CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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7.     Maris, de même, vous qui habitez ensemble, connaissez que le féminin est un vase plus fragile, en lui faisant honneur, puisqu’elle est cohéritière du chérissement de vie. Ainsi, rien n’entravera vos prières.

 

 

  • Maris, de même, vous qui habitez ensemble : cela fait référence au foyer commun, inspiré du Sefer Béréshit comme il est dit : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. (Béréshit 2 :24)

 

  • connaissez que le féminin est un vase plus fragile : comme on peut le constater, physiquement, la plupart des femmes sont plus faibles que les hommes.

 

COMMENTAIRE N°1

On pourra s’inspirer du commentaire du Sforno sur Béréshit 2 :22 pour mieux appréhender les paroles de l’Apôtre Shimon Kéfa.

 

L'Éternel D.ieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme et il l'amena vers l'homme. (Béréshit 2 :22)

C'était quelqu'un possédant les caractéristiques d'un être humain, un peu comme celles d'un homme. Elle ne serait différente de l'homme que dans certaines caractéristiques physiques externes mais elle aurait la même capacité à perfectionner sa personnalité que l'homme. (Sforno)

 

  • en lui faisant honneur : plusieurs passages des ֤Écrits Nazaréens vont, bien évidemment, dans ce sens comme il est dit :  Maris, aimez vos femmes, comme le Mashiah a aimé la Kéhila et s'est livré lui-même pour elle. (…) C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair mais il la nourrit et en prend soin, comme le Mashiah le fait pour la Kéhila parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport au Mashiah et à la Kéhila. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même. (Éphésiens 5 :25-33) ou encore : Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. (Colossiens 3 :19) ou encore : Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps mais c'est le mari et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps mais c'est la femme. (1 Corinthiens 7 :3-4)

  • puisqu’elle est cohéritière du chérissement de vie : de la grâce d’Hashem manifestée en Yeshoua et à Shaoul de préciser : Il n'y a plus ni Juif, ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme car tous vous êtes un dans le Mashiah Yeshoua. (Galates 3 :28) ou encore à la Torah Orale de rajouter : Je prends à témoin les Cieux et la terre que tout être humain, Juif ou non-Juif, mâle ou femelle, esclave ou homme libre, peut mériter le Rouah Hakodesh. (Tana débé Élyahou Rabah 9)

 

 

  • Ainsi, rien n’entravera vos prières : les mauvais rapports avec notre épouse peuvent susciter des blocages spirituels, notamment dans la téfila.

 

COMMENTAIRE N°2

Rabbi Helbo a enseigné : Une personne doit toujours faire attention à maintenir l'honneur de sa femme car la brakhah ne se trouve dans la maison d'une personne qu'à cause de sa femme, comme il est dit : Il traita bien Avram à cause d'elle et Avram reçut des brebis, des bœufs. (Béréshit 12 :16). Et c'est ce que Rava a dit aux habitants de Mehoza, où il vivait : Honorez vos femmes, afin que vous deveniez riche. (Baba Metsia 59a)

 

COMMENTAIRE N°3

Le Rav Shalom Arush, dans le même élan que l’Apôtre du Mashiah précise également que selon nos Maîtres, les problèmes de paix conjugable bloquent la parnassa d’un homme.

 

