CHAPITRE 4

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COMMENTAIRES 

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13.     Jusqu’à ce que je vienne, vaque à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.


 

  • Jusqu’à ce que je vienne : l’Apôtre Shaoul souhaitait également intervenir afin d’aider et d’accompagner Timotheos, dans le but de former la Kéhila Nazaréenne.

 

 

  • vaque à la lecture : du Tanakh.

 

En effet, le "Nouveau Testament" chrétien n’existait pas : les véritables Nazaréens étudiaient donc le Tanakh et cherchaient simplement des liens avec Yeshoua. Malheureusement, la plupart des chrétiens actuels méprisent le Tanakh et le dénigrent par le nom d’Ancien Testament.

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le fondateur de 'Habad, explique que les moments fixés pour l'étude de la Torah sont des rendez-vous avec notre âme, une ouverture vers l'infini de la sagesse divine. Par l'étude, chacun peut affiner sa personnalité et percevoir les vrais enjeux de sa vie.

Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la Torah que Moshé, mon serviteur, t'a prescrite ; ne t'en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la Torah ne s'éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit car c'est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c'est alors que tu réussiras. (Yéhochoua 1 :7-8)

 

L’acquisition de la Torah nécessite, en premier lieu, de l’étudier avec assiduité, c’est ce que notre Mishna appelle "bé Talmud " par l’étude. Il en va de soi qu’on ne peut acquérir la compréhension d’un sujet sans l’avoir abordé préalablement. Or, la Torah n’est pas un sujet comme les autres, c’est le sujet par excellence ! Celui qui doit nous accompagner constamment dans chacun des actes de notre vie. Maintenant, comme tout mode d’emploi, il est nécessaire d’en connaître chaque modalité. Pour ce faire, il est impératif de se fixer des temps d’étude journaliers.

 

Yaakov fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. (Béréshit 25 :27)

 

La Torah nous décrit Yaacov comme un homme tranquille, intègre qui habite les tentes "ish tam yoshev ohalim" : le Targoum Onkelos traduit "les tentes" par "Yeshivot" et Rachi précise qu’il s’agissait de celles de Chem et Ever ; le Midrash Rabba nous apprend aussi que Yaakov Avinou y passa 14 années sans interruption.

 

La Masse’het Yoma 35b nous rapporte également une histoire de Hillel HaZaken. On raconte que Hillel HaZaken faisait chaque jour un travail pour lequel il était payé un trapaïk. Il en donnait la moitié au gardien du Beth HaMidrach pour avoir le droit d’y entrer et l’autre moitié lui restait pour sa subsistance et celle de sa famille. Un jour, alors qu’il n’avait pas trouvé de travail, le gardien ne l’a pas laissé entrer ; il a alors grimpé le long du Beth HaMidrach et s’est accroché à une fenêtre pour pouvoir entendre les paroles du D.ieu vivant de la bouche des Maîtres, Chemaya et Avtalion. On raconte que c’était une veille de Shabbat, à la saison du mois de Tevet, au cœur de l’hiver. Lorsque l’aube est arrivée, Chemaya dit à Avtalion : Avtalion mon frère, chaque jour la maison est déjà claire et aujourd’hui il fait sombre. Le temps est-il couvert ? Ils ont levé les yeux et ont aperçu une forme humaine à la fenêtre. Ils sont montés et ils l’ont trouvée recouverte d’une hauteur de trois coudées de neige. Ils l’ont débarrassée de la neige, ils l’ont lavée, ils l’ont frottée d’huile et ils l’ont installée devant un feu, qu’ils avaient allumé pour lui. Ils ont dit : celui-là mérite, plus que tous, que l’on profane le Shabbat pour lui.

 

Aujourd’hui, le principal obstacle à l’assiduité dans le limoud est notre mode de vie occidental : une course effrénée du matin au soir et du soir au matin, accompagnée d’innombrables propositions de divertissement. Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter et devenons spectateurs de nos vies. Pour en être les acteurs, il nous incombe de réserver des moments d’étude à heure fixe, matin et soir, et de grappiller ainsi du temps sur nos activités profanes. Il doit s’agir d’instants exclusifs dédiés à l’étude de la Torah et à notre rapprochement vers Hashem, où plus rien d’autre n’a d’importance.  S’imposer un seder de limoud a de nombreux avantages mais c’est surtout, le premier moyen pour acquérir la Torah. Cette sainte habitude est source de réussite et de délivrance personnelle et pour tout le Am Israël.

