CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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7.     Remettez-lui toute votre angoisse, parce qu’il se soucie de vous.

 

 

  • Remettez-lui : par la téfila [hitbodedout].

 

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici les paroles de Rabbi Na’hman de Breslev concernant la puissance de la hitbodedout ; celles-ci doivent être reliées au enseignements du Mashiah Yeshoua et de l’Apôtre Shimon Kéfa. 

 

Il déclara : Bien sûr, il existe des hommes spirituellement valables même s’ils ne pratiquent pas l’hitbodedout mais je les qualifie "d’affolés" et de "perturbés" et lorsque soudain viendra le Mashiah et qu’on les appellera, ils auront l’esprit embrouillé et confus. Par contre, celui qui adopte cette sainte pratique qu’est l’hitbodedout ressemblera à un homme après son sommeil, qui a l’esprit calme et serein. Ainsi en sera-t-il de l’esprit de l’homme qui se consacre à l’hitbodedout, calme et posé, sans agitation ni troubles. (Si’hot Haran 228)

 

COMMENTAIRE N°2

Voici un court passage de la biographie du Rav Israël bar Odesser qui est assez représentatif de l’effet de la hitbodedout sur un homme.

Israël Dov naît en 1888, dans ce qui n’est encore qu’un petit village, blotti au bord du lac de Tibériade en Galilée. La terre d’Israël est sous administration Turque. Sa famille appartient au courant ‘hassidique de Karline. Son père est aveugle. Sa mère pour vivre pétrit et vend du pain. Ils vivent à l’étroit dans la misère totale. Le soir pour dormir, la famille nombreuse déplie des nattes à même le sol. Ils mangent du pain, un demi-oignon et boivent du thé, sûrement plus d’une fois rebouilli. Le jeune Israël Dov étudie à la yéchiva de Rabbi Meïr Baal Haness. Encore enfant il distribue son goûter (une tranche de pain imbibée de quelques gouttes d’huile) à des pauvres car il veut faire la charité ; il reste sans force affamé, luttant contre des maux de tête. Son Maître remarque son manque de participation aux leçons et lui inflige des corrections cruelles. Sans succès, Israël Dov poursuit ses actes de bonté, malgré les mauvais traitements.

À la maison, son père distribue à l’avance à chaque membre de la famille une petite ration d’huile de lampe, pour l’éclairage en cas de besoin dans la nuit. Sa ration, Israël Dov l’utilise pour réciter au milieu de la nuit le Tikoun ‘Hatsot, la réparation de minuit. Son huile s’épuise vite. Il se sert alors de la ration familiale de pétrole, gardée pour la semaine, de Shabbat en Shabbat. Avant la fin de celle-ci, le stock est épuisé et chacun se doute que c’est à cause d’Israël Dov…

Le jeune Israël Dov grandit. Il prie avec ferveur et concentration, il jeûne à Roch ‘Hodesh (début du mois). Il livre des combats difficiles contre son mauvais penchant mais malgré ses efforts, il ressent en lui un manque spirituel :  J’étais en proie à des luttes acharnées. Il consulte de vieux hassidim craignant D.ieu au sujet de ses questions, de ses hésitations, de ses tentations. Il n’obtient que des réponses partielles qui n’étanchent pas sa soif de purification. Son âme brûle de servir D.ieu. Il veut se rapprocher de son Créateur au maximum. C’est son but. Il désire étudier la Torah et s’élever spirituellement. Sa famille dans le dénuement voudrait plutôt qu’il travaille et qu’il rapporte à manger mais devant son refus catégorique on l’autorise à poursuivre ses études sacrées.

Les jours passent. Le travail spirituel continue, pour cet adolescent tant attiré par la sainteté. Mais il manque de conseils, d’armes pour livrer ses guerres spirituelles contre les instincts, les passions, la laideur, la petitesse d’esprit et les besoins du corps. Il aspire, espère, languit et nourrit des rêves de perfection, de purification. Il veut être un bon serviteur de D.ieu.

