CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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1.     Mais moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à ceux du souffle, mais comme à ceux de la chair, comme à des petits enfants dans le messie.

 

 

  • Mais moi, frères : l’Apôtre Shaoul fait référence aux Nazaréens de Corinthe.

 

 

  • je n’ai pas pu vous parler comme à ceux du souffle : aux Nazaréens soumis au Rouah Hakodesh du Mashiah.

 

Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galates 5 :22)

 

Il en résulte que l’influence du Tsadik a trois aspects : la émouna, la crainte et l’amour. Pour les obtenir, le talmid doit s’attacher, par ses émotions au Rouah du Tsadik ou encore, selon une seconde version, par sa perception intellectuelle, à sa néchama. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°1

L’Apôtre Shaoul va exposer plusieurs notions complexes de la ‘Hassidout.

Pour commencer, selon Rabbi Chnéour Zalman, un Juif est composé de deux âmes séparées et distinctes.

  • la première âme est appelée le "néfech elokit" : l’âme divine [la néchama, le souffle ou l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul]. Cette âme divine est réellement une étincelle du divin, soit une parcelle du D.ieu d’en haut.

  • la seconde âme est appelée le "néfech habehamit" : celle-ci anime le corps, elle est considérée comme l’âme animale [la chair] de l’homme…

La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. (Galates 5 :17)

Le néfech elokit et le néfech habehamit sont programmés par Hashem afin de nous accorder le libre-arbitre. En effet, Hashem a créé le yetser hara au-dedans de nous et comme nous l’avons vu, celui-ci se manifeste principalement par l’intermédiaire de notre "néfech habehamit" [de notre chair, de notre âme animale]. Maintenant, malgré la présence de ce mal en nous, Hashem souhaite qu’on fasse les bons choix, en répondant aux appels de notre néchama, influencée par le Rouah Hakodesh du Mashiah.

Le néfech elokit [la néchama dans un autre langage] nous enverra des messages :

  • Sois honnête !

  • Recherche le sens de ta vie !

  • Sois un homme authentique !

  • etc…

Le néfech habehamit [la chair] nous dira plutôt :

  • Écoute toutes tes envies !

  • Sois le plus égoïste possible !

  • etc…

En réalité, ces deux parties d’âme sont inhérentes dans l’homme… Notre "moi" va donc être celui qui choisit entre les deux : soit on pourra être sensible aux appels du "néfech elokit" ou soit à ceux du "néfech habehamit" et ceci est le principe du libre arbitre ! 

Par exemple, lorsqu’un homme ira prier le matin : l’âme animal l’incitera à rester au lit alors que l’âme divine l’invitera plutôt à se lever pour aller parler avec Hashem. Le choix est donc dans le "moi" intérieur : allons-nous rester au lit ou parler avec D.ieu ? Par l’exercice de notre libre-arbitre, le choix nous appartient…

Tout cela est comparable avec l’image d’un cavalier et d’un cheval : le cavalier, c’est le "néfech elokit" [la néchama, l’âme divine] et le cheval, c’est le "néfech habehamit" [la chair, l’âme animale].

Lorsque le cavalier dort, le cheval est content et peut faire tout ce qu’il désire mais lorsque le cavalier est réveillé, il dit au cheval d’aller dans tel ou telles directions et ceci lui déplait fortement car cet animal [le néfech habehamit] aime faire ce qu’il veut… Il faut donc bien comprendre ceci : nous avons un "moi cheval" et un "moi cavalier" : l’homme est l’union de deux entités, une partie animale [la chair] et une partie divine [l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul] … Nous ne devons donc pas écouter le "moi cheval" car nous ne sommes pas des animaux mais bien des cavaliers : nous devons donc dompter nos pulsions animales !

Je dis donc : Marchez selon l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. (Galates 5 :16)

Ce sont les enseignements ‘hassidiques de Rabbi Shaoul de Tarse. 

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de D.ieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. (Galates 6 :7-8)

 

  • mais comme à ceux de la chair : aux Nazaréens bien trop soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale].

