CHAPITRE 12

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COMMENTAIRES 

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2.     Vous le savez : quand vous étiez des goîm, vous étiez conduits et entraînés vers des idoles muettes.

 

  • Vous le savez : quand vous étiez des goîm : des non-Juifs.

 

  • vous étiez conduits et entraînés vers des idoles muettes : cela fait référence aux croyances contraires aux chemins de la Torah…

 

COMMENTAIRE N°1

Comment est-il possible qu’avec de tels versets, la chrétienté soit devenue une religion idolâtre trinitaire ? Dans cette étude, nous allons essayer d’analyser les principes de l’idolâtrie liés au Jésus-Dieu.

Pour commencer, Hashem est un D.ieu vraiment sévère sur l'idolâtrie : il est strictement interdit pour un Juif d'adorer les idoles, de les servir ou même d’avoir simplement une quelconque affaire avec elles, au point qu'il ne faut pas prononcer leurs noms !

Tu n'introduiras point une chose abominable dans ta maison, afin que tu ne sois pas, comme cette chose, dévoué par interdit ; tu l'auras en horreur, tu l'auras en abomination car c'est une chose dévouée par interdit. (Devarim 7 :26)

Tout d’abord, comme le stipule le Tanakh, il est strictement impossible de représenter Hashem, puisque une représentation de D.ieu ne serait qu'un mensonge et une grossière déformation de son essence infinie et de sa grandeur… En effet, Hashem est un Esprit, infini et éternel.

Mais quoi ! D.ieu habiterait-il véritablement sur la terre ? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir : combien moins cette maison que je t'ai bâtie ! (1 Melakhim 8 :27)

Vouloir représenter le Créateur est déjà une forme d'idolâtrie car ce serait enfermer le Créateur dans une image, une représentation et donc, par conséquent, dans un mensonge…

L'autre niveau d’idolâtrie parmi la chrétienté est de dire qu'il existe un ou des intermédiaires entre Hashem et l'homme. La Torah connaît certes, la notion du Tsadik, qui peut nous représenter devant Hashem afin d’intercéder pour nous mais le Tsadik doit rester à sa place d'avocat et en aucun cas, prendre la place de D.ieu le Père.

L'intermédiaire idolâtre peut donc prendre diverses formes : un homme, un astre, un animal, un bout de bois ou de fer ; pour les chrétiens, ce serait plutôt une croix, une vierge marie, une mauvaise compréhension du Tsadik, etc…

Une question se pose alors : comment Rabbi Yeshoua peut-il dire : Nul ne vient au Père que par moi ? N'est-ce pas une forme d'idolâtrie ? Car le Créateur est disponible pour tous les hommes, à chaque lieu et en tout temps… Pour qui se prend-il ? Et c'est ici que va se situer le cœur du problème de la religion chrétienne. La religion d'Edom enseigne que le Mashiah est véritablement D.ieu incarné en chair… Ainsi, chez les chrétiens, Yeshoua [Jésus] est adoré comme Hashem, prié comme Hashem ou loué comme Hashem. Le christianisme est tombé complètement dans l'idolâtrie, en n’omettant les avertissements de la Torah, des Neviim et des Écrits Nazaréens. Ces notions d’idolâtrie sont complétement incompréhensibles car comme nous l’avons vu, Hashem, les Cieux des cieux ne peuvent pas prétendre le contenir… Or, comment le corps d’un Juif, appelé Yeshoua pourrait-il contenir l’immensité d’Hashem ? De plus, comment Hashem pourrait-il allait aux toilettes, mangeait, boire, grandir et même mourir, ‘hass véchalom… Puis un autre fait incompréhensible, pourquoi se créerait-il un corps où il se parlerait et se prierait-il lui-même ? Or, nous savons que Rabbi Yeshoua de Natzeret est un Juif descendant de David, de la même nature que nous, qu’il a reçu l'âme messianique vers 30 ans, faisant de lui, le Roi Messie et le premier d'un grand nombre de frères.

D'un côté, nous avons donc un Jésus chrétien qui, en fait, est D.ieu lui-même et d'un autre, selon les Écrits Nazaréens, un Yeshoua Juif, un simple être humain comme nous tous…

Le Jésus chrétien rentre donc bien dans la catégorie de l’idolâtrie, puisque sa description demi-divine est une transgression de la Torah de Moshé. Or, le Traité Avoda Zara 46a enseigne qu'il est bon pour un Juif de tourner en dérision l'idolâtrie en affublant les idoles de surnom ridicules et cela en l'honneur du Créateur, du D.ieu d’Israël.  Voilà pourquoi beaucoup de Juifs appellent Jésus "l’acrobate" pour se moquer de lui… Un certain nombre de personnes sont choquées d'entendre de tels propos mais disons-le d’emblée : si Jésus est appelé "l'acrobate" par le peuple d'Israël, c'est intégralement la faute du christianisme !  

Si le monde non-Juif ne s'était pas séparé d'Israël mais avait continué de s'abreuver à la véritable source, à la racine de sa foi, il aurait gardé la vérité sur la nature du Mashiah mais ayant voulu remplacer le peuple d’Israël et interpréter eux-mêmes des textes Juifs sans les codes ou clés qui les accompagnent ; au lieu de cela, ils ont totalement sombré dans les interdits de la Torah et détruit l’héritage de Yeshoua. Il est ainsi totalement permis, pour un Juif, de tourner en dérision le Jésus chrétien et de détruire cette image, pour préserver ses frères et sœurs Juifs de l'idolâtrie… Ceci d’ailleurs, conforte les positions Nazaréennes et préserve ainsi, la véritable image de notre Seigneur et Rabbi Yeshoua de Natzeret.

