CHAPITRE 4

Pour l'instant, 3 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

8.     Ceux qui n’aiment pas ne pénètrent pas Elohîms, parce qu’Elohîms est amour.

 

 

  • Ceux qui n’aiment pas ne pénètrent pas Elohîms : ils n’ont aucune connaissance sur le Maître du monde car Hashem, le Créateur du Ciel et de la terre n’est que miséricorde et il n’existe absolument aucune rigueur chez Hashem. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • parce qu’Elohîms est amour : le Créateur abonde de chaleur et d'amour pour nous tous, et notre réussite dans la vie va dépendre de comment nous ressentons son amour. D.ieu nous aime : ce n'est pas un slogan, c'est une réalité et pas n'importe quelle réalité car d'elle, dépend toute notre vie… Plus nous vivrons vraiment cette vérité que D.ieu nous aime, plus notre vie sera heureuse, meilleure, réussie et pleine de sens. (…) Si tu ne ressens pas l'amour du Créateur et que tu ne crois pas vraiment qu'il t'aime, alors que penses-tu ? Tu penses qu'il est un patron dur, D.ieu nous en préserve ; ce n'est donc pas la vraie foi en Hashem… Croire au Créateur, c'est croire en ses vertus, c’est-à-dire croire qu'il est bon et plein de miséricorde et, est rempli d'un amour infini pour ses créatures et qu'il veut nous faire du bien. Et c'est seulement dans ce but, qu’il nous a créés.  La foi complète c'est ressentir l'immense amour qu'Hashem vous porte comme on ressent l'amour de notre mère. Bien qu'en vérité, l'amour du Créateur soit infiniment plus grand que celui du père et de la mère les plus aimants du monde. Si vous doutez de son immense amour, non seulement ce n'est plus de la foi mais c'est le début de tous les problèmes mentaux. Pensez simplement à ce qui arrive à un enfant qui n'est pas sûr que sa mère l'aime, il la soupçonne tout le temps dans tout ce qu'elle fait : peut-être qu'elle est en colère contre lui, peut-être qu'elle se venge de lui, peut-être qu'elle en a assez de lui. Vous ne trouverez pas d'enfant plus malheureux au monde !  (…)  Une foi totale signifie qu'une personne se sent aimée par le Créateur du monde ; tous les moments de sa vie, d'un amour parfait infini, elle ressent qu'elle est entre de bonnes mains. C'est le bien parfait et il n'y a rien de mieux. (Rav Shalom Arush)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

9.     L’amour d’Elohîms s’est manifesté pour nous en ceci: Elohîms a envoyé son fils unique dans l’univers, afin que nous vivions par lui.

 

 

  • L’amour d’Elohîms s’est manifesté pour nous en ceci : la miséricorde d’Hashem s’est pleinement révélée au travers de l’œuvre du Mashiah.

 

 

  • Elohîms a envoyé son fils unique dans l’univers : le véritable "fils unique" dans la Torah est Its’hak, étant lui-même une préfiguration de Yeshoua et surtout de la mort du Mashiah ben Yossef comme il est dit : D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les liens entre Its’hak et Yeshoua sont assez nombreux car selon les secrets de la Torah, Its’hak est également considéré comme un Mashiah ben Yossef.

 

Voici plusieurs clés permettant de comparer ces deux illustres personnages.

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

Au premier abord, ce texte est extrêmement dur : si nous en restons au sens purement littéral, Hashem peut nous paraître "tortionnaire" et Avraham complétement "inhumain" … Or, il serait vraiment dommage de s'arrêter ici ; plus un texte nous rebute, plus nous devons faire attention à la façon dont nous le lisons et nous interroger sur ce qu'il veut réellement nous enseigner. Alors pourquoi Hashem demande-t-il au Patriarche de sacrifier Its’hak ? Comment comprendre une telle violence ? 

 

En réalité, la Torah nous apprend qu’Hashem a conduit Avraham dans une épreuve de foi d’un niveau extrêmement élevé car nous pouvons le comprendre aisément, cette épreuve était terrible pour Avraham car Its’hak était son fils et le fils héritier des promesses divines, celui attendu depuis fort longtemps… Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils détenant toutes les promesses du Am Israël en lui ? À la lumière de ces questions, il sera nécessaire d’en conclure que l’épreuve est souvent incompréhensible mais que malgré tout, comme Avraham, nous devons avoir confiance en Hashem…

 

Ainsi, analysons quelques clés du récit de la Akéda Its’hak rapidement et comparons-les avec la vie du Mashiah. 