 

Comme nous l’avons vu, l’âme de la chair et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement des désirs corporels.

 

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Dans la définition de Rabbi Chnéour Zalman, si l’esprit d’un individu est sous l’emprise totale du "néfech elokit" [de l’âme divine] et qu’il parvient à éradiquer toutes influences du "néfech habehamit" [l’âme animale] en lui, alors celui-ci est considéré comme un Tsadik.

Ceci est le cas du Mashiah Yeshoua et de nombreux grands Maîtres d’Israël mais en aucun cas, de la majorité des hommes "standards" incapables d’atteindre ce niveau…

En effet, dans le cas contraire, lorsque le "néfech habehamit" [l’âme animale] s’est emparée de la conscience d’un individu et qu’en raison de cela, le "néfech elokit" [l’âme divine] est subvertie, celui-ci est considérée comme un racha. Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est mauvaise ou méchante mais simplement, qu’elle est mue par des pulsions animales égocentriques et égoïstes.

Le Tanya donne alors des prescriptions détaillées sur la manière de faire face aux défis quotidiens du "néfech habehamit" : il exige que le service de D.ieu soit effectué avec joie et accompagné d’une méditation profonde sur un D.ieu présent et plein de compassion, qui aide activement la personne à surmonter son côté obscur. L’homme moyen accomplit le but de la Création en plaçant un "joug" sur le "néfech habehamit" et en la menant dans le service de D.ieu.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. (Yaakov 3 :2)

Il y a une belle parabole tirée du Zohar au sujet du fils d’un roi qui avait été élevé dans la plus pure tradition. Un jour, le Roi décida de tester son fils pour voir si son éducation résisterait à l’épreuve. Il engagea une courtisane pour séduire son fils et lui dit qu’il la récompenserait généreusement si elle réussissait… Elle essaya et échoua. Le prince réussit l’épreuve et le roi fut ravi mais il n’était pas seulement fier de son fils. Il était également satisfait de la courtisane parce qu’elle avait échoué. De la même façon, D.ieu, le Roi, emploie le mauvais penchant pour nous séduire. Lorsque le mauvais penchant échoue, D.ieu est satisfait de nous et de lui. (…) La tâche du néfech elokit est donc de communiquer avec le néfech habehamit et de lui enseigner que s’ils obéissent tous les deux à D.ieu, ce serait bon pour les deux car il n’est pas de plaisir éphémère qui vaille la peine de sacrifier l’éternité. (Rapporté par le Rav Nissan Dubov)

Tout le monde a le libre arbitre et Hashem ne demande pas l’impossible à ses créatures… En effet, si D.ieu nous demande d’accomplir des mitsvot sachant que nous avons une âme animale, il est clair que nous en sommes parfaitement capables ; s’il nous semble que nous ne pouvons pas y arriver, il nous faut demander l’aide divine du Rouah Hakodesh du Mashiah pour renforcer nos propres efforts.

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

  • comme à des petits enfants dans le messie : pour dénoncer l’immaturité spirituelle. 

 

Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement mais pour la malice, soyez enfants et à l'égard du jugement, soyez des hommes faits. (1 Corinthiens 14 :20)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Plus nous sommes des enfants et plus le "néfech habehamit" nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, notre néchama se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux du "néfech habehamit" et nous deviendrons petit à petit de véritables tsadikim !

Dans notre génération, nous sommes pleins de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement… C’est un travail quotidien et c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh car nous sommes totalement incapables de nous débrouiller seuls.  En effet, le Mashiah n’est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… Avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre "moi intérieur" dans chacun de nos choix.

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4 :15)

 

 

 

 

 

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2.     De fait, je vous ai abreuvés de lait, non d’aliment que vous n’auriez pu supporter. Maintenant encore vous n’en êtes pas capables.

 

  • De fait, je vous ai abreuvés de lait : cela fait référence aux enseignements basiques [peu profonds].

 

 

  • non d’aliment que vous n’auriez pu supporter : dispenser des enseignements est d’une grande responsabilité... En effet, un enseignement toraïque peut donner la vie mais peut également, ‘hass véchalom, tuer.

