CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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3.     Il est béni, Elohîms, père de notre Adôn Iéshoua’ le messie : selon son abondante merci, il nous a régénérés pour l’espoir vivant, par le relèvement de Iéshoua’ le messie, d’entre les morts,

 

  • Il est béni, Elohîms, père : Shimon Kéfa parle d’Hashem.

 

  • de notre Adôn Iéshoua’ le messie : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme, en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David.  

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

 

  • selon son abondante merci : du grec "eleos"…

 

Voici la définition du mot grec "eleos" :

  • la merci : pour évoquer la pitié, la miséricorde ou la grâce,

  • bonté ou bonne volonté envers le misérable et l'affligé,

  • exercer la vertu de miséricorde : pitié par laquelle on pardonne au coupable,

  • exercer la clémence : vertu qui consiste, de la part de qui dispose d'une autorité, à pardonner les offenses et à adoucir les châtiments.

Shalom et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle et sur l'Israël de D.ieu ! (Galates 6 :16)

Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :13)

 

  • il nous a régénérés pour l’espoir vivant : dans l’idée d’être totalement renouvelé [comme une nouvelle naissance] …

Mais, lorsque la bonté de D.ieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites mais selon sa miséricorde, par l’immersion de la régénération et le renouvellement du Rouah Hakodesh, qu'il a répandu sur nous avec abondance par le Mashiah Yeshoua notre Sauveur afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en D.ieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. (Titus 3 :4-8)

 

  • par le relèvement de Iéshoua’ le messie, d’entre les morts : cela fait référence au fait qu’Hashem a ressuscité notre Admor Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

Cette affirmation de Shimon Kéfa confirmera une pensée du Talmud. En effet, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel…  

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Un lien avec cette Guémara pourra être retrouvée dans les Évangiles, étonnamment par le Mashiah lui-même.

Le Cohen Gadol se leva et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Yeshoua garda le silence. Et le Cohen Gadol, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le D.ieu vivant, de nous dire si tu es le Mashiah, le Fils de D.ieu. Yeshoua lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de D.ieu et venant sur les nuées du ciel. Alors le Cohen Gadol déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. Que vous en semble ? (Matityahou 26 :62-65)

En effet, Yeshoua étant Mashiah s’est associé lui-même aux prophéties [chap. 7] du Livre de Daniel. Clairement, Yeshoua savait qu’il allait mourir mais cela ne l’a pas empêché de déclarer d’une certaine façon : Même si vous me tuez, comme vous le savez, on enseigne qu’un Mashiah, appelé Daniel, se réveillera d’entre les morts et selon la prophétie, on me reverra sur les nuées du ciel…

Lorsque la Guémara parle de Daniel, on pourrait donc comprendre qu’elle parle, par l’intermédiaire d’un code [le Mashiah dont parle Daniel] :  le Fils de l’homme [Yeshoua] viendra [d’entre les morts] pour recevoir une domination éternelle !

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

Caïapha étant Cohen Gadol et surtout un Juif sadducéen, n’a pas supporter cette révélation et a fait exécuter Yeshoua. De plus, les tzedoukim [sadducéens] ne croyaient pas à la résurrection des morts alors encore bien moins, à un Mashiah relevé d’entre les morts… 

Les tzedoukim disent qu'il n'y a point de résurrection et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les proushim affirment les deux choses. (Actes 23 :8)

Ceci confirme également les enseignements du Rabbi : "tsadikim nikraïm haïm bémitatam" les tsadikim sont appelés vivants même dans leur mort…

Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Yeshoua. (Matityahou 22 :31-32)

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît, le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12). Le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence à Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; l’œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. (Yeshayahou 53 :10)

Il y a, dans le Gan Eden, un palais appelé le "palais des fils de la maladie"... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui. Et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah, car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

 

Ce verset du Livre de Zekharia fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

 

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

 

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même, Yeshoua en effet n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres mais baroukh Hashem, nous le reverrons bientôt.

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Exultez en lui, même s’il est quelque peu nécessaire que vous soyez attristés en ce moment par de multiples épreuves.

 

  • Exultez en lui : dans l’espérance du salut en Yeshoua. En effet, le Rabbi de Natzeret nous a accordé un chemin tout tracé pour le Olam Haba.

 

COMMENTAIRE N°1

Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ? (Hoshéa 13 :14)

Étant ressuscité, Yeshoua a ôté tout pouvoir à la mort. Maintenant, selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, étant attachés au Rabbi de Natzeret, nous ne sommes plus soumis au pouvoir de la mort non plus…

Le Mashiah est la source d’une vie im­pé­ris­sable, et pour l’âme et pour le corps.

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? (1 Corinthiens 15 :54-55)

 

 

  • même s’il est quelque peu nécessaire que vous soyez attristés : car l’épreuve, au premier abord, paraît être un sujet de tristesse…

 

COMMENTAIRE N°2

Néanmoins, l’épreuve ne doit pas être envisagée comme cela.