Aussi sache que toute ta parnassa prend sa source dans la lumière de l'âme de ta femme, comme il est rapporté dans le Likouté Moharan, dans la Torah 69 : L'essentiel de l'argent de l'homme lui revient par sa conjointe, l’on pourra voir aussi à ce sujet, le Zohar Tazria 52. En effet, par le biais de la lumière de son âme, l’homme reçoit son argent, c'est-à-dire que lorsque des lumières, venant de la lumière de son âme, étincellent et se répandent ; ces lumières, qui correspondent au concept de l'argent, viennent d'un endroit dans l'homme et ce, de la même façon que la femme vient d'une partie de l’homme. L'explication de ces paroles est la suivante : lorsque la femme est heureuse et joyeuse alors son âme s'étend, et alors descend une abondance de parnassa sur son mari. C'est pourquoi il n'existe pas de plus grande erreur que de restreindre sa femme, de se disputer avec elle au sujet de ses dépenses, de l’empêcher d'acheter, de lui donner le sentiment qu'elle ne peut pas utiliser l'argent comme elle le souhaite et donc de ne pas acheter ce qu'elle veut. Car, à partir du moment où elle se sent étranglée, alors la lumière de son âme se restreint et alors la parnassa de son mari aussi se restreint. Il se trouve qu'un homme qui se dispute avec sa femme au sujet de ses dépenses, c'est comme s’il coupait la branche sur laquelle, il était assis car il veut économiser quelques pièces mais en perd des milliers… En effet, il restreint la lumière de l'âme de sa femme et de ce fait, il perd toute sa parnassa qui provient de l'âme de sa femme. Et même s’il a des gros problèmes de parnassa, cette tentative d’économie en restreignant sa femme, ne résoudra certainement pas son problème et au contraire, cela ne fera que l’aggraver. La vraie solution est qu'il commence à être un homme et à faire le travail nécessaire pour apporter à sa femme la parnassa. Aussi bien d'aller prier et implorer D.ieu mais aussi de faire téchouva, et faire tout son possible pour rendre sa femme heureuse. Car, en réalité, il s'est engagé à la faire vivre, c’est donc à lui de réaliser son obligation de toutes ses forces. De plus, il lui est interdit d'espérer une quelconque compréhension de la part de sa femme, ou de penser qu'elle doit l'aider dans sa parnassa. Au contraire, il doit la rendre joyeuse, lui acheter des cadeaux et lui donner de l'argent à dépenser, etc... Et ce n’est que lorsqu'il se comportera ainsi que l'âme de sa femme s'étendra, et que sa parnassa lui arrivera en abondance. (Rav Shalom Arush)

 

 

 

 

 

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8.     Enfin, soyez tous unanimes, d’accord, fraternels, matriciels, humbles,

 

  • Enfin, soyez tous unanimes : du grec "homophron"…

Voici la définition du mot grec "homophron" :

  • unanimes : personnes du même avis, commun à tous,

  • concordant : se dit de choses qui s'accordent entre elles,

  • animé des mêmes pensées, d'un seul esprit.

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées. (1 Kéfa 3 :8)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la notion d’avoir de nobles sentiments, d’unité et de respect dans la Kéhila du Mashiah ; nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Chaque Création de ce monde est composée des quatre éléments de base : le feu, l’eau, la terre et l’air. Tout n’est que recherche d’équilibre, puisque les éléments s’annulent entre eux lorsque l’un prédomine sur les autres. En effet, le feu est susceptible d’annuler l’eau, l’eau le feu, etc… Ainsi, dès lors qu’un élément empiète sur les autres, l’équilibre est compromis et la Création est menacée. En relatant ce principe, Rabbi Na’hman nous enseigne la spécificité de chacun et la différence. En effet, dans le Am Israël, chaque courant, avec sa spécificité, a sa place. Nul courant ne doit s’annuler et nul courant ne doit entretenir d’hégémonie sur les autres, sous peine de détruire le Am Israël. Pourquoi ? Parce que chaque individu est différent. Certains ont besoin de rigueur, d’autres de douceur… Certains aiment le calme, d’autres sont en ébullition permanente. Cette différence fait notre unicité. Pourquoi ? Parce que chaque individu est composé des quatre éléments mais l’un d’eux, s’exprime à l’excès ; par exemple, les personnes nerveuses font preuve d’un excès de feu. À l’homme de rechercher son propre l’équilibre, à l’homme de comprendre que chacun éprouve des besoins différents, à l’homme de comprendre qu’il doit être à l’écoute de ses pairs et de leur fournir les conditions optimales afin de s’épanouir. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • d’accord : du grec "sumpathes"…

Voici la définition du mot grec "sumpathes" :

  • souffrir pour l’autre, dans l’idée de s’associer à ses souffrances,

  • des mêmes sentiments.

Enfin, soyez tous animés (…) des mêmes sentiments. (1 Kéfa 3 :8)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "sumpascho" :

  • souffrir ou ressentir de la peine ensemble,

  • souffrir avec,

  • souffrir de maux, de malheurs ou de persécutions de la même manière qu'un autre.

 

Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de D.ieu et cohéritiers du Mashiah, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. (Romains 8 :17)

 

 

  • fraternels : du grec "philadelphos"…

Voici la définition du mot grec "philadelphos" :

  • amour pour un frère ou une sœur,

  • dans un sens plus large, aimer quelqu'un comme un frère, aimer un compagnon du même pays, etc…

Enfin, soyez tous (…) pleins d'amour fraternel. (1 Kéfa 3 :8)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "adelphos" :

  • un frère, qu'il soit né des deux mêmes parents ou seulement du même père ou de la même mère,

  • ceux qui ont le même ancêtre national, appartenant au même peuple comme le peuple Juif ayant pour pères, les trois patriarches, 

  • tout compagnon, ou associé dans l’œuvre de l’Évangile.

