CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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8.     Mais que cela ne vous échappe pas, aimés : un jour pour IHVH-Adonaï est comme mille ans, et mille ans comme un seul jour. 

 

  • Mais que cela ne vous échappe pas, aimés : car cet enseignement contient de nombreux secrets de la Torah.

 

  • un jour pour IHVH-Adonaï est comme mille ans : comme cela est souligné, en allusion, dans les Téhilim du Roi David.

Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d'hier, quand il n'est plus et comme une veille de la nuit. (Téhilim 90 :4)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Cet enseignement rapporté par l’Apôtre Shimon Kéfa a été également utilisé par le Ramban, comme nous le stipule le Rav Ron Chaya.

Le Ramban, dans son commentaire sur les premiers versets de Béréshit, nous apprend que les 6 jours de la Création correspondent aux 6000 ans de l'histoire humaine. Ainsi, un jour correspond à 1000 ans, une heure correspond à 41 ans et 8 mois ; et une demi-heure correspond à 20 ans et 10 mois. (Rav Ron Chaya)

 

 

  • et mille ans comme un seul jour : le Traité Sanhédrin rapporte exactement ce même principe. Ainsi, tel un véritable Tanna, on comprend combien l’Apôtre Shimon Kéfa pouvait voir loin ; la délivrance du Mashiah Yeshoua étant censée se dévoiler au monde entier avant les 6000 ans d’histoire…

Avimi, le fils du Rav Abbahu, a enseigné : L'ère messianique pour le peuple Juif durera 7000 ans, comme il est dit : Et comme l'époux se réjouit de l'épouse, de même votre D.ieu se réjouit de vous. (Yeshayahou 62 :5). L'époux se réjouit de l'épouse pendant sept jours et le jour du Saint Béni soit-Il, est de mille ans. (Sanhédrin 99a)

 

COMMENTAIRE N°2

Pour compléter cette explication, on pourra s’inspirer des enseignements du Rav Ron Chaya.

 

Le Midrash qui affirme que pour D.ieu un jour équivaut à 1000 ans, veut signifier que les 6000 ans de l'histoire correspondent aux 6 jours de la Création ; c'est-à-dire que dans les 6 jours de la Création, nous avons un concentré de tout ce qui se passera durant les 6000 ans d'histoire.

  • le 1er millénaire, correspond au 1er jour de la Création, jour où la lumière fut créée. Effectivement, le premier homme a vécu presque un millénaire et était un être de lumière à un point tel que le soleil était sombre en comparaison de son talon ! Or, le talon est la partie la plus insignifiante de l'être humain.

 

  • le 2ème millénaire, correspond au 2ème jour de la Création, moment où a eu lieu la séparation des eaux car ce fut, lors de ce millénaire, qu'a eu lieu le déluge…

 

  • le 3ème millénaire, correspond à la Création qui a eu lieu le 3ème jour, soit celle de la végétation. Les "troncs" du peuple Juif ont également été mis en place lors de ce millénaire : nos 3 patriarches Avraham, Its'hak et Yaakov et ses enfants ; Moshé Rabbénou et le don de la Torah correspondent aux fruits de ce monde comme les fruits de l'arbre.

 

  • le 4ème millénaire, correspond à la Création du soleil et de la lune, c'est lors de cette période que les deux Temples de Jérusalem furent construits. Ils sont comparables au soleil et à la lune car de la même manière que le soleil est plus important que la lune car cette dernière ne fait que refléter ses rayons ; comme on le sait, le 1er Temple était plus saint que le 2ème…

 

  • le 5ème millénaire, correspond à la Création des poissons et des oiseaux, cela est comparable à la période de l'exil du peuple Juif car les poissons sont par excellence des créatures n'ayant pas de maison et errant d'un endroit à l'autre… Les oiseaux font aussi référence à l'exil dans la mesure où ils sont migrateurs.

 

  • le 6ème millénaire, correspond à la Création de l'homme et des animaux, ces derniers correspondent aux royaumes qui tenteront de dévorer le peuple d'Israël durant l'exil. Néanmoins, l'homme correspond à l'avènement du Mashiah qui devrait, béézrat Hashem, arriver très prochainement, amen.

 

COMMENTAIRE N°3

L'école d'Elyahou a enseigné que 6000 ans était la durée du monde : 2000 ans sont caractérisés par le chaos ; 2000 ans sont caractérisés par la Torah, de l'ère des patriarches jusqu'à la fin de la période mishnique et les derniers 2000 ans représente la période de la venue du Mashiah. (Sanhédrin 97a)

En réalité, le Mashiah est venu lors de la seconde période des 2000 ans mais en raison des péchés du Am Israël, le délai s’est allongé, la période messianique correspond ainsi, au dévoilement de la messianité de Yeshoua tout au long des 2000 ans de notre histoire…

C’est le secret du verset de la Lettre aux Galates.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants. (Galates 4 :3)

Tout ce qui a précédé l’Évangile et la vie Nazaréenne était une forme d’enfance pour l’humanité car les prémices de la Nouvelle Alliance ont été manifestés au travers de l’œuvre de Yeshoua ; la rédemption du monde ayant commencé par l’intermédiaire des talmidim de Yeshoua et par l’émergence des Maîtres d’Israël... Nous avons ainsi, commencé l’âge adulte [l’ère messianique] qui doit se répandre dans le monde entier.  

Le monde durera 6000 ans : 2000 ans de tohu et bohu, 2000 ans de Torah puis 2000 ans de jours messianiques. (Avoda Zara 9a)

Un Midrash nous apprend que le Mashiah poussera parmi Edom, tel Moshé qui a poussé chez Pharaon pour mieux le frapper... Comment est-ce possible ? Car tes ennemis sortiront de toi, comme cela fut prophétisé par Yeshayahou HaNavi.

 

Ceux qui t'avaient détruite et ravagée sortiront du milieu de toi. (Yeshayahou 49 :17)

 

Ainsi, Rabbi Yeshoua reviendra bientôt et se dévoilera sous l’identité du Mashiah ben David, lorsque toutes les klipot d’Edom auront été détruites le plus possible.