 

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. (Yaakov 1 :2-4)

 

En effet, pour mieux comprendre appréhender la notion de l’épreuve, nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Shalom Aroush.

Tout provient d’Hashem, il faut donc trouver des encouragements et éviter de tomber dans l'obscurité ou le désespoir. (…) Une personne n'a pas à s'inquiéter de l'origine de la solution à son problème ou à sa situation. Elle devrait plutôt remercier Hashem pour le problème lui-même, qui est sûrement pour son avantage ultime, qu'il lui soit arrivé pour la pousser au repentir ou pour la purifier du péché. On peut se renforcer en se souvenant de ce que Rabbi Na’hman nous a appris : qu'à tout moment, Hashem peut prendre la pire situation et la renverser complètement pour le bien.  Quoi qu'il en soit, il n'y a jamais de place pour le désespoir dans notre lexique ou dans nos vies. Le principe le plus important dans la vie que nous devons graver dans nos cœurs est qu’Hashem fait tout, et tout ce qu'il fait est pour le mieux. Hashem voit ce que nous ne voyons pas… Hashem peut, en un instant, tout transformer en bien ! Si vous avez la foi qu'il est possible de gâcher les choses, ayez foi qu'il est possible de les réparer ! Hashem prépare le traitement avant la blessure ! Tant qu’une personne ne croit pas que tout est pour le bien et tant qu’elle n’exprime pas ses remerciements, chaque fois qu’elle s’approche d’Hashem, elle a le sentiment que quelque chose dans sa vie va de travers. Du coup, sa prière se résume à des plaintes et des pleurnicheries, cela ne fait qu'agacer Hashem. Quand quelqu'un se présente devant Hashem avec le sentiment que les choses sont mauvaises pour lui, ses prières sont ignorées. Le Sefer HaMidot dit : Dans la tristesse, Hashem n'est pas avec la personne. D'un autre côté, lorsqu'une personne exprime sa gratitude à Hashem, ses prières sont facilement acceptées. Dans la langue du Saint Zohar, la personne reconnaissante est immédiatement autorisée à entrer dans le palais du roi. Le roi l'attend avec une grande impatience et demande : Qui est venu m'apporter un cadeau, me remercier ? Viens, mon fils… La personne reconnaissante mérite maintenant une audience avec le Roi Hashem et peut maintenant lui parler de tout. Voici un exemple : une personne qui n’a pas pu trouver son âme sœur devrait dire : Merci beaucoup, Hashem, de ne pas avoir encore trouvé mon partenaire dans la vie. C'est certainement pour le mieux. Permets-moi de comprendre quels méfaits j'ai commis, ce que je dois rectifier et comment prier pour ce qui me manque. Tout cela doit être dit avec un sourire et avec la émouna car dès que l’on commence à se plaindre, on se sépare soi-même d’Hashem. Hashem n'a pas créé le monde pour que ses créatures pleurent, au lieu de cela, il veut que nous souriions et ayons foi en lui, réalisant que toutes ses voies sont pour notre bien ultime. Encore une fois, le verset qui dit que les portes des larmes ne sont jamais verrouillées ne fait pas référence aux larmes de plainte et de tristesse. Ce genre de pleurs non seulement verrouille toutes les portes mais provoque même des jugements sévères, ‘hass véchalom. En revanche, le Saint Zohar déclare que les portes de gratitude ne sont jamais fermées. La gratitude permet d'accepter les prières et pose les bases du salut de tout problème.  Beaucoup de gens prient à profusion mais sont frappés encore et encore de plus en plus de difficultés dans la vie parce qu'ils pleurent et se plaignent. Il est toujours préférable d'exprimer sa gratitude que de se plaindre. Une fois qu'une personne ressent de la joie et est certaine que même pas une petite note de pleurs et de plaintes ne s'est glissée dans ses prières, elle est alors libre de demander tous les souhaits de son cœur, en particulier pour la clarification de la vérité, du repentir et de la émouna.  (Rav Shalom Aroush)

 

 

  • en ce moment par de multiples épreuves : Hashem décide des tribulations et des souffrances de chaque personne mais il a également préparé la solution. Il faut donc se renforcer et se souvenir qu'il n'y a pas de tristesse absolue, la solution est déjà prête avant même que le problème ne survienne. (Rav Shalom Aroush)

 