Mes frères, qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement. (Yaakov 3 :1)

Un enseignant de Torah se doit donc d’être sage comme le fut le Mashiah Yeshoua.

J'ai encore beaucoup de choses à vous dire mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. (Yohanan 16 :12)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse parle-t-il d’aliments alors qu’on parle de D.ieu ? Nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre du Mashiah car effectivement, la Torah est réellement une nourriture [lait spirituel ou viande spirituel] pour l’âme…

Celui qui étudie la Torah n’est pas simplement enveloppé par la volonté divine, comme il l’est par l’accomplissement de tout autre commandement : il étreint D.ieu, en comprenant sa sagesse qui se trouve dans la Torah. (…) Au moyen de la connaissance et de la compréhension de la Torah par l’âme de l’homme qui l’étudie convenablement, avec la concentration de son intellect, jusqu’à ce que la Torah soit saisie par son intellect et unie avec lui de sorte qu’ils ne fassent qu’un, la Torah devient une nourriture pour l’âme. C’est là le sens du verset : Et ta Torah est dans mes entrailles, ce qui indique que la Torah est une nourriture pour l’âme. (…) Etudier la Torah pour elle-même signifie l’étudier avec l’intention d’attacher son âme à D.ieu en comprenant la Torah, chacun selon ses capacités intellectuelles. L’enseignement du Ets ‘Haïm montre également que la Torah est une nourriture pour l’âme. La nourriture de l’âme fait référence au niveau de la lumière intérieure alors que les vêtements font référence au niveau de la lumière enveloppante. C’est pourquoi nos Sages ont dit que l’étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot réunies car les mitsvot sont seulement des vêtements, alors que la Torah est une nourriture et aussi un vêtement pour l’âme intellectuelle, dont se revêt celui qui étudie par la concentration de son âme et son étude. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 5)

 

  • Maintenant encore vous n’en êtes pas capables : en effet, certains Nazaréens de Corinthe étaient trop immatures spirituellement…

Ce reproche est également exprimé dans la Lettre aux Hébreux.

Nous avons beaucoup à dire là-dessus et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de D.ieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (Hébreux 5 :11-14)

 

 

 

 

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3.     Car vous êtes encore de chair. Oui, quand il y a entre vous jalousie et dispute, n’êtes-vous pas de chair ? Ne marchez-vous pas selon l’homme ?

 

  • Car vous êtes encore de chair : bien trop soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale].

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le Royaume de D.ieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés au nom du Seigneur et Mashiah Yeshoua et par l'Esprit de notre D.ieu. (1 Corinthiens 6 :9-11)

  • Oui, quand il y a entre vous jalousie : du grec "zelos"…

Voici la définition du mot grec "zelos" :

  • agitation de l'esprit,

  • une rivalité sérieuse,

  • jalousies : sentiment d'envie à l'égard de quelqu'un qui possède ce que l'on n'a pas ou ce que l'on voudrait avoir ; cela s'accompagne souvent d'hostilité,

  • zèle amer.

Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie et ils s'opposaient à ce que disait Shaoul, en le contredisant et en l'injuriant. (Actes 13 :45)

COMMENTAIRE N°1

 

Il faut savoir que le Créateur du monde surveille chacun avec minutie, jusqu’au plus petit détail, selon la réparation de chacun, la racine de son âme, ses réincarnations et l’achèvement de sa mission dans ce monde. Chacun peut comprendre que des détails innombrables séparent un homme de son prochain, comme nos Sages l’enseignent : Au même titre que leurs visages diffèrent, leurs vues diffèrent. Il s’ensuit que dans le monde, chacun possède un cheminement personnel et spécifique ; chacun doit suivre sa voie avec foi, sans dévisager quiconque et à plus forte raison sans être jaloux de lui. (…) Toute jalousie que l’homme éprouve dans ce monde, doit l’éveiller à comprendre combien il est éloigné de son authentique finalité, que ses aspirations ne concernent que ce monde-ci, l’entraînant à vouloir toujours plus et à envier ce que possède son prochain. Le succès d’autrui lui fait mal au cœur. Il jalouse la voiture de l’autre, son appartement, son argent, sa sagesse, etc… (…) Le manque de foi en est la cause car celui qui possède la foi est heureux de son lot, ne jalouse pas ce qui appartient à autrui et n’est jamais désolé de ses manques, il sait que chacun possède sa propre mission et sa propre épreuve. (…) Celui qui possède la foi, accepte la providence avec joie, il ne jalouse personne et s’occupe de son travail spécifique, avec les instruments qu’Hashem lui a donné. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • et dispute : du grec "eris"…

