CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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3.     Quand ils diront : Paix et sécurité, alors, soudain, la destruction se présentera pour eux comme la douleur d’une femme qui l’a dans le ventre ; ils ne pourront pas y échapper !

 

  • Quand ils diront : Paix et sécurité : dans l’idée d’imposer une fausse paix générale dans le monde.

 

  • alors, soudain, la destruction se présentera pour eux : cela fait référence aux événements messianiques dont l’apogée sera le retour du Rabbi de Natzeret. 

 

Ils lui demandèrent : Rabbi, quand donc cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que ces choses vont arriver ? Yeshoua répondit : (…) Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin. Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation et un royaume contre un royaume ; il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles et de grands signes dans le ciel. (…) Par votre persévérance vous sauverez vos âmes. (Loucas 21 :7-19)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour prendre un exemple, cette destruction annoncée par les Écrits Nazaréens est reliée au coronavirus. En effet, le coronavirus fait partie des événements messianiques mondiaux, dont le but est de préparer l’humanité au retour du Mashiah.

Le coronavirus a fait des milliers de morts dans le monde, l’état d’urgence a été déclaré dans plusieurs pays du monde, à tel point que la moitié de la population mondiale vivait confinée. N’est-ce pas une destruction alors tout allait si bien dans ce merveilleux monde ? N’était-ce pas une période de paix et de sécurité, pourquoi Hashem a-t-il envoyé ce virus ? Y-avait-il un problème dans cette fameuse atmosphère de paix ? Le coronavirus est une pandémie mondiale, c’est une catastrophe et pour certains, le début de la fin du monde ! En effet, les discours alarmistes, voire apocalyptiques se sont propagés aussi rapidement que le virus ; on a parlé de magasins vidés, de ruptures de stock, de mouvements de panique, etc… La moindre petite toux, le moindre éternuement et c’était la menace d’être contaminé. Une question a harcelé nos esprits : est-ce vraiment la fin du monde ? Et bien en vérité, c’est effectivement une période apocalyptique mais pas dans le côté néfaste du terme ; en effet, l’arrivée du Mashiah promet une nouvelle ère, une ère d’une véritable paix instauré par l’Éternel, où il sera couronné [corona] Roi par toute l’humanité.

Rabbi Shaoul de Tarse avait donc prophétisé en partie, ces événements messianiques… Maintenant, comme le dit Maïmonide dans le Michné Torah : Nul ne sait comment les évènements qui précèdent la venue du Mashiah se dérouleront jusqu’à ce qu’elles aient lieu car les paroles des Neviim sont énigmatiques. Les Sages eux-mêmes n’ont rien reçu par tradition à ce sujet, si ce n’est ce qu’en disent les textes et c’est pourquoi ils sont partagés sur ces sujets. Il nous ne reste donc qu’à nous renforcer en permanence avec la conviction que le Mashiah Yeshoua peut se dévoiler à chaque instant. Ainsi, lorsque l’on a demandé au Rav ‘Haïm Kanievsky si la pandémie du nouveau coronavirus annonçait la venue du Mashiah, il a répondu : Nous verrons après, en d’autres termes : seul l’avenir nous le dira… Néanmoins, il est évident que cette pandémie n’est pas un simple accident, il ne s’agit pas du seul fruit de la gastronomie chinoise. Hashem interpelle toute l’humanité et chacun doit déceler un message particulier dans toute cette affaire. Dans tous les cas, une chose est sûre : la couronne du coronavirus n’est pas sans rappeler celle du Roi des rois, celle d’Hashem et il nous rappelle qu’il est le seul Maître du monde.

D’ailleurs, dans le même élan, voici plusieurs témoignages et interprétations de rabbanim, traitant de la crise du coronavirus.

