CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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1.     Bref, il a été entendu parmi vous un cas de puterie, et d’une puterie telle qu’il n’en est pas de semblable parmi les goîm : ainsi, l’un de vous possède la femme de son père.

 

  • Bref, il a été entendu parmi vous un cas de puterie : un cas de débauche sexuelle…

 

COMMENTAIRE N°1

Les Sages ont dit que l’homme est très attiré par le vol et les relations sexuelles interdites. Tu ne trouveras aucune société, quelle que soit l’époque, dans laquelle des individus ne s’adonnent pas à ces pratiques. Les Sages ont ajouté : La majorité faute par le vol, la minorité faute par les relations interdites et tout le monde faute par la mauvaise langue de manière infinitésimale. C’est pour cela qu’il convient à l’homme de se contenir à ce sujet et de s’habituer à vivre dans une sainteté redoublé, d’avoir des pensées saines et un esprit ajusté afin de s’en prémunir. (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Issourei Biah, chap. 22)

  • et d’une puterie : du grec "porneia"…

 

Voici la définition du mot grec "porneia" :

  • la pornographie : la représentation de choses, de comportements obscènes dans le domaines cinématographique, littéraire ou autres domaines artistiques.

  • toutes formes d’obscénités. 

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • relations sexuelles avec un proche parent, selon le Sefer Vayikra chap. 18…

  • relations sexuelles avec un divorcé, selon l’Évangile de Marcos chap. 11… 

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur.

  • infidélité : violation du devoir de fidélité entre époux, qui peut constituer une cause de divorce ou de séparation.

  • prostitution : le fait de livrer son corps aux plaisirs sexuels d'autrui pour de l'argent et d'en faire métier.

  • adultère : fait d'avoir volontairement des rapports sexuels avec une personne autre que son conjoint.

  • l’homosexualité : attirance sexuelle pour les personnes du même sexe.

  • la zoophilie : rapports sexuels d'un être humain avec un animal.

  • au sens métaphorique, le terme parle aussi du culte des idoles, de la souillure de l'idolâtrie, provenant d’une consommation de sacrifices offerts aux idoles.

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

Voici également la définition du mot dérivé en grec "porneuo" :

  • prostituer son corps en vue de la convoitise d'un autre…

  • se livrer à l'impudicité,

  • se livrer à une relation sexuelle illicite [en dehors du mariage] …

  • au sens métaphorique, être adonné à l'idolâtrie ou le fait de permettre à quelqu’un de nous conduire à l'idolâtrie.

Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-quatre mille en un seul jour. (1 Corinthiens 10 :8)

Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Izevel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. (Révélation 2 :20)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "porne" :

  • une femme prostituée qui vend son corps pour un usage sexuel,

  • une femme satisfaite d'une relation sexuelle illicite, pour le gain ou pour la luxure.

  • au sens métaphorique, pour parler d’une idolâtre ou de "Bavel" c'est-à-dire Rome, le siège principal de l'idolâtrie essavique [le catholicisme au nom de Jésus-Christ].

Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Mashiah ? Prendrai-je donc les membres du Mashiah, pour en faire les membres d'une prostituée ? (1 Corinthiens 6 :15)

Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. (Révélation 17 :5)

Pour finir, voici la définition d’un autre mot grec d’origine "pornos" :

  • un homme qui prostitue son corps et le loue en vue de la convoitise d'un autre,

  • un homme qui se complaît dans la relation sexuelle illicite,

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur.

Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! (Révélation 22 :15)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux, je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s'attachera pas à moi. (Téhilim 101 :3)

Le mot "porneia" est liée au concept moderne de la pornographie : vidéos, images ou écrits érotiques créés pour provoquer une excitation sexuelle.  Dans notre génération, la pornographie est partout... Il y a quelques années, il était difficile d’avoir du matériel pornographique mais maintenant, un simple clic de souris ou une touche de télécommande sont largement suffisants pour avoir accès à toute cette débauche… En effet, la débauche sexuelle est de plus en plus accentuée avec l’évolution de notre société. Nous avons corrompu la sexualité plus que tout autre domaine de la vie ! La grande majorité des recherches sur le web tournent autour de la pornographie et pour certains, c’est un mode de vie et une routine quotidienne…

Étant un fléau mondial, il est donc facile de tomber dans la faute de l'impureté sexuelle dénoncée dans les Écrits Nazaréens.

Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous. (…) Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou cupide ; c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le Royaume du Mashiah et de D.ieu. (Éphésiens 5 :3-5)

Partout où tu trouves de l’immoralité sexuelle ou de l’idolâtrie, une catastrophe générale s’abat sur le monde, détruisant indistinctement bons et mauvais. (Béréshit Rabah 26 :5)

Quand des pays, des régions, des villes entières sont contre la Torah, cela déclenche forcément des effusions de négativité : nous sommes liés avec ce monde et nos actions dans le bien comme dans le mal ont un impact sur la Création. En effet, nous avons de grandes forces : nous pouvons construire le monde ou, hass véchalom, le détruire…

Il existe des fautes qui engagent un processus de destruction, et parmi elles, on trouve les fautes sexuelles, comme il est dit : Dieu déteste la débauche. (Sanhédrin 106a)

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. (1 Corinthiens 7 :2)

L’expression de l’amour entre époux a malheureusement été remplacée par la convoitise, par une vie débridée et par une débauche insatiable. On retrouvera cette impudicité extrême dans la génération qui a précédé le déluge...

D.ieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. (Béréshit 6 :12)

Rabbi Yohanan a enseigné : cette génération accouplait les animaux domestiques avec les animaux sauvages, les animaux sauvages avec les animaux domestiques ; tous avec l'homme et l'homme avec tous. (Torah Témima, Béréshit 6 :12)

Ce qui arriva du temps de Noa’h arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. (Matityahou 24 :37)

Dans notre génération, la pornographie présente plusieurs formes d’impudicité à l’extrême comme les actes homosexuels, les orgies, etc… La délectation de tels spectacles est une abomination pour D.ieu.

Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. (1Corinthiens 6 :9-10)

 

Je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans le cœur. (Matityahou 5 :28)

La pornographie est une catastrophe qui détient une vision faussée de la réalité de la vie et de la sexualité. Elle présente, généralement, la femme comme une esclave sexuelle impatiente de répondre aux moindres désirs de l'homme et elle induit ainsi, des rapports faussés entre l'homme et la femme. En réduisant l'acte sexuel aux relations bestiales ayant pour but l'excitation et la satisfaction, la pornographie ôte aux rapports intimes, la dimension divine et saine de l’amour entre deux époux.

La pornographie est donc un fléau qui frappe mais qui en plus, engendre également une dépendance destructrice car elle nous pousse à être esclave de la corruption et de davantage de perversité ! Tout comme l’addiction pousse les toxicomanes à consommer de plus en plus, la pornographie entraîne celui qui la consomme de plus en plus loin dans la dépendance sexuelle et vers des fantasmes de plus en plus lointains… Il est évident qu’il est également interdit d’être dans un état de dépendance pour une chose contraire aux chemins de la Torah d’Israël.

Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. (2 Kéfa 2 :19)

Maintenant, il est aussi évident que contrôler des envies puissantes et soudaines est un défi extrêmement grand, alors encourageons-nous car notre génération est la pire mais également la plus méritante : aucun de tous les grands hommes de Torah n’ont connu une telle abomination ; notre génération représentant la débauche sexuelle poussée dans le cas le plus extrême… Notons également qu’un désir ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais, il faudra donc faire attention de ne pas nous retrouver submergés par des sentiments de culpabilité en raison de nos chutes. Il est plus important d'essayer de mettre tout notre cœur dans le but de nous améliorer et de devenir des meilleures personnes : celui qui combat, malgré les chutes incessantes et qui gagne la pornographie est un héros aux yeux d’Hashem. 

Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et D.ieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. (1 Corinthiens 10 :13)

 

 

  • telle qu’il n’en est pas de semblable parmi les goîm : ce cas de débauche est même rare chez les non-Juifs… Comment pourrait-il être dans la communauté du Mashiah ? l’Apôtre Shaoul est indigné.

 

 

  • ainsi, l’un de vous possède la femme de son père : l’Apôtre Shaoul expose le cas en public…

 

COMMENTAIRE N°3

 

Et en ce qui concerne les Rabanim, d'où dérivent-ils l'interdiction des rapports sexuels avec la femme de son père ? La Guémara répond : Ils le tirent du verset : Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton père, c'est la nudité de ton père. (Vayikra 18 :8). (Sanhédrin 54a)

Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton père. C'est la nudité de ton père. (Vayikra 18 :8)

Il est interdit de découvrir la nudité de la femme de son père, même si elle n'est pas sa mère. (Sefer HaHinoukh 191 :1)

Y compris après la mort de celui-ci. (Rachi)

 

 

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6.     Votre fierté n’est pas belle. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?

 

Cette pensée de l’Apôtre Shaoul est aussi exprimée dans le chap. 5 de la Lettre aux Galates.

Un peu de levain fait lever toute la pâte. (Galates 5 :9)

 

  • Votre fierté n’est pas belle : du grec "kauchema" …

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici la définition du mot grec "kauchema" :

  • ce dont chacun peut se glorifier, sujet de gloire,

  • une glorification : action de glorifier, de rendre gloire, de louer,

  • se glorifier : tirer vanité de quelque chose, se vanter, se flatter de…

Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire car la nécessité m'en est imposée et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! (1 Corinthiens 9 :16)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "kauchaomai" :

  • se glorifier, avec ou sans raison,

  • se faire une gloire d'une chose,

  • tirer gloire d'une chose.

Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. (2 Corinthiens 10 :17)

 

  • Ne savez-vous pas qu’un peu de levain : un peu de ‘hametz.

 

COMMENTAIRE N°2

Le ‘hametz représente le yetser hara, le mauvais penchant qui pousse l’homme à fauter ; par conséquent, sa recherche assidue et méticuleuse en vue de son élimination revêt une grande signification morale. En effet, il est interdit de consommer même une infime quantité de ‘hametz pendant Pessa’h…

 

Le Radbaz explique : le ‘hametz est comparé au Yetser Hara, comme le levain dans la pâte car de la même façon qu’une infime quantité de levain fait monter toute la pâte, une petite porte ouverte au Yetser Hara a le pouvoir de lui donner le contrôle sur toute notre néchama.

C’est pour ne pas succomber au Yetser Hara que nous nous imposons tant de lois à Pessa’h ; ainsi, comme on se doit de chercher dans tous les recoins et d’éliminer les restes de ‘hametz la veille de Pessa’h, ainsi nous avons également l’obligation de nous introspecter et d’éliminer les restes même minimes de Yetser Hara.

 

  • fait lever toute la pâte : l’Apôtre Shaoul fait référence au processus de la fermentation [spirituelle].

 

 

 

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7.     Éliminez le vieux levain, pour être une pâte neuve, comme ce que vous êtes : des azymes. Car notre Pèssah a été sacrifié : le messie.

 

  • Éliminez le vieux levain : cela fait référence au ‘hametz.  

 

COMMENTAIRE N°1

Au sens matériel du terme, le ‘hametz représente tout aliment, boisson ou tout autre produit fait à partir de blé, d’orge, de seigle, d’avoine, d’épeautre ou de leurs dérivés ; qui a levé ou fermenté.