 

Nous ne savons pas de quelle manière se déclenchera la délivrance messianique ni comment notre Rabbi et Seigneur Yeshoua se révélera mais malgré cela, la tradition Juive nous accorde quelque clés afin de mieux discerner le déroulement du processus messianique car la délivrance d’Égypte constitue le précédent et le prototype de la délivrance future.

La littérature talmudique et kabbalistique évoque à d’innombrables reprises la similitude entre ces deux événements, se basant essentiellement sur un verset de Mikha.

Comme au jour où tu sortis du pays d'Égypte, je te ferai voir des prodiges. (Mikha 7 :15)

Le Sfat Emeth, par exemple, souligne qu’il convient de distinguer entre la venue du Mashiah et la délivrance à proprement dite. Selon lui, de même qu’en Égypte, Moshé vint dans un premier temps annoncer la délivrance du joug égyptien à venir et seulement ensuite eurent lieu les événements qui conduisirent à la sortie d’Égypte, ainsi en sera-t-il de l’avènement messianique : en premier lieu, le Mashiah annoncera au peuple Juif que le temps de la délivrance est arrivé mais sans qu’on en voie encore la concrétisation car celle-ci interviendra à une étape ultérieure. Cet enseignement du Sfat Emeth est extrêmement intéressant car ce fut exactement l’attitude du Mashiah Yeshoua et le but de tous les Écrits Nazaréens. Le message centrale de l’Évangile étant d’annoncer le Royaume et de disposer les cœurs à la téchouva avant l’avènement messianique.

Après que Yohanan eut été livré, Yeshoua alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de D.ieu. Il disait : Le temps est accompli et le Royaume de D.ieu est proche. Faîtes téchouva et croyez à la bonne nouvelle. (Marcos 1 :14-15)

Toutefois, le parallèle entre la délivrance d’Égypte et la délivrance messianique ne se limite pas au déroulement des événements mais concerne également la figure du libérateur. De nombreuses sources comparent le goel richone, le premier libérateur au goel a’harone, le dernier libérateur. Les deux connaissent une période où ils sont révélés puis dissimulés, etc… Le lien entre eux est si étroit qu’il est dit : Moshé est le premier libérateur et est le dernier libérateur. (Midrash Shemot Rabah 2 :4)

L’un des aspects les plus surprenants dans le récit que fait la Torah de la vie de Moshé est que celui-ci fut élevé dans la maison de Pharaon. N’aurait-il pas mieux convenu, en effet, que Moshé, le Maître de tous les prophètes, le libérateur d’Israël, grandît dans un saint et pur foyer Juif ? Pourquoi fallut-il qu’il fût élevé dans la demeure de Pharaon, l’épicentre de l’impureté de l’Égypte ?

Le Midrash répond à cela de façon succincte : La fille de Pharaon élève celui qui sera amené à faire payer son père (Midrash Shemot Rabah 1 :31) et cite à ce propos le verset prononcé au sujet de ‘Hiram : aussi ai-je fait surgir un feu du milieu de toi.

Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, je te réduis en cendre sur la terre aux yeux de tous ceux qui te regardent. (Yehezqel 28 :18)

Par la suite, il enseigne qu’il en sera de même du Mashiah : De même le Roi Messie, qui sera amené à faire payer Édom, vivra avec eux dans la ville, comme il est dit : là-bas le veau viendra paître et là-bas il se couchera et il en broutera toutes les jeunes pousses. (Yeshayahou 27 :10). C’est-à-dire qu’aussi bien Moshé que Mashiah proviendront respectivement du Royaume même qu’ils seront amenés à frapper ! Clairement, on nous dit que le Mashiah pourra chez Essav et que finalement, il le détruira… À l’instar d’un fruit qui, lorsqu’il est inachevé, se trouve dans son écorce, jusqu’à ce qu’il ait grandi et ait atteint sa plénitude ; puis, lorsqu’il est devenu grand, l’écorce tombe par la force de la croissance du fruit.

Ainsi Moshé, le libérateur d’Israël, devait-il grandir chez Pharaon, de sorte que s’accomplisse en lui qu’il tenait également le talon d’Essav : il tenait la royauté égyptienne par son talon, c’est-à-dire par son point de déchéance ; c’est de là qu’il tira les forces qui lui permirent par la suite d’exercer sur elle le jugement divin. Il en sera de même du Mashiah qui mettra un terme à la royauté d’Édom et fera disparaître l’esprit d’impureté de la terre : il devra pour ce faire connaître un processus dans lequel, il vivra avec eux dans la ville. Le Maharal explique que, dans le verset de Yeshayahou cité par le Midrash, de là-bas le veau viendra paître, et là-bas il se couchera : le veau désigne le Mashiah avant qu’il n’ait atteint toute sa grandeur, tel un veau dont la croissance n’est pas achevée… En l’occurrence, le veau/taureau représente l’attribut de Yossef et comme on le sait, Rabbi Yeshoua s’est dévoilé dans un premier temps sous les traits du Mashiah ben Yossef.

Comme nous l’avons vu, il est dit aussi que le veau viendra paître : c’est-à-dire que c’est précisément de là-bas [d’Edom] qu’il tirera ses forces puis finalement, il en broutera toutes les jeunes pousses : il anéantira la royauté d’Édom et fera disparaître l’esprit d’impureté de la terre.

Et le Maharal d’achever son explication sur ces mots : Ce sujet est mystérieux même pour ceux qui comprennent car il est d’une grande profondeur. Voilà clairement le cheminement de la messianité de Yeshoua révélé par les Maîtres d’Israël !

Qui est celui-ci qui vient d'Édom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? C'est moi qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer. Pourquoi tes habits sont-ils rouges et tes vêtements comme les vêtements de celui qui foule dans la cuve ? J'ai été seul à fouler au pressoir et nul homme d'entre les peuples n'était avec moi ; je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur ; leur sang a jailli sur mes vêtements et j'ai souillé tous mes habits. Car un jour de vengeance était dans mon cœur et l'année de mes rachetés est venue. (Yeshayahou 63 :1-4)

Qui viendra d’Edom, les vêtements teints de rouge ? Comme nous le voyons dans ce texte, les temps messianiques débuteront avec la chute d’Edom et du Christ ; c’est seulement ensuite que se manifestera la véritable identité de Rabbi Yeshoua.

Tous ces enseignements rejoignent ainsi, le Talmud qui relate clairement que le Mashiah se trouve à la porte de Rome, d’Edom.