En complément de cela, nous n’avons pas besoin de préciser en plus qu’au nom de cette idolâtrie chrétienne, les Juifs ont été bafoués, torturés, brûlés, volés, violés, assassinés et accusés... Encore aujourd'hui, un certain nombre sont missionnés par des chrétiens rejetant la Torah Orale, tournant en ridicule nos Maîtres, de vrais Tsadikim, qu’Hashem lui-même a mis en place dans chaque génération et voulant ainsi, imposer leur idolâtrie au monde, ils détruisent la spiritualité authentique d'Israël et la véritable Kéhila Nazaréenne.

Béézrat Hashem, le Mashiah Yeshoua sera donc considéré comme le reflet d’Hashem et non comme D.ieu lui-même, suivi comme un grand Tsadik et aimé comme un futur Roi.  Jésus [Essav] sera ainsi détruit, tourné en dérision, pour préserver, premièrement, le peuple d'Israël de l'idolâtrie païenne et deuxièmement, pour préserver les non-Juifs eux-mêmes car les conséquences de l'idolâtrie sont terribles pour le monde entier et cela entraîne beaucoup de malheurs.

Beaucoup de chrétiens utilisent aussi le Talmud pour preuve, qu’il contient des passages où Jésus lui-même est dénigré par Israël. Or, le Talmud rejette non pas Yeshoua mais le Jésus dépeint et annoncé par le christianisme. En effet, le Talmud Yerushalmi est plus ancien que le Talmud Bavli et dans le premier, Yeshoua n'y ait jamais cité, alors que dans le Bavli, nous y retrouvons des histoires avec le nom de "Yeshu" ajouté… La raison en est la suivante : avec le temps, le christianisme s'est formé comme religion à part entière et n'avait plus rien à voir avec le Judaïsme Nazaréen. Nos Maîtres se sont servis d'histoires déjà connues au sein de notre peuple pour dénoncer cette idolâtrie naissante.

D’ailleurs, un passage talmudique dit que Jésus a pratiqué la sorcellerie et a voulu conduire Israël dans le mur, cette phrase date de la période des 'Amoraïm, période où déjà le vrai Rabbi de Natzeret n'était plus connu, ni parmi les chrétiens ni parmi les Juifs de Torah… Une façon de protéger la Torah authentique d'Israël était donc de dénoncer cette fausse image chrétienne avec de vraies accusations ! Cela est d'ailleurs vérifiable : ce Jésus chrétien ne tente-t-il pas Israël vers le mauvais chemin, soit vers l'idolâtrie et l'abolition de la Torah ? Bien sûr que si ! En conclusion, ce Jésus chrétien peut-il être accusé de sorcellerie ? Évidemment !

D’ailleurs, cette expression talmudique de sorcellerie peut être comparée avec celle de la Lettre aux Galates, lorsque Shaoul demande aux Nazaréens, qui les a ensorcelés pour se couper du Tsadik. La sorcellerie, dans ce contexte, n'est pas à comprendre comme un coup de baguette magique mais comme une certaine forme de prédication qui coupe de la véritable Torah messianique. Cette phrase, dans le Talmud, a donc été écrite par des Maîtres soucieux de dénoncer cette fausse image du Messie, image d'Edom, ne connaissant déjà plus, à leur époque, le vrai Yeshoua… A qui donc la faute de cette phrase ? Aux auteurs du Talmud ? Non, aux chrétiens eux-mêmes, qui alimentent cela encore de nos jours !

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12.     Oui, le corps est un et il a plusieurs membres ; mais tous les membres du corps, qui sont nombreux, forment un seul corps. Ainsi en est-il du messie aussi.

 

  • Oui, le corps est un : en effet, le corps est un ensemble.

 

  • et il a plusieurs membres : les organes ; comme l’œil, les oreilles, les yeux, etc… permettant une fonctionnalité totale de notre corps.

 

  • mais tous les membres du corps, qui sont nombreux : le corps humain détient un ensemble d’organes qui travaillent ensemble pour fournir une fonction commune.

 

  • forment un seul corps : comme le souligne l’Apôtre Shaoul, il existe de nombreux membres dans le corps humain et tous sont aussi nécessaires les uns que les autres pour que l’organisme fonctionne normalement.

 

  • Ainsi en est-il du messie aussi : de la Kéhila, appelée aussi le corps du Mashiah et dont nous sommes, les membres.

 

COMMENTAIRE N°1

Les ambitions et désirs personnels conduisent aux dissensions ; chacun a un objectif différent, qui ne correspond pas forcément avec celui d’autrui mais si le véritable but de tous est l’avancée de la Kéhila, alors la diversité de chaque nature restera tournée vers cet objectif… Cette façon de voir les choses est donc un prérequis important pour recevoir la Torah de façon optimale !

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Oui, nous avons tous été immergés dans un souffle unique pour former un seul corps.

 

  • Oui, nous avons tous été immergés : du grec "baptizo"…

Voici la définition du mot grec "baptizo" :

  • immerger :  plonger entièrement quelqu’un ou quelque chose, en particulier, dans l’eau,

  • submerger : recouvrir quelque chose entièrement, notamment recouvrir d’eau. 

  • purifier dans l’eau,  

  • rendre pur avec de l'eau,

  • se laver : dans l’idée des Écrits Nazaréens, c’est faire disparaître quelque chose par un acte qui efface une atteinte morale ; par exemple, dans l’idée de se laver de ses impuretés.