D’où lui viendra l’aide qu’il espère tant ?

Voici qu’un jour à la yéchiva, il ramasse près des poubelles un livre sans couverture. Il s’apprête à le mettre dans la guéniza (dépôt des livres et objets sacrés hors d’usage) mais il en parcourt quelques pages auparavant. Et c’est le coup de foudre. On explique dans ce livre : l’épanchement de l’âme, comment se rapprocher de D.ieu véritablement, comment se purifier et parvenir au bien suprême. comment réaliser ses aspirations. Bref, un cadeau du Ciel pour cette âme en quête d’absolu. Le Livre affirme que par le dialogue avec D.ieu, en lui parlant librement et en prononçant ses pensées, l’homme peut atteindre tous les sommets. C’est le secret et la méthode de tous les Bergers d’Israël : Avraham, Its’hak, Yaakov, nos pères, David qui ne devinrent des justes parfaits que par le mérite de ce dialogue répété, appelé la hitbodedout.

Immédiatement, Israël Dov met en pratique ce qu’il vient d’apprendre. Il s’échappe quelques moments sur les collines arides qui entourent la yéchiva de Rabbi Meir Baal Haness et qui dominent la nappe bleue du Lac de Tibériade. Et il parle, parle et prie de toute son âme, il déverse son cœur devant son Créateur. Les effets bénéfiques de la méthode se font rapidement sentir : un apaisement indicible, le manque et le vide de son cœur se comblent peu à peu. Mais on lui déconseille, pire, on lui interdit d’approfondir ces enseignements, on lui arrache le livre salvateur. Peine perdue, il le sait déjà par cœur tant il l’a lu et relu. Éloigne-toi de ce livre et des écrits Breslev, c’est le message général. Breslev ! Il veut au contraire en savoir plus sur ce mot tabou. Mais comment ? Comme le dit le livre, en priant, en implorant et en exprimant sa peine à D.ieu. D’où viendra cette aide concrète ? Il ne le sait pas, mais espère beaucoup car il a déjà goûté au remède pour son âme et donc sait qu’il existe vraiment…

 

 

  • toute votre angoisse : du grec "merimna"…

Voici la définition du mot grec "merimna" :

  • angoisse : grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d'une menace imminente,

  • souci : objet des préoccupations, de l'inquiétude de quelqu'un,

  • anxiété : inquiétude pénible, tension nerveuse causée par l'incertitude.

Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie. (Loucas 21 :34)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. (Iyov 3 :25)

 

Rachi explique dans son commentaire que Iyov désigna sa peur constante des malheurs comme la principale cause de tous ses maux. En effet, l’angoisse excessive peut devenir le vecteur métaphysique de maux qui nous dépassent… Certes, les tragédies sont le plus souvent indépendantes de notre volonté mais leur venue est parfois favorisée par nos angoisses. Nous pouvons conditionner notre malheur et matérialiser nos peurs. La confiance en Hashem est depuis toujours le remède ultime aux divers maux de l’existence.

 

Beaucoup de douleurs sont la part du méchant mais celui qui se confie en l'Éternel est environné de sa grâce. (Téhilim 32 :10)

Or, comment se confier en Hashem si ce n’est par l’intermédiaire de la hitbodedout ?  En effet, la force d'une heure d’hitbodedout est située bien au-delà de notre compréhension, celle-ci détient une force libératrice infinie !