En effet, le Traité Sanhédrin 98a relate la singulière rencontre de Rabbi Yéhochoua ben Lévi avec le Mashiah. Voici ce qui arriva : Rabbi Yéhochoua rencontra tout d’abord Elyahou HaNavi à l’entrée de la grotte où s’était caché Rabbi Shimon bar Yo’haï. Il lui demanda quand viendrait le Mashiah. Va donc le lui demander, lui répondit Elyahou. Mais où le trouverai-je ? demanda Rabbi Yéhochoua ben Lévi. À la porte de Rome, fut la réponse d’Elyahou. Comment le reconnaîtrai-je ? demanda encore Rabbi Yéhochoua. Il est assis parmi les pauvres affligés de maladies. Ceux-ci défont tous leurs bandages, soignent leurs plaies et refont ensuite tous leurs pansements. Le Mashiah agit différemment : il enlève un seul pansement, soigne la plaie qu’il recouvrait puis le remet en place. Il agit ainsi pour chacune de ses plaies, de sorte que, s’il est appelé pour délivrer le peuple d’Israël, il ne tardera pas…

Le Talmud raconte que Rabbi Yéhochoua ben Lévi se rendit auprès du Mashiah et qu’il lui demanda : Quand viendras-tu, Rabbi ? Aujourd’hui, répondit le Mashiah à la grande joie de Rabbi Yéhochoua. Toutefois, le jour passa et le Mashiah ne vint pas. Rabbi Yéhochoua ben Lévi alla alors se plaindre auprès du prophète Elyahou que le Mashiah lui avait menti. Elyahou lui répondit que ce que le Mashiah voulait dire, correspondait au verset des Téhilim du Roi David : Aujourd’hui, si vous écoutez sa voix. (Téhilim 95 :7). Ainsi s’achève le récit de cette rencontre.

Il est certainement inutile de préciser que cette histoire fait partie des paroles de nos Sages qui ne sont pas à interpréter de façon littérale. Il s’agit là d’une allégorie qui renferme en elle, le mystère du Mashiah Yeshoua caché chez Essav. En effet, le Maharal de Prague nous prévient d’emblée que ce récit n’est pas à lire au premier degré : il ne s’agit pas d’un fait concret car les paroles des Sages sont abstraites de toute considération matérielle.

À quoi fait donc allusion ce récit si ce n’est au Mashiah Yeshoua déguisé et maquillé sous les habits du Christ ? La porte est l’endroit d’une maison où l’on rentre et d’où l’on ressort… La porte de Rome symbolise donc dans un premier temps, une entrée, soit le voilement de Yeshoua parmi les klipots d’Edom et en même temps, une sortie, c’est-à-dire la chute de Rome ou, plus généralement, la chute du royaume d’Edom, la quatrième et dernière puissance maîtresse de l’exil Juif. 

Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Yaakov, un sceptre s'élève d'Israël. (…) Il se rend maître d'Édom, il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force. (Bamidbar 24 :17-18)

Je l'aperçois mais pas immédiatement, c'est David ; je l'entrevois mais il n'est pas proche, c'est le Roi Messie. Une étoile a jailli de Yaakov, c'est David ; un sceptre se dressera en Israël, c'est le Roi Messie. (Rav Gabriel Dayan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     IHVH-Adonaï de la promesse n’est pas en retard, dont certains considèrent la lenteur, mais il est patient pour vous, ne voulant pas que quelques-uns soient perdus, mais que tous parviennent au retour.

 

  • IHVH-Adonaï de la promesse n’est pas en retard : dans le processus de la guéoula.

 

 

  • dont certains considèrent la lenteur : certains s’imaginent qu’Hashem est lent et qu’il doit envoyer rapidement la rédemption ; trop de souffrances, de perversités, etc…

 

COMMENTAIRE N°1

Le Rav Alexandri dit : Rabbi Yéhochoua ben Levi soulève une contradiction dans un verset traitant de l'engagement de D.ieu à racheter le peuple Juif. Dans le verset : Moi, le Seigneur en son temps, je le hâterai. (Yeshayahou 60 :22). Il est écrit : En son temps, indiquant qu'il y a un temps désigné pour la rédemption et il est écrit : Je vais l'accélérer, indiquant qu'il n'y a pas d'heure fixe pour le rachat. Le Rav Alexandri explique : S'ils méritent la rédemption par le repentir et les bonnes actions, je hâterai la venue du Mashiah. S’ils ne méritent pas la rédemption, la venue du Mashiah sera en son temps. (98a)

 

  • mais il est patient pour vous : dans notre intérêt [et non pour lui-même] … 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour mieux comprendre la pensée exprimée par l’Apôtre Shimon Kéfa, nous pourrons nous inspirer du Pirké Avot.

 

Il y eut dix générations depuis Adam jusqu’à Noa’h : c’est pour montrer combien, il est longanime car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à ce qu’il amenât sur eux les eaux du déluge. Il y eut dix générations depuis Noa’h jusqu’à Avraham : c’est nous pour montrer combien il est longanime car toutes les générations allaient en l’irritant, jusqu’à la venue d’Avraham Avinou qui recueillit la rétribution de tous. (Pirké Avot 5 :2)

Il y a eu dix générations d'Adam à Noa’h mais malheureusement, toutes ces générations ont continué à le provoquer jusqu'à ce qu'il fasse venir sur eux les eaux du déluge. Bien que toutes les générations entre Adam et Noa’h aient été mauvaises, D.ieu ne les a pas détruites immédiatement ; il a supporté leur provocation jusqu'à la dixième génération. Dans la souffrance de D.ieu, nous pouvons apprendre une leçon de patience et de pardon… Même si finalement D.ieu a décidé de détruire le monde, il ne l'a pas fait immédiatement mais a donné au monde une chance de se repentir. Soit dit en passant, nous apprenons également que D.ieu ne tolère pas la provocation pour toujours ; il finira par porter un jugement.

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Pour mieux comprendre la pensée exprimée par l’Apôtre Shimon Kéfa, nous pourrons également nous inspirer du Avot déRabbi Nathan.