  • un frère uni au Mashiah.

 

Avraham engendra Its’hak ; Its’hak engendra Yaakov ; Yaakov engendra Yéhouda et ses frères. (Matityahou 1 :2)

 

Comme Yeshoua s'adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler. Quelqu'un lui dit : Voici, ta mère et tes frères sont dehors et ils cherchent à te parler. Mais Yeshoua répondit à celui qui le lui disait : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis, étendant la main sur ses talmidim, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. (Matityahou 12 :46-50)

 

 

  • matriciels : du grec "eusplagchnos"…

 

Voici la définition du mot grec "eusplagchnos" :

  • ayant de fortes entrailles,

  • compatissant : porté à la compassion, qui est sensible aux souffrances d'autrui,

  • avoir le cœur tendre.

Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme D.ieu vous a pardonné dans le Mashiah. (Éphésiens 4 :32)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "splagchnon" :

  • pour parler du plus profond de son être,

  • les entrailles dans l’idée où celles-ci sont considérées comme le siège des plus violentes passions, des plus tendres affections, en particulier bonté, bienveillance, compassion, etc…

 

Si quelqu'un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de D.ieu demeure-t-il en lui ? (1 Yohanan 3 :17)

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre la pensée de Shimon Kéfa, nous pourrons également nous inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav David ‘Hanania Pinto.

 

Certain désirent étudier et faire la volonté du Créateur ; or, ils disent : Moi je vais étudier, moi je vais me repentir, etc… Celui qui dit "moi je" est disqualifié dès le départ. En effet, qui es-tu donc et que vaut ta vie, toi qui te diriges vers un lieu de poussière et de vermine et qui proviens d’une matière fétide ? (Pirké Avot 3 :1). Quand l’homme veut étudier ou se repentir, il ne doit pas agir seul mais s’intégrer à la communauté d’Israël pour demander à D.ieu d’avoir pitié de lui. Seul, on est totalement impuissant. À l’intérieur de la communauté, on peut tout. C’est pourquoi nous disons dans la prière : "Fais-nous revenir, notre père, à ta Torah et rapproche-nous, notre Roi, de ton service" plutôt que "fais-moi revenir, rapproche-moi" au singulier : c’est uniquement en tant que membre de la communauté qu’on a une chance de réussir. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

 

  • humbles : du grec "philophron"…

 

Voici la définition du mot grec "philophron" :

  • humble : qui montre un grand respect à l'égard d'autrui, qui s'efface de façon exagérée, qui est servile devant les autres,  

  • amical : qui est inspiré par l'amitié, qui est empreint d'amitié,

  • aimable : qui a ou manifeste de la courtoisie, de la politesse, de la gentillesse à l'égard d'autrui.

 

Enfin, soyez tous animés (…) d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

L’humilité est une des choses par lesquelles la Torah s’acquiert (Pirké Avoth 6 :5, Taanit 7a) et l’homme qui la pratique ressemblera à un Temple. (Rav David ‘Hanania Pinto)

COMMENTAIRE N°3

 

Selon les enseignements du Rav David ‘Hanania Pinto, l’humilité est une vertu qui conduit à l’appel divin et à la présence de la Shekinah sur nos vies.

 

Moshé était un homme fort humble, plus qu'aucun homme sur la face de la terre. (Bamidbar 12 :3)

 

L'Éternel appela Moshé. (Vayikra 1 :1)

 

Comme Moshé se comportait constamment avec humilité et soumission, il est écrit le mot "vayikra" dans la Torah avec un "petit aleph" car Moshé ne se sentait pas digne de l’appel divin et aurait souhaité que toute parole divine soit entendue par tout enfant d’Israël. En effet, le petit aleph signifie que tout Juif, même s’il est petit, peut mériter d’entendre la voix de l’Éternel. C’est ce que dit le verset : L’Éternel n’a-t-il parlé qu’à Moshé ? Ne nous a-t-il pas parlé également ? (Bamidbar 12 :2). D.ieu peut s’adresser à n’importe qui ! C’est vrai, a répondu l’Éternel. Et Moshé, dans son humilité, le concevait parfaitement ; donc comme D.ieu mène l’homme par les chemins qu’il souhaite emprunter, il lui a permis d’écrire un petit aleph... la preuve en est que même lorsqu’il lui a dit d’écrire : Cet homme, Moshé, était fort humble ; non seulement cela, mais il a écrit "cet homme Moshé" au lieu de "Moshé" tout simplement pour qu’on ne se rende pas compte qu’il parlait de lui-même et pour faire croire qu’il s’agissait d’une personne quelconque qui s’appelait Moshé… Tout cela provenait de son extrême modestie, Moshé était conscient que D.ieu peut parler avec n’importe quel Juif.

