CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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1.     Paulos, par appel envoyé du messie Iéshoua‘ selon le vouloir d’Elohîms, et Sôsthenès, le frère.

 

 

  • Paulos, par appel envoyé du messie Iéshoua‘ : plus de précisions sont apportées dans la Lettre aux Galates, lorsque l’Apôtre Shaoul annonce clairement : Je vous déclare, frères, que l'Évangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation du Mashiah Yeshoua. (Galates 1 :12)

 

COMMENTAIRE N°1

L’Apôtre Shaoul n’a pas reçu son autorité apostolique par l’autorité d’un homme mais bien plus, il n’a même pas été enseigné par les hommes concernant Yeshoua. En effet, selon ses dires, Shaoul n’a pas été enseigné du tout ; au contraire, le Mashiah lui a tout accordé par révélation divine…

Néanmoins, comme nous le savons, Shaoul était un grand érudit en Torah.

J’étais plus avancé dans le Judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. (Galates 1 :14)

De plus, comme nous le savons également, l’Apôtre Shaoul fut instruit aux pieds de Gamliel, un des plus grands Maîtres d’Israël.

Shaoul dit : Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie mais j'ai été élevé dans cette ville-ci et instruit aux pieds de Gamliel dans la connaissance exacte de la Torah de nos pères, étant plein de zèle pour D.ieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. (Actes 22 :2-3)

La révélation de l’identité de Yeshoua accompagnée de cette éducation religieuse lui a, selon les Écrits Nazaréens, totalement suffi pour comprendre et enseigner les bases de l’Alliance Renouvelée [Brit Hadasha] dans le Mashiah. (Yrmeyahou 31 :31-34). En effet, Gamliel détient une réputation dans la Mishna pour être l’un des plus grands Maîtres dans toutes les annales du Judaïsme.

Quand Rabban Gamliel l’Ancien est mort, la gloire de la Torah s’est éteinte et la pureté et l’abstinence ont disparu. (Mishna Sotah 9 :15) 

Gamliel l’Ancien était tant estimé qu’il reçut le titre de "Rabban" au lieu d’un simple titre de "Rabbi" : ce titre honorifique étant nettement supérieur.

Parmi les Mishnayot qui lui sont attribuées, citons : Prends-toi un Maître, éloigne-toi du doute et ne donne pas la dîme de façon approximative. (Pirké Avot 1 :16) 

Par l’intermédiaire de toute cette éducation Juive orthodoxe, il n’est donc pas étonnant de voir un Shaoul complétement autonome ; le cas des autres Apôtres étant totalement différent car ils n’avaient forcément reçu d’instructions toraïques et faisaient partie, pour la plupart, du ‘am haaretz. 

Lorsqu'ils virent l'assurance de Kéfa et de Yohanan, ils furent étonnés, sachant que c'étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnurent pour avoir été avec Yeshoua. (Actes 4 :13)

La révélation messianique de l’Apôtre Shaoul est décrite dans le Livre des Actes.

Comme j'étais en chemin et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.  Je tombai par terre et j'entendis une voix qui me disait : Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu ? Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Yeshoua le Nazaréen, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ? Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas et là on te dira tout ce que tu dois faire. (Actes 22 :6-10)

En se dévoilant dans sa gloire céleste, le Mashiah Yeshoua a pleinement convaincu Shaoul de son hérésie ; son apparition surnaturelle a jeté le futur Apôtre dans une crise physique et morale, totalement hors du commun ; la transformation qui s’en suivie eut pour conséquence une transformation totale de ses idées et elle produisit l’Évangile qu’il s’efforça d’annoncer tout au long de sa vie.