Voici la définition du mot grec "eris" :

  • lutte : opposition violente entre deux adversaires où chacun s'efforce de faire triompher sa cause,

  • dispute : échange violent de paroles entre personnes qui s'opposent,

  • querelle : vif désaccord entre personnes,

  • contentieux : litige, conflit entre des parties.

Évite les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la Torah car elles sont inutiles et vaines. (Titus 3 :9)

 

  • n’êtes-vous pas de chair : des êtres charnels, immatures, etc…

 

  • Ne marchez-vous pas selon l’homme : selon les pensées, les schémas, les plans de l’homme et non selon les plans de D.ieu.   

Mais Yeshoua, se retournant, dit à Kéfa : Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale car tes pensées ne sont pas les pensées de D.ieu mais celles des hommes. (Matityahou 16 :23)

 

 

 

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4.     Oui, quand vous dites, l’un : Je suis de Paulos, et l’autre : Je suis d’Apollôs, n’êtes-vous pas des hommes ?

 

 

  • Oui, quand vous dites, l’un : Je suis de Paulos : dans le sens, où certains Nazaréens n’adhéraient qu’à l’approche toraïque de l’Apôtre Shaoul.

 

  • et l’autre : Je suis d’Apollôs : a contrario, d’autres Nazaréens n’adhéraient qu’à l’approche toraïque d’Apollos.

 

 

  • n’êtes-vous pas des hommes : bien trop soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale] car finalement, les Nazaréens se disputaient entre eux à ce sujet et pourtant, il est enseigné : les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont les querelles, les disputes et les divisions. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

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16.     Ne le savez-vous pas ? Vous êtes le sanctuaire d’Elohîms, et le souffle d’Elohîms habite en vous.

 

 

  • Ne le savez-vous pas : l’Apôtre Shaoul suscite une interrogation, le but étant de "travailler" intérieurement les Nazaréens…  

 

 

  • Vous êtes le sanctuaire d’Elohîms : un Temple pour Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

La paracha de Terouma aborde une étape cruciale dans l’histoire du peuple Juif : la construction du "mishkan" [du tabernacle] dans lequel devaient reposer les tables de la loi et qui avait vocation à accueillir symboliquement la présence divine [la Shekhina] au milieu du peuple. Ce projet a de quoi surprendre le lecteur… En effet, comment l’homme peut-il prétendre construire une demeure pour l’Eternel ? Quel est le sens de ce projet ?

Ainsi parle l’Éternel : Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ? (Yeshayahou 66 :1)

Bien évidemment, l’objectif de la création du mishkan dépasse donc une simple conception matérielle, celui-ci vise davantage à amener l’homme à réfléchir et travailler intérieurement sur sa relation à Hashem. Dans cette idée, le Néfech Ha'Haïm commente et précise ainsi que la volonté de D.ieu est de résider à l’intérieur de chaque Juif.

Ils me feront un sanctuaire et j'habiterai au milieu d'eux. (Shemot 25 :8)

Une première interprétation de ce verset semblerait indiquer que grâce au Sanctuaire qui accueille la présence divine, D.ieu peut désormais résider parmi les hommes. Néanmoins, au-delà de cette première explication, les commentaires des Maîtres d’Israël nous invitent à aller plus loin et à comprendre ce dont il est vraiment question ici… En effet, c’est avant tout la capacité de l’homme à accueillir D.ieu "en lui" qui est soulignée et pas seulement, dans un sanctuaire extérieur… Pour confirmer cette idée, les Maîtres nous font aussi remarquer le pluriel utilisé par le verset "afin que je réside parmi eux" et non "afin que je réside en lui" : le projet divin est donc de résider dans l’intériorité des hommes, c’est-à-dire dans leur cœur.

