CHAPITRE 6

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COMMENTAIRES 

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6.     Oui, un frère vient en jugement contre un frère, et cela devant les non-adhérents !

 

 

  • Oui, un frère vient en jugement contre un frère : cela fait référence aux disputes, aux querelles, aux vols ou autres entre Nazaréens… Or, toutes ces choses ne devraient pas être présentes dans la Kéhila comme il est dit : Rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. (Galates 5 :13) ou encore : Supportez-vous les uns les autres et si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que le Mashiah vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. (Colossiens 3 :13)

 

 

  • et cela devant les non-adhérents : cela fait référence aux non-Juifs idolâtres.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre les paroles de l’Apôtre Shaoul, nous pourrons utiliser un commentaire de Rachi.

 

Et même si tu sais pertinemment, à propos d’un procès, qu’ils [les non-Juifs] le jugeront comme le feraient les juges d’Israël, ne le présente pas devant leurs tribunaux ! Car celui qui saisit les non-Juifs des procès d’Israël profane le saint Nom et rend hommage à celui des idoles comme il est écrit : Car il n’est pas comme notre rocher, leur rocher et nos ennemis sont juges. (Devarim 32 :31). Quand nous érigeons nos ennemis en juges, nous rendons hommage à l’objet de leur culte. (Rachi)

 

 

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11.     Et cela, certains d’entre vous l’étaient ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été consacrés, mais vous avez été justifiés dans le nom de l’Adôn Iéshoua’ le messie et dans le souffle de notre Elohîms.

 

 

  • Et cela, certains d’entre vous l’étaient : en effet, la plupart des Nazaréens d’origine non-Juive étaient impudiques, idolâtres, adultères, efféminés, infâmes, voleurs, cupides, ivrognes, outrageux, ravisseurs, etc… comme cela est précisé dans les versets précédents.

 

 

  • mais vous avez été lavés, mais vous avez été consacrés : la priorité est de rechercher avec acharnement le Tsadik capable de mettre en œuvre la réparation de notre âme, quelles que soient nos détériorations… Ainsi, nous devons prendre extrêmement garde à ne pas nous opposer au Tsadik opérant ces réparations, allant lui-même au bout du "sacrifice de soi" en descendant dans les endroits les plus profonds [comme celles des non-Juifs] pour en élever des âmes embourbées là-bas et les ramener dans les chemins de la vérité. Grâce au Tsadik, le désespoir n'existe plus ; l'essentiel est d'écouter ses paroles et de suivre ses conseils et d'annuler notre sagesse comme si nous n'avions plus aucune intelligence ! (Philippiens 3 :7). En conséquence, comme l’enseigne le Tanya, le chemin a été tracé par le Tsadik et tous peuvent l’emprunter, la voie est nouvelle et elle correspond à la forme du service de D.ieu qui est spécifique à chacun. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

  • mais vous avez été justifiés : l’annonce de la Bonne Nouvelle est qu’Hashem a expié toutes nos fautes par l’intermédiaire du Mashiah comme il est enseigné : Tout comme la vache rousse apporte l’expiation ; de même, la mort des Tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or ; combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28) ou encore : Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28) ou encore dans le même élan : La mort des Tsadikim est comme Yom Kippour : elle apporte le pardon pour les péchés d'Israël. (Vayikra Rabah 20)

 

 

  • dans le nom de l’Adôn Iéshoua’ le messie : par le mérite du Rabbi de Natzeret.

 

 

  • et dans le souffle de notre Elohîms :  comme il est enseigné ailleurs : ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Rouah Hakodesh qui est en vous, que vous avez reçu de D.ieu et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? (1 Corinthiens 6 :19)

COMMENTAIRE N°1

Comme nous le savons, les talmidim du Mashiah Yeshoua sont également appelés les Temples du Rouah Hakodesh. On pourra s’inspirer du Tanya pour mieux comprendre la notion du Rouah Hakodesh en Yeshoua.  

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô Tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de Tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de Tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de Tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

COMMENTAIRE N°2

Dans ce passage, il n’est pourtant pas dit l’Esprit du Mashiah… Or, il faut savoir que le concept est exactement le même car l’Esprit du Mashiah est également appelé l’Esprit de D.ieu comme cela est enseigné par nos Maîtres sur le Sefer Béréshit.