Par suite de cette grande révélation initiale, le Seigneur accorda également à Shaoul, dans le cours de son ministère apostolique, plusieurs autres révélations claires et précises, plusieurs visions prophétiques, etc… etc…

Pendant la nuit, Shaoul eut une vision : un Macédonien lui apparut et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous ! (Actes 16 :9)

La nuit suivante, le Seigneur apparut à Shaoul et dit : Prends courage car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome. (Actes 23 :11)

Selon l’ensemble des Écrits Nazaréens, l’Apôtre Shaoul était un homme grandement inspiré par le Rouah Hakodesh.

De retour à Jérusalem, comme je priais dans le Temple, je fus ravi en extase et je vis le Seigneur qui me disait : Hâte-toi et sors promptement de Jérusalem, parce qu'ils ne recevront pas ton témoignage sur moi. Et je dis : Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi et que, lorsqu'on répandit le sang de Stephanos, ton témoin, j'étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir. Alors il me dit : Va, je t'enverrai au loin vers les nations... (Actes 22 :17-21)

 

COMMENTAIRE N°2

Afin de mieux intégrer la notion de l’appel divin, nous pourrons nous inspirer du Sefer Vayikra lequel tire son nom du premier verset du troisième Livre de la Torah comme il est dit : Hashem appela Moshé. (Vayikra 1 :1) ; le mot "vayikra" signifiant "appeler" en hébreu.

Dans ce Sefer précisément, on pourra voir qu’Hashem appelle Moshé pour lui transmettre toutes les lois relatives aux sacrifices et à la pureté rituelle (et pour beaucoup d’autres choses également, Moshé étant une âme extrêmement profonde) afin de les partager aux enfants d’Israël.

Nos Sages se sont interrogés sur l’opportunité d’avoir choisi ce terme, a priori, peu évocateur pour désigner tout un Livre de la Torah ; ils apportent ainsi la réponse suivante : chaque fois que tu nommeras ce Livre de la Torah, vayikra, souviens-toi que de la même manière que Moshé a été appelé à réaliser une mission extraordinaire dans ce monde, toi aussi, à ton niveau, tu es appelé à réaliser une mission unique ! Ce merveilleux Sefer de la Torah permet donc de rappeler à l’homme son éminente dignité dans la mesure où chacun est "appelé" par D.ieu à réaliser une mission particulière ici-bas. Par exemple, comme il le déclarera lui-même dans les Écrits Nazaréens, Shaoul a été appelé par Hashem pour aller prêcher l’Évangile aux non-Juifs tandis que Shimon Kéfa a été plutôt envoyé à la maison d’Israël.    

 

Celui qui a fait de Kéfa, l’Apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'Apôtre des non-Juifs, et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Yaakov, Kéfa et Yohanan, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Bar-Naba, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les non-Juifs et eux vers les circoncis. (Galates 2 :8-9)

Il est donné à l’homme tous les moyens pour qu’il arrive là où il doit arriver, dans sa mission qui est sa relation avec Hashem ; c’est ce qui a été décidé avant sa naissance pour qu’il ait le meilleur moyen possible de servir D.ieu selon sa nature et son être. D.ieu l’a mis là où il est et lui a donné toutes les circonstances et rencontres qui sont les meilleures pour lui, pour l’amener à se réaliser. Tout est un tremplin dans l’existence, pour arriver là où l’on doit arriver. Nous savons que, si nous sommes passés par un chemin et des épreuves, c’est que nous le devions et si nous le voulons vraiment, tout sera une source de progrès et de tremplin dans notre vie. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

En complément, les Sages de la Torah ont également glissé une anomalie dans l’écriture du mot "vayikra" … En effet, dans tous les Rouleaux de la Torah, le mot "vayikra" est écrit avec une petite lettre "alef" à la fin du mot, une lettre écrite plus petite que les autres. Pourquoi ? Car ceci nous permet de bien lire "vayikra" et non "vayiker" : si le premier parle de la notion de l’appel ; le second, a contrario, signifie "survenir par hasard" …  Selon les explications de nos Maîtres, l’homme doit donc se comporter comme un partenaire de D.ieu dans l’œuvre de la Création et répondre à l’appel qui lui est lancé, sans laisser sa vie être régie par le règne du hasard et ce qu’a fait l’Apôtre Shaoul, lorsqu’il a décidé de léguer sa vie entière à l’Évangile en suivant le Tsadik.

Lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les non-Juifs. (Galates 1 :15-16)

Comme l’explique également Rabbi Bonim de Parchis’ha zatsal, le petit "alef" du mot "vayikra" est aussi porteur d’une signification profonde : bien que Moshé se hissât au plus haut degré spirituel, il n’en fit pas grand cas mais resta extrêmement humble…

Puissions-nous, béézrat Hashem, ressentir avec force, l’appel que l’Éternel envoie à chacun de nous afin de nous rapprocher de lui, chacun à notre niveau et progresser dans l’étude de la Torah, la pratique des mitsvot et le raffinement de nos qualités de cœur et de générosité. Amen.

 

  • selon le vouloir d’Elohîms : comme il est dit : Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré. (Yrmeyahou 1 :5) ; depuis la Création du monde, Shaoul avait été consacré pour être l’Apôtre des non-Juifs ; le but étant de leur partager les bases de la Torah et de les attacher au Tsadik.  

 

 

  • et Sôsthenès, le frère : si la mention de Sosthènes est en tête de cette Lettre, on peut certainement en déduire qu’il avait un lien particulier avec les Nazaréens de Corinthe ; par conséquent, on pourrait alors se demander s'il ne s'agirait pas du Sosthènes, le chef de la synagogue de cette ville (Actes 18 :17) qui aurait pleinement adhéré au Mashiah entre l'incident rapporté dans le Livre des Actes et la rédaction de cette Lettre. Or, un nom aussi fréquent à cette époque pouvait bien évidemment se rencontrer plusieurs fois dans la région d'une cité grecque cosmopolite comme l'était Corinthe ; en conséquence, il pourrait aussi tout simplement s’agir d’un frère Nazaréen.

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Du temps que Gallion était proconsul de l'Achaïe, les Juifs se soulevèrent unanimement contre Shaoul et le menèrent devant le tribunal, en disant : Cet homme excite les gens à servir D.ieu d'une manière contraire à la Torah. Shaoul allait ouvrir la bouche, lorsque Gallion dit aux Juifs : S'il s'agissait de quelque injustice ou de quelque méchante action, je vous écouterais comme de raison, ô Juifs mais, s'il s'agit de discussions sur une parole, sur des noms et sur votre Torah, cela vous regarde : je ne veux pas être juge de ces choses. Et il les renvoya du tribunal. Alors tous, se saisissant de Sosthènes, le chef de la synagogue, le battirent devant le tribunal, sans que Gallion s'en mît en peine. (Actes 18 :12-17)

 

Certains Juifs de Corinthe s'étant saisis de l’Apôtre Shaoul, le menèrent au tribunal de Gallion et l'accusèrent de vouloir introduire en leur sein une nouvelle manière d'adorer D.ieu, n’étant pas en accord avec les enseignements basés sur le Tsadik de Shaoul. Or, le proconsul les renvoya en disant qu'il n'entrerait point dans ces controverses, qui ne regardaient que les Juifs et leur Torah. En conséquence, plusieurs personnes se saisirent de Sosthènes, le chef de la synagogue et commencèrent à le battre devant son tribunal, sans que Gallion s'en mît en peine…

 

Certains théologiens chrétiens rapportent que Sosthènes, était un ami, un sympathisant ou encore un talmid de l’Apôtre Shaoul et que les Juifs, se voyant rebutés par Gallion, se déchargèrent de leur mauvaise humeur sur lui. Ces théologiens veulent aussi que ce soit le même Sosthènes dont le nom se lit avec celui de Shaoul dans la Lettre aux Corinthiens, écrite à Éphèse selon certains historiens vers l'an 56 de l'ère commune (soit 3 ans après les événements de Corinthe).

