CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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2.     et comme des enfants nouveau-nés désirez ardemment le pur lait de la parole, pour que vous croissiez par lui pour le salut,

 

  • et comme des enfants nouveau-nés : cela fait référence au concept de la nouvelle naissance par l’intermédiaire de l’attachement au Tsadik.

Si quelqu'un est dans le Mashiah, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (2 Corinthiens 5 :17)

Car ce n'est rien que d'être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. (Galates 6 :15)

 

  • désirez ardemment le pur lait de la parole : la douce et bonne annonce de l’Évangile.

 

  • pour que vous croissiez par lui pour le salut : dans l’idée de grandir spirituellement [chemin de la sanctification].

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shimon Kéfa, nous pourrons nous inspirer du Likouté Moharan de Rabbi Na’hman de Breslev.

C'est l'aspect de "la justice marche devant lui" : "la justice" est la mitsva, comme il est écrit (Téhilim 119 :172) : Toutes vos mitsvot sont la justice. Lorsque la mitsva commence à marcher devant D.ieu, alors il met ses pas en route ; D.ieu fait un itinéraire bien tracé à partir de ses pas, qui ne sont qu'un faible chemin. Et en raison de sa joie, il transforme ses pas, qui ne sont qu'un faible chemin, en un itinéraire large et bien parcouru. Maintenant, certainement, quand la mitsva commence à marcher, elle ne peut pas faire un itinéraire bien foulé. Au contraire, il s'agit toujours d'un chemin faible, de simples pas. C’est semblable à un nourrisson qui commence à marcher. Au départ, il ne peut pas bien marcher mais en raison du grand amour et de la joie du père pour son fils, il transforme les traces de son fils en une route. Comme nous le voyons, lorsque le nourrisson fait une petite chose ou dit quelque chose, même si ce n'est pas spécialement intelligent, à cause de l'amour du père et du plaisir qu'il en tire, il tient la chose chère et l'amplifie, il l'étire en quelque chose gros. La même chose est vraie de D.ieu : lorsque la mitsva commence à marcher ou quand une personne crée une nouvelle route vers D.ieu, bien qu'au début, ce soit un chemin peu clair, néanmoins, en raison de la grande joie que D.ieu en tire, il transforme ses traces en une route bien foulée. La justice marchera devant lui, Et imprimera ses pas sur le chemin. (Téhilim 85 : 14). (Torah n°277 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

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3.     si vous avez goûté que IHVH-Adonaï est bienfaisant.

 

  • si vous avez goûté : du grec "geuomai"…

COMMENTAIRE N°1

Voici la définition du mot grec "geuomai" :

  • goûter : porter quelque chose à la bouche, pour le reconnaître au goût, pour en éprouver ou en vérifier la saveur,

  • percevoir la saveur,

  • jouir de : tirer un plaisir, un agrément, une satisfaction de la possession ou de la disposition de quelque chose,

  • prendre de la nourriture, manger, se nourrir, etc…

Quand l'ordonnateur du repas eut goûté l'eau changée en vin, ne sachant d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l'eau, le savaient bien, il appela l'époux et lui dit : Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent. Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Yeshoua.  (Yohanan 2 :9-10)

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shimon Kéfa, nous pourrons nous inspirer du Likouté Moharan de Rabbi Na’hman de Breslev.

Elle a goûté que sa marchandise est bonne et sa lampe ne s’est pas éteinte la nuit. (Mishlé 31 :18).  Voici l’explication : Elle a goûté que sa marchandise est bonne, cela fait référence au goût de la Torah du Tsadik, sa marchandise, à savoir sa Torah, a un bon goût et ainsi, sa lampe ne s'éteint pas la nuit car la lumière de la Torah qu'il a goûtée par le Tsadik brillera toujours pour lui, même la nuit, c'est-à-dire à un moment éloigné, qui est l'aspect de la nuit. (Torah n°285 du Likouté Moharan I)

 

  • que IHVH-Adonaï est bienfaisant : Hashem est totalement bon.