COMMENTAIRE N°3

Rabbi Na’hman nous a raconté une parabole : C’est l’histoire de deux pauvres, un Juif et un allemand. Le Juif dit à l’allemand que c’était bientôt la fête de Pessa’h et il lui suggéra de se faire passer pour un Juif afin de se faire inviter par une famille pour la fête. Il lui apprit comment se comporter à la table du Seder. Au début, il y a le kiddoush, puis ensuite on se lave les mains mais il omit de lui parler du maror. L’allemand alla à la synagogue et fut invité chez une famille Juive. N’ayant pas mangé de la journée, il se réjouissait de manger les bonnes nourritures de Pessa’h dont son camarde Juif d’infortune lui avait parlées. Au début du Seder, il vit qu’on ne lui donna qu’un petit bout de carpas trempé dans de l’eau salée puis la famille raconta le récit de la Haggadah pendant des heures ; il attendait impatiemment le repas… Quant enfin ils cassèrent les matsot, il était heureux car bientôt il allait pouvoir assouvir sa faim mais on ne lui donna qu’un bout de maror et quand il le rentra dans sa bouche, il ressentit un gout très amère. Il pensa que le maror était le plat principal. Alors, il sortit subitement et pensa que les Juifs étaient maudits, pour ne manger rien que du maror après une telle cérémonie. Il rentra à la synagogue et s’endormit. Après quoi arriva le Juif avec un grand sourire, entièrement repu et demanda à l’allemand comment s’était passé le Seder. Il lui raconta avec colère comment s’était déroulée sa soirée et le Juif lui répondit : Oye imbécile ! Si tu avais encore attendu un petit instant, tu te serais délecté de mets délicieux.

La même chose est vraie quand on veut se rapprocher de D.ieu. Après tout l'effort pour commencer, on se donne un peu d'amertume mais cette amertume est nécessaire pour purifier le corps. Or, une personne peut penser que cette amertume est tout ce qu'il y a à servir D.ieu, alors elle s'enfuit. Mais s'il attendait un peu et permettait à son corps d'être purifié, alors il ressentirait toutes les joies et les délices du monde dans sa proximité avec D.ieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Ainsi la preuve de votre adhérence, beaucoup plus précieuse que l’or périssable, qui doit être éprouvé au feu, sera trouvée pour la louange, la gloire, la splendeur, au découvrement de Iéshoua’ le messie.

 

  • Ainsi la preuve de votre adhérence : l’Apôtre Shimon Kéfa parle de la valeur de notre foi lorsqu’elle est éprouvée, ô combien est-elle précieuse aux yeux du Créateur lorsque nous persévérons !

 

 

  • beaucoup plus précieuse que l’or périssable : et en effet, la foi est un bien spirituel et non matériel, un bien éternel et non un bien périssable dans l’autre monde comme il est dit : Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire parce que nous regardons, non point aux choses visibles mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles. (2 Corinthiens 4 :17-18).

 

 

  • qui doit être éprouvé au feu : dans l’idée d’une véritable purification car comme on le sait, tout comme le feu, l’épreuve brûle un homme mais elle le purifie également ! Or, selon les paroles de Yaakov HaTsadik, il est important de se concentrer exclusivement sur la purification et non sur la brûlure comme il est dit : Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés. (Yaakov 1 :2).

 

 

  • sera trouvée pour la louange, la gloire, la splendeur : car comme cela est enseigné dans le Judaïsme, l’épreuve divine n’a pour but que l’élévation spirituelle et la révélation d’Hashem au travers de l’homme.

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ce principe d’élévation spirituelle, nous pourrons nous inspirer de la vie de Yossef HaTsadik comme l’a enseigné le Rav Shalom Arush.

 

Yossef HaTsadik a connu des périodes douloureuses où il a touché le fond mais il a également connu des périodes de bonheur où il était au sommet du monde. Néanmoins, à quelle période de sa vie la Torah l'appelle-t-elle : l'homme qui réussit ? Et il est dit :Le chef de la prison ne prenait aucune connaissance de ce que Yossef avait en main, parce que l'Éternel était avec lui. Et l'Éternel donnait de la réussite à ce qu'il faisait. (Béréshit 39 :23) ; la Torah l’appelle de cette façon précisément à la période où il était au plus bas, pendant son esclavage ! Il faut remarquer que la Torah consacre des passages complets à Yossef HaTsadik, plus qu'aux patriarches eux-mêmes car il est important pour la Torah de décrire le périple incroyable et impossible d'un homme qui avait toutes les raisons de s'effondrer et qui a fini par s'élever au-dessus de tous. Le récit du succès de Yossef parle de sa réussite précisément lorsqu’il était au plus bas de sa situation et c'est précisément à partir de ce moment que son immense ascension s'est construite. Ceci pour nous enseigner que le vrai succès de Yossef ne s’est pas opéré quand il a atteint le sommet mais à chaque instant et seconde de ses tribulations pendant lesquelles, il n'a jamais été brisé, est resté toujours heureux et connecté à sa mission et à Hashem. Tout cela vient nous apprendre que le fait d’être toujours joyeux dans la vie, ce qui est rendu possible grâce à une foi sans faille et une connexion totale au Créateur, sont les vrais ingrédients du succès. Cette attitude a permis à Yossef de vivre sans aucune haine, ni rancune envers ses frères, sans aucune soif de vengeance et sans aucun traumatisme. Il était apaisé, son cœur était pur. Il n'est pas étonnant qu'un personnage aussi réussi, ait pu grimper du bas de l'échelle au sommet du monde en un clin d'œil. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • au découvrement de Iéshoua’ le messie : cela fait référence au moment de la parousie ; la parousie étant dans un langage Nazaréen, l’inauguration des temps messianiques et la seconde venue du Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°2

