CHAPITRE 11

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COMMENTAIRES 

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1.     Soyez mes imitateurs, comme je le suis du messie.

 

  • Soyez mes imitateurs : l’Apôtre Shaoul était un grand serviteur d’Hashem et s’était parfaitement inclus dans le Tsadik HaEmet, Rabbi Yeshoua de Natzeret. Par conséquent, imiter Shaoul revenait en réalité, à imiter le Mashiah lui-même…

 

Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs. (1 Corinthiens 4 :16)

 

Soyez tous mes imitateurs, frères et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. (Philippiens 3 :17)

 

 

  • comme je le suis du messie : Rabbi Yeshoua de Natzeret étant, l’exemple de tous…

 

COMMENTAIRE N°1

Qui était Yeshoua ? Comment l’imiter ?

Le Rav séfarade David De Sola Pool, l’un des plus grands leaders des Juifs d’Amérique et l’un des chefs mondiaux des Juifs séfarades du 20ème siècle, a témoigné de la foi de Yeshoua.

En tant que Juif, Jésus vécut une vie complètement Juive et il observa les prescriptions rituelles de la Torah… Selon la coutume de la Bible, il dénonça les pharisiens hypocrites et de mauvaise foi mais en parlant de ceux qui étaient authentiquement pieux, il dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent. La foi que Jésus prêchait et pratiquait était presque, sans exception, du Judaïsme Pharisaïque. L’enseignement moral et la compréhension classique du pharisaïsme quant aux Écritures eut une profonde influence sur le Sermon sur la montagne. (The Eternal Flame, London, 1958, p.177)

Selon l’approche du Rav, pour imiter Yeshoua, c’est simple ; il suffit donc de mettre en pratique la Torah et d’écouter les rabbanim [pharisiens] qui siègent sur la chair de Moshé.

 

Shaoul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de tzedoukim et l'autre de proushim, Shaoul s'écria dans le Sanhédrin : Hommes frères, je suis paroush, fils de paroush. (Actes 23 :6)

 

COMMENTAIRE N°2

Jésus n’avait pas d’autre but en perspective que d’animer les hommes dans la foi en l’unique D.ieu et de les pousser à la pratique des vertus envers le prochain et à l’amour de tous, même des ennemis. Que D.ieu nous accorde tous, Juifs et chrétiens, de suivre l’enseignement de Jésus et son exemple resplendissant, pour notre bien dans ce monde et notre délivrance dans le suivant. Amen. (Rav Elie Soloweyczyk, dans le Kol Koré)

Rabbi Elie Tzvi Soloweyczyk était un Rabbin lithuanien, un auteur et traducteur de Sloutsk ; il était le petit-fils du Rav Chaim Volohzin et l’oncle du Rav Yossef Dov Soloveitchik, le Beis HaLevi. En 1870, il publia un commentaire en hébreu sur l’Évangile de Matityahou, appelé Kol Koré, qui fut traduit en français, en allemand et en anglais sous le titre de "La Bible, le Talmud et l’Évangile" en 1875.

L’œuvre suivit l’approche du Rav Yaakov Emden et cherchait à expliquer le Talmud aux chrétiens et l’Évangile aux Juifs, ainsi que de démontrer les bases communes de leur croyance.

En effet, le Rav Yaakov Emden, un Gaon d’Israël, lui aussi a également commenté la vie du Rabbi de Natzeret : Jésus a apporté un double bienfait au monde. D’une part, il a magnifiquement soutenu la Torah de Moïse (…) et aucun de nos Sages n’a davantage insisté sur son immuabilité. D’autre part, il a fait disparaître l’idolâtrie des nations, leur a imposé les sept lois de Noé afin qu’ils ne se comportent pas comme des animaux sauvages et leur a fermement inculqué des principes moraux […]. Les chrétiens sont des communautés qui œuvrent en faveur du ciel et sont destinées à durer ; elles sont habitées par l’amour du ciel et la récompense ne leur sera pas refusée. (Seder Olam Rabah 35-37)


 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     De cela je vous louange, mes frères, de vous souvenir de moi en tout et de garder les traditions telles que je vous les ai transmises.

 

 

  • De cela je vous louange, mes frères : d’imiter l’Apôtre Shaoul dans le chemin de la sanctification.

 

 

  • de vous souvenir de moi en tout : de tous les différents enseignements du Rabbi de Tarse.

 

 

  • et de garder les traditions : les halakhot et les coutumes transmises par la Torah Orale.  

 

COMMENTAIRE N°1

Le port du voile chez les femmes est un code vestimentaire liées aux traditions des Maîtres d’Israël. Shaoul, inspiré du courant pharisien, a donc l’air de cautionné ces traditions et ceci n’est pas étonnant !

Shaoul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de tzedoukim et l'autre de proushim, Shaoul s'écria dans le Sanhédrin : Hommes frères, je suis paroush, fils de paroush. (Actes 23 :6)

L’Apôtre Shaoul n'a jamais rien fait contre la Torah, même pas contre de simples coutumes…

Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.  Le lendemain, Shaoul se rendit avec nous chez Yaakov et tous les Anciens s'y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que D.ieu avait fait au milieu des non-Juifs par son ministère. Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent D.ieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru et tous sont zélés pour la Torah. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les non-Juifs à renoncer à Moshé, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera car on saura que tu es venu. C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la Torah. (…) Alors Shaoul prit ces hommes, se purifia et entra le lendemain dans le Temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l'offrande présentée pour chacun d'eux. (Actes 21 :17-26)

L’expression "ils ont appris" est intéressante car effectivement, ils ont appris de fausses accusations ! L’Apôtre du Mashiah n’a pas cessé de respecter la Torah…

Les traditions des Maîtres d’Israël, suivies par Shaoul, sont bonnes lorsqu'elles sont exécutées avec un cœur pur et une grande kavana pour honorer le Maître du monde. En complément de toutes les traditions du Am Israël, la Torah écrite ordonne également aux femmes d’être voilées ! 

Le Cohen fera tenir la femme debout devant l'Éternel ; il découvrira la tête de la femme et lui posera sur les mains l'offrande de souvenir, l'offrande de jalousie ; le Cohen aura dans sa main les eaux amères qui apportent la malédiction. (Bamidbar 5 :18)

Il découvrira la tête : découvrir nécessite, forcément, la présence d’un voile…  

 

COMMENTAIRE N°2

J’étais plus avancé dans le Judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. (Galates 1 :14)

Les Sages d’Israël bénéficient d’une reconnaissance suprême. Leurs avis est recherché tant sur le plan spirituel que matériel, leur comportement est minutieusement scruté et leurs décisions scrupuleusement respectés. Ils sont la principale source d’inspiration et d’ambition des membres du peuple Juif, tant pour leur sagesse que pour leur piété. Par le don de la Torah au Har Sinaï, Hashem enseigna à Moshé l’explication et les détails de toutes les mitsvot. Moshé à son tour, les transmit au peuple. Cette transmission de Maître à élève fut orale jusqu’en l’an 3948 où Rabbi Yéhouda HaNassi inscrivit tous les enseignements oraux sur parchemin : ce fut la naissance de la Mishna.

Moshé a reçu la Torah au Sinaï et l'a transmise à Yéhochoua, Yéhochoua aux Anciens, les anciens aux prophètes et les prophètes aux Hommes de la Grande Assemblée. (Pirké Avot 1 :1)

La Mishna regroupe les détails et les explications de toutes les mitsvot de la Torah, qui furent transmises de Moshé jusqu’à Rabbi Yéhouda HaNassi. Le fait que D.ieu assigna à sa Torah une explication orale se transmettant de Maître à élève était inévitable car sans cette explication, la Torah serait impénétrable.

On travaillera six jours mais le septième jour est le Shabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c'est le Shabbat de l'Éternel, dans toutes vos demeures. (Vayikra 23 :3) 

Quel genre de travail nous est-il interdit d’accomplir le Shabbat ? Est-il pensable de sanctionner le contrevenant, pour la transgression du Shabbat, alors qu’on ne lui a pas expliqué par quelle action il se rendrait coupable ?

Que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour. (Shemot 16 :29)

Doit-on réellement s’isoler des autres gens le Shabbat ?

Tu les lieras comme un signe sur tes mains et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. (Devarim 6 :8)

De quel symbole s’agit-il ? Le mot symbole en hébreu "ot" signifie aussi marque, signe ou encore lettre… Alors que devrions-nous nous attacher sur le bras ? Comment se fait-il que tous les membres du peuple Juif portent les mêmes phylactères au même endroit depuis la nuit des temps ?

Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année. (Shemot 12 :12)

Comment calcule-t-on ce mois-ci : d’après le soleil ou bien la lune ?

Par rapport à ces différentes questions, il est donc clair que la Torah Écrite ne peut être comprise sans la Torah Orale, cette transmission des Sages, qui de génération en génération a garanti la validité de la loi divine… Outre ces considérations évidentes, D.ieu lui-même nous ordonne de nous soumettre aux Sages, leur conférant par là une souveraineté totale sur le peuple.

Si une cause relative à un meurtre, à un différend, à une blessure, te paraît trop difficile à juger et fournit matière à contestation dans tes portes, tu te lèveras et tu monteras au lieu que l'Éternel, ton D.ieu, choisira. Tu iras vers les cohanim, les Lévites et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge ; tu les consulteras et ils te feront connaître la sentence. Tu te conformeras à ce qu'ils te diront dans le lieu que choisira l'Éternel et tu auras soin d'agir d'après tout ce qu'ils t'enseigneront. Tu te conformeras à la Torah qu'ils t'enseigneront et à la sentence qu'ils auront prononcée ; tu ne te détourneras de ce qu’ils ne te diront ni à droite ni à gauche. (Devarim 17 :8-11)

Lorsque le peuple fut présent au mont Sinaï, il a aussi accepté de se faire diriger par les Sages, puisque c’est effectivement un commandement à part entière de la Torah.

Choisis par leurs prédécesseurs pour leur maîtrise parfaite de la Torah, ainsi que leurs hautes qualités morales, les Sages de chaque génération sont assermentés pour diriger le peuple face aux évolutions de la société et des mœurs

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Comme ce fut le cas des communautés partout à travers le monde, riches ou pauvres, jeunes comme moins jeunes, toutes admettaient la souveraineté des Grands Maîtres d’Israël. Aujourd’hui aussi, comme dans chacune des générations précédentes, les Grands Maîtres d’Israël œuvrent dans le même sens : préserver et améliorer la qualité du service divin de chaque Juif, là où il se trouve. C’est pourquoi il est impératif d’entrer en contact avec des Sages reconnus par leurs pères, porteurs de ce que l’on appelle une tradition. 

