CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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1.     Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien avons-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous, ou de vous ?

 

  • Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes : il ressort du premier verset qu’il était nécessaire et habituel autrefois dans la Kéhila, de donner aux frères et sœurs qui allaient dans un lieu où ils n'étaient pas connus, une lettre de recommandation d’une communauté locale. Le but d'une telle lettre est de transmettre un témoignage fiable et un moyen important de maintenir l'ordre dans la maison de D.ieu. Or, malheureusement, certaines lettres étaient parfois corrompues et provenaient de milieux croyants en Yeshoua déviants... Dans ce cas précis, Shaoul et ses compagnons d’œuvres précise qu’ils n’ont, quant à eux, pas besoin de lettres de recommandation pour enseigner les Corinthiens. Comment donc une communauté aurait-elle pu exiger une telle lettre de ceux qui étaient à l'origine de son existence ?

 

J'ai planté, Apollos a arrosé mais D.ieu a fait croître. (1 Corinthiens 3 :6).

 

Car, quand vous auriez dix mille Maîtres dans le Mashiah, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés dans le Mashiah Yeshoua par l'Évangile. (1 Corinthiens 4 :15)

 

 

  • Ou bien avons-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation : Shaoul déclare ouvertement aux Nazaréens de Corinthe que si d’autres ont besoin de lettres de recommandations, lui cherche ailleurs ses lettres de créance ; d’abord, dans l’influence de l’Évangile sur les cœurs mais également dans la mission et dans la force qu’il a reçue directement d’Hashem comme il est dit : C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre du Mashiah, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre mais avec l'Esprit du D.ieu vivant, non sur des tables de pierre mais sur des tables de chair, sur les cœurs. Cette assurance-là, nous l'avons par le Mashiah auprès de Dieu. Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de D.ieu. (2 Corinthiens 3 :2-5)

 

  • pour vous, ou de vous : on peut conclure de ces mots que certains Juifs Messianiques venaient à Corinthe munis de lettres de recommandation de la part d’autres communautés et qu’ils s’en faisaient également donner par les Corinthiens pour d’autres villes.

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Notre lettre, c’est vous, écrite dans nos cœurs, pénétrée et lue par tous les hommes.

 

  • Notre lettre, c’est vous, écrite dans nos cœurs : l’Apôtre partage un enseignement vraiment extraordinaire ; au-delà de simples lettres de recommandation, Shaoul déclare en avoir d’autres bien plus valables : celle des Corinthiens eux-mêmes, passés par son ministère de la mort à la vie, témoignage vivant de la puissance d’Hashem dans le Mashiah, témoignage que tous les hommes peuvent contempler.

 

  • pénétrée et lue par tous les hommes : comme nous l’avons compris, les Corinthiens étaient eux-mêmes une lettre de recommandation pour Shaoul et ses compagnons. En vertu de leur foi, ils étaient les preuves vivantes de la puissance divine de l'Évangile que l’Apôtre annonçait, et tous les hommes pouvaient voir cette lettre et la lire ; combien cela confirme la vérité de ces paroles : le monde ne doit pas lire de simples Écrits bibliques, le monde doit lire ces Écrits dans la vie des talmidim du Mashiah ! Puissions-nous toujours être conscients de ce fait et de la responsabilité qui y est liée !

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6.     qui nous a rendus capables de servir le pacte neuf, non par la lettre, mais par le souffle, car la lettre tue, mais le souffle vivifie.

 

  • qui nous a rendus capables de servir le pacte neuf : la Brit Hadasha.

 

 

  • non par la lettre, mais par le souffle : par le Rouah Hakodesh du Mashiah.

 

  • car la lettre tue, mais le souffle vivifie : l’attachement au Tsadik permet de vivre une Torah de connexion avec Hashem.

 

En effet, comme on le sait, le Judaïsme n’est pas une religion mais un réel mode de vie connecté au Maître du monde ; combien cette attachement est grand par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh en Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre ce concept exposé par l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’une connaissance en Torah. Nous en disposons déjà, les fondamentaux ont d’ores et déjà été révélés… Les bibliothèques regorgent de livres de Torah, les vidéos de cours circulent sur Internet, les feuillets sont légion, etc… Ce dont nous avons soif, c’est d’une sorte de manuel afin d’appliquer cette connaissance à notre vécu. Nous avons ce besoin de transposer le savoir d’Hashem à notre vie. C’est la raison pour laquelle nous nous en référons à Hashem, afin que celui-ci puisse nous guider dans notre marche à suivre et face à ce besoin, Hashem communique avec nous au travers des paroles qui nous sont adressées, au travers des odeurs que nous respirons et au travers de tous les autres messages qui nous parviennent et qui sont interprétés par nous. (Rav Avraham Ifra’h)