 

En effet, la parousie est le terme employé pour parler du retour glorieux du Mashiah Yeshoua nécessaire afin d'établir définitivement le Royaume de D.ieu sur le monde.

 

Néanmoins, il est important de préciser que ce retour n'est ni un événement complètement à venir, ni complètement advenu : le Mashiah en tant que Tsadik, règne déjà sur le monde non seulement parce qu’Hashem lui a légué toute autorité mais également par la Kéhila, communauté issue des premiers Apôtres, eux-mêmes envoyés par Yeshoua.

 

Cependant, toutes choses de ce monde ne lui sont pas encore soumises ; le triomphe du Royaume divin ne se fera pas sans un dernier assaut des puissances du mal, notamment des klipot édomites...

 

Par conséquent, au Jour du Jugement, lors de la fin de ce monde, le Mashiah viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui auront grandi ensemble au cours de l’histoire et en venant à la fin des temps, juger les vivants et les morts, le Mashiah glorieux rendra à chaque homme selon ses œuvres.

 

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14.     Comme des enfants d’obéissance, ne vous conformez pas aux désirs de jadis, dans votre ignorance.

 

 

  • Comme des enfants d’obéissance : les Nazaréens doivent être obéissants envers la Torah et envers le Tsadik.

 

 

  • ne vous conformez pas aux désirs de jadis : aux désirs contraires aux chemins de la Torah et à ce sujet, nos Sages ont déclaré : Si un homme s’est passivement abstenu de commettre une transgression, on lui donne une récompense comme s’il avait accompli une mitsva. (Tanya et commenaires, Likouté Amarim, chap .27)

 

 

  • dans votre ignorance : lorsqu’Hashem n’avait pas encore dévoilé la messianité de Yeshoua.

 
 
 
 

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15.     Soyez consacrés de toute manière, comme il est consacré, celui qui vous a appelés.

 

 

  • Soyez consacrés de toute manière : la consécration traduit l’idée de sainteté, Hashem souhaite qu’on soit littéralement, mis à part pour lui comme il est dit : vous serez saints pour moi car je suis saint, moi, l'Éternel ; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi. (Vayikra 20 :6)

 

COMMENTAIRE N°1

 

La sanctification du corps, c'est-à-dire le raffinement du corps est un préalable pour atteindre la sainteté de l'esprit et pour se rapprocher de D.ieu. Ceci est réalisé en se séparant des expériences physiquement agréables même lorsque celles-ci sont permises, comme nous le savons d'après la déclaration de nos Sages : Si vous souhaitez vous sanctifier, faites-le en vous abstenant de ce qui est permis. (Yévamot 20b). Il existe différents types de sainteté mais tous affinent le corps, l'empêchent d'être quelque chose de grossier et permettent à la personne qui est ainsi sanctifiée d'atteindre la maîtrise de l'esprit sur la matière. (Shenei Luchot HaBerit, Torah Shebikhtav, Vayakhel, Pekudei, Torah Ohr 83)

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Nous n’avons pas besoin d’être des grands Tsadikim pour nous sanctifier, il nous faut tout simplement investir des efforts en vue de se rapprocher tous les jours un peu plus d’Hashem [chacun selon son niveau].

 

C’est également ce qu’ont dit nos Sages sur le sujet : Quand un homme se sanctifie un peu ici-bas, on le sanctifie grandement d’en-haut. Même par une infime soumission de la sitra a’hara ici-bas, la gloire de D.ieu et sa sainteté sont élevés grandement en-haut. Et de cette sainteté en-haut, une sainteté supérieure s’épanche sur l’homme ici-bas, pour lui prêter concours d’une aide abondante et puissante dans son service de D.ieu, comme expliqué précédemment, lorsqu’un homme se sanctifie dans une petite mesure ici-bas, on le sanctifie grandement d’en haut et on l’aide à chasser la sitra a’hara de son cœur, peu à peu ; ainsi, même en son cœur, les attraits de la sitra a’hara disparaîtront. L’expression "vous serez saints" qui se lit littéralement comme un ordre "vous devrez être saints" (Vayikra 20 :6) peut également être comprise dans le sens d’une promesse : c’est-à-dire qu’il finira par être "saint" et "séparé" véritablement de la sitra a’hara. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 27)

 

 

 

  • comme il est consacré : cela fait référence à la sainteté du Mashiah.