 

Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d'Israël. (Shemot 12 :15)

 

Comme la Torah nous l’ordonne, si un aliment contient ne serait-ce qu’une trace de ‘hametz, nous ne le consommons pas, nous n’en tirons pas profit et veillons à ne pas l’avoir en notre possession pendant tous les jours de Pessa’h. En effet, le ‘hametz est l’objet d’un interdit particulièrement sévère pendant la fête de Pessa’h : la Torah n’a pas seulement interdit de le manger, elle a aussi interdit qu’il n’en soit ni vu, ni qu’il n’en soit trouvé dans notre maison. En d’autres termes, l’éloignement d’avec le ‘hametz à Pessa’h est total… Cela, parce que le ‘hametz représente le mal, comme l’enseigne nos Maîtres, selon lesquels, le ‘hametz incarne le Yetser Hara…

 

Le levain dans la pâte représente le Yetser Hara qui est en chaque personne. (Bérakhot 17b)

 

Plus précisément, nos Maîtres expliquent que le ‘hametz fait particulièrement allusion à l’orgueil car la fermentation entraîne le gonflement de la pâte, ce qui évoque la vanité, l’épanchement de la matière, tout comme l’orgueilleux se grossit lui-même… À l’inverse, la matsa fait allusion à la qualité de modestie car elle se maintient à sa taille initiale, telle qu’Hashem l’a créée.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour mieux comprendre les enseignements ‘hassidiques de l’Apôtre Shaoul sur le ‘hametz, nous utiliserons les enseignements du Rav David ‘Hanania Pinto.

 

Le principal n’est pas de se rapprocher de D.ieu mais d’arracher le mauvais penchant du cœur, par l’étude de la Torah et l’effacement envers le prochain, pour que tous les enfants d’Israël forment un seul ensemble dans l’accomplissement des mitsvot, que ce soit vis-à-vis du prochain ou vis-à-vis de D.ieu. C’est cela l’essentiel du service de l’homme, comme l’affirme le Midrash : Soyez tous unis dans la même décision et dans la même crainte, pour servir D.ieu. (…) Pessa’h est le temps du salut de l’âme, qui est l’annulation du mauvais penchant. Le ‘Hidouchei Harim explique qu’à partir de la sixième heure et au-delà, le ‘hametz n’est plus sous notre contrôle (Pessa’him 6b). Or, ce qui n’est habituellement plus sous le contrôle de l’homme, parce que le mauvais penchant le domine mais à Pessa’h tout le monde peut le maîtriser. C’est ainsi que même les membres qu’on ne domine pas habituellement peuvent passer sous notre contrôle. Cela signifie que nous devons travailler dur pendant Pessa’h pour vaincre le mauvais penchant et ainsi l’éradiquer pour toute l’année, aussi le principal est de continuer dans cette voie de sainteté après Pessa’h. (…) (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

  • pour être une pâte neuve : dans un processus de sanctification.

Recherchez le shalom avec tous et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. (Hébreux 12 :15)

A Pessa’h, chacun peut apprendre à se faire tout petit, comme la matsa qui est fine et sans levain. Pour arriver à cet effacement total du moi, il faut travailler sur ses instincts, c’est pourquoi l’on mange de la matsa (…) nécessaire à l’annulation du ‘hametz. La différence entre le ‘hametz et la matsa est de trois [la valeur numérique de ‘hametz est supérieure de trois à celle de matsa] : il s’agit des trois défauts qui font sortir l’homme du monde, la jalousie, le désir et la vanité (Pirké Avoth 4 :21) et qui le font aussi fermenter. Au moment de Pessa’h, le service de D.ieu consiste essentiellement à travailler sur soi-même pour annuler ces trois défauts-là. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

  • comme ce que vous êtes : des azymes : des matsot [des pains sans levain].