 

Il y a eu dix générations d'Adam jusqu'à Noa’h. Cela vous enseigne que, même si toutes ces générations ont continué à irriter le Saint Béni, il n'a pas provoqué le déluge sur eux à cause des tsadikim et des saints parmi eux. Et certains disent que tant que Metushéla était vivant, le déluge n'est pas venu sur le monde et même quand Metushéla est mort, il a été retenu encore pendant sept jours, comme il est dit : Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre. (Béréshit 7 :10).  Que s'est-il passé pendant ces sept jours ? Ce furent les sept jours de deuil pour ce Tsadik qui avait empêché la punition. C'est pourquoi il est dit : Et c'était sept jours. Une autre interprétation est : Cela enseigne que le Saint Béni fixe un moment précis, après 120 ans, en espérant qu'ils pourraient toujours se repentir mais ils ne l'ont pas fait, et il est donc dit : Et c'était sept jours, c'est-à-dire les sept derniers jours du compte à rebours.  Une autre interprétation est : Cela enseigne que le Saint Béni a changé l'ordre du monde, qui a été créé en sept jours pour eux, et a fait lever le soleil de l'ouest et se coucher à l'est, en espérant qu'ils comprendraient et deviendraient effrayés et se repentiraient mais ils ne l'ont pas fait.  Une autre interprétation est : Cela enseigne que le Saint Béni leur a dressé une table et leur a donné un avant-goût du Olam Haba, afin qu'ils se rassemblent et se disent : Nous avons perdu toute cette bonté et nous avons causé la destruction de nos descendants comme il est dit : Et D.ieu vit la terre et elle avait été détruite. (Béréshit 6 :12) (Avot DéRabbi Nathan 32 :1)

  • ne voulant pas que quelques-uns soient perdus : un délai est accordé au monde pour lui permettre de faire téchouva.

 

 

  • mais que tous parviennent au retour : effectivement, le but d’Hashem est de nous voir tous faire téchouva.

 

COMMENTAIRE N°4

Rav dit : Toutes les fins de jours qui ont été calculées sont passées, la question ne dépend plus que du repentir et des bonnes actions. Lorsque le peuple Juif se repentira, il sera racheté. Et Shmouel a dit : Même sans repentir, ils seront dignes de rachat en raison des souffrances qu'ils ont endurées pendant l'exil. La Guémara note : Ce différend est parallèle à un différend entre les Tannaim : Rabbi Eliezer dit : Si le peuple Juif se repent, il sera racheté et sinon il ne sera pas racheté. Rabbi Yéhochoua lui a dit : S'ils ne se repentent pas, ne seront-ils pas du tout rachetés ? Au lieu de cela, le Saint Béni soit-Il, établira pour eux un roi dont les décrets seront aussi sévères que ceux émis par Haman et le peuple Juif n'aura d'autre choix que de se repentir, ce qui le ramènera sur la bonne voie. (Sanhédrin 97b)

 

COMMENTAIRE N°5

Nous pourrons nous inspirer d’une histoire Juive relatée lors de la période du coronavirus, afin de mieux comprendre les mécanismes dans le Ciel concernant la venue du Mashiah. 

Barouh Dayan HaEmet. Hier, la femme du Rav Batzri chlita, était dans un état très grave avec de grosses difficultés respiratoires. Elle avait du mal à dormir. Pourtant, hier après-midi, elle s'est endormie pendant quatre heures consécutives. Quand elle s'est réveillée, elle a dit qu'elle était là-haut et a vu qu'il y avait un grand débat dans le ciel entre les tsadikim et les anges. Les tsadikim demandent à D.ieu d d'envoyer immédiatement le Mashiah, alors que les anges s'y opposent… Elle a dit qu'il y avait d'énormes bruits en haut. Elle a obtenu la permission des tsadikim de descendre et de dire au peuple d'Israël ce qui se passait là-haut. Alors ils lui ont dit : Descendez et faites-en sorte que les Juifs soient dans l'unité et l'amour et c'est ainsi que le salut viendra maintenant. Le Rav Shlomo Batzri chlita demande à chacun et chacune d'entre nous de devenir plus solidaires maintenant, en pensant positivement les uns aux autres. Avec beaucoup de chaleur et d'amour entre nous. Le Rav a demandé de publier Le message à tout le peuple d'Israël. Sa femme est décédée le lendemain matin.

 
 
 

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15.     Estimez la patience salvatrice de notre Adôn, comme notre frère aimé, Paulos, selon la sagesse à lui donnée, vous l’a déjà écrit.

 

  • Estimez la patience salvatrice de notre Adôn : dans le sens, où Hashem nous permet de nous sanctifier tous les jours et pour d’autres, cette patience leur permet également de faire téchouva avant le retour du Mashiah. Cela correspond aux enseignements de la Didaké : Que la grâce arrive et que ce monde passe ! Hosanna au Fils de David ! Si quelqu'un est saint, qu'il vienne ; s'il ne l'est pas, qu’il fasse téchouva. (Didaké 10 :4).

 

 

  • comme notre frère aimé, Paulos : contrairement aux dires des anti-pauliniens, Shimon Kéfa reconnaissait publiquement Shaoul comme étant un Apôtre du Mashiah et un frère bien-aimé.

 

 

  • selon la sagesse à lui donnée : cela fait référence au langage ‘hassidique de l’Apôtre Shaoul.

 

COMMENTAIRE N°1

Comme aux temps apostoliques, il existe des Juifs Messianiques [croyants en la messianité de Yeshoua] ne reconnaissant pas le message évangélique de l’Apôtre Shaoul comme étant un message de Torah ; l’accusant au contraire, de l’avoir aboli. 

Plusieurs points seront ainsi, abordés afin de démontrer l’importance de l’Évangile de Shaoul et afin de prouver qu’il a toujours été et sera, un observateur de la Torah. (Actes 21 :24).

Pour commencer, il faut tout d’abord savoir que l’Apôtre Shaoul a reçu un message divin particulier comparable à celui de la ‘Hassidout d’aujourd’hui notamment, concernant notre lien avec le Tsadik ; chez Shaoul, cela fait référence aux termes de la foi, de la justification, de l’Esprit et de la grâce.

Ceci est confirmé par l’Apôtre Shimon Kéfa lorsqu’il déclare : Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Shaoul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est ce qu'il fait dans toutes les Lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. (2 Kéfa 3 :15-16).