 

 

COMMENTAIRE N°3

Le Tsadik est saint parce qu’il se sépare, tout au long de son existence, des préoccupations du monde, afin de se consacrer au service de D.ieu. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. (Hébreux 5 :7-9)

 

Vous avez renié le Saint et le Tsadik. (Actes 3 :14)

 

 

  • celui qui vous a appelés : cela fait référence au Mashiah Yeshoua comme il est dit : le chemin a été tracé par le Tsadik et tous peuvent l’emprunter, la voie est nouvelle et elle correspond à la forme du service de D.ieu qui est spécifique à chacun. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°4

Afin de mieux intégrer la notion de l’appel divin, nous pourrons ouvrir le Sefer Vayikra qui tire son nom du premier verset : Hashem appela Moshé. 

Effectivement, le mot hébreu "vayikra" signifie "appeler" : selon le Sefer Vayikra, D.ieu a donc appelé Moshé pour lui transmettre toutes les lois relatives aux sacrifices et à la pureté rituelle. Nos Sages s’interrogent sur l’opportunité d’avoir choisi un terme aussi courant et, a priori, peu évocateur pour désigner tout un Livre de la Torah ; ils apportent alors la réponse suivante : ce titre rappelle à l’homme son éminente dignité dans la mesure où chacun est "appelé" par D.ieu à réaliser une mission particulière sur terre. Chaque fois que tu nommeras ce Livre de la Torah "vayikra" souviens-toi que de la même manière que Moshé a été appelé à réaliser une mission extraordinaire sur terre, toi aussi, à ton niveau, tu es appelé à réaliser une mission unique sur terre.

Il est donné à l’homme tous les moyens pour qu’il arrive là où il doit arriver, dans sa mission qui est sa relation avec Hashem. C’est ce qui a été décidé avant sa naissance pour qu’il ait le meilleur moyen possible de servir D.ieu selon sa nature et son être. D.ieu l’a mis là où il est et lui a donné toutes les circonstances et rencontres qui sont les meilleures pour lui, pour l’amener à se réaliser. Tout est un tremplin dans l’existence, pour arriver là où l’on doit arriver. Nous savons que, si nous sommes passés par un chemin et des épreuves, c’est que nous le devions et si nous le voulons, tout sera source de progrès et tremplin dans notre vie. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

En complément, les Sages de la Torah ont aussi glissé une anomalie dans l’écriture du mot "vayikra" … En effet, dans tous les rouleaux de la Torah, le mot "vayikra" est écrit avec une petite lettre "alef" à la fin du mot, une lettre écrite plus petite que les autres. Ceci nous permet donc de lire le mot "vayikra" et non "vayiker" : si le premier parle de la notion de l’appel, le second, a contrario, signifie "survenir par hasard"…  Selon ces explications, l’homme doit donc se comporter comme partenaire de D.ieu dans l’œuvre de la Création et répondre à l’appel qui lui est lancé, sans laisser sa vie être régie par le règne du hasard.

L'Éternel appela Moshé. (Vayikra 1 :1)

Comme l’explique Rabbi Bonim de Parchis’ha zatsal, le petit "alef" du mot "vayikra" est aussi porteur d’une signification profonde : bien que Moshé se hissât au plus haut degré spirituel, il n’en fit pas grand cas mais resta extrêmement humble…

Puissions-nous, béézrat Hashem, ressentir avec force, l’appel que l’Éternel envoie à chacun de nous afin de nous rapprocher de lui, chacun à notre niveau et progresser dans l’étude de la Torah, la pratique des mitsvot et le raffinement de nos qualités de cœur et de générosité. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

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16.     parce qu’il est écrit : Soyez consacrés, parce que, moi, je suis consacré.

 

 

  • parce qu’il est écrit : dans la Torah.

 

Car je suis l'Éternel, qui vous ai fait monter du pays d'Égypte, pour être votre D.ieu et pour que vous soyez saints car je suis saint. (Vayikra 11 :45)

 

C’est à la condition que vous acceptiez mes mitsvot que je vous ai fait monter du pays d’Egypte. (Rachi)

Je t'ai ressuscité du pays d'Égypte uniquement pour être ton D.ieu. Si vous n'allez pas être saint, je ne serai pas votre D.ieu. Par conséquent, si vous désirez que je sois votre D.ieu, vous devez être saint. (Ibn Ezra)

Je suis le Seigneur qui vous a fait monter du pays d'Égypte. Je l'ai fait pour que vous acceptiez ma Torah. (Chizkuni)

 

C'est pour cette raison que je vous ai fait sortir du pays d'Égypte, à condition que vous acceptiez sur vous le joug des mitsvot. Car tous ceux qui acceptent le joug des mitsvot reconnaissent la sortie d'Egypte et tous ceux qui n'acceptent pas le joug des mitsvot nient la sortie d'Egypte. (Sifra)

 

Vous serez saints pour moi car je suis saint, moi, l'Éternel ; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi. (Vayikra 20 :6)

 

 

  • Soyez consacrés, parce que, moi, je suis consacré : nous devons marcher dans la chemin de la sainteté pour nous rapprocher du Saint d’Israël, Hashem.

