CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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5.     Oui, Elohîms est un, et un aussi, le médiateur entre Elohîms et les hommes : un homme, le messie Iéshoua

 

 

  • Oui, Elohîms est un : comme cela est relaté dans le Shma Israël.

 

Shma Israël ! Adonaï Élohénou Adonaï Echad. (Devarim 6 :4)

 

  • et un aussi, le médiateur entre Elohîms et les hommes : le Tsadik est également echad avec Hashem, comme cela est relaté dans l’Évangile de Yohanan.

 

Moi et Hashem nous sommes un. (Yohanan 10 :30)

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre le point exposé dans ce verset, nous pourrons nous inspirer de la Lettre aux Galates écrite également par l’Apôtre Shaoul.

 

Pourquoi donc la Torah ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur. Or, le médiateur n'est pas médiateur d'un seul, tandis que D.ieu est un seul. (Galates 3 :19-20)

 

Rabbi Shaoul de Tarse, afin de mieux nous faire comprendre le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, nous rappelle le rôle de Moshé Rabbénou, le médiateur entre Israël et Hashem. En effet, quelle est l’intention de l’Apôtre en rappelant le rôle de médiateur de Moshé ? C’est pour rappeler que c’est le peuple lui-même qui demanda avec instance la médiation de Moshé, ne pouvant supporter la présence, ni la parole directe de l’Éternel… En réalité, c’est le peuple d’Israël qui a demandé le Tsadik pour mieux intégrer les concepts de la Torah.

 

Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l'éloignement. Ils dirent à Moshé : Parle-nous toi-même et nous écouterons mais que D.ieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions. Moshé dit au peuple : Ne vous effrayez pas car c'est pour vous mettre à l'épreuve que D.ieu est venu et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple restait dans l'éloignement mais Moshé s'approcha de la nuée où était D.ieu. (Shemot 20 :18-21)

 

La relation "peuple-Tsadik-Hashem" est comme celle relatée dans la Torah : "Israël-Moshé-Hashem"… Nous voyons que tout passait par le Tsadik Moshé : don de la Torah, explication de la Torah, etc… Comme nous n'avons pas le niveau d'être directement connecté avec le divin, il nous faut passer par le Tsadik. C'est pourquoi Hashem n'a donné que les deux premiers commandements et que Moshé a enseigné tout le reste au peuple…

 

Je me tins alors entre l'Éternel et vous, pour vous annoncer la parole de l'Éternel car vous aviez peur. (Devarim 5 :5)

 

Rabbi Shaoul de Tarse a également exposé ce principe bien connu, qu’un médiateur ne l’est jamais d’une seule partie mais bien de deux séparées lorsqu’il s’agit de rapprocher ou de réconcilier. Tel était Moshé, entre D.ieu et le peuple d’Israël et comme l’est maintenant Yeshoua avec la Kéhila Nazaréenne.  C’est pourquoi nous devons tous parvenir à l’unité divine avec le médiateur et alors notre séparation d’avec D.ieu disparaîtra… En effet, comme l’Apôtre Shaoul l’expliquera aux Corinthiens, Yeshoua le véritable médiateur et Tsadik entre les hommes, remettra tout à Hashem, afin qu'il soit tout en tous.

 

Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que D.ieu soit tout en tous. (1 Corinthiens 15 :28)

Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain, car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour mieux comprendre la notion du médiateur, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Yaakov Yossef de Polnoy.

 

Le Tsadik se tient entre les cieux et la terre. Sa relation est double. D’un côté, il est le moyen par lequel les cieux atteignent les personnes. De l’autre côté, il est le moyen par lequel les personnes atteignent les cieux. Il amène les cieux sur la terre et il élève la terre aux cieux. Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Le Tsadik, comme conduit entre la terre et les cieux, atteint le haut, touche les cieux, est transformé et se tourne pour transformer les autres. Il devient une source d’esprit pour les personnes…Tout comme le conduit est simplement le moyen pour joindre deux extrémités, le Tsadik est l’humble lien entre D.ieu et les personnes. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

 

  • un homme, le messie Iéshoua : cela fait référence au Tsadik, Rabbi Yeshoua de Natzeret.

 

COMMENTAIRE N°3

Dans le monde de la Torah, le Judaïsme Nazaréen est une 'Hassidout comme les autres : plusieurs talmidim sont regroupés autour d'un Rebbe/Rabbi, celui-ci étant un Tsadik, soit un véritable intermédiaire entre D.ieu et les hommes.

 

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre du Mashiah Yeshoua, pour la foi des élus de D.ieu et la connaissance de la vérité qui est selon la ‘Hassidout. (Titus 1 :1)

 

Le Judaïsme ‘hassidique prend racine dans le mot hébreu 'Hassidout, lequel a donné en français "la piété" et dans les Écrits Nazaréens, le mot grec "eusebeia" … Officiellement, ce mouvement, appelé également, le ‘hassidisme est un mouvement de renouveau religieux fondé au 18ème siècle en Europe de l'Est par le Baal Chem Tov.