La bonté a des fondements éternels ; tu établis ta fidélité dans les cieux. (Téhilim 89 :2)

L'Éternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui et proclama le nom de l'Éternel. Et l'Éternel passa devant lui et s’écria : L'Éternel, l'Éternel, D.ieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations. (Shemot 34 :5-7)

 

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5.     vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes construits en maison inspirée pour un sacerdoce sacré, afin d’offrir des sacrifices inspirés, agréables à Elohîms, par Iéshoua , le messie,

 

  • vous aussi, comme des pierres vivantes : dans l’idée de construire un édifice.

 

  • vous êtes construits en maison inspirée : la Kéhila est une maison [communauté] spirituelle contenant plusieurs membres.

 

  • pour un sacerdoce sacré : dans le but d’édifier un Temple [un Mishkan] spirituel.

 

Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? Yeshoua leur répondit : Détruisez ce Temple et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du Temple de son corps. (Yohanan 2 :18-21)

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons nous inspirer de l’enseignement ‘hassidique Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre la notion d’un Mishkan par le Tsadik.    

Selon Rabbi Nathan, le principe de Shavouot constitue la réception de la Torah, celle-ci provient du Tsadik de la génération dont le rôle permet de réaliser la Torah reçue chaque Shavouot. Rabbi Na’hman récolte chaque effort, chaque point positif de chacun et en construit un Mishkan. Et même lorsqu’un homme descend où il descend, le fait qu’il ait voulu se rapprocher d’Hashem un seul instant, ne se perdra jamais ! Le Rebbe récolte à chaque instant toute bonne pensée, toute bonne action et bonne parole et l’intègre immédiatement dans son Mishkan jusqu’à récolter tous les points positifs de chacun. Ainsi, chacun dispose d’une part dans la construction de cet édifice de sainteté. (…) Chacun pourra donc se retrouver dans la Torah du Tsadik car il verra en elle miroiter ses propres points positifs. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • afin d’offrir des sacrifices inspirés : des sacrifices spirituelles en l’absence du Temple.

 

  • agréables à Elohîms : dans l’idée d’être conforme aux chemins de la Torah.

 

  • par Iéshoua, le messie : tout doit être connecté avec le nom du Mashiah Yeshoua.

 

En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez à Hashem, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre sim’ha soit parfaite. (Yohanan 16 :23-24)

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22.     Lui qui n’a pas fauté, et dans la bouche de qui il n’y a pas eu de dol.

 

  • Lui qui n’a pas fauté : comme on le sait, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’a jamais péché et tout ceci rejoint grandement les enseignements ‘hassidiques sur le sujet : Le mal n'a aucune emprise sur le Tsadik parfait et n'a aucun moyen de lui porter atteinte car son cœur n'est pas en proie à la tentation et au risque de faillir. Le Tsadik est, en effet, parvenu à effacer totalement le mal en extirpant les mauvais traits de caractères et les désirs interdits. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

 

COMMENTAIRE N°1

Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. (Qohèleth 7 :20)

Bien qu'il soit écrit dans Qohèleth qu'il n'y ait pas un juste qui fasse le bien sans jamais pécher, cela est vrai pour l'humanité entière, excepté pour quatre personnes. Le Talmud explique que lorsque la Torah dit "tout" ou "tous" il peut y avoir des exceptions. (Rav Ron Chaya)

Ainsi, comme ce fut le cas pour Rabbi Yeshoua de Natzeret, le Talmud nous parle également de quatre personnes qui n’ont jamais péché.