 

Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël et tu leur diras : Soyez saints car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu. (Vayikra 19 :2)

 

Naturellement, D.ieu ne s'attendait pas à ce que nous, les créatures, devenions comme lui, le Créateur mais malgré tout, il espère et s'attend à ce que nous essayions d'imiter autant de ses caractéristiques qu'il nous est possible d'imiter, étant donné que nous ne sommes que des créatures. En faisant cela, nous pouvons atteindre une mesure d'attachement étroit au divin, quelque chose que la Torah nous a encouragés à faire à plusieurs reprises. (Baal HaTourim)

Il est dit : Et tu marcheras dans ses chemins. Voici ce que les Sages ont enseigné, en explication à ce commandement : Tout comme D.ieu est appelé bienveillant, toi aussi, sois bienveillant ; tout comme D.ieu est appelé compatissant, toi aussi, sois compatissant ; de même qu’il est appelé saint, toi aussi, tu dois être saint. Ainsi, les prophètes ont décrit le Tout-Puissant avec tous ces attributs : Lent à la colère et abondant dans la bonté, juste et droit, parfait, vaillant et puissant et ainsi de suite, pour nous enseigner que ces qualités sont les bons et droits chemins que nous sommes tenus de développer en nous-mêmes et dans lesquels nous devons, chacun selon son aptitude, lui ressembler. Étant donné que le Créateur est appelé par ces attributs, qui constituent le chemin du milieu dans lequel nous devons marcher, ce chemin est appelé le chemin de D.ieu ; c’est le chemin enseigné par Avraham Avinou à ses enfants, comme il est dit : Car Je l’ai aimé, parce qu’il ordonnera de garder le chemin de D.ieu. Celui qui marche dans ce chemin s’attire le bien et la bénédiction, comme il est dit : afin que l’Eternel accomplisse sur Avraham ce qu’il a déclaré à son égard. (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Deot, chap. 1)

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17.     Si vous invoquez pour père celui qui, sans acception de personne, juge chacun selon ses œuvres, passez dans le frémissement le temps de votre séjour.

 

 

  • Si vous invoquez pour père : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.

 

 

  • celui qui, sans acception de personne, juge chacun selon ses œuvres : comme il est dit dans les Écritures : Car l'Éternel, votre D.ieu, est le D.ieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le D.ieu grand, fort et terrible, qui ne fait point acception des personnes et qui ne reçoit point de présent. (Devarim 10 :17) ou encore : Qui n'a point égard à l'apparence des grands et ne distingue pas le riche du pauvre parce que tous sont l'ouvrage de ses mains ? (Iyov 34 :19) ou encore : Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice et il n'y a point d'acception de personnes. (Colossiens 3 :25).

 

 

  • passez dans le frémissement : les Nazaréens doivent se sanctifier dans la crainte de D.ieu.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon le Tanya, le plus haut degré de kavana résulte d’une méditation intellectuelle sur la grandeur de D.ieu ; cette méditation éveille dans le cœur des sentiments d’amour et de crainte qui ont pour corollaire la volonté de s’attacher à lui. Or, cette volonté détermine l’observance de la Torah et des mitsvot par laquelle elle peut effectivement s’accomplir. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 39)

 

 

  • le temps de votre séjour : cela fait référence au Olam Hazé, ce monde matériel.

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19.     mais par le sang précieux de l’agneau sans reproche et sans tache, le messie,

 

 

  • mais par le sang précieux : cela fait référence au sacrifice expiatoire du Mashiah [le sang de la Brit Hadasha].

 

Tu as racheté pour D.ieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. (Révélation 5 :9)

 

Mais maintenant, dans le Mashiah, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Mashiah. (Éphésiens 2 :13)

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons utiliser la Torah Orale pour mieux comprendre l’importance du sang [du sacrifice] versé par le Mashiah Yeshoua, celui-ci étant comparable au sang de l’agneau pascal de Pessa’h.

 

Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. (Shemot 12 :13)

 

Le Mekhilta commente la phrase :  "Je verrai le sang" et la relie à l'Akéda d’Its’hak.