J'ai entendu au nom de Rabbi Na’hman, qu'il avait réprimandé quelqu'un qui lui avait dit qu'il n'avait pas le temps d'étudier parce qu'il était trop pris par les affaires. Le Rabbi a déclaré qu'il lui incombait malgré tout, de prendre du temps chaque jour pour s'impliquer dans la Torah. Il lui a déclaré que c'est ce que nos Sages, de mémoire bénie, ont demandé : On demande à une personne : kavaata [avez-vous fixé] des heures pour la Torah ? (Shabbat 31a). Le terme keva signifie "voler" comme il est écrit : et kava [voler] la vie de ceux qui les volent. (Mishlé 22 :23). Autrement dit, avez-vous volé des moments pour la Torah ? Car une personne doit saisir et voler des moments pour la Torah de ses préoccupations et affaires quotidiennes. (Torah n°284 du Likouté Moharan I)

 

  • à l’exhortation : du grec "paraklesis"…

 

Voici la définition du mot grec "paraklesis" :

  • exhortation : discours, paroles par lesquels on exhorte, on encourage quelqu'un à faire quelque chose,

  • avertissement : appel à l'attention de quelqu'un pour le détourner d'une action, le garder d'un danger, etc…

  • encouragement : donner du courage à quelqu'un, le réconforter ou l'inciter à persévérer, à faire mieux ; stimuler,

  • consolation : soulagement apporté à un chagrin, à la peine de quelqu'un,

  • réconfort : ce qui réconforte, donne de la force et de l'énergie.  

Après la lecture de la Torah et des prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : Hommes frères, si vous avez quelque exhortation à adresser au peuple, parlez. (Actes 13 :15)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "parakaleo" :

  • exhorter : tenter d'amener quelqu'un à quelque chose par des encouragements, par la persuasion ou par des prières, etc…

  • prier, supplier,

  • s'efforcer d'apaiser par supplication,

  • consoler : apporter à quelqu'un un réconfort, une compensation qui fera disparaître la peine éprouvée,

  • encourager : donner du courage à quelqu'un, le réconforter ou l'inciter à persévérer, à faire mieux ; stimuler,

  • réconforter : rendre à quelqu'un des forces, de la vigueur,

  • fortifier : dans l’idée de renforcer quelqu’un.

C'est par Silvanus, qui est à mes yeux un frère fidèle, que je vous écris ce peu de mots, pour vous exhorter et pour vous attester que la grâce de D.ieu à laquelle vous êtes attachés est la véritable. (1 Kéfa 5 :12)

Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire : Aujourd'hui ! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. (Hébreux 3 :13)

 

COMMENTAIRE N°2

Yossef, surnommé par les Apôtres Bar-Naba, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre. (Actes 4 :36)

Dans les Écrits Nazaréens, Bar-Naba apparaît bien avant l’Apôtre Shaoul.

La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre mais tout était commun entre eux.  Les Apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Yeshoua. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu et le déposaient aux pieds des Apôtres ; l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. Yossef, surnommé par les Apôtres Bar-Naba, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des Apôtres. (Actes 4 :32-37) 

Ainsi Yossef, surnommé par les Apôtres Bar-Naba était comme nous l’avons vu, un Lévite originaire de Chypre.

Bar-Naba, dans un désir de consécration pour le Mashiah, avait vendu un de ces champs afin de faire fructifier la communauté Nazaréenne naissante. Nous découvrons également qu’il était originaire de la diaspora. 

Bar-Naba semblait être apprécié des Apôtres car ils l’avaient surnommé "fils d’encouragement" ou "fils d’exhortation" afin de faire ressortir son ‘hessed. Bar-Naba est donc ici présenté, avec soin, comme une personne bienveillante et généreuse : un exemple tout à fait positif pour la Kéhila de Jérusalem.