Quatre personnes sont mortes à cause du péché d'Adam avec le serpent, à la suite de quoi la mort a été décrétée sur toute l'humanité, bien qu'elles soient elles-mêmes exemptes de péché. Et ce sont : Binyamin, fils de Yaakov ; Amram, père de Moshé ; Yichaï, père de David et Kilav, fils de David. (Shabbat 55b)

Dans les annotations du Guilion HaShass sur la même page de Guémara ; de côté, il cite deux textes du Zohar Parachat Béréshit : un qui dit que Yéhochoua est mort sans aucun péché, l’autre à propos du verset "vayina’hem Hashem" que trois personnes ont quitté ce monde sans aucun péché mais qu’elles sont mortes à cause du péché originel : Amram, Levi et Binyamin et il y en a qui disent aussi Yichaï. Selon le Zohar, on a donc deux options supplémentaires à ce que dit la Guémara avec Lévy et Yéhochoua. (Rav Ron Chaya)

Les Sages ont enseigné dans une béraïta : Il y avait quatre personnes qui sont mortes uniquement à cause du conseil du serpent originel, à la suite duquel toute l'humanité est devenue mortelle et non à cause d'un péché personnel. Et ce sont : Binyamin, fils de Yaakov ; Amram, père de Moshé ; Yichaï, père de David et Kilav, fils de David. (Baba Batra 17a)

J'ai aussi entendu du Rav Moshé Shapira qu’il y avait des personnes qui sont entrées vivantes dans le Gan Eden comme Elyahou HaNavi, Sérakh bat Acher, Eliézer le serviteur d'Avraham, Bytia bat Paro, ‘Hiram le roi de Tsor et Yaabets. Néanmoins, ces personnes ont dû subir des tikounim tellement durs qu'il leur aurait été préférable de mourir normalement. (Rav Ron Chaya)

La liste des dix personnes qui sont entrées vivantes au Gan Eden est aussi mentionnée à la fin du chapitre 1 de Massekhet Derekh Eretz Zouta, une des petites massekhtot qu'il y a dans le volume de la Guémara Avoda Zara. En voici la liste :

  • ‘Hanokh,

  • Elyahou HaNavi,

  • le Mashiah,

  • Eliézer, l'esclave d’Avraham,

  • ‘Hiram, le roi de Tsor,

  • Eved, le roi de Kouch,

  • Yaabets, le fils de Rabbi Yéhouda HaNassi,

  • Bytia, la fille de Pharaon,

  • Sérakh, la fille de Acher,

  • Rabbi Yéhochoua ben Lévi.

 

 

 

  • et dans la bouche de qui il n’y a pas eu de dol : cela fait référence au verset 9 du chap. 53 du Livre de Yeshayahou HaNavi comme il est dit : On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. (Yeshayahou 53 :9)


 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     lui qui, insulté, n’a pas rendu l’insulte ; souffrant, n’a pas menacé, mais s’est livré au juge juste.

 

  • lui qui, insulté, n’a pas rendu l’insulte : du grec "loidoreo"…

Voici la définition du mot grec "loidoreo" :

  • faire des reproches,

  • railler : tourner en dérision, ridiculiser quelqu'un ou quelque chose par des moqueries, des plaisanteries plus ou moins vives,

  • insulter : proférer des insultes à l'égard de quelqu'un, des paroles ou des actes qui offensent, qui blessent la dignité,

  • injurier : adresser des injures à quelqu'un, des paroles qui blessent d'une manière grave et consciente.

Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons. (1 Corinthiens 4 :11-12)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "loidoros" :

  • un railleur : qui exprime la raillerie, soit le fait de tourner en dérision, ridiculiser quelqu'un ou quelque chose par des moqueries, des plaisanteries plus ou moins vives,

  • celui qui insulte,

  • un outrageux : offensant, blessant, cela qualifie toute parole ou acte qui peut toucher quelqu'un, lui faire mal de façon sentimentale ou morale.

 

Ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. (1 Corinthiens 6 :10)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre le comportement du Mashiah, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h.