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Selon une interprétation Nazaréenne, l’expression "le lieu de loin" nous permet de comprendre qu’au loin, Avraham avait vu la résurrection de Yeshoua [étant parfaitement en lien avec l’ordre d’Hashem d’accomplir la Akéda et avec la notion d’un "fils" unique]. Ceci pourrait nous paraître "un peu tiré par les cheveux" mais Avraham n’était pas un homme simple, c’était un homme bien plus grand qu’un Prophète ; le Mashiah le savait et c’est pourquoi lui-même, n’a pas hésité à déclarer : Avraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui. (Yohanan 8 :56). De plus, il est intéressant de relever qu’il est précisé dans le Sefer Béréshit, le "troisième jour" et bien évidemment, ceci n’est pas un hasard car comme on le sait, le Rabbi est ressuscité le troisième jour. (Actes 10 :40)  

 

Et Avraham dit à ses serviteurs : (…) Nous reviendrons auprès de vous. (Béréshit 22 :5)

 

Selon Rachi, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient tous les deux, Its’hak et lui ; ainsi, toujours selon une interprétation Nazaréenne, en poussant un peu plus loin la prophétie d’Avraham, on pourrait déclarer qu’Avraham Avinou avait clairement compris que le Mashiah se lèverait du monde des morts après sa Akéda tout comme Its’hak s’en est également relevé. Tout ceci est en adéquation parfaite avec la Guémara qui parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

De nouveau, cette parole prophétique d’Avraham sera pleinement réalisée par Yeshoua, considéré comme étant l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité, Juifs et non-Juifs. Tous les codes sont présents pour relier la Akéda d’Its’hak avec la Akéda de Yeshoua.

 

Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

En effet, le schéma est plutôt simple.

 

ITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

De plus, au niveau de la Akéda, comme ce fut le cas pour Yeshoua, on s’aperçoit qu’Its’hak n'est pas mort ; contre toute attente, Its’hak est bel et bien vivant, on pourrait même dire dans un sens, qu'il fut le premier des ressuscités car selon le chap. 31 du Pirké deRabbi Eliézer, Its’hak est véritablement mort au moment de la Akéda et c’est Hashem qui lui rendu son âme ! Comme nous pouvons alors le constater, Its’hak est une préfiguration parfaite de Yeshoua ; plus précisément, la Akéda d’Its’hak est une préfiguration parfaite de la Akéda du véritable Mashiah ben Yossef, bien que la seconde soit allé encore plus loin, étant bien plus profonde et porteuse d’un plus grand projet divin. 

 

Its’hak est donc le personnage du Tanakh le plus proche du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois et conduit au lieu de l’immolation… Et comme nous l’enseigne Rachi, Its’hak avait également comprit qu’il allait être l’agneau mais il continua tout de même à marcher avec Avraham d’un même cœur ; cela fait même un peu "gros" pour ne pas saisir qu’on parle du Rabbi de Natzeret ! En effet, le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte également que ce sera de son plein gré que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier les péchés d’Israël. 

 

Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que j’accepte cette souffrance pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

 

  • afin que nous vivions par lui : selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik et tout ceci fait également référence au salut accessible par la foi en Yeshoua, pour un Juif comme pour un non-Juif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

10.     L’amour est en ceci : non que nous nous ayons aimé Elohîms, mais lui, il nous a aimés et a envoyé son fils pour absoudre nos fautes.

 

 

  • L’amour est en ceci : non que nous nous ayons aimé Elohîms : Hashem n’est que bonté, miséricorde et amour, et comment nous a-t-il témoigné cet amour ? En fait, si aimer, c’est se donner, D.ieu nous a aimé de cette manière lorsqu’il nous a donné cet autre lui-même, son Fils unique. (Colossiens 1 :15). En nous envoyant le Mashiah Yeshoua, son amour a été manifesté mais ce n’est pas tout : ceux que D.ieu a ainsi aimés l’avaient-ils prévenu par leur amour ? Nullement car comme l’enseigne Yohanan, ce n’est pas nous qui avons aimé D.ieu… En étaient-ils dignes du moins par leur sainteté ? Bien moins encore car Hashem a dû envoyer son Fils comme propitiation pour nos péchés ; ces péchés faisant de l’homme un être opposé à la nature de D.ieu qui n’est que lumière, de sorte que non seulement l’amour de D.ieu est donc tout à fait gratuit et non mérité.

 

 

  • mais lui, il nous a aimés et a envoyé son fils pour absoudre nos fautes : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" expiant nos fautes n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)