 

L’Éternel appela Moshé et lui dit ... Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Un homme d’entre vous qui offrira un sacrifice à l’Eternel, etc… (Vayikra 1 :1-2). Nos Sages ont beaucoup parlé du petit aleph du mot vayikra. Par exemple, le Midrash Yalkout Chimoni 427 explique que Moshé a mérité d’être appelé par D.ieu parce qu’il s’était fait petit et avait fui les honneurs, au moment où il a dit : Je ne suis pas un orateur. (Shemot 4 :10). Et je suis donc indigne de la mission que tu veux me confier. Quant au mot vayikra dans son ensemble, il évoque le même sujet. La lettre vav représente l’homme qui se courbe et doit s’abaisser car il n’a été créé que le sixième jour, à la fin de toute la Création, pour qu’il constate que tout existait déjà avant lui (Sanhédrin 38a) sans compter qu’il est poussière et cendre (Béréshit 3 :19) ; et ce même s’il est grand en Torah ; il lui sied d’avoir malgré tout le sentiment d’être complètement vide, comme s’il en était au tout début. Enfin le petit aleph, nous l’avons dit, désigne celui qui vient de commencer à étudier la Torah car elle doit toujours être à ses yeux aussi neuve que le jour où elle a été donnée au mont Sinaï (Tan’houma Ki Tavo, Vaet’hanan et Rachi sur Ki Tavo 26 :16) comme s’il venait tout juste de la recevoir. À ce moment-là, il n’aura aucune raison de s’enorgueillir, puisqu’il n’a débuté qu’aujourd’hui... S’il se conduit véritablement ainsi, il méritera que la Torah vienne habiter son cœur, ainsi qu’il est écrit : Ta Torah est à l’intérieur de mes entrailles. (Téhilim 49 :10). Le Radak explique que "l’intérieur de mes entrailles" veut dire "l’intérieur de mon cœur" car le cœur fait partie des entrailles. Toutes ces considérations mènent à la modestie et à l’humilité. Or, c’est cela même qu’on appelle la présence de la Shekhina en l’homme. Plus il se conduit modestement, se sentant pour ainsi dire vide, conscient qu’il est de n’être que vermine, cendre et poussière sans rien de permanent, ce qui n’a rien pour engendrer l’orgueil, plus il mérite par là même que la Shekhina repose en lui.

 

COMMENTAIRE N°4

 

Puissions-nous également nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h pour mieux acquérir la vertu de l’humilité. 

David HaMelekh s’est illustré comme l’un des plus grands musiciens de l’histoire du peuple Juif, si ce n’est le plus grand. Un jour, alors que ses mélodies l’enivrèrent, Hashem le mit en garde vis-à-vis de l’orgueil qu’il était susceptible d’éprouver… Comment ? Sans réprimande ni reproches, Hashem se contenta de faire écouter au Roi David le son du chant de la grenouille… Animal quelque peu repoussant, son chant est pourtant une délicate louange au Créateur. Ah, si nous pouvions l’entendre et le comprendre… Même la plus petite grenouille chante à Hashem et l’homme, lui-même, n’a pas le monopole de la mélodie. Quand bien même l’homme constitue la Création la plus élevée, quand bien même celui-ci se dépasse afin d’adresser les plus belles louanges, il ne lui sied pas de s’en glorifier… Rabbi Na’hman insistait beaucoup sur cette notion d’humilité car nombreux furent les élèves qui, épris par leur amour pour Breslev, commencèrent à éprouver de l’orgueil. Le Tsadik avait l’habitude de leur rappeler qu’ils les avaient sauvés des abîmes les plus profondes et surtout, que cette rédemption avait pour but de diffuser le message de l’espoir à leur tour. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

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11.     qu’il s’écarte du mal et fasse le bien, qu’il cherche la paix et la poursuive,

 

  • qu’il s’écarte du mal et fasse le bien : comme cela est enseigné dans les Téhilim du Roi David.