La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de D.ieu se mouvait au-dessus des eaux. (Béréshit 1 :2)

Le Baal HaTourim a magnifiquement rapporté que l’Esprit qui planait au-dessus des eaux était en réalité, l’Esprit du Mashiah comme l’indique la valeur numérique de la phrase "vérouah elohim méra’héfet" : l’Esprit de D.ieu planait [1034] étant équivalente à la phrase "vézohi rou’ho chel melekh Mashiah" et c’est l’Esprit du Roi Messie…

Dans le même élan, Rabbi Na’hman de Breslev va détailler cette notion d’Esprit messianique dans le Likouté Moharan.

L’essence du Rouah est reçue du Tsadik, du Rav de la génération, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). C'est la Torah (Tikouné Zohar 36) et les Tsadikim sont liés à la Torah ; c'est pourquoi l'essence du Rouah est avec eux. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

Maintenant, l'aspect du Mashiah réside sur les visages de la Torah, c'est-à-dire les Livres saints qui révèlent le vrai visage de la Torah. C'est là que l’Esprit du Mashiah plane, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). Le Rouah de D.ieu, cela fait allusion au Rouah du Mashiah. (Zohar I, 240a). Celui-ci plane au-dessus de la surface de l'eau et l'eau connote la Torah. (Torah n°32 du Likouté Moharan II)

Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2) ; c'est lorsqu’on étudie la Torah car l'eau connote la Torah. Ainsi, le Rouah de D.ieu qui est le Rouah Hakodesh plane et s'étend au-dessus de lui, il puise alors un souffle de vitalité. En effet, sans la Torah, il est impossible de vivre, comme il est écrit : Sans les lobes des poumons qui attisent le cœur, le cœur consommerait tout le corps. (Tikouné Zohar 13, p. 28a). Or, les poumons sont associés à l'eau (Zohar III, Raaya Mehemna, p 218b) et l'eau connote la Torah. (Torah n°78 du Likouté Moharan I)

 

 

 

 

 

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17.     Qui colle à l’Adôn est avec lui un seul souffle.

 

  • Qui colle : du grec "kollao"…

Voici la définition du mot grec "kollao" :

  • coller : fixer, faire adhérer quelque chose à quelque chose d'autre,

  • assembler : réunir des choses pour les faire aller ensemble, pour former un tout cohérent et harmonieux,

  • joindre ou lier fermement ensemble,

  • adhérer à : s'inscrire dans une organisation jusqu’à en devenir membre,

  • être attaché : être employé par un service, un organisme, etc… et en dépendre,

  • au service de : ensemble des obligations d’un domestique.

Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Shaoul tâcha de se joindre à eux mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un talmid. (Actes 9 :26)

 

  • à l’Adôn : cela fait référence au Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

Le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme, en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David.  

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

 

  • est avec lui un seul souffle : dans l’idée d’être totalement inclus dans le Tsadik.

 

COMMENTAIRE N°2

Prenons un exemple, celui d'un couple. Lorsque le mari agit d'une façon spécifique dans le but de satisfaire la volonté de son épouse, il "s'inclut" en elle. En d'autres termes, il s'est oublié pour elle… Il en va de même pour notre relation avec le Tsadik. Chaque fois que nous faisons un geste, que nous prononçons une parole en son honneur, etc… nous nous incluons en lui.

 

Cela permettra de comprendre le commentaire de nos Sages sur le verset : Et pour s’attacher à lui. (Devarim 30 :20). Une question se pose : comment peut-on s’attacher à D.ieu ? En guise de réponse, nos Sages disent que celui qui est attaché à un érudit de la Torah est considéré par l’Ecriture comme attaché à la Shekhina, la Présence divine. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 2)

 

Puissions-nous tous nous inclure totalement dans le Tsadik, notre Rabbi Yeshoua de Natzeret, béézrat Hashem.

 

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

 

 

 

 

 

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19.     Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est le sanctuaire du souffle sacré qui est en vous ? Vous l’avez reçu d’Elohîms ; vous n’êtes donc plus à vous-mêmes.

 

  • Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est le sanctuaire : un Temple.

Nous sommes le Temple du D.ieu vivant, comme D.ieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. (2 Corinthiens 6 :16)

 

COMMENTAIRE N°1

La paracha de Terouma aborde une étape cruciale dans l’histoire du peuple Juif : la construction du "mishkan" [du tabernacle] dans lequel devaient reposer les tables de la loi et qui avait vocation à accueillir symboliquement la présence divine [la Shekhina] au milieu du peuple. Ce projet a de quoi surprendre le lecteur… En effet, comment l’homme peut-il prétendre construire une demeure pour l’Eternel ? Quel est le sens de ce projet ?