 

Analysons l’expression "la sagesse qui lui a été donnée" utilisée par Shimon Kéfa ; en fait, on pourrait entendre qu’Hashem lui donnée une ‘hokhma paraissant différente de celle prêchée par l’autorité Nazaréenne : soit celle de Yaakov. D’ailleurs, ce n’est pas étonnant car parlons de Yaakov HaTsadik, choisi par le Mashiah pour être notre Chef… (Toma 1 :12).

 

Petite précision, le but du développement ne sera pas du tout de dénigrer Yaakov, ‘hass véchalom, car toutes ses décisions, selon l’Évangile de Toma, prévalent sur toutes celles des autres Apôtres, dont celles de Shaoul ; le but sera simplement de comparer les deux personnages car ils sont souvent opposés, bien que frères Nazaréens d’une même communauté et serviteurs d’un même Rabbi.

 

Pour commencer, selon les Évangiles, Yaakov n’a pas reconnu l’autorité de Yeshoua lorsqu’il était encore vivant comme il est dit : Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui. (Yohanan 7 :5) ou encore : Comme Yeshoua s'adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler. (Matityahou 12 :46). En conséquence, à la lumière de ces informations, on pourrait en conclure que selon les Évangiles, Yaakov HaTsadik n’était pas forcément tourné vers les notions d’attachement au Tsadik étant donné qu’il était lui-même le frère de Yeshoua et ne croyait pas en lui. On pourrait même se demander comment est-ce possible, lui qui était pourtant tellement proche du Mashiah ? Au fil des années, Yaakov a bien reconnu la messianité de Yeshoua mais pour autant, il avait et ce bien qu’il soit compté, selon Flavius Joseph, parmi les Maîtres de Jérusalem, des "carences spirituels" au niveau de ses concepts ‘hassidiques… En fait, à un moment de sa vie, Yaakov HaTsadik s’est clairement demandé : la Torah de mon frère Yeshoua est-elle valable ? Fait-elle véritablement de lui, le Mashiah du Am Israël ? Avant de s’engager dans la messianité de son frère, Yaakov eut de nombreux doutes, ce qui implique forcément des carences dans sa foi dans le Tsadik, bien qu’encore une fois, il soit un Gaon dans la Torah... En conclusion, Rabbi Yaakov était un grand Tsadik, un expert dans les mitsvot et dans la halakha et pourtant, il n'a pas réussi à atteindre un bitoul parfait avec Yeshoua lorsqu’il était encore en vie. Or, il est enseigné dans la ‘Hassidout : L’homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et se dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I).

 

Pour mieux comprendre tous ces principes, nous pourrons nous inspirer d’une histoire rapportée par le Rav Avraham Ifra’h.

 

Un jour, Rabbi Na’hman et ses talmidim se réunirent et étudièrent un passage du Talmud. Or, l’opinion de certains de ces talmidim divergeaient de celle de Rabbénou et parmi eux, figurait Rabbi Youdel. Rabbénou s’adressa à lui en ces termes : Reb Youdel, si je te prouve que tu as tort, acceptes-tu que je te donne une claque ? Rabbi Youdel, sûr de lui, acquiesça… Évidemment, par la suite, Rabbénou parvint à démontrer la justesse de son point de vue et donna une petite frappe sur la joue à son talmid, conformément à leur accord. Toutefois, Rabbi Youdel en fut heurté… Quelques jours plus tard, Rabbénou lui adressa les paroles suivantes : Te souviens-tu de ce moment où j’ai légèrement levé ma main sur toi ? Sache qu’à ce moment même, ta fille était souffrante et sur le point de périr. En agissant ainsi, j’ai pu soigner ta fille mais comme tu as conservé quelques sentiments négatifs, celle-ci ne guérira pas totalement et l’un de ses doigts demeurera paralysé. (Rapportée par le Rav Avraham Ifra’h)

L'enseignement prioritaire de cette vision ‘hassidique est donc de faire totalement confiance au Tsadik, que ce soit dans son étude de Torah, dans son approche de la halakha, dans sa façon de voir les choses, etc... Rabbi Youdel était un grand Tsadik, tout comme Yaakov dans les mitsvot et dans la halakha et pourtant, dans ce cas précis, il ne s’est pas soumis aux interprétations toraïques du Tsadik et de la même façon, ce fut exactement le même cas pour Yaakov avec Yeshoua.

 

Or, qu’est-il également enseigné dans notre Sainte Torah ? Même si la notion d’un rejet clair n’est pas du tout présente chez Yaakov, qui a rejeté Yossef HaTsadik ? Comme l’enseigne le Rav Avraham Ifra’h, Yossef voulait rapprocher ses frères et leur a dit qu’il était le Tsadik de la génération mais ces derniers n’ont rien voulu entendre et l’on vendu en Égypte. Les fils de Yaakov n’étaient-ils pas des experts en étude de Torah, en mitsvot et en halakha ? N’étaient-ils tous pas de grands Prophètes au point d’ailleurs, où leurs prophéties nous dépasserait complétement ? Quel étaient leurs carences ? Elles étaient manifestes dans leur attachement au Tsadik… Dans le même élan, la Torah nous précise que les frères de Yossef se sont rendus en Égypte pour cause de famine et les Sages commentent ce verset en enseignant qu’il s’agissait, en réalité, d’une famine spirituelle. Ainsi, les frères de Yossef pensaient qu’ils pourraient retirer leur vitalité de leurs propres moyens mais ils commirent une véritable erreur. Sans l’attachement à Yossef, sans l’attachement au véritable Tsadik de la génération, la vitalité n’est plus ; le service d’Hashem le plus pur demeure incomplet. (Rav Avraham Ifra’h).

 

Tous ces enseignements nous prouvent que malgré toute l’immensité de notre Torah, la priorité est de se soumettre au Tsadik et ceci, nous permet de mieux comprendre les paroles de l'Apôtre Shaoul : Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance du Mashiah Yeshoua mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout et je les regarde comme de la boue, afin de gagner le Mashiah. (Philippiens 3 :8). Et n’est-il pas aussi enseigné au sujet de Rabbi Nathan qu’il jeta également toute sa grandeur, toute sa sagesse et toutes ses compréhensions de Torah pour celles de Rabbi Na’hman ? Et n’est-il pas aussi enseigné qu’il abandonna tous ses acquis pour s’inclure dans les enseignements Breslev de son Maître ? Aurait-il lui aussi aboli la Torah ? Et bien oui et cette Torah, c’était la sienne ! C’est exactement l’attitude et le message de l’Apôtre Shaoul ; il voua sa vie entière, avec une abnégation totale, à servir son Maître, à propager sa Torah et sa lumière dans le monde tout comme Rabbi Nathan l’a fait avec Rabbi Na’hman.