Puisse Hashem nous guider afin que l’on ait le mérite d’étudier et de pratiquer toute la Torah Écrite, à la lumière de la Torah Orale et de l’enseignement de nos Sages.

Alors Yeshoua, parlant à la foule et à ses talmidim, dit : Les soferim et les proushim sont assis dans la chaire de Moshé. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent. (Matityahou 23 :1-3)

 

  • telles que je vous les ai transmises : l’Apôtre Shaoul a toujours enseigné et rapporté les traditions reçus des Maîtres d’Israël, comme cela est rapporté dans le Livre des Actes.

 

Au bout de trois jours, Shaoul convoqua les principaux des Juifs et, quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles : Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem. (Actes 28 :17)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Mais je veux que vous le sachiez : la tête de tout homme, c’est le messie ; la tête de la femme, c’est l’homme ; la tête du messie, c’est Elohîms.

 

 

  • Mais je veux que vous le sachiez : pour clarifier la situation.

 

 

  • la tête de tout homme, c’est le messie : Yeshoua est le chef de la Kéhila Nazaréenne.

 

Le Mashiah est le chef de la Kéhila. (Éphésiens 5 :23)

 

Il est la tête du corps de la Kéhila ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. (Colossiens 1 :18)

 

COMMENTAIRE N°1

Dans le monde de la Torah, le Judaïsme Nazaréen est une 'Hassidout comme les autres : plusieurs talmidim sont regroupés autour d'un Rebbe/Rabbi, celui-ci étant un Tsadik, soit un véritable intermédiaire entre D.ieu et les hommes.

 

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre du Mashiah Yeshoua, pour la foi des élus de D.ieu et la connaissance de la vérité qui est selon la ‘Hassidout. (Titus 1 :1)

 

Le Judaïsme ‘hassidique prend racine dans le mot hébreu 'Hassidout, lequel a donné en français "la piété" et dans les Écrits Nazaréens, le mot grec "eusebeia" … Officiellement, ce mouvement, appelé également, le ‘hassidisme est un mouvement de renouveau religieux fondé au 18ème siècle en Europe de l'Est par le Baal Chem Tov.

Néanmoins, ce mouvement a-t-il réellement été initié au 18ème siècle ? Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse emploie-t-il alors l’expression "la pleine connaissance de la vérité dans la ‘Hassidout" ? Rabbi Shaoul de Tarse connaissait-il le Judaïsme ‘hassidique alors qu’Hashem n’avait pas encore envoyé le Baal Chem Tov dans le monde ?

En soi, le mot "hassidout" a toujours existé au sein du Judaïsme mais actuellement, celui-ci est liée avec une interprétation de la Torah bien particulière…

En effet, les principaux axes de la ‘Hassidout sont :

  • la sim’ha en Hashem

Soyez toujours joyeux. (1 Thessaloniciens 5 :16)

  • l'humilité

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

  • l'amour ou la connexion avec la divinité dans tous les aspects de la Création.

Car tout ce que D.ieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. (1 Timotheos 4 :4-5)

Les cours du Baal Chem Tov ont été propices pour rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah ! La ‘Hassidout fait franchir des étapes supplémentaires en plaçant des enseignements directement entre les mains de chacun. Le Tsaddik détient le rôle clé, c’est le médiateur entre l'homme et D.ieu ; celui-ci aide le simple, aussi ignorant soit-il dans la Torah, pour qu’il puisse atteindre la divinité pleinement.

Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timotheos 2 :5-6)

La ‘Hassidout était un mouvement qui eut une incidence fondamentale et même révolutionnaire sur la pratique et la pensée du Judaïsme ! Bien évidemment, nous pouvons relier cette révolution avec Yeshoua, le Mashiah révolutionnaire de l’époque du Second Temple. 

Yeshoua descendit à Capernaüm, ville de la Galilée et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine. (Loucas 4 :31-32)

Avant la ‘Hassidout, en général, le monde de la Torah était caractérisé par un ordre hiérarchique : les savants de la Torah au sommet, les simples Juifs en bas… Dans l’état d’esprit, une grande âme et une grande intelligence étaient pratiquement synonymes. Néanmoins, le Baal Chem Tov éleva le statut de l’homme et de la femme du commun, exalta la ferveur du simple Juif et déclara qu’il était élevé bien au-dessus de l’érudit froidement intellectuel et souvent imbu de lui-même… Nous retrouvons cet aspect également dans les Évangiles car Yeshoua donnait principalement ses enseignements aux Juifs simples et non aux proushim intellectuels, afin qu’ils deviennent de grands hommes connectés au divin.

Comme Yeshoua était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses talmidim. Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :10-13)

En conclusion, la Hassidout fut-elle dévoilée par le Baal Chem Tov ? En réalité, ce Tsadik Yessod Olam a simplement remis au goût du jour les enseignements ‘hassidiques de la Brit Hadasha, en ligne depuis plus de 1700 ans… La ‘Hassidout Nazaréenne a simplement été volée et récupérée par les non-Juifs qui ont mal interprété les concepts Juifs ‘hassidiques et influencés par Essav, ont idolâtré Jésus et créaient le christianisme. Néanmoins, comme nous l’avons vu, tous les enseignements de Rabbi Shaoul de Tarse et des autres Apôtres sont des enseignements purement ‘hassidiques.

 

En effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps.

 

Le Mashiah est le chef de la Kéhila, qui est son corps et dont il est le Sauveur. (Éphésiens 5 :23)

 

Chez les ‘hassidiques, le Rabbi est appelé "Admor" [Adonénou Morénou veRabbénou] : Rabbi Yeshoua de Natzeret était également appelé par ces noms "mon Seigneur, mon enseignant et mon Rav" comme cela est relaté dans les Évangiles.

 

Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. (Matityahou 8 :2)

 

Rabbi, je te suivrai partout où tu iras. (Matityahou 8 :19)

 

Shimon lui répondit : Moré, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. (Loucas 5 :5)

 

L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur nous et nous conduit dans les chemins de la Torah.

 

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes. Le Tsadik non seulement fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Notons également que le Baal Chem Tov avait reçu du Ciel que le Mashiah viendrait quand ses enseignements seraient répandus partout dans le monde… En comparaison, Rabbi Yeshoua de Natzeret a aussi demandé que l’Evangile soit annoncé à tous les non-Juifs afin qu’ils puissent se greffer pleinement à Israël.

 

Il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marcos 16 :15-16)

 

Le Rabbi de Loubavitch, pour sa part, demandait à ses élèves de parcourir le monde afin de ramener le Juif le plus éloigné à la Torah du Saint Béni soit-Il. De même, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a demandé d'aller vers les brebis perdues de la maison d'Israël, afin de les ramener à la Torah et de les connecter avec lui.

 

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. (Matityahou 10 :6)

 

Comme nous l’avons vu, par rapport aux autres courants, les ‘hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec D.ieu, en particulier par le chant et la danse. Tous ces enseignements pourront être retrouvés dans les enseignements ‘hassidiques des Apôtres du Mashiah.

En effet, le Baal Chem Tov, le détenteur des grands secrets de la Torah, mettait bien plus l'accent sur la danse, le chant, la sim’ha, l’émotion, l'enthousiasme, la ferveur, l'amour de D.ieu et l'amour du prochain dans la Avoda Hashem [bien évidemment, ceci n’excluait pas l'étude de la Torah]. Un hassid est donc un homme pieux et un fervent adorateur de D.ieu qui souhaite transfigurer son existence par l’application de toutes ces méthodes.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Cette nouvelle relation à la religion instaurée par le Baal Chem Tov déplut aux autorités rabbiniques établies, appelées les mitnagdim [opposants] rassemblés sous l'autorité de l'illustre Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le ‘hassidisme dévier vers l'hérésie était forte… En effet, les ‘hassidim étaient bien plus portés vers la mystique fondée sur l'exaltation des émotions religieuses tandis que les mitnagdim, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquaient un Judaïsme plus austère et plus intellectualisé. Critiquant une orientation ‘hassidique, assurant la suprématie de la Kabbale sur la halakha, les mitnagdim reprochaient cette forte joie de vivre, qu'ils estimaient incompatible avec l'étude de la Torah.

Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit car la lettre tue mais l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6)

Ce qui est arrivé à la Kéhila Nazaréenne est donc également arrivé aux autres communautés 'hassidiques : nous avons été expulsés des synagogues un temps et aussi persécutés, au point que pour certains Juifs, tuer des Nazaréens était considéré comme une offrande à Hashem ; de même les 'hassidiques, comme par exemple les Breslev, ont été persécutés, rejetés et certains ont même connu plusieurs tentatives de meurtres sur leur personne….

Ils vous excluront des synagogues et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à D.ieu. (Yohanan 16 :2)

 

En effet, le Judaïsme ‘hassidique a connu une forte opposition active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, par le mitnagdisme. Malheureusement, l'opposition des successeurs du Gaon de Vilna ira parfois très loin, jusqu'à dénoncer les premiers ‘hassidim aux autorités russes, pour tenter de gêner leurs actions jugées hérétiques… Les Nazaréens n’ont-ils pas également été dénoncés aux romains ?

 

Cette opposition du parti mitnagdim s'est fortement atténuée avec le temps mais n’a pas encore totalement disparu dans les mentalités… Par exemple, dans les années 1980, le Rav Elazar Shach, un Rav du courant mitnagdim en Israël, s'interrogeait sur le fait de savoir si les ‘hassidim de Loubavitch étaient encore Juifs, du fait de leur relation à leur Admor, que certains considéraient comme étant le Mashiah…

Pour le coup, le Tséma'h Tsédéq reconnaît tout de même que l'influence du Gaon de Vilna fut aussi positive, en ce qu'elle avait obligé le mouvement ‘hassidique naissant à éviter d'aller trop loin dans ses innovations, une tendance récurrente dans les mouvements mystiques. En ce sens, on pourrait donc en déduire que le rôle du Gaon de Vilna peut être comparé à celui de Yaakov HaTsadik, le chef de Kéhila Nazaréenne, beaucoup plus accentué sur les œuvres de la Torah que Rabbi Shaoul de Tarse.

Néanmoins, contrairement au Gaon de Vilna, Yaakov HaTsadik était également un adepte des enseignements ‘hassidiques de Yeshoua et non un partisan du parti des mitnagdim.