Ainsi parle l’Éternel : Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ? (Yeshayahou 66 :1)

Bien évidemment, l’objectif de la création du mishkane dépasse donc une simple conception matérielle, celui-ci vise davantage à amener l’homme à réfléchir et travailler intérieurement sur sa relation à Hashem. Dans cette idée, le Néfech Ha'Haïm commente et précise ainsi que la volonté de D.ieu est de résider à l’intérieur de chaque Juif.

Ils me feront un sanctuaire et j'habiterai au milieu d'eux. (Shemot 25 :8)

Une première interprétation de ce verset semblerait indiquer que grâce au Sanctuaire qui accueille la présence divine, D.ieu peut désormais résider parmi les hommes. Néanmoins, au-delà de cette première explication, les commentaires des Maîtres d’Israël nous invitent à aller plus loin et à comprendre ce dont il est vraiment question ici… En effet, c’est avant tout la capacité de l’homme à accueillir D.ieu "en lui" qui est soulignée et pas seulement, dans un sanctuaire extérieur… Pour confirmer cette idée, les Maîtres nous font aussi remarquer le pluriel utilisé par le verset "afin que je réside parmi eux" et non "afin que je réside en lui" : le projet divin est donc de résider dans l’intériorité des hommes, c’est-à-dire dans leur cœur.

 

Pour aller plus loin, nous pourrons nous inspirer également d’une Lettre du Rabbi de Loubavitch.

 

D.ieu nous ordonna de construire un mishkane, un sanctuaire d’où la sainteté divine se répandrait à travers le monde entier. De la même façon, une personne doit faire en sorte que son cœur et son esprit, bien que physiques, soient des Sanctuaires, c’est-à-dire des réceptacles sacrés. (…) Les deux Sanctuaires, le Sanctuaire à l’intérieur de chaque Juif, homme ou femme et le Sanctuaire que D.ieu nous a demandé de construire afin qu’il ait une résidence en ce monde sont mentionnés en une seule et même phrase dans la Torah : Ils me feront un Sanctuaire et je résiderai en eux, c’est-à-dire en chacun d’entre eux, ainsi que nos Sages interprètent ce verset. En d’autres termes, la finalité de la construction du Sanctuaire pour D.ieu, c’est de faire en sorte que chaque cœur et chaque esprit Juif soient une résidence appropriée pour que D.ieu puisse s’y établir. (…) La leçon immédiate de tout ce qui précède, c’est que, bien que le Sanctuaire [le Temple] ne soit pas encore une réalité physique, il sera reconstruit lorsque Mashiah viendra mais le Sanctuaire qui est en chaque Juif, homme ou femme, existe toujours et nous aurons toujours la possibilité de le développer et de le rendre effectif en sanctifiant toute notre vie. (Lettre du Rabbi de Loubavitch)

Puissions-nous alors avoir le mérite, avec l’aide d’Hashem, de bâtir tout au long de notre vie, un espace intérieur de plus en plus raffiné susceptible d’accueillir l’Esprit de D.ieu.

 

  • du souffle sacré qui est en vous : les talmidim du Mashiah Yeshoua sont également appelés les Temples du Rouah Hakodesh.

 

COMMENTAIRE N°2

 

On pourra s’inspirer du Tanya pour mieux comprendre la notion du Rouah Hakodesh en Yeshoua.   

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô Tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de Tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de Tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de Tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

  • Vous l’avez reçu d’Elohîms : en réalité, l’Esprit du Mashiah peut-être également appelé l’Esprit de D.ieu comme cela est enseigné par nos Maîtres sur le Sefer Béréshit.

 

COMMENTAIRE N°3

La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de D.ieu se mouvait au-dessus des eaux. (Béréshit 1 :2)

Le Baal HaTourim a magnifiquement rapporté que l’Esprit qui planait au-dessus des eaux était en réalité, l’Esprit du Mashiah comme le suggère la valeur numérique de la phrase "vérouah elohim méra’héfet" : "l’Esprit de D.ieu planait" [1034] étant équivalente à la phrase "vézohi rou’ho chel melekh Mashiah" c’est l’Esprit du Roi Messie…

Dans le même élan, Rabbi Na’hman de Breslev va détailler cette notion d’Esprit messianique dans le Likouté Moharan.