Le coronavirus ne cesse de s’étendre et dans son sillage, les morts se multiplient. D’après les pronostics de l’organisme mondial de la santé, le virus va gagner du terrain et envahir le monde… Il est certain que ce virus est envoyé par la providence et la question qui se pose, est de savoir quel message véhicule-t-il. (…) L’apparition de ce virus est symptomatique de notre époque : nos sociétés occidentales n’ont de cesse d’améliorer notre qualité de vie. Ainsi, la médecine arrive à prévenir et guérir la plupart des maladies, ce qui entraine l’augmentation de la longévité et la diminution de la mortalité infantile ; travailleurs et employés sont protégés d’un licenciement ou d’un arrêt de travail et une retraite les attend après des années de labeurs qui leur assurera une vieillesse confortable ; les nations occidentales font des accords de paix entre elles pour éviter toute guerre et neutralisent les pays pouvant engendrer un conflit. En d’autres termes, tout a été pensé pour nous rassurer et nous faire jouir au mieux de notre passage sur cette terre, en réduisant au minimum les aléas de la vie. Ce sentiment de sécurité totale est, certes, un bienfait pour l’homme mais il entraine une conséquence fatale : la coupure totale à notre relation au divin et au spirituel. (…) Le coronavirus vient alors déstabiliser la quiétude à laquelle aspire l’homme moderne, le corona brouille les cartes et réveille la panique. Ce processus, où tous nos repères sont ébranlés, est une étape nécessaire à l’approche de l’ère messianique : D.ieu va se révéler et son règne va s’établir définitivement mais pour cela, nous allons devoir abandonner toutes les habitudes auxquelles nous sommes agrippés. Peut-être assiste-t-on aux prémices de cette période messianique. Pour cela, il est nécessaire de retirer le moelleux tapis de sous les pieds de l’homme, de lui faire lâcher prise afin de le préparer aux évènements de la fin des temps. (Rav Daniel Scemama)

Une des caractéristiques du fléau actuel [le coronavirus] est reconnaissable par la petitesse de son origine. Un petit organisme nommé virus se déplace d’une personne à l’autre, d’une population à une deuxième, d’un pays, d’un continent à un autre avec une rapidité folle. Cet organisme moléculaire pénètre les corps humains, sème la panique et fait des ravages mais une deuxième caractéristique remarquable est son nom, ainsi que sa forme. Corona vient du terme "couronne" car ce virus se présente physiquement comme une couronne. Etonnant ! (…) Quel en est le message ? Que nous dit le Créateur du monde ? Qu’attend-t-il de nous ? Cette couronne est bien évidement celle de D.ieu, celle que nous oublions trop dans notre quotidien. (…) L’homme vit une ère de prospérité. Or, cette prospérité amène à l’oubli de la Royauté divine. Le verset dit bien : Yéchouroun [Israël] s’est engraissé et a oublié D.ieu… Cette couronne divine affecte l’homme adulte qui s’est construit des remparts, des protections à travers une confiance et une assurance en son argent et en ses capacités médicales, militaires et autres. (…) Réveillons-nous ! Pensons à D.ieu, à sa présence dans le monde, soyons plus attentifs dans nos téfilot, dans nos brakhot ou lorsque nous nous adressons à lui. Réalisons que tout provient de lui. (…) Pensons à tous les bienfaits qu’il nous fait tous les jours et aux différents bienfaits qu’il nous a fait depuis que nous sommes nés. Remercions-le profondément, remettons-nous entre ses mains. (Rav Nethanel Abib)