Néanmoins, ce mouvement a-t-il réellement été initié au 18ème siècle ? Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse emploie-t-il alors l’expression "la pleine connaissance de la vérité dans la ‘Hassidout" ? Rabbi Shaoul de Tarse connaissait-il le Judaïsme ‘hassidique alors qu’Hashem n’avait pas encore envoyé le Baal Chem Tov dans le monde ?

En soi, le mot "hassidout" a toujours existé au sein du Judaïsme mais actuellement, celui-ci est liée avec une interprétation de la Torah bien particulière…

En effet, les principaux axes de la ‘Hassidout sont :

  • la sim’ha en Hashem

Soyez toujours joyeux. (1 Thessaloniciens 5 :16)

  • l'humilité

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

  • l'amour ou la connexion avec la divinité dans tous les aspects de la Création.

Car tout ce que D.ieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. (1 Timotheos 4 :4-5)

Les cours du Baal Chem Tov ont été propices pour rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah ! La ‘Hassidout fait franchir des étapes supplémentaires en plaçant des enseignements directement entre les mains de chacun. Le Tsaddik détient le rôle clé, c’est le médiateur entre l'homme et D.ieu ; celui-ci aide le simple, aussi ignorant soit-il dans la Torah, pour qu’il puisse atteindre la divinité pleinement.

Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timotheos 2 :5-6)

La ‘Hassidout était un mouvement qui eut une incidence fondamentale et même révolutionnaire sur la pratique et la pensée du Judaïsme ! Bien évidemment, nous pouvons relier cette révolution avec Yeshoua, le Mashiah révolutionnaire de l’époque du Second Temple. 

Yeshoua descendit à Capernaüm, ville de la Galilée et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine. (Loucas 4 :31-32)

Avant la ‘Hassidout, en général, le monde de la Torah était caractérisé par un ordre hiérarchique : les savants de la Torah au sommet, les simples Juifs en bas… Dans l’état d’esprit, une grande âme et une grande intelligence étaient pratiquement synonymes. Néanmoins, le Baal Chem Tov éleva le statut de l’homme et de la femme du commun, exalta la ferveur du simple Juif et déclara qu’il était élevé bien au-dessus de l’érudit froidement intellectuel et souvent imbu de lui-même… Nous retrouvons cet aspect également dans les Évangiles car Yeshoua donnait principalement ses enseignements aux Juifs simples et non aux proushim intellectuels, afin qu’ils deviennent de grands hommes connectés au divin.

Comme Yeshoua était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses talmidim. Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :10-13)

En conclusion, la Hassidout fut-elle dévoilée par le Baal Chem Tov ? En réalité, ce Tsadik Yessod Olam a simplement remis au goût du jour les enseignements ‘hassidiques de la Brit Hadasha, en ligne depuis plus de 1700 ans… La ‘Hassidout Nazaréenne a simplement été volée et récupérée par les non-Juifs qui ont mal interprété les concepts Juifs ‘hassidiques et influencés par Essav, ont idolâtré Jésus et créaient le christianisme. Néanmoins, comme nous l’avons vu, tous les enseignements de Rabbi Shaoul de Tarse et des autres Apôtres sont des enseignements purement ‘hassidiques.

 

En effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps.

 

Il est la tête du corps la Kéhila. (Colossiens 1 :18)

 

Chez les ‘hassidiques, le Rabbi est appelé "Admor" [Adonénou Morénou veRabbénou] : Rabbi Yeshoua de Natzeret était également appelé par ces noms "mon Seigneur, mon enseignant et mon Rav" comme cela est relaté dans les Évangiles.

 

Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. (Matityahou 8 :2)

 

Rabbi, je te suivrai partout où tu iras. (Matityahou 8 :19)

 

Shimon lui répondit : Moré, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. (Loucas 5 :5)

 

L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur nous et nous conduit dans les chemins de la Torah.

 

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal, ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik"... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Notons également que le Baal Chem Tov avait reçu du Ciel que le Mashiah viendrait quand ses enseignements seraient répandus partout dans le monde… En comparaison, Rabbi Yeshoua de Natzeret a aussi demandé que l’Evangile soit annoncé à tous les non-Juifs afin qu’ils puissent se greffer pleinement à Israël.

 

Il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marcos 16 :15-16)

 

Le Rabbi de Loubavitch, pour sa part, demandait à ses élèves de parcourir le monde afin de ramener le Juif le plus éloigné à la Torah du Saint Béni soit-Il. De même, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a demandé d'aller vers les brebis perdues de la maison d'Israël, afin de les ramener à la Torah et de les connecter avec lui.

 

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. (Matityahou 10 :6)

 

Comme nous l’avons vu, par rapport aux autres courants, les ‘hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec D.ieu, en particulier par le chant et la danse. Tous ces enseignements pourront être retrouvés dans les enseignements ‘hassidiques des Apôtres du Mashiah.

