CHAPITRE 4

Pour l'instant, 2 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

7.     La fin de tout est proche ; soyez donc sages et sobres pour les prières.

 

 

  • La fin de tout est proche : cela fait référence au moment de la parousie ; la parousie étant dans un langage Nazaréen, l’inauguration des temps messianiques et la seconde venue du Mashiah.

COMMENTAIRE N°1

 

En effet, la parousie est le terme employé pour parler du retour glorieux du Mashiah Yeshoua nécessaire afin d'établir définitivement le Royaume de D.ieu sur le monde.

 

Néanmoins, il est important de préciser que ce retour n'est ni un événement complètement à venir, ni complètement advenu : le Mashiah en tant que Tsadik, règne déjà sur le monde non seulement parce qu’Hashem lui a légué toute autorité mais également par la Kéhila, communauté issue des premiers Apôtres, eux-mêmes envoyés par Yeshoua.

 

Cependant, toutes choses de ce monde ne lui sont pas encore soumises ; le triomphe du Royaume divin ne se fera pas sans un dernier assaut des puissances du mal, notamment des klipot édomites...

 

Par conséquent, au Jour du Jugement, lors de la fin de ce monde, le Mashiah viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui auront grandi ensemble au cours de l’histoire et en venant à la fin des temps, juger les vivants et les morts, le Mashiah glorieux rendra à chaque homme selon ses œuvres.

 

 

  • soyez donc sages et sobres pour les prières : cela fait référence aux téfilots de tous Nazaréens authentiques.

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Selon le Rambam, tous les hommes ont toujours priaient avec seulement leurs propres mots [hitbodedout] et dans le même élan, le Mashiah a confirmé : Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6) et Rabbi Na’hman de Breslev a également rajouté : Bien sûr, il existe des hommes spirituellement valables même s’ils ne pratiquent pas l’hitbodedout mais je les qualifie "d’affolés" et de "perturbés" et lorsque soudain viendra le Mashiah, ils auront l’esprit embrouillé et confus. Cependant, celui qui adopte cette sainte pratique qu’est l’hitbodedout ressemblera à un homme après son sommeil, qui a l’esprit calme et serein. Ainsi en sera-t-il de l’esprit de l’homme qui se consacre à l’hitbodedout, calme et posé, sans agitation ni troubles. (Si’hot Haran 228)

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

De nos jours, le peuple d'Israël prie au minimum trois fois par jour : le matin [Cha’harit], l'après-midi [min’ha] et le soir [Arvit] ; la téfila existant depuis la Création d'Adam… Pour information, dans le Tanakh, au milieu de tous les Prophètes, nous voyons qu'il existait également déjà des lieux fixes pour la prière, avant l'exil de Babylone. Le Roi David dira par exemple :  Le soir, le matin et à midi, je soupire et je gémis et il entendra ma voix. (Téhilim 55 :17) et au Livre de Daniel de rajouter : Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait et il louait son D.ieu, comme il le faisait auparavant. (Daniel 6 :10) ; la notion exprimée par l’expression "comme il le faisait auparavant" montre donc bien que cette tradition existait bien avant Babylone et cela rejoint ainsi de façon parfaite, les Téhilim du Roi David.

 

Il est important de repréciser l’importance des enseignements du Rambam sur ce sujet car selon lui, tous les hommes ont toujours priaient avec seulement leurs propres mots, tous les hommes incluant donc le Roi David, tous les Patriarches et tous les Neviim, etc…

 

Dans les Écrits Nazaréens, il est également dit : Kéfa et Yohanan montaient ensemble au Temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. (Actes 3 :1) ; la neuvième heure correspond à environ 15h, soit le temps du sacrifice quotidien au Temple, au moment de la prière de Min’ha. Il est également fort probable que Cornelius priait au moment de Min’ha comme il est dit : Vers cette neuvième heure, je priai dans ma maison. (Actes 10 :3) ou encore concernant Kéfa, il est aussi enseigné : Kéfa monta sur le toit vers la sixième heure pour prier. (Actes 10 :9). 

 

Par conséquent, il faut savoir que Cha’harit, Min’ha et Arvit sont trois moments clés dans une journée propices, spirituellement, à l’exaucement. Avraham, qui a accompli toute la Torah avant qu'elle ne soit donnée (Béréshit 26 :5) priait également à ces moments et à ce sujet, il est rapporté au nom de Rabbi Yossé ben Rabbi 'Hanina : les prières ont été instituées par les Patriarches. (Bérakhot 26b) ; les Patriarches tous comme les Apôtres en leur temps, avaient donc compris que ces moments étaient spéciaux et dans le même élan, nos Sages ont fixé les prières du Sidour [Livre de prières] sur ce même modèle.