 

Pour aller plus loin, nous pourrons nous inspirer également d’une Lettre du Rabbi de Loubavitch.

 

D.ieu nous ordonna de construire un mishkane, un sanctuaire d’où la sainteté divine se répandrait à travers le monde entier. De la même façon, une personne doit faire en sorte que son cœur et son esprit, bien que physiques, soient des Sanctuaires, c’est-à-dire des réceptacles sacrés. (…) Les deux Sanctuaires, le Sanctuaire à l’intérieur de chaque Juif, homme ou femme et le Sanctuaire que D.ieu nous a demandé de construire afin qu’il ait une résidence en ce monde sont mentionnés en une seule et même phrase dans la Torah : Ils me feront un Sanctuaire et je résiderai en eux, c’est-à-dire en chacun d’entre eux, ainsi que nos Sages interprètent ce verset. En d’autres termes, la finalité de la construction du Sanctuaire pour D.ieu, c’est de faire en sorte que chaque cœur et chaque esprit Juif soient une résidence appropriée pour que D.ieu puisse s’y établir. (…) La leçon immédiate de tout ce qui précède, c’est que, bien que le Sanctuaire [le Temple] ne soit pas encore une réalité physique, il sera reconstruit lorsque Mashiah viendra mais le Sanctuaire qui est en chaque Juif, homme ou femme, existe toujours et nous aurons toujours la possibilité de le développer et de le rendre effectif en sanctifiant toute notre vie. (Lettre du Rabbi de Loubavitch)

Puissions-nous alors avoir le mérite, avec l’aide d’Hashem, de bâtir tout au long de notre vie, un espace intérieur de plus en plus raffiné susceptible d’accueillir l’Esprit de D.ieu.

 

 

  • et le souffle d’Elohîms habite en vous : l’Esprit de D.ieu comme il est enseigné ailleurs : ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Rouah Hakodesh qui est en vous, que vous avez reçu de D.ieu et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? (1 Corinthiens 6 :19)

 

COMMENTAIRE N°2

Comme nous le savons, les talmidim du Mashiah Yeshoua sont également appelés les Temples du Rouah Hakodesh. On pourra s’inspirer du Tanya pour mieux comprendre la notion du Rouah Hakodesh en Yeshoua.  

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô Tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de Tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de Tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de Tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

COMMENTAIRE N°3

Dans ce passage, il n’est pourtant pas dit l’Esprit du Mashiah… Or, il faut savoir que le concept est exactement le même car l’Esprit du Mashiah est également appelé l’Esprit de D.ieu comme cela est enseigné par nos Maîtres sur le Sefer Béréshit.

La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de D.ieu se mouvait au-dessus des eaux. (Béréshit 1 :2)

Le Baal HaTourim a magnifiquement rapporté que l’Esprit qui planait au-dessus des eaux était en réalité, l’Esprit du Mashiah comme l’indique la valeur numérique de la phrase "vérouah elohim méra’héfet" : l’Esprit de D.ieu planait [1034] étant équivalente à la phrase "vézohi rou’ho chel melekh Mashiah" et c’est l’Esprit du Roi Messie…

Dans le même élan, Rabbi Na’hman de Breslev va détailler cette notion d’Esprit messianique dans le Likouté Moharan.

L’essence du Rouah est reçue du Tsadik, du Rav de la génération, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). C'est la Torah (Tikouné Zohar 36) et les Tsadikim sont liés à la Torah ; c'est pourquoi l'essence du Rouah est avec eux. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

Maintenant, l'aspect du Mashiah réside sur les visages de la Torah, c'est-à-dire les Livres saints qui révèlent le vrai visage de la Torah. C'est là que l’Esprit du Mashiah plane, comme c’est écrit dans : Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2). Le Rouah de D.ieu, cela fait allusion au Rouah du Mashiah. (Zohar I, 240a). Celui-ci plane au-dessus de la surface de l'eau et l'eau connote la Torah. (Torah n°32 du Likouté Moharan II)

