CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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3.     Et quiconque a cet espoir en lui se purifie, comme est pur celui-là.

 

 

  • Et quiconque a cet espoir en lui se purifie : dans le sens de purifier par le Rouah du Mashiah notre intériorité, notre cœur et notre engagement dans notre Avodat Hashem. Où en sommes-nous avec D.ieu ? Faisons constamment téchouva et avançons dans notre processus de sanctification !

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre comment nous purifier dans notre génération et ce, malgré toutes les difficultés environnantes, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h sur la paracha Vayichla’h.

 

Le début de cette Paracha relate la poursuite de Yaakov par son frère Essav. Ce dernier part à la rencontre de Yaakov accompagné d’une armée de 400 hommes. Par conséquent, Yaakov doit faire face à une grande menace et décide donc de partager son camp en deux, lequel est composé de ses femmes, de ses enfants ainsi que de son bétail. En effet, si Essav attaque la moitié du camp, l’autre moitié sera ainsi épargnée… De là, Rabbi Nathan nous apprend que la division du camp de Yaakov constitue un grand secret que chacun se doit d’appliquer dans son service divin. Comme dans une tempête, il faut essayer de sauver tout ce que l’on peut sauver.

 

Le Essav de Yaakov était extérieur à lui, il n’avait aucun point commun avec lui… Cependant, en ce qui nous concerne, nous devons lutter contre le Essav qui se trouve en chacun de nous et qui nous pousse à la colère, à la recherche des honneurs, à la moquerie, à la médisance ainsi qu’à la débauche, etc… Afin de lutter contre cet Essav qui vit en nous, il faut user de la même stratégie que Yaakov, soit celle de rester modeste face au danger et de tout faire pour minimiser son emprise sur nous. Contrairement à Essav qui veut du tout ou rien, nous devons nous efforcer à sauver ce que nous pouvons sauver et ne pas nous laisser aller complètement dans l’épreuve. Et même si la chute est complète, nous devons tout de suite nous relever en faisant une bonne action même si elle parait complètement dérisoire par rapport à la chute qui l’a précédée.

 

Rabbi Na’hman déclara : Si déjà tu manges du porc, alors au moins fais attention que cela ne coule pas dans ta barbe ; l’enseignement est que même dans une situation qui parait catastrophique, la moindre petite retenue et le moindre petit éveil ont une grande valeur aux yeux d’Hashem.

 

Le ‘Hafets ‘Haïm écrit qu’un Baal Lachon Hara, soit un homme qui fait souvent de la médisance et en éprouve du plaisir, ne pourra jamais sortir de l’enfer. Cependant, si une seule fois dans sa vie, il s’est retenu de parler du mal d’autrui, il ne sera plus considéré comme un Baal Lachon Hara. Dans le même esprit, le Zohar nous apprend que si une personne se retient une seule fois dans sa vie d’une vision interdite, alors sa venue dans ce monde aura valu la peine.

 

Comme l’enseigne le Rav Avraham Ifra’h : Même dans un endroit complètement à l’envers et totalement éloigné de la volonté d’Hashem, on doit garder la foi qu’Hashem y est présent comme il est dit : Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. (Téhilim 139 :8). En gardant cette conscience d’Hashem, on révèlera la Torah cachée qui se trouve dans cet endroit. Dans l’apparence logique, il n’y a pas de porte de sortie la chute étant trop grande mais lorsqu’un homme fait tout pour ne pas lâcher le contact avec D.ieu, il peut se sortir des pires situations et il finira par entendre la voix de la Torah. Comme dit le Talmud, les Baalé Téchouva authentiques se trouvent à un endroit où même les Tsadikim ne peuvent pas se tenir ; les Baalé Téchouva reviennent d’endroits obscurs avec une voix de la Torah que même les Tsadikim n’ont pas entendue… Si on continue à trouver Hashem dans la faute, cette dernière se transformera en mérite !

 

Que nous puissions à l’instar de Yaakov, nous renforcer face au Essav qui parle en nous et qui veut nous faire oublier qu’Hashem se trouvent dans les endroits obscurs de notre vie. Partageons le camp en deux, comme Yaakov, afin de mettre nos fautes d’un côté et les moindres petits éveils de l’autre car ces derniers finiront un jour par faire basculer le camp des fautes vers celui des mérites !

 

 

  • comme est pur celui-là : le Mashiah étant parfaitement kasher dans toute sa Avoda Hashem, n’ayant jamais fauté comme il est dit : Lui qui n'a point commis de péché et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude. De plus, il est également enseigné dans la Hassidout : Le Tsadik est saint parce qu’il se sépare, tout au long de son existence, des préoccupations du monde, afin de se consacrer au service de D.ieu. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

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5.     Vous le savez : celui-là s’est manifesté pour enlever les fautes, et la faute en lui n’est pas.

 

 

  • Vous le savez : celui-là s’est manifesté pour enlever les fautes : par l’attachement au Tsadik, nous sommes rachetés de toutes nos fautes et de tous nos "manquements toraïques"…  Pour être plus précis, Mashiah Yeshoua a dû naître et vivre sous la Torah : en porter le véritable joug et l’accomplir parfaitement et tout cela, afin de racheter ceux qui auraient pu violer cette Torah et les élever de façon glorieuse vers Hashem.  Cela rejoint la pensée exprimée par Titus lorsqu’il a déclaré : Notre Sauveur et Mashiah Yeshoua, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. (Titus 2 :13-14)

 

 

  • et la faute en lui n’est pas : comme on le sait, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’a jamais péché et tout ceci rejoint grandement les enseignements ‘hassidiques sur le sujet : Le mal n'a aucune emprise sur le Tsadik parfait et n'a aucun moyen de lui porter atteinte car son cœur n'est pas en proie à la tentation et au risque de faillir. Le Tsadik est, en effet, parvenu à effacer totalement le mal en extirpant les mauvais traits de caractères et les désirs interdits. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Quiconque demeure en lui ne faute pas. Quiconque faute ne l’a pas vu, ni pénétré.