Soyons conscients ! L’humanité n’a jamais connu un tel choc ! Les hommes sont touchés dans leur corps, dans leur famille, dans leurs biens, leurs capitaux. La société de consommation n’avait fait que des progrès et voilà qu’une brusque chute atteint tout le monde. Était-il nécessaire de ne cesser de progresser ? La chute est brusque car elle était inattendue et surprend tout le monde… (…) En quoi notre époque apparaît-elle différente des autres périodes de l’histoire de l’humanité ? Une réflexion, une observation qui tente d’être objective, nous invite à remarquer une contradiction entre, d’une part, le désir d’améliorer les conditions de vie de l’homme, et, d’autre part, le désir de jouissance de l’individu. Exprimée en d’autres termes, il y a ici une contradiction entre, d’un côté, un rapport positif, constructif et par ailleurs, une relation négative, égoïste. On souhaite le mieux à l’autre mais on commence par vouloir le mieux pour soi. (…) Il importe de relever les problèmes fondamentaux qui se posent aujourd’hui à nos contemporains et cela ne peut être que salutaire précisément à un moment où la société des hommes semble ébranlée. Une humanité qui s’était habituée à une progression régulière vers le mieux-être se trouve confrontée à un problème universel, qui, apparemment, n’épargne aucune nation. Un seul souci semble occuper la planète : comment profiter le plus possible du matériel et cela en soi est assurément légitime mais à condition d’être reconnaissant, de prendre conscience que quelqu’un a mis entre nos mains ce bien matériel, c’est-à-dire de reconnaître, à l’échelle globale, mondiale, que ce n’est pas le hasard qui nous invite à jouir, à profiter de cette assise matérielle, agréable et souhaitable. C’est l’émerveillement d’Avraham Avinou devant l’organisation de l’univers : Ce monde est bon, beau, il faut en profiter, l’apprécier mais reconnaître qu’il y a un Maître à l’univers. Il importe de ne pas oublier d’où vient cette organisation merveilleuse. Dire : C’est ma force et la puissance de mon bras qui m’ont permis d’obtenir ces succès. (Devarim 8 :17) ; c’est oublier qu’il y a un Maître à l’univers. Ce fut la grandeur d’Avraham qui, dans une période idolâtre, a proclamé l’existence du Tout-Puissant. Notre époque s’est éloignée de la Foi en un Créateur et les progrès techniques, depuis 150 ans, ont été infiniment plus rapides que dans le passé. Les chemins de fer, l’automobile, l’aviation, les progrès remarquables de la médecine, la révolution numérique, les vols dans l’espace, toutes ces avancées ont été acceptées par l’humanité avec plaisir mais a-t-on pensé à reconnaître le Créateur dans les merveilles de la Création ? A-t-on su dire : Merci ? Quand les circonstances sont plus difficiles, alors on se révolte et l’on demande : Pourquoi ? Ne sommes-nous pas tous, sans exception, coupables de ne pas le reconnaître, quand tout allait bien ? C’est là la grande leçon qu’il nous faut tirer : sachons le connaître et être reconnaissants en tous les cas. La Guémara nous enseigne qu’il faut savoir dire une bénédiction dans le cas d’une mauvaise nouvelle et une autre bénédiction dans le cas d’une bonne nouvelle. Ce n’est assurément pas la même bénédiction mais quelles que soient les circonstances, sachons le reconnaître. Actuellement, il nous reste à prier pour que nous puissions bientôt réciter la bénédiction pour la fin de cette épidémie, en disant : Il est bon et il répand le bien. (Rav Lionel Cohn)

 

  • comme la douleur d’une femme qui l’a dans le ventre : comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte.

 

 

  • ils ne pourront pas y échapper : les faits annoncés sont inévitables.

 

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6.     Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres.

 

  • Ne dormons donc pas comme les autres : l’Apôtre Shaoul fait référence au sommeil spirituel.

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pouvons nous inspirer de la parabole des vierges pour mieux comprendre l’éveil nécessaire pour le retour du Mashiah.

Alors le Royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. (Matityahou 25 :1-13)

 

  • mais veillons : dans l’idée d’être réveillé et attentif.

Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. (…) C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.  (Matityahou 24 :42-44)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Hashem demanda à Adam. Ayeka ? Où es-tu ? Cette interrogation survint immédiatement après la faute d’Adam. Le message est clair :  Où es-tu mon fils ?  Même si tu as fauté, ne te cache pas ! Même si tu as fauté, garde contact avec moi ! Rav Avraham ben Rav Na’hman enseignait que chaque Juif devait faire le point sur l’endroit où il se trouve, c’est-à-dire sur son avancée spirituelle et surtout, son état de connexion avec Hashem. C’est ainsi que le monde sera conduit à faire téchouva. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • et soyons sobres : du grec "nepho"…

Voici la définition du mot grec "nepho" :

  • être sobre : qui montre de la mesure, de la réserve en quelque chose,

  • être calme : absence complète de nervosité chez quelqu'un ; tranquillité, maîtrise de soi, paix de l'esprit,

  • être concentré en esprit,

  • être modéré : faire preuve de mesure, être éloigné des extrêmes, 

  • circonspect : qui agit avec réflexion et prudence.