En effet, le Baal Chem Tov, le détenteur des grands secrets de la Torah, mettait bien plus l'accent sur la danse, le chant, la sim’ha, l’émotion, l'enthousiasme, la ferveur, l'amour de D.ieu et l'amour du prochain dans la Avoda Hashem [bien évidemment, ceci n’excluait pas l'étude de la Torah]. Un hassid est donc un homme pieux et un fervent adorateur de D.ieu qui souhaite transfigurer son existence par l’application de toutes ces méthodes.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Cette nouvelle relation à la religion instaurée par le Baal Chem Tov déplut aux autorités rabbiniques établies, appelées les mitnagdim [opposants] rassemblés sous l'autorité de l'illustre Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le ‘hassidisme dévier vers l'hérésie était forte… En effet, les ‘hassidim étaient bien plus portés vers la mystique fondée sur l'exaltation des émotions religieuses tandis que les mitnagdim, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquaient un Judaïsme plus austère et plus intellectualisé. Critiquant une orientation ‘hassidique, assurant la suprématie de la Kabbale sur la halakha, les mitnagdim reprochaient cette forte joie de vivre, qu'ils estimaient incompatible avec l'étude de la Torah.

Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6)

Ce qui est arrivé à la Kéhila Nazaréenne est donc également arrivé aux autres communautés 'hassidiques : nous avons été expulsés des synagogues un temps et aussi persécutés, au point que pour certains Juifs, tuer des Nazaréens était considéré comme une offrande à Hashem ; de même les 'hassidiques, comme par exemple les Breslev, ont été persécutés, rejetés et certains ont même connu plusieurs tentatives de meurtres sur leur personne….

Ils vous excluront des synagogues et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à D.ieu. (Yohanan 16 :2)

 

En effet, le Judaïsme ‘hassidique a connu une forte opposition active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, par le mitnagdisme. Malheureusement, l'opposition des successeurs du Gaon de Vilna ira parfois très loin, jusqu'à dénoncer les premiers ‘hassidim aux autorités russes, pour tenter de gêner leurs actions jugées hérétiques… Les Nazaréens n’ont-ils pas également été dénoncés aux romains ?

 

Cette opposition du parti mitnagdim s'est fortement atténuée avec le temps mais n’a pas encore totalement disparu dans les mentalités… Par exemple, dans les années 1980, le Rav Elazar Shach, un Rav du courant mitnagdim en Israël, s'interrogeait sur le fait de savoir si les ‘hassidim de Loubavitch étaient encore Juifs, du fait de leur relation à leur Admor, que certains considéraient comme étant le Mashiah…

Pour le coup, le Tséma'h Tsédéq reconnaît que l'influence du Gaon de Vilna fut aussi positive, en ce qu'elle avait obligé le mouvement ‘hassidique naissant à éviter d'aller trop loin dans ses innovations, une tendance récurrente dans les mouvements mystiques. En ce sens, on pourrait donc en déduire que le rôle du Gaon de Vilna peut être comparé à celui de Yaakov HaTsadik, le chef de Kéhila Nazaréenne, beaucoup plus accentué sur les œuvres de la Torah que Rabbi Shaoul de Tarse.

Néanmoins, contrairement au Gaon de Vilna, Yaakov HaTsadik était également un adepte des enseignements ‘hassidiques de Yeshoua et non un partisan du parti des mitnagdim.

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

Aujourd'hui, on retrouve des ‘hassidim dans la plupart des communautés Juives mais leurs plus grands centres sont aux États-Unis et en Israël. Les dénominations ‘hassidique sont nombreuses, elles sont souvent désignées selon la ville ou le village d'Europe oriental ou elles sont apparues. On peut ainsi citer :

  • les ‘hassidim de Breslev,

  • les ‘hassidim de Loubavitch,

  • les ‘hassidim de Gour,

  • les ‘hassidim de Satmar,

  • les ‘hassidim de Bobov,

  • les ‘hassidim de Amchinov,

  • etc…

 

Les plus connus et les plus proches de la ‘Hassidout Nazaréenne sont Breslev et Loubavitch.

Chaque Admor désigne également un successeur, qui est généralement un de ses fils ou parfois, un autre membre de sa famille. Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas eu d'enfants et c’est pourquoi, nous voyons qu'il désignera l’un de ses frères, Yaakov HaTsadik comme successeur à la tête de la Kéhila Nazaréenne.

 

Nous retrouvons donc absolument les mêmes schémas… La seule différence, c'est que la 'Hassidout Nazaréenne a été récupérée par les non-Juifs qui en ont fait une nouvelle religion, appelée le christianisme. Néanmoins, baroukh Hashem, le temps de la restauration messianique agit avec puissance…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     qui se donne en rançon pour tous, témoignage rendu en son temps,

 

 

  • qui se donne en rançon pour tous : pour beaucoup de monde, Yeshoua n'est pas le Mashiah promis puisqu'il n'a pas accompli les prophéties messianiques. En effet, selon le Tanakh, le Roi Messie doit apporter la victoire à Israël sur tous ses ennemis, amener la résurrection des morts, rassembler le peuple d'Israël dispersé, etc… Or, en réalité, la chose est moins bien connue mais le Judaïsme enseigne deux Mashiah : un Mashiah ben Yossef [un Messie souffrant] et un Mashiah ben David. Comme nous l’avons compris, une partie d'Israël distingue donc le Mashiah ben Yossef et le Mashiah David. En vérité, il s'agit d'une unique personne endossant deux missions différentes comme l’enseigne d’ailleurs Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan. Dans le même élan, comme l’Apôtre Shaoul le précisera, la Torah Écrite comme la Torah Orale annoncent que le Roi Messie devait d'abord souffrir, être rejeté du peuple, mourir, disparaître puis revenir…

 

COMMENTAIRE N°1

 

En termes plus grossiers, voici la vie de Yeshoua : un Tsadik, un Rabbi s'élève parmi le peuple d'Israël, il obtient l'âme messianique par Hashem ; à la suite de cela, il meurt pour faire l'expiation des péchés, ressuscite, se cache au regard d'Israël, puis se dévoile à nouveau à la fin de l'histoire afin d'amener la délivrance à son peuple et au monde… Conclusion, nous attendons tous le Mashiah, soit le second dévoilement de Yeshoua en tant que Mashiah ben David.