Dès que Yeshoua eut été immergé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent et il vit l'Esprit de D.ieu descendre comme une colombe et venir sur lui. (Matityahou 3 :16)

 

  • dans un souffle unique : l’Apôtre Shaoul parle d’une immersion dans le Rouah Hakodesh de Yeshoua.

 

  • pour former un seul corps : la Kéhila.

 

  • Iehoudîm ou Hellènes, serfs ou hommes libres : peu importe les individus car nous sommes acceptés par le Mashiah.

 

 

  • et tous nous avons été abreuvés par un souffle unique : celui du Mashiah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Oui, le corps n’a pas un seul membre, mais plusieurs.

 

  • Oui, le corps n’a pas un seul membre : comme on le sait, le corps humain [la Kéhila] est un ensemble de membres [de Nazaréens] comme l’œil, les oreilles, les yeux, etc… permettant une fonctionnalité totale du corps.

 

 

  • mais plusieurs : comme le souligne une nouvelle fois l’Apôtre Shaoul, il existe de nombreux membres [de différences entre les Nazaréens] dans le corps [la Kéhila] humain et tous sont aussi nécessaires les uns que les autres pour que l’organisme fonctionne normalement.

 

COMMENTAIRE N°1

Être uni ne signifie pas avoir les mêmes rôles et les mêmes forces que l’autre. Si c’était le cas, le peuple Juif n’aurait pas pu remplir les myriades de responsabilités qui lui incombent en tant que peuple élu. Certaines personnes sont plus aptes à étudier, d’autres à aider, d’autres encore sont douées pour l’enseignement, etc… De même, il existe différentes façons de servir Hashem, comme le montrent les diverses tendances et origines ; les lituaniens, les ’hassidim, les sépharades, etc… Chacune donne sa propre saveur à la nation et contribue à sa shlémout [perfection].

La Guémara nous permet de mieux comprendre cette idée. Elle affirme qu’à l’avenir, Hashem formera un cercle avec les hommes pieux. La Shekhina sera au milieu et tout le monde pointera le centre en disant : C’est Hashem en qui nous avons espéré ! Les commentateurs analysent cette ronde formée par les tsadikim. Dans un cercle, chaque point est équidistant du centre. Aucun n’en est plus proche ou plus éloigné. Dans le futur, toutes les vaines discordes feront partie du passé, Hashem formera un cercle et en sera le centre ; tous les vertueux de ce cercle des divers camps montreront le centre du doigt et verront qu’ils servaient tous le même D.ieu et en étaient équidistants. Chaque point a une place différente sur le cercle mais personne n’est plus rapproché que l’autre du milieu.

 

Puissions-nous tous trouver notre rôle unique dans le service divin et travailler avec l’ensemble du peuple, pour lui faire atteindre son objectif ultime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Si le pied dit : Puisque je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, il n’en est pas moins, pour cela, du corps.

 

  • Si le pied dit : Puisque je ne suis pas main : l’Apôtre Shaoul va comparer un Nazaréen "pied" et un Nazaréen "main" …

 

  • je ne suis pas du corps : dans l’idée d’une exclusion, ou d’un rôle secondaire voire inutile…

 

  • il n’en est pas moins, pour cela, du corps : car tous les membres du corps sont nécessaires pour le bon fonctionnement de celui-ci. En l’occurrence, la Kéhila a besoin d’un Nazaréen "pied" et d’un Nazaréen "main" …

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Et si l’oreille dit : Puisque je ne suis pas œil, je ne suis pas du corps, elle n’en est pas moins, pour cela, du corps.

 

  • Et si l’oreille dit : Puisque je ne suis pas œil : l’Apôtre Shaoul va comparer un Nazaréen "oreille" et un Nazaréen "oeil" …

 

  • je ne suis pas du corps : dans l’idée d’une exclusion, ou d’un rôle secondaire voire inutile…

 

  • elle n’en est pas moins, pour cela, du corps : car tous les membres du corps sont nécessaires pour le bon fonctionnement de celui-ci. En l’occurrence, la Kéhila a besoin d’un Nazaréen "oreille" et d’un Nazaréen "oeil" …

 

 

 

 

 

 

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17.     Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? Et s’il était tout ouïe, où serait l’odorat ?

 

  • Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe : effectivement, si l’organe de l’ouïe n’est pas présent dans un corps, celui-ci serait complétement défaillant… Or, si la Kéhila n’a pas un Nazaréen "ouïe" dans ses rangs, alors elle sera défaillante.

 

  • Et s’il était tout ouïe, où serait l’odorat : dans le même élan, si l’organe de l’odorat n’était pas présent dans un corps, celui-ci serait complétement défaillant… Or, si la Kéhila n’a pas un Nazaréen "odorat" dans ses rangs, alors elle sera défaillante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     En réalité, Elohîms a placé les membres, chacun dans le corps, comme il l’a voulu.

 

  • En réalité, Elohîms a placé les membres : les différences entre les Nazaréens.

 

  • chacun dans le corps : dans la Kéhila.

 

  • comme il l’a voulu : selon la science et la volonté divine parfaite.

 

 

 

 

 

 

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19.     Et s’ils étaient tous un seul membre, où serait le corps ?

 

 

  • Et s’ils étaient tous un seul membre : si nous étions tous pareils…

 

 

  • où serait le corps : l’avantage d’avoir un corps ? Effectivement, ce serait inutile ! Au contraire, ce sont nos différences, nos plus grands atouts…

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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20.     Mais maintenant les membres sont nombreux, mais unique le corps.