Quand on ne mange pas de ‘hametz, on peut améliorer son caractère et le transformer de ‘hametz en matsa. On mérite ainsi d’arriver à la maîtrise du mauvais penchant qui se trouve dans le cœur et cherche à faire trébucher l’homme. (…) On obtient tout cela par l’effort accompli au cours des sept jours de Pessa’h. Si l’on sert D.ieu de cette façon, on annule le yetser hara et l’on redevient semblable à un enfant qui vient de naître comme l’a écrit le Ari Zal. Si à Pessa’h, on s’éloigne du ‘hametz, c’est-à-dire de ses défauts et qu’on annule le mauvais penchant, il est certain qu’on en restera éloigné après Pessa’h et que ces défauts n’adhéreront plus à la personne et n’auront plus aucune influence sur elle. Ainsi : Voici la chose qu’a ordonnée l’Eternel, accomplissez-la et la gloire du Seigneur vous apparaîtra. (Vayikra 9 :7). Car quand l’homme fait sortir de son cœur tous ses intérêts particuliers et s’efface totalement (…) D.ieu apparaît à Israël. C’est ce que faisait Aaron : il ajoutait encore à son service et faisait des barrières pour la Torah (Pirké Avoth 1 :1) comme les ‘hassidim des premiers temps qui se mortifiaient (Béréshit Rabah 62b) et s’éloignaient même de ce qui est permis, en suivant le précepte : Tu mangeras du pain trempé dans le sel. (Pirké Avoth 7 :4, Tana Debei Elyahou Zoutah 17) dans la modestie et l’effacement. D’ailleurs, la valeur numérique de "path baméla’h toukhal" tu mangeras du pain trempé dans le sel, est la même que celle de "hi anavah véhitbatlouth" : c’est l’humilité et l’effacement de soi. Au moyen de cet effacement, on extirpe le mauvais penchant du cœur et l’on parvient à une véritable crainte de D.ieu. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

  • Car notre Pèssah a été sacrifié : le messie : le Mashiah Yeshoua est la représentation parfaite de la fête de Pessa’h, non seulement en tant que "korban" mais également en tant qu’exemple d’une vie de pureté, d’humilité et de sanctification constante.

C’est qu’une fois que l’homme s’est amélioré en se transformant à Pessa’h de ‘hametz en matsah, annulant même ses tendances à la jalousie, au désir et à la vanité, il relève de Pessa’h, qu’on peut aussi lire "peh sah" [la bouche qui parle] : il parle avec naturel et se conduit avec droiture devant l’Eternel. Il parvient alors à un niveau tellement élevé que, même s’il est plus tard de nouveau tenté par la jalousie, le désir et la vanité, il ne s’en rapproche pas.  (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. (Hébreux 7 :5-9)

 

COMMENTAIRE N°3

Le ‘hametz, comme nous l’avons vu, représente le yetser hara. 

Or, pour Pessa’h, la Torah nous ordonne de rechercher le ‘hametz à l’aide d’une bougie. Cette recherche du ‘hametz à la lueur d’une bougie, représente celle du mauvais penchant qui réside dans notre intériorité… Quelle lumière suffisamment puissante nous permettrait de faire une introspection afin de chasser le Yetser Hara de tous les recoins dans lesquels, il se cache insidieusement ? Cette lumière, c’est celle de l’attachement au Tsadik qui est capable de nous éclairer du Rouah Hakodesh pour extirper et combattre le mal dans nos cœurs.

Grâce au rapprochement au Tsadik, toutes nos prières, toute notre étude de Torah et accomplissement des mitsvot prennent une autre dimension. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

 

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal, ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim chap. 14)

 

 

 

 

 

 

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8.     de sorte que nous fêtions, non pas avec du vieux levain, non avec le levain de malice et de crime, mais avec les azymes de la sincérité et de la vérité.

 

  • de sorte que nous fêtions : la fête de Pessa’h.

 

  • non pas avec du vieux levain : du ‘hametz.

COMMENTAIRE N°1

 

On pourra s’inspirer des enseignements du Rabbi de Loubavitch pour mieux comprendre le concept du mauvais ‘hametz.

 

Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation des écrits du Ari Zal, basée sur le Zohar, Tome 3, p. 282b et mentionnée également par le Béer Hétev au début du chap. 447 : Celui qui se préserve de la plus infime quantité de ‘hametz à Pessah a l’assurance qu’il ne commettra pas de faute, tout au long de l’année… En effet, la matsa symbolise la soumission et la foi, grâce auxquelles on met en pratique les 613 mitsvot de la Torah. Le ‘hametz est le contraire de la matsa. Il symbolise l’orgueil et la vanité, l’origine de toutes les formes du mal. (Likouté Si’hot du Rabbi de Loubavitch, Paracha Vayikra)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Dans le même élan, on pourra également s’inspirer de la ‘Hassidout Breslev.