 

Néanmoins, il convient toujours de repréciser que lorsque le peuple d’Israël a reçu la Torah et les commandements par l’intermédiaire de Moshé Rabbénou, il a notamment reçu le commandement de prier. Or, lorsque le peuple d’Israël a reçu l’ordonnance de prier, il n’a reçu aucun Livres de prières accompagnant cette ordonnance, ni le Livre des Psaumes du Roi David, ni le Likouté Téfilot de Rabbi Nathan, ni rien… Alors de quelle prière s’agissait-il ? On parle alors d’une prière [hitbodedout] où l’homme prie D.ieu avec ce qu’il a dans son cœur. Ainsi à cette époque, les enfants d’Israël, depuis Moshé Rabbénou jusqu’à Ezra HaSofer, c’est-à-dire pendant presque mille ans, faisaient tous hitbodedout ! Chacun priait quand il le voulait, le temps qu’il souhaitait, dans sa propre langue maternelle, c’était la prière de l’époque ! Le Rambam, l’un des plus grands décisionnaires l’a lui-même écrit, la prière que D.ieu nous a ordonné est tout simplement celle qui consiste à lui parler. Rabbi Na’hman a dit : Tout le chemin que je vous ai enseigné, c’est le chemin que nos ancêtres ont eux-mêmes traversé. Ceci nous donne déjà un regard complétement différent sur l’origine de la hitbodedout. Aujourd’hui, nous avons les Livres de prière et nous avons l’obligation de réciter la prière du matin, de l’après-midi et celle du soir ; on récite également les Psaumes grâce à D.ieu et toutes autres sortes de prières mais cela ne nous enlève pas l’obligation de réaliser cette heure d’hitbodedout qui concerne bien sûr tous les êtres de la terre car elle concerne les hommes, les femmes, les enfants, les Juifs, les non-Juifs, le monde entier car chaque être humain est le fils du Créateur de l’univers et lorsqu’il le souhaite, il peut lui parler. (Rav Shalom Arush)

 

À la lumière de toutes ces explications, il est aisé de comprendre que la hitbodedout a priorité sur les prières liturgiques et au Rav Avraham Ifra’h de préciser : La prière telle qu’elle figure dans nos Livres de prières a été instituée par nos Sages, il s’agit ainsi d’une obligation deRabbanan. A contrario, le Rambam statue que la hitbodedout, le dialogue et la prière avec Hashem dans notre langue natale, est une obligation émanant de la Torah. La pratique de la hitbodedout constitue la véritable supplication à Hashem en ce sens où elle émane de la Torah mais également parce qu’elle revêt une dimension individuelle, contrairement à la prière collective, que nous récitons à titre de peuple et en minyan. (Rav Avraham Ifra’h)

De plus, selon l’angle Nazaréen, si nous n’avons pas encore pris sur nous la mitsva de réciter les prières liturgiques Juives actuelles, il nous faut prier malgré tout au minimum hitbodedout (Matityahou 6 :6) et nous pouvons, selon la Didaké tout comme selon les Évangiles, rajouté le "Notre Père" comme il est dit : Voici comment vous devez prier : Notre Père. (Matityahou 6 :9) et par conséquent, il est aussi important de préciser que le "Notre Père" est une téfila qetsarah, soit une Amida en elle-même mais en version plus courte, comme le permettent certains avis dans la Mishna Bérakhot et la Guémara de Jérusalem en la commentant. En conséquence, selon certains avis Nazaréens, faire la Amida en plus du "Notre Père" pourraient être redondants ; chacun choisira alors ce qui lui est le plus agréable dans sa relation avec Hashem bien qu’il ait une belle kavana de se confirmer aux ordonnances Nazaréennes exclusivement. Pour les sources autorisant la récitation de la Amida en version courte au lieu des 18 bénédictions, nous pourrons nous inspirer des avis de Rabbi Yéhochoua et de Rabbi 'Akiva dans la Mishna Bérakhot 4 :3. Il est fort probable que les Nazaréens recitaient le Notre Père comme Amida, comme en atteste la prescription de la Didaké de le réciter debout trois fois par jour. (Didaké 8 :4). Il s’agit ici évidemment d’une simple manière de faire, un minhag de la communauté Nazaréenne ; l'important étant de garder la structure : louange, bénédiction, remerciement et de reprendre les sujets évoqués dans la Amida complète ; la prière du Mashiah étant un modèle parfait de cette structure. Comment le sait-on ? Car les talmidim de Yeshoua n'ont pas demandé "quoi dire" lorsqu'on prie mais juste ''comment" prier ? Le Rabbi a repris la structure de la Amida et l'a résumée pour enseigner que c'est de cette manière qu'il nous faut prier et pas nécessairement qu'il est obligatoire de reprendre les mêmes mots, bien que ce soit une possibilité…  Bien évidemment, tout comme pour Rabbi Na’hman et le Rambam, la priorité pour le Mashiah étant la hitbodedout selon l’Évangile de Matityahou.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