Et quand il voit le sang, il voit le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : Et Avraham a appelé le nom de ce lieu Hashem-Yireh, le Seigneur verra. (Béréshit 22 :14). Et il est aussi écrit : Et il était sur le point de détruire, le Seigneur l'a vu et il s'est repenti. (1 Divré Hayamim 21 :15). Que voyait-il ? Il a vu le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : D.ieu lui-même verra l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). (Mekhilta de Rabbi Yichmaël, Psi'ha 11)

Le lendemain, il vit Yeshoua venant à lui et il dit : Voici l'Agneau de D.ieu, qui ôte le péché du monde. (Yohanan 1 :29)

 

Comment tout ceci est possible ? Commet Its’hak a-t-il un quelconque lien avec le sang de Pessa’h ? De là, on comprend que c’est par le mérite de la Akéda d’Its’hak que les enfants d’Israël sont sortis de l’esclavage ; ainsi, de la même façon, la Akéda de Yeshoua a expié les péchés du Am Israël en vue de la délivrance finale, établie sur le même modèle que celui de la sortie d’Egypte.

En effet, pourquoi parler d’Its’hak alors qu’Hashem avait commandé la mitsva de l’agneau pascal ? On comprend que la mort du Tsadik a plus d’impact que la mort des animaux… D’ailleurs, nous pouvons comparer cela avec l’expiation de la vache rousse, bien moindre que l’expiation du Tsadik.

Tout comme la vache rousse apporte l’expiation, de même, la mort des tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or, combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Mashiah, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à D.ieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le D.ieu vivant ! (Hébreux 9 :13-14)

De plus, il est extrêmement intéressant de voir un autre lien de la Akéda Yeshoua avec la Akéda Its’hak.

Le Midrash Raba dit : Et Avraham mit le bois de l'holocauste sur Its’hak, son fils (Béréshit 22 :5) comme un homme qui porte son pieu [sur lequel, il sera exécuté] sur son épaule. (Béréshit 56 : 3)

 

Yeshoua, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. (Yohanan 19 :17)

 

Les parallèles entre Its’hak [le fils d’Avraham] et Yeshoua sont donc nombreux car Its’hak était le Mashiah ben Yossef de sa génération. 

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Yits’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :1) 

 

Its’hak est peut-être la plus importante figure du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois pour le sacrifice et conduit sur le lieu de l’immolation… Cela fait même un peu gros pour ne pas s’apercevoir qu’on parle de Yeshoua !  

 

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

Cette parole prophétique sera pleinement réalisée par Yeshoua, l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité.

 

YITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] 

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

Le Mashiah ben Yossef, lorsqu’il viendra, ne viendra pas pour établir sa propre dynastie mais plutôt pour aider à rétablir la dynastie davidique. Il sacrifiera même sa propre vie pour y parvenir. Son sang expiera les péchés du peuple Juif. Son expiation prendra la forme de la restauration de la dynastie davidique au peuple Juif en tant que Royaume éternel. (Shnei Luchot HaBrit, Vayeshev-Miketz-Vayigash, Rav Yeshayahou Horowitz, traduit par Elyahou Munk, p. 317)

 

 

  • de l’agneau : du korban Pessah.

 

COMMENTAIRE N°2

Pourquoi est-ce l’Agneau qu’Hashem a choisi pour imager la fonction de Yeshoua ? Selon une interprétation basée sur la Torah Orale, il est dit que tous les agneaux sacrifiés défendront [selon le rôle d’un avocat] le Am Israël lors du jour du jugement car ceux-ci auront accompli le rôle d’expiation ; à combien de plus fortes raisons, cela s’applique au Mashiah.

 

C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de D.ieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. (Hébreux 7 :25)

 

Selon le Zohar, Tome 2, page 16b. Ainsi, le Tsaddik qui a quitté le monde matériel peut avoir un rôle d’intercesseur en demandant à D.ieu d’accorder sa bénédiction aux hommes, afin que les requêtes qu’ils formulent soit exaucées. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

Et pour ce qui est des préoccupations terrestres, le saint Zohar établit clairement que les tsadikim protègent le monde, après leur mort, bien plus que de leur vivant. Car, sans leurs prières dans l’autre monde, celui-ci ne se maintiendrait pas même un seul instant. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

De plus, Yeshayahou HaNavi décrit lui-même le Mashiah comme étant l’Agneau de D.ieu.