 

Néanmoins, ce sentiment n'a pas toujours été admis dans les communautés chrétiennes, puisque du temps d'Eusèbe de Césarée, un père de l’église catholique, on rapportait que Sosthènes était l’un des soixante-dix talmidim du Mashiah présentés dans le chap. 10 de l’Évangile de Loucas. Par conséquent, selon cet avis, le Sosthènes présenté dans la Lettre aux Corinthiens (1 Corinthiens 1 :1) ne pouvait donc pas être le chef de la synagogue de Corinthe…

 

Comme on peut le constater, les avis sont partagés sur le personnage.

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2.     à la communauté d’Elohîms, celle de Corinthe, aux consacrés à Iéshoua‘ le messie, appelés consacrés, avec tous ceux qui invoquent le nom de notre Adôn, Iéshoua‘, le messie, en tout lieu, le leur et le nôtre.

 

 

  • à la communauté d’Elohîms, celle de Corinthe : autrefois, la ville de Corinthe était l'une des plus importantes cités de la Grèce antique ; celle-ci étant principalement réputé pour son commerce, sa luxure et également pour son plaisir de débauche excessif… Malheureusement, c’est dans un tel contexte laborieux que l’Apôtre Shaoul écrit cette Lettre.

 

 

  • aux consacrés à Iéshoua‘ le messie, appelés consacrés : l’Apôtre Shaoul par ces termes, rappelle aux Nazaréens de Corinthe leur principale mission dans ce monde en ayant accepté Yeshoua dans leurs vies, celle d’être consacrés pour la cause de la Torah et de l’Évangile. En effet, le Tsadik qui nous a sanctifiés devant Hashem, mérite un engagement total de notre être et tout ceci, nécessite que les Nazaréens s’engagent dans une vie de consécration, synonyme de sanctification !

 

COMMENTAIRE N°1

Comme nous l’avons exprimé dans les commentaires du verset précédent, Corinthe était connu pour son impureté la plus totale ; par conséquent, dans un tel contexte, l’Apôtre Shaoul éprouve le be­soin d’en­vi­sa­ger dans toute sa sainteté, le ca­rac­tère d’un Nazaréen et le ca­rac­tère sacré de la Kéhila du Mashiah, afin de rap­pe­ler d’au­tant plus vi­ve­ment à ses lec­teurs, la hau­teur de leur vo­ca­tion…

 

  • avec tous ceux qui invoquent le nom de notre Adôn, Iéshoua‘, le messie : cela fait faire référence aux autres Nazaréens, ayant reconnu l’autorité du Tsadik dans leurs vies ; l’Évangile s’étant répandu dans le monde entier et plusieurs communautés s’étant formées.

 

  • en tout lieu, le leur et le nôtre : le Rabbi étant la pierre angulaire de la Kéhila Nazaréenne comme il est enseigné : C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir. (Yeshayahou 26 :16) ou encore : Vous avez été édifiés sur le fondement des Apôtres et des Prophètes, le Mashiah Yeshoua lui-même étant la pierre angulaire. (Éphésiens 2 :20)

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3.     chérissement à vous et paix d’Elohîms, notre père et de Iéshoua‘ notre Adôn, le messie.

 

 

  • chérissement à vous et paix : généralement, tous les talmidim du Mashiah ont les mêmes souhaits pour la Kéhila.

Yohanan aux sept communautés qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient ; de la part des sept Esprits qui sont devant son trône. (Révélation 1 :4)

En effet, la grâce et le shalom sont les deux grands bienfaits dont les hommes ont le plus besoin et sans lesquels, ils ne peuvent pas être en totale communion avec Hashem...

COMMENTAIRE N°1

On introduit des propos par une bénédiction. (…) Plus généralement, toute parole doit systématiquement être introduite d’une manière positive. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 1)

 

 

  • d’Elohîms, notre père : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.