8.     Avant tout, ayez les uns pour les autres un fervent amour, parce que l’amour couvre la multitude des fautes.

 

 

  • Avant tout : car l’amour pour notre prochain est le pilier, l’essence de la Torah…

 

COMMENTAIRE N°1

L’amour du Mashiah nous presse. (2 Corinthiens 5 :14)

Le Tsadik propose différents rapports avec lui, différents niveaux d’engagements. Entretenir un lien fort avec le Tsadik, c’est faire l’expérience d’un amour profond, sincère et réciproque. (Rav Avraham Ifra’h)

En goutant au ’hessed du Tsadik, nous pourrons être transportés d’emblée au centre du véritable message de la Torah : soit le fait d’aimer réellement notre prochain…

Rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. (Galates 5 :13-15)

  • ayez les uns pour les autres un fervent amour : cela fait référence au Sefer Vayikra.

 

 Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. (Vayikra 19 :18)

COMMENTAIRE N°2

Dans le même élan que l’Apôtre Shaoul, notre Maître Rabbi Akiva a également affirmé que le fait d’aimer notre prochain était le principe fondateur de la Torah tout entière. En complément de ces deux grand avis, nous avons également l’école de Beit Hillel, dont toute la Torah se concentre autour du thème des relations avec autrui.

Un idolâtre vint devant Shammaï et lui demanda : Combien de sortes de loi avez-vous ? Deux, fut la réponse ; une Torah écrite et une Torah orale. J'accepte la première, reprit le non-Juif, mais je refuse l'autre. Reçois-moi dans le Judaïsme, à cette condition que tu ne m'enseigneras que la Torah écrite.  Shammaï l'injuria et le congédia avec une semonce. L'idolâtre se rendit chez Hillel, avec le même vœu. Le Maître acquiesça. Le premier jour, il lui enseigna aleph, beith, guimel, daleth, le deuxième jour, il recommença mais dans un ordre différent. Mais tu me l'as appris hier, dans un autre ordre, dit le non-Juif. Tu t'es donc fié à moi ? dit Hillel. N'était-ce pas te fier à la Torah orale ? Un autre non-Juif vint devant Shammaï et lui dit : Je me ferai Juif mais il faut que tu m'enseignes toute la Torah, pendant que je me tiendrai sur un seul pied. Shammaï le renvoya, en le frappant de la règle qu'il tenait en sa main. L'idolâtre s'adressa ensuite à Hillel, avec le même souhait et le Maître lui dit : Ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse ne le fais pas à autrui. C'est toute la Torah, le reste n'est que commentaire : va et apprends-le. (Shabbat 31a)

Plusieurs convertis se sont réunis en un seul endroit et ils ont dit : L'impatience de Shammaï a cherché à nous chasser du monde, la patience de Hillel nous a amenés sous les ailes de la Shekhina. (Shabbat 31a)

Alors si c’est tellement primordial d’aimer dans le Judaïsme, il y a lieu de se poser la question : Finalement, c’est quoi l’amour ? Est-ce vraiment possible d’aimer comme la Torah nous le demande ? Pour répondre, nous pourrons utiliser la définition du Rambam qui est extrêmement intéressante.

Chacun se doit de se préoccuper du bien-être et des biens de son prochain comme de ses propres biens. Il est recommandé à tout un chacun d’honorer ses amis de même qu’il souhaite être respecté. L’amour et la compassion pour les autres doivent s’appliquer à tous les niveaux et dans toutes les circonstances. Nous nous devons de préparer à assurer pour l’autre ce que nous souhaitons pour nous-mêmes. (Le Rambam)

En d’autres termes, le Rambam nous dit qu’aimer c’est savoir se mettre à la place de l’autre. Le niveau le plus basique de cette forme d’amour, c’est la compassion, c’est-à-dire compatir lorsque notre prochain a de la peine et, par conséquent, faire de son mieux pour lui éviter tout désagrément. Néanmoins, il existe aussi un niveau plus élevé et bien plus difficile à réaliser : il s’agit d’être capable de se réjouir lorsque l’autre bénéficie d’une heureuse nouvelle ! C’est parfois beaucoup plus difficile à réaliser.

Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. (Romains 12 :15)

Voici également comment le Baal Chem Tov, le fondateur de la ‘Hassidout, interprète ce verset d’aimer son prochain.