 

  • Mais maintenant les membres sont nombreux : les différences entre les Nazaréens.

 

COMMENTAIRE N°1

Les Maîtres d’Israël nous ont demandé : As-tu considéré ton prochain comme un roi et toi, comme étant le serviteur ? Le fait que nous soyons talentueux dans un domaine particulier n’exclut pas qu’il demeure des domaines où d’autres nous surpassent largement… La Torah nous montre que nous sommes tous des chefs et des puiseurs d’eau : notre réussite collective dépend de la contribution unique de chacun.

 

Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte du Mashiah. (Éphésiens 5 :21)

Il est vrai que notre personnalité et nos expériences font de nous ce que nous sommes, et ceci nous différencie forcément des autres. En effet, tel ou tel talent nous est propre et nous permet d’être compétent dans un domaine particulier ; cette habileté peut être innée depuis la naissance, ou bien il est possible que nous l’ayons développé au cours de notre vie. Quoiqu’il en soit, Hashem nous a confié des aptitudes et des talents uniques pour que nous en fassions profiter les autres et non pas pour nous-mêmes !

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. (Romains 14 :7-8)

Chacun d’entre nous dispose d’un certain nombre de talents, qu’il nous revient d’identifier, de développer en vue de l’avancée du Royaume de D.ieu et pour le rapprochement de la guéoula.

 

Pour mieux comprendre l’idée de contribution, il est bon d’étudier la sagesse de Shlomo HaMelekh.

Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. Elle n'a ni chef, ni inspecteur, ni maître ; elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. Paresseux, jusqu'à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? (Mishlé 6 :6-9)

Les fourmis sont des bêtes qui ressemblent sur certains points aux hommes, non par leurs formes extérieures mais bien par leurs mœurs… Comme nous, elles vivent en société et construisent des habitations : les fourmilières.

La fourmilière est un exemple parfait de société d’ordre, d'entraide et dans celle-ci, nous pourrons retrouver un schéma de discipline exemplaire pour le bien de tous : aucune fourmi n’est inactive. Un fardeau trop lourd ? Une amie court pour l’aider !

Portez les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la Torah du Mashiah. (Galates 6 :2)

La fourmi est toute petite mais ses capacités sont pourtant colossales, n’importe qui et n'importe quoi peut l'écraser mais le travail qu'elle accomplit dépasse de loin ce que nous pouvons faire ! Puissions-nous, dans chaque instant de notre vie, être tourné vers ce petit être pour en tirer des leçons de vie pour notre bien et celui de notre environnement, afin d'être efficaces et de mettre tous les atouts de notre côté pour réussir et prospérer sur tous les plans avec un maître mot : ensemble !

Comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à D.ieu par le Mashiah Yeshoua. (1 Kéfa 2 :5)

Les croyants sont donc un seul corps dans le Mashiah et, chacun individuellement, membres les uns des autres. Pour le bien être d’une société, d’une assemblée, d’un corps ; il faut que tous les membres travaillent ensemble, main dans la main. L’œil a besoin du pied et le pied de l’œil. Lorsque nous prenons en compte ces points de vue, nous pouvons véritablement être solidaires et dans une unité totale : tout en éprouvant de l’amour les uns pour les autres.

Moshé nous a appris dans la Torah que pour mériter l’amour de D.ieu, il est impératif d’aimer notre prochain ; Yeshoua reprendra ce principe dans les Écrits Nazaréens.

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes talmidim, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. (Yohanan 13 :34-35)

Dans le Chéma Israël, le mot "echad" doit être rapprochée du mot "ahava" [l’amour] car ils ont tous les deux une même guématria [13]. La primauté absolue de la Torah et de l’unité, c’est donc l’amour ! La conscience d'unité est la base de toutes les actions pour aller dans le chemin de la réussite car toutes les entreprises qui ne sont pas basés pas sur le fondement de l'unité sont vouées à l’échec. 

 

 

  • mais unique le corps : la Kéhila doit être echad.

 

COMMENTAIRE N°2

Étant partis de Rephidim, ils arrivèrent au désert de Sinaï et ils campèrent dans le désert ; Israël campa là, vis-à-vis de la montagne. (Shemot 19 :2)

Rachi : comme un seul homme, d’un seul cœur ; d’où l’emploi du singulier.

La Torah affirme qu’avant le don de la Torah, le peuple Juif campait dans le désert. Quand elle décrit ce campement, elle emploie le singulier ; bien qu’il s’agisse de plusieurs personnes... C’est pour faire allusion au fait que le peuple était comme un seul homme, avec un même cœur ; les Juifs était parfaitement unis, au point d’être considérés comme une même entité et non comme plusieurs individus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21.     L’œil ne peut dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi. Et la tête encore ne peut pas dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous.

 

  • L’œil ne peut dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi : l’Apôtre Shaoul va comparer un Nazaréen "œil" et un Nazaréen "main" … Les deux sont nécessaires et doivent travailler en harmonie pour le bon fonctionnement du corps [de la Kéhila].

 

 

  • Et la tête encore ne peut pas dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous : l’Apôtre Shaoul va comparer un Nazaréen "tête" et un Nazaréen "pied" … Les deux sont nécessaires et doivent travailler en harmonie pour le bon fonctionnement du corps [de la Kéhila].