 

En termes plus généraux, l’Apôtre Shaoul a regardé toutes ses acquis de Torah comme lui étant nuisibles car cela l’aurait empêché d’atteindre la véritable lumière du Tsadik de vérité et en effet, comme nous l’avons dit, la confiance de Yaakov dans ses mérites ou dans ces conceptions de la Torah, lorsque le Mashiah était encore en vie, lui cachait les trésors qu’Hashem voulait lui donner par les mérites parfaits du Tsadik. Or, il est enseigné dans la ‘Hassidout, qu’on doit négliger sa connaissance et ses propres idées, comme si on ne savait rien d'autre que ce que l'on reçoit du Tsadik et du Sage authentique. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Tsadik)

 

Pour continuer dans les paroles de Shimon Kéfa, l’Apôtre du Mashiah, dans sa seconde Lettre aux communautés Nazaréennes, nous apprend que les enseignements de Shaoul sont tordus et provoquent la chute spirituelle de plusieurs car comme cela est précisé, dans ses Lettres, il y a des points qui sont difficiles à comprendre… Par conséquent, quel est le danger dénoncé par Shimon Kéfa ? C’est que les enseignements ‘hassidiques dits "pauliniens" nous détournent des chemins de la Torah et par conséquent, à chaque fois, que nous étudions Shaoul ; il faudra l’étudier dans un cadre purement toraïque comme lui-même l’a déclaré : Je t'avoue bien que je sers le D.ieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la Torah et dans les Prophètes. (Actes 24 :14).

Bien que pour les anti-pauliniens, le verset tiré de la seconde Lettre de Shimon Kéfa serait un rajout postérieur, ces paroles sont pourtant, en parfaite adéquation avec les problèmes actuelles de notre génération où justement, les propos de Shaoul ont transformé l’authentique Kéhila Nazaréenne en ֤Église paganisé du Christ romain. En réalité, s’il s’agissait d’un rajout, l’auteur serait un véritable Prophète car comme on le sait, pour les chrétiens, les propos de Shaoul sont clairs comme de l’eau de roche : Christ est la fin de la Loi. (Romains 10 :4) mais pour ceux qui étudient les Lettres de l’Apôtre du Mashiah avec une vision ‘hassidique ; il ne fait aucun doute que Shaoul n’a jamais aboli un iota de la Torah conformément aux ordres de son Rabbi : Car, je vous le dis en vérité, tant que le Ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la Torah un seul yod ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’une de ces plus petites mitsvot et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux. (Matityahou 5 :18-19). Pour preuve, non seulement Shaoul a forcément entendu parler de ces paroles rapportées par Matityahou mais il est clairement précisé : Hommes frères, je suis paroush, fils de paroush. (Actes 23 :6). Dans ce passage, Shaoul précise bien : "Je suis" et non pas "J’étais" … Comme nous l’avons vu, il est aussi dit : Je t'avoue bien que je sers le D.ieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la Torah et dans les Prophètes. (Actes 24 :14) ou encore :  Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères. (Actes 28 :17). Ici encore, Shaoul dit que non seulement, il n'a rien fait contre la Torah mais même contre une simple coutume, il n'a pas levé le petit doigt !

De plus, tout simplement, comment Shaoul pourrait-il abolir la Torah alors que Yeshoua ne l’a jamais fait en son temps et ne l’a même jamais enseigné ou encore envisagé ?  Pour preuve également, combien de Nazaréens ou de Messianiques pratiquent-ils aujourd’hui la Torah tout en étudiant Shaoul ? Il est clairement visible au travers de tous leurs témoignages vivants, qu’il est largement possible, bien qu’on puisse émettre certaines réserves sur deux ou trois versets [donnés dans un contexte particulier à une époque particulière et ce, pour des personnes ayant des problèmes particuliers] aligner la Torah et le Rabbi de Tarse ! En conséquence, comme le déclare l’un des autres chefs de la Kéhila Nazaréenne, Shimon Kéfa, tous les "lecteurs de Shaoul" devraient bien connaître la Torah et être affermies dans la tradition Juive afin de ne pas tordre ou mal interpréter le sens de ses Écrits. Ainsi, à chaque fois que l’Apôtre Shaoul nous enseigne sur la Torah, il faudra faire preuve d’une extrême prudence pour nous assurer de bien comprendre ce qu’il souhaite nous faire comprendre et éviter ainsi, d’être décrit comme des personnes ignorantes et mal affermies. (2 Kéfa 3 :15-16).

Dans un premier temps, chercher à connaître le contexte des versets est primordial car le contexte nous transmet toujours les clés nécessaires afin de bien interpréter correctement toutes Lettres apostoliques. Par exemple, pour bien comprendre la Lettre aux Nazaréens de Galatie, il est nécessaire d’étudier les conflits entre les proushim de Beit Hillel [Shaoul] et les proushim de Beit Shammaï dénoncés dans ce verset : des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons dans le Mashiah Yeshoua, avec l'intention de nous asservir. (Galates 2 :4).

Si nous considérons, comme le font les chrétiens, les Écrits de Shaoul en supposant qu’il fait toujours référence à l’ancienne "loi abolie" des Juifs alors cela ne fait aucun doute, la théologie que nous allons construire sera complétement erronée à l’image de celle du christianisme… En effet, comme on le sait, certains versets de Shaoul cités hors contexte sont souvent utilisés par les chrétiens pour légitimer une doctrine évangélique erronée, comme celle qui affirme que les talmidim de Yeshoua n’ont plus à obéir à la Torah. Comme le dit Shimon Kéfa, il était déjà difficile, il y a plus de 2000 ans de suivre les enseignements ‘hassidiques de l’Apôtre Shaoul ; alors à combien de plus forte raison aujourd’hui… Alors concentrons-nous pour justement pour en faire le tikoun ! Car le principe spirituel annoncé par Shimon Kéfa est clair : si certains en tordent le sens ; le but de la Kéhila Nazaréenne est de les kashériser et par conséquent, de rapprocher la guéoula.