Quel est l'homme qui aime la vie, qui désire la prolonger pour jouir du bonheur ? Préserve ta langue du mal et tes lèvres des paroles trompeuses. Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; recherche et poursuis la paix. (Téhilim 34 :13-14)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Au sujet de l’expression contenue dans le verset des Téhilim 34 :13 : Quel est l’homme qui désire la vie ? Rabbi Chnéour Zalman souligne que le moyen d’obtenir la vie est l’attachement au Tsadik. Également selon les termes du verset : l’existence de mon maître sera liée au faisceau de la vie. (1 Shmouel 25 :29). Or, le Tsadik est l’intermédiaire qui relie à D.ieu et c’est pour cette raison qu’il peut distribuer ce faisceau de vie. (Tanya et commentaires, Iguéret Kodesh, chap. 27) 

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Dans cette prise de conscience que la faute sépare de D.ieu, le Juif peut trouver la force de toujours, se détourner du mal, en dépit des ardents désirs de son cœur. Ainsi refuse-t-il catégoriquement d’être un racha, pour ne pas briser le lien qui l’attache à D.ieu. Et réciproquement, pour trouver la force de faire le bien et d’accomplir les commandements, il doit se dire : Au contraire, je désire unir à lui mes néfech, roua’h et néchama en les revêtant de ses trois vêtements, béni soit-il, que sont l’action, la parole et la pensée consacrées à D.ieu, à sa Torah et à ses commandements. Celles-ci sont appelées ses trois vêtements, parce qu’elles permettent l’expression de sa sagesse [la Torah] et de sa volonté [les commandements]. C’est seulement qu’un esprit de folie est entré en lui, comme l’exprime ce principe de nos Sages : un homme ne faute pas, à moins qu’un esprit de folie n’entre en lui ; il croit que cette faute n’affectera pas sa judéité et que son âme ne sera pas ainsi détachée du D.ieu d’Israël. En fait, à l’instant même où un Juif faute, il se détache de D.ieu. Si le léger parmi les légers en avait conscience, il ne fauterait jamais mais il est victime de l’esprit de folie qui l’induit en erreur. Pour ce qui relève du domaine de : détourne-toi du mal, c’est-à-dire le fait de s’éloigner de la faute, comme pour ce qui relève du domaine de "fais le bien" accomplir tous les commandements positifs auxquels on est astreint, notamment le devoir d’étudier la Torah, elle-même désignée par le terme "bien" selon l’expression de nos Sages : il n’est d’autre "bien" que la Torah, c’est-à-dire l’étude de la Torah qui équivaut à tous les autres commandements réunis. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Car il se tient à la droite du pauvre, pour le délivrer de ceux qui le condamnent. (Téhilim 109 :31)

 

Du fait que le Saint Béni soit-Il se tient à la droite du pauvre, aide et illumine l’âme divine, de sorte qu’elle soit en mesure de prédominer sur le mal. Ainsi, seule l’intervention divine empêche le mal d’atteindre le corps. (…) Comme l’ont dit nos Sages : Le mauvais penchant de l’homme s’affermit quotidiennement… et si D.ieu ne l’aidait pas, c’est-à-dire n’aidait pas son bon penchant, il ne pourrait pas surmonter son mauvais penchant. (…) De même qu’une petite lueur chasse une immense obscurité, ainsi, la sottise et l’obscurité absolues du mauvais penchant peuvent être repoussées par une faible lueur de sainteté qui émane de l’âme divine ; c’est cela même qui constitue l’aide que D.ieu apporte à l’âme divine. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 13)

 

 

  • qu’il cherche la paix et la poursuive : la notion de paix est importante pour le Judaïsme, elle est le but ultime de toute existence, celle du monde, de l’humanité et de l’individu.

 

COMMENTAIRE N°4

Shalom est le nom même de D.ieu. (Derekh Erets Zouta)

Le Mashiah est aussi appelé l’ange du shalom car il permettra la connexion et la bonne entente entre tous les individus. (Rav Avraham Ifra’h)

Éloigne-toi du mal et fais le bien ; recherche et poursuis la paix. (Téhilim 34 :14)

Le terme hébreu "shalom" est employé plus de 250 fois dans le Tanakh et des milliers de foi dans la littérature rabbinique. En effet, le mot "shalom" est employé dans des différents contextes démontrant ainsi, la multiplicité de son sens : social, politique, spirituel, moral et même cosmique, voire métaphysique.