 

COMMENTAIRE N°1

Au début de la Paracha Bamidbar, la Torah nous montre le système d’identification de chaque tribu lors de leurs périples dans le désert. En effet, chacune avait son propre drapeau, représentant son rôle et son caractère. Par exemple, un lion figurait sur le drapeau de Yéhouda, indiquant son statut de roi, le lion étant le roi des animaux. Le Rav Kamenetsky souligne que ce système, pourtant simple, ne fut mis en place que lors de la deuxième année après la sortie d’Égypte ; pourquoi fallut-il attendre un an entier pour l’instaurer ? Il répond que le Mishkan aussi fut établi uniquement dans la deuxième année qui suivit la sortie d’Égypte et il était impératif qu’il soit construit avant la mise en place du système des drapeaux. Pourquoi ? Le Rav Kamenetsky explique que les divers drapeaux mettaient en relief de grandes différences entre chaque tribu. Les diverses couleurs et symboles connotent le mode de vie et les forces particulières à chacune. Par conséquent, le risque que les drapeaux entrainent séparation et divergence au sein de la nation Juive était grand.

Chaque tribu avait sa propre philosophie et risquait de la canaliser vers des objectifs disparates, voire d’éventuels conflits entre elles. Pour éviter que cela se produise, il était primordial de garder un point de mire, rappelant aux tribus qu’elles ont toutes le même but, celui de la Avoda Hashem, même si les manières de l’atteindre sont différentes… C’était l’un des objectifs principaux du mishkan, de servir d’élément unificateur pour les divers éléments du peuple Juif. Chacun a sa façon de voir les choses et divers rôles sont à remplir au sein de la nation mais si tout le monde vise la même cible, celle de servir Hashem, nos différences n’ont aucune raison de se transformer en conflit ou en dissension.

Le Rav Kamenetsky compare, comme l’Apôtre Shaoul, ceci au corps humain : les oreilles et les yeux ont des fonctions et des aptitudes très différentes mais ne sont pas en compétition, parce qu’ils ont un objectif commun : ceux de permettre au corps humain de fonctionner correctement.

 

 

 

 

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22.     Bien plus, les membres du corps qui nous paraissent les plus faibles sont nécessaires.

 

 

  • Bien plus, les membres du corps : cela fait référence aux Nazaréens.

 

 

  • qui nous paraissent les plus faibles : les moins "forts" spirituellement.

 

 

  • sont nécessaires : en effet, tous les membres sont importants.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre les notions exposées par l’Apôtre Shaoul.

 

Depuis le lendemain du Shabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième Shabbat et vous ferez à l'Éternel une offrande nouvelle. (Vayikra 23 :15-16)

 

Dans la paracha Emor, la Torah nous parle du compte du Omer que nous comptons à partir du lendemain de Pessa’h, la sortie d’Égypte jusqu’à Shavouot, le don de la Torah. Le verset mentionne : "vous compterez pour vous" et cette précision a son importance… En effet, cela signifie que chacun doit compter le Omer, du fait que chaque individu a sa part dans le service divin. Nous devons donc nous renforcer et ne pas nous méprendre en pensant que le service divin de l’autre a plus d’importance aux yeux d’Hashem que le nôtre qui n’aurait que peu de valeur. Bien que ce soit une prédisposition positive d’être modeste, il ne faut en aucun cas que cela nous casse et nous enlève l’envie de servir Hashem !

 

Rabbi Nathan de Breslev affirmait qu’au contraire, il n’y avait pas de plus grand orgueil que le "tout ou rien" envers Hashem qui consiste à refuser de le servir dans le cas où nous ne pouvons pas réaliser un service divin "honorable" …

 

De plus, regarder la qualité du service divin de l’autre est une grande erreur car nous ignorons ce qu’Hashem attend de chacun par rapport à la racine de son âme, de l’endroit d’où il vient et où il se trouve.  Personne ne ressemble à l’autre, la comparaison n’a donc aucun intérêt. Rabbi Na’hman rapporte d’ailleurs, au sujet d’Avraham Avinou que sa force fut  de se considérer comme étant seul au monde et de faire fi des gens qui voulaient l’empêcher et le troubler dans son avancée vers Hashem.

 

Lorsqu’un homme cherche la vérité, les forces du mal se déploient contre lui afin de l’empêcher de réaliser ses projets, en se moquant, en le décourageant et en le séduisant afin d’échanger sa vérité contre de la pacotille. Beaucoup d’obstacles se dressent devant celui qui veut se rapprocher sincèrement d’Hashem et parfois même de la part de ceux qui l’aiment.

A l’image de notre cordonnier, dans le conte de l’homme sage et de l’homme simple, qui s’émerveillait devant la beauté de ses chaussures à trois coins malgré les paroles décourageantes de son épouse qui ne comprenait pas pourquoi, il vendait ses chaussures moins chers que les autres cordonniers, nous devons apprécier le potentiel qu’Hashem nous a donné même si ce dernier parait médiocre aux yeux du monde. Notre saint cordonnier ne s’est ni cassé, ni même découragé et a calmement démontré à sa femme que malgré le prix modeste de ses chaussures qu’il vendait trois fois moins cher que les autres, il tirait un gain de leur vente. 