Et le Rouah de D.ieu planait au-dessus de la surface des eaux. (Béréshit 1 :2) ; c'est lorsqu’on étudie la Torah car l'eau connote la Torah. Ainsi, le Rouah de D.ieu qui est le Rouah Hakodesh plane et s'étend au-dessus de lui, il puise alors un souffle de vitalité. En effet, sans la Torah, il est impossible de vivre, comme il est écrit : Sans les lobes des poumons qui attisent le cœur, le cœur consommerait tout le corps. (Tikouné Zohar 13, p. 28a). Or, les poumons sont associés à l'eau (Zohar III, Raaya Mehemna, p 218b) et l'eau connote la Torah. (Torah n°78 du Likouté Moharan I)

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17.     Qui détruit le sanctuaire d’Elohîms sera détruit par Elohîms. Oui, le sanctuaire d’Elohîms est sacré, et c’est vous.

 

 

  • Qui détruit le sanctuaire d’Elohîms : selon la pensée de l’Apôtre Shaoul, cela fait référence au fait de se détruire soi-même [détruire son propre corps] … 

 

COMMENTAIRE N°1

Un article de Jérôme Touboul de l’organisation Juive de Tora-Box nous permettra de mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Ce n’est pas seulement le cœur de l’homme et son rapport au matériel que l’homme doit sanctifier mais aussi naturellement, l’ensemble de son être et de son corps. En effet, les membres de notre corps sont les intermédiaires grâce auxquels nous percevons le monde qui nous entoure et pouvons nouer des relations avec autrui. Or, ces membres doivent aussi être contrôlés afin de permettre à l’homme d’atteindre son idéal de sainteté. C’est la raison pour laquelle notre tradition accorde une importance si grande à la capacité de l’homme à préserver certains organes car ils sont les canaux à travers lesquels, nous pouvons faire pénétrer en nous des idées, des pensées ou des sentiments qui nous élèvent, ou inversement qui nous rabaissent.

 

Inutile de s’étendre sur les conséquences néfastes engendrées par des visions non conformes à l’esprit de la Torah, qui pénètrent en nous en un instant et mettent ensuite des années à disparaître de notre mémoire.

 

Pensons également aux paroles que nos oreilles entendent. En effet, elles sont susceptibles de créer et d’entretenir en nous des pensées négatives qui nous envahissent et nous perturbent, ou encore des sentiments négatifs sur autrui à cause de la médisance à laquelle nous aurions, ‘hass véchalom, prêté l’oreille.

 

Quant à la bouche, chacun connaît les règles exigeantes que nous devons respecter afin de ne pas porter préjudice à autrui par des paroles inappropriées. De même, nous devons nous efforcer de faire régner, dans notre esprit et dans notre cœur, des pensées de ‘hessed et de sim’ha propices à l’élévation spirituelle.

 

Ces recommandations de nos Sages, maintes fois répétées dans la Torah, concourent sans aucun doute à sanctifier l’homme, à l’immuniser contre les influences négatives de la société et à faire de son corps une demeure adéquate pour Hashem. L’homme qui s’engage dans cette voie témoigne d’un profond amour de D.ieu et de la Torah, ainsi que d’une capacité à s’effacer et à contrôler ses pulsions en vue d’un idéal supérieur : servir D.ieu.

 

  • sera détruit par Elohîms : il s’agit tout simplement de conséquences spirituelles de la non-application des lois de la Torah. 