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

Aujourd'hui, on retrouve des ‘hassidim dans la plupart des communautés Juives mais leurs plus grands centres sont aux États-Unis ou en Israël. Les dénominations ‘hassidiques sont nombreuses, elles sont souvent désignées selon la ville ou le village d'Europe oriental ou elles sont apparues. On peut ainsi citer :

  • les ‘hassidim de Breslev,

  • les ‘hassidim de Loubavitch,

  • les ‘hassidim de Gour,

  • les ‘hassidim de Satmar,

  • les ‘hassidim de Bobov,

  • les ‘hassidim de Amchinov,

  • etc…

 

Les plus connus et les plus proches de la ‘Hassidout Nazaréenne sont Breslev et Loubavitch.

Chaque Admor désigne également un successeur, qui est généralement un de ses fils ou parfois, un autre membre de sa famille. Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas eu d'enfants et c’est pourquoi, nous voyons qu'il désignera l’un de ses frères, Yaakov HaTsadik comme successeur à la tête de la Kéhila Nazaréenne.

 

Nous retrouvons donc absolument les mêmes schémas… La seule différence, c'est que la 'Hassidout Nazaréenne a été récupérée par les non-Juifs qui en ont fait une nouvelle religion, appelée le christianisme. Néanmoins, baroukh Hashem, le temps de la restauration messianique agit avec puissance…

 

 

  • la tête de la femme, c’est l’homme : comme cela est rapporté dans le Sefer Béréshit.

 

Il dit à la femme : (…) Tes désirs se porteront vers ton mari mais il dominera sur toi. (Béréshit 3 :16)

 

 

  • la tête du messie, c’est Elohîms : ainsi, l’Apôtre Shaoul décrit toute la hiérarchie céleste...

 

 

 

 

 

 
 
 

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4.     Tout homme qui prie ou transmet son inspiration la tête couverte déshonore sa tête.

 

  • Tout homme qui prie ou transmet son inspiration : par l’influence du Rouah Hakodesh.

 

  • la tête couverte déshonore sa tête : en l’occurrence, le Mashiah.

 

Je veux cependant que vous sachiez que le Mashiah est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme et que D.ieu est le chef du Mashiah. (1 Corinthiens 11 :3)

 

COMMENTAIRE N°1

Au travers de cette étude, nous allons traiter plusieurs points, dont le port de la kippa chez l’homme car comme on le sait, les chrétiens de branche évangélique utilisent ce verset pour dénigrer l’ordonnance rabbinique de la kippa…

Pour commencer, le couvre-chef de tous les Juifs est appelé "kippa" littéralement une "calotte"… Porter la kippa est une façon d'affirmer ouvertement : Je suis fier d'être Juif ! Cette singularité de la kippa est sous-entendue lors d’une brakha prononcée le matin "Merci Hashem de couronner Israël de splendeur" : au niveau de la Torah, porter ce couvre-chef est un respect pour la malkhout d’Hashem.  Le port de la kippa est donc une affirmation de taille, elle oblige un certain niveau de conduite ! Les actions d'un homme avec une kippa peuvent créer un kiddoush Hashem ou au contraire, ‘hass véchalom, un hiloul Hashem… En effet, un homme avec une kippa [avec la couronne du Roi] devra toujours réfléchir à deux fois avant d’entamer d’éventuelles mauvaises actions ; selon cette approche, la kippa est donc un frein à la faute, soit un réel pilier pour une sanctification permanente… Le port de la kippa fait de nous de réels ambassadeurs au nom de la Torah ! C'est pourquoi en Eretz Israël, lorsqu’un homme abandonne la Torah, on crie : "horid et hakipa" il a retiré la kippa !  

Alors la kippa est-elle une mitsva, un commandement instauré par D.ieu ? Est-ce une ordonnance rabbinique ? Depuis combien de temps porte-t-on une kippa ? Pourquoi les femmes n’en portent-elles pas ?

La kippa, le talith katan ou encore les tefillin sont les habits du Juif emprunts d’un objectif pédagogique : ils doivent nous enseigner ! En effet, le but n’est pas de porter la kippa aveuglement comme un religieux mais au contraire, d'en sortir un attachement avec Hashem… Pour les talmidim de Yeshoua, outre ce premier but, un autre est également important : celui de montrer notre attachement au Am Israël, notamment pour les Nazaréens d’origine non-Juive [cela compensera peut-être, béézrat Hashem, l’antisémitisme chrétien].

Le Rav Houna a veillé scrupuleusement pour ne pas marcher plus de 4 amot la tête découverte, lui-même a déclaré : la Shekhina est au-dessus de ma tête ! (Kidoushin 31a)

Vous serez pour moi un Royaume de cohanim et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d'Israël. (Shemot 19 :6)

Le Am Israël est défini comme "une royauté de sacrificateurs" : le peuple doit alors porter le signe de cette prêtrise, afin d’assumer un rôle au milieu de toutes les nations. Voici donc le premier lien biblique avec un "couvre-chef" et une tête couverte, lors d’un culte rendu au Maître du monde…

Il se revêtira de la tunique sacrée de lin et portera sur son corps des caleçons de lin ; il se ceindra d'une ceinture de lin et il se couvrira la tête d'une tiare de lin : ce sont les vêtements sacrés, dont il se revêtira après avoir lavé son corps dans l'eau. (Vayikra 16 :4)

Ceci nous conduit également dans les Écrits Nazaréens : Yeshoua est notre Cohen Gadol selon l'ordre de Malkitsedek et par lui, nous sommes aussi cohanim, sacrificateurs pour Hashem.

Une grande confusion est présente concernant les Écrits de l’Apôtre Shaoul car la pensée Juive hébraïque a totalement été oubliée... Pour commencer, dans la Torah, absolument aucun des commandements divins n’interdit d’avoir la tête couverte pour honorer le Maître du monde… Comme nous l’avons vu, c’est même plutôt l’inverse !

David monta la colline des oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, il marchait nu-pieds ; tous ceux qui étaient avec lui se couvrirent aussi la tête et ils montaient en pleurant. (2 Shmouel 15 :30)

Dans le Livre de Shmouel, le Roi David n’a-t-il pas la tête couverte ? En suivant bêtement les paroles de Shaoul, comme le font les chrétiens, on pourrait donc croire que David HaMelekh déshonorait Hashem… Un Juif sous la loi ! Terrible ! Malheur au monde !  Or, est-ce réellement le cas ? Si c’était le cas, le verset de la Lettre aux Corinthiens entrerait en contradiction totale avec le Livre de Shmouel !

Tu poseras la tiare sur sa tête et tu placeras le diadème de sainteté sur la tiare. (Shemot 29 :6)

Le verset de Shaoul, interprétée de cette façon, entrerait également en contradiction avec le Sefer Vayikra. En effet, comment le Cohen Gadol pouvait-il déshonorer D.ieu avec un service que D.ieu lui-même lui aurait demandé ?

La pensée Juive hébraïque est nécessaire pour la bonne compréhension de tous les Écrits Nazaréens. 

En grec, le mot "couverte" est "kata" : le long de…  En réalité, la pensée de Shaoul était de parler du long de la tête, en référence au voile des femmes ; ce verset n'est pas du tout contre la kippa mais contre le port d'un "voile féminin" pour les hommes…

L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de D.ieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. (1 Corinthiens 11 :7)

Autrement dit, clairement, selon un autre sens, l’Apôtre du Mashiah fait aussi référence aux hommes aux cheveux longs, comparables aux femmes !

La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? (1 Corinthiens 11 :14-15)

Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse parle-t-il d'hommes aux cheveux longs ? Quel rapport avec le voile de la femme ?

Une nouvelle fois, en grec, l’idée pour l’expression "longs cheveux" a donné le mot "komao" : une longue chevelure… L’Apôtre Shaoul nous transmet donc une précieuse information : au niveau de la chevelure, les hommes n’ont pas le droit d’être confondus avec les femmes. Chacun doit avoir un rôle bien défini et chacun doit avoir des apparences bien distinctes…

Un homme doit être un homme. Une femme doit être une femme.

Une femme ne portera point un habillement d'homme et un homme ne mettra point des vêtements de femme car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel, ton D.ieu. (Devarim 22 :5)

Ce passage de la Lettre aux Corinthiens n’est donc pas contre un homme qui porte une kippa mais contre un homme aux cheveux longs !

Ceci est en adéquation avec tous les enseignements rabbiniques.

En effet, les cheveux longs sont mal vus par la halakha (voir Choul'han Aroukh, Yoré Déa, Siman 178 Ba'h et Taz) mis à part le problème que cela pose pour les Tefillin. (…) Il est évident qu'un "Ben Torah" se doit de ne pas avoir les cheveux longs… (Rav Avraham Garcia)

D’après certains décisionnaires, l'homme qui a des cheveux longs, transgresse l'interdiction de ressembler à une femme. (Rav Gabriel Dayan)

 

D'après la mystique Juive, le fait d'avoir des cheveux même un peu long renforce le côté négatif. Toujours d'après la mystique Juive, la face représente la miséricorde divine tandis que l'arrière représente les forces du mal. Les poils de la barbe et la moustache sont considérés comme des cheveux de la face ; en revanche, tous les cheveux du crâne font partie des forces négatives et donc plus ils sont longs, plus ces forces sont alimentées. D'ailleurs, lorsqu'on se coupe les cheveux, il faut penser qu'on élimine ainsi beaucoup de forces négatives… De plus, il y a également un problème de ‘hatsitsa au niveau des tefillin, c'est-à-dire un problème d'écran entre les tefillin et notre chair, si les cheveux sont trop longs. Comme on peut aussi le voir dans le Beit Yossef, Yoré Déa, au chap. 178, la Torah nous interdit d'avoir les mêmes coupes de cheveux que les goyim et la halakha détermine la nature de ces coupes en disant qu'il s'agit soit d'avoir les cheveux longs, soit de se raser sur les côtés en laissant les cheveux au-dessus de la tête donc il y a ici une preuve qu'à l'époque, la mode des hommes était ainsi. (Rav Ron Chaya)

 

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5.     Toute femme qui prie ou transmet son inspiration la tête découverte déshonore sa tête, oui, comme si elle était rasée.

 

 

  • Toute femme qui prie ou transmet son inspiration : par l’influence du Rouah Hakodesh.

 

 

  • la tête découverte déshonore sa tête : l’Apôtre Shaoul annonce clairement qu’une femme non voilée déshonore son époux, décrit comme étant, le chef de la femme.