Cette personnification positive continue lors d’une nouvelle apparition dans les Écrits Nazaréens, décrite dans le chap. 9 du Livre des Actes.

Alors Bar-Naba, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les Apôtres et leur raconta comment sur le chemin Shaoul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Yeshoua. (Actes 9 :27)

Comme cela est relaté, Bar-Naba jouera un rôle d’intermédiaire très important en faveur de Shaoul, fraichement talmid du Mashiah Yeshoua. En effet, l’intercession de Bar-Naba en faveur de Shaoul, jusqu’alors connu pour être un persécuteur de la Kéhila, ne saurait être minimisée… Quand personne d’autre ne lui faisait confiance, Bar-Naba a vu en Shaoul, par l’intermédiaire du ayin hatov, une personne remplie de potentiel et il a pris le risque de l’introduire parmi les Apôtres et les autres talmidim.

Les Écrits Nazaréens veulent donc relever la véritable bienveillance de cet homme, ainsi que sa maturité et son discernement spirituel. Bar-Naba croyait qu’Hashem était un véritable D.ieu de grâce, le D.ieu de toutes secondes chances…

C’est semble-t-il sa bienveillance caractéristique qui l’a aussi poussée à réintroduire Marcos, à un moment donné dans le ministère.

Quelques jours s'écoulèrent, après lesquels Shaoul dit à Bar-Naba : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont. Bar-Naba voulait emmener aussi Yohanan, surnommé Marcos mais Shaoul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Et Bar-Naba, prenant Marcos avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre. Shaoul fit choix de Sila et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur. Il parcourut la Syrie et la Cilicie, fortifiant les communautés. (Actes 15-36-41)

Alors que Yohanan, appelé aussi Marcos, avait déjà abandonné la troupe et que Shaoul n’en voulait plus pour cette raison, Bar-Naba était prêt à prendre un nouveau risque important pour une personne a priori, si peu digne de confiance et si peu recommandable.

Le ayin hara a une facette néfaste et destructrice, cette facette est celle du mauvais regard qu’un individu peut entretenir sur la vie de ses pairs. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’envier les bienfaits dont l’autre jouit mais de passer au crible ses défaillances et ses zones d’ombre. Chaque individu recèle un bon et un mauvais côté. À nous d’orienter notre regard vers le bon côté. À nous de partir en quête de l’étincelle de lumière qui est en l’autre car celle-ci est l’expression de la divinité de l’individu. Rabbi Na’hman va même plus loin : le regard positif que nous exerçons sur nos pairs éveille le bien qui est en eux et permet de rétablir leur connexion à Hashem. Comment parvenir à voir le bien chez les autres ? Le travail commence chez soi. C’est à ce titre que Rabbi Na’hman répétait à plusieurs reprises cette nécessité de faire "azamra" de procéder à l’énumération de nos qualités afin de nous encourager au quotidien. Comment élever l’autre lorsque nous ne sommes pas en mesure de nous apprécier tels que nous sommes ? Osons nous focaliser sur le bien qui est en nous et ainsi, osons nous focaliser sur le bien qui est en l’autre ! (Rav Avraham Ifra’h)

Sous l’influence de cette ayin hatov, Bar-Naba se focalisait sur le potentiel des gens bien davantage que sur leurs lacunes. Ainsi, comme il l’avait fait pour Shaoul, il le faisait de nouveau pour Marcos.

Comme dit précédemment, Rabbi Na’hman de Breslev, dans le Likouté Moharan, nous enseigne qu’il faut toujours rechercher les points positifs chez autrui, chez soi et dans chaque situation ; lorsqu’on se comporte ainsi on réveille une positivité qui était cachée et on lui donne la possibilité de s’exprimer. Selon cette facette, Bar-Naba a donc contribué au réveil de la véritable personnalité enfouie de l’Apôtre Shaoul ou encore de Marcos… En effet, au départ, Bar-Naba fut, dans son souci de voir constamment le bien, impressionné par le gros potentiel de Shaoul ; c’est d’ailleurs ce même Shaoul qu’il est allé chercher, jusqu’à Tarse, afin qu’il vienne l’aider dans son ministère au sein de la communauté Nazaréenne naissante d’Antioche…