De la même façon que tu considères ton prochain, Hashem te considère. Plus tu aimeras les autres, plus D.ieu t’aimera. (Baal Chem Tov)

En effet, Hashem réagit ainsi avec notre comportement : Il réplique d’en haut ce que nous performons en bas, si nous jugeons positivement notre prochain, D.ieu nous jugera positivement, si nous sommes généreux avec ceux qui sont dans le besoin, Hashem sera généreux envers nous et si nous sommes remplis de compassion pour notre prochain, il le sera aussi envers nous, etc…

Pour le Baal Chem Tov, c’est cette relation d’amour entre les hommes qui servira de réel réceptacle à la bénédiction d’Hashem sur terre. Selon le principe de mida kenegued mida énoncé précédemment, plus nous serons capables de nous aimer les uns les autres, plus Hashem nous fera bénéficier, en retour, de son amour infini.

On comprendra alors aisément pourquoi le commandement d’aimer son prochain est donc, selon Shaoul et d’autres grands Maîtres d’Israël, la base de toute la Torah…

Alors, sachons nous aimer nous-mêmes afin de pouvoir aimer les autres d’une façon forte, belle et puissante. Comme nous l’avons vu, il s’agit là du socle le plus fondamental de toute la Torah. Le reste n’est que commentaire !

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l’amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. L’amour est patient, elle il pleine de bonté ; l’amour n'est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s'enfle point d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l'injustice mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie et nous prophétisons en partie mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure mais alors nous verrons face à face ; aujourd'hui je connais en partie mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, l’amour mais la plus grande de ces choses, c'est l’amour. (1 Corinthiens 13 :1-13)

COMMENTAIRE N°3

Nous pourrons nous inspirer une nouvelle fois, de l’enseignement du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre l’importance de l’amour dans les communautés Juives et principalement dans les communautés d’un Rabbi en particulier…  

Rabbi Na’hman insistait sur le réel besoin d’union entre ses talmidim. En effet, lorsqu’il y a désunion, lorsque les disputes et les querelles éclatent au sein de la communauté Breslev, les ambassadeurs de Rabbi Na’hman ne partagent plus leur connexion au Tsadik et peuvent même en venir à le rayer de leur conscience, ‘hass véchalom. Le Tsadik demeure bel et bien là, mais nos cœurs se ferment… Les plus faibles en souffrent le plus car du fait de leurs souffrances, ce sont les premiers consommateurs de connexion émotionnelle au Tsadik. Pire encore, le Rav Avraham ben Rav Na’hman enseignait que les querelles au sein de la communauté Breslev constituait la cause du retard de la venue du Mashiah ! Ainsi, nous avons besoin du travail de connexion de chacun : Juif, non-Juif, religieux, non religieux, cela n’a aucune importance… Chaque conscience du Tsadik est la bienvenue ! Restons unis, nous avons besoin de tous ! (Rav Avraham Ifra’h) 

 

 

  • parce que l’amour couvre la multitude des fautes : cela faut référence aux Proverbes du Roi Shlomo.

 

La haine excite des querelles mais l'amour couvre toutes les fautes. (Mishlé 10 :12)

 

COMMENTAIRE N°4

De nombreuses personnes se rendent auprès de rabbanim afin de prendre conseil au sujet de leurs proches, lesquels décrochent de la pratique du Judaïsme. Certains aimeraient que leurs proches se renforcent dans la pratique des mitsvot, d’autres qu’ils se sensibilisent à la sagesse du Tsadik. Les intentions sont louables mais certaines oreilles semblent avoir des murs… Alors, que faire ? La règle d’or est et restera l’amour… L’éveil de la conscience passe par la communication entre les cœurs. Le dialogue avec amour est le gage d’être écouté. De la même façon que de nos jours, nous partageons des connexions internet, nous pouvons et devons connecter nos cœurs afin de communiquer. L’écueil numéro un à éviter est l’adresse de reproches à la personne. Gardons-nous de reprocher la conduite de nos semblables. Ceux-ci sont susceptibles de se braquer davantage. A contrario, en injectant de l’amour, les vannes s’ouvrent… Il est rapporté qu’un jour, un papa fit part de sa tristesse au Baal Chem Tov. Son fils s’était éloigné de la Torah et des mitsvot. Que lui conseilla le Tsadik ? De l’aimer davantage. L’amour, c’est un partage conscient et inconscient de flux spirituels. De la même façon que nous aimons le Tsadik et que, en conséquence, nous nous attachons à lui et sentons sa hachga’ha, l’amour porté à nos proches éveillent des étincelles de conscience. Le partage par l’amour véhicule des énergies. Il dépasse le seuil de l’intellect avec ses beaux discours oubliés en un clin d’œil. Là où il y a de l’amour et de l’affection, il y a une dimension infinie. Aimez vos proches et vous les transfigurerez… (Rav Avraham Ifra’h)