 

COMMENTAIRE N°1

Le Cohen fera tenir la femme debout devant l'Éternel ; il découvrira la tête de la femme et lui posera sur les mains l'offrande de souvenir, l'offrande de jalousie ; le Cohen aura dans sa main les eaux amères qui apportent la malédiction. (Bamidbar 5 :18)

Rachi :  Il dénouera les nattes de sa chevelure afin de l’humilier. D’où l’on apprend qu’il est honteux pour les filles d’Israël d’avoir la tête découverte (Kétouvot 72a)

La Mishna a déclaré : Et qui est considérée comme une femme qui viole les préceptes des femmes Juives ? Celle qui sort et sa tête est découverte. La Guémara demande : l'interdiction faite à une femme de sortir la tête découverte n'est pas simplement une coutume des femmes Juives. Il s'agit plutôt d’une loi de la Torah, comme il est écrit à propos d'une femme soupçonnée par son mari d'avoir été infidèle : Et il découvrira la tête de la femme. (Bamidbar 5 :18). Et l'école de Rabbi Yichmaël a enseigné : De là, il y a un avertissement aux femmes Juives de ne pas sortir avec la tête découverte car si la Torah déclare qu'une femme soupçonnée d'adultère doit avoir la tête découverte, cela indique qu'une femme mariée doit généralement se couvrir la tête. (Kétouvot 72a)

COMMENTAIRE N°2

La première source traitant de cet enjeu est bien évidemment, la Torah, comme nous l’avons vu, dans le chap. 5 du Sefer Bamidbar, qui relate le cas de la femme sota. Une sota est une femme suspectée d’infidélité par son mari. Si, après avoir été découverte avec un autre homme que son mari, la femme reçoit un avertissement de la part de ce dernier et l’ignore, elle peut, soit boire des "eaux amères" afin de prouver sa fidélité, soit divorcer. Boire des "eaux amères" inclut une procédure humiliante lors de laquelle la femme en question doit se découvrir la tête en public. Puisque le fait de découvrir la tête d’une femme mariée est considéré comme un acte dégradant et rabaissant, les Maîtres d’Israël en ont déduit qu’une femme Juive a l’obligation de se couvrir la tête en public.

Cependant, le ‘Hatam Sofer dans le Or Ha’Haïm va plus loin en disant que nos ancêtres, en toutes circonstances, ont adopté cette pratique ; il s’agit d’un concept halakhique à part entière et obligatoire… Ainsi, la femme a l’obligation de se couvrir la tête entièrement en toutes circonstances.

Le mérite que détient une femme qui se couvre la tête en bonne et due forme est colossal. Nous pouvons constater ce phénomène par l’histoire de Kim’hit, que le Talmud relate dans le Traité Yoma 47a. Cette femme observait cette mitsva scrupuleusement et veillait même à ce que les murs de sa maison n’aperçoivent ses cheveux en aucun cas ! Elle fut récompensée par sept fils qui furent nommés Cohanim. Il faut préciser que ce niveau de modestie est honorable mais qu’il n’est pas requis ; il s’agit d’une ‘houmra, une mesure de piété.

Les Sages ont enseigné dans une Beraïta : Kim’hit avait sept fils et ils ont tous servi comme cohanim. (…) Les Sages lui ont dit : Quelles bonnes actions avez-vous accomplies pour mériter cela ? Elle leur a dit : De tous mes jours, les poutres de ma maison n'ont jamais vu les tresses de mes cheveux car elle était extrêmement modeste et stricte pour couvrir ses cheveux même à l'intérieur de sa propre maison. Ils lui ont dit : Beaucoup de femmes l’ont fait et n'ont pas réussi à un tel degré ; vous devez avoir reçu un don spécial de D.ieu. (Yoma 47a)

 

COMMENTAIRE N°3

De façon naturelle, les femmes mettent plus l’accent sur la beauté : les nouvelles robes, la coiffure, la manucure, le parfum, le shopping, etc… Les hommes peuvent être également coquets mais toujours moins qu’une femme ; en effet, globalement, les hommes se préparent rapidement avec une attention beaucoup moindre. La tsniout, la pudeur est par conséquent, un enseignement beaucoup plus important pour les femmes car certaines parties de chair dévoilées de "Mme" déclenchent une forme de nudité, face auxquelles, selon le Judaïsme, nous n’avons pas le droit de prononcer de simples bénédictions.

Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. (1 Corinthiens 11 :5)

D’un point de vue physique, la femme aux cheveux libérées sera beaucoup plus attirante qu’une femme voilée… En raison de cela, dans le monde actuel de la Torah, les femmes célibataires n'ont pas l'habitude d’avoir les cheveux couverts, contrairement aux femmes mariées. En lien avec les Écrits Nazaréens, on remarquera aussi que Shaoul parle également bien d’une femme mariée et non d’une femme célibataire… Comment le sait-on ? Le chap. 11 de la Lettre aux Corinthiens est dédié au couple [la notion d’un chef] en lien avec le Mashiah lui-même, marié avec la Kéhila Nazaréenne.

Ainsi, les femmes mariées, ou même divorcées, doivent pour le bien de la communauté, cacher leurs cheveux… Les cheveux seront cachés par un béret, un chapeau ou un foulard, peu importe. D’un point de vue halakhique, les femmes célibataires n’ont pas cette obligation…  

Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. (1 Corinthiens 11 :6)

Dans un premier temps, il est important de préciser ceci : le texte de Shaoul est extrêmement clair.... Nous n’avons même pas besoin d’en débattre ! Néanmoins, comme le font la plupart des chrétiens malhonnêtes, ils retournent le texte pour permettre aux femmes d’être non-voilées, une porte ouverte pour l’impudicité et pour l’indépendance féminine. De toute façon, la "grâce en Jésus" nous permet de tout faire, alors… En effet, nous n’observons plus du tout la pratique du voile dans la plupart des églises, notamment, dans les églises évangéliques, bien qu'elle soit détaillée par Shaoul dans cette Lettre. Ce passage est rarement prêché sur la chair car celui-ci engendre malaise et opposition. Quand les chrétiens acceptent d'en discuter, c'est généralement pour dire qu’il n’est plus d’actualité, tout comme l’Ancien Testament et même maintenant le Nouveau... Tout est ancien, tout est périmé mais Jésus est notre roi… En vérité, il est roi de leur yetser hara… Bref, selon eux, Shaoul était un Apôtre sexiste et un homme avilissant pour les femmes. Le passage n’est pas assez clair ou bien encore, il pourrait représenter un obstacle pour l'annonce du petit Jésus-Christ aux non-chrétiens. En réalité, l’application du voile est liée avec l'exercice de la téfila et de la prophétie mais bon, appelons cela l’Ancien Nouveau Testament… Toutes les tentatives de confusion cherchent un but : régner sur nos vies au lieu de laisser régner D.ieu ! On adapte la Parole de D.ieu au monde actuel… Si nous ne souhaitons pas mettre le voile et bien soit, ce n’est peut-être pas le moment pour telle sœur... Ceci est compréhensible mais nous ne pouvons pas kashériser [légaliser] nos fautes ou nos carences en proposant une nouvelle doctrine contraire aux Apôtre du Mashiah t aux Maîtres d’Israël.

Ne vous conformez pas au siècle présent mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de D.ieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Romains 12 :2) 

Cette folie de réinterpréter les Écrits de Shaoul remet en cause l'inspiration et donc l'autorité des Écritures sur nos vies… Cette folie est clairement influencée par les débordements du mouvement féministe et en réalité, par une contre réaction envers l'Islam. En fait, notre culture moderne détourne la claire interprétation du texte biblique inspiré et universel.

Par exemple, le combat du mouvement féministe en Occident est de redonner aux femmes une meilleure dignité. Le but poursuivi par ce combat est valable et noble car la Torah affirme bien que l'homme et la femme ont été créés, égaux en dignité et en valeur. 

Or, la soumission volontaire d'une épouse envers son mari n'entache, en rien, au principe fondamentale d’égalité homme-femme. Par exemple, l'homme est lui aussi soumis aux diverses autorités de la femme, notamment sur le fait de gérer une maison.

Le mouvement féministe a péché par abus, en omettant les différences naturelles entre les hommes et les femmes, voulues par D.ieu et cherché avec acharnement une uniformité totale des rôles… Les impacts sur la famille, la société et la Kéhila sont malheureusement importants ! En effet, le port du voile divise les chrétiens et renvoie une image néfaste de l’Évangile. Une meilleure connaissance de la doctrine relative au voile pourrait être une belle occasion de faire connaître au monde, certaines vérités de D.ieu sur la Création de l'homme et de la femme. Beaucoup de chrétiens plus honnêtes ont d'ailleurs été attirées dans les communautés, notamment, en raison de la présence du voile !

Plus simplement, les femmes doivent obéissance aux directives de tous les Apôtres et même si ces directives peuvent amener une forme de malaise ou d’opposition mondaine, ou encore chrétienne…

Lorsqu’une femme prie Hashem ou lorsqu’une femme prophétise par Rouah Hakodesh en présence d'hommes, elle doit avoir la tête voilée, tels sont les propos de notre Rabbi Shaoul… En effet, lorsqu’une personne prophétise, elle détient temporairement un rôle d'autorité spirituelle, en étant un canal de communication entre D.ieu et les hommes. Or, comme nous l’explique l’Apôtre, la femme n’a pas d’autorité propre, elle doit être soumise au chef, en l’occurrence, au mari. Maintenant, s’il vous plaît mesdames, merci de comprendre la notion de soumission dans la pensée Juive, cela n’a strictement rien de rabaissant pour vous ! Les Maîtres d’Israël ont même enseigné, au détriment de tous les hommes : la délivrance finale viendra par le mérite des femmes… 

Il s'agit du mérite de nashim tsadkaniyoth, de femmes d'un haut niveau de piété, de femmes irréprochables selon le cadre de la Torah. C'est grâce aux mérites de telles femmes qu’Hashem a permis la sortie d'Egypte et c'est grâce aux mêmes femmes, qu’Hashem enverra la guéoula.

La véritable Nazaréenne, en acceptant de porter le voile au moment approprié, lors de la téfila ou d’une parole prophétique, se soumet d'abord, en réalité, au Seigneur et celui-ci la bénira en retour… Elle enseignera également par cette exemple de pudeur, les autres femmes, afin qu’elles entrent volontairement dans un rôle glorieux d'adoratrices, d'épouses, d'aides, de mamans, de sœurs et plus encore !  Ce rôle, Hashem l’a voulu pour les femmes depuis le début de la Création.