Rabbi Na’hman de Breslev nous a enseigné que l’arme principale du Mashiah et de chaque Juif était la téfila ! En effet, chaque téfila, chaque brakha, chaque téhilim et chaque remerciement permettent de rapprocher la guéoula…

Outre la délivrance finale, la guéoula peut être également considérée comme la délivrance d’une épreuve, d’une maladie, etc… Alors comment mêler guéoula et hitbodedout ? La solution de toutes nos difficultés se trouve dans la téfila. Nous devons souvent parler avec D.ieu et lui demander ce dont nous avons besoin. Par la hitbodedout, nous confessons nos erreurs et nous remercions Hashem pour tout ce qu'il a fait dans nos vies : nous établissons une relation avec le Maître du monde et nous nous approchons de la véritable source de guérison. En partageant nos soucis avec Hashem, nous sommes également liés avec le Mashiah Yeshoua et nous le lions avec nos souffrances car comme notre Rabbi nous l’a enseigné, nous devons prier par son mérite.

En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. (Yohanan 16 :23-24)

Nous pourrons aussi nous inspirer de l’enseignement ‘hassidique Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre les notions de "décharger nos fardeaux" en lien avec le Tsadik. 

L’une des causes des soucis et des angoisses réside dans la croyance erronée d’être seul face à un avenir incertain. Que vais-je devenir ? Que deviendra ma famille ?  Un Juif seul, cela n’existe pas. Un Juif seul face à son destin, cela n’existe pas. Hashem accompagne chaque Juif au moindre de ses pas. À cette providence d’Hashem s’ajoute la providence des Tsadikim véritables, qui agissent en intermédiaire entre nous et Hashem. Lorsque nous nous attachons aux Tsadikim véritables pour demander la providence d’Hashem, notre demande est propulsée devant le Trône céleste. Rabbi Na’hman le disait : Appuyez-vous sur moi. Le message est clair. Appuyons-nous sur les Tsadikim véritables. Faisons-leur confiance. Aimons-les et plaçons en eux notre confiance la plus absolue. Pourquoi se faire du souci, alors que de là-haut, on veille sur chacun d’entre nous ! Pourquoi prendre sur soi le fardeau de spécialistes spirituels ? L’attachement aux Tsadikim véritables, l’attachement à Hashem, voilà la clef ! (Rav Avraham Ifra’h)

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions car je suis doux et humble de cœur ; vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger. (Matityahou 11 :28-30)

 

COMMENTAIRE N°4

 

Pour mieux comprendre le concept exposé par l’Apôtre Shimon Kéfa dans cette Lettre, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Shalom Arush.

 

Toutes les souffrances s'abattent sur l'homme parce qu'il a oublié le Créateur : il ne prie pas correctement, il ne fait pas de prière personnelle, il ne parle pas avec Hashem… Hashem l’attend ; Hashem veut que l'individu lui parle, oui lui parle… Son Père, qui est pure compassion, l’attend ! Donc, quand il envoie de la souffrance à la personne, c'est pour l'éveiller et l'encourager à commencer à lui parler, à prier et à se connecter à lui (...) dans la prière personnelle [hitbodedout].

 

Voyons ce que dit la parabole talmudique suivante. Rabbi Yéhochoua HaLevi a déclaré : Un Roi était sur la route quand il a soudainement entendu une princesse lui crier : S'il vous plaît, sauvez-moi de ces voleurs ! Puis il l'a sauvée. En quelques jours, le Roi lui a demandé de l'épouser. Il voulait qu'elle lui parle mais elle a refusé. Alors, qu'a-t-il fait ? Il a envoyé des voleurs la poursuivre. Alors elle a de nouveau crié. Le Roi a dit : Voici ce que je voulais : entendre ta voix.

 

Nous sommes la princesse de cette histoire : quand nous étions esclaves en Égypte, nous avons crié à Hashem en le suppliant de nous sauver et en effet, il nous a sauvés, à travers une série de miracles surnaturels. Puis nous avons quitté l'Égypte et cessé de l'appeler. Alors, qu’a-t-il fait ? Il a envoyé Pharaon nous persécuter : Et voici, les Égyptiens marchaient derrière eux ... et les enfants d'Israël criaient à l'Éternel. (Shemot 14 :10). Le Midrash Shemot Rabba 21 déclare : À ce moment, le Saint Béni a dit : C'est ce que je voulais, entendre vos voix !