La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. (1 Kéfa 4 :7)

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11.     Réconfortez-vous donc les uns les autres ; construisez-vous chacun, comme certes vous le faites déjà !

 

  • Réconfortez-vous donc les uns les autres : du grec "parakaleo"…

 

Voici la définition du mot grec "parakaleo" :

  • exhorter : tenter d'amener quelqu'un à quelque chose par des encouragements, par la persuasion ou par des prières, etc…

  • prier, supplier,

  • s'efforcer d'apaiser par supplication,

  • consoler : apporter à quelqu'un un réconfort, une compensation qui fera disparaître la peine éprouvée,

  • encourager : donner du courage à quelqu'un, le réconforter ou l'inciter à persévérer, à faire mieux ; stimuler,

  • réconforter : rendre à quelqu'un des forces, de la vigueur,

  • fortifier : dans l’idée de renforcer quelqu’un.

C'est par Silvanus, qui est à mes yeux un frère fidèle, que je vous écris ce peu de mots, pour vous exhorter et pour vous attester que la grâce de D.ieu à laquelle vous êtes attachés est la véritable. (1 Kéfa 5 :12)

Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire : Aujourd'hui ! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. (Hébreux 3 :13)

 

  • construisez-vous chacun : dans l’idée de s’édifier les uns avec les autres.

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons nous inspirer du Likouté Moharan pour mieux comprendre le principe de l’édification collective, par exemple, en lien avec la téfila.

Une personne en inspire une autre… Par exemple, nous observons que lorsqu'une personne récite des supplications ou des prières soit avec enthousiasme, soit avec un cœur brisé, son voisin devient également éveillé car il devient éveillé de voir son ​​ami ; ainsi, il commence à scruter en lui-même, afin qu'il devienne lui aussi enthousiaste et commence à réciter des supplications avec inspiration ; une personne peut également être une inspiration pour elle-même. (Torah n°270 du Likouté Moharan I)

COMMENTAIRE N°2

Nous pourrons également nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h pour mieux discerner l’importance de l’ouverture envers notre prochain, nécessaire pour nous optimiser.

S’aimer avec l’autre. Tels sont les propos de Rabbi Na’hman au sujet de notre relation à autrui. Il y a matière à réfléchir pendant un moment… En d’autres termes, ma relation à l’autre est fondée sur l’échange et non sur l’exploitation. Quelle opposition avec la culture occidentale essavique dans laquelle nous avons évolué ! Derrière la soi-disant, culture des différences, il n’y a que recherche de l’exploitation de ces différences, dans le but de réaliser un profit. En revanche, le message de Rabbi Na’hman est clair : le rapport avec autrui est une optimisation de soi. Non seulement nous n’y perdons rien mais en plus nous y gagnons. L’échange avec autrui permet de découvrir de nouvelles facettes de la vérité qui, comme chacun le sait, est plurielle. Dès lors que je rejette l’autre, cela signifie que ma vérité a un problème de réglage. Ma vérité ne doit pas exclure mais bien favoriser le contact humain, afin de s’enrichir d’autres facettes de la vérité et d’être diffusée. Si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’elle se cantonne au beau discours, qu’elle est purement théorique et qu’elle manque de vécu. (Rav Avraham Ifra’h)

La connexion à la source de toute vitalité, c’est-à-dire à Hashem, passe par le dialogue et l’ouverture à mon prochain. Chaque individu, au moyen de son âme, incarne une facette de la vérité, une partie du nom divin. En cela, chaque individu sur terre est une borne de connexion à Hashem. Ainsi, m’ouvrir à l’autre, c’est faire parler son âme et m’enrichir de sa facette de la vérité. Pourquoi fait-on des enfants ? Pour que de nouvelles facettes de la vérité parviennent dans ce monde ! Par conséquent, dès lors que nous excluons un individu de notre cercle, nous perdons l’usage d’une borne de connexion. Le réseau est plus lent, la connexion bégaye… La vision de la vérité est, elle aussi, incomplète et haletante. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • comme certes vous le faites déjà : ainsi, les Thessaloniciens devaient continuer dans cette voie. 

