CHAPITRE 12

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COMMENTAIRES 

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6.     Oui, si je voulais être fier, je ne serais pas fou, je ne dirais que la vérité. Mais j’en fais l’épargne, de peur qu’on ne me compte pour plus qu’il n’est vu ou entendu de moi sur l’importance de ces découvrements.

 

 

  • Oui, si je voulais être fier, je ne serais pas fou : l’Apôtre Shaoul aurait pu se glorifier de l’excellence de ses révélations mais ne le faisait pas.

 

 

  • je ne dirais que la vérité : ce serait un comportement orgueilleux mais pourtant, totalement vrai…

 

 

  • Mais j’en fais l’épargne, de peur qu’on ne me compte pour plus qu’il n’est vu ou entendu de moi : pour ne pas plus être élevé par les autres Nazaréens… L’Apôtre Shaoul était un homme extrêmement humble.

 

 

  • sur l’importance de ces découvrements : cela fait référence aux révélations d’Hashem par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh en Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les notions de tels révélations, il pourra être intéressant de s’inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Il est dit qu’à l’ouverture de la mer rouge, une simple servante vit des révélations que les plus grands prophètes ne virent pas. Comment cela est-il possible ? Par le mérite de Moshé Rabbénou, le Tsadik de la génération de l’époque. De même, de nos jours, l’attachement au Tsadik nous propulse dans notre service divin. L’attachement au Tsadik fait de nous des personnes énergiques, confiantes, motivées, heureuses, assoiffées de Torah et emplis de crainte du ciel. Si seulement tout le monde savait qu’un tel cadeau existait ! Il faut beaucoup prier pour que le monde découvre le Tsadik, afin que l’humanité puisse bénéficier de ce présent magnifique. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Aussi, de peur que je ne m’exalte, il m’a été donné une écharde dans la chair, un messager de Satân, pour me souffleter, afin que je ne m’exalte pas. 

 

 

  • Aussi, de peur que je ne m’exalte : Hashem souhaitait préserver l’Apôtre Shaoul de tout orgueil afin qu’il demeure dans la vertu de l’humilité. Même si parfois les événements sont incompréhensibles et difficiles, combien Hashem a toujours soin de ses enfants !  

 

 

  • il m’a été donné une écharde dans la chair : un handicap.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre la notion de l’écharde lié à l’élévation spirituelle, nous pourrons nous inspirer d’une histoire talmudique rapporté par le Rav Shalom Arush.


L’épreuve d’un homme peut être la laideur. Néanmoins, ceci est en réalité, sa perfection ; Hashem ayant vu qu’il ne pouvait parvenir autrement à sa réparation et sa perfection dans ce monde. Par exemple, parlons de la laideur du Tsadik, Rabbi Yéhochoua ben Hanania, qui était l’une des plus grandes personnalités de sa génération. On rapporte dans le Traité Tanit, qu’une fille de roi lui avait dit avec mépris : La sagesse ne supporte pas un récipient hideux car celle fille ne pouvait comprendre comment la Sainte Torah pouvait résider dans un homme aussi laid. Rabbi Yéhochoua lui demanda : Dis-moi, je te prie où ton père conserve son vin ? Elle répondit : Pourquoi ? Dans des jarres en terre cuite, bien sûr ! Il rétorqua : Pourquoi un roi tellement grand et riche a-t-il besoin de mettre son vin de qualité dans de simples récipients de terre ? Va dire à ton père qu’il mette son vin dans des récipients d’or qui sont tellement plus beaux ! Cette matrone dit donc à son père de conserver son vin dans des jarres d’or. Après quelque temps, le roi demanda à boire de son vin de qualité mais le vin avait tourné au vinaigre. Le roi s’enquit de la raison du désastre. Ses serviteurs lui expliquèrent alors que les récipients d’or ne sont pas appropriés à la conservation du vin. Le roi appela sa fille et lui demanda pourquoi elle avait causé la détérioration de son vin de qualité. Sa fille lui répondit : Ce n’est pas ma faute, c’est Rabbi Yéhochoua ben Hanania qui m’a donné ce conseil. Le roi fit appeler Rabbi Yéhochoua ben Hanania afin qu’il s’explique. Rabbi Yéhochoua ben Hanania rapporta les propos de la fille du roi et ajouta : Je lui ai répondu comme elle me parla ; comme le vin ne se conserve que dans un récipient laid en terre cuite mais se détériore lorsqu’il est versé dans un récipient d’or, de même, la Torah réside en moi par le mérite de ma laideur. Mais si j’étais beau, la Torah ne pourrait résider en moi car je deviendrais orgueilleux et je l’oublierais. Cette histoire nous apprend que l’insuffisance de Rabbi Yéhochoua ben Hanania était nécessaire pour qu’il parvienne à la perfection. Et comme il possédait la foi, il comprit qu’aucune erreur ne peut être imputée à la providence divine car Hashem a vu que c’était la seule condition possible pour qu’il parvienne à sa finalité et à sa réparation dans ce monde. Par conséquent, son aspect hideux ne le dérangeait pas pour accomplir sa mission à travers la joie et la confiance et il mérita de devenir un grand personnage en Israël. Si Rabbi Yéhochoua ben Hanania ne possédait pas la foi et s’il ne s’intéressait qu’à ce monde-ci et à son aspect extérieur, sa laideur l’aurait brisé… Il aurait jalousé les autres, serait tombé dans la mélancolie et l’amertume sur son triste destin. Il aurait manqué à sa réparation et gaspillé son temps précieux sur cette terre, pour quelque chose de secondaire et de négligeable. (Rapporté par le Rav Shalom Arush)

 

  • un messager de Satân : comme on le sait, le Satan n’est qu’un instrument d’Hashem… En l’occurrence, cette "écharde satanique" était une élévation nécessaire pour l’Apôtre Shaoul afin qu’il atteigne un plus grand niveau d’abnégation face à Hashem.

 

 

  • pour me souffleter : du grec "kolaphizo"…

 

Voici la définition du mot grec "kolaphizo" :

  • frapper : donner un ou plusieurs coups sur quelque chose, taper dessus,

  • maltraiter : ne pas ménager quelqu'un ; rudoyer en paroles, éreinter, critiquer,

  • traiter avec violence et insulte,

  • souffleter : donner un soufflet, une gifle à quelqu'un,  

  • donner des coups de poing.

Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets. (Marcos 14 :65)

  • afin que je ne m’exalte pas : l’Apôtre Shaoul avait vu dans cette écharde, l’amour d’Hashem afin qu’il ne tombe pas dans l’orgueil ; de même, les Nazaréens doivent voir dans leurs carences, tous les bienfaits de D.ieu, nécessaires, afin qu’il atteigne leur perfection.