Nous pourrons également nous inspirer des enseignements du Kol HaTor pour mieux appréhender l’union des deux Messies.

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux Messies : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Étonnamment, la notion d’un Mashiah qui se "voile et se dévoile" a été récupéré par la ‘Hassidout ‘Habad concernant le Rabbi de Loubavitch… Or, ce concept est enseigné par les Juifs Nazaréens [et non par les chrétiens] et existe depuis plus de 2000 ans.

Tout ceci est enseigné explicitement dans Yeshayahou au chap. 53.

 

Ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (…). L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. (…) Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes et qu'il a intercédé pour les coupables. (Yeshayahou 53 :1-12).

 

Dans le Gan Eden, un palais est appelé le "palais des fils de la maladie" ... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Évidemment, Yeshayahou chap. 53 est une référence au Mashiah ben Yossef. En complément, dans la Guémara, il est également fait mention du verset suivant : Et le pays sera en deuil, chaque famille à part. (Zekharia 12 :12) comme se rapportant au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukka 52a). Dans d’autres références de la Torah Orale, on parle également de la disparition du Rédempteur d'Israël puis de sa réapparition : Moshé est apparu aux Israélites, a disparu et est finalement apparu une fois de plus, et il se passera la même chose avec le rédempteur final : Il va apparaître, disparaître et apparaître à nouveau. (Midrash Bamidbar Rabah 11). Sa royauté sera jetée pour un temps : comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Shimoni Routh 2).

 

Un autre Midrash, moins connu également, présente le Messie dans son premier rôle de Sauveur personnel : Le Saint Béni soit-Il commencera à discuter avec lui et lui dira : les péchés viendront bientôt sur toi comme un joug de fer et ils te rendront comme ce veau dont les yeux furent affaiblis. Et ils étoufferont ton esprit avec un joug et ta langue sera bientôt attachée à ton palais par leurs péchés. Le veux-tu ? (...) Si ton âme est troublée, j’enlèverai les malheurs dès maintenant. Le Mashiah lui dira : Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que je l’accepte pour qu’aucun en Israël ne soit perdu ; et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui ne l’ont pas encore été. Si c’est ainsi, je le veux ; si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (...) Concernant ce moment, David pleura et dit : Ma force se dessèche comme l’argile. (Téhilim 22 :15). Lorsque ce moment viendra, le Saint Béni soit-Il lui dira : Ephraïm, Mashiah, ma justice, tu l’as déjà accepté [cette souffrance] depuis les six jours du commencement et maintenant, ta douleur sera mienne. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

 

  • témoignage rendu en son temps : les Apôtres étant témoins de la résurrection du Rabbi de Natzeret comme il est enseigné : C'était déjà la troisième fois que Yeshoua se montrait à ses talmidim depuis qu'il était ressuscité des morts. (Yohanan 21 :14)

 

COMMENTAIRE N°2

Afin de toujours mieux mieux relier les Écrits Nazaréens à notre génération actuelle, nous pourrons nous inspirer de la grande ouverture d’esprit du Rav Ariel Bar Tzadok sur la messianité de Yeshoua.