 

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16.     Réjouissez-vous toujours.

 

 

  • Réjouissez-vous : du grec "chairo"…

 

Voici la définition du mot grec "chairo" :

  • se réjouir : éprouver de la joie, du plaisir, une vive satisfaction,

  • être heureux : qui jouit du bonheur, qui est très satisfait, très content de ce qui lui advient ou de ce qui se produit en général,

  • être extrêmement réjoui,

  • joyeux : qui exprime la joie, s'accompagne de joie, est inspiré par la joie

  • être dans l'allégresse : joie vive qui se manifeste extérieurement.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, donnons-lui gloire car les noces de l'agneau sont venues et son épouse s'est préparée. (Révélation 19 :7)

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Shalom Aroush pour mieux comprendre l’importance d’être besim’ha.

Ne laissez pas le mauvais penchant vous mentir et vous lier à la tristesse et au désespoir. Vous devez vous accrochez à la joie, coûte que coûte. Une fois, Rabbi Na’hman de Breslev fit remarquer à ses talmidim : Même si je commettais le pire pêché au monde, je ne tomberais pas dans le désespoir ; je ferais simplement téchouva et je continuerais à servir Hashem avec joie. Les gens ne croient pas qu'ils puissent corriger leur âme simplement par la joie. Ils ont cette notion erronée que la téchouva doit être triste et mélancolique, alors que le Zohar dit bien que la tristesse émane du côté obscur. Grace à la joie, la personne a la volonté de prier et de parler longuement à Hashem, parce qu’elle est la meilleure façon de se connecter à lui. Une personne sans joie se persécute : Ma prière personnelle était terrible, mes prières régulières étaient sans cœur, Hashem ne veut certainement pas écouter quelqu’un comme moi... Être joyeux est une mitsva en soi, qui n’est en rien liée avec ce que vous avez ou n’avez pas fait. Même si une personne a transgressé un commandement, cela ne change pas le fait que la Torah l’oblige à être joyeuse. Une personne peut toujours se réjouir en Hashem et tirer sa joie des mitsvot qu'elle est capable de faire. On est toujours libre de se rapprocher d’Hashem et de se cramponner à lui, comme le dit le Roi David : Je me réjouirai en Hashem. Nos Sages enseignent qu'une mitsva entraine des mitsvot supplémentaires, alors qu'une transgression déclenche des transgressions supplémentaires. Si une mitsva, quelle qu’elle soit, a le pouvoir d’en déclencher une autre, alors la mitsva prodigieuse de se réjouir conduit certainement à faire d’autres mitsvot avec ardeur et agilité d’esprit. L'inverse est vrai quant à l'énorme péché de la tristesse : elle peut attirer la personne vers le bas et l'amener à faire encore plus de transgressions, ‘hass véchalom. On peut être heureux, même quand on essuie un revers dans la vie. Tout d'abord, il faut s’accrocher à la mitsva d'être joyeux, quoi qu’il arrive. Une fois qu'on maintient sa joie, on peut facilement faire téchouva, puisque la mitsva d'être joyeux peut déclencher celle de faire téchouva. Et si la personne fait téchouva par amour, le péché qu'elle a commis se transforme en mitsva. Donc, en se cramponnant à la joie et en restant joyeux, un revers devient une victoire. Rabbi Na’hman nous avertit également que quand une personne est triste, la Shekinah la quitte, parce que la Shekhina est la sainteté absolue tandis que la tristesse est l’incarnation de l'impiété. Par conséquent, la tristesse dans le mariage détruit la paix conjugale, puisqu’un foyer où règne le shalom doit être un lieu d'habitation digne de la présence divine.  Grace à la joie, la personne a tout, le matériel et le spirituel. Elle mérite une bonne santé, un revenu suffisant et la téchouva par amour. Elle jouira d’une bonne vie de satisfaction dans ce monde et dans le prochain. La guéoula, la rédemption finale de notre peuple, dépend de notre service d’Hashem avec joie. Les enseignements de Rabbi Na’hman tournent complètement autour du concept de joie et de sainteté, il incitait ses talmidim à toujours être joyeux car c’est de cette façon qu’ils pourraient illuminer le monde. (Rav Shalom Aroush)