 

Rabbi Na’hman insista à de nombreuse reprise sur l’importance de l’intégrité et de la simplicité qu’un homme devait revêtir afin d’être toujours joyeux malgré son apparente pauvreté matérielle et spirituelle. Contrairement aux apparences, notre cordonnier était d’une richesse hors du commun puisqu’il pouvait ressentir dans son pain toutes les saveurs du monde et ses chaussures à trois coins qu’il faisait avec beaucoup d’efforts et dont le profit était moindre, avaient à ses yeux une valeur inestimable. Beaucoup de personnes apparemment riches sont en réalité pauvres car elles ont plein de soucis et plein de manques. Rabbi Na’hman nous révèle que les chaussures à trois coins de l’homme simple faisaient allusion à ses prières. Son service divin paraissait donc médiocre, cependant, il avait à ses yeux une grande valeur. Par l’attitude du cordonnier, Rabbi Na’hman nous révèle le secret de la réussite ! En effet, le cordonnier grâce à son attitude consistant à ne voir que le bien et ne pas se préoccuper des affaires des autres, fut appelé par le Roi et devint gouverneur de tous les gouverneurs.

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25.     pour qu’il n’y ait pas schisme dans le corps, mais que tous les membres se soucient de même les uns des autres.

 

  • pour qu’il n’y ait pas schisme : du grec "schisma"…

 

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

 

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

 

  • dans le corps : dans la Kéhila du Rabbi de Natzeret.

 

Il est la tête du corps de la Kéhila ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. (Colossiens 1 :18)

 

COMMENTAIRE N°1

Dans le monde de la Torah, le Judaïsme Nazaréen est une 'Hassidout comme les autres : plusieurs talmidim sont regroupés autour d'un Rebbe/Rabbi, celui-ci étant un Tsadik, soit un véritable intermédiaire entre D.ieu et les hommes.

 

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre du Mashiah Yeshoua, pour la foi des élus de D.ieu et la connaissance de la vérité qui est selon la ‘Hassidout. (Titus 1 :1)

 

Le Judaïsme ‘hassidique prend racine dans le mot hébreu 'Hassidout, lequel a donné en français "la piété" et dans les Écrits Nazaréens, le mot grec "eusebeia" … Officiellement, ce mouvement, appelé également, le ‘hassidisme est un mouvement de renouveau religieux fondé au 18ème siècle en Europe de l'Est par le Baal Chem Tov.

Néanmoins, ce mouvement a-t-il réellement été initié au 18ème siècle ? Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse emploie-t-il alors l’expression "la pleine connaissance de la vérité dans la ‘Hassidout" ? Rabbi Shaoul de Tarse connaissait-il le Judaïsme ‘hassidique alors qu’Hashem n’avait pas encore envoyé le Baal Chem Tov dans le monde ?

En soi, le mot "hassidout" a toujours existé au sein du Judaïsme mais actuellement, celui-ci est liée avec une interprétation de la Torah bien particulière…

En effet, les principaux axes de la ‘Hassidout sont :

  • la sim’ha en Hashem

Soyez toujours joyeux. (1 Thessaloniciens 5 :16)

  • l'humilité

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

  • l'amour ou la connexion avec la divinité dans tous les aspects de la Création.

Car tout ce que D.ieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. (1 Timotheos 4 :4-5)

Les cours du Baal Chem Tov ont été propices pour rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah ! La ‘Hassidout fait franchir des étapes supplémentaires en plaçant des enseignements directement entre les mains de chacun. Le Tsaddik détient le rôle clé, c’est le médiateur entre l'homme et D.ieu ; celui-ci aide le simple, aussi ignorant soit-il dans la Torah, pour qu’il puisse atteindre la divinité pleinement.

Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timotheos 2 :5-6)

La ‘Hassidout était un mouvement qui eut une incidence fondamentale et même révolutionnaire sur la pratique et la pensée du Judaïsme ! Bien évidemment, nous pouvons relier cette révolution avec Yeshoua, le Mashiah révolutionnaire de l’époque du Second Temple. 

Yeshoua descendit à Capernaüm, ville de la Galilée et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine. (Loucas 4 :31-32)

Avant la ‘Hassidout, en général, le monde de la Torah était caractérisé par un ordre hiérarchique : les savants de la Torah au sommet, les simples Juifs en bas… Dans l’état d’esprit, une grande âme et une grande intelligence étaient pratiquement synonymes. Néanmoins, le Baal Chem Tov éleva le statut de l’homme et de la femme du commun, exalta la ferveur du simple Juif et déclara qu’il était élevé bien au-dessus de l’érudit froidement intellectuel et souvent imbu de lui-même… Nous retrouvons cet aspect également dans les Évangiles car Yeshoua donnait principalement ses enseignements aux Juifs simples et non aux proushim intellectuels, afin qu’ils deviennent de grands hommes connectés au divin.

Comme Yeshoua était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses talmidim. Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :10-13)

En conclusion, la Hassidout fut-elle dévoilée par le Baal Chem Tov ? En réalité, ce Tsadik Yessod Olam a simplement remis au goût du jour les enseignements ‘hassidiques de la Brit Hadasha, en ligne depuis plus de 1700 ans… La ‘Hassidout Nazaréenne a simplement été volée et récupérée par les non-Juifs qui ont mal interprété les concepts Juifs ‘hassidiques et influencés par Essav, ont idolâtré Jésus et créaient le christianisme. Néanmoins, comme nous l’avons vu, tous les enseignements de Rabbi Shaoul de Tarse et des autres Apôtres sont des enseignements purement ‘hassidiques.

 

En effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps.

 

Le Mashiah est le chef de la Kéhila, qui est son corps et dont il est le Sauveur. (Éphésiens 5 :23)

 

Chez les ‘hassidiques, le Rabbi est appelé "Admor" [Adonénou Morénou veRabbénou] : Rabbi Yeshoua de Natzeret était également appelé par ces noms "mon Seigneur, mon enseignant et mon Rav" comme cela est relaté dans les Évangiles.