Un Juif orthodoxe peut-il croire que Jésus était ou sera le Messie d'Israël ? Cela pourrait surprendre tant les Juifs que les chrétiens mais la réponse à cette question est en fait, un oui ! (…) Expliquons. Tout d'abord, je dis avec assurance que parmi les nombreuses lois Juives de la Torah, les pratiques ou encore les croyances, aucunes d'entre elles n'inclut une déclaration selon laquelle, il est formellement interdit de croire que le Jésus historique était ou sera le Messie d'Israël. Il n'y a pas de loi dans le Judaïsme qui interdise de croire que quiconque puisse être le Messie ; l'identité du Messie n'est pas connue et par conséquent, le Messie pourrait finir par être toute personne qui accomplit les prophéties messianiques et qui a une lignée davidique. Le Messie pourrait donc être toi, moi ou bel et bien Jésus. (…) La foi et les croyances chrétiennes ne sont pas un défi pour le Judaïsme. Au contraire, tant que le christianisme continue d'embrasser les enseignements Juifs et le code moral de la Torah ; les Juifs applaudiront cette chaleureuse étreinte. Et quels enseignements Juifs les chrétiens embrassent-ils ? Presque tout ce qui est enseigné dans les Évangiles par Jésus car tout pourrait être comparé avec les écrits des Rabanim de l'époque. Il est vraiment dommage que la plupart des chrétiens ne connaissent pas les origines Juives de ce qu'enseignait Jésus. S'ils étaient ainsi éduqués, les chrétiens développeraient un grand amour pour le Judaïsme, un amour qui, je le dis, se fait attendre depuis longtemps… Si l'on veut croire que le Jésus historique était un Rabbi sage, bon et gentil, on n’est pas du tout interdit d'avoir une telle croyance, même si une telle représentation va à l'encontre de certaines tradition Juives. (…)  En conclusion, je dis que l'on peut et même que l'on doit croire comme on le souhaite. On n’a pas vraiment besoin de preuves pour nos croyances religieuses, c'est pourquoi de telles croyances sont appelées d’ailleurs "foi" … Nous pouvons poursuivre un argument vieux de 2000 ans, aller de l'avant et donner gloire à D.ieu, en mettant l'accent sur ce qui nous unit, au lieu de ce qui nous divise. (…)  Un jour, le vrai Messie viendra en effet. Il accomplira la prophétie du Livre de Zekharia qui déclare que ce jour-là, ses pieds se dresseront sur le mont des Oliviers. Quand ce jour arrivera enfin, je prie tant pour le Juif juste que pour le chrétien juste, afin qu’ils accueillent ensemble le Messie tant attendu. Ce jour-là, je prie aussi pour qu'ensemble nous disions : Baroukh Haba Beshem Adonaï. (Rav Ariel Bar Tzadok)

 
 

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7.     par lequel j’ai été établi, moi, le crieur et l’envoyé. Je dis la vérité, je ne mens pas, enseigneur des goîm en adhérence et vérité.

 

 

  • par lequel j’ai été établi, moi, le crieur : du grec "kerux"…

 

Voici la définition du mot grec "kerux" :

 

  • crieur : officier public proclamant les annonces officielles d'édits royaux,

  • héraut :  personne annonçant une événement remarquable,

  • ambassadeur : représentant personnel d’un roi pour une mission donnée, dans plusieurs pays,

  • prédicateur : celui qui prêche, qui annonce la parole de D.ieu dans diverses assemblées.

 

C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur [kerux] et Apôtre, chargé d'instruire les non-Juifs. (2 Timotheos 2 :11)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "kerusso" :

  • publier : rendre une annonce publique, la faire connaître officiellement ; de nos jours, cela peut être par voie d'affichage, d'impression, via internet, etc…

  • prêcher : annoncer la parole de D.ieu sous forme de sermon,

  • crier : pousser des cris sous l'effet d'un appel divin ou d'une sensation spirituelle intense,

  • proclamer ouvertement à la manière d'un héraut : dans les milieux grecs et romains, il s’agissait par exemple d’un messager chargé de porter les ordres du roi, de partager diverses annonces dans les assemblées et/ou de déclarer la guerre.

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée [kerusso] dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matityahou 24 :14)

 

  • et l’envoyé : du grec "apostolos"…

Voici la définition du mot grec "apostolos" :

  • apôtre : nom de ceux qui ont, les premiers, porté l'Évangile dans une ville ou dans un pays,

  • émissaire : personne chargée d'une mission et que l'on dépêche auprès de quelqu'un,

  • envoyé : ministre, ambassadeur envoyé par un prince souverain ou par un État auprès d'un autre prince ou d'un autre État,

  • messager : personne chargée de transmettre un message

  • ambassadeur : représentant personnel d’un roi pour une mission donnée, dans plusieurs pays,

  • délégué : personne qui reçoit une mission avec tout pouvoir pour la remplir ; mandataire, représentant,

  • ce terme peut également faire allusion aux enseignants Nazaréens éminents.

 

Voici les noms des douze Apôtres. Le premier, Shimon appelé Kéfa, et Andréas, son frère ; Yaakov ben Zavdaï et Yochanan, son frère ; Philippos et Bar-Talmaï ; Toma et Matityahou, le publicain ; Yaakov ben Halphaï et Tadaï ; Shimon le Cananite, et Yéhouda l'Iscariot, celui qui livra Yeshoua. (Matityahou 10 :2-4)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "apostello" :

  • ordonner à quelqu'un d'aller vers un lieu défini, de partir,

  • envoyer : faire partir quelqu'un vers telle ou telle destination,

  • conduire au loin.

Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. (Matityahou 10 :16)

 

 

  • Je dis la vérité, je ne mens pas : l’Apôtre Shaoul combattait rumeurs, oppositions, faux docteurs et il était constamment, obligé de se justifier… 

 

Je dis la vérité dans le Mashiah, je ne mens point, ma conscience m'en rend témoignage par le Rouah Hakodesh. (Romains 9 :1)

D.ieu, qui est le Père du Seigneur Yeshoua et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point ! (2 Corinthiens 11 :31)

 

  • enseigneur : du grec "didaskalos"…

Voici la définition du mot grec "didakalos" :

  • un Rabbin : chef religieux, guide spirituel et ministre du culte d'une communauté Juive.

  • un professeur : personne qui enseigne une manière d'être, d'agir à quelqu'un, qui guide sa conduite dans une activité quelconque,

  • un enseignant : celui qui enseigne les choses de D.ieu et les devoirs de l'homme en lien avec la Torah,

  • les Docteurs de la religion Juive.

