à tête » étaient largement préférables aux échanges par lettres.

 

COMMENTAIRE

 

De nos jours, l’internet est un excellent moyen de communication nous permettant d’être en contact avec nos amis, de leur parler en temps réel, de partager grâce aux réseaux sociaux nos goûts et nos souvenirs, ou encore nos expériences, etc… En effet, grâce au net, il suffit d'un clic pour avoir le monde à sa portée. Néanmoins, comme nous l’a enseigné Yohanan HaZaken, l'internet peut aussi entraîner une addiction et empêcher la personne dépendante de développer des relations réelles, en l'emprisonnant dans des « relations virtuelles » complétement imaginaires. Exemple, si les réseaux sociaux nous permettent en effet, de communiquer plus facilement avec les autres ; tous peuvent également provoquer une véritable crise dans nos liens sociaux ou encore familiaux. Plus nous serons absorbé par le monde virtuel, et plus nous hésiterons à rencontrer « en vrai » notre famille, nos amis ou encore nos collègues, etc… Par conséquent, tout Nazaréen authentique doit se préserver de ces déviances.

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


15.     Shalôm à toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun par son nom.

 

 

  • Shalôm à toi : comme il est enseigné : « Shalom est le nom même de D.ieu. » (Dérekh Erets Zouta) ou encore : « Le Mashiah est aussi appelé « l’ange du Shalom » car il permettra la connexion et la bonne entente entre tous les individus. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • Les amis te saluent : dans le Sefer HaHinoukh, le commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » définit l’amitié. (Mitsva 243) et comme l’a commenté le Rav Attah : « On se doit d’aimer chaque Juif d’un amour sans limites, c’est-à-dire de faire attention à chaque Juif et à ses biens comme à notre propre corps et à nos propres biens. Si chaque homme se comportait ainsi, il n’y aurait plus de vol, d’adultère, de crimes, etc… Au contraire, on aurait le mérite de se donner des compliments l’un à l’autre, de l’empathie, et de voir les actes de bonté se multiplier. Le Sefer HaHinoukh nous enseigne que la position de la Torah sur l’amitié est que tout Juif doit aimer son prochain, et être prêt à faire pour lui tout ce qu’on pourrait faire pour soi. » (Rav Avner Ittah)

 

 

  • Salue les amis : par contraste avec Diotrephès, il y avait aussi dans l’entourage de Gaïus d’autres Nazaréens également amis de Yohanan ; et au sujet de l’amitié, il est enseigné par le Rav Weinberg : « L'unité et l'amitié sont si puissantes, que même Hashem souhaite en faire partie. » (Rabbi Noa'h Weinberg) ou encore par le Rav Ittah : « Le Pirké Avot nous conseille d’acquérir à tout prix, un ami intime pour progresser dans notre Avoda Hashem sans pour autant privilégier un Juif par rapport à un autre, puisque chaque Juif doit être cher à nos yeux comme notre chair et notre sang. » (Rav Avner Ittah)

 

 

  • chacun par son nom : comme nous l’avons vu, cela fait référence aux Nazaréens de l’entourage de Gaïus ; Yohanan HaZaken les qualifie tous et ce de façon personnelle, « d’amis véritables » dans le Mashiah. À ce sujet, nous citerons également les paroles du Rabbi lequel a déclaré : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. » (Yohanan 15 :13-15)