Rabbi Na’hman nous apprend que le principal moyen de revenir vers Hashem consiste à subir des affronts et de se taire, et à plus forte raison quand quelqu’un se fait humilier lorsqu’il désire se rapprocher de la vérité. Le silence de la bouche et du cœur devant les affronts transforme les eaux amères en eaux douces et les faute en mérites. De plus, le silence devant les affronts d’autrui possède une autre vertu, celle du shalom. En effet Rabbi Na’hman nous conseille, lorsque des gens, qu’ils soient des opposants ou autres, nous attaquent, de ne rien dire et de simplement attendre qu’ils finissent leurs argumentations. De cette manière leurs paroles s’annulent d’elles-mêmes de la surface du monde. (Rapporté par le Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)

Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. (1 Kéfa 3 :9)

 

 

  • souffrant, n’a pas menacé : ces exemples données par l’Apôtre Shimon Kéfa nous permettent d’associer Yeshoua au chap. 53 du Livre de Yeshayahou HaNavi.

 

Il a été maltraité et opprimé, il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Yeshoua, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie et s'est assis à la droite du trône de D.ieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée. (Hébreux 12 :1-3)

 

 

 

  • mais s’est livré au juge juste : le Mashiah remettait absolument tout entre les mains d’Hashem, le véritable Juge.

Ne dis pas : Je rendrai le mal. Espère en l'Éternel et il te délivrera. (Mishlé 20 :22)

Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. (…) Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. (Romains 12 :17-19)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24.     Lui qui a porté nos fautes dans son corps sur le bois, pour que, morts aux fautes, nous puissions vivre pour la justice, lui dont la meurtrissure vous a guéris.

 

  • Lui qui a porté nos fautes dans son corps sur le bois : cela fait référence au sacrifice expiatoire du Mashiah.

 

  • pour que, morts aux fautes : la mort du Mashiah a entraîné l’expiation de nos péchés.  

 

Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

 

COMMENTAIRE N°1

Le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte clairement que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier les péchés d’Israël, depuis les 6 jours de la Création.  

Le Saint Béni soit-Il commencera à discuter avec lui et lui dira : les péchés viendront bientôt sur toi comme un joug de fer et ils te rendront comme ce veau dont les yeux furent affaiblis. Et ils étoufferont ton esprit avec un joug et ta langue sera bientôt attachée à ton palais par leurs péchés. Le veux-tu ? (...) Si ton âme est troublée, j’enlèverai les malheurs dès maintenant. Le Mashiah lui dira : Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon coeur que je l’accepte pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (...) Concernant ce moment, David pleura et dit : Ma force se dessèche comme l’argile. (Téhilim 22 :15). Lorsque ce moment viendra, le Saint béni soit-Il lui dira : Ephraïm, Mashiah, ma justice, tu l’as déjà accepté [cette souffrance] depuis les six jours du commencement et maintenant, ta douleur sera mienne. (Pesiqta Rabbati 161-162)

Les Pères du monde, Avraham, Its’hak et Yaakov se lèveront dans le futur au mois de Nissan et lui diront : Ephraïm, Mashiah, notre justice ! Même si nous sommes tes pères, tu es plus grand que nous car tu as porté les fautes de nos enfants. Et des mesures cruelles, qui ne sont venues, ni sur les premiers, ni sur les derniers, sont venues sur toi. Les nations te ridiculisèrent et te tournèrent en dérision pour Israël. Tu t’es assis dans les ténèbres et dans le noir et tes yeux n’ont pas vu la lumière, ta peau s’attacha à tes os, ton corps a séché comme du bois, tes yeux s’assombrirent par le jeûne et ta force s’est desséchée. (Téhilim 22 :15). Tu as subi tout ça pour les fautes de nos enfants ! Veux-tu que nos enfants profitent des bonnes choses que le Saint Béni soit-Il destiné à Israël ? Ou peut-être leur en veux-tu en raison des souffrances que tu as enduré à cause d’eux et en raison du fait qu’ils t’emprisonnèrent en maison de captivité ? Et il leur répondra : Pères du monde ! Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait uniquement pour vous et pour vos enfants, pour votre gloire et leur gloire, pour qu’ils profitent de cette bonne chose que le Saint Béni soit-Il destine à Israël ! Les Pères du monde lui disent alors : Ephraïm, Mashiah, notre Justice, que ta pensée soit consolée, comme tu as consolé la pensée de ton Maître, ainsi que nos pensées. Rabbi Shimon ben Pazi dit : Lorsque ce moment viendra, le Saint Béni soit-Il élèvera le Mashiah jusqu’aux cieux des cieux et répandra sur lui la lumière de sa gloire devant les peuples du monde. (Pesiqta Rabbati 162) 

 

  • nous puissions vivre pour la justice : ce sacrifice engendrant la téchouva dans nos cœurs et nos âmes afin que nous marchions dans la justice.