Alors comment comprendre Shaoul ? Nous pourrons commencer par la ‘Hassidout… Par exemple, pour la ‘Hassidout Breslev, les notions de l’attachement au Tsadik sont prioritaires sur les œuvres de la Torah tout comme pour Shaoul comme il est enseigné : Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les œuvres de la Torah que l'homme est justifié mais par la foi dans le Mashiah Yeshoua. (Galates 2 :16). Dans le même élan, voici un exemple des enseignements ‘hassidiques sur le sujet : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I) ou encore : On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8) et également : Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111). Pour la Hassidout Breslev, le message est clair : la priorité et le plus grand mérite d’un homme lui accordant, les portes du Olam Haba et de la miséricorde divine ; c’est le Tsadik et non ses œuvres de Torah.

À ce sujet, il est également enseigné qu’un jour, on demanda à Rabbi Nathan de Breslev : Qu'est-ce qui est plus grand, un homme moyen qui s'attache au Tsadik ou un homme grand par ses propres mérites ? Rabbi Nathan répondit : Lorsqu’on apportait à Moshé un don pour le Tabernacle, il l'acceptait sans s'occuper de juger le donateur à sa juste valeur. Or, si quelqu'un apportait un objet extrêmement précieux, s'il ne passait pas par Moshé, il n'avait tout simplement aucune valeur… Seul Moshé eu le pouvoir d'ériger le Tabernacle et d'y mettre chaque chose à sa place. (Avanéha Barzel 63).

Ainsi, la Torah et les mitsvot sont des lumières et des bougies, pour quérir et chercher par elles, le Tsadik authentique jusqu'à ce qu'on l'ait trouvé. (Otsar Hahira, Tsadik 57) et c’est le secret du verset : Ainsi la Torah a été comme un pédagogue pour nous conduire au Mashiah afin que nous fussions justifiés par la foi. (Galates 5 :24).

Comme nous pouvons le constater, tout le message de l’Apôtre Shaoul est un message s’incluant totalement dans le milieu de la ‘Hassidout et c’est d’ailleurs pour cela, qu’il nous est aujourd’hui possible de désigner les enseignements de Yeshoua sous l’Alliance Renouvelée comme étant de la ‘Hassidout Nazaréenne pure. Or, tout ceci n’est possible que grâce à Shaoul et en partie à l’Apôtre Yohanan, qui d’ailleurs au passage, est considéré selon certaines sources, comme étant le talmid bien-aimé du Mashiah. (Yohanan 21 :20). Et pourquoi ? Car Yohanan était certainement celui qui fut le mieux attaché à Yeshoua selon ce principe ‘hassidique et c’est d’ailleurs, ce même Apôtre qui rapporte le schéma du vigneron, du cep et des sarments comme il est dit : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Yohanan 15 :5) ; autrement dit, tout service divin qui n’est pas connecté au Tsadik est sans valeur, qu’on adhère à cette doctrine ou non, le résultat final sera le même car tout dépend du Tsadik !    

 

  • vous l’a déjà écrit : dans toutes ses différentes Lettres.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     comme aussi dans toutes les lettres où il parle de cela. Certains passages en sont difficiles à comprendre ; les non-instruits et les instables les distordent, comme d’ailleurs le reste des Écrits, pour leur propre ruine.

 

  • comme aussi dans toutes les lettres où il parle de cela : les Apôtres parlaient de la patience d’Hashem afin que le maximum parviennent à la téchouva ; par conséquent, ce message est toujours d’actualité : chaque homme et surtout chaque Nazaréen doivent continuer de faire téchouva et à se sanctifier davantage jusqu’au retour du Mashiah. 

 

 

  • Certains passages en sont difficiles à comprendre : en effet, les concepts de la ‘Hassidout sont extrêmement profonds et peuvent être mal interceptés.

 

 

  • les non-instruits et les instables les distordent : l’Apôtre Shimon Kéfa prophétisait l’interprétation essavique/édomite des chrétiens. 

COMMENTAIRE N°1

Comme le déclare l’un des autres chefs de la Kéhila Nazaréenne, Shimon Kéfa, tous les "lecteurs de Shaoul" devraient bien connaître la Torah et être affermies afin de ne pas tordre ou mal interpréter le sens de ses Écrits. Par conséquent, à chaque fois que l’Apôtre Shaoul enseigne sur la Torah, nous devons faire preuve d’une extrême prudence pour nous assurer de bien comprendre ce qu’il souhaite nous faire comprendre et éviter ainsi, d’être décrit comme des personnes "ignorantes et mal affermies" ... Dans un premier temps, connaître le contexte des versets est donc primordial car le contexte nous transmet toutes les clés nécessaires afin de bien interpréter correctement les propos de Shaoul.

Si nous considérons, comme le font les chrétiens, les Écrits de Shaoul en supposant qu’ils se réfèrent toujours à l’ancienne "loi des Juifs abolie" de D.ieu, alors la théologie que nous allons construire sera complétement erronée à l’image de celle du christianisme… En effet, comme on le sait, certains versets de Shaoul cités hors contexte sont souvent utilisés par les chrétiens pour légitimer une doctrine évangélique erronée, comme celle qui affirme que les talmidim de Yeshoua n’ont plus à obéir à la Torah. 

Comme le dit Shimon Kéfa, il était déjà difficile, il y a plus de 2000 ans de suivre les enseignements ‘hassidiques de l’Apôtre Shaoul ; alors à combien de plus forte raison aujourd’hui… 

COMMENTAIRE N°2

Rabbi Moshé Valle fut l’enseignant et le bien-aimé de l'un des plus grands kabbalistes de l'histoire, Rabbi Moshé Haïm Luzzato. Nous parlons ainsi d'une âme profonde et extrêmement puissante ; d’ailleurs, ce grand Rav kabbaliste a révélé quelques secrets profonds et extraordinaires concernant la Kabbale, Jésus, le christianisme et le Messie.

En effet, Rabbi Moshé Valle a écrit un manuscrit en italien/hébreu, appelé : I Sette Giorni della Verita.