Le shalom représente donc une valeur suprême et un aboutissement ultime.

Tout ce qui a été écrit dans la Torah, ne l’a été que pour la paix. (Guitin 59b)

Mon peuple demeurera dans le séjour du shalom, dans des habitations sûres, dans des asiles tranquilles. (Yeshayahou 32 :18)

Je suis pour le shalom. (Téhilim 120 :7)

S’il n’y a pas la paix, il n’y a rien du tout. (Midrash Tan’houma, Nitsavim 6)

Un Rav se tenait sur la place publique lorsque Elyahou lui apparut. Le Rav lui demanda : Y a-t-il sur cette place un seul homme qui aura une part dans le Olam Haba ? Elyahou fit une réponse négative… Sur ces entrefaites, deux hommes vinrent à passer. Elyahou déclara : Ceux-ci auront une part dans le Olam Haba. Que faites-vous ? leur demanda le Rav. Nous faisons des heureux ; quand nous voyons des gens dont l’esprit est troublé, nous les réconfortons et quand nous voyons deux hommes qui se querellent, nous faisons régner la paix entre eux. (Taanit 22a)

Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde ! Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce ! Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix ! (Bamidbar 6 :24-26)

Bien-aimée est la paix, puisque les bénédictions ne se terminent que par l’espoir de la paix. De même, la bénédiction sacerdotale conclut par ces mots : Et te donne la paix. (Bamidbar 6 :24-26). Cela montre ainsi que toute autre bénédiction serait sans valeur si la paix ne l’accompagnait pas. (Bamidbar Raba 11 :7)

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     parce que les yeux de IHVH-Adonaï sont sur les justes ; il ouvre ses oreilles à leur imploration ; mais les faces de IHVH-Adonaï sont contre les faiseurs de mal. 

 

  • parce que les yeux de IHVH-Adonaï sont sur les justes : cela peut faire référence au Livre des Téhilim, chap. 33 ou 34 du Roi David.

Voici, l'œil de l'Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté.  (Téhilim 33 :18)

 

  • il ouvre ses oreilles à leur imploration : cela fait référence au Livre des Téhilim, chap. 34 du Roi David.

 

Les yeux de l'Éternel sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leurs cris. (Téhilim 34 :15)

 

COMMENTAIRE N°1

Un Midrash énonce plusieurs exemples de prières récitées au cours de notre histoire, l'une a été exaucée au bout de 100 ans, l'autre au bout de quelques années, une autre, dès que la récitation de la prière fut terminée et une autre avant même qu'elle ne soit prononcée. (Rav Gabriel Dayan)

 

  • mais les faces de IHVH-Adonaï sont contre les faiseurs de mal : cela fait référence au Livre des Téhilim, chap. 34 du Roi David.

L'Éternel tourne sa face contre les méchants, pour retrancher de la terre leur souvenir. (Téhilim 34 :16)

 

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22.     qui est à la droite d’Elohîms, étant parti au ciel, après s’être soumis les messagers, les autorités et les dynamismes.

 

  • qui est à la droite d’Elohîms, étant parti au ciel : comme il est aussi enseigné : Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de D.ieu. (Marcos 16 :19) et cela correspond aux prophéties du Roi David : Parole de l'Eternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. (Téhilim 110 :1)

 

  • après s’être soumis les messagers : aux anges et ceci correspond aux enseignements du Tanya : les anges sont qualifiés de "bêtes" et "d’animaux" comme il est dit : et la face d’un lion sur la droite du char céleste et la face d’un bœuf à la gauche, etc… Les anges qui composent le char divin, portant le trône céleste, sont désignés par des noms d’animaux comme celui du lion et du bœuf. Pourquoi ? Car ils ne possèdent pas le libre arbitre, le pouvoir de choisir entre le bien et le mal dont l’homme est doué. Et leur crainte et leur amour de D.ieu sont naturels chez eux et n’ont pas besoin d’être engendrés par la réflexion, comme il est écrit dans le Raya Méhemna, Section Pinh’as : leur amour et leur crainte de D.ieu étant naturels et instinctifs, ils sont comparés à des animaux. C’est pourquoi la grandeur des Tsadikim est supérieure à la leur. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 39).

 

  • les autorités et les dynamismes : comme il est aussi enseigné : Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. (Colossiens 1 :16) ou encore : C'est pourquoi aussi D.ieu l'a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Yeshoua tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Mashiah Yeshoua est Seigneur, à la gloire de D.ieu le Père. (Philippiens 2 :9-11).