 

Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. (Matityahou 8 :2)

 

Rabbi, je te suivrai partout où tu iras. (Matityahou 8 :19)

 

Shimon lui répondit : Moré, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. (Loucas 5 :5)

 

L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur nous et nous conduit dans les chemins de la Torah.

 

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Notons également que le Baal Chem Tov avait reçu du Ciel que le Mashiah viendrait quand ses enseignements seraient répandus partout dans le monde… En comparaison, Rabbi Yeshoua de Natzeret a aussi demandé que l’Evangile soit annoncé à tous les non-Juifs afin qu’ils puissent se greffer pleinement à Israël.

 

Il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marcos 16 :15-16)

 

Le Rabbi de Loubavitch, pour sa part, demandait à ses élèves de parcourir le monde afin de ramener le Juif le plus éloigné à la Torah du Saint Béni soit-Il. De même, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a demandé d'aller vers les brebis perdues de la maison d'Israël, afin de les ramener à la Torah et de les connecter avec lui.

 

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. (Matityahou 10 :6)

 

Comme nous l’avons vu, par rapport aux autres courants, les ‘hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec D.ieu, en particulier par le chant et la danse. Tous ces enseignements pourront être retrouvés dans les enseignements ‘hassidiques des Apôtres du Mashiah.

En effet, le Baal Chem Tov, le détenteur des grands secrets de la Torah, mettait bien plus l'accent sur la danse, le chant, la sim’ha, l’émotion, l'enthousiasme, la ferveur, l'amour de D.ieu et l'amour du prochain dans la Avoda Hashem [bien évidemment, ceci n’excluait pas l'étude de la Torah]. Un hassid est donc un homme pieux et un fervent adorateur de D.ieu qui souhaite transfigurer son existence par l’application de toutes ces méthodes.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Cette nouvelle relation à la religion instaurée par le Baal Chem Tov déplut aux autorités rabbiniques établies, appelées les mitnagdim [opposants] rassemblés sous l'autorité de l'illustre Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le ‘hassidisme dévier vers l'hérésie était forte… En effet, les ‘hassidim étaient bien plus portés vers la mystique fondée sur l'exaltation des émotions religieuses tandis que les mitnagdim, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquaient un Judaïsme plus austère et plus intellectualisé. Critiquant une orientation ‘hassidique, assurant la suprématie de la Kabbale sur la halakha, les mitnagdim reprochaient cette forte joie de vivre, qu'ils estimaient incompatible avec l'étude de la Torah.

Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit car la lettre tue mais l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6)

Ce qui est arrivé à la Kéhila Nazaréenne est donc également arrivé aux autres communautés 'hassidiques : nous avons été expulsés des synagogues un temps et aussi persécutés, au point que pour certains Juifs, tuer des Nazaréens était considéré comme une offrande à Hashem ; de même les 'hassidiques, comme par exemple les Breslev, ont été persécutés, rejetés et certains ont même connu plusieurs tentatives de meurtres sur leur personne….

Ils vous excluront des synagogues et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à D.ieu. (Yohanan 16 :2)

 

En effet, le Judaïsme ‘hassidique a connu une forte opposition active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, par le mitnagdisme. Malheureusement, l'opposition des successeurs du Gaon de Vilna ira parfois très loin, jusqu'à dénoncer les premiers ‘hassidim aux autorités russes, pour tenter de gêner leurs actions jugées hérétiques… Les Nazaréens n’ont-ils pas également été dénoncés aux romains ?

 

Cette opposition du parti mitnagdim s'est fortement atténuée avec le temps mais n’a pas encore totalement disparu dans les mentalités… Par exemple, dans les années 1980, le Rav Elazar Shach, un Rav du courant mitnagdim en Israël, s'interrogeait sur le fait de savoir si les ‘hassidim de Loubavitch étaient encore Juifs, du fait de leur relation à leur Admor, que certains considéraient comme étant le Mashiah…

Pour le coup, le Tséma'h Tsédéq reconnaît tout de même que l'influence du Gaon de Vilna fut aussi positive, en ce qu'elle avait obligé le mouvement ‘hassidique naissant à éviter d'aller trop loin dans ses innovations, une tendance récurrente dans les mouvements mystiques. En ce sens, on pourrait donc en déduire que le rôle du Gaon de Vilna peut être comparé à celui de Yaakov HaTsadik, le chef de Kéhila Nazaréenne, beaucoup plus accentué sur les œuvres de la Torah que Rabbi Shaoul de Tarse.

Néanmoins, contrairement au Gaon de Vilna, Yaakov HaTsadik était également un adepte des enseignements ‘hassidiques de Yeshoua et non un partisan du parti des mitnagdim.

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

Aujourd'hui, on retrouve des ‘hassidim dans la plupart des communautés Juives mais leurs plus grands centres sont aux États-Unis ou en Israël. Les dénominations ‘hassidiques sont nombreuses, elles sont souvent désignées selon la ville ou le village d'Europe oriental ou elles sont apparues. On peut ainsi citer :

  • les ‘hassidim de Breslev,

  • les ‘hassidim de Loubavitch,

  • les ‘hassidim de Gour,

  • les ‘hassidim de Satmar,

  • les ‘hassidim de Bobov,

  • les ‘hassidim de Amchinov,

  • etc…

 

Les plus connus et les plus proches de la ‘Hassidout Nazaréenne sont Breslev et Loubavitch.