 

 

  • Quiconque demeure en lui ne faute pas : n’a plus goût pour fauter.

 

 

  • Quiconque faute ne l’a pas vu, ni pénétré : le Tsadik étant une source de crainte d’Hashem.

 

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la notion de crainte, nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim.

La crainte est la racine de l’observance des 365 commandements négatifs car il celui qui craint D.ieu craint de se rebeller contre le Roi des Rois, le Saint Béni soit-Il, en agissant de manière contraire à sa volonté ; aussi se garde-t-il de toute chose interdite par D.ieu. A ce niveau, le mot «crainte" est interprété dans son sens simple, une crainte devant la sévérité de l’interdit divin. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 4)

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12.     Non comme Caïn ; il était du criminel et il égorgea son frère. Pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient criminelles, et celles de son frère justes.

 

 

  • Non comme Caïn ; il était du criminel : inspirée par le Satan, appelé "meurtrier" par le Mashiah.

 

 

  • et il égorgea son frère : cela fait référence au chap. 4 du Sefer Béréshit.

 

Adam connut ‘Hava, sa femme ; elle conçut et enfanta Kayin et elle dit : J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Hevel. Hevel fut berger et Kayin fut laboureur. Au bout de quelque temps, Kayin fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre et Hevel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Hevel et sur son offrande mais il ne porta pas un regard favorable sur Kayin et sur son offrande. Kayin fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l'Éternel dit à Kayin : Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage et si tu agis mal, le péché se couche à la porte et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. Cependant, Kayin adressa la parole à son frère Hevel mais, comme ils étaient dans les champs, Kayin se jeta sur son frère Hevel et le tua. L'Éternel dit à Kayin : Où est ton frère Hevel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? Et D.ieu dit : Qu'as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. (Béréshit 4 :1-12)

 

 

·Pourquoi l’a-t-il égorgé : du grec "sphazo"…

Voici la définition du mot grec "sphazo" :

  • tuer : être la cause de la mort de quelqu'un,

  • abattre : tuer volontairement quelqu'un,

  • mettre à mort par violence,

  • blesser mortellement,

  • immoler : sacrifier quelqu'un, quelque chose ou les abandonner dans un esprit de sacrifice, pour satisfaire une passion, une ambition, une exigence morale,

  • égorger : tuer, assassiner quelqu'un en lui tranchant la gorge.

 

Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de D.ieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. (Révélation 6 :9)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Rachi : Il a commencé par lui chercher querelle, afin de trouver un prétexte à le tuer. Il a engagé avec lui des propos de querelle et de dispute pour s’en prendre à lui et lui ôter la vie. Il existe à ce sujet des midrashim mais tel est le sens du texte.

 

 

  • Parce que ses œuvres étaient criminelles : charnelles, inspirées par l’âme animale.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour mieux comprendre la notion exprimée par Yohanan, nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim.

 

Les vêtements de l’âme animale sont toutes les actions accomplies sous le soleil, c’est-à-dire toutes les actions profanes qui ne sont pas entreprises pour le service de D.ieu ; elles sont toutes vanité et ruine de l’esprit, selon l’interprétation du Zohar section Bechalah. De même, toutes les paroles et pensées qui ne sont pas orientées vers D.ieu, sa volonté et son service sont des vêtements de l’âme animale ; c’est là la signification du terme sitra a’hara, littéralement, de l’autre côté, au sens de ce qui n’est pas le côté de la sainteté. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 4)

 

 

  • et celles de son frère justes : accomplies pour le service divin.

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18.     Petits enfants, n’aimons ni en paroles ni par la langue, mais en œuvre et vérité.

 

 

  • Petits enfants, n’aimons ni en paroles ni par la langue : il ne suffit pas de promettre d’agir par la bouche.

 

 

  • mais en œuvre et vérité : l’action [les actes] étant le plus important.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre les concepts exposés par l’Apôtre Yohanan, il sera intéressant de s’inspirer des enseignements ‘hassidiques du Likouté Amarim.

 

La Torah a été comparée à l’eau, qui descend d’un lieu élevé en demeurant inchangée jusqu’au niveau le plus bas. Ainsi la Torah, descendue pour s’exprimer en des termes matériels, demeure-t-elle la sagesse et la volonté de D.ieu. L’homme qui étudie la Torah est donc uni avec la sagesse et la volonté divines qui en sont revêtues et ainsi avec D.ieu lui-même. Et néanmoins, malgré l’union avec D.ieu qui peut être trouvée dans l’étude de la Torah, nos Sages ont dit : ce n’est pas l’étude l’essentiel mais l’action. Il est également écrit : "En ce jour pour les faire" l’objet de la vie en ce monde est principalement l’accomplissement des mitsvot. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 37)

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20.     Si notre cœur nous condamne, Elohîms est plus grand que notre cœur ; il pénètre tout.

 

 

  • Si notre cœur nous condamne : dans le sens d’être accusé… 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Tout le travail de l’homme est dans la bouche car la bouche de l’homme témoigne qu’il est bon, droit et craignant D.ieu ; alors que son cœur est loin de donner la même assurance : il a une chose dans la bouche et une autre dans le cœur. (Pessa’him 113b). (Rapporté par le Rav David ‘Hanania Pinto) 

 

 

  • Elohîms est plus grand que notre cœur ; il pénètre tout : Hashem nous aime et connaît toutes choses, il suffit simplement d’être rempli d’une grande sincérité pour le servir ; par ce biais, nous sommes pardonnés pour tout.