 

Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? (Matityahou 9 :11)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "didasko" :

  • enseigner : faire savoir quelque chose à quelqu'un, le lui faire connaître, le lui inculquer par une sorte de leçon ; apprendre, montrer,

  • instruire : former l'esprit de quelqu'un, constituer pour lui un enseignement,

  • faire assimiler une doctrine,

  • expliquer : faire comprendre à quelqu'un une question, une énigme, les éclaircir en donnant les éléments nécessaires.

Yeshoua parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. (Matityahou 4 :23)

 

 

  • des goîm en adhérence et vérité : comme on le sait, Rabbi Shaoul de Tarse avait la charge d’instruire la Torah aux non-Juifs.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda, une alliance nouvelle. (Yrmeyahou 31 :31)

 

Bien que la Brit Hadasha fut traitée avec le peuple d’Israël, Hashem a toujours souhaité inviter tous ceux d’entre les non-Juifs, qui le souhaitaient, à avoir une relation avec lui et avec le Mashiah… Pour ce faire, ces non-Juifs étaient appelés à laisser de côté leurs dieux païens et à adorer Hashem en esprit et en vérité, avec le peuple d’Israël en tant qu’une seule assemblée [principe de la greffe]. Or, il est aussi important de préciser que bien avant l’arrivée de Yeshoua, Hashem a toujours accordé aux étrangers, aux non-Juifs, la possibilité d’intégrer le peuple d’Israël… Ce n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, contrairement aux avis chrétiens.

 

Moshé leur donna cet ordre : Tous les sept ans, à l'époque de l'année du relâche, à la fête de Soukkot, quand tout Israël viendra se présenter devant l'Éternel, ton D.ieu, dans le lieu qu'il choisira, tu liras cette Torah devant tout Israël, en leur présence. Tu rassembleras le peuple, les hommes, les femmes, les enfants et l'étranger qui sera dans tes portes, afin qu'ils t'entendent et afin qu'ils apprennent à craindre l'Éternel, votre Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette Torah. Et leurs enfants qui ne la connaîtront pas l'entendront et ils apprendront à craindre l'Éternel, votre D.ieu, tout le temps que vous vivrez dans le pays dont vous prendrez possession, après avoir passé le Jourdain. (Devarim 31 :10-13)

 

Il y aura une seule loi pour toute l'assemblée, pour vous et pour l'étranger en séjour au milieu de vous ; ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants : il en sera de l'étranger comme de vous, devant l'Éternel. Il y aura une seule Torah et une seule ordonnance pour vous et pour l'étranger en séjour parmi vous. (Bamidbar 15 :15-16)

 

Que l'étranger qui s'attache à l'Éternel ne dise pas : L'Éternel me séparera de son peuple ! Et que l'eunuque ne dise pas : Voici, je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l'Éternel : Aux eunuques qui garderont mes Shabbats, qui choisiront ce qui m'est agréable et qui persévéreront dans mon alliance, je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom préférables à des fils et à des filles ; je leur donnerai un nom éternel, qui ne périra pas. Et les étrangers qui s'attacheront à l'Éternel pour le servir, pour aimer le nom de l'Éternel, pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le Shabbat, pour ne point le profaner et qui persévéreront dans mon alliance.  Je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma maison de prière ; leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. (Yeshayahou 56 :3-7)

 

Autrefois, la Torah s’appliquait de façon similaire aux descendants d’Israël et aux étrangers qui vivaient parmi eux ; la Torah n’a jamais été réservé au peuple Juif exclusivement et le Mashiah encore moins…

 

Le Mashiah ne peut se révéler que dans un contexte de reconnaissance du nom d’Hashem. À cette condition s’en ajoute une supplémentaire : celle d’une reconnaissance collective... En d’autres termes, tous doivent reconnaître Hashem : humains, animaux, végétaux, Juifs, non-Juifs, petits ou grands, hommes ou femmes. En effet, si Mashiah ne se dévoilait uniquement par le mérite d’une élite, qu’adviendrait-il des autres êtres ? Ceux-ci sont bien vecteurs d’un message divin, puisqu’ils sont créés. N’ont-ils pas leur mot à dire ? N’ont-ils aucune reconnaissance à fournir ? Mashiah n’est pas le privilège d’un groupe, il est porteur d’un message universel qui se doit d’être accepté de tous. (…) Telle est la force de Rabbi Na’hman de Breslev : pouvoir faire accepter une réalité divine à des multitudes de personnes différentes. Certaines arborent des tatouages et des piercings, d’autres des barbes et des peot ; certains sont achkenazes, d’autres séfarades ; certains sont Juifs d’autres pas… Hashem c’est précisément cela : une même base de vérité déclinée à de multitudes de facettes… (Rav Avraham Ifrah)