Car la grâce de D.ieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire du grand D.ieu et de notre Sauveur et Mashiah Yeshoua, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. (Titus 2 ;11-14)

 

  • lui dont la meurtrissure vous a guéris : cela fait référence au chap. 53 du Livre de Yeshayahou HaNavi.

 

Ce sont nos souffrances qu'il a portées, c’est de nos douleurs qu'il s'est chargé et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne le shalom est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (Yeshayahou 54 :4-5)

 

COMMENTAIRE N°2

Tout comme Shimon Kéfa, voici plusieurs références de la Torah Orale qui relient clairement le Mashiah au chap. 53 du Livre de Yeshayahou HaNavi.

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? L'école du Rav Sheila a dit : Shiloh est son nom, comme il est dit : Jusqu'à que le Shiloh viendra. (Béréshit 49 : 10). L'école du Rav Yannai a dit : Yinnon est son nom, comme il est dit : Que son nom dure à toujours, que son nom continue [yinnon] aussi longtemps que le soleil et que les hommes se bénissent par lui. (Téhilim 72 :17). L'école du Rav Hanina a dit : Hanina est son nom, comme il est dit : Car je ne te montrerai aucune faveur [hanina]. (Yrmeyahou 16 :13). Et certains disent que Menahem ben Hizkiyya est son nom, comme il est dit : Parce que la couette [menahem] qui devrait soulager mon âme est loin de moi. (Eikha 1 :16). Et les autres rabanim disent : Le lépreux de la maison du rabbin Yéhouda HaNassi est son nom, comme il est dit : Il a supporté nos maladies et nos souffrances ; pourtant nous l'avons estimé blessé, frappé par D.ieu et affligé. (Yeshayahou 53 : 4). (Sanhédrin 98b)

Il y a, dans le Gan Eden, un palais appelé le "palais des fils de la maladie"... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui. Et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah, car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

Boaz parla à Routh du Roi Messie : Approche, approche du Royaume et mange de notre pain, c’est le pain du Royaume et trempes ton pain dans le vinaigre, ce sont les souffrances du Mashiah comme il est dit : Et c’est pour nos péchés qu’il a été meurtri. (Yeshayahou 53 :5) (Routh Rabah 5 :6) 

 

COMMENTAIRE N°3

Nous pourrons également nous inspirer de l’avis du Rav Abbahu pour mieux comprendre la notion de la souffrance du Tsadik, source de bénédictions pour le peuple Juif. En effet, comme nous le verrons dans ce cas, Yeshoua est comme Yehezqel.

Rav Abbahu a dit : Le Saint Béni soit-Il a dit au peuple Juif : Semez pendant six ans et ne semez pas pendant la septième année, afin que vous sachiez que la terre est à moi. Mais le peuple Juif ne l'a pas fait, ils ont plutôt péché et ont donc été exilés. La manière du monde est que dans le cas d’un roi de chair et de sang dont la province a péché contre lui, s'il est cruel, il les tue tous ; s'il est compatissant, il n'en tue que la moitié et s'il est compatissant, il afflige les dirigeants parmi eux de souffrance. Le Rav Abbahu continue : De même dans ce cas, le Saint Béni soit-Il a affligé Yehezqel afin de purifier les péchés du peuple Juif. D.ieu lui a ordonné de se coucher et de subir le même nombre de jours que le nombre d'années pendant lesquelles, le peuple Juif n'a pas observé les halakhot de l'année sabbatique. (Sanhédrin 39a)