CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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7.     Si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Iéshoua‘, son fils, nous purifie de toute faute.

 

 

  • Si nous marchons dans la lumière : cela fait référence au fait de marcher dans les chemins de la Torah. En effet, il est rapporté dans le Livre des Proverbes, que le commandement est une lampe et que la Torah est une lumière. (Mishlei 6 :23). Dans le même élan, David HaMelekh n’a pas hésité à proclamer : Ta parole est une lampe à mon pied et une lumière sur mon sentier. (Téhilim 119 :105)

 

COMMENTAIRE N°1

De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je crainte ? L'Éternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ? (Téhilim 27 :1)

 

Le Rabbi de Loubavitch, en commentant ce verset des Téhilim, a tout comme Yohanan, comparé la Torah à la lumière divine, capable de diriger l’humanité. 

 

Cette confiance en D.ieu que le Roi David exprime ici au nom de chaque Juif, le fait de s'en remettre pleinement à l'aide qu’Hashem nous accorde, se marque à la fois dans les aspects matériels et spirituels de la vie. Elle permet d'atteindre le stade le plus haut du service de D.ieu, comme le montrent les versets suivants : Place ton espoir en D.ieu. Que ton cœur soit fort et courageux. Place ton espoir en D.ieu. Bien plus, l'intellect humain est, par nature, limité et il n'est donc pas toujours en mesure de déterminer ce qui est bon et ce qui ne l'est pas. En conséquence, D.ieu, Créateur du monde et de l'homme, conscient de ses limites et de ses difficultés, nous a donné la Torah, qui est appelée "Torah de lumière" car elle illumine le chemin de notre vie. Quand un Juif accepte la Torah et les mitsvot avec soumission, sans faire intervenir son propre intellect, il s'unifie avec la logique divine de cette Torah de lumière. Des lors, tout devient lumineux et clair pour lui. Il saura ce qu'il doit faire et ce qu'il ne doit pas faire. Telle est l'idée de l'expression : D.ieu est ma lumière, figurant au début du Psaume 27. (Likouté Si'hot du Rabbi de Loubavitch, Rosh Hachana, Tome 5)

 

 

  • comme il est lui-même dans la lumière : le Mashiah ayant même reçu le statut de Torah faite chair. (Yohanan 1 :14).

 

 

  • nous sommes en communion les uns avec les autres : car c’est le but de tous les enseignements de la Kéhila Nazaréenne, soit le fait de marcher dans la Torah tout en gardant le témoignage de la messianité de Yeshoua. (Révélation 12 :17).

 

 

  • et le sang de Iéshoua‘, son fils, nous purifie de toute faute : cela fait référence au sacrifice expiatoire du Mashiah [ben Yossef] comme il est enseigné : Tout comme la vache rousse apporte l’expiation, de même, la mort des Tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or, combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

COMMENTAIRE N°2

Voici les propos de la Paracha Houkat 20 :1 décrivant la mort de Myriam : les enfants d’Israël, toute la communauté, parvinrent dans le désert de Tsin en le premier mois et le peuple s’arrêta à Kadesh. C’est là que mourut Myriam et là qu’elle fut enterrée. Rachi explique : Pourquoi la paracha de Myriam est-elle rapprochée de celle de la vache rousse ? Afin de te délivrer l’enseignement suivant : tout comme les sacrifices apportent l’expiation, la mort des Tsadikim a le même effet. En effet, la vache rousse permet d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or mais la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. L’Admour HaZaken montrera que le décès du Tsadik révèle une lumière qui transcende le monde, émanant du huitième des treize attributs de miséricorde divine, appelé Notser : Il garde le bienfait ; terme qui est l’anagramme de ratson, la volonté. Ce décès instaure ainsi un moment de bonne volonté divine dans le monde, qui permet de racheter la faute de la génération, y compris celle qui a été commise sciemment. Il n’en est pas de même, en revanche, pour les sacrifices offerts sur l’autel, qui rachètent uniquement les fautes commises par inadvertance comme l’établit le verset Vayikra 4 :2 : Quand un homme transgressant par inadvertance l’un des interdits de l’Éternel, aura agi contrairement à l’un d’eux et l’on verra, à ce propos, le Traité Shabbat 70a. La révélation obtenue n’est donc nullement comparable à celle de la vache rousse ou du décès du Tsadik. La vache rousse, en revanche, rachète également les trois klipot totalement impures, comme le contact d’un mort ou le veau d’or. De la même façon, la mort des Tsadikim rachète aussi les fautes commises délibérément, qui proviennent de ces trois klipot totalement impures. Tout comme la vache rousse purifie l’impureté contractée par contact avec un cadavre, le décès du Tsadik en fait de même. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)