 

Rabbénou nous a enseigné dans le Likouté Moharan que les mauvaises pensées comme la tristesse, la colère, la peur, la jalousie, l’orgueil ou encore la débauche sont représentées par le ‘hametz qui constitue un principe de mort. Lorsque ces pensées poursuivent l’homme pour pouvoir assiéger son cerveau et que ce dernier s’efforce de ne pas les laisser rentrer, par cela il mérite de recevoir une grandeur d’esprit qui représente la matsa, qui constitue un principe de vie. L’enseignement principal de Pessa’h et de la sortie d’Égypte est qu’en Égypte se trouvait l’esprit et la conscience de la sainteté en exil. Tant qu’on ne purifie pas son cerveau et son esprit entièrement afin de le préserver de pensées étrangères et de sciences profanes alors ce dernier se trouve en Égypte. Et c’est pourquoi l’essentiel de la sortie d’Égypte s’est fait par Moshé. En effet, le Tsadik représente la conscience. Que chacun d’entre nous puisse sortir de son exil en mangeant du pain de l’âme, appelé la matsa (…) et par cela mériter d’entendre le chant de sainteté que constitue la voix du Tsadik. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • non avec le levain de malice et de crime : l’Apôtre Shaoul identifie clairement, le levain comme étant le yetser hara.

Le levain dans la pâte représente le Yetser Hara qui est en chaque personne. (Bérakhot 17b)

 

COMMENTAIRE N°3

Comme nous l’avons vu, le ‘hametz est la représentation du mal, du yetser hara qui, à l’image du levain fait pousser et fermenter de mauvaises idées dans l’esprit de l’homme. Le levain décompose les éléments de la pâte grâce au processus de fermentation, il est à même de métamorphoser un état stable et naturel. Nos Sages comparent donc le levain à l’instrument de fermentation dans l’âme humaine, c’est à dire le yetser hara. Ainsi, lorsque la Torah nous ordonne d’éradiquer et brûler le ‘hametz, elle nous enjoint de nous débarrasser de notre mauvais penchant en le chassant de nos esprits.

 

  • mais avec les azymes de la sincérité et de la vérité : le but étant d’éradiquer le Yetser Hara au bénéfice de bonnes actions.

 

COMMENTAIRE N°4

Si le ‘hametz symbolise le Yetser Hara qui met en ébullition l’esprit humain, la matsa, elle, représente plutôt les valeurs qu’il faut chercher à atteindre : l’humilité, l’empressement et l’effort. Ainsi, se débarrasser de notre ‘hametz intérieur à Pessa’h nous permet de nous éloigner de l’emprise du matériel et de nous recentrer sur des valeurs que prône la Torah.

 

COMMENTAIRE N°5

Étant donné que le ‘hametz représente le Yetser Hara, Hashem nous a demandé de l'éloigner de nos maisons, c'est-à-dire de notre corps, pendant les sept jours de Pessa’h et donc, par allusion pendant tous les jours de notre vie qui sont de 70 ans. En effet, le chiffre 7 des sept jours de fête représente les jours des années de l'homme qui sont aussi de 7 fois 10 années…

 

Nous retrouvons cette même idée avec :

  • les 7 jours de la ‘houppa

  • les 7 jours qui précèdent le huitième jour de la brit mila.

  • Les 7 jours de deuil.

  • Les 7 années de chémita

  • Et les 7 chémitot qui nous mènent au Yovel.

Tous ces chiffres 7 ne sont là que pour rappeler à l'homme le nombre de ses jours afin qu’il s'efforce de les employer avec intelligence au service de son Créateur.

 

L'interdiction de posséder du ‘hametz pendant les sept jours de Pessa’h vient donc rappeler aux enfants d’Israël que pendant leurs 70 ans de vie, ils doivent rechercher et éliminer leur Yetser Hara, leurs taavot et toutes leurs envies.