Bar-Naba se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Shaoul et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux réunions de la communauté et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les talmidim furent appelés les meshi’him. (Actes 11 :25-26)

Le bien qui réside dans chacun de nous est dissimulé. De ce fait, nous ignorons nos véritables capacités et nos inimaginables forces ! Rabbi Na’hman traite de ce sujet dans son conte sur le fils du roi et de la servante qui furent échangés. Le fils du roi qui vit parmi les servants sent qu’une voix intérieure l’interpelle, lui murmure que, quelque part au fond de son âme, un trésor est enfoui, une pépite est ensevelie sous les piles de sous-estime de soi. Le potentiel ne demande qu’à émerger, sous peine d’être asphyxié. Ce printemps de la vie est particulièrement caractéristique de la période de l’adolescence mais malheureusement, certains passent par cette phase plus tardivement et découvrent leur potentiel à 65 ans, à leur retraite, une fois les obligations de la vie derrière eux. Comment faire fleurir le potentiel de notre adolescent ou de n’importe quel adulte qui découvre son potentiel ? En entretenant un regard positif sur eux ! Sachez qu’en ayant un regard positif sur les gens, vous allez les transfigurer et vous enrichir. En ce sens, l’amitié est quelque chose de fondamental. C’est grâce aux amis que nous prenons conscience du bien qui est en nous. Notre famille nous aime sans condition mais nos amis nous prouvent que nous avons des qualités qui méritent que le monde se lie à nous par choix. (Rav Avraham Ifra’h)

Les deux amis Nazaréens, Shaoul et Bar-Naba, voyageront toujours ensemble et s’entendront toujours très bien, malgré une dispute concernant Marcos. Les deux furent soudés dans le ministère et dans l’annonce de l’Évangile. Shaoul deviendra clairement le porte-parole du groupe et le principal prédicateur mais ceci ne semblera ni gêner, ni affecter Bar-Naba décrit également comme un Apôtre du Mashiah.

Les Apôtres Bar-Naba et Shaoul. (Actes 14 :14)

Il est donc fort probable que ces deux hommes formaient, tout au long de leur périple missionnaire, une belle équipe, soudée, allant de succès en succès… Clairement, Shaoul et Bar-Naba étaient deux personnes aux tempéraments peut être différents mais tous deux, purent démontrer d’une belle et forte complémentarité.

 

  • à l’enseignement : du grec "didaskalia"…

Voici la définition du mot grec "didaskalia" :

  • enseignement : action, manière d'enseigner, de transmettre des connaissances,

  • instruction : action d'instruire quelqu'un, un groupe, de leur donner des connaissances, de leur délivrer un enseignement,

  • doctrine : ensemble de croyances ou de principes traduisant une conception de l'univers, de la société ; constituant un système d'enseignement religieux et s'accompagnant souvent de la formulation de règles de pensée ou de conduite,

  • préceptes : énoncé qui enseigne les règles de conduite dans les domaines religieux et qui émane d'une autorité.

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "didakalos" :

  • un Rabbin : chef religieux, guide spirituel et ministre du culte d'une communauté Juive.

  • un professeur : personne qui enseigne une manière d'être, d'agir à quelqu'un, qui guide sa conduite dans une activité quelconque,

  • un enseignant : celui qui enseigne les choses de D.ieu et les devoirs de l'homme en lien avec la Torah,

  • les Docteurs de la religion Juive.

 

Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? (Matityahou 9 :11)

 

Pour finir, voici la définition d’un autre mot grec d’origine "didasko" :

  • enseigner : faire savoir quelque chose à quelqu'un, le lui faire connaître, le lui inculquer par une sorte de leçon ; apprendre, montrer,

  • instruire : former l'esprit de quelqu'un, constituer pour lui un enseignement,

  • faire assimiler une doctrine,

  • expliquer : faire comprendre à quelqu'un une question, une énigme, les éclaircir en donnant les éléments nécessaires.

Yeshoua parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. (Matityahou 4 :23)