 

  • Toujours : constamment [en tout temps] …


Nous devons prier pour qu’Hashem purifie nos cœurs de la tristesse et nous aide à être joyeux toute la journée, puisque la joie est signe qu’on sert Hashem comme il se doit. Une personne qui cherche à améliorer sa sainteté personnelle doit surtout s’appliquer à toujours être dans la joie car la joie n’est pas seulement synonyme de sainteté, elle est la sainteté. (Rav Shalom Arush)

Je veux me réjouir en l'Éternel, je veux me réjouir dans le D.ieu de mon salut. (‘Havakouk 3 :18)

 

Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire. (Philippiens 3 :1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Priez sans cesse.

 

 

  • Priez : principalement par l’intermédiaire de la hitbodedout.

 

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6)

 

COMMENTAIRE N°1

La vie fait de nous des guerriers. Afin d’en sortir vainqueurs, nous devons nous armer avec la plus puissante des armes, cette arme est la prière. (Rabbi Na’hman de Breslev)

 

 

  • sans cesse : toute la journée, comme cela est également rapporté dans le Traité Bérakhot.

 

Si seulement l'homme pouvait prier toute la journée ! (Bérakhot 21a)

 

 

 

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18.     Rendez grâces pour tout : oui, tel est le vouloir d’Elohîms à votre égard, dans le messie Iéshoua.

 

 

  • Rendez grâces pour tout : dans tous les domaines, il nous faut remercier Hashem…  

 

COMMENTAIRE N°1

 

La pensée de l’Apôtre Shaoul nous conduit aux différentes bénédictions prononcées tout au long de la journée, incluses dans la plupart des Sidourim.

 

En effet, on pourra s’inspirer d’un article de Jérôme Touboul sur le site de Torah-Box afin de mieux comprendre le serviteur du Mashiah. 

 

Maintenant, Israël, que demande de toi l'Éternel, ton D.ieu, si ce n'est que tu craignes l'Éternel, ton D.ieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d'aimer et de servir l'Éternel, ton D.ieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. (Devarim 10 :12)

Les bénédictions constituent l’élément de base de la vie d’un homme et elles sont récitées si souvent, que l’homme peut perdre de vue leur signification profonde en s’en acquittant mécaniquement. Et pourtant, à propos du verset dans le Sefer Devarim : Et maintenant Israël, qu’est-ce que [ma] Hashem ton D.ieu te demande, nos Sages nous disent : Ne lis pas "ma" mais "méa" [cent] conformément à ce que Rabbi Meir disait : Tout un chacun a le devoir de dire 100 bénédictions chaque jour. Comment est-ce possible que l’essentiel que ce que l’Eternel demande à l’homme se résume à réciter 100 bénédictions par jour ? Nous pouvons le comprendre à la lecture des développements précédents.

Si un homme prend soin de réciter ses bénédictions quotidiennes avec la concentration adéquate, en réfléchissant à accomplir la volonté de D.ieu de manière désintéressé, en se pénétrant de la bonté d’Hashem, alors il se rapproche effectivement chaque jour de D.ieu et il contribue à faire de lui-même un sanctuaire susceptible d’accueillir la Shekinah. Nos Sages nous font remarquer à cet égard, que les 100 bénédictions que l’homme récite chaque jour sont un rappel des 100 socles qui soutenaient le Sanctuaire ; nos bénédictions constituent le fondement même du Sanctuaire spirituel que nous bâtissons en nous-mêmes.

C’est d’ailleurs dans ce sens que nos Maîtres ont compris la rupture de syntaxe dans notre verset entre le singulier : vous me ferez un Sanctuaire et le pluriel qui suit et je résiderai en eux [au lieu de dire : en lui]. Dans le même élan, le Néfech Ha’Haïm précise ainsi que la volonté de D.ieu est de résider à l’intérieur de chaque enfant d’Israël.

Puissions-nous avoir le mérite, avec l’aide d’Hashem, de bâtir tout au long de notre vie, un espace intérieur de plus en plus raffiné susceptible d’accueillir la présence divine.