 

Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayhaou 53 :7)

 

Concernant la signification de kebasim, d’agneaux (Bamidbar 28 :3) les disciples de Shammaï et les disciples de Hillel ont différent avis... Les disciples de Shammaï lisent les kebasim comme s'ils écrivaient des kabbasim : ils mettent hors de vue, c'est-à-dire que l'offrande quotidienne des agneaux fait qu’Hashem met les iniquités d'Israël hors de sa vue comme cela est écrit dans Mikha. Il mettra les iniquités hors de sa vue. (Mikha 7 :19). Mais les disciples de Hillel ont dit que l'expression kebasim bene shanah : agneaux de la première année, doit être comprise comme si c’était écrite kabbasim bene shanah, ils purifient les choses qui sont de plusieurs années, c'est-à-dire que les offrandes quotidiennes nettoient les péchés d'Israël, comme cela est écrit dans Yeshayahou. Bien que vos péchés soient nombreux, ils seront blancs comme la neige. (Yeshayahou 1 :18). Et Ben Azzai a dit : L'expression kebasim benei shanah signifie qu'ils purifient les péchés du peuple d'Israël et les rendent aussi innocents qu'un enfant dans sa première année... Chaque agneau servira donc de défenseur d'Israël au jour du jugement… (Pesikta de-Rab Kahana, Piska 6 :4)

 

 

  • sans reproche et sans tache : dans l’idée d’être parfaitement kadosh.

 

Le Mashiah aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à D.ieu, ayant été mis à mort quant à la chair mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit. (1 Kéfa 3 :18)

 

Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de D.ieu. (2 Corinthiens 5 :21)

 

 

 

  • le messie : Shimon Kéfa identifie clairement le Mashiah Yeshoua comme étant l’Agneau de D.ieu [korban Pessah].

 

 

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21.     Par lui, vous adhérez à Elohîms, qui l’a réveillé d’entre les morts, et lui a donné la gloire ; ainsi votre adhérence et votre espoir sont en Elohîms.

 

 

  • Par lui, vous adhérez à Elohîms : comme le Mashiah lui-même l’a déclaré : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Yohanan 14 :6) ou encore : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Yohanan 15 :5).

 

 

  • qui l’a réveillé d’entre les morts : cela fait référence au fait qu’Hashem a ressuscité notre Admour Yeshoua. Dans le même élan, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel comme il est dit : Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

 

 

  • et lui a donné la gloire : comme il est enseigné dans la ‘Hassidout que le Tsadik de vérité est la gloire, la beauté et la grâce du monde tout entier, il est le Maître de maison du monde tout entier et il correspond au propriétaire du Temple. (Torah n°67 du Likouté Moharan II)

 

 

  • ainsi votre adhérence et votre espoir sont en Elohîms : la résurrection et la glorification du Mashiah sont des piliers de notre foi… En fait, étant donné que nous avons un Tsadik ressuscité et vivant auprès de D.ieu, nous pouvons nous approcher du Saint Béni soit-Il avec confiance, espoir et avec foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Ayant purifié vos êtres par l’obéissance à la vérité, pour une amitié fraternelle non feinte, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout cœur.

 

 

  • Ayant purifié vos êtres par l’obéissance à la vérité : la vérité de la Torah du Mashiah.

 

La Torah a été donnée par Moshé, la grâce et la vérité sont venues par le Mashiah Yeshoua. (Yohanan 1 :17)

 

Étant sous la Torah du Mashiah. (1 Corinthiens 9 :21)

 

 

  • pour une amitié fraternelle non feinte : une amitié totalement incorruptible…

 

 

  • aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout cœur : cela correspond aux enseignements de l’Admor Yeshoua relatés dans l’Évangile de Yohanan.

 

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes talmidim, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. (Yohanan 13 :34-35)

C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son Maître mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris d’Hashem. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez à Hashem en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. (Yohanan 15 :12-17)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici ce que D.ieu a dit à Israël : Mes enfants, qu'est-ce que je vous demande ? Je ne cherche pas plus que vous vous aimez les uns les autres, vous vous honorez les uns les autres et que vous vous respectiez les uns les autres. (Tanna debei Elyahou Rabah 26 :1)

 

COMMENTAIRE N°2

Nous pourrons nous inspirer de l’enseignement du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre l’importance de l’amour dans les communautés Juives et principalement dans les communautés d’un Rabbi en particulier…  

Rabbi Na’hman insistait sur le réel besoin d’union entre ses talmidim. En effet, lorsqu’il y a désunion, lorsque les disputes et les querelles éclatent au sein de la communauté Breslev, les ambassadeurs de Rabbi Na’hman ne partagent plus leur connexion au Tsadik et peuvent même en venir à le rayer de leur conscience, ‘hass véchalom. Le Tsadik demeure bel et bien là, mais nos cœurs se ferment… Les plus faibles en souffrent le plus car du fait de leurs souffrances, ce sont les premiers consommateurs de connexion émotionnelle au Tsadik. Pire encore, le Rav Avraham ben Rav Na’hman enseignait que les querelles au sein de la communauté Breslev constituait la cause du retard de la venue du Mashiah ! Ainsi, nous avons besoin du travail de connexion de chacun : Juif, non-Juif, religieux, non religieux, cela n’a aucune importance… Chaque conscience du Tsadik est la bienvenue ! Restons unis, nous avons besoin de tous ! (Rav Avraham Ifra’h)