Voici plusieurs citations de ce manuscrit.

Il est répugnant de voir comment la falsification des enseignements de Jésus a été faite afin d'empêcher ce qui allait être la rédemption des nations. Il a été envoyé pour les sauver de leurs misères mais les enfants d'Israël ont refusé de croire que la puissance de D.ieu coulait à travers Jésus et qu'il était venu racheter les non-Juifs. 

Les chrétiens ont également refusé de croire que tout venait du D.ieu unique, de la lumière unique. (…) D’ailleurs, les chrétiens ne comprennent pas les vrais enseignements de Jésus parce qu'ils n'utilisent pas la Kabbale pour le comprendre. Si les chrétiens ne faisaient pas la séparation entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit mais voyaient l'unité, que c'était la lumière unique d'un D.ieu unique traversant Jésus, il n'y aurait pas de problème avec le christianisme. Or, lorsque vous commencez à faire des distinctions entre les aspects de la lumière unique, c'est comme un arc-en-ciel, où vous voyez des couleurs individuelles mais pas l'unité sous-jacente de la lumière blanche. 

Jésus n'a jamais dit aux gens d'adorer les idoles, il n'y avait donc aucune raison de le tuer. (…) Il y a beaucoup de fausses informations et de confusion sur les raisons pour lesquelles Jésus a vraiment été tué. Cela a été fait exprès pour mettre en place des conflits, des troubles et des disputes. L'ensemble des conflits entre les deux confessions n'a en fait aucun fondement. (…) Oui, l'ensemble des conflits entre le christianisme et la Torah n'a aucune base. (…) Néanmoins, comme on le sait, le repentir se trouve d'abord dans la Torah et non dans le christianisme.

Le but du christianisme était de transformer Jésus en idole mais seules les fausses informations sur Jésus et le christianisme, instaurées par l'Église, créent l'idolâtrie. Or, lorsque vous enlevez ces mensonges et que vous comprenez la vérité kabbalistique, alors c'est bel est bien, toute la Torah. (…) Jusqu'à présent, Yaakov [les Juifs] et Essav [les chrétiens] se battent ; ce sont deux nations qui se contredisent mais en réalité, ils auraient pu faire alliance pour créer la plus grande force du monde.

Jésus a été envoyé pour apporter le salut aux autres nations, c'est pourquoi les non-Juifs ne l'ont jamais lâché. (…) De plus, les Juifs étaient contraints de vivre en exil parmi les nations adorant les idoles ; ainsi, D.ieu n'a pas voulu abandonner les Juifs, ni les non-Juifs alors, la vérité et la lumière, soit les vrais enseignements du Zohar, ont été cachées à l'intérieur du christianisme pour donner une bouée de sauvetage et un cordon ombilical à tous, de sorte que lorsque le Mashiah serait destiné à régner et que la rédemption serait proche, le monde pourrait être en mesure d'embrasser la vrai Kabale et la vérité qui sous-tendent le christianisme.

Le christianisme, pris à la lettre, semble adorer les idoles mais lorsque vous voyez le christianisme à travers la lentille de la Kabbale, il est peut-être compris comme la sagesse qui provient du Zohar… Le christianisme a une emprise magnétique sur les gens, de la même manière que la Kabbale a toujours fasciné les grands esprits qui ont eu le mérite de l'étudier à travers l'histoire. Les gens peuvent sentir la vérité, même lorsqu'elle est recouverte de couches de faux vêtements.

Rabbi Moshé David Valle précise que c'est bien la puissance de D.ieu qui coulait à travers Jésus comme elle coulait au travers de tous les kabbalistes. Or, concernant la divinité de Jésus, Rabbi Moshé David explique : Prenons une lampe. Une lampe révèle la lumière mais la lampe n'est pas la lumière. La lampe n'est pas le courant électrique lui-même. La lampe n'est qu'un vase vide, un canal, qui révèle l'énergie électrique et la lumière. C'est la même chose avec Jésus, Rabbi Shimon bar Yo’haï ou encore Rabbi Akiva et tous les kabbalistes de l'histoire. Ils agissent comme des vases et des canaux qui révèlent la seule lumière qui brille du seul D.ieu. Les problèmes commencent lorsque nous commençons à confondre la lampe avec l'électricité et l'énergie elles-mêmes, c'est ce qui conduit à l'adoration des idoles. Cette vision erronée explique pourquoi nous n'avons pas réussi à mettre fin à la mort et à la guerre dans ce monde. Nous ne sommes pas encore connectés à la simple unité et vérité de l'unique courant électrique divin, la seule force divine qui anime toute réalité. Le Zohar est le seul Livre qui révèle tous ces secrets sur la Torah et les vrais enseignements de Jésus ; et la vérité et l'unité sous-jacentes qui existent entre le christianisme, la Torah et même l’Islam, trois aspects du D.ieu unique révélé par Avraham, il y a environ 4000 ans. C'est cette séparation qui corrompt la religion et produit la mort, la destruction et l'intolérance. Cette vision erronée est ce qui crée aussi une religiosité radicale et militante qui n'a aucun semblant de spiritualité, de gentillesse et de soins pour son prochain. Le sens littéral est l'opposé de la vérité kabbalistique et ainsi, la religion se comporte à l'opposé de la bonté que la Bible, Jésus et Moshé nous ordonnent de partager avec nos semblables. La lecture littérale de la sagesse biblique est complètement à l'envers quand il s'agit de vérité, il nous a été laissé de le retourner du bon côté afin que nous puissions participer à l'arrivée du Gan Eden. Cette vérité spirituelle plus profonde ne se trouve que dans le Zohar qui renverse tout… Or, c'est l'ego qui crée la séparation entre les gens et nous fait percevoir la séparation à l'intérieur de toutes les religions du monde.

 

  • comme d’ailleurs le reste des Écrits : du Tanakh.

 

 

  • pour leur propre ruine : ainsi, les chrétiens se sont effondrés et s’effondreront malheureusement encore dans le futur comme cela a été prophétisé par Ovadia : La maison de Yaakov sera un feu et la maison de Yossef une flamme mais la maison d'Essav sera du chaume, qu'elles allumeront et consumeront et il ne restera rien de la maison d'Essav car l'Éternel a parlé. (Ovadia 1 :18).