 

 

  • oui, tel est le vouloir d’Elohîms à votre égard : c’est la volonté d’Hashem afin d’être en contact permanent avec nous.

 

  • dans le messie Iéshoua : tout doit effectuer par le mérite du Mashiah, selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik.

 

En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. (Yohanan 16 :23-24)

 
 
 
 
 
 

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23.     Lui, l’Elohîms de la paix, qu’il vous consacre, vous, les parfaits ; que tout de vous, souffle, être, corps, soit gardé sans reproche pour l’avènement de notre Adôn Iéshoua.

 

 

  • Lui, l’Elohîms de la paix : comme nous le savons, Hashem est un D.ieu de paix.

 

COMMENTAIRE N°1

La notion de paix est importante pour le Judaïsme, elle est le but ultime de toute existence, celle du monde, de l’humanité et de l’individu.

Shalom est le nom même de D.ieu. (Derekh Erets Zouta)

Le Mashiah est aussi appelé l’ange du shalom car il permettra la connexion et la bonne entente entre tous les individus. (Rav Avraham Ifra’h)

Éloigne-toi du mal et fais le bien ; recherche et poursuis le shalom. (Téhilim 34 :14)

Le terme hébreu "shalom" est employé plus de 250 fois dans le Tanakh et des milliers de foi dans la littérature rabbinique. En effet, le mot "shalom" est employé dans des différents contextes démontrant ainsi, la multiplicité de son sens : social, politique, spirituel, moral et même cosmique, voire métaphysique.

Le shalom représente donc une valeur suprême et un aboutissement ultime.

Tout ce qui a été écrit dans la Torah, ne l’a été que pour la paix. (Guitin 59b)

Mon peuple demeurera dans le séjour du shalom, dans des habitations sûres, dans des asiles tranquilles. (Yeshayahou 32 :18)

Je suis pour le shalom. (Téhilim 120 :7)

S’il n’y a pas la paix, il n’y a rien du tout. (Midrash Tan’houma, Nitsavim 6)

Un Rav se tenait sur la place publique lorsque Elyahou lui apparut. Le Rav lui demanda : Y a-t-il sur cette place un seul homme qui aura une part dans le Olam Haba ? Elyahou fit une réponse négative… Sur ces entrefaites, deux hommes vinrent à passer. Elyahou déclara : Ceux-ci auront une part dans le Olam Haba. Que faites-vous ? leur demanda le Rav. Nous faisons des heureux ; quand nous voyons des gens dont l’esprit est troublé, nous les réconfortons et quand nous voyons deux hommes qui se querellent, nous faisons régner la paix entre eux. (Taanit 22a)

Que l'Éternel te bénisse et qu'il te garde ! Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi et qu'il t'accorde sa grâce ! Que l'Éternel tourne sa face vers toi et qu'il te donne la paix ! (Bamidbar 6 :24-26)

Bien-aimée est la paix, puisque les bénédictions ne se terminent que par l’espoir de la paix. De même, la bénédiction sacerdotale conclut par ces mots : Et te donne la paix. (Bamidbar 6 :24-26). Cela montre ainsi que toute autre bénédiction serait sans valeur si la paix ne l’accompagnait pas. (Bamidbar Raba 11 :7)

 

  • qu’il vous consacre : dans l’idée de nous montrer le chemin de la sanctification.

 

Recherchez le shalom avec tous et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. (Hébreux 12 :14)

 

 

  • vous, les parfaits : les Nazaréens sont appelés les "parfaits" car ils sont attachés au Tsadik, notre Saint Seigneur et Mashiah, Rabbi Yeshoua de Natzeret.

 

 

  • que tout de vous, souffle, être, corps : cela fait référence aux trois niveaux d’âmes : néfech, roua’h et néchama.  

 

COMMENTAIRE N°2

Nous détenons 5 parties d'âme qui sont : néfech, roua'h, néchama, ‘haya et yé'hida.

Les degrés ‘haya et yé'hida sont extrêmement élevés. Généralement, nous considérons donc que nous possédons 3 parties d’âmes : néfech, roua'h et néchama.