L’essence du Rouah est reçue du Tsadik, du Rav de la génération, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). C'est la Torah (Tikouné Zohar 36) et les Tsadikim sont liés à la Torah, c'est pourquoi l'essence du Rouah est avec eux. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

Maintenant, l'aspect du Mashiah réside sur les visages de la Torah, c'est-à-dire les Livres saints qui révèlent le vrai visage de la Torah. C'est là que l’Esprit du Mashiah plane, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). Le Rouah de D.ieu, cela fait allusion au Rouah du Mashiah. (Zohar I, 240a). Celui-ci plane au-dessus de la surface de l'eau et l'eau connote la Torah. (Torah n°32 du Likouté Moharan II)

Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2) ; c'est lorsqu’on étudie la Torah car l'eau connote la Torah. Ainsi, le Rouah de D.ieu qui est le Rouah Hakodesh plane et s'étend au-dessus de lui, il puise alors un souffle de vitalité. En effet, sans la Torah, il est impossible de vivre, comme il est écrit : Sans les lobes des poumons qui attisent le cœur, le cœur consommerait tout le corps. (Tikouné Zohar 13, p. 28a). Or, les poumons sont associés à l'eau (Zohar III, Raaya Mehemna, p 218b) et l'eau connote la Torah. (Torah n°78 du Likouté Moharan I)

 

  • Vous n’êtes donc plus à vous-mêmes : en effet, nous sommes les esclaves d’Hashem.

 

COMMENTAIRE N°4

Car c'est de moi que les enfants d'Israël sont esclaves ; ce sont mes esclaves, que j'ai fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. (Vayikra 25 :55)

 

Chacun doit accepter le joug du Ciel et des commandements sur lui-même, en tant que serviteur. Tel est le sens du verset : Ils sont mes serviteurs, comme il est aussi écrit : Israël en qui je suis glorifié. (Yeshayahou 49 : 3). C'est glorieux pour D.ieu quand Israël accepte la servitude envers lui, bien qu'il soit ses enfants. Ce n'est pas seulement un éloge pour Israël mais c'est aussi un véritable témoignage pour le Créateur. (…) De même, quotidiennement, on doit accepter le joug du Ciel en tant que serviteur et nous mériterons ainsi, de recevoir la Torah en tant qu'enfant, selon son niveau. (Akéda Its’hak 67 : 6)

D’ailleurs, le mot hébreu "avoda" [Avoda Hashem] signifie littéralement un "travail" mais celui-ci est aussi extrêmement proche du mot "avdout" : "l’esclavage" … On comprendra alors aisément que la raison d’être du Juif sera d’être l’esclave de D.ieu, ceci se caractérisera par l’apprentissage de la Torah et la pratique des mitsvot.

Pour aller plus loin, le Chlah Hakadoch nous explique même que la raison essentielle de notre descente en Egypte fut, en réalité, d’apprendre à devenir esclave. Cette école permit à nos ancêtres d’enlever toute fainéantise et orgueil afin de nous apprendre à être soumis aux ordres ; à la fin de ces longues années en Égypte, nous étions donc censés être prêts à être les esclaves d’Hashem. Nos Sages nous ont également enseigné que celui qui n’est pas le serviteur d’Hashem devient de toute façon, l’esclave de son Yetser Hara ; en cela, il se prive de ce monde-ci et du monde futur… Nous devons donc nous réjouir d’avoir été choisis pour servir le Maître du monde, afin de mériter de jouir de ce monde-ci et de l’autre.

 

Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de D.ieu, par beaucoup de patience (…) par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par le Rouah Hakodesh, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de D.ieu, par les armes offensives et défensives de la justice. (2 Corinthiens 6 :4-7)

Dans la Lettre aux Corinthiens, l’Apôtre Shaoul détaillera la liste des traits de caractère d’un serviteur de D.ieu :

  • une grande patience : c’est le premier trait de caractère d’un vrai serviteur de D.ieu, c’est la qualité suprême qui permet d’affronter toutes les épreuves.

  • la pureté : une vie morale irréprochable, dans les pensées comme dans les actes, une droiture de cœur jusque dans notre intériorité la plus secrète.

  • la connaissance : la connaissance de D.ieu, au travers de la Torah mais également au niveau de notre vécu.

  • le ‘hessed : une douceur de tempérament et de conduite, l’amabilité et beaucoup d’amour envers tous, un cœur porté à faire le bien et à venir en aide aux autres.

  • le Rouah Hakodesh, soit l’Esprit du Mashiah qui nous pousse à faire constamment le bien et d’avancer dans la kédoucha.

  • un amour sans hypocrisie : un amour sans mensonges, en paroles et en actes.

