CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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5.     Que l’Adôn dirige vos cœurs vers l’amour d’Elohîms et vers l’endurance du messie !

 

  • Que l’Adôn dirige vos cœurs vers l’amour d’Elohîms : le véritable amour désintéressé.

 

  • et vers l’endurance du messie : la persévérance, la sainte patience contre toutes tribulations ou épreuves.

 

COMMENTAIRE N°1

Il existe plusieurs sortes d’engagement, dont celui d’un homme qui ne cherche qu’à se rapprocher de D.ieu et à s’élever spirituellement jour après jour pour arriver jusqu’à l’Eternel, mouvement évoqué par le verset : avec une force toujours croissante. (Téhilim 84 :8). Tout son désir n’est que de donner entière satisfaction à son Créateur. Même quand il est fatigué, il ne tient aucun compte de son état personnel et n’aspire qu’à s’améliorer spirituellement et à faire du bien à la Shekhina qui est en exil, comme pour la faire lever de la poussière où elle se trouve. (Zohar II, 238a). Il s’agit d’un rapprochement [hitkarvouth] : on ressent constamment qu’on est encore très loin et on désire ardemment se rapprocher de D.ieu et arriver aux cinquante portes de la sainteté, sans se préoccuper de rien pour soi-même. (Rabbi David ‘Hanania Pinto)

 

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14.     Si quelqu’un n’obéit pas à notre parole dans cette lettre, notez-le, et ne vous mêlez pas à lui, pour qu’il en ait honte ;

 

  • Si quelqu’un n’obéit pas à notre parole dans cette lettre : cela fait référence aux ordonnances apostoliques.

 

  • notez-le, et ne vous mêlez pas à lui, pour qu’il en ait honte : le but étant de lui permettre de faire téchouva mais d’être, bien évidemment, également repris devant D.ieu.  

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ce concept exposé par l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Je t’ai amené un beau cadeau : la honte. Dans la Torah 6 du Likouté Moharan, Rabbi Na’hman enseigne les notions propres [les kavanot] au mois d’Elloul qu’il nous faut travailler. L’une d’elle n’est autre que le sentiment de honte, appelé bizayon. N’est-ce pas étonnant ? En effet, chaque matin, nous prions pour qu’Hashem nous protège de toute forme de honte. Au-delà du fait que ce sentiment soit désagréable, nos Sages l’ont affirmé : faire honte à son prochain relève du meurtre ! En d’autres termes, le sentiment de honte est si blessant qu’il tarit les ressources émotionnelles d’un individu au point de presque l’en priver, ce qui revient à un meurtre émotionnel. La personne est certes vivante physiologiquement parlant mais elle est détruite dans son être. Comment, dans ce cas, la honte est-elle associée au mois d’Elloul et à ses kavanot ? Rabbi Na’hman explique que lorsqu’une personne a honte, le ventricule gauche du cœur, qui correspond au mauvais penchant de l’homme, se vide de son sang et remonte à la tête ; ce qui explique le rougissement d’une personne honteuse. Rabbi Na’hman ajoute que lorsqu’une personne a honte, elle doit se taire dans son cœur et sa bouche. Pour quelle raison ? À ce moment-là, le mauvais penchant en prend un coup et l’homme est purgé et mérite l’honneur d’Hashem. De plus, ses ennemis sont éliminés ! Comme Elloul est le mois propice à la téchouva, quel plus beau cadeau d’être purgé de son mauvais penchant et d’enfin pouvoir se rapprocher d’Hashem. Le mois d’Elloul est également marqué par cette fameuse phrase : Ani ledodi vedodi li, signifiant : Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi. Cette phrase implique un phénomène de double rapport, l’un entre moi et mon bien-aimé, l’autre entre celui-ci et moi-même. Rabbi Na’hman explique que lorsque l’homme est en haut de l’affiche, c’est-à-dire lorsqu’il progresse dans son service divin, lorsque tout lui réussit, celui-ci est à son bien-aimé, ce qui signifie qu’il perçoit la divinité dans sa splendeur. A contrario, lorsqu’il est en bas de l’échelle, c’est-à-dire lorsqu’il chute dans son service divin, alors ce fameux bien-aimé est à lui, ce qui signifie qu’Hashem doit venir le chercher. Rabbi Na’hman ajoute que le pilier de la téchouva et donc du mois d’Elloul, est ce sentiment de honte, de bizayon. C’est précisément ce sentiment de honte, qui a cette faculté à rabaisser l’ego de l’homme et qui amorce la chute et annonce le principe du : vedodi li. C’est précisément lorsque nous sommes brisés que les plus grandes montées s’annoncent, que le Roi vient nous chercher, ainsi que le disent nos Sages : Il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé. Telle est la raison pour laquelle Léa eut le mérite d’enfanter la moitié des 12 tribus : celle-ci a dut vivre au quotidien avec ce sentiment de honte de ne pas être le premier choix de Yaakov Avinou. Les sentiments de honte, lorsqu’ils sont vécus avec foi et bita’hon, font naître les grandes réussites. (Rav Avraham Ifra’h)