 

 

COMMENTAIRE N°2

Pour bien interpréter les propos de l’Apôtre Shaoul, nous allons utiliser les enseignements du Rav Ron Chaya car soyons rassurés d’avance, Hashem ne "détruira" aucun d’entre nous…

 

On peut comparer cela aux lois physiques de la santé : de même que le corps est régi par des lois qui gèrent sa santé, de même notre âme est régie par des lois qui gèrent sa santé : les lois de la Torah. Par exemple, pour un fumeur : la médecine lui conseillera de ne pas fumer car c’est mauvais pour la santé, néanmoins, il a le libre arbitre de faire ce qu’il veut et peut décider de fumer malgré le conseil de la médecine… On l’avertit qu’il risque un infarctus à l’âge de 50 ans ou encore un cancer du poumon et ainsi, il est donc au courant des conséquences, néanmoins, encore une fois, il a le libre arbitre total de fumer ou non…  Il en va exactement de même en ce qui concerne la Torah : D.ieu nous avertit des conséquences qui peuvent arriver lorsqu’on on ne pratique pas les mitsvot. Il ne s’agit pas de punition, il s’agit tout simplement de conséquences spirituelles ayant une incidence matérielle de la non-application des lois de l’âme. (…) Hashem ne punit jamais, la punition est une notion étrangère au Judaïsme. Seuls des actes d’amour proviennent d’Hashem, lui seul décidera donc de comment nous faire souffrir, tel un père punirait son fils lorsque cela s’avérerait nécessaire. Ainsi, nous avons la confiance totale que tout ce qui provient d’Hashem n’est que du bien et même si la punition était la mort elle-même… En effet, il est vrai qu’un père ne donnera jamais la mort à son fils mais Hashem en a le droit et le fera si nécessaire, toujours pour notre bien le plus grand et pour nous rapprocher de lui. (…) Les souffrances ne sont donc que des réparations et non des punitions. La définition d'une punition est, en général, de faire mal à la personne qu'on punit afin qu'elle souffre, peu importe si cette punition a des fins thérapeutiques ou éducatives car elle peut tout aussi bien être le résultat d'une vengeance ou d'une haine. Or, lorsqu'on parle de réparation, cela ne peut qu'être thérapeutique ; de plus, chez Hashem, il est impossible qu'il y ait ne serait-ce qu'un soupçon de haine ou de vengeance et même si parfois, la Torah ou nos Sages s'expriment ainsi, il ne s'agit que d'une façon de parler… (…) En conclusion, si quelqu'un transgresse un interdit, il aura ce qu'on appelle une punition [en réalité, ce n'en est pas une, ce n'est qu'une réparation]. (…) Bien que la Torah emploie le terme de punition, ce n’est qu’une tournure de phrase. Il est impossible qu’Hashem punisse pour punir. S’il nous punit, c’est par amour, afin de réparer les péchés qui entachent notre âme et nous empêchent de s’unir à lui. (…) La déclaration de Maïmonide dans ses 13 articles de foi disant que D.ieu récompense les Tsadikim et punit les réchaïm, n’est qu’un langage dont se sert souvent la Torah : un langage destiné aux personnes qui ne comprennent pas la notion de réparation car elle sont soit trop petites en âge, soit elles sont trop petites dans leurs capacités intellectuelles. Or, la Torah nivelle toujours par le bas mais il est clair que la punition n’existe pas. Il n’y a que des réparations : Hashem est bon et ne veut que notre bien. (Rav Ron Chaya)

 

 

  • Oui, le sanctuaire d’Elohîms est sacré : la sainteté du Temple, aussi indescriptible soit-elle, doit être retrouvée dans la vie d’un Nazaréen… 

 

Vous serez saints pour moi car je suis saint, moi, l'Éternel ; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi. (Vayikra 20 :26)

 

COMMENTAIRE N°3

On pourra également s’inspirer d’une Lettre du Rabbi de Loubavitch [en lien avec l’arche sainte] pour mieux comprendre la pensée exprimée par l’Apôtre Shaoul [en lien avec le Sanctuaire].