 

 

  • et de Iéshoua‘ notre Adôn, le messie : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme ; en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David.  

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

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4.     Je remercie Elohîms toujours pour vous, pour le chérissement d’Elohîms à vous donné dans le messie Iéshoua‘.

 

  • Je remercie Elohîms toujours pour vous : dans un esprit de reconnaissance et d’humilité.

 

 

  • pour le chérissement d’Elohîms : pour la miséricorde d’Hashem manifestée dans vos vies.

 

  • à vous donné dans le messie Iéshoua‘ : au travers du mérite du Tsadik comme il est enseigné dans les milieux ‘hassidiques, que le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre ; il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

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5.     parce qu’en tout vous avez été enrichis en lui, en toute parole et toute pénétration.

 

 

  • parce qu’en tout vous avez été enrichis en lui : en s’attachant aux véritables Tsadikim, nous permettons de raviver notre mémoire. Et plus notre attachement est fort, plus l’aide du Tsadik l’est et plus nous sommes amenés à nous attacher davantage et ravivons notre mémoire au quotidien. Cette faculté, propre au Tsadik de la génération paraît parfois étonnante, incompréhensible mais c’est pourtant vrai, le Tsadik, comme Moshé Rabbénou à l’époque de la sortie d’Égypte et du don de la Torah, peut nous propulser dans notre service divin. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • en toute parole : cela fait référence aux paroles de notre bouche comme il est dit au nom de Shlomo HaMelekh : La langue des sages apporte la guérison. (Mishlei 12 :18). Par conséquent, l’Apôtre Shaoul souhaite nous enseigner que grâce au Tsadik, nous sommes "formés" et prêts pour guérir le monde par notre bouche, par des paroles de vie, par l’annonce de l’Évangile, par le fait de partager les enseignements apostoliques, par le fait d’annoncer le mérite de Yeshoua, etc… 

 

 

  • et toute pénétration : dans le même élan, l’Apôtre Shaoul poursuit et souhaite également nous enseigner sur le fait que toute connaissance étant basée sur le Mashiah, les Nazaréens ne sont plus destinés à être voilés sur quoi que ce soit dans le monde. Au contraire, l’éclaircissement vient par l’intérimaire du Tsadik étant non seulement la pierre angulaire mais également le but et la finalité de toute la Torah. (Romains 10 :4)

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6.     comme le témoignage du messie a été confirmé en vous.

 

 

  • comme le témoignage du messie : le témoignage de l’Évangile déclarant ouvertement la messianité de l’Admor Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

Afin de toujours mieux mieux relier les Écrits Nazaréens à notre génération actuelle, nous pourrons nous inspirer de la grande ouverture d’esprit du Rav Ariel Bar Tzadok sur la messianité de Yeshoua.