Depuis la nuit des temps, le Judaïsme a connu des candidats à la conversion. Se convertir au Judaïsme, c’était et c’est encore aujourd’hui, de décider de vivre selon les principes de la foi d’Israël et selon les commandements de la Torah. Par la conversion, le nouveau venu exprime sa volonté d’intégrer la vocation spirituelle du peuple Juif, à savoir appartenir à une royauté de cohanim et une nation vouée à la sainteté. La conversion n’est pas un phénomène nouveau. En fait, Avraham fut le premier converti, puisqu’il découvrit D.ieu de son propre chef alors que son père était idolâtre. Non seulement Avraham adhéra au monothéisme mais il convertit de nombreuses personnes dans sa ville de ‘Haran : Les âmes qu’ils avaient faites à ‘Haran. Rachi commente : Avraham convertissait les hommes et Sarah les femmes… Dans le Tanakh, deux personnages sont présentés en exemple de conversion, Yitro le beau-père de Moshé, ancien prêtre de Midian, qui déclara, après la sortie d’Egypte : Maintenant je sais que l’Éternel est plus grand que toutes les divinités. Et Routh, du pays de Moav, qui prononça cette belle formule : Ton peuple sera mon peuple, ton D.ieu sera mon D.ieu.

Une communauté qui se ferme aux autres est une communauté vouée à l’extinction. Encore aujourd’hui, chaque année des demandes venues de toute la France, arrivent au consistoire et les Juifs mettent tout en œuvre pour recevoir et guider les postulants dans leur quête spirituelle. Maintenant, contrairement aux avis chrétiens, il ne suffit pas de vouloir devenir Juif pour le pouvoir car c’est l’engagement de toute une vie. Aussi, il est clairement exprimé au postulant, qu’une conversion est l’acceptation du joug de la royauté divine, ol malkhout chamaïm, du joug de la Torah et du joug des mitsvot. Nous voyons la même chose dans les Écrits Nazaréens : des non-Juifs qui étaient devenus des prosélytes et qui allaient avec des Juifs à la synagogue, le jour du Shabbat.

 

Shaoul y entra, selon sa coutume. Pendant trois Shabbats, il discuta avec eux, d'après les Écritures, expliquant et établissant que le Mashiah devait souffrir et ressusciter des morts. Et Yeshoua que je vous annonce, disait-il, c'est lui qui est le Mashiah. Quelques-uns d'entre eux furent persuadés et se joignirent à Shaoul et Sila, ainsi qu'une grande multitude de Grecs craignant D.ieu et beaucoup de femmes de qualité. (Actes 17 :2-4)

 

Shaoul discourait dans la synagogue chaque Shabbat et il persuadait des Juifs et des non-Juifs. (Actes 18 :4)

 

Hashem a toujours appelé les non-Juifs à quitter leurs religions pour s'unir avec le peuple d’Israël sous la bannière de la Torah… Tous les non-Juifs qui ont rendu un culte au Maitre du monde, avaient abandonné leurs dieux et s'étaient joint à Israël [la véritable greffe] pour adorer le seul et véritable Créateur du Ciel et de la terre, Hashem. Les chrétiens et les notions de trinité n’ont jamais existé, tous proclamaient le Chéma Israël et l’unité du D.ieu unique.  

 

Routh répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton D.ieu sera mon D.ieu ; où tu mourras je mourrai et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi !  (Routh 1 :16-17)

 

Le passage ci-dessus est l’exemple type du Tanakh, qui nous montre Routh comme étant un code toraïque pour désigner les croyants issu des nations ; en effet, elle s’est s’unit à Naomi, qui représente les enfants d'Israël et plus tard, elle épousa Boaz, qui l’a racheté. Selon ce contexte, Boaz est également une préfiguration du Mashiah. Notons que Routh dit à Naomi que son D.ieu serait le sien et que son peuple le serait également ; en l’occurrence, elle disait tes lois seront mes lois... Elle n’a jamais prétendu dénigrer le vieux joug de la loi périmée de l’Ancien Testament… En effet, la plupart des chrétiens disent votre D.ieu sera mon D.ieu mais je ne veux pas que votre peuple soit le mien et je ne veux surtout pas que vos vielles lois soit les miennes… Quelle lourdeur, les pauvres Juifs ! Je crois qu’Hashem veut que nous ayons le même esprit que Routh avait… Si je devais paraphraser les paroles de Routh et les transposer sous la Brit Hadasha, voilà ce que ça donnerait : Qu’Hashem nous traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à nous séparer du peuple Juif ! D’ailleurs, l’Apôtre Shaoul aura plus ou moins la même pensée.

 

Je dis la vérité dans le Mashiah, je ne mens point, ma conscience m'en rend témoignage par le Rouah Hakodesh.  J'éprouve une grande tristesse et j'ai dans le coeur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé du Mashiah pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, la gloire, les alliances, la Torah, le culte, les promesses, les patriarches et de qui est issu, selon la chair, le Mashiah, qui est au-dessus de toutes choses, D.ieu béni éternellement. Amen ! (Romains 9 :1-5)

 

Comme nous l’avons vu, à de nombreux endroits, le Tanakh mentionne que Juifs et non-Juifs doivent être un sous la bannière de la Torah et pourtant malgré cela, la division entre les croyants Juifs et non-Juifs est évidente… En réalité, la seule raison qui explique cette division remonte à environ 2 000 ans, après la mort des Apôtres, lorsque les croyants des nations abandonnèrent les racines Juives de leur foi. Quel fut le résultat ? L'antisémitisme, les inquisitions, les pogroms et la persécution à l’encontre des Juifs par les chrétiens, au nom de Jésus-Christ, l’idole de Rome….