  • etc…

Le seul but de la descente d’un Juif dans le monde physique est la mission qu’il remplit dans sa vie. (…) En indiquant au peuple Juif que les enfants d’Israël étaient ses serviteurs, Hashem nous donna la force et la capacité pour accomplir notre mission divine. Le Juif qui se souvient qu'il est le serviteur de D.ieu sera libéré de son exil personnel et sera élevé au-dessus des contraintes du monde physique. Par ailleurs, il hâtera la libération de tout le peuple Juif de cet exil. Puissions-nous la vivre immédiatement. Amen. (Likouté Si’hoth du Rabbi de Loubavitch)

 

 

 

 

 

 

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20.     Oui, vous avez été achetés à un prix ! Aussi, glorifiez Elohïms dans votre corps.

 

  • Oui, vous avez été achetés à un prix : cela fait référence au sacrifice du Mashiah pour nous racheter de toutes nos transgressions.

 

 

  • Aussi, glorifiez Elohïms dans votre corps : selon la pensée de l’Apôtre Shaoul liée au Temple, cela fait référence au fait de se détruire soi-même [détruire son propre corps] …

 

COMMENTAIRE N°1

Un article de Jérôme Touboul de l’organisation Juive de Tora-Box nous permettra de mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Ce n’est pas seulement le cœur de l’homme et son rapport au matériel que l’homme doit sanctifier mais aussi naturellement, l’ensemble de son être et de son corps. En effet, les membres de notre corps sont les intermédiaires grâce auxquels nous percevons le monde qui nous entoure et pouvons nouer des relations avec autrui. Or, ces membres doivent aussi être contrôlés afin de permettre à l’homme d’atteindre son idéal de sainteté. C’est la raison pour laquelle notre tradition accorde une importance si grande à la capacité de l’homme à préserver certains organes car ils sont les canaux à travers lesquels, nous pouvons faire pénétrer en nous des idées, des pensées ou des sentiments qui nous élèvent, ou inversement qui nous rabaissent.

 

Inutile de s’étendre sur les conséquences néfastes engendrées par des visions non conformes à l’esprit de la Torah, qui pénètrent en nous en un instant et mettent ensuite des années à disparaître de notre mémoire.

 

Pensons également aux paroles que nos oreilles entendent. En effet, elles sont susceptibles de créer et d’entretenir en nous des pensées négatives qui nous envahissent et nous perturbent, ou encore des sentiments négatifs sur autrui à cause de la médisance à laquelle nous aurions, ‘hass véchalom, prêté l’oreille.

 

Quant à la bouche, chacun connaît les règles exigeantes que nous devons respecter afin de ne pas porter préjudice à autrui par des paroles inappropriées. De même, nous devons nous efforcer de faire régner, dans notre esprit et dans notre cœur, des pensées de ‘hessed et de sim’ha propices à l’élévation spirituelle.

 

Ces recommandations de nos Sages, maintes fois répétées dans la Torah, concourent sans aucun doute à sanctifier l’homme, à l’immuniser contre les influences négatives de la société et à faire de son corps une demeure adéquate pour Hashem. L’homme qui s’engage dans cette voie témoigne d’un profond amour de D.ieu et de la Torah, ainsi que d’une capacité à s’effacer et à contrôler ses pulsions en vue d’un idéal supérieur : servir D.ieu.

 

COMMENTAIRE N°2

On pourra également s’inspirer d’une Lettre du Rabbi de Loubavitch [en lien avec l’arche sainte] pour mieux comprendre la pensée exprimée par l’Apôtre Shaoul [en lien avec le Sanctuaire].

 

Un être humain est appelé un monde en miniature. Nos Sages nous apprennent qu’il ne s’agit pas d’une simple expression mais que cette analogie est réelle à beaucoup d’égards… Qu’est-ce qu’un Aron Hakodesh, une arche sainte ? C’est un objet matériel, fait de bois, de métal ou de quelque autre matériau, destiné à accueillir un rouleau de Torah qui est lui-même fait à partir d’objets matériels : du parchemin sur lequel on écrit avec une plume et de l’encre. Et cet objet est saint parce qu’on y a inscrit les paroles de D.ieu, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus saint et de plus sacré. Comme l’arche est sainte parce qu’elle contient les objets les plus saints, les Sifrei Torah, on a l’habitude de la faire très belle. (…) Et lorsque l’arche comporte une partie basse, on s’en sert seulement pour y déposer des objets sacrés. Un être humain peut être comparé à une arche. Le corps qui est fait de chair et d’os, est matériel mais il renferme une âme qui est d’essence spirituelle et sainte. En conséquence, le corps lui aussi, doit rester saint comme l’arche qui contient le Sefer Torah. (Lettre du Rabbi de Loubavitch)