 

Un être humain est appelé un monde en miniature. Nos Sages nous apprennent qu’il ne s’agit pas d’une simple expression mais que cette analogie est réelle à beaucoup d’égards… Qu’est-ce qu’un Aron Hakodesh, une arche sainte ? C’est un objet matériel, fait de bois, de métal ou de quelque autre matériau, destiné à accueillir un rouleau de Torah qui est lui-même fait à partir d’objets matériels : du parchemin sur lequel on écrit avec une plume et de l’encre. Et cet objet est saint parce qu’on y a inscrit les paroles de D.ieu, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus saint et de plus sacré. Comme l’arche est sainte parce qu’elle contient les objets les plus saints, les Sifrei Torah, on a l’habitude de la faire très belle. (…) Et lorsque l’arche comporte une partie basse, on s’en sert seulement pour y déposer des objets sacrés. Un être humain peut être comparé à une arche. Le corps qui est fait de chair et d’os, est matériel mais il renferme une âme qui est d’essence spirituelle et sainte. En conséquence, le corps lui aussi, doit rester saint comme l’arche qui contient le Sefer Torah. (Lettre du Rabbi de Loubavitch) 

 

  • et c’est vous : les Nazaréens sont appelés pour être les Temples du Maître du monde.   

 

Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Rouah Hakodesh qui est en vous, que vous avez reçu de D.ieu et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? (1 Corinthiens 6 :19)

 

Nous sommes le Temple du D.ieu vivant, comme D.ieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. (2 Corinthiens 6 :16)

 
 
 
 
 
 

 

 

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20.     Et encore : IHVH-Adonaï connaît les ruminations des sages, et qu’elles sont vaines. 

 

 

  • Et encore : Rabbi Shaoul de Tarse fait référence aux Téhilim du Roi David comme il est écrit : l'Éternel connaît les pensées de l'homme, il sait qu'elles sont vaines. (Téhilim 94 :11)

 

 

  • IHVH-Adonaï : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.  

 

 

  • connaît les ruminations des sages : l’Apôtre Shaoul utilise les Téhilim de David HaMelekh pour dénigrer toutes les sagesses humaines, profanes et/ou païennes afin d’élever par-dessus-tout, la sagesse toraïque.

 

COMMENTAIRE N°1

Ben Bag Bag dit : Sonde la Torah et sonde-la encore car tout s’y trouve, scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. (Pirké Avot 5 :21)

 

Les quatre déclarations de Ben Bag Bag se réfèrent toutes à l'étude de la Torah. La première déclaration enseigne que l'on doit continuellement étudier la Torah, en la retournant encore et encore car toute la sagesse du monde y est contenue. De plus, Ben Bag Bag avertit également l'homme de ne pas se contenter d'un apprentissage superficiel de la Torah ; au contraire, celui-ci doit plutôt l'étudier à plusieurs reprises pour approfondir ses significations les plus profondes… En réalité, il faut continuer d’étudier la Torah même après qu'on ait vieilli car l’étude de la Torah est une entreprise qui dure toute la vie.

 

Cette Mishna est un exemple par excellence de la valeur de l'étude de la Torah aux yeux des Maîtres d’Israël. En effet, c'est l'un des livres les plus étudiés de l'histoire humaine et aucun peuple n'a jamais autant développé une telle dévotion pour son étude que les Juifs.

 

 

  • et qu’elles sont vaines : toutes les sagesses humaines, profanes et/ou païennes sont nulles et vains comparées aux pensées du Maître du monde contenues dans la Torah.

 

COMMENTAIRE N°2

On pourra s’inspirer du Likouté Amarim pour mieux comprendre la pensée ‘hassidique de l’Apôtre Shaoul.

Celui qui est capable d’étudier la Torah est constamment obligé d’accomplir son devoir, le vain bavardage lui est interdit… Le fait de s’occuper de l’étude des sagesses des nations du monde est compris dans la catégorie des paroles futiles au regard de la faute de la négligence de la Torah engendrée par une telle étude. (…) L’impureté des sagesses des nations est plus grande que celle du vain bavardage, les sagesses des nations entachent les facultés intellectuelles de l’âme divine et sont de ce fait, plus préjudiciables que les paroles futiles qui n’affectent que les facultés émotionnelles ; à moins qu’untel ne sache comment les employer [les sagesses] pour le service de D.ieu ou sa Torah. Par exemple, utiliser les mathématiques pour mieux comprendre les lois de la sanctification du nouveau mois ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, Maïmonide et Na’hmanide, de mémoire bénie, ainsi que leurs pairs, s’y employèrent car ils savaient comment en faire usage dans le service de D.ieu et la Torah. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 8)