 

COMMENTAIRE N°4

Poursuivons dans les enseignements rabbiniques.

L’obligation de se couvrir la tête, pour une femme, tire son origine dans notre sainte Torah dans le Sefer Bamidbar, chap. 5, verset 18. Dans ce verset, il s’agit de la femme sota. Durant la procédure décrite dans les versets, le Cohen devait lui découvrir la chevelure afin de l’humilier, dans l’espoir qu’elle avoue sa faute. Nos Sages en déduisent, que les femmes Juives avaient, obligatoirement, la tête couverte et qu’il était honteux d’avoir la tête découverte. (Rav Gavriel Dayan)

La mitsva de se couvrir les cheveux constitue également l’une des ségoulot les plus puissantes pour la réussite dans l’éducation des enfants. En effet, l’enfant qui voit sa mère couvrir ses cheveux au quotidien, sacrifiant par-là l’un de ses atouts féminins les plus importants uniquement par amour d’Hashem apprend instinctivement à soumettre lui aussi ses désirs à la volonté du Créateur. C’est même l’un des moyens les plus efficaces pour lui faire acquérir la crainte du Ciel et ce, sans besoin d’aucun discours ni de grande démonstration ! Ce n’est pas un hasard si les Pirké Avot Dérabbi Nathan rapportent l’histoire de Kim’hit, cette femme qui eut le bonheur d’enfanter des fils qui devinrent tous des cohanim guédolim et qui expliqua ce phénomène exceptionnel en disant : Les poutres de ma maison n’ont jamais vu les cheveux de ma tête. Kim’hit ne se découvrait même pas les cheveux pour les laver ou les coiffer ! Elle veillait toujours à placer un drap par-dessus afin qu’ils ne soient jamais exposés aux regards étrangers, pas même à celui des poutres de sa maison… Certaines femmes craignent de perdre, en se couvrant les cheveux, toute leur beauté. Il faut pourtant savoir qu’aux yeux de la Torah, la véritable beauté n’est pas physique mais il s’agit davantage d’une grâce émanant des mondes spirituels. Quelle noblesse se dégage de l’allure princière d’une femme à la tête couverte ! Quel port gracieux, quelle dignité inspire-t-elle ! La femme à la tête couverte voit son visage auréolé d’un halo de sainteté, d’une lumière divine insondable bien supérieure à tous les strass et autres artifices visant à la rendre désirable. Ainsi, il apparaît que la mitsva du Kissouy Roch, une obligation apparemment contraignante et rébarbative, renferme en elle un nombre insoupçonné de vertus : elle protège celle qui le porte des mauvais décrets, elle préserve et renforce sa relation de couple, elle contribue à la réussite de l’éducation de ses enfants et enfin, elle pare la femme d’une grâce divine d’une nature bien supérieure à ce que n’importe quelle mode peut proposer… Sans l’ombre d’un doute, c’est la couronne de la femme d’Israël ! (Rav Zamir Cohen)

 

 

  • oui, comme si elle était rasée : en effet, il est honteux pour une femme d’être rasée [chauve] car la chevelure fait partie de la beauté féminine. Or, si la femme ne se voile pas ; elle devrait en avoir honte comme si elle était rasée…

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Si donc la femme n’est pas voilée, qu’elle se tonde aussi ! Mais si c’est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se voile !

 

 

  • Si donc la femme n’est pas voilée, qu’elle se tonde aussi : dans tous les cas, elle devrait en avoir honte car cela n’est pas conforme aux chemins de la tsniout… L’Apôtre Shaoul utilise l’ironie pour pousser son enseignement rabbinique et halakhique à l’extrême.

 

  • Mais si c’est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée : chauve… L’expression utilisée par l’Apôtre traite, en effet, d’une femme qui n’a pas [ou plus] de chevelure.

 

  • qu’elle se voile : la femme doit, en effet, porter un voile ! Les enseignements de cette Lettre aux Corinthiens sont extrêmement clairs sur ce sujet.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les paroles de l’Apôtre Shaoul, on pourra s’inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav Gabriel Dayan sur ce sujet.

Une femme mariée n'ayant pas de cheveux a aussi l’obligation de se couvrir la tête car nos Maîtres mentionnent plus de huit raisons expliquant cette obligation… Pour plus de précisions, il nous faut nous rapporter au Lévoucha Chel Torah, volume 1, p. 215-224.

L'une des raisons est la suivante : Nos Sages disent, dans le Midrash, que depuis la Création du monde, la femme doit se couvrir la tête car elle fut à l'origine de la faute originelle. Elle est comparée à une personne ayant commis une faute très grave. N'aurait-elle pas honte et ne devrait-elle pas se cacher le visage ou, tout au moins, la tête ? Elle doit "porter le deuil" de tous les êtres humains devenus mortels, en se couvrant la tête car c'est ainsi que les "endeuillés" avaient l'habitude de se conduire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Car l’homme n’est pas obligé de se voiler la tête : il est l’image et la gloire d’Elohîms ; la femme est la gloire de l’homme.

 

 

  • Car l’homme n’est pas obligé de se voiler la tête : comme l’Apôtre Shaoul l’a expliqué, ce serait déshonorer le Mashiah car l’homme prendrait l’apparence d’une femme et à l’image de la société moderne, inverserait les rôles fondateurs de l’humanité…

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

On pourra s’inspirer du Midrash Tan’houma pour mieux appréhender la notion d’inversion des rôles, notamment en lien avec Pharaon.

 

D'où savons-nous que Pharaon a eu des rapports sexuels comme une femme ? Il est dit : Ainsi dit le Seigneur : Voici, je donnerai le Pharaon Hophra, roi d'Égypte, dans la main de ses ennemis. (Yrmeyahou 44 :30). Qu'entend-on par Hophra ? Bien qu'il soit un homme, il se déshabilla comme une femme [para] comme dans le verset : Et il laissera les cheveux de la tête de la femme se détacher [ufara] (Bamidbar 5 :18). De même, le prophète a dit : En ce jour-là, l'Égypte sera semblable à la femme. (Yeshayahou 19 :16). (Midrash Tan’houma, Vaéra 9 :5)

 

 

  • il est l’image et la gloire d’Elohîms : comme cela est relaté dans le Sefer Béréshit.

 

Puis D.ieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. D.ieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de D.ieu. (Béréshit 1 :26-27)

 

D.ieu a fait l'homme à son image. (Béréshit 9 :6)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour mieux comprendre les paroles de l’Apôtre Shaoul, on pourra s’inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav Ron Chaya en lien avec les cheveux courts.

Il est écrit dans les Livres de mystique Juive que nous sommes créés à l’image divine, c’est-à-dire qu’entre D.ieu et nous, il y a des mondes spirituels dont nous sommes à l’image. Dans cette mesure, la face correspond à la miséricorde divine alors que l’arrière correspond à la rigueur céleste. De même, les cheveux des péot et la barbe correspondent à des tuyaux par lesquels D.ieu nous amène la bénédiction et tout le bien qu’il veut nous octroyer, alors que les cheveux de la tête correspondent à la rigueur céleste, c’est pourquoi il y a toujours avantage à avoir les cheveux de la tête courts et ceux de la barbe longs… En plus de cela, il y a l’interdiction de ressembler aux goyim et encore en supplément, cela peut être un gros problème pour la mitsva des tefillin. (Rav Ron Chaya)

 

 

  • la femme est la gloire de l’homme : en effet, la raison pour laquelle les cheveux d’une femme doivent être couverts repose sur le fait qu’elle réserve sa chevelure seulement pour son mari et non pour les autres hommes. En se couvrant la tête, la femme affirme qu’elle n’est pas disponible, que la beauté qu’elle possède est exclusive à son mari. Par surcroît, le couvre-chef constitue une barrière psychologique entre une femme et des étrangers. Celle qui se couvre la tête sait pertinemment qu’elle est prise ; sa beauté est visible mais demeure cependant inaccessible.

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Une femme mariée doit se couvrir la tête :

  • afin de réserver cet élément de charme à son mari. Avant de se marier, elle avait le droit de laisser ses cheveux découverts mais dès lors qu'elle se marie, elle doit consacrer la totalité de ses atouts à l'objectif de raffermir les liens avec son époux.

 

  • afin de montrer à tous qu'elle est mariée, éloigner les hommes d'une moralité douteuse, nos Sages ayant insisté sur le fait qu'une femme mariée est plus désirable qu'une célibataire, selon le verset : les eaux volées sont plus douces.

Les eaux dérobées sont douces et le pain du mystère est agréable ! (Mishlé 9 :17)

  • afin d'accéder à une plus grande tsniout. Le mariage, aussi bien pour l'homme que pour la femme, fait accéder à un éventail d'aspects de la vie qui était inaccessibles auparavant. Or, toute accession à un plus haut niveau matériel doit être contrebalancée par une plus grande spiritualité, afin de conserver un équilibre. La tsniout est un moyen d'obtenir cet équilibre.

 

COMMENTAIRE N°4

Pour continuer dans cette approfondissement des Écrits Nazaréens, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Zamir Cohen.

Le fait de se couvrir les cheveux dès le début du mariage constitue un message fort que l’épouse transmet indirectement à son mari et qui semble dire : Je t’aime et te suis consacrée au point de ne réserver qu’à toi l’une des plus belles choses que je possède. Davantage encore, le fait pour une femme de se couvrir les cheveux contribue à asseoir en elle la conscience de son nouveau statut de femme mariée. Grâce à cette mitsva, elle intègre l’idée qu’elle est désormais la femme d’un seul homme et s’éloigne naturellement des autres. Enfin, le Kissouy Roch constitue également le signe que la femme qui le porte est mariée et il crée ainsi une sorte d’écran qui la protège efficacement des convoitises masculines. Imaginons-nous seulement l’impact de cette mitsva qui, si elle était observée par tous les couples Juifs, aurait permis d’épargner bien des soucis à la plupart d’entre eux. (Rav Zamir Cohen)

COMMENTAIRE N°5

 

Poursuivons dans les enseignements du Rav Zamir Cohen, similaire à ceux rapportés par le Rav Ron Chaya.