 

Par conséquent, la personne qui a la foi est satisfaite de ses souffrances car elle sait qu'elles viennent du Créateur. Les souffrances sont une lettre d'amour que le Créateur lui envoie : Cher fils, je t'aime, tu me manques et j'attends tes prières (...) tout comme l'a dit le Roi Shlomo dans Mishlé : Hashem réprimande celui qu'il aime. 

 

En revanche, on sait que les souffrances indiquent à la personne qu'elle a commis une transgression (ou plus d'une) et pour se débarrasser de ces souffrances, il faut faire téchouva, c'est-à-dire se repentir sincèrement et s'engager à ne pas récidiver. 

 

Donc, quand une personne souffre, ce qu'elle doit faire, c'est revoir ses actions et essayer de découvrir quelle était la faute pour laquelle Hashem lui a envoyé cette affliction. Par exemple, vous pourriez lui dire ainsi : Maître de l'univers, je te demande de bien vouloir me permettre de faire téchouva et de me repentir sincèrement de la transgression pour laquelle j'ai maintenant tant de souffrances… Veuille bien me montrer ce que je dois corriger et aide-moi à le corriger.

 

Seules la téchouva, l'étude de la Torah (...) et l'heure de la prière personnelle [hitbodedout] ont le pouvoir de libérer la personne de toute souffrances ou angoisses.

 

 

  • parce qu’il se soucie de vous : Hashem nous aime et ne désire que notre bien le plus profond…

 

COMMENTAIRE N°5

 

Hashem est parfait. S’il ne l’était pas, il ne serait pas Hashem ; la notion de perfection est inhérente à D.ieu. Étant parfait, il est parfaitement bon car un manque de bonté est déjà une imperfection. Étant parfaitement bon, il créa ce monde et nous créa pour nous octroyer le plus grand des bonheurs possibles, un bonheur d’amplitude divine, par rapport auquel, bien sûr, tout petit plaisir dont nous pouvons jouir sur terre n’a aucune valeur. (Rav Ron Chaya)

 

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10.     Alors, l’Elohîms de tout chérissement, celui qui vous appelle à sa gloire dans le messie en pérennité, après que vous aurez souffert un peu, vous disposera, vous affermira, vous fortifiera, et vous donnera de solides fondations.

 

 

  • Alors, l’Elohîms de tout chérissement : et dans le même élan, l’Apôtre Yohanan déclarera : Celui qui n'aime pas n'a pas connu D.ieu car D.ieu est amour. (1 Yohanan 4 :8) et tout comme l’enseigne le Rav Shalom Arush, le Créateur abonde de chaleur et d'amour pour nous tous, et notre réussite dans la vie va dépendre de comment nous ressentons son amour. (Rav Shalom Arush)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici plus d’éclaircissements au travers des enseignements du Rav Shalom Arush.

 