 

Un bref aperçu de la foi telle qu’elle était vécue à l’époque du Second Temple, nous montre que Juifs et croyants des nations étaient unis. Ils adoraient ensemble, ils mangeaient ensemble, ils célébraient les fêtes ensemble, ils observaient le Shabbat ensemble et pratiquaient ensemble la Torah tout simplement car les non-Juifs n’étaient pas encore rebelles mais souhaitent réellement se convertir et vivre la véritable greffe relatée dans le chap. 11 de la Lettre aux Romains. Si le modèle des Écrits Nazaréens, comme du Tanakh, nous montre que l’intention d’Hashem était que croyants Juifs et non Juifs l’adorent dans l’unité, alors chacun d’entre nous a la responsabilité de rétablir ce modèle du mieux possible. Que l’homme donc ne sépare pas ce que D.ieu a souhaité joindre !

 

Actuellement, le modèle d’Hashem est le suivant : les non-Juifs sont invités à entrer dans la Nouvelle Alliance, en étant purifiés par la émouna en Yeshoua et en devenant un avec le peuple Juif comme nous le montre l’exemple de Routh. Les non-Juifs sont appelés à se greffer sur les racines Juives et les mitsvot de la Torah. Les Écrits Nazaréens nous montrent que les Juifs et les prosélytes, se réunissaient dans les synagogues le jour du Shabbat et ce n’est pas pour rien...

 

A Icone, Shaoul et Bar-Naba entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs et ils parlèrent de telle manière qu'une grande multitude de Juifs et de non-Juifs crurent. (Actes 14 :1)

 

En effet, qu’apprends- ton dans les synagogues ? À manger du bon saucisson et à faire Noël ? Ce n’est pas sérieux du tout… Soit dit en passant : c’est également une bonne chose que ces non-Juifs ne se rassemblaient pas le dimanche car autrement, ils n’auraient pas été présents pour entendre le message du salut en Yeshoua proclamé par Shaoul tous les Shabbats.

 

Ces versets nous montrent de manière très concluante que de nombreux croyants non-Juifs adoraient déjà le D.ieu d’Israël avec les Juifs dans les synagogues, le jour du Shabbat. Il est donc important de restituer ce schéma.

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Je veux donc que les hommes prient en tout lieu en levant des mains sacrées, sans brûlure ni discussions.

 

 

  • Je veux donc que les hommes prient : si seulement l'homme pouvait prier toute la journée ! (Bérakhot 21a) et de plus, il est enseigné : Quiconque prie pour autrui est exaucé en premier. (Baba Kama 92a). C'est également le chemin auquel Rabbi Na’hman de Breslev fait référence lorsqu'il écrit dans Torah n°26 du Likouté Moharan II : la hitbodedout est un attribut qui surpasse tout ; en d'autres termes, réserver une heure ou plus pour la prière personnelle dans une pièce ou un champ et converser avec Hashem. D’ailleurs, Rabbi Na’hman a également promis que quiconque consacre résolument une heure par jour à la prière personnelle atteindra une correction complète de son âme et ne verra jamais le visage du purgatoire. 

 

 

  • en tout lieu : peu importe l’endroit…

 

 

  • en levant des mains sacrées : l’Apôtre Shaoul par ces termes, rappelle aux Nazaréens leur principale mission dans ce monde en ayant accepté Yeshoua dans leurs vies, celle d’être consacrés pour la cause de la Torah et de l’Évangile. En effet, le Tsadik qui nous a sanctifiés devant Hashem, mérite un engagement total de notre être et tout ceci, nécessite que les Nazaréens s’engagent dans une vie de consécration, synonyme de sanctification !

 

 

  • sans brûlure : du grec "orge"…

Voici la définition du mot grec "orge" :

  • colère : état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales,

  • courroux : vive colère ou emportement,

  • indignation : sentiment de colère ou de révolte provoqué par quelqu'un ou quelque chose,

  • mouvement ou agitation de l'âme, impulsion, désir, toute émotion violente comme la colère. 

  • colère manifestée dans la punition, comme celle infligée par certains magistrats.

La colère de D.ieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. (Romains 1 :18)

 

COMMENTAIRE N°2

Nos Sages disent : Celui qui se met en colère est comme s’il servait les idoles. Et l’Admour HaZaken explique, à ce propos, que la colère provoque un retrait de la foi. En effet, celui qui a foi que tout lui vient de D.ieu ne se mettra jamais en colère. En d’autres termes, s’emporter revient à se détacher de D.ieu, comme s’il servait les idoles. C’est ici le point de départ de toutes les fautes, comme le souligne l’Admour HaZaken. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

  • ni discussions : du grec "dialogismos" …

 

Voici la définition du mot grec "dialogismos" :

  • les mauvaises pensées d'un homme s’entretenant avec lui-même,

  • une mauvaise pensée, une raisonnement intérieur mauvais,

  • les ruminations criminelles,

  • les desseins pervers.

 

Car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres. (Marcos 7 :21)