La mitsva pour les femmes mariées de se couvrir les cheveux est parfois perçue, à tort, comme une contrainte fastidieuse et sans fondement. En effet, nombreuses sont celles qui se demandent quelle différence peut-il bien exister entre les cheveux d’une célibataire, qu’il n’est pas obligatoire de couvrir et ceux d’une femme mariée, que la Torah ordonne de cacher…

Le Cohen fera tenir la femme debout devant l'Éternel ; il découvrira la tête de la femme et lui posera sur les mains l'offrande de souvenir, l'offrande de jalousie ; le Cohen aura dans sa main les eaux amères qui apportent la malédiction. (Bamidbar 5 :18)

La mitsva de se couvrir les cheveux est mentionnée dans la Torah elle-même, à propos de la femme soupçonnée d’adultère : le Cohen placera la femme devant Hashem, il découvrira la tête de la femme : le fait de lui découvrir les cheveux, qui étaient donc auparavant dissimulés, symbolise la perte d’une certaine dignité associée au statut de femme mariée, statut incompatible avec les soupçons qui pèsent sur elle. Mais quelle est donc la spécificité de ce statut qui obligerait la femme mariée à garder la tête couverte ?

Les Sages de la Kabbale expliquent que les cheveux qui poussent vers le haut symbolisent l’attribut de rigueur contrairement à ceux qui poussent vers le bas, comme la barbe, qui sont quant à eux associés à l’attribut de la miséricorde. L’attribut de rigueur est à la base des mauvais décrets, des épreuves et de l’adversité qui règnent dans le monde.

Or, il faut savoir que la femme est elle aussi, dans son essence, liée à l’attribut de rigueur, contrairement à l’homme qui lui est associé à celui de bonté. En effet, la rigueur est ce qui confère sa limite au monde. C’est elle qui régit, codifie, restreint mais c’est aussi elle qui en même temps confère la forme à toute chose et permet la réalisation concrète de concepts abstraits.

Par exemple, c’est dans l’utérus de la femme qu’un embryon prend forme, dans les limites restreintes de la paroi utérine ; c’est la femme également qui, avec les ressources apportées par l’homme, gère l’intendance de son foyer. En les apprêtant avec méthode, elle transforme des produits de base en délicieux mets. Et lorsque l’homme convie des invités en abondance, c’est encore la femme qui parvient à gérer ce flux grâce à ses capacités organisationnelles. Or, l’attribut de rigueur inhérent à l’essence de la femme ajouté à celui qui est associé aux cheveux ne peuvent faire bon ménage… Il s’agit d’un surplus de rigueur qui pèse sur la femme et pourrait facilement entraîner, à D.ieu ne plaise, un déchaînement d’épreuves et de difficultés. En couvrant ses cheveux, la femme voile l’attribut de rigueur et empêche qu’il ne s’exprime à outrance. En agissant ainsi, elle protège non seulement sa personne et toute sa famille des mauvais décrets mais elle attire en plus, pour tous les siens un flux abondant de bénédictions divines. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Car l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme vient de l’homme.

 

 

  • Car l’homme n’a pas été tiré de la femme : en effet, c’est l’inverse comme cela est relaté dans le Sefer Béréshit.

L'Éternel D.ieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme et il l'amena vers l'homme. (Béréshit 2 :22)

Ce n'est qu'après avoir remarqué qu'il manquait une de ses côtes, qu'Adam a réalisé qu'elle faisait autrefois partie de sa propre chair ; c'est pourquoi il s'est exclamé : os de mes propres os, etc… (Chizkuni)

Elle est devenue fondamentalement une créature similaire à tous égards à Adam lui-même, à l'exception de ses traits spécifiquement féminins. Quand Adam s'est réveillé, il l'a vue debout face à lui. (Radak)

 

  • mais la femme vient de l’homme : l’obligation de la tsniout qui concerne, l’ensemble du genre humain, concerne donc bien davantage les femmes. La tsniout constitue un composant si essentiel dans la personnalité de la femme, que le Créateur du monde a trouvé nécessaire d’imprimer ce caractère en la femme dès sa Création, au point qu’elle devienne dès l’origine partie intégrante de sa personnalité. En effet, le verset dit : Hashem Elokim façonna la côte qu’il avait prise d’Adam [et en fit] une femme. (Béréshit 2 :22). Le Midrash éclaire ce verset de la manière suivante : Hashem s’est interrogé sur le meilleur endroit de l’homme à partir duquel, il pourrait créer la femme. Il ne souhaita pas la créer à partir de la tête, afin qu’elle ne soit point légère ; pas davantage à partir de l’œil, afin qu’elle ne soit pas curieuse ; pas plus qu’à partir de l’oreille, afin qu’elle ne tende pas l’oreille de manière inopportune [en d’autres termes, qu’elle ne cherche pas à écouter ce qu’elle ne doit pas entendre] ; pas davantage enfin à partir de la bouche, afin qu’elle ne soit pas bavarde. Finalement, Hashem créa la femme à partir d’un endroit discret chez l’homme et pour chaque membre qu’il créait, il lui disait : sois discrète. (Rapporté par le Rav Emmanuel Boukobza)

 
 
 
 

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9.     L’homme aussi n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.

 

 

  • L’homme aussi n’a pas été créé pour la femme : dans le contexte de la soumission.

 

Je veux cependant que vous sachiez que le Mashiah est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme et que D.ieu est le chef du Mashiah. (1 Corinthiens 11 :3)

 

 

  • mais la femme pour l’homme : comme nous l’avons vu, la femme mariée est réservée à son mari ; c’est pourquoi, elle doit se couvrir la tête afin d’atténuer l’éclat de son charme et de sa beauté, exclusivement réservés à son mari.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre une nouvelle fois, les Écrits de l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Emmanuel Boukobza sur le voile dans la cadre du mariage.

Avant que ne débute la ‘houpa à proprement parler, il est d’usage que le ‘hatan vienne recouvrir sa kala d’un voile plus ou moins opaque selon les diverses traditions. Quelle est la signification de ce geste qui trouve sa source dans la Bible elle-même ? En effet, il est dit à propos de Rivka, lorsqu’elle aperçut Its’hak, son futur mari : Elle prit le voile et elle se couvrit. (Béréshit 24 :65). Les Commentateurs expliquent que Rivka a agi ainsi, par pudeur et fut récompensée de son geste en mettant au monde des jumeaux, Yaakov et Essav. (Béréshit 26 :25-26). Il en est de même pour Tamar, bru de Yéhouda qui mit elle aussi au monde des jumeaux Peretz et Zerah (Béréshit 32 :29-30) et ceci du fait de son comportement extrêmement pudique dans la maison de son beau-père, ainsi qu’il est rapporté dans le Traité Sota.

Ainsi le geste du ‘hatan qui recouvre sa future épouse d’un voile, vient exprimer une aspiration profonde à la pudeur de la part des deux époux. Cependant ne nous méprenons pas sur le sens profond de cette pudeur. En effet, le geste qui consiste à recouvrir la kala d’un voile, ressemble étonnamment au geste de Moshé Rabbénou qui au retour du Sinaï recouvrit son visage d’un voile lorsqu’il s’adressait au peuple Juif (Shémot 34 :29-35). En effet, son séjour prolongé dans les hauteurs spirituelles du Sinaï l’avait imprégné d’une sainteté telle, qu’elle se reflétait sur son visage en un éclat proprement insoutenable pour le commun des mortels.

Or, la kala, le jour de son mariage, rayonne d’une sainteté plus grande encore que celle du ‘hatan. Ses nombreuses prières dites souvent dans les larmes, en vue d’assurer la réussite future de son mariage, lui confère un éclat absolument unique, à nul autre pareil… Sous la ‘houpa, avant de ne faire plus qu’un, les âmes du ‘hatan et de la hala s’élèvent vers des sommets spirituels inégalés et à ce moment la Shekhina, la Présence Divine dans son aspect féminin, se révèle sur le visage de la kala. C’est alors qu’il incombe au ‘hatan de recouvrir le visage de sa chère kala, pour voiler cet éclat par trop intense, tout comme le Maître des Prophètes, Moshé Rabbénou, voilait son visage. (Rav Emmanuel Boukobza)

 

 

 

 

 

 

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10.     Aussi la femme doit avoir sur la tête un pouvoir, à cause des messagers.

 

  • Aussi la femme doit avoir sur la tête un pouvoir : un signe d’appartenance au mari, par l’effet d’un voile exprimant sa pudeur.

 

La femme mariée doit se couvrir la tête afin de ressentir qu’elle est mariée et afin qu’elle se protège contre les pièges du Yetser Hara. (Rav Gavriel Dayan)

 

 

  • à cause des messagers : des anges.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pourquoi Shaoul fait-il référence aux anges ? Pourquoi a-t-il lié le port du voile aux anges ?

L’Apôtre du Mashiah fait, certainement, référence aux anges déchus [liens avec le yetser hara] du Sefer Béréshit qui ont séduit beaucoup de femmes.

Les fils de D.ieu virent que les filles des hommes étaient belles et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent. (Béréshit 6 :2)

En effet, dans les explications de la Torah Orale, certains anges seraient allés se plaindre des péchés de l’humanité au Maître du monde. Hashem, lui-même, aurait répondu : l’homme est tombé parce qu’il a un Yetser Hara ! Les anges n'ont pas accepté ; pour eux, ce n’était pas une bonne raison pour légitimer autant de péchés… Immédiatement, D.ieu défia ces anges : Vivez-le par vous-mêmes ! Hashem les a donc fait chuter dans notre monde et leur a donné le Yetser Hara ! Ils ont alors participé aux déviances perverses de la génération et ont couché avec toutes les femmes qu’ils voulaient, même des femmes mariées…

Il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité mais qui ont abandonné leur propre demeure. (Yéhouda 1 :5-6)

D.ieu n'a pas épargné les anges qui ont péché mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement. (2 Kéfa 2 :4)

Selon la Torah Orale, les principaux chefs de ces anges se nomment [ne pas prononcer] Aza et Azaël ; ils se trouvent jusqu'à nos jours enfermés plus bas que le séjour des morts, sous les montagne noires de l'Orient.

En effet, Rabbi Yossi enseigne que les Néfilim sont [ne pas prononcer] Aza et Azaël, le Saint Béni soit-Il les fit déchoir de la sainteté d’en-haut. Et si tu demandes comment, ils peuvent alors subsister en ce monde-ci, Rabbi Hiya répond : ces êtres proviennent de ceux appelés : oiseaux volant sur la Terre. (Béréshit 1 :20). Ceci est une allusion à l'origine des dieux égyptiens, dont une partie possède des têtes d'oiseaux. Il a été expliqué aussi qu'ils apparaissent aux hommes, sous un aspect humain. Si tu demandes comment ils peuvent se transformer ainsi, sache qu'ils peuvent prendre en fait d'innombrables formes : quand ils sont descendus, ils se sont enveloppés de l'air du monde et ils ont ressemblé aux hommes. Tels sont [ne pas prononcer] Aza et Azaël, ils se rebellèrent dans l'En-Haut et le Saint Béni soit-Il, les en fit tomber. Alors ils se corporifièrent sur terre et y demeurèrent sans ne plus pouvoir se débarrasser de leur forme terrestre. Ils se prostituèrent ensuite aux femmes de ce monde et jusqu'à notre époque ils subsistent encore, enseignant la sorcellerie aux humains. (Zohar, Béréshit 58a)

 

Ce sont eux également qui ont révélé des secrets occultes au magicien Bilam :

 

Bilam prononça son oracle et dit : Balak m'a fait descendre d'Aram, le roi de Moab m'a fait descendre des montagnes de l'Orient. Viens, maudis-moi Yaakov ! Viens, sois irrité contre Israël ! (Bamidbar 23 :7)

Or, ces anges sont enchaînés sous ces montagnes en question.

 

Comme nous l’avons compris, les femmes doivent être sous l’autorité totale de leurs maris, afin d’éviter l’entrée de toutes formes d’impudicités… En effet, les femmes ne sont pas destinées aux anges et encore moins, aux anges déchus [symbole de la noirceur du yetser hara] !

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Néanmoins pas d’homme sans femme, et pas de femme sans homme, en l’Adôn.

 

 

  • Néanmoins pas d’homme sans femme : comme cela est relaté dans le Sefer Béréshit.

 

L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. (Béréshit 2 :18)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Un homme sans femme est sans joie, sans bénédiction, sans bonheur, sans savoir, sans protection, sans paix ; il n'est pas un homme. (Yévamot 62b)

 

Rav Elazar a déclaré : Tout homme qui n'a pas de femme n'est pas un homme, comme il est dit : Homme et femme, il les a créés ... et les a appelés leur nom Adam. (Béréshit 5 :2) (Yévamot 63a)

 

 

  • et pas de femme sans homme : en effet, le but de la femme est également de s’associer à un époux pour construire une vie de famille. 

 

D.ieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. (Béréshit 1 :22)

 

 

  • en l’Adôn : dans l’idéal de la volonté divine.

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Oui, comme la femme vient de l’homme, ainsi l’homme vient par la femme, et tout vient d’Elohîms.

 

 

  • Oui, comme la femme vient de l’homme : la femme se construit par l’intermédiaire de l’homme.

 

 

  • ainsi l’homme vient par la femme : selon le même principe, l’homme se construit par son épouse.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Un de nos grands Maîtres exprimait ainsi l’importance du rôle de sa femme pour lui : Je n’ai jamais évoqué mon épouse en disant "ma femme" mais plutôt "ma maison" … (Guittin 52a)

 

La femme est l’âme de la maison ; c’est son domaine, elle en est maîtresse et responsable.

 

 

  • et tout vient d’Elohîms : selon la providence divine, qui établit les couples.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Ces deux derniers versets ont aussi pour but de prévenir tout malentendu sur ce qui précède, et en particulier de détruire tout orgueil en l’homme à l’égard de la femme. Soit selon la grâce divine, soit selon la nature ; chacun des deux remplit sa mission mais ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre dans une sainte communion qui tend à l’égalité complète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Jugez donc vous-mêmes : convient-il pour une femme de prier Elohîms la tête non voilée ?

 

 

  • Jugez donc vous-mêmes : dans l’idée d’établir la vérité selon la Torah de Moshé.

 

 

  • convient-il pour une femme de prier : ou de prophétiser.

 

 

  • Elohîms la tête non voilée : la réponse de l’Apôtre Shaoul été donnée plus haut… Le but étant ici, de faire plutôt réfléchir [par eux-mêmes] les Nazaréens de Corinthe.

 

Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. (1 Corinthiens 11 :5)

 

 

 

 

 

 

 

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14.     La nature elle-même ne vous apprend-elle pas que c’est un déshonneur pour l’homme d’avoir des cheveux longs ?

 

 

  • La nature elle-même ne vous apprend-elle pas : l’Apôtre du Mashiah Yeshoua a souhaité montrer qu’il n’est pas bon de confondre les genres, tels qu'ils ont été créés par le Maître du monde.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Hashem nous a créé homme, pour avoir un rôle d’homme.

 

Hashem nous a créé femme, pour avoir un rôle de femme.

 

Certes, les différences sont présentes entre les époux mais celles-ci doivent aussi être respectées dans le couple, chacun détenant un rôle bien défini… Pour les femmes, le voile représente donc le rôle d’une parfaite épouse, soit une épouse soumise [selon la Torah].

 

De même que la Kéhila est soumise au Mashiah, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. (Éphésiens 5 :24)

Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme mais elle doit demeurer dans le silence. (1 Timotheos 2 :12)  

 

COMMENTAIRE N°2

 

Beaucoup de païens et de chrétiens ont adhéré activement ou passivement au féminisme. Par exemple, on trouvera même, de plus en plus, de femmes pasteurs… Même si certaines causes défendues par le mouvement féministe sont de véritables valeurs humaines voire bibliques, comme le respect du corps de la femme, les oppositions aux violences conjugales, etc… Cela n’empêche pas qu’il s’agit d’un mouvement charnelle… Oui, le mouvement féministe est d’origine charnelle, puisqu’il a fait de la femme actuelle, tout le contraire de ce qu’Hashem attendait d’elle !

 

Encore une fois, même si certains points sont bien réels et biens relevés tels les salaires inférieurs des femmes pour un même travail fourni, malgré tout, ceci reste une stratégie du Satan pour faire passer la pilule dans les mentalités… Le but du Satan est d’inverser les rôles homme-femme : les hommes deviendront femmes et les femmes deviendront hommes et encore nous n’abordons pas la nouvelle abomination transgenre...

 

Clairement, le mouvement féministe est run mouvement rebelle ! Cette rébellion s’est exprimée, par de nouvelles coupes d’hommes pour les femmes, par la nouvelle mode de tenues masculines, par la perte de l’envie d’être mariée, par l’avortement, etc…

Nous, les véritables talmidim du Mashiah d’Israël, pouvons-nous adhérer sérieusement au féminisme ? D.ieu nous a interdit de nous rebeller contre lui, contre la hiérarchie qu’il a lui-même voulue et instaurée [dans la nature] …

 

Malheureusement, certaines chrétiennes sont imprégnées de ce mouvement charnelle, elles sont devenues rebelles et par conséquent, éloignés de la volonté de D.ieu.

 

 

  • que c’est un déshonneur pour l’homme d’avoir des cheveux longs : ceci est en adéquation avec tous les enseignements rabbiniques.

 

En effet, les cheveux longs sont mal vus par la halakha (voir Choul'han Aroukh, Yoré Déa, Siman 178 Ba'h et Taz) mis à part le problème que cela pose pour les Tefillin. (…) Il est évident qu'un "Ben Torah" se doit de ne pas avoir les cheveux longs… (Rav Avraham Garcia)

D’après certains décisionnaires, l'homme qui a des cheveux longs, transgresse l'interdiction de ressembler à une femme. (Rav Gabriel Dayan)

 

D'après la mystique Juive, le fait d'avoir des cheveux même un peu long renforce le côté négatif. Toujours d'après la mystique Juive, la face représente la miséricorde divine tandis que l'arrière représente les forces du mal. Les poils de la barbe et la moustache sont considérés comme des cheveux de la face ; en revanche, tous les cheveux du crâne font partie des forces négatives et donc plus ils sont longs, plus ces forces sont alimentées. D'ailleurs, lorsqu'on se coupe les cheveux, il faut penser qu'on élimine ainsi beaucoup de forces négatives… De plus, il y a également un problème de ‘hatsitsa au niveau des tefillin, c'est-à-dire un problème d'écran entre les tefillin et notre chair, si les cheveux sont trop longs. Comme on peut aussi le voir dans le Beit Yossef, Yoré Déa, au chap. 178, la Torah nous interdit d'avoir les mêmes coupes de cheveux que les goyim et la halakha détermine la nature de ces coupes en disant qu'il s'agit soit d'avoir les cheveux longs, soit de se raser sur les côtés en laissant les cheveux au-dessus de la tête donc il y a ici une preuve qu'à l'époque, la mode des hommes était ainsi. (Rav Ron Chaya)

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Parmi le Am Israël, on raconte que depuis de longues années, un couple essayait d’avoir des enfants. Les médecins avaient affirmé que, selon les voies naturelles, ils n’avaient aucune chance de mettre au monde des enfants. À un moment donné, leur médecin traitant leur suggéra de se rendre chez le Rav ‘Haïm Kanievsky pour lui demander une brakha.

Le couple accepta et le mari se rendit chez Rav ‘Haïm, auquel il relata son histoire. Le Rav ‘Haïm le regarda et vit qu’il avait les cheveux longs jusqu'au début du dos... Il s’adressa alors à son interlocuteur : Je ne comprends pas comment tu veux avoir des enfants, tu es aussi une femme ! Comme c’était en plus la période du ‘Omer pendant laquelle on ne se coupe pas les cheveux, le Rav Kanievsky lui demanda de se les couper le jour de Lag Ba’omer et lui accorda une brakha ; puis le prodige eut lieu : le mari se coupa les cheveux et la bénédiction se réalisa en dépit des prédictions des médecins.

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Mais la femme qui porte de longs cheveux, c’est pour elle une gloire, parce que sa chevelure lui a été donnée en guise de parure.

 

 

  • Mais la femme qui porte de longs cheveux : une chevelure.

 

 

  • c’est pour elle une gloire : contrairement aux hommes…

 

 

  • parce que sa chevelure lui a été donnée en guise de parure : comme un bijou.

 

COMMENTAIRE N°1

 

On pourra s’inspirer d’un enseignement du Rav Aron Moss pour mieux relier la pensée de l’Apôtre Shaoul dans ce passage au port du voile.

Pour certains, être pudique signifie ne pas être belle mais c’est là une définition erronée, contraire aux chemins du Judaïsme. Dans une perspective Juive, la pudeur n’a rien à voir avec le fait de ne pas être belle… La pudeur est plutôt un moyen de créer une intimité.

Se couvrir les cheveux n’a jamais eu pour objet d’enlaidir une femme mariée ! La beauté est un don divin et la tradition Juive encourage, d’ailleurs, aussi bien les hommes et les femmes à soigner leur aspect et à toujours être présentables.

 

Néanmoins, elle encourage en complément, la pudeur non pas pour nuire à notre beauté mais pour canaliser cette beauté et l’attirance qu’elle génère de sorte qu’elle soit préservée pour là où se trouve sa place : à l’intérieur du mariage.

 

En couvrant ses cheveux, la femme mariée affirme : Je ne suis pas disponible. Vous pouvez me voir mais je ne suis pas ouverte au public. Même ma chevelure, la partie la plus manifeste et la plus visible de moi-même, n’est pas pour vos yeux.  En effet, couvrir ses cheveux a un profond effet sur la femme. Il crée une barrière psychologique, une distance cognitive entre elle et les étrangers. Sa beauté devient visible mais discrète ; elle est belle mais pas disponible.

Peut-être dans d’autres religions la pudeur et la beauté ne se mélangent-elles pas. Ce n’est pas l’optique Juive. La vraie beauté, la beauté intérieure, a besoin de pudeur pour la protéger et lui permettre de s’épanouir.

 

 

 

 

 

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16.     Si un homme veut contester, nous n’avons pas cette coutume, et les communautés d’Elohîms non plus.

 

 

  • Si un homme veut contester : ou débattre les propos de l’Apôtre Shaoul.

 

 

  • nous n’avons pas cette coutume : dans le peuple Juif.

 

 

  • et les communautés d’Elohîms non plus : les autres communautés Nazaréennes non plus…

 
 
 
 
 
 
 
 

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18.     Et d’abord, quand vous vous réunissez en communauté, j’entends qu’il y a des divisions parmi vous ; ce que je crois en partie.

 

 

  • Et d’abord, quand vous vous réunissez en communauté : entre Nazaréens, dans le but de rendre un culte au Maître du monde.

 

  • j’entends qu’il y a des divisions parmi vous : du grec "schisma"…

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

 

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

 

  • ce que je crois en partie : au plus grand désarroi de l’Apôtre Shaoul, la rumeur de plusieurs division était certainement, vraie…

 

 

 

 

 

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25.     De même aussi la coupe, après le dîner, disant : Cette coupe est le pacte neuf en mon sang. Cela, faites-le aussi souvent que vous boirez, pour mémoire de moi.

 

 

  • De même aussi la coupe, après le dîner, disant : comme cela va être précisé dans les commentaires, il s’agit de la troisième coupe du Seder de Pessa’h. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

En croisant les références des Évangiles, nous pouvons voir le schéma suivant : 1] Yeshoua bénit tout d'abord une coupe de vin 2] puis il mange 3] puis il bénit et partage le pain 4] puis reprend une coupe après le dîner 5] puis chante le hallel.

1) Il s'agit de la seconde coupe du Seder. En effet, le Rabbi parle à ce moment-là de la venue du Royaume d'Hashem et dans la Haggadah de Pessah, nous disons juste avant de boire la seconde coupe : Nous te remercierons avec un chant nouveau pour notre rédemption et pour la délivrance de nos âmes : Tu es, source de bénédictions, Éternel, qui a libéré Israël.

2) Il s'agit du Choul’han 'Orekh, le repas de Pessa’h.

3) Ceci fait référence au tsafoune, lorsque l'afikomân est prise puis partagée entre les membres de la maison, en souvenir du korban Pessah. Or, comme on le sait, le Mashiah est appelé "le korban d'Hashem" dans les Écrits Nazaréens.

4) Il s'agit de la troisième coupe. Yeshoua, en prenant cette coupe, fait référence à l’Alliance Renouvelée en son sang et dans la Haggadah, il est écrit à propos de cette coupe : Je lève la coupe des délivrances [yeshouot en hébreu] et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

5) Il s'agit du hallel chanté juste après la troisième coupe.

Notre Maître a donc institué le minhag de nous souvenir de lui lors du tsafoune puis lors de la prise de la troisième coupe.

 

Voici donc ce que diront les Nazaréens, en souvenir de leur Rabbi :

 

  • nous prenons l'Afikomân, nous le partageons entre les membres de la maison, en donnant à chacun un kazayit [environ 30g] et proclamons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shémoto natân lanou Kapara : En souvenir du Roi Messie, dont sa mort nous procure l'expiation. Puis nous le mangeons accoudé sur le côté gauche [avant le milieu de la nuit] en disant : En souvenir du sacrifice de Pessa’h qui était mangé après qu'on soit rassasié.

  • nous levons la troisième coupe et nous disons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shédamo hanizraq méhadesh et-habrit avoténou, shékarat Adonaï lébeit Israël viYéoudah : En souvenir du Roi Messie, dont le sang aspergé renouvelle l’Alliance de nos pères qu'Hashem a tranché avec la maison d’Israël et de Yéhouda. Puis, nous disons le verset suivant :  Je lève la coupe des délivrances et j'invoque le Nom de l’Éternel. Ensuite, nous disons : Avec votre permission Messieurs, nous répondons "pour la vie" puis nous récitons la brakhah sur le vin et buvons la coupe, accoudé sur le côté gauche.

  • tout le reste du déroulement de la soirée de Pessa’h se réalise selon les lois établies par nos Maîtres et la lecture se fait à partir d'une Haggadah authentique d'Israël.

 

 

  • Cette coupe est le pacte neuf en mon sang : Yeshoua, en prenant cette coupe, fait référence à l’Alliance Renouvelée (Yrmeyahou 31 :31-33) en son sang et dans la Haggadah, il est écrit à propos de cette coupe : Je lève la coupe des délivrances [yeshouot en hébreu] et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

 

COMMENTAIRE N°2

Nous pourrons aussi utiliser la Torah Orale pour mieux comprendre l’importance du sang [du sacrifice] versé par le Mashiah Yeshoua, celui-ci étant comparable au sang de l’agneau pascal de Pessa’h.

 

Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang et je passerai par-dessus vous et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. (Shemot 12 :13)

 

Le Mekhilta commente la phrase :  "Je verrai le sang" et la relie à l'Akéda d’Its’hak.

Et quand il voit le sang, il voit le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : Et Avraham a appelé le nom de ce lieu Hashem-Yireh, le Seigneur verra. (Béréshit 22 :14). Et il est aussi écrit : Et il était sur le point de détruire, le Seigneur l'a vu et il s'est repenti. (1 Divré Hayamim 21 :15). Que voyait-il ? Il a vu le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : D.ieu lui-même enverra l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). (Mekhilta de Rabbi Yichmaël, Psi'ha 11)

Le lendemain, il vit Yeshoua venant à lui et il dit : Voici l'Agneau de D.ieu, qui ôte le péché du monde. (Yohanan 1 :29)

 

Comment tout ceci est possible ? Comment Its’hak pourrait-t-il avoir un quelconque lien avec le sang de Pessa’h ? De là, on comprend que c’est par le mérite de la Akéda d’Its’hak que les enfants d’Israël sont sortis de l’esclavage ; ainsi, de la même façon, la Akéda de Yeshoua a expié les péchés du Am Israël en vue de la délivrance finale, établie sur le même modèle que celui de la sortie d’Egypte.

En effet, pourquoi parler d’Its’hak alors qu’Hashem avait commandé la mitsva de l’agneau pascal ? On comprend que la mort du Tsadik a plus d’impact que la mort des animaux… Ceci est enseigné dans la ‘Hassidout : Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28) ou encore : La mort des Tsadikim est comme Yom Kippour : elle apporte le pardon pour les péchés d'Israël. (Vayikra Rabah 20)

Nous pouvons également comparer la mort du Tsadik avec l’expiation de la vache rousse. 

Tout comme la vache rousse apporte l’expiation, de même, la mort des tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or, combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

Car si le sang des taureaux et des boucs et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Mashiah, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à D.ieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le D.ieu vivant ! (Hébreux 9 :13-14)

De plus, il est extrêmement intéressant de voir un autre lien de la Akéda Yeshoua avec la Akéda Its’hak.

Le Midrash Raba dit : Et Avraham mit le bois de l'holocauste sur Its’hak, son fils (Béréshit 22 :5) comme un homme qui porte son pieu [sur lequel, il sera exécuté] sur son épaule. (Béréshit Rabah 56 : 3)

 

Yeshoua, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. (Yohanan 19 :17)

 

Les parallèles entre Its’hak [le fils d’Avraham] et Yeshoua sont donc nombreux car Its’hak était en réalité, le Mashiah ben Yossef de sa génération. 

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Yits’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :1) 

 

Its’hak est peut-être la plus importante figure du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois pour le sacrifice et conduit sur le lieu de l’immolation… Cela fait même un peu gros pour ne pas s’apercevoir qu’on parle de Yeshoua !  

 

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

Cette parole prophétique sera pleinement réalisée par Yeshoua, l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité.

 

En effet, voici le schéma toraïque.

 

YITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] 

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

Le Mashiah ben Yossef, lorsqu’il viendra, ne viendra pas pour établir sa propre dynastie mais plutôt pour aider à rétablir la dynastie davidique. Il sacrifiera même sa propre vie pour y parvenir. Son sang expiera les péchés du peuple Juif. Son expiation prendra la forme de la restauration de la dynastie davidique au peuple Juif en tant que Royaume éternel. (Shnei Luchot HaBrit, Vayeshev-Miketz-Vayigash, Rav Yeshayahou Horowitz ; traduit par Elyahou Munk, p. 317)

 

 

  • Cela, faites-le aussi souvent que vous boirez, pour mémoire de moi : afin de partager le Seder mais également d’instituer une nouvelle coutume Juive [Nazaréenne en souvenir du Rabbi].

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30.     C’est pourquoi il y a parmi vous tant de faibles et d’invalides, et plusieurs qui se sont endormis.

 

  • C’est pourquoi il y a parmi vous tant de faibles et d’invalides : cela fait référence aux malades…

 

COMMENTAIRE N°1

On pourra s’inspirer du Likouté Moharan pour mieux appréhender le concept de la maladie décrite par Rabbi Shaoul de Tarse. 

Si une personne ne se concentre pas sur l'objectif, pourquoi est-elle vivante ? L’âme aspire continuellement à faire la volonté de son Créateur. Quand elle voit que la personne ne veut pas faire la volonté de D.ieu, ‘hass véchalom, alors elle aspire beaucoup à retourner à sa source et elle commence à s'éloigner du corps de la personne. C'est ce qui rend une personne malade : à cause de l'affaiblissement de l'âme qui résulte de son éloignement de lui parce qu'il n'a pas fait ce qu'elle voulait. Car elle veut seulement qu'il fasse la volonté de l'Omniprésent, Béni soit-Il. (Torah n°268 du Likouté Moharan I)

 

  • et plusieurs qui se sont endormis : littéralement, morts…