D.ieu nous aime : ce n'est pas un slogan, c'est une réalité et pas n'importe quelle réalité car d'elle, dépend toute notre vie… Plus nous vivrons vraiment cette vérité que D.ieu nous aime, plus notre vie sera heureuse, meilleure, réussie et pleine de sens. (…) Si tu ne ressens pas l'amour du Créateur et que tu ne crois pas vraiment qu'il t'aime, alors que penses-tu ? Tu penses qu'il est un patron dur, D.ieu nous en préserve ; ce n'est donc pas la vraie foi en Hashem… Croire au Créateur, c'est croire en ses vertus, c’est-à-dire croire qu'il est bon et plein de miséricorde et, est rempli d'un amour infini pour ses créatures et qu'il veut nous faire du bien. Et c'est seulement dans ce but, qu’il nous a créés.La foi complète c'est ressentir l'immense amour qu'Hashem vous porte comme on ressent l'amour de notre mère. Bien qu'en vérité, l'amour du Créateur soit infiniment plus grand que celui du père et de la mère les plus aimants du monde. Si vous doutez de son immense amour, non seulement ce n'est plus de la foi mais c'est le début de tous les problèmes mentaux. Pensez simplement à ce qui arrive à un enfant qui n'est pas sûr que sa mère l'aime, il la soupçonne tout le temps dans tout ce qu'elle fait : peut-être qu'elle est en colère contre lui, peut-être qu'elle se venge de lui, peut-être qu'elle en a assez de lui. Vous ne trouverez pas d'enfant plus malheureux au monde !(…)Une foi totale signifie qu'une personne se sent aimée par le Créateur du monde ; tous les moments de sa vie, d'un amour parfait infini, elle ressent qu'elle est entre de bonnes mains. C'est le bien parfait et il n'y a rien de mieux. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • celui qui vous appelle à sa gloire dans le messie en pérennité : Hashem souhaite véritablement voir vivre en étant attachés au Tsadik et Mashiah Yeshoua, non seulement pour notre bien dans ce monde mais également pour les temps à venir. De plus, il est clairement enseigné dans le milieu de la ‘Hassidout : Grâce à l'attachement aux vrais Tsadikim, on accède de la sorte à un parfait repentir, au pardon des fautes, à l'adoucissement et à la suppression de tous les jugements, et l'union du Saint Béni Soit-Il et de sa présence est accomplie grâce à cela. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

 

  • après que vous aurez souffert un peu : par divers épreuves et difficultés.  

 

 

  • vous disposera, vous affermira, vous fortifiera : car comme cela est enseigné dans le Judaïsme, l’épreuve divine n’a pour but que l’élévation spirituelle et la révélation d’Hashem au travers de l’homme.

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre ce principe d’élévation spirituelle, nous pourrons nous inspirer de la vie de Yossef HaTsadik comme l’a enseigné le Rav Shalom Arush.

 

Yossef HaTsadik a connu des périodes douloureuses où il a touché le fond mais il a également connu des périodes de bonheur où il était au sommet du monde. Néanmoins, à quelle période de sa vie la Torah l'appelle-t-elle : l'homme qui réussit ? Et il est dit :Le chef de la prison ne prenait aucune connaissance de ce que Yossef avait en main, parce que l'Éternel était avec lui. Et l'Éternel donnait de la réussite à ce qu'il faisait. (Béréshit 39 :23) ; la Torah l’appelle de cette façon précisément à la période où il était au plus bas, pendant son esclavage ! Il faut remarquer que la Torah consacre des passages complets à Yossef HaTsadik, plus qu'aux patriarches eux-mêmes car il est important pour la Torah de décrire le périple incroyable et impossible d'un homme qui avait toutes les raisons de s'effondrer et qui a fini par s'élever au-dessus de tous. Le récit du succès de Yossef parle de sa réussite précisément lorsqu’il était au plus bas de sa situation et c'est précisément à partir de ce moment que son immense ascension s'est construite. Ceci pour nous enseigner que le vrai succès de Yossef ne s’est pas opéré quand il a atteint le sommet mais à chaque instant et seconde de ses tribulations pendant lesquelles, il n'a jamais été brisé, est resté toujours heureux et connecté à sa mission et à Hashem. Tout cela vient nous apprendre que le fait d’être toujours joyeux dans la vie, ce qui est rendu possible grâce à une foi sans faille et une connexion totale au Créateur, sont les vrais ingrédients du succès. Cette attitude a permis à Yossef de vivre sans aucune haine, ni rancune envers ses frères, sans aucune soif de vengeance et sans aucun traumatisme. Il était apaisé, son cœur était pur. Il n'est pas étonnant qu'un personnage aussi réussi, ait pu grimper du bas de l'échelle au sommet du monde en un clin d'œil. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • et vous donnera de solides fondations : et cela correspond aux autres enseignements apostoliques comme il est dit : Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve et cette victoire l'espérance. (Romains 5 :3-4) ou encore : Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. (Yaakov 1 :2-4)