Un Juif orthodoxe peut-il croire que Jésus était ou sera le Messie d'Israël ? Cela pourrait surprendre tant les Juifs que les chrétiens mais la réponse à cette question est en fait, un oui ! (…) Expliquons. Tout d'abord, je dis avec assurance que parmi les nombreuses lois Juives de la Torah, les pratiques ou encore les croyances, aucunes d'entre elles n'inclut une déclaration selon laquelle, il est formellement interdit de croire que le Jésus historique était ou sera le Messie d'Israël. Il n'y a pas de loi dans le Judaïsme qui interdise de croire que quiconque puisse être le Messie ; l'identité du Messie n'est pas connue et par conséquent, le Messie pourrait finir par être toute personne qui accomplit les prophéties messianiques et qui a une lignée davidique. Le Messie pourrait donc être toi, moi ou bel et bien Jésus. (…) La foi et les croyances chrétiennes ne sont pas un défi pour le Judaïsme. Au contraire, tant que le christianisme continue d'embrasser les enseignements Juifs et le code moral de la Torah ; les Juifs applaudiront cette chaleureuse étreinte. Et quels enseignements Juifs les chrétiens embrassent-ils ? Presque tout ce qui est enseigné dans les Évangiles par Jésus car tout pourrait être comparé avec les écrits des Rabanim de l'époque. Il est vraiment dommage que la plupart des chrétiens ne connaissent pas les origines Juives de ce qu'enseignait Jésus. S'ils étaient ainsi éduqués, les chrétiens développeraient un grand amour pour le Judaïsme, un amour qui, je le dis, se fait attendre depuis longtemps… Si l'on veut croire que le Jésus historique était un Rabbi sage, bon et gentil, on n’est pas du tout interdit d'avoir une telle croyance, même si une telle représentation va à l'encontre de certaines tradition Juives. (…)  En conclusion, je dis que l'on peut et même que l'on doit croire comme on le souhaite. On n’a pas vraiment besoin de preuves pour nos croyances religieuses, c'est pourquoi de telles croyances sont appelées d’ailleurs "foi" … Nous pouvons poursuivre un argument vieux de 2000 ans, aller de l'avant et donner gloire à D.ieu, en mettant l'accent sur ce qui nous unit, au lieu de ce qui nous divise. (…)  Un jour, le vrai Messie viendra en effet. Il accomplira la prophétie du Livre de Zekharia qui déclare que ce jour-là, ses pieds se dresseront sur le mont des Oliviers. Quand ce jour arrivera enfin, je prie tant pour le Juif juste que pour le chrétien juste, afin qu’ils accueillent ensemble le Messie tant attendu. Ce jour-là, je prie aussi pour qu'ensemble nous disions : Baroukh Haba Beshem Adonaï. (Rav Ariel Bar Tzadok)

 

  • a été confirmé en vous :  dans l’idée d’être solidement établi dans les cœurs. 

 
 
 
 
 
 

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9.     Elohîms est fidèle, par qui vous avez été appelés à la communion de son fils Iéshoua‘ le messie, notre Adôn.

 

 

  • Elohîms est fidèle, par qui vous avez été appelés à la communion : cela fait référence au principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, tous les hommes doivent passer par son intermédiaire comme il est dit : Yeshoua lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Yohanan 14 :6) ou encore : Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme. (1 Timotheos 2 :5)

 

 

  • de son fils Iéshoua‘ le messie, notre Adôn : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

 

 

 

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10.     Je vous implore, frères, par le nom de notre Adôn Iéshoua’, le messie, de dire tous de même, et qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous. Soyez unis dans une même intelligence, une même pensée.

 

 

  • Je vous implore, frères : cela fait référence aux Nazaréens de Corinthe.

 

 

  • par le nom de notre Adôn Iéshoua’, le messie : par le mérite et pour l’amour de Rabbi Yeshoua de Natzeret, le chef de la Kéhila.

 

 

  • de dire tous de même : dans l’idée d’avoir un même langage.

 

 

  • et qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous : du grec "schisma"…

 

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

 

  • Soyez unis dans une même intelligence, une même pensée : une pensée commune pour la cause de l’Évangile.

 

Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix et le D.ieu d'amour et du shalom sera avec vous. (2 Corinthiens 13 :11)

Demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Évangile. (Philippiens 1 :27)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la notion d’avoir de nobles sentiments, d’unité et de respect dans la Kéhila du Mashiah ; nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Chaque Création de ce monde est composée des quatre éléments de base : le feu, l’eau, la terre et l’air. Tout n’est que recherche d’équilibre, puisque les éléments s’annulent entre eux lorsque l’un prédomine sur les autres. En effet, le feu est susceptible d’annuler l’eau, l’eau le feu, etc… Ainsi, dès lors qu’un élément empiète sur les autres, l’équilibre est compromis et la Création est menacée. En relatant ce principe, Rabbi Na’hman de Breslev nous enseigne la spécificité de chacun et la différence. En effet, dans le Am Israël, chaque courant, avec sa spécificité, a sa place ; nul courant ne doit s’annuler et nul courant ne doit entretenir d’hégémonie sur les autres, sous peine de détruire le Am Israël… Pourquoi ? Parce que chaque individu est différent : certains ont besoin de rigueur, d’autres de douceur ; certains aiment le calme et d’autres sont en ébullition permanente., etc… Cette différence fait notre unicité. Pourquoi ? Parce que chaque individu est composé des quatre éléments mais l’un d’eux, s’exprime à l’excès ; par exemple, les personnes nerveuses font preuve d’un excès de feu. À l’homme de rechercher son propre l’équilibre ! À l’homme de comprendre que chacun éprouve des besoins différents ! À l’homme de comprendre qu’il doit être à l’écoute de ses pairs et de leur fournir les conditions optimales afin de s’épanouir ! (Rav Avraham Ifra’h)

COMMENTAIRE N°2

Dans le même élan, nous pourrons également nous inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav David ‘Hanania Pinto.

 

Certain désirent étudier et faire la volonté du Créateur ; or, ils disent : Moi je vais étudier, moi je vais me repentir, etc… Celui qui dit "moi je" est disqualifié dès le départ. En effet, qui es-tu donc et que vaut ta vie, toi qui te diriges vers un lieu de poussière et de vermine et qui proviens d’une matière fétide ? (Pirké Avot 3 :1). Quand l’homme veut étudier ou se repentir, il ne doit pas agir seul mais s’intégrer à la communauté d’Israël pour demander à D.ieu d’avoir pitié de lui. Seul, on est totalement impuissant… À l’intérieur de la communauté, on peut tout. C’est pourquoi nous disons dans la prière : "Fais-nous revenir, notre père, à ta Torah et rapproche-nous, notre Roi, de ta Avoda" plutôt que "fais-moi revenir, rapproche-moi" au singulier : c’est uniquement en tant que membre de la communauté qu’on a une chance de réussir. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

COMMENTAIRE N°3

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul concernant la nécessité d’une unité commune parmi les Nazaréens, nous pourrons également nous inspirer des enseignements [tirées des mots grecs] d’une parole de Shimon Kéfa.

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "homophron" :

  • unanimes : personnes du même avis, commun à tous,

  • concordant : se dit de choses qui s'accordent entre elles,

  • animé des mêmes pensées, d'un seul esprit.

Enfin, soyez tous animés (…) des mêmes sentiments. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "sumpathes" :

  • souffrir pour l’autre, dans l’idée de s’associer à ses souffrances,

  • des mêmes sentiments.

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "sumpascho" :

  • souffrir ou ressentir de la peine ensemble,

  • souffrir avec,

  • souffrir de maux, de malheurs ou de persécutions de la même manière qu'un autre.

Enfin, soyez tous (…) pleins d'amour fraternel. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "philadelphos" :

  • amour pour un frère ou une sœur,

  • dans un sens plus large, aimer quelqu'un comme un frère, aimer un compagnon du même pays, etc…

Enfin, soyez tous animés (…) de compassion. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "eusplagchnos" :

  • ayant de fortes entrailles,

  • compatissant : porté à la compassion, qui est sensible aux souffrances d'autrui,

  • avoir le cœur tendre.

 

Enfin, soyez tous animés (…) d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "philophron" :

  • humble : qui montre un grand respect à l'égard d'autrui, qui s'efface de façon exagérée, qui est servile devant les autres,  

  • amical : qui est inspiré par l'amitié, qui est empreint d'amitié,

  • aimable : qui manifeste de la courtoisie, de la politesse, de la gentillesse à l'égard d'autrui.

L’humilité est une des choses par lesquelles la Torah s’acquiert (Pirké Avoth 6 :5, Taanit 7a) et l’homme qui la pratique ressemblera à un Temple. (Rav David ‘Hanania Pinto)