Dans les Écrits Nazaréens, en grec, on nous donne la traduction du corps [ou de la chair], de l’âme et de l’Esprit. Par conséquent, dans certaines notions de l’Apôtre Shaoul, la notion de l’Esprit est alors, différente de la notion du Saint-Esprit ; on dira plutôt dans d’autres termes : le Rouah Hakodesh [Saint-Esprit] renouvelle constamment la néchama [l’Esprit] afin de nous donner plus de forces pour diriger notre corps.

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Que le D.ieu du shalom vous sanctifie lui-même tout entiers et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur et Mashiah Yeshoua. (1 Thessaloniciens 5 :23)

Nos Maîtres nous indiquent que la néchama est située dans le cerveau, le roua'h dans le cœur et le néfech dans les reins [ou le foie]. 

 

Le néfech est la partie la plus basse de notre âme :

  • elle est attirée par tous les plaisirs physiques de ce monde,

  • elle est intéressée par la matérialité : c’est cette partie qui nous donne les sensations de faim, les pulsions de reproduction ou encore de l’agressivité, la paresse, etc…

  • elle correspond aux parties animales en chacun de nous.

 

Les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

Notre "vrai nous" n’est ni le néfech, ni la néchama mais la partie intermédiaire appelée le roua’h :

  • c’est notre partie d’âme qui fait les choix entre les pulsions du néfech, la partie animale en nous et les pulsions de la néchama, la partie divine en nous,

  • cette partie nous offre le droit d’être : elle permet le libre-arbitre,

  • le roua’h nous donne d’être des hommes libres et responsables car le roua’h tranchera entre la pulsion de la néchama et celle du néfech qui, d'habitude, sont contraires.

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. (Galates 5 :17)

Nous détenons alors comme belle mission, de nous réaliser en effectuant des choix entre les mauvaises pulsions du néfech et les bonnes pulsions de la néchama. 

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. (Romains 8 :5)

 

Notre néchama est la partie la plus haute, qui est intéressée par la spiritualité : la recherche de la vérité, la recherche du bien, etc… Elle correspond donc aux chemins de la Torah et de la volonté d’Hashem !

 

  • la néchama est divine : elle aime D.ieu, la vérité et aime faire du bien autour d’elle,

  • c’est cette partie, qui nous permet d’être éclairé par Hashem.

  • comme nous l’avons vu également, c’est cette partie qui est renouvelée par le Rouah Hakodesh.

Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la sim’ha, le shalom, la patience, le hessed, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la Torah n'est pas contre ces choses. Ceux qui sont au Mashiah Yeshoua ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. (Galates 5 :22-25)

Les Nazaréens sont également appelés le "Temple du Rouah Hakodesh" et d’ailleurs, le Temple est la représentation de ces 3 parties :

  • le Parvis, représente le néfech.

  • le Saint, correspond au roua’h.

  • le Saint des Saints, représente la néchama.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de D.ieu et que l'Esprit de D.ieu habite en vous ? (1 Corinthiens 3 :16)

Par l’attachement au Tsadik, nous avons plus de facilité pour accéder au Saint des Saints de notre Temple : notre néchama. Tout au long de l’année, nous nous battons pour avancer dans notre Avoda Hashem, nous travaillons pour développer une relation avec lui, en contemplant sa grandeur et sa bonté pour nous. Avec Yeshoua, il nous est accordé la possibilité d’accéder pleinement dans cette partie de nous-mêmes ! Grâce au Mashiah, nous pouvons améliorer notre relation avec D.ieu tous les jours…

En vérité, l'accomplissement de la Torah, c'est le rapprochement au Tsadik car grâce à cela, on a la possibilité de se rapprocher d'Hashem, des milliers de fois plus, que si on servait Hashem sans s'attacher au Tsadik. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

 

  • soit gardé sans reproche : dans l’idée d’être loin de toutes fautes…

 

 

  • pour l’avènement de notre Adôn Iéshoua : cela fait référence au retour de Yeshoua, lorsqu’il se manifestera en tant que Mashiah ben David…

 

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît, le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12). Le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence à Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)