Chaque Admor désigne également un successeur, qui est généralement un de ses fils ou parfois, un autre membre de sa famille. Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas eu d'enfants et c’est pourquoi, nous voyons qu'il désignera l’un de ses frères, Yaakov HaTsadik comme successeur à la tête de la Kéhila Nazaréenne.

 

Nous retrouvons donc absolument les mêmes schémas… La seule différence, c'est que la 'Hassidout Nazaréenne a été récupérée par les non-Juifs qui en ont fait une nouvelle religion, appelée le christianisme. Néanmoins, baroukh Hashem, le temps de la restauration messianique agit avec puissance…

 

  • mais que tous les membres : cela fait référence aux Nazaréens.

 

  • se soucient de même les uns des autres : dans l’idée d’aimer notre prochain, comme nous-mêmes.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. (Vayikra 19 :18)

 

Un des soferim, qui les avait entendus discuter, sachant que Yeshoua avait bien répondu aux tzedoukim, s'approcha et lui demanda : Quel est la première de toutes les mitsvot ? Yeshoua répondit : Voici la première : Écoute, Israël, le Seigneur, notre D.ieu, est l'unique Seigneur et : Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. Voici la seconde : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autres mitsvot plus grandes que celles-là. (Marcos 12 :28-31)

 

Les Sages ont dit : Havakouk est venu et les a placés [les mitsvot] sur un principe : Le juste vivra dans sa foi. (…). Toutes les mitsvot de la Torah sont donc classés en deux catégories : l'une concernant les mitsvot entre l'homme et Hashem, le fondement de toutes étant la émouna en Hashem ; la seconde concernant les mitsvot entre l'homme et son prochain, le fondement de toutes étant : Tu aimeras ton prochain comme toi-même… De plus, il est également enseigné : Je suis l’Eternel, qui est le fondement sur lequel Havakouk a respecté tous les commandements de la Torah, c'est-à-dire la émouna en Hashem. (Kli Yakar sur Vayikra)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Afin de mieux comprendre la nécessité d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, nous pourrons nous laisser guider par les enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

 

Un jour, un jeune homme vint voir Rabbi Nathan afin de l’interroger quant aux intentions nécessaires avant de procéder à l’accomplissement de la mitsva de la mise du talith. Puisque les mitsvot doivent être réalisées avec intention, quelles sont les notions sur lesquelles devons-nous nous concentrer en réalisant la mitsva du talith ? La réponse de Rabbi Nathan est particulièrement touchante par sa simplicité et sa profondeur. Rabbi Nathan lui répondit : Lorsque tu mets le talith, veille à ce que ses franges ne fouettent pas la personne qui se tient derrière toi. L’étude des intentions profondes des mitsvot a pour prélude le respect de mon prochain. Nombreuses sont les personnes désireuses d’étudier les secrets de la Kabbale sans même connaître le sens des mitsvot, parfois même sans les accomplir. Un individu désireux d’étudier la physique nucléaire peut-il s’engager dans un tel projet sans savoir lire ou compter ? Il est évident que ce n’est pas le cas. Ainsi, l’approfondissement de la parole divine nécessite une réelle prise de conscience quant au respect d’autrui. Rabbi Na’hman élargit son propos et explique qu’il ne faut pas excessivement approfondir les secrets de la Torah. Lorsque nous dépassons nos capacités de compréhension, nous nous mettons en danger. Rabbi Akiva est le seul à avoir pu approcher le secret du Sod. Et quel était son enseignement principal ? Aime ton prochain comme toi-même ! Rabbi Nathan a également le même enseignement au sujet du talith. (Rav Avraham Ifra’h)

 

S’aimer avec l’autre. Tels sont les propos de Rabbi Na’hman au sujet de notre relation à autrui. Il y a matière à réfléchir pendant un moment… En d’autres termes, ma relation à l’autre est fondée sur l’échange et non sur l’exploitation. Quelle opposition avec la culture occidentale essavique dans laquelle nous avons évolué ! Derrière la soi-disant, culture des différences, il n’y a que recherche de l’exploitation de ces différences, dans le but de réaliser un profit. En revanche, le message de Rabbi Na’hman est clair : le rapport avec autrui est une optimisation de soi. Non seulement nous n’y perdons rien mais en plus nous y gagnons. L’échange avec autrui permet de découvrir de nouvelles facettes de la vérité qui, comme chacun le sait, est plurielle. Dès lors que je rejette l’autre, cela signifie que ma vérité a un problème de réglage. Ma vérité ne doit pas exclure mais bien favoriser le contact humain, afin de s’enrichir d’autres facettes de la vérité et d’être diffusée. Si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’elle se cantonne au beau discours, qu’elle est purement théorique et qu’elle manque de vécu. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.     Aussi, un membre souffre-t-il ? Tous souffrent avec lui. Un membre est-il glorifié ? Tous se réjouissent avec lui.

 

  • Aussi, un membre souffre-t-il ? Tous souffrent avec lui : un corps sain est un corps dont tous les éléments fonctionnent en harmonie. Une Kéhila en bonne santé est une grande famille bienveillante dans laquelle chacun des membres aime les autres comme lui-même ou elle-même ; dans laquelle si un Juif traverse une mauvaise passe, les autres lui tiennent la main ; dans laquelle quand l’un connait le succès, nous célébrons tous ; dans laquelle personne n’est catalogué ou exclu à cause de ses croyances, de son comportement ou de son passé, etc…

 

  • Un membre est-il glorifié ? Tous se réjouissent avec lui : comme cela est également relaté dans la Lettre aux